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Cours D'entrepreneuriat IDA2

Le document traite des fondamentaux de l'entrepreneuriat, en mettant l'accent sur l'importance économique et sociale des entreprises, les caractéristiques des entrepreneurs, et l'écosystème entrepreneurial en Côte d'Ivoire. Il souligne la nécessité de développer l'esprit d'entreprise et de former les jeunes pour stimuler la création d'entreprises. Enfin, il aborde les étapes de la sélection d'idées, l'étude de faisabilité et les activités post-étude, y compris la recherche de financement et les formalités administratives.

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Cours D'entrepreneuriat IDA2

Le document traite des fondamentaux de l'entrepreneuriat, en mettant l'accent sur l'importance économique et sociale des entreprises, les caractéristiques des entrepreneurs, et l'écosystème entrepreneurial en Côte d'Ivoire. Il souligne la nécessité de développer l'esprit d'entreprise et de former les jeunes pour stimuler la création d'entreprises. Enfin, il aborde les étapes de la sélection d'idées, l'étude de faisabilité et les activités post-étude, y compris la recherche de financement et les formalités administratives.

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Entrepreneuriat

SOMMAIRE
TITRE I : FONDAMENTAUX DE L’ENTREPRENEURIAT

1. CHAPITRE I : ESPRIT D’ENTREPRENEURIAT, IMPORTANCE

ECONOMIQUE ET SOCIALE DES ENTREPRISES

2. CHAPITREII : LES PRINCIPALES CARACTERISTIQUES DE


L’ENTREPRENEUR (LE PROFIL)

3. CHAPITRE III : L’ECOSYSTEME ENTREPRENEURIAL EN


COTE D’IVOIRE

4. CHAPITRE IV : LE CONCEPT D’ENTREPRENEURIAT

5. CHAPITRE V : LES MOTIVATIONS ET LES OBSTACLES A


L’ENTREPRENEURIAT

TITRE II : LA SELECTION DES IDEES

1. CHAPITRE VI : LA RECHERCHE ET LA SELECTION DES IDEES

TITRE III : DE L’ETUDE DE FAISABILITE AU PLAN D’AFFAIRES

1. CHAPITRE VII : L’ETUDE DE MARCHE ET STRATEGIES


COMMERCIALES

2. CHAPITRE VIII : L’ETUDE JURIDIQUE (LE CHOIX DE LA FORME

JURIDIQUE DE L’ENTREPRISE)

3. CHAPITRE IX : L’ETUDE TECHNIQUE

4. CHAPITRE X : L’ETUDE COMPTABLE ET FINANCIERE

5. CHAPITRE XI : LA REALISATION DU PLAN D’AFFAIRES

TITRE IV : LES ACTIVITES APRES ETUDE PREALABLE

1. CHAPITRE XII : LA RECHERCHE DE FINANCEMENT

2. CHAPITRE XIII : LES FORMALITES ADMINISTRATIVES ET


FISCALES A LA CREATION

Koné .N. Dossongui, formateur certifié en entrepreneuriat/gestion


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Entrepreneuriat

AVANT-PROPOS

Les entrepreneurs ont le plus souvent été considéré comme étant nés avec une qualité
spéciale, qui les rend exceptionnels. Au fil des ans, les recherches dans le domaine des
sciences sociales ont révélé que les entrepreneurs ne sont pas des personnes avec des
capacités innées et que l'esprit d'entreprise n'est pas un acte magique ; il est en fait une
alternative calculée et bien planifiée de la production de richesses et de développement
économique. Cela implique donc qu’un bon entrepreneur peut être créé par l'apprentissage de
l'esprit d'entreprise.

L’entrepreneuriat a un impact socio-économique important. Il contribue à la création de


richesses et à la résolution de problèmes sociaux. Les pays comme les Etats-Unis, la Grande
Bretagne, … ont pratiqué avec succès l’entrepreneuriat et en ont tiré des bénéfices importants.

Les gouvernements en Afrique ont également pris connaissance du fait que le développement
économique peut aider à résoudre les défis sociaux, et cela n'est possible que s'il y a un
écosystème entrepreneurial favorable.

En Côte d’ivoire, les pouvoirs publics ont mis en place des structures de financement et
d’encadrement des promoteurs. La diffusion des connaissances en entrepreneuriat aujourd’hui
est en pleine progression grâce à des programmes de formation et cours dans les écoles.

Koné .N. Dossongui, formateur certifié en entrepreneuriat/gestion


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Entrepreneuriat

TITRE I : FONDAMENTAUX DE
L’ENTREPRENEURIAT

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Entrepreneuriat

CHAPITRE I : ESPRIT D’ENTREPRENEURIAT, IMPORTANCE


ECONOMIQUE ET SOCIALE DES ENTREPRISES

I- La nécessite de développer l’esprit d’entreprise

L’analyse de la situation économique des pays Africains en général et de la Côte d’Ivoire en


particulier montre une faiblesse du tissu des entreprises et une faible participation des
nationaux aux processus de création et de gestion des entreprises. Les taux de chômage élevés
qui en découlent mettent à nu la nécessité de l’émergence d’une nouvelle classe
d’entrepreneurs capables de prendre des risques et de relever les défis du développement.

Le «déficit entrepreneurial»en Afrique, notamment en Côte d’Ivoire, en comparaison avec les


pays avancés d’Europe, d’Amérique ou émergeants d’Asie est aujourd’hui identifié comme
étant le véritable obstacle à la croissance économique. Il apparaît donc nécessaire d’éduquer
les jeunes à l'esprit d'entreprise et au développement de compétences entrepreneuriales de
base. Ceci permet de faire en sorte qu’un bon nombre d’entre eux envisagent la possibilité de
créer leur propre entreprise.

A- Qu’est-ce que l’esprit d’entreprise ?

C’est un ensemble de qualité personnelle telles que l'intuition, le goût du risque, la


capacité de prendre des décisions, le sens des opportunités, un esprit tourné vers la
réussite, l'absence de peur devant le changement.

Faire preuve d'esprit d'entreprise permet de faire face aux changements et de résoudre les
problèmes dans la plupart des situations dans lesquelles on se trouve.
B- Quel est l’intérêt d’une formation en entrepreneuriat ?

Les programmes d’entrepreneuriat ont pour objectifs d’amener les apprenants à considérer
l’exercice d’une activité indépendante comme un véritable choix de carrière, à développer les
capacités à créer des entreprises ou à être plus efficace dans l’exercice de leur travail
(intrapreneuriat). La formation en entrepreneuriat aide les apprenants à identifier et exploiter
efficacement des idées, à être plus créatifs et acquérir de l’assurance et la motivation dans les
activités qu’ils entreprennent. Loin d’être un simple cours débouchant sur un diplôme,
l’entrepreneuriat est un mode de pensée, une attitude permanente.

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Entrepreneuriat

II- L’importance économique et sociale d’une entreprise dans une économie


A- Le rôle majeur des entreprises

Une entreprise est une organisation économique et sociale, de forme juridique déterminée,
réunissant des moyens humains, matériels, immatériels et financiers, pour produire des biens
et/ou services (destinés à la vente) en vue de satisfaire des besoins.

La satisfaction des besoins est au cœur de l’activité de l’entreprise. Pour parvenir à cet
objectif, elle achète des équipements, de la matière première ou des marchandises auprès
d’autres entreprises ou auprès des ménages. Elle emploie de la main d’œuvre pour son
fonctionnement et paie en retour des salaires aux travailleurs et prestataires de services. En
rémunérant les travailleurs, les prestataires de services et fournisseurs, l’entreprise contribue
ainsi à la création de richesse.

Aussi, à travers son activité de production, l’entreprise verse des impôts et taxes à l’Etat qui
les utilisera pour effectuer des travaux d’utilité publique (hôpitaux, écoles, routes,
électrification, assainissement, …) et verser des aides sociales.

En outre, l’entreprise contribue au bien-être social à travers sa politique sociale (prise en


charge médicale des employés, dons de kits scolaires, …).

B- Le circuit économique simplifié

Illustrons l’importance d’une entreprise dans une économie sur le schéma ci-dessous.

Dans cette partie nous présentons de façon simplifiée les relations entre trois types d’acteurs
de l’économie à savoir : les ménages, l’Etat et les entreprises.

Les ménages : On appelle ménage un individu ou ensemble d’individus ayant des liens de
parenté ou non, vivant sous le même toit et réalisant leur opération de consommation
ensemble. Les ménages offrent aux entreprises leurs forces de travail et reçoivent en
contrepartie un revenu qui leur permet de consommer en achetant des biens et services
produits par les entreprises.

L’Etat ou l’administration publique :il a pour fonction principale la production et la fourniture


de biens et services à buts non lucratifs à la collectivité. Il prélève des impôts et taxes, achète
des biens et services aux entreprises, réalise des travaux d’utilité publique et effectue des
transferts au bénéfice des ménages.

Les entreprises : elles produisent et vendent des biens et services ;pour ce faire, elles utilisent
des travailleurs et leur versent en contrepartie des salaires.

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Entrepreneuriat

Revenus

Force de travail

Transferts
MENAGES

Impôts

ETAT

Dépenses
Impôts
publics
ENTREPRISES

Consommation

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Entrepreneuriat

CHAPITREII : LES PRINCIPALES CARACTERISTIQUES DE


L’ENTREPRENEUR (LE PROFIL)

La première étape dans le processus entrepreneurial est l’auto analyse du profil du promoteur.
A ce stade, l’entrepreneur s’interroge sur ses qualités, ses défauts, ses compétences et ses
motivations dans la création d’une entreprise. Cette analyse peut se faire à travers des tests de
personnalité. Le candidat à la création d’entreprise, au vu de son profil, pourra capitaliser ses
atouts et combler ses lacunes ; on parle de développement personnel.

Le développement personnel se définit comme l’ensemble des démarches visant


l’épanouissement d’une personne ou d’un groupe de personnes. C’est un cheminement
consistant à passer d’un état jugé insatisfaisant vers un état auquel on aspire. Ceci nécessite
une démarche de formation et d’apprentissage de plusieurs techniques visant à favoriser
l’émergence du changement souhaité. Lorsque cette démarche a lieu en entreprise, on parle de
développement personnel appliqué à l’entreprise ; l’objectif dans ce cas n’étant pas seulement
un mieux être dans la vie de l’individu, mais l’atteinte d’une meilleure performance, et un
plus grand professionnalisme.

Le développement personnel s’adresse à tous et non pas à une catégorie d’individus. Il repose
sur un ensemble d’éléments dont quelques un sont énumérés ci-dessous.

I- Avoir de l’ambition et de l’intelligence

L’homme est au cœur de son propre succès. Il est l’acteur de sa vie, de son destin. Il doit avoir
des ambitions et savoir opérer des choix dans la gestion de sa carrière.

Selon Peter Drucker, auteur de plusieurs livres de management :« Nous vivons un âge
d’opportunités sans précédent : si vous avez l’ambition et l’intelligence, vous pouvez monter
au sommet du métier que vous avez choisi quel que soit votre point de départ. Mais avec cette
opportunité vient la responsabilité. Les entreprises, aujourd’hui, ne gèrent plus les carrières de
leurs employés ; les travailleurs du savoir doivent effectivement devenir leur propre PDG.
C’est à vous de vous tailler une place, de savoir quand il est temps de changer de trajectoire,
et de rester engagé et productif pendant une vie de travail qui dure une cinquantaine d’années.
»

II- Avoir un état d’esprit positif

Notre état d’esprit conditionne nos actions, les résultats de nos actions et notre vie toute
entière. Il importe donc en toute chose de contrôler notre état d’esprit et de l’orienter vers une
situation qui favorise l’éclosion de tout notre potentiel. Ainsi, face à un problème, l’homme
doit voir et saisir l’opportunité qui lui est offerte de contribuer à apporter des solutions et non
pas se lamenter et en accuser les auteurs ou la société en général.

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Entrepreneuriat

La citation ci-dessous est de Margaret Thatcher (ex Premier Ministre britannique). Elle
indique le processus par lequel nos pensées influencent notre destinée: « Veillez sur vos
pensées car elles deviennent des paroles, veillez sur vos paroles car elles deviennent des actes,
veillez sur vos actes car ils deviennent des habitudes, veillez sur vos habitudes car elles
deviennent votre caractère, veillez sur votre caractère car il devient votre destinée! Nous
devenons ce que nous pensons! ».

III- Etre l’artisan du changement souhaité dans sa vie ou dans la société

Si vous aspirez à un changement, soyez-en l’artisan. La différence entre ceux qui mènent une
vie comblée et ceux qui sont nécessiteux c’est l’action : ceux qui agissent sont comblés et
ceux qui n’agissent pas ne le sont pas. Bien sûr, quelque soit notre sagesse, notre degré
d’intelligence ou de connaissance, notre vie ou celle de la société restera au même niveau si
on n’agit pas pour faire changer les choses.

IV- Travailler efficacement et de façon acharnée

Margareth Thatcher affirma : « Je ne connais personne qui ait atteint le sommet sans travail.
C'est la recette. Le travail ne vous mènera pas toujours au sommet, mais devrait vous conduire
assez près ».

Albert Einstein travailla de longues heures pour découvrir la théorie de la relativité. Il écrivit à
ce sujet ceci : « ce n’est pas que je suis trop intelligent, seulement je travaille dur et je vis avec
mes problèmes au lieu de ne rien faire et attendre de grandes solutions ».

V- Savoir se fixer des objectifs et les atteindre

Il est très importance de se fixer des objectifs à atteindre. En effet, les objectifs constituent
une sorte de boussole qui orientera vos actions quotidiennes. La méthode SMART est l’une
des méthodes les plus utilisées pour la fixation des objectifs. Elle se décompose en 5 points
complémentaires (Source: Peter Drucker, The Practice of Management (1954).

Selon cette méthode, les objectifs doivent être Spécifiques, Mesurables, Atteignables, Reliés
aux clients, Temporellement définis et difficiles à atteindre (SMART).

- Spécifique : Votre objectif doit être formulé de manière précise.


- Mesurable : Vous devez savoir quand vous aurez atteint vos objectifs ou quand vous
serez à 50%. Il doit être en termes de quantité et de temps.
- Atteignable : les objectifs que vous vous fixez doivent être réalisables. Ils peuvent être
le cas échéant décomposés en plusieurs sous-objectifs simples et faciles à réaliser.
Toutefois, votre objectif doit être un peu ambitieux et difficile à atteindre de sorte qu’il
stimule en vous l’effort.
- Relié aux clients
- Temporellement défini : Vous devez déterminer une échéance, pour la réalisation de
vos objectifs. Si une date butoir est fixée, cela vous incitera à passer à l'action car vous
vous engagez à respecter un délai.

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Entrepreneuriat

Dans la pratique, pour une meilleure optimisation de votre avenir, il est nécessaire de
travailler sur des objectifs à 1 an, 3 ans, voire 5 ans. Les objectifs de l’année en cours doivent
être décomposés en plusieurs actions à réaliser chaque mois, voire chaque semaine et sans
doute chaque jour. Il est important d'agir, particulièrement, dans ces 4 domaines : Finances,
Relations sociales, Professionnel, Santé et formation. Etre combatif et rester motivé

Selon François de La Rochefoucauld, le découragement est la mort morale. En effet, le


découragement empêche le développement de la créativité et du potentiel humain. Bon
nombre de personnes qui se fixent des objectifs abandonnent après quelques temps. Beaucoup
abandonnent avant d'atteindre l'objectif désiré, car ils manquent de motivation, c'est un
élément crucial pour faire tenir un projet sur le long terme.

VI- Faire du réseautage

Un réseau est un groupe de gens ou de ressources qui peuvent aider à rendre l’information et
les occasions plus accessibles aux uns et aux autres.

Faire du réseautage signifie utiliser vos contacts de manière à ce que vous puissiez échanger
de l’information, partager des idées et en dernier ressort, renforcer la qualité de votre travail.
Créer et maintenir vos réseaux est un aspect capital du réseautage.

Faire du réseautage peut donner des idées, favoriser l’accès à des connaissances et à des
expériences, et aider à obtenir de l’appui pour votre projet. Dans ce contexte, il est important
de dressez une liste de vos réseaux et en faire un suivi régulier.

VII- Le leadership

Le leadership est le processus par lequel on influence les autres à accomplir des objectifs
d’une façon consistante et cohérente

VIII- Avoir une vision

La vision doit être clairement articulée et être partagée par les membres de l’équipe. Elle doit
imprégner l’environnement de travail et se manifester dans les actions de tous les membres de
l’organisation.

IX- Etre un bon communicateur

L’entrepreneur utilise ses talents de communicateur pour transmettre sa vision, ses croyances,
ses valeurs, son éthique de travail, ses connaissances et ses habiletés. Il doit en outre savoir
écouter et être lent à la colère.

X- Avoir confiance en soi et inspirer confiance

L’entrepreneur efficace a confiance en lui et sait par son attitude inspirer confiance aux autres
membres de son équipe.

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Entrepreneuriat

XI- Prendre des risques

L’entrepreneur est une personne qui court des risques et qui sait innover. Les nouvelles idées
peuvent venir de vous, des autres membres de l'organisation, ou de la communauté.
L’entrepreneur doit savoir reconnaître les bonnes idées, les appuyer activement et encourager
à agir.

XII- L’esprit d’équipe

L’entrepreneur quelque soit ses qualités ne peut réussir tout seul. Il doit travailler et se tenir en
contact avec les membres de son groupe. Il doit leur offrir une aide technique, un soutien
émotionnel et une vision des résultats.

Afin de maximiser le potentiel des gens, il importe de demander leur participation dans le
processus de planification stratégique. Ils doivent comprendre clairement leur rôle et quelle
part ils prendront dans l’exécution d’un plan.

L’entrepreneur doit amener les employés à comprendre comment ils contribuent aux objectifs
d’affaires et partager avec eux les informations telles que les chiffres d’affaires, les budgets et
les objectifs stratégiques.

A la vérité, très peu d’entrepreneurs possèdent toutes les qualités sus citées ; elles sont
cependant bonnes à rechercher. L’entrepreneur pourra donc recourir à la formation ou
s’entourer de personnes ayant les qualités requises pour la bonne marche de son projet.

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Entrepreneuriat

CHAPITRE III : L’ECOSYSTEME ENTREPRENEURIAL EN


COTE D’IVOIRE

Ce chapitre est consacré à la présentation des principales structures d’appui et d’encadrement


des promoteurs d’entreprises en Côte d’Ivoire.

I- La chambre nationale de métiers de COTE D’IVOIRE (CNMCI)

A- Généralités

La CNMCI est une institution consulaire représentant les intérêts des opérateurs économiques
du secteur de l’artisanat et des entreprises de métiers auprès des Pouvoirs Publics. Elle a son
siège social à Abidjan et est représentée au niveau régional par une Chambre Régionale de
Métiers située au Chef-lieu de chaque région.

Elle regroupe les entreprises du secteur de l’artisanat et des entreprises de métiers c’est-à-dire
l’ensemble des activités économiques de production, de transformation, de réparation et de
prestation de services, exercées à titre principal, sous une forme sédentaire, foraine ou
ambulante.

En Côte d’Ivoire, la Chambre des métiers est organisée en sept (7) branches d’activités encore
appelées Organisation Professionnelles Départementale qui se subdivisent en 244 corps de
métiers.

B- Missions

La CNMCI a pour mission de contribuer à la promotion et au développement du secteur de


l’artisanat et des entreprises de métiers. A ce titre, elle contribue à l'organisation,
l’encadrement et la modernisation du secteur des métiers à travers :

II- Le fonds national de solidarité

Le Fonds National de Solidarité pour la Promotion d'Emplois Jeunes (FNS) a pour objectif de
favoriser, en partenariat avec le système bancaire et financier national et international, l'accès
au crédit de jeunes entrepreneurs et entreprises créatrices d'emplois jeunes. Le FNS est un
fonds de garantie.

La finalité de l'action du FNS est de permettre au maximum de jeunes, exclus du système de


financement classique, mais porteurs de projets prometteurs et disposant (ou ayant les
aptitudes à acquérir) de la capacité de les mener à bien, de disposer d'un système de
financement adapté à leurs besoins et à leur profil. La sélection des projets retenus est

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Entrepreneuriat

effectuée sur des critères de qualité pour l'aspect rentabilité auxquels s'ajoute la pertinence
économique de l'activité.

III- La chambre de commerce et d’industrie de COTE D’IVOIRE (CCI-CI)

La CCI-CI est une institution consulaire qui représente les intérêts des acteurs du commerce,
de l’industrie et des services. Elle dispose de délégations régionales dans la majeure partie
des régions du pays. Elle a quatre missions fondamentales :

A- Représentation et consultation

La CCI-CI est une plateforme de dialogue entre les opérateurs économiques privés et l’Etat. A
ce titre, elle donne un avis consultatif sur les moyens de développement économique et
participe à différents comités et conseils pour la prise en compte du secteur privé.

B- Création et gestion des infrastructures

La CCI-CI peut créer, acquérir et gérer des établissements d’intérêt collectif.

C- Assistance et conseil

Les chefs d’entreprises peuvent contacter la CCI-CI pour :

- Recevoir des informations sur les entreprises, les produits, les marchés, les foires et
salons, les TIC, la prospection des marchés étrangers ;
- S’informer sur les procédures et formalités à l’exportation ;
- Obtenir assistance et conseil en matière de création d’entreprise, de développement
des performances, vie des entreprises et des associations.
D- Formation

La CCI-CI réalise des formations initiales et des formations continues.

IV- Le centre de promotion des investissements en COTE D’IVOIRE(CEPICI)

Le Centre de Promotion des Investissements en Côte d’Ivoire (CEPICI) a pour objet de


déterminer et réaliser des programmes visant la mise en œuvre de la politique de
l’investissement en Côte d’Ivoire. Son Credo : informer et attirer l’investisseur étranger et
local, faciliter et accélérer les procédures d’implantation de l’entreprise. Sa création répond au
souci de faire du secteur privé le moteur de la croissance économique, diversifier les marchés
et les partenaires et attirer tout en facilitant l’investissement privé en vue de la création de
richesses et d’emplois. En somme le CEPICI est :

1- un centre d’accueil et d’information


2- le guichet unique de l’investissement en Côte d’Ivoire
3- le principal centre de marketing et de promotion de la Côte d’Ivoire
4- une plateforme de rencontre et de concertation entre le secteur public et le secteur
privé

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Entrepreneuriat

V- L’institut ivoirien de l’entreprise (INIE)

L’Institut Ivoirien de l’Entreprise (INIE) a pour mission de :

- Concevoir et mettre en œuvre des programmes visant à promouvoir l'esprit


d'entreprise ;
- Gérer les programmes spécifiques destinés aux jeunes entrepreneurs ;
- Sélectionner et former les candidats à la création d'entreprises ;
- Accueillir, informer et orienter les jeunes entrepreneurs ;
- Collecter, traiter et diffuser toute information susceptible d'aider les jeunes opérateurs
économiques dans le cadre de leurs activités professionnelles ;
- Publier des documents, dossiers et revues d'information des jeunes opérateurs
économiques ;
- Appuyer les créateurs d'entreprises à la formalisation de leurs projets, à la réalisation
des études préalables, à la recherche de financement et à la mise en place de leurs
entreprises.

VI- Le fonds ivoirien pour le développement de l’entreprise nationale (FIDEN)

Le FIDEN a été mis en place par L’Etat de Côte d’Ivoire, dans le cadre de la promotion des
petites et moyennes entreprises. C’est un organisme de prêt au profit des PME ivoiriennes.

A- Mission
La mission du FIDEN est d'accompagner, à travers le financement, la création et le
développement des PME. Il apporte également sa garantie aux PME afin de faciliter leur
accès au financement bancaire.

B- Public cible
Toutes les Petites et Moyennes Entreprises (PME). Les promoteurs de PME doivent :
- être de nationalité ivoirienne
- avoir la qualification et/ou les compétences pour l'exercice de l’activité envisagée ;
- disposer d'un Plan d'Affaires ;
- renseigner un dossier de demande de financement à retirer auprès des services du
FIDEN;
C- Secteurs d'activités éligibles
Tous les secteurs d'activité sont à priori éligibles au financement du FIDEN. Ce sont
notamment l’Agro-industrie, l’Industrie, les Services, les Bâtiments et travaux Publics,
l’Hôtellerie et tourisme ; etc.
Cependant, le FIDEN accorde une plus grande préférence aux activités de transformations des
matières premières locales, d'innovation dans les Technologies de l’Information et de la
Communication, de la promotion des produits artisanaux et de l'énergie renouvelable.

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Entrepreneuriat

VII- Le PADE-CI

Le Projet d’Appui au Développement de l’Elevage est une initiative nouvelle des autorités
ivoiriennes visant la promotion de la production animale en Côte d’Ivoire. D’autres initiatives
similaires dans le domaine de l’agriculture ont vu le jour ces dernières années.

VIII- L’agence emploi jeunes

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Entrepreneuriat

CHAPITRE IV : LE CONCEPT D’ENTREPRENEURIAT

Selon R. Rostow, l’entrepreneur ou la propension à entreprendre constitue l’agent principal du


dynamisme et du développement économique.

L’entrepreneur joue donc un rôle important dans la mesure où il contribue à la création


d’emplois et de richesses. Il introduit, par son esprit d’initiative, des changements et un ordre
nouveau dans la société.

I- Définitions

A- L’entrepreneuriat

Il existe (dans la littérature) plusieurs définitions de la notion d’entrepreneuriat. Nous pouvons


toutefois retenir les deux définitions suivantes.

L’entrepreneuriat désigne l’action de créer de la richesse et/ou de l’emploi par la création ou


la reprise d’une entreprise.

L’entrepreneuriat est un ensemble d’actions qui implique l’identification des besoins (et
des insuffisances) de la société et l’utilisation des ressources afin de réaliser des idées
(novatrices) pour satisfaire ces besoins ou insuffisances [par la création d’entreprises].

B- Entreprendre

Entreprendre, c’est prendre l’initiative de faire quelque chose et commencer son exécution.
C’est réaliser un projet.

C- Un entrepreneur

Ce terme, utilisé pour la première fois par R. Cantillon (1735) désigne une personne ou un
groupe de personnes qui assume les risques de créer et de gérer une entreprise en mettant en
œuvre les divers facteurs de production en vue de produire et de vendre sur un marché des
biens et des services.

D- L’entreprise

Une entreprise peut d’abord être définie comme une initiative, une action individuelle ou
collective, conduite de façon volontaire et organisée en vue d’atteindre un objectif
économique ou social (sens large).

En théorie économique (sens strict), l’entreprise est traditionnellement définie comme étant
une organisation économique, de forme juridique déterminée, réunissant des moyens humains,

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Entrepreneuriat

matériels, immatériels et financiers, pour produire des biens et/ou services (destinés à la vente
sur un marché en vue de réaliser un profit).

III- Les différents types d’entrepreneuriat

Il existe de nombreux types d’entrepreneuriat à savoir :

- L’entrepreneuriat individuel

Il résulte de la volonté d’une seule personne de créer et gérer une entreprise. L’entrepreneur
individuel est l’unique bénéficiaire du fruit de son activité et en supporte seul les risques.

- L’entrepreneuriat collectif
L’entrepreneuriat collectif est le fait de deux ou plusieurs personnes qui décident de s’associer
pour créer une entreprise. Dans l’entrepreneuriat collectif, les associés partagent les bénéfices
et supportent ensemble les risques inhérents à l’activité.

- L’entrepreneuriat social

L’entrepreneuriat social ou non marchand consiste en la création d’entreprises ou


organisations à but non lucratif. Le principe de ces organisations est de créer de la « valeur
sociale » en apportant des solutions aux problèmes communautaires tels la pollution, la santé,
l’analphabétisme, ...).

- L’entrepreneuriat public

L’entrepreneuriat public est le fait de l’Etat qui prend des initiatives en créant et en faisant
fonctionner des entreprises.

- L’intrapreneuriat

C’est l’ensemble des activités entrepreneuriales qui s’exercent au sein même d’une
organisation (entreprise). Une entreprise peut par exemple initier un prix pour l’innovation
entre ses employés. Les résultats des recherches seront exploités par l’entreprise.

- Essaimage ou extrapreneuriat

L’extrapreneuriat consiste en la création d’une entreprise à partir d’une autre entreprise


existante en utilisant plus ou moins les mêmes technologies que l’entreprise mère
(essaimante). L’entreprise essaimée est le plus souvent dirigée par les anciens salariés de
l’entreprise essaimante.

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Entrepreneuriat

IV- Les catégories d’entrepreneur

Il est possible de classer les entrepreneurs en quatre (4) catégories :

- Entrepreneurs par chance ;


- Entrepreneurs par nécessité ;
- Entrepreneurs par choix ;
- Entrepreneurs par force.

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Entrepreneuriat

CHAPITRE V : LES MOTIVATIONS ET LES OBSTACLES A


L’ENTREPRENEURIAT

I- Les sources de motivation

La motivation est déterminante dans le processus entrepreneurial. Elle englobe tout


comportement dirigé vers un but. Pour vouloir créer une entreprise, il faut bien sûr avoir de
bonnes raisons de le faire. Ces raisons sont de divers ordres à savoir :

- Le désir d’indépendance ;
- La célébrité ou le désir de paraître ;
- La passion, l’amour d’une profession ;
- Le goût d'entreprendre et d'affronter de nouveaux défis ;
- L’envie d’accroître ses revenus ;
- Le chômage et l’envie de créer son propre emploi ;
- L’existence d’une opportunité de créer son entreprise ;
- L’existence d’une idée nouvelle de produit, de service ou de marché ;
- L’entourage et les exemples d'entrepreneurs qui ont réussis;
- L’imitation ou le désir de faire comme les autres ;
- Le sens du sacrifice ou le désir de servir les autres.

II- Les obstacles à la création d’entreprises

Les obstacles à la création d’entreprises sont diverses et peuvent varier d’un individu à un
autre ou d’une zone géographique à une autre. On peut cependant noter de façon générale les
éléments suivants :

- Le manque d’infrastructures ;
- Le coût élevé des facteurs de production ;
- La lourdeur ou la complexité des démarches administratives ;
- La corruption ;
- L’existence de monopoles ;
- La défaillance ou l’insuffisance du système bancaire ;
- Le manque d’information sur les procédures administratives et les aides
disponibles ;
- Le manque de conseils et d’accompagnement ;
- Le poids élevé des charges sociales de l’entrepreneur ;
- L’insuffisance de moyens financiers ;
- La crainte de l’échec ;
- L’opposition de l’entourage ou de la famille ;
- Les blocages culturels ;
- Le manque de savoir-faire
- Le manque de confiance en soi.

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Entrepreneuriat

III- Les éléments clés du succès d’une entreprise

Les éléments déterminants du succès d’une entreprise sont :

- La personnalité du promoteur (volonté, motivation, …) et la cohérence avec son


projet
- Connaissance du métier ;
- Disponibilité d’une clientèle.
- Analyse de la faisabilité économique du projet ;
- Recherche de financement et de partenaires ;

IV- Être son propre patron et être salarie

Activité : quels sont les avantages et les inconvenants liés au fait d’être son propre
patron ou d’être salarié ?

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TITRE II : LA SELECTION DES IDEES

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CHAPITRE VI : LA RECHERCHE ET LA SELECTION DES IDEES

I- La recherche des idées d’entreprise

La deuxième étape dans la création d’une entreprise consiste à trouver une ou des idées
d’entreprise.

Où trouver l’idée ? Voici la question que se pose tout candidat à la création d’entreprise. Il
existe plusieurs sources pour trouver une idée d’entreprise. Ce sont :

- L’observation. En effet, l’observation curieuse et objective de l’activité économique,


du milieu de travail ou de la vie quotidienne peut nous fournir plusieurs idées géniales
d’entreprise ;
- Les séminaires, les conférences et les causeries-débats ;
- La littérature et les médias (télévision, radio, journaux, internet, …) ;
- Les statistiques douanières ;
- Les voyages : qu’ils soient des voyages d’études, de tourisme ou d’affaires, ils offrent
une excellente opportunité d’avoir des idées ;
- Les foires et expositions commerciales et industrielles ;
- La sous-traitance, l’essaimage et la franchise ;
- Le brainstorming et les focus group.

Pendant cette phase de recherche d’idées, il faut surtout à priori noter toutes les idées qui
passent par la tête et veiller surtout à ce que les idées soient clairement définies et
circonscrites.

II- La sélection des idées

Une fois les idées recensées, l’on passe à l’évaluation et à la sélection. A ce stade, il est
important pour l’entrepreneur de se poser quelques questions essentielles dont les réponses
vont le situer sur l’opportunité de réaliser ou non le projet.

A- Existe-il un besoin solvable pour ce bien ou service ?

Le besoin est un manque qui porte à désirer un bien. C’est un écart entre ce que le
consommateur a et ce qu’il veut avoir. Il est le fondement de toute entreprise.

Un besoin non satisfait totalement ou partiellement crée une opportunité d’affaires. Le


promoteur doit donc identifier l’existence d’un besoin solvable auquel il souhaite apporter une
réponse.

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Entrepreneuriat

En effet, la production de toute entreprise étant destinée à la vente, un produit, quelque soit
ses qualités et vertus ne trouverait pas un marché s’il ne permet pas de satisfaire un besoin,
s’il n’est pas utile. Tout bien doit donc permettre de satisfaire un besoin non satisfait
totalement ou partiellement et les consommateurs (potentiels) doivent disposer de moyens
suffisants pour l’acquérir dans une certaine proportion.

Les besoins sont variables dans le temps et l’espace. Les besoins alimentaires dans les régions
polaires ou désertiques ne sont par exemple pas les mêmes que ceux dans les régions
tropicales.

Les besoins peuvent être substituables ou complémentaires. Lorsqu’ils sont substituables, ils
font l’objet d’une demande concurrente ; lorsqu’ils sont complémentaires, ils sont utilisés
simultanément.

Selon la hiérarchie des besoins établie par Abraham Maslow, on distingue les besoins
physiologiques, les besoins de sécurité, les besoins d’appartenance, les besoins d’estime et les
besoins d’accomplissement.

Accom-
plissement

Estime (être leader, ...)

Appartenance (appartenance à un
groupe, mariage, ...)

Sécurité (stabilité, épargne, protection, ...)

Physiologiques (nourriture, ...)

Figure 1 : hiérarchie des besoins d’Abraham Maslow

B- Quelles sont les caractéristiques et la part d’originalité du produit ou de l’entreprise ?

Il s’agit ici d’analyser l’innovation que l’entreprise apporte pour satisfaire le besoin
partiellement satisfait ou non satisfait. Plus le produit est innovant, plus le risque et le gain
associés sont énormes.

C- Les coûts économiques, financiers et sociaux sont-ils supportables ?

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Entrepreneuriat

L’idée doit être réalisable avec un coût financier acceptable. En effet, plus un projet à un coût
élevé, plus les possibilités de le réaliser sont minces. Aussi, les coûts sociaux attachés au
projet doivent être faibles.

D- Le projet est-il rentable ?

La rentabilité économique et sociale est l’un des principaux mobiles qui sous-tendent la
réalisation ou le financement d’un projet (l’étude de marché et le business plan donneront plus
de détails).

E- Le projet respecte-il les normes environnementales ?

La prise de conscience de la dégradation de l’environnement et de ses effets néfastes (rapport


Bruntland 1987, sommet de la terre de Rio 1992, Protocole de Kyoto 1997, sommet de
Johanesburg 2002, Cycle de Doha,…) a suscitée une nouvelle conception et orientation de la
croissance. L’on assiste de plus en plus à l’émergence de politiques gouvernementales en
matière de taxation de la pollution (taxes carbones, marchés de quotas…) et à la naissance des
technologies dites vertes. Les consommateurs eux aussi, de plus en plus sont orientés vers la
consommation de produits dits bio ou écolo.

F- Quelles sont les opportunités et menaces liées au projet ?

Il s’agit ici de faire l’analyse de l’environnement et en dégager les opportunités et les menaces
qu’il présente pour la future entreprise. L’environnement est l’ensemble des éléments externes
à l’entreprise susceptibles d’influencer son fonctionnement.

Toute entreprise en effet, nait, vit et évolue dans un environnement. Cet environnement peut
lui être favorable ou défavorable. Il convient pour le promoteur de le cerner avant de se lancer
dans le projet.

Il y a un environnement politique, un environnement économique, un environnement social,


un environnement technologique, un environnement écologique et un environnement légal ou
juridique (Analyse PESTEL).

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Env. Politique: stabilité


politique, protection sociale,
degré d'ouverture, politique Env.
monétaire, politique fiscale ... Economique:Croissance,
Env. Légal: propriété taux d'intérêt, taux de
intellectuelle, droit du change, prix des matières
travail, normes, premières, inflation,
autorisation, diplome pouvoir d'achat,, chômage,,
requis, lois sur le ...
monopole, ...

Entreprise

Env social: Démographie,


Env. écologique: climat, loi niveau d'éducation,
sur la pollution, traitement mode/tendance, santé,
des déchets, ... attitudes,
Env. Technologique:
découvertes et brevets,
dépenses en R et D, cycle de
vie du produit, vitesse de
transmission des technologies,
coût de l'énergie, ...

Figure 2 : analyse PESTEL

G- Quelles sont mes forces et faiblesses dans la réalisation de ce projet ?

Les aptitudes à la réussite peuvent varier selon le type d’entreprise. L’entrepreneur doit faire
un examen objectif de ses forces (facteurs de succès) et faiblesses (facteurs d’échec) dans la
réalisation de son entreprise.

En réalité, l’entrepreneur a besoin d’avoir des connaissances techniques plus ou moins


étendues du produit ou service qu’il souhaite offrir à sa future clientèle et du processus de
fabrication. Il pourra donc combler ses lacunes (soit par la formation, par des prestataires, par
l’embauche ou par l’association à d’autres personnes), tout en exploitant au mieux ses
qualités.

L’analyse des opportunités-menaces et des forces-faiblesses est généralement intégrée dans


un tableau appelé matrice SWOT (Strengh-Weakness-Opportunity-Threat) présentée ci-

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Entrepreneuriat

dessous. La matrice SWOTest un outil de mesure et d’analyse de l’environnement interne et


externe d’une entreprise. Il aide à la prise de décision.

FORCES FAIBLESSES
INTERNE

- .......... - ..........
- ............ - ............
-................ -...............

OPPORTUNITES
- .......... MENACES
EXTERNE

- ............ - ..........
-............... - ............
-...............

Figure 3 : la matrice SWOT ou FFOM

Au regard des éléments de réponse que le promoteur donnera sur chaque idée de projet, il
procédera à la sélection définitive du ou des projets devant être réalisés.

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Entrepreneuriat

III- La protection de l’idée

Il fait savoir que l’idée en soit peut être protégé. Cela empêche les utilisations par des
personnes autres que le créateur à leur profit sans compensation. Une idée non protégée
appartient à tout le monde ou au premier que la protégera.

Des exemples célèbres existent en la matière tel l’affaire Manu Dibango contre Michael
Jackson

La propriété intellectuelle est l’ensemble des droits de propriété portant sur une œuvre de
l’esprit. Il existe deux organismes de protection de la propriété intellectuelle à savoir :

 Le BURIDA (bureau ivoirien de droits d’auteur) : il protège les droits d’auteurs en


matière d’œuvres littéraires, d’œuvres d’arts, d’œuvres musicales ou d’œuvres
audiovisuelles.
 L’OAPI (organisation africaine de la propriété intellectuelle) : représente en Côte
d’Ivoire par l’OIPI (organisation ivoirienne de la propriété intellectuelle), elle protège
la propriété industrielle à savoir les brevets, les dessins, les marques, les noms
commerciaux etc. L’OIPI est crée en CI depuis 1997.

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TITRE III : L’ETUDE DE FAISABILITE

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CHAPITRE VII : L’ETUDE DE MARCHE ET STRATEGIES COMMERCIALES

L’étude de marché est un ensemble de méthodes de collecte, d’analyse et traitement de


données relatives au marché (d’une entreprise). Elle a pour objectif d’apporter des
connaissances pratiques pour orienter la prise de décision et réduire l’incertitude sur les
conséquences d’une action à mener.

I- l’étude de marché

A- Les sources d’informations

Les sources d’information diffèrent selon le type de besoin en information. Elles peuvent être
toutefois classées en deux catégories : les sources primaires et les sources secondaires. Les
sources primaires sont : les enquêtes et les sondages. Les sources secondaires sont : les
sources documentaires des organismes publics et privés, les bulletins et revues spécialisées,
les rapports d’études, les analyses de bases de données existantes, l’internet, …

B- La préparation et la collecte de données

Il existe plusieurs sources d’information à savoir :

- L’étude documentaire (sources secondaires)

Elle est préalable à toute collecte de données. Il s’agit d’analyser des informations existantes.
Elle permet de savoir si l’information cherchée a déjà fait l’objet d’une étude antérieure.

- Les enquêtes : les recensements et sondages (sources primaires)

Il existe deux modes d’enquêtes : le recensement et le sondage. Le recensement consiste à


interviewer toute la population étudiée alors que le sondage ne s’adresse seulement qu’à une
partie de la population. Ils peuvent être qualitatifs ou quantitatifs.

Une étude qualitative est menée pour appréhender les aspects qualitatifs d’un phénomène.
Elle est utilisée lorsque l’on veut connaître en profondeur toutes les facettes d’un phénomène
donné : les attitudes, les motivations profondes, …

Les enquêtes et sondages quantitatifs sont menés dans le but d’avoir des données chiffrées sur
un phénomène. Le nombre d’enquêtés est généralement plus élevé que celui d’une enquête
qualitative mais le temps consacré à chacun des enquêtés est relativement restreint.

La préparation et la collecte pourront suivre les étapes suivantes :

 Rédaction et codification du questionnaire et des documents d’enquête ;

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Entrepreneuriat

 Définition de la taille et de la composition de l’échantillon ;


 Administrer le questionnaire.

C- Le traitement et l’exploitation des données

Elle se fait en trois étapes :

- Saisie des données ;


- Analyse statistique ;
- Rédaction du rapport d’étude.

D-connaissance du marché

Le marché est formé du marché potentiel, des clients de l’entreprise, des clients des
entreprises concurrentes, des non-consommateurs relatifs et des non-consommateurs absolus.

Le marché potentiel : il regroupe les clients de l’entreprise, les clients des entreprises
concurrentes et les non-consommateurs relatifs.

Les clients actuels de l’entreprise : ils constituent la base de son activité et vers lesquels
l’entreprise va adopter dans le cadre de sa politique commerciale, une politique active de
fidélisation.

Les clients détenus par les concurrents : l’entreprise va entreprendre une politique de
marchéage vers ceux-ci pour en faire des futurs clients ; ce qui lui permettra d’accroître sa
part de marché.

Les non-consommateurs relatifs : ils ne sont pas actuellement des acteurs du marché de
l’entreprise mais ils pourraient éventuellement le devenir.

Les non-consommateurs absolus : ils ne seront jamais des clients de l’entreprise quelque
soit la politique de marchéage développée par celle-ci.

Population totale

Marché actuel des Marché actuel de Non-consommateurs Non-consommateurs


concurrents l’entreprise relatifs absolus

Marché actuel de la profession

Marché potentiel

Marché théorique

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Entrepreneuriat

Figure 5 : les segments du marché

Dans le cadre d’une étude de faisabilité, l’étude de marché doit permettre de collecter des
données dont l’analyse permettra de renseigner les rubriques ci-dessous :

E- Caractéristiques et tendances du marché

- On décrira d’abord le secteur d’activité (situation générale, tendances du marché,


opportunités, règlementation gouvernementale, …). On donnera ensuite les indications
générales sur le marché visé (en montant de chiffre d’affaires et/ou en nombre de
produits ou prestations) et le comportement de ce marché au cours des dernières
années (stagnation, déclin, progression…).

- Analyse de la demande

Une analyse de la demande sera établie (dimension, composition, évolution), une analyse de
la clientèle ciblée (comportements, motivations, besoins)

Evaluez la part de marché et précisez l’évolution de votre chiffre d’affaire sur les trois ou cinq
premières années d'exploitation.

Le chiffre d’affaire est égal à la quantité de marchandises vendues multiplié par leur prix de
vente respectif. Pour évaluer le chiffre d'affaire, on distingue trois approches :

 Le calcul du CA par imitation

Le promoteur base ses prévisions sur le CA moyen réalisé habituellement par les entreprises
qui travaillent dans la même branche d'activités.

 Le calcul du CA par les charges

Dans cette approche, le créateur définit comme CA prévisionnel le montant minimum des
ventes à réaliser pour couvrir les charges d'exploitation (notion de seuil de rentabilité-point
mort).

 Le calcul du CA prévisionnel par les produits

Cette approche est la plus fiable. Le créateur a testé son produit auprès de la clientèle
potentielle en recueillant des promesses d'achat conditionnelles ou fermes. Ce sont ces
dernières qui font l'objet du calcul du CA prévisionnel.

- Analyse de la concurrence (de l’offre)

Avant de se positionner sur un marché, le promoteur doit s’intéresser aux concurrents déjà
présents sur le marché et aux produits qu’ils proposent pour répondre à la demande des
consommateurs : il doit s’intéresser à la taille des concurrents, leur localisation, leurs réseaux

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Entrepreneuriat

de distribution, les caractéristiques des produits offerts et à leur politique mercatique mise en
œuvre sur le marché (politique de prix, de produit, de distribution, de communication).

II- Stratégies commerciales

 Une fois votre marché et les niveaux prévisionnels de chiffres d'affaires connus, on
passe à la détermination des moyens commerciaux pour atteindre l'objectif de chiffre
d'affaires que l’on s’est fixé.
 La politique commerciale est axée sur quatre politiques (les quatre P). Il s’agit de la
politique de produit, la politique de prix, la politique de distribution et la politique de
communication.
 La politique de produit concerne la gamme, la marque, le conditionnement, la qualité
et service. La gamme est une série de produits de même nature allant du moins cher au
plus cher, de la moins perfectionnée à la plus perfectionnée, …. La marque désigne un
signe distinctif permettant d’identifier les produits d’un fabricant et de les différencier
de ceux de la concurrence. La marque permet au consommateur de reconnaître le
produit et au producteur de fidéliser sa clientèle. Le conditionnement quant à lui joue
le rôle d’emballage et de protection mais aussi une fonction commerciale. En ce qui
concerne la qualité-service, le consommateur n’achète pas seulement un produit mais
un ensemble produit-qualité-service. La qualité est devenue un objectif prioritaire pour
les entreprises. Le service (livraison, installation, après-vente, crédit, etc.) est de plus
en plus indissociable du produit.
 La politique de prix : la détermination du prix est un élément important du plan de
marchéage. En effet, face à la concurrence, le prix est une arme stratégique essentielle.
Le prix peut être fixé soit par l’Etat, soit par l’entreprise à travers ses calculs de coûts,
soit à partir du marché.
 La politique de communication : pour faire connaître ses produits, attirer les clients
potentiels et développer chez le consommateur un comportement favorable,
l’entreprise doit établir une communication entre elle et le public. Parmi les moyens à
sa disposition (l’affichage, la presse, la radio, le cinéma, la télévision, l’internet, les
foires et salons, les relations publiques, etc.) l’entreprise doit utiliser la meilleure
combinaison lui permettant d’atteindre ses objectifs.
 La distribution désigne l’ensemble des activités effectuées par le producteur et
généralement par d’autres entreprises intermédiaires pour conduire le produit jusqu’au
consommateur. La distribution rempli un certain nombre de fonctions principales
(transport, stockage, information). Pour aller du producteur au consommateur, le
produit emprunte un circuit de distribution. Le promoteur devra choisir le circuit
permettant d’optimiser ses ventes et sa marge bénéficiaire. Il choisira entre :
 Le circuit direct ou ultra court
 Le circuit court
 Le circuit long

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Entrepreneuriat

Activité : quels peuvent être les stratégies commerciales en matière de prix au


démarrage d’une entreprise ?

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Entrepreneuriat

CHAPITRE VIII : L’ETUDE JURIDIQUE (LE CHOIX DE LA FORME


JURIDIQUE DE L’ENTREPRISE)

L’entrepreneur doit faire le choix entre créer tout seul son entreprise ou s’associer. D’un point
de vue juridique, on distingue les entreprises individuelles et les sociétés.

I- Les entreprises individuelles

Elles appartiennent à une seule personne qui en assure la direction. Le patrimoine de


l’entreprise se confond avec celui de l’entrepreneur. L’entrepreneur est responsable sur tous
ses biens.

Depuis l’entrée en vigueur de l’OHADA, il est permis la création d’entreprises individuelles à


responsabilité limitée appelées EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée)
Son avantage réside dans le fait que le patrimoine de l’entreprise se distingue en principe du
patrimoine de l’entrepreneur.

II- Les sociétés commerciales

Une société est un contrat entre plusieurs personnes qui mettent en commun des apports en
vue de partager les bénéfices ou de supporter les pertes qui résultent de leurs activités. Les
apports peuvent être en numéraire ou en nature. On distingue deux types de sociétés : les
sociétés de personnes et les sociétés de capitaux.

Les sociétés de personnes sont créées sur la base de la confiance existante entre les associés.
Les parts ne sont pas transmissibles. On a par exemple les Sociétés en Nom Collectif (SNC) :
l’apport des associés lors de la création de la société n’est pas soumis à un minimum légal.
Par contre la responsabilité des associés est illimitée et solidaire. On a aussi les Société en
Commandité Simple (SCS) : Dans cette forme, on a deux types d’associés à savoir les
associés commandités (ayant une responsabilité illimitée et les associés commanditaires qui
ont une responsabilité limitée)

Les sociétés de capitaux sont créées en considération des apports des associés. Les parts sont
cessibles et la responsabilité est limitée à votre part. Ces sociétés disposent alors d’un
patrimoine propre qui est dissocié de celui des entrepreneurs. Ce statut est souvent adopté
lorsque l’entrepreneur ne dispose pas seul des capitaux suffisants pour créer sa société et qu’il
décide alors de faire appel à des partenaires extérieurs qui apporteront leurs capitaux en
contrepartie d’une part du capital de la société créée. Ils acquièrent alors le titre d’actionnaire.
La Sociétés Anonymes (SA) reste la seule forme de société de capitaux.

On distingue aussi les sociétés hybrides, exemple les Sociétés A Responsabilité Limitée
(SARL). Le statut simplifié de ce type de société fait qu’il est souvent utilisé.

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III- Les sociétés coopératives

La société coopérative est un groupement autonome de personnes volontairement réunies pour


satisfaire leurs aspirations et besoins économiques, sociaux et culturels communs, au moyen
d’une entreprise dont la propriété et la gestion sont collectives et où le pouvoir est exercé
démocratiquement et selon les principes coopératifs .

La formule a vu le jour en Europe au 18ème siècle et s’inscrivait dans la logique de la


recherche des moyens de lutte de la classe ouvrière contre la détérioration croissante de leurs
conditions de vie résultant des dérives du système capitaliste en plein essor

Les apports peuvent comme dans toute autre société être en numéraire, en nature ou en
industrie. Pour ce dernier type d’apport, on remarquera que le savoir faire n’est pas en
principe accepté.

Le capital social de la société est variable. Il est initialement représenté par le montant des
apports en capital fait par les coopérateurs à la société coopérative lors de la constitution.

Les apports en industrie concourent également à la formation du capital social initial et


donnent lieu à l’attribution de parts sociales conférant la qualité de coopérateur.

La valeur nominale des parts sociales est fixée dans les statuts ; nous pouvons retenir
d’emblée que l’apporteur est rémunéré par des parts sociales pour une valeur égale à celle des
apports.

Pour sa reconnaissance juridique, toute société coopérative doit être immatriculée au registre
des sociétés coopératives instituées dans chaque Etat. Cette immatriculation confère à la
société une personnalité juridique.

La société coopérative fonctionne sur la base de ses organes et de ses dirigeants sociaux. Le
mode de gestion est entièrement démocratique. En effet, chaque associé a une seule et unique
voix dans les assemblées quelle que soit la hauteur de son investissement dans le capital de
l’entreprise. Tous les associés sont donc « à égalité ». Comme dans les sociétés commerciales,
il est déterminé à la fin de chaque année le résultat financier. L’affectation de ses résultats est
décidée par les associés sur proposition des dirigeants.

A la fin de chaque exercice, le comité de gestion ou le conseil d’administration présente le


rapport financier annuel à l’assemblée générale.

L’assemblée générale élit les membres du conseil d’administration. Lorsqu’une personne


morale est nommée administrateur, celle-ci devra lors de sa nomination désigné à son tour un
représentant permanent.

Le président du conseil d’administration est nommé parmi les membres du conseil


d’administration ; son mandat est fixé par les statuts. Il ne peut cependant simultanément
exercer ni cumuler ses fonctions avec celles de responsables chargés de la direction d’une
coopérative. Le président du conseil d’administration a des fonctions internes. Il ne peut être
lié à la société par un contrat de travail.

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Entrepreneuriat

Quant au responsable de direction, il est lié à la société par un contrat de travail. Le


responsable de direction a entre autres pouvoirs déterminé dans le contrat qui le lie avec la
société des fonctions externes. En effet, dans ses rapports avec les tiers de bonne foi, il peut
engager la société coopérative même dans ces actes qui ne relèvent pas de l’objet social.

I- Avantages et inconvénients du type d’entreprise choisi

Formes Avantages Inconvénients


1) Entreprise individuelle(EI)  juridiques : être son propre maitre,  juridique : extension de
dans certains cas formalités l’éventuelle faillite aux
Selonl’acteuniformedutraitédel’OHADA simplifiées : biens personnel et
(Organisationpour l’Harmonisation en simple immatriculation au registre familiaux ; forme juridique
Afrique du droit des affaires) une personne au commerce et du crédit mobilier rendant difficile la
peut créer toute seule une entreprise un numéro de compte participation de capitaux
commerciale. Le contribuable et elle peut extérieurs, réticence des
fonctionner. banques a l’égard de cette
 Fiscaux : possibilité d’obtenir le forme d’entreprise.
bénéfice du crédit du forfait  sociaux : absence de
d’impôt sur le revenu. couverture sociale normale
pour le créateur et sa
famille. Assujetti au régime
des non-salariés. Pas
protégé en cas de chômage.
2) Société anonyme(SA)  juridique : la sortie et l’entrée de  juridique : capital social
nouveaux actionnaires sont très relativement élevé
la société anonyme est une société dans la faciles ; possibilité d’appel a (minimum dix million de
quelle les actionnaires ne sont responsables l’épargne publique ; c’est même la francs CFA) ; obligation de
des dettes sociales qu’a concurrence de leur une des finalités essentielles de nommer un commissaire
apport s et dont les droit des actionnaires cette structure; la responsabilisé aux comptes.
sont représentes par des [Link] société des actionnaires est limitée a leurs  sociaux : pas de contrat de
anonyme peut ne comprendre qu’un seul apports dans tous les cas, ils ne travail entre la société et les
actionnaire peuvent pas être poursuivis en cas administrateurs.
de faillite, sur leur bien libération Fiscaux : bénéfices taxés selon
du quart seulement du capital le régime de l’impôt sur les
numéraire a la constitution. Le sociétés ; régime du forfait
solde devant être libéré dans un exclu, sauf
délai de trois ans cas de perte de l’exercice.

3) Société a responsabilité limité(SARL) juridique : constituées d’un petit  juridique : impossibilité de


nombre de personnes qui se connaissent faire appel a l’épargne
L’acte uniforme de L’OHADA définit la plus ou moins bien .Le capital social publique ; la souscription et
société a responsabilité limitée comme une minimum est d’un million de francs libération du capital social
société dans la quelle les associés ne sont pas CFA (dans les Etats parties de sont intégrales dés la
responsable des dettes sociales qu’a l’OHADA)se repartis en parts constitution de la société.
concurrence de leurs apports et dont les droit égales(de 5000 FCFA)entre les Obligation de nommer un
sont représentés par des parts sociales sociétaires (a ne pas confondre avec le commissaire aux apports
même nombre de parts entre associés) dés lors que la valeur de
Les associés n’ont pas la qualité de l’apport nature ou de
commerçants et de fait ne sont pas l’avantage considérés est
responsable des dettes sociales qu’à supérieure a cinq million (5
hauteur de leur apport ;ils peuvent 000 000) de francs CFA.
quittés librement la société cependant  Fiscaux : exclue du régime
pour la cession des parts sociales à des du forfait fiscal ; assujettie
tiers il faut l’approbation des autres au régime normal d’impôts
associés. pour l’approbation des sur le bénéfice industriel et
comptes, une assemblée générale est commercial(BIC)
obligatoire

4) la société coopérative Il n’ya pas de limites fixées pour le juridique : impossibilité de


capital social. Les parts sont cessibles. faire appel à l’épargne
Les décisions sont prises publique ; la souscription et
démocratiquement. libération du capital social
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Possibilité de en entrepreneuriat/gestion
faire des apports en sont intégrales dès la
industrie. constitution de la société.
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Entrepreneuriat

CHAPITRE IX : L’ETUDE TECHNIQUE

I- Définition

L’étude technique ou le plan de production et d’exploitation est la description du processus de


production ainsi que des ressources matérielles et humaines utilisées pour la fabrication du
produit.

L’étude technique permet de répondre aux questions suivantes :

Mon idée est de fabriquer tel produit


- Avec quoi ? : équipements, matière premières etc.
- Où ? : le lieu d’implantation, le local etc.
- Avec qui : le personnel
- Comment ? : le processus de production et la description des tâches
- Quand ? : les délais de production, l’échéancier pour le démarrage effectif de
l’entreprise

II- Les composants de l’étude technique

A- La détermination des moyens et l’orientation technologique

Il fait décrire les technologies utilisées au démarrage tout en mentionnant les évolutions
prévues.

Les moyens et technologies sont relatifs aux domaines suivant :

- Les équipements : les machines, les véhicules etc.


- Les installations : l’électricité, l’eau, le téléphone etc.
- La distribution : la méthode de gestion de stock choisie (JAT par exemple)
- La gestion : la gestion manuelle ou assistée par ordinateur

B- La situation géographique

C’est le choix du site ; celui-ci est influencé par divers éléments à savoir :

- l’immeuble (l’accès, l’âge, l’espace, la devanture, etc.)


- L’intérieur de l’immeuble (y a-t-il un ascenseur, le plancher et le plafond sont-il
adaptés ?, les fenêtres etc.)
- Les améliorations possibles (externes et internes à l’immeuble, vis-à-vis de l’accès,
amélioration d’espace etc.

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Entrepreneuriat

C- Les ressources humaines

Selon Jean Bodin : il n’y a de richesse que d’hommes

La gestion des ressources humaines a pour objectif ici de mettre à disposition de l’entreprise,
un personnel qualifié et motivé pour les postes et tâches auxquelles il est assigné.

Les ressources humaines peuvent se décomposer comme suit :

1) Les employés

C’est généralement le personnel administratif, le personnel de production et le personnel


commercial. Le recrutement des employés se fait en fonction des besoins bien définis par
l(entreprise. Il éviter des critères d’ordre personnels tels les influences d’amis et de parents.
Les employés sont amenés à exécuter des tâches définies en contrepartie d’une rémunération.

2) Le personnel de direction

En général, il est composé des promoteurs eux-mêmes. Chaque membre du personnel de


direction doit présenter son curriculum vitae.

NB : en résumé, faire un organigramme en présentant les postes et les personnes qui les
occupent

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Entrepreneuriat

CHAPITRE X : L’ETUDE COMPTABLE ET FINANCIERE

Elle intègre toutes les études antérieurement vues et permet de s’assurer que le projet
d’entreprise est rentable avant de s’engager. Au cas où la rentabilité n’est pas dégagée, des
mesures correctives peuvent être apportées au projet afin que des bénéfices soient
envisageables.

Les éléments suivants peuvent être mis en évidence dans l’étude comptable et financière.

I- Le plan de financement

Il se présente dans un tableau qui décrit d’un coté, les ressources de financement qui sont :

- l’apport personnel
- l’emprunt

Les emplois des financements sont :

- Le coût des investissements


- Le besoin en fonds de roulement

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Entrepreneuriat

A- Le budget d’investissement

Eléments Quantité Coût Coût total


unitaire

Frais d’établissement

 Frais de constitution
 Frais d’étude de projet
 Divers frais
Constructions

 Bâtiments administratifs
 Bâtiments professionnels
Aménagement/installations

 Aménagement des locaux


Matériel et outillage

 Matériel professionnel
 Outils de travail
Matériel de transport

 Véhicules
 Autres engins de transport
Matériel et mobilier de bureau

 Matériel du bureau
(ordinateurs, photocopieurs,
fax, etc.)
 Mobilier (bureaux, tables et
autres)
Dépôt et cautionnements

 Caution de loyer
 Electricité/eau/autres
 Caution commerciale
Coût total des immobilisations

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Entrepreneuriat

B- Le besoin en fonds de roulement

Intitulés Mois 1 Mois 2 Mois 3 Total

Achats
 Matières premières
 Marchandises
 Carburant/lubrifiants
 Petites fournitures
 Fournitures de bureau
 Pneumatiques
 Frais d’électricité
 Frais d’eau
Transports
 Transport et déplacements
Charges et Services extérieurs
 Entretien et réparation du mat.
 Loyers et charges locatives
 Honoraires
 Publicité
 Primes d’assurance
 Missions réception
 Frais de télécommunication
 Frais bancaires
Impôts et taxes
 Patente
 Taxes diverses
Frais de personnel
 Salaires
 Charges sociales
Total du besoin en fonds de roulement (BFR)

C- Le plan de financement

Intitulés Montants intitulés Montants

Immobilisations Apports personnels

BFR Apports extérieurs

Total

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Entrepreneuriat

III- Le compte d’exploitation prévisionnel

Il présente pour une période, généralement l’année :

- Les produits (ventes encaissées ou non) : il faut se référer aux chiffres d’affaires
prévisionnelles
- Les charges (engagements réglés ou non)

La différence entre produite et charges détermine le résultat qui peut être bénéficiaire ou
déficitaire.

An 1 An 2 An 3
Produits d’exploitation
 Chiffre d’affaires (CA) ou ventes

(1) Total Chiffre d’affaires (CA)

Charges d’exploitation
 Achats (matières, fournitures,
marchandises)
 Transports (déplacement et autres)
 Services extérieurs (loyer, charges
locatives, entretien, maintenance,
téléphone, assurances, honoraires,
publicité)
 Impôts et taxes (patente et autres taxes)
 Autres charges
 Frais de personnel
 Frais financiers
 Dotation aux amortissements

(2) Total Charges d’exploitation

Résultat = 1 -2
Bénéfice (+) ou Perte (-)

IV- Le budget de trésorerie

La trésorerie représente l’argent liquide (banque, caisse) dont l’entreprise dispose à une date
donnée. Il est nécessaire de suivre l’évolution de la trésorerie pour permettre à l’entreprise de
disposer à temps de sommes nécessaires pour faire face à ses charges.

Le budget de trésorerie est l’aboutissement de tous les autres budgets. Il permet le contrôle de
l’encaisse de l’entreprise et indique par exemple à un prêteur si l’entreprise aura suffisamment
d’argent disponible pour faire face au remboursement de ses échéances de dette

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Entrepreneuriat

DESIGNATIONS Janv. Fév. Mars etc.

Solde en début de mois

Encaissements TTC

 Ventes/Prestations
o Au comptant
o A 30 jours
o A 60 jours
o A 90 jours
 Subvention d’exploitation
 Autres produits
 Apport en capital
 Emprunt LMT
 Subvention d’équipement
Total (1)

Décaissements TTC

 Achats : matières 1ères, marchandises


 Autres achats
 Transports
 Services extérieurs
 Autres charges
 Impôts et taxes
 Frais de personnel
 Charges financières
 Remboursement d’emprunt
 Fournisseurs d’immobilisations
 TVA à payer (en principe)
Total (2)

Solde en fin de mois = Solde début de mois + 1 – 2 = Solde de début de mois suivant

V- L’analyse des coûts et le calcul du seuil de rentabilité

A- Notion de coût

Un coût représente une accumulation de charges nécessaires pour réaliser une opération ou un
groupe d’opérations relatif à un produit ou à un groupe de produits, ces produits pouvant être
des biens ou des services.

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Entrepreneuriat

En comptabilité générale, les charges sont classées par nature (achat, frais généraux, impôts et
taxes, salaires et charges sociales etc.,) en comptabilité analytique, ces charges sont reclassées
par destination (par produit, par fonction, par activité.)

1- La classification des coûts selon leur niveau


- Le coût d’achat
Pour les marchandises ou les matières, le coût d’achat est égal au prix d’achat HT majoré des
frais sur achat et diminué des RRR (remise, rabais, ristourne).

- Le coût de production
Le coût de production est composé des éléments suivants :

* le coût d’achat des matières consommées et éventuellement le coût de production des


produits intermédiaires employés dans la fabrication du produit fini.
* les charges de main d’œuvre directe (MOD) : c’est la charge relative au temps de
travail nécessaire exclusivement à la fabrication d’un produit. A cette charge directe, il
faut ajouter les primes et autres charges sociales. La charge de main d’œuvre directe est
à affecter directement au coût du produit concerné.
* les charges indirectes de production : elles concernent les frais généraux de temps de
travail dans les ateliers de production relatifs à plusieurs produits fabriqués ; on parle
d’heures de main d’œuvre indirectes (HMOI)

- Le cout de distribution
Il est appelé aussi cout hors production. C’est accumulation des charges supportées lors de la
distribution du produit. On note que le coût de distribution comprend les frais de stockage, les
frais d’emballage, les frais d’expédition, les frais liés au service après vente etc.

- Le coût de revient
Le coût de revient englobe toutes les charges relatives à une marchandise (cas d’entreprise
commerciale) ou un produit (entreprise industrielle)

Dans le cas de l’entreprise commerciale,

Coût de revient = Coût d’achat + Coût de distribution

Dans le cas d’une entreprise industrielle

Coût de revient = Coût de production des produits vendus + Coût de distribution

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Entrepreneuriat

2- classification des coûts selon leur variabilité

Les coûts peuvent s’analyser en coût fixes et variables en fonction du niveau d’activité. (CA,
production, quantités)

- Les coûts fixes

Appelés encore charges de structure, ces charges ne varient pas immédiatement avec le niveau
d’activité. Ces charges sont incompressibles et sont rattachées à une structure donnée ; on
peut citer par exemple les charges d’amortissement, le loyer, les salaires, les impôts fonciers
etc. Toutefois, le niveau des charges fixes peut changer à cause d’une stratégie nouvelle de
l’entreprise notamment par un investissement supplémentaire en réponse à une forte demande
par exemple.

- Les coûts variables

A l’opposé des charges fixes, les charges variables évoluent strictement en fonction du niveau
d’activité. On peut citer par exemple la consommation de matières premières, les charges de
main d’œuvre directe.

3- Selon leur spécificité


- Les coûts directs

Ils représentent les couts qui sont exclusivement attribuables à une production, un produit ou
une fonction.

- Les coûts indirects

Ils représentent les couts qui ne peuvent être directement imputés à une production, un produit
ou une fonction, mais qui contribuent à la réalisation de l’ensemble. Ils doivent faire l’objet de
traitements préalables pour être répartis entre les différents produits. Exemple, les frais liés au
service administratif et financier, au service informatique, etc.

B- Le seuil de rentabilité

Le seuil de rentabilité est le chiffre d’affaires que l’entreprise doit réaliser pour couvrir
l’intégralité de ses charges et pour lequel elle ne dégage ni bénéfice ni perte ; il est encore
appelé chiffre d’affaires critique.

Interprétation :

- Si le CA réalisé est égal au seuil de rentabilité, alors le résultat d’exploitation est nul.
Il n’y a ni perte ni bénéfice
- Si le CA réalisé est inférieur au seuil de rentabilité, alors le résultat d’exploitation est
négatif. Il y a perte
- Si le CA réalisé est supérieur au seuil de rentabilité, alors le résultat d’exploitation est
positif. Il y a bénéfice

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Entrepreneuriat

Le calcul du seuil de rentabilité s’effectue à partir des éléments du compte de résultat


différentiel.

RE = Marge sur coût variable – Coûts fixes

Au seuil de rentabilité, RE = 0 Marge sur coût variable = Coûts fixes

Or M/CV = Tx M/CV x CA Tx M/CV x CAC = CF d’où

CF CA x CF

CAC = ou CAC =

Tx M/CV M/CV

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Entrepreneuriat

CHAPITRE XI : LA REALISATION DU PLAN D’AFFAIRES

I- Généralités

Le plan d’affaire est un document synthétique qui décrit l’ensemble du projet de création ou
d’extension d’une entreprise. Il aide l’entrepreneur à bien penser son idée, à s’assurer qu’il a
pris en compte toutes les options et anticipé les difficultés éventuelles. Il donne une meilleure
appréhension de l’activité envisagée, renseigne sur les moyens à mettre en œuvre et la
rentabilité du projet. Au-delà du fait qu’il sert à convaincre les prêteurs et investisseurs, il est
un guide d’action et de référence pour juger les décisions de gestion et les résultats futurs de
l’entreprise.

La présentation du plan d’affaire peut varier d’un individu à un autre ou d’une organisation à
une autre.

II- Les caractéristiques d’un business plan

Un plan d’affaires doit être :

- Précis et concis : dans la rédaction de son business plan, le promoteur doit éviter le
superflu (le remplissage) et les affirmations gratuites. Il doit donc citer ses sources
d’informations et prévoir en annexe (au besoin) les copies des courriers échangés, les
factures pro forma, les documents de l’étude de marché, ...Le business plan ne devrait
pas dépasser 25 pages, hors annexes ;
- Rédigé dans un français clair et simple qui soit compréhensible et accessible à tous. En
effet, le business plan pourrait être destiné à un banquier ou un potentiel investisseur
qui ne soit pas du même domaine de compétence que le promoteur ;
- Bien présenté : un document présenté de façon soignée est une preuve de
professionnalisme et de considération envers ceux qui auront à le lire ;
- Complet : le business plan doit comporter un certain nombre d’éléments essentiels. Le
promoteur devra donc documenter chaque partie du business plan sans en omettre ;
- Vendeur : le business plan doit refléter l’enthousiasme, la crédibilité de l’entrepreneur
et mettre en exergue les réelles potentialités du projet d’entreprise ;

- Réaliste : éviter l’excès d’optimisme dans les projections, qu’il s’agisse des capitaux
nécessaires, des échéances, des ventes ou des bénéfices.

III- La présentation du plan d’affaires

Le plan d’affaires comporte en première page le résumé du projet dont la rédaction intervient
en dernière position c’est-à-dire une fois que toutes les parties ont été renseignées. La

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Entrepreneuriat

première partie du plan d’affaire est la présentation de l’entreprise, du projet et des


promoteurs.

1- Présentation de l’entreprise, du projet et des promoteurs

2- Analyse du marché

L’étude de marché revêt ici une importance particulière. Elle fournit les données nécessaires à
l’analyse du marché.

3- Plan de commercialisation (voir étude du marché)

La politique commerciale est axée sur quatre politiques (les quatre P).

4- Le plan d’opération (les moyens de production)

Cette partie est consacrée à la présentation détaillée de l'ensemble des moyens en personnel,
en immeubles, en matériel, etc., nécessaires pour atteindre les objectifs de l’entreprise. (Voir
l’étude technique).

5- Le plan financier

(Voir l’étude comptable et financière).

Une fois le business plan élaboré, le promoteur se lance à la recherche du financement.

NB : il existe plusieurs présentations du business plan. Généralement, l’organisme de


financement exige le model qui lui convient. Quoi qu’il en soit, les éléments vus dans
l’étude de faisabilité devront y faire partie.

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Entrepreneuriat

TITRE IV : LES ACTIVITES APRES ETUDE PREALABLE

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Entrepreneuriat

CHAPITRE XII : LA RECHERCHE DE FINANCEMENT

Pour réaliser son projet, l’entrepreneur doit trouver les fonds nécessaires. La collecte des
fonds est une activité essentielle aussi bien lors de la création de l’entreprise que de son
développement.

On distingue traditionnellement trois grands modes de financement : le financement sur fonds


propres ou autofinancement, le financement par emprunt bancaire et les formes alternatives de
financement.

I- Le financement sur fonds propre

Lorsque le financement se fait sans recours à l’emprunt, on dit qu’il se fait sur fonds propres.
Ces fonds peuvent être obtenus par la constitution d’une épargne personnelle, par des dons ou
des membres de la famille.

Les fonds propres peuvent aussi être obtenus par l’association ou l’actionnariat. En effet, plus
le capital à pourvoir est important, il devient difficile pour une seule personne de financer le
projet. Le recours à l’association et l’actionnariat devient une source privilégiée pour
l’obtention des fonds et s’affranchir des contraintes bancaires de financement. L’apport
personnel apparait comme incontournable dans la réalisation de tout projet.

II- Le financement par recours à l’emprunt

A- Les modes habituels d’emprunt

Il peut s’avérer que les fonds propres se révèlent insuffisants pour les besoins de financement
de l’entreprise, aussi bien au moment de sa création que de son développement. Pour combler
le besoin de financement, l’on peut faire appel au crédit. La dette peut être contractée auprès
de personnes que l’on connait bien, auprès d’organismes financiers tels que les banques et
auprès des micro finances.

- Le financement par les proches

En effet, certains amis, frères et parents peuvent vous prêter de l’argent à des conditions
relativement accessibles.

- Le financement par crédit bancaire

Le financement par recours au crédit bancaire se fait généralement sous certaines conditions.
Le demandeur doit généralement avoir son compte domicilié dans la banque où il effectue la
demande et doit apporter une certaine garantie pouvant aller jusqu’à 50% du montant

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Entrepreneuriat

demandé. Il doit en outre avoir une certaine ancienneté dans la banque en tant que client et
faire un apport personnel qui constitue la part du risque assumé.

- Le financement par la Micro finance

La micro finance se sont développées ces dernières années en réaction à la faiblesse du revenu
des ménages et aux conditions difficiles d’accès aux financements proposées par les grandes
banques.

Ces organismes sont spécialisés dans la mobilisation de l’épargne et l’octroi de microcrédits.

Notons toutefois qu’un projet peut être réalisé par financement mixte, c'est-à-dire par
combinaison d’apport personnel et de crédit.

B- Les modes alternatifs de financement

En dehors des deux modes de financement de projet sus cités, il existe des modes alternatifs
de financement :

- Le crédit-bail ou le leasing

Le leasing consiste pour l’organisme prêteur à acquérir les équipements nécessaires au


fonctionnement de l’entreprise (machines, appareils, véhicules, …) et à faire louer à
l’entrepreneur sur une durée donnée jusqu’au remboursement total du coût de ses
équipements. Une fois le remboursement et le payement d’une valeur résiduelle (un certain
pourcentage du coût total) effectués, le promoteur devient le propriétaire des équipements. Le
taux d’intérêt et la durée du remboursement dépendent du type d’équipement acheté.

- Le crédit-fournisseur

Il consiste pour l’entrepreneur à obtenir de son fournisseur les équipements ou la marchandise


à crédit. Il est fréquent dans ce cas que le fournisseur exige la caution d’une banque comme
garantie.

- Le portage

Il peut arriver que l’entrepreneur ne puisse pas participer au financement du projet pour faute
de moyens financiers. Dans ce cas, une personne physique ou morale peut se substituer à lui
en souscrivant une partie du capital en son nom, tout en s’engageant à la lui restituer au bout
d’un certain temps.

- Le partenariat

Encore appelé joint-venture, le partenariat est une forme de coopération entre les
entrepreneurs, notamment des pays développés et ceux des pays en voie de développement. Il

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Entrepreneuriat

présente plusieurs avantages, notamment l’accès facile aux technologies et aux capitaux
étrangers.

III- Quelques structures de financement

A- Les banques

Elles sont de plus en plus nombreuses en Côte d’Ivoire. Il en existe à ce jour plus d’une
trentaine sur le territoire. Ce sont :

BANQUE ATLANTIQUE CI BANQUE DE l’HABITAT de Banque Internationale pour


(BACI) Côte d'Ivoire (BHCI) l'Afrique Occidentale (BIAO-
Av. du Général de Gaulle Plateau 22 Av. Joseph Anoma, CI)
04 BP 1036 01 BP 2325, Abidjan 01 8-10 Av. Joseph Anoma, 01 BP
Tel. 20 21 82 18/ Tel. 20 31 59 50 Email: bhci@[Link] 1274, Abidjan
Fax 20 21 68 52 Tel. 20 22 60 00 / Fax 20 22 58 Site Internet:
18 [Link]
Email :
biaoscsg@[Link]

Tel. 20 20 07 20/ Fax. 20 20 07


00
Banque Internationale pour le BANK OF AFRICA - Côte BANQUE NATIONALE
Commerce et l'Industrie en Côte d'Ivoire (BOA) D'INVESTISSEMENT (BNI)
d'Ivoire (BICICI) 11 Av. Joseph Anoma, Av. Marchant, Imm. SCIAM,
Av. Franchet d'Espérey, 01 BP 4132, Abidjan 01 01 BP 670 - Abidjan 01
01 BP 1298 - Abidjan 01 Email: ciboa@[Link] Email:
Email: [Link]@[Link] ou Tel. 20 33 15 36 [Link]@[Link] et
[Link]@[Link] Fax. 20 33 23 98 caadg@[Link]
Tel. 20 20 16 00/Tel. 20 32 03 79 Tel. 20 21 06 11/ Tel. 20 21 51
Fax. 20 20 17 00 46
Fax. 20 21 35 78
COFIPA Investment Bank (CIB- CITIBANK Compagnie Bancaire de
CI) Imm. Botreau Roussel, 28 Av. l'Atlantique Côte d'Ivoire
Rue Botreau Roussel & Av. Delafosse, (COBACI)
Delafosse, 04 BP 411 Abidjan 01 BP 3698 - Abidjan 01 Rue Gourgas, Plateau 01 BP
Email: dgcofici@[Link] Site Internet: 522 - Abidjan 01
Tel. 20 21 84 52 [Link] Email:
Fax. 20 21 85 99 Tel. 20 20 90 00 / Fax. 20 21 76 cobaci@[Link]
85 Tel. 20 21 28 04 / Fax. 20 21
07 98
COMPAGNIE FINANCIÈRE de ECOBANK CI SOCIETE GENERALE DE
la Côte d'Ivoire (COFINCI) Av. Terrasson de Fougères, Imm. BANQUES (SGBCI)
Rue Gourgas, 15ème étage Tour Alliance, BP 4107 - Abidjan 01 5 et 7 Av. Joseph Anoma 01 BP
BICICI, 01 BP 1566 - Abidjan 01 Site Internet: 1355 - Abidjan
Email : [Link]@[Link] [Link] Site internet :
Tel. 20 20 16 79 / Tel. 20 21 27 32 Email: ecobankci@[Link] [Link]
Fax. 20 22 17 00 / Fax. 20 21 23 Tel. 20 21 10 41/ Tel. 20 21 30 Email: [Link]@[Link] et

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Entrepreneuriat

46 32 [Link]@[Link]
Fax. 20 21 88 16 Tel. 20 20 12 34 / Fax. 20 20
14 82
SOCIETE IVOIRIENNE DE Société Générale de Financement AFRIBAIL Côte d'Ivoire
BANQUE et de Participation en Côte 8-10 Avenue Joseph Anoma,
34 Bd de la République, 01 BP d'Ivoire (SOGEFINANCE) 01 BP 1274 - Abidjan 01
1300 - Abidjan 5-7 Avenue Joseph Anoma, 01 Tel. 20 22 07 25 / Fax. 20 20
Email: BP 3904 Abidjan 01 07 26
[Link]@[Link] Tel. 20 22 55 30 / Fax. 20 32 67
Tel. 20 20 00 00 / Fax. 20 21 97 60
41
BIAO INVESTISSEMENT BICI-BAIL Coopérative Ivoirienne
BP 411 Abidjan 04 Tour BICICI, Av. Franchet d'Épargne et de Crédit
tél: (225) 20 21 84 52 d'Espérey 01 BP 6495 - Abidjan Automobile (CIVECA)
fax: (225) 20 21 85 99 01 (filiale de BNP-PARIBAS, Angle Bd Roume et Avenue
financement sous forme de Docteur Croset , 04 BP 2084 -
leasing domestique de biens Abidjan 04
mobiliers) Tel. 20 22 77 13 / Fax. 20 22
Tel. 20 22 24 31 77 35
Fax. 20 21 21 90 / Fax. 20 20 17
00
Société Africaine de Crédit Bail Société Générale de Financement OMNIFINANCE SA
(SAFBAIL) par le Crédit Bail 11 Av. Joseph Anoma, Imm.
1 rue de Carrossiers, 04 BP 27 - 26 Av. Delafosse, 01 BP 1355 SMGL, 10è étage, 01 BP 6928
Abidjan 04 Abidjan 01 Abidjan 01
Email: safbail@[Link] Tel. 20 32 85 15 / Fax. 20 33 14 Email:
Tel. 21 24 91 77 / Fax. 21 35 77 93 omnifin@[Link]
90 Tel. 20 32 14 70 / Fax. 20 32
14 71
Banque Régionale de Solidarité Versus Bank Banque pour le Financement de
(BRS) l’Agriculture (BFA)

Bridge Bank Group OMNIFINANCE Standard Chartered Bank

La Banque Sahelo-Saharienne United Bank of Africa (UBA) Acces Bank, DIAMOND Bank
pour le Commerce et
l’Investissement (BSIC)

B- Les structures publiques de financement

- Le Fonds National de Solidarité (FNS)

Le Fonds National de Solidarité pour la Promotion d’Emplois Jeunes est un organisme public
de promotion des PME/PMI. Crée dans le cadre de la politique de lutte contre le chômage, le
FNS a pour but de favoriser l’accès des jeunes entrepreneurs et entreprises aux crédits.

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Entrepreneuriat

- Le Fonds Ivoirien pour le Développement de l’Entreprise Nationale (FIDEN)

A côté du FNS, le FIDEN est un instrument public de financement des projets de création
d’entreprises.

C- Autres sources de financement

- La Banque Mondiale

La Banque Mondiale, à travers sa filiale la Société Financière Internationale (SFI) dispose


d’un fonds (African Enterprise Funds) pour le financement des PME/PMI africaines.

- L’Agence Française de Développement (AFD)

L’AFD à travers la Caisse Française pour le Développement octroi des prêts directs aux
PME/PMI.

- CAURIS INVESTMENT

Elle finance à travers des prises de participation au capital des entreprises

- SAFCA

C’est un organisme de crédit-bail.

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Entrepreneuriat

CHAPITRE XIII : LES FORMALITES ADMINISTRATIVES ET


FISCALES A LA CREATION

Pour conférer une existence légale à son entreprise, le promoteur doit accomplir un certain
nombre de formalités administratives. Ces formalités varient selon la forme juridique choisie.

Le tableau synoptique ci-dessous décrit les formalités constitutives et les pièces à fournir pour
chacune des principales formes juridiques d’entreprise.

I- Les formalités constitutives

Le centre de promotion et d’investissement en CI facilite les conditions de constitution en


apportant des facilités administratives, fiscales etc.

Les informations ci-dessous sont celles d’avant 2014.

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A Entrepreneuriat
TABLEAU SYNOPTIQUE DES FRAIS DE CONSTITUTION D'UNE ENTREPRISE (Source : CEPICI)

FORMALITES PIECES A FOURNIR AU CEPICI Entreprise S.A.R.L. S.A.


CONSTITUTIVES Individuelle

CAPITAL MINIMUM Non exigé 1 000 000 F 10 000 000 F


CFA CFA

STATUTS ET DNSV  Récépissé de dépôt de fonds délivré par la banque ; A titre A titre
(déclaration notariée de indicatif indicatif
souscription et de  Liste des souscripteurs avec les noms, et prénoms, domicile pour les
versement) personnes physiques ;

Autorité compétente :  Dénomination sociale, forme juridique et siège pour les personnes morales ;
Non exigé
NOTAIRE  Le montant des versées par chacun. Les bulletins de souscription en double
exemplaires

ENREGISTREMENT DES  Six (6) exemplaires originaux des statuts signés et paraphés à déposer au 500 F 500 F
CEPICI. CFA/page CFA/page
STATUTS ET DE LA
DNSV  Pour les S.A., outre les statuts, 6 exemplaires du procès-verbal de l'assemblée
Non exigé
Administration destinataire : constitutive et du procès-verbal du conseil d'administration (s'il y a lieu) à 10 000 F 10 000 F
déposer au CFA CFA
Direction de
l'enregistrement et du CEPICI.
timbre, cité administrative,
tour"E" 3ème étage, porte  L'enregistrement de la Déclaration Notariée de Souscription et de Versement 2 000 F CFA 4 000 F CFA
47, est

Tél: 20 22 52 29 / 20 21 19 effectuée par le notaire qui en délivre ensuite 2 expéditions


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Entrepreneuriat
Acquisition de timbres
fiscaux Statuts de 20 pages

DNSV (4 pages) ou/et PV


de 4 pages

Droit fixe d'enregistrement*

DEPOT DES STATUTS 18 000 F 60 000 F


CFA CFA
au Greffe du Tribunal du  Deux (2) exemplaires des statuts préalablement enregistrés et, le cas échéant
siège de la société deux

(2) procès (02) procès-verbaux du Conseil d'Administration 5 000 F CFA 5 000 F CFA

IMMATRICULATION AU  Cinq (5) formulaires d'inscription au registre, disponibles au Guichet 25 000 F 50 000 F 50 000 F
REGISTRE DU Unique, à la CFA CFA CFA
COMMERCE ET DU
CREDIT MOBILIER Chambre de Commerce et d'Industrie de Côte d'Ivoire ;

au greffe du Tribunal du  Une demande (voir article 27 acte uniforme relatif au DCGL) ;
siège de la société  2 copies certifiées conformes des statuts (SARL et SA);

 2 exemplaires de la déclaration de régularité et conformité ou de la


Déclaration

Notariée de Souscription et de Versement (SARL et SA) ;

 2 exemplaires de la liste certifiée conforme des gérants administratifs ou


associés

tenus indéfiniment responsables, au ayant le pouvoir d'engager la société


(SARL et S.A);

 2 extraits du casier judiciaire des personnes visées ci-dessus. Si le requérant

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57
Entrepreneuriat
est

étranger, il doit également fournir un extrait de son casier judiciaire


émanant des

autorités de son pays de naissance et à défaut tout autre document en tenant


lieu ;

 Le cas échéant, une autorisation préalable d'exercer le commerce

 Un extrait d’acte de naissance ou tout autre document administratif


justifiant de l’

identité (Ent. Ind.) ; du promoteur ou du représentant légal de la société


installée en Côte d’Ivoire

 Un extrait d’acte de mariage le cas échéant (Ent. Ind.) ;

 Un certificat de résidence (Ent. Ind.) ;

 Une copie du titre de propriété ou de bail du principal établissement et


le cas

 échéant de celui des autres établissements. A défaut voir la mairie ou la


commune d’exploitation pour production de toute preuve dans ladite
commune. En cas d’acquisition d’un fond ou de location-gérance, une
copie de l’acte d’acquisition ou de l’acte de location-gérance. (Ent. Ind.)

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B 58
Entrepreneuriat
PUBLICATION DE
L'AVIS DE CREATION ET
D'IMMATRI-CULATION  Résumé dactylographié des statuts en deux (2) exemplaires 8 760 F 8 760 F CFA 8 760 F CFA
au Journal Fraternité-Matin CFA par par ligne, ou par ligne, ou
ligne, ou forfait de 24 forfait de 24
LEGALISATION DE  Trois (3) exemplaires du journal de parution de l'avis visés par Fraternité forfait de 000 F CFA 000 F CFA
L'AVIS Matin les 7 lignes les 7 lignes
24 000 F
Acquisition et légalisation CFA les 7 2 100 F CFA 2 100 F CFA
de 3 journaux lignes

2 100 F
CFA

DECLARATION FISCALE  Formulaire de déclaration fiscale d'existence à retirer à la Direction des Rôles 1 000 F 5 000 F CFA 5 000 F CFA
D'EXISTENCE auprès de la ou au CFA
DGI, le centre des impôts
compétents centre des impôts du lieu du siège de l'entreprise ou du principal
établissement, le
Achat du formulaire de
déclaration Fiscale cas échéant, à la Direction des Grandes Entreprises.
d'Existence (numéro de compte contribuable, régime d’imposition)
Patente à acquitter (basé sur
le Chiffre d'affaires)

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59
Entrepreneuriat
IMMATRICULATION AU  Demande du code importateur adressée au Directeur des 10 000 F 10 000 F 10 000 F
COMMERCE INTERIEUR organisations CFA** CFA** CFA**
ET EXTERIEUR
économiques et de l'expansion commerciale ;
auprès du Ministère du
Commerce (Direction des  Deux fiches de renseignements sur les usagers du Commerce
organisations Economiques extérieur à retirer au
et de l'Expansion CEPICI ou au Ministère du Commerce ;
Commerciale)
 Une fiche d'immatriculation au registre du commerce et du
crédit mobilier ;

 Une attestation de déclaration fiscale ;

 La déclaration fiscale d'existence ;

 La patente et impôts perçus simultanément (PPA) ou


L'attestation de la Trésorerie

départementale ;

 Une attestation de patente ;

 Une attestation de régularité fiscale ;

 La photocopie de la pièce d'identité ou de la carte de séjour du


directeur ou du

gérant de la société ;

 La procuration signée et cachetée par le responsable de la société


+ Photocopie de

la carte d'identité ou de la carte de séjour du courtier

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60
Entrepreneuriat
IMMATRICULATION DE
L'ENTREPRISE A LA
CAISSE NATIONALE DE  Formulaire d'immatriculation (employeur) Gratuite Gratuite Gratuite
PREVOYANCE SOCIALE  Formulaire d'inscription au registre de commerce et du crédit mobilier
auprès de toutes les agences
de la CNPS

DECLARATION DU  1 formulaire d'immatriculation pour chacun des salariés ; Gratuite Gratuite Gratuite
PERSONNEL auprès de
toutes les agences de la  1 photo d'identité ;
CNPS  1 copie d'extrait d'état civil ou d'identité.

ENTREE ET SORTIE DE Formulaires dûment remplis à retirer dans les banques de la place ou au FINEX Gratuite Gratuite Gratuite
CAPITAUX FINEX
(Finances extérieures)

*Les droits d’enregistrement : jusqu'à 3 millions: forfait de 18 000 F frs. Plus de 5 milliards: 0,2% du montant du capital
**Cette formalité concerne uniquement les entreprises dont les activités se déroulent à l'importation et/ou à l'exportation.

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II- Les régimes d’imposition (source : DGI)

Dans le système fiscal ivoirien, il existe quatre (4) régimes d’imposition classés en deux
catégories : les régimes forfaitaires (la taxe forfaitaire des petits commerçants et artisans et le
régime de l’impôt synthétique) et les régimes réels (le régime réel simplifié d’imposition et le
régime réel normal d’imposition).

A- Les régimes forfaitaires

1- Le régime de la taxe forfaitaire

Sont soumises à la taxe forfaitaire des petits commerçants et artisans, les personnes qui
réalisent un chiffre d’affaires toutes taxes comprises inférieur à 5 millions de francs et les
personnes réalisant certaines activités (colporteur, cordonnier, vulcanisateur…).
La taxe forfaitaire est libératoire de la contribution des patentes et des licences, des taxes
communales et des centimes additionnels correspondant, de l’impôt sur les traitements et
salaires et de la contribution à la charge des employeurs. Elle est perçue au profit des
municipalités sur le territoire des communes et au profit des départements en dehors de celles-
ci.

2- Le régime de l’impôt Synthétique

Sont soumis au régime de l’impôt synthétique :

 Les personnes physiques dont le commerce principal est de vendre des marchandises,
objets, fournitures et denrées à emporter ou à consommer sur place ou de fournir le
logement, les exploitants agricoles, planteurs et éleveurs, lorsque leur chiffre d’affaires
annuel, toutes taxes incluses, n’excède pas 50 millions de francs ;

 Les personnes physiques exerçant d’autres activités (prestations de services


imposables à l’impôt BIC) lorsque leur chiffre d’affaires annuel, toutes taxes incluses,
n’excède pas 25 millions de francs.

Remarque :
Les personnes morales ne peuvent être soumises à l’impôt synthétique. L’impôt synthétique
se substitue, pour les assujettis, à la patente, à l’impôt sur les bénéfices industriels et
commerciaux et à la taxe sur la valeur ajoutée.

B- Les régimes réels

1- Le régime réel simplifié d’imposition ou régime du bénéfice réel simplifié

Sont obligatoirement soumis au régime du bénéfice réel simplifié :

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62

 Les entreprises dont le commerce principal est de vendre des marchandises, objets,
fournitures et denrées à emporter ou à consommer sur place ou de fournir le logement,
les exploitants agricoles, planteurs et éleveurs, lorsque leur chiffre d’affaires annuel,
toutes taxes incluses est compris entre 50 millions et 150 millions de francs ;

 Les entreprises exerçant d’autres activités lorsque leur chiffre d’affaires annuel, toutes
taxes incluses, est compris entre 25 millions et 75 millions de francs.

2- Le régime réel normal d’imposition ou régime du bénéfice réel normal

Sont obligatoirement soumis au régime du bénéfice réel normal :

 Les marchands de biens et les lotisseurs, quel que soit le montant de leur chiffre
d’affaires annuel;

 Les entreprises (exploitants individuels et personnes morales) dont le commerce


principal est de vendre des marchandises, objets, fournitures et denrées à emporter ou
à consommer sur place ou de fournir le logement, les exploitants agricoles, planteurs
et éleveurs, lorsque leur chiffre d’affaires annuel, toutes taxes incluses, excède 150
millions de francs ;

 Les entreprises réalisant des prestations de services lorsque leur chiffre d’affaires
annuel, toutes taxes incluses, excède 75 millions de francs.

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