Cours D'entrepreneuriat IDA2
Cours D'entrepreneuriat IDA2
Entrepreneuriat
SOMMAIRE
TITRE I : FONDAMENTAUX DE L’ENTREPRENEURIAT
JURIDIQUE DE L’ENTREPRISE)
AVANT-PROPOS
Les entrepreneurs ont le plus souvent été considéré comme étant nés avec une qualité
spéciale, qui les rend exceptionnels. Au fil des ans, les recherches dans le domaine des
sciences sociales ont révélé que les entrepreneurs ne sont pas des personnes avec des
capacités innées et que l'esprit d'entreprise n'est pas un acte magique ; il est en fait une
alternative calculée et bien planifiée de la production de richesses et de développement
économique. Cela implique donc qu’un bon entrepreneur peut être créé par l'apprentissage de
l'esprit d'entreprise.
Les gouvernements en Afrique ont également pris connaissance du fait que le développement
économique peut aider à résoudre les défis sociaux, et cela n'est possible que s'il y a un
écosystème entrepreneurial favorable.
En Côte d’ivoire, les pouvoirs publics ont mis en place des structures de financement et
d’encadrement des promoteurs. La diffusion des connaissances en entrepreneuriat aujourd’hui
est en pleine progression grâce à des programmes de formation et cours dans les écoles.
TITRE I : FONDAMENTAUX DE
L’ENTREPRENEURIAT
Faire preuve d'esprit d'entreprise permet de faire face aux changements et de résoudre les
problèmes dans la plupart des situations dans lesquelles on se trouve.
B- Quel est l’intérêt d’une formation en entrepreneuriat ?
Les programmes d’entrepreneuriat ont pour objectifs d’amener les apprenants à considérer
l’exercice d’une activité indépendante comme un véritable choix de carrière, à développer les
capacités à créer des entreprises ou à être plus efficace dans l’exercice de leur travail
(intrapreneuriat). La formation en entrepreneuriat aide les apprenants à identifier et exploiter
efficacement des idées, à être plus créatifs et acquérir de l’assurance et la motivation dans les
activités qu’ils entreprennent. Loin d’être un simple cours débouchant sur un diplôme,
l’entrepreneuriat est un mode de pensée, une attitude permanente.
Une entreprise est une organisation économique et sociale, de forme juridique déterminée,
réunissant des moyens humains, matériels, immatériels et financiers, pour produire des biens
et/ou services (destinés à la vente) en vue de satisfaire des besoins.
La satisfaction des besoins est au cœur de l’activité de l’entreprise. Pour parvenir à cet
objectif, elle achète des équipements, de la matière première ou des marchandises auprès
d’autres entreprises ou auprès des ménages. Elle emploie de la main d’œuvre pour son
fonctionnement et paie en retour des salaires aux travailleurs et prestataires de services. En
rémunérant les travailleurs, les prestataires de services et fournisseurs, l’entreprise contribue
ainsi à la création de richesse.
Aussi, à travers son activité de production, l’entreprise verse des impôts et taxes à l’Etat qui
les utilisera pour effectuer des travaux d’utilité publique (hôpitaux, écoles, routes,
électrification, assainissement, …) et verser des aides sociales.
Illustrons l’importance d’une entreprise dans une économie sur le schéma ci-dessous.
Dans cette partie nous présentons de façon simplifiée les relations entre trois types d’acteurs
de l’économie à savoir : les ménages, l’Etat et les entreprises.
Les ménages : On appelle ménage un individu ou ensemble d’individus ayant des liens de
parenté ou non, vivant sous le même toit et réalisant leur opération de consommation
ensemble. Les ménages offrent aux entreprises leurs forces de travail et reçoivent en
contrepartie un revenu qui leur permet de consommer en achetant des biens et services
produits par les entreprises.
Les entreprises : elles produisent et vendent des biens et services ;pour ce faire, elles utilisent
des travailleurs et leur versent en contrepartie des salaires.
Revenus
Force de travail
Transferts
MENAGES
Impôts
ETAT
Dépenses
Impôts
publics
ENTREPRISES
Consommation
La première étape dans le processus entrepreneurial est l’auto analyse du profil du promoteur.
A ce stade, l’entrepreneur s’interroge sur ses qualités, ses défauts, ses compétences et ses
motivations dans la création d’une entreprise. Cette analyse peut se faire à travers des tests de
personnalité. Le candidat à la création d’entreprise, au vu de son profil, pourra capitaliser ses
atouts et combler ses lacunes ; on parle de développement personnel.
Le développement personnel s’adresse à tous et non pas à une catégorie d’individus. Il repose
sur un ensemble d’éléments dont quelques un sont énumérés ci-dessous.
L’homme est au cœur de son propre succès. Il est l’acteur de sa vie, de son destin. Il doit avoir
des ambitions et savoir opérer des choix dans la gestion de sa carrière.
Selon Peter Drucker, auteur de plusieurs livres de management :« Nous vivons un âge
d’opportunités sans précédent : si vous avez l’ambition et l’intelligence, vous pouvez monter
au sommet du métier que vous avez choisi quel que soit votre point de départ. Mais avec cette
opportunité vient la responsabilité. Les entreprises, aujourd’hui, ne gèrent plus les carrières de
leurs employés ; les travailleurs du savoir doivent effectivement devenir leur propre PDG.
C’est à vous de vous tailler une place, de savoir quand il est temps de changer de trajectoire,
et de rester engagé et productif pendant une vie de travail qui dure une cinquantaine d’années.
»
Notre état d’esprit conditionne nos actions, les résultats de nos actions et notre vie toute
entière. Il importe donc en toute chose de contrôler notre état d’esprit et de l’orienter vers une
situation qui favorise l’éclosion de tout notre potentiel. Ainsi, face à un problème, l’homme
doit voir et saisir l’opportunité qui lui est offerte de contribuer à apporter des solutions et non
pas se lamenter et en accuser les auteurs ou la société en général.
La citation ci-dessous est de Margaret Thatcher (ex Premier Ministre britannique). Elle
indique le processus par lequel nos pensées influencent notre destinée: « Veillez sur vos
pensées car elles deviennent des paroles, veillez sur vos paroles car elles deviennent des actes,
veillez sur vos actes car ils deviennent des habitudes, veillez sur vos habitudes car elles
deviennent votre caractère, veillez sur votre caractère car il devient votre destinée! Nous
devenons ce que nous pensons! ».
Si vous aspirez à un changement, soyez-en l’artisan. La différence entre ceux qui mènent une
vie comblée et ceux qui sont nécessiteux c’est l’action : ceux qui agissent sont comblés et
ceux qui n’agissent pas ne le sont pas. Bien sûr, quelque soit notre sagesse, notre degré
d’intelligence ou de connaissance, notre vie ou celle de la société restera au même niveau si
on n’agit pas pour faire changer les choses.
Margareth Thatcher affirma : « Je ne connais personne qui ait atteint le sommet sans travail.
C'est la recette. Le travail ne vous mènera pas toujours au sommet, mais devrait vous conduire
assez près ».
Albert Einstein travailla de longues heures pour découvrir la théorie de la relativité. Il écrivit à
ce sujet ceci : « ce n’est pas que je suis trop intelligent, seulement je travaille dur et je vis avec
mes problèmes au lieu de ne rien faire et attendre de grandes solutions ».
Il est très importance de se fixer des objectifs à atteindre. En effet, les objectifs constituent
une sorte de boussole qui orientera vos actions quotidiennes. La méthode SMART est l’une
des méthodes les plus utilisées pour la fixation des objectifs. Elle se décompose en 5 points
complémentaires (Source: Peter Drucker, The Practice of Management (1954).
Selon cette méthode, les objectifs doivent être Spécifiques, Mesurables, Atteignables, Reliés
aux clients, Temporellement définis et difficiles à atteindre (SMART).
Dans la pratique, pour une meilleure optimisation de votre avenir, il est nécessaire de
travailler sur des objectifs à 1 an, 3 ans, voire 5 ans. Les objectifs de l’année en cours doivent
être décomposés en plusieurs actions à réaliser chaque mois, voire chaque semaine et sans
doute chaque jour. Il est important d'agir, particulièrement, dans ces 4 domaines : Finances,
Relations sociales, Professionnel, Santé et formation. Etre combatif et rester motivé
Un réseau est un groupe de gens ou de ressources qui peuvent aider à rendre l’information et
les occasions plus accessibles aux uns et aux autres.
Faire du réseautage signifie utiliser vos contacts de manière à ce que vous puissiez échanger
de l’information, partager des idées et en dernier ressort, renforcer la qualité de votre travail.
Créer et maintenir vos réseaux est un aspect capital du réseautage.
Faire du réseautage peut donner des idées, favoriser l’accès à des connaissances et à des
expériences, et aider à obtenir de l’appui pour votre projet. Dans ce contexte, il est important
de dressez une liste de vos réseaux et en faire un suivi régulier.
VII- Le leadership
Le leadership est le processus par lequel on influence les autres à accomplir des objectifs
d’une façon consistante et cohérente
La vision doit être clairement articulée et être partagée par les membres de l’équipe. Elle doit
imprégner l’environnement de travail et se manifester dans les actions de tous les membres de
l’organisation.
L’entrepreneur utilise ses talents de communicateur pour transmettre sa vision, ses croyances,
ses valeurs, son éthique de travail, ses connaissances et ses habiletés. Il doit en outre savoir
écouter et être lent à la colère.
L’entrepreneur efficace a confiance en lui et sait par son attitude inspirer confiance aux autres
membres de son équipe.
L’entrepreneur est une personne qui court des risques et qui sait innover. Les nouvelles idées
peuvent venir de vous, des autres membres de l'organisation, ou de la communauté.
L’entrepreneur doit savoir reconnaître les bonnes idées, les appuyer activement et encourager
à agir.
L’entrepreneur quelque soit ses qualités ne peut réussir tout seul. Il doit travailler et se tenir en
contact avec les membres de son groupe. Il doit leur offrir une aide technique, un soutien
émotionnel et une vision des résultats.
Afin de maximiser le potentiel des gens, il importe de demander leur participation dans le
processus de planification stratégique. Ils doivent comprendre clairement leur rôle et quelle
part ils prendront dans l’exécution d’un plan.
L’entrepreneur doit amener les employés à comprendre comment ils contribuent aux objectifs
d’affaires et partager avec eux les informations telles que les chiffres d’affaires, les budgets et
les objectifs stratégiques.
A la vérité, très peu d’entrepreneurs possèdent toutes les qualités sus citées ; elles sont
cependant bonnes à rechercher. L’entrepreneur pourra donc recourir à la formation ou
s’entourer de personnes ayant les qualités requises pour la bonne marche de son projet.
A- Généralités
La CNMCI est une institution consulaire représentant les intérêts des opérateurs économiques
du secteur de l’artisanat et des entreprises de métiers auprès des Pouvoirs Publics. Elle a son
siège social à Abidjan et est représentée au niveau régional par une Chambre Régionale de
Métiers située au Chef-lieu de chaque région.
Elle regroupe les entreprises du secteur de l’artisanat et des entreprises de métiers c’est-à-dire
l’ensemble des activités économiques de production, de transformation, de réparation et de
prestation de services, exercées à titre principal, sous une forme sédentaire, foraine ou
ambulante.
En Côte d’Ivoire, la Chambre des métiers est organisée en sept (7) branches d’activités encore
appelées Organisation Professionnelles Départementale qui se subdivisent en 244 corps de
métiers.
B- Missions
Le Fonds National de Solidarité pour la Promotion d'Emplois Jeunes (FNS) a pour objectif de
favoriser, en partenariat avec le système bancaire et financier national et international, l'accès
au crédit de jeunes entrepreneurs et entreprises créatrices d'emplois jeunes. Le FNS est un
fonds de garantie.
effectuée sur des critères de qualité pour l'aspect rentabilité auxquels s'ajoute la pertinence
économique de l'activité.
La CCI-CI est une institution consulaire qui représente les intérêts des acteurs du commerce,
de l’industrie et des services. Elle dispose de délégations régionales dans la majeure partie
des régions du pays. Elle a quatre missions fondamentales :
A- Représentation et consultation
La CCI-CI est une plateforme de dialogue entre les opérateurs économiques privés et l’Etat. A
ce titre, elle donne un avis consultatif sur les moyens de développement économique et
participe à différents comités et conseils pour la prise en compte du secteur privé.
C- Assistance et conseil
- Recevoir des informations sur les entreprises, les produits, les marchés, les foires et
salons, les TIC, la prospection des marchés étrangers ;
- S’informer sur les procédures et formalités à l’exportation ;
- Obtenir assistance et conseil en matière de création d’entreprise, de développement
des performances, vie des entreprises et des associations.
D- Formation
Le FIDEN a été mis en place par L’Etat de Côte d’Ivoire, dans le cadre de la promotion des
petites et moyennes entreprises. C’est un organisme de prêt au profit des PME ivoiriennes.
A- Mission
La mission du FIDEN est d'accompagner, à travers le financement, la création et le
développement des PME. Il apporte également sa garantie aux PME afin de faciliter leur
accès au financement bancaire.
B- Public cible
Toutes les Petites et Moyennes Entreprises (PME). Les promoteurs de PME doivent :
- être de nationalité ivoirienne
- avoir la qualification et/ou les compétences pour l'exercice de l’activité envisagée ;
- disposer d'un Plan d'Affaires ;
- renseigner un dossier de demande de financement à retirer auprès des services du
FIDEN;
C- Secteurs d'activités éligibles
Tous les secteurs d'activité sont à priori éligibles au financement du FIDEN. Ce sont
notamment l’Agro-industrie, l’Industrie, les Services, les Bâtiments et travaux Publics,
l’Hôtellerie et tourisme ; etc.
Cependant, le FIDEN accorde une plus grande préférence aux activités de transformations des
matières premières locales, d'innovation dans les Technologies de l’Information et de la
Communication, de la promotion des produits artisanaux et de l'énergie renouvelable.
VII- Le PADE-CI
Le Projet d’Appui au Développement de l’Elevage est une initiative nouvelle des autorités
ivoiriennes visant la promotion de la production animale en Côte d’Ivoire. D’autres initiatives
similaires dans le domaine de l’agriculture ont vu le jour ces dernières années.
I- Définitions
A- L’entrepreneuriat
L’entrepreneuriat est un ensemble d’actions qui implique l’identification des besoins (et
des insuffisances) de la société et l’utilisation des ressources afin de réaliser des idées
(novatrices) pour satisfaire ces besoins ou insuffisances [par la création d’entreprises].
B- Entreprendre
Entreprendre, c’est prendre l’initiative de faire quelque chose et commencer son exécution.
C’est réaliser un projet.
C- Un entrepreneur
Ce terme, utilisé pour la première fois par R. Cantillon (1735) désigne une personne ou un
groupe de personnes qui assume les risques de créer et de gérer une entreprise en mettant en
œuvre les divers facteurs de production en vue de produire et de vendre sur un marché des
biens et des services.
D- L’entreprise
Une entreprise peut d’abord être définie comme une initiative, une action individuelle ou
collective, conduite de façon volontaire et organisée en vue d’atteindre un objectif
économique ou social (sens large).
En théorie économique (sens strict), l’entreprise est traditionnellement définie comme étant
une organisation économique, de forme juridique déterminée, réunissant des moyens humains,
matériels, immatériels et financiers, pour produire des biens et/ou services (destinés à la vente
sur un marché en vue de réaliser un profit).
- L’entrepreneuriat individuel
Il résulte de la volonté d’une seule personne de créer et gérer une entreprise. L’entrepreneur
individuel est l’unique bénéficiaire du fruit de son activité et en supporte seul les risques.
- L’entrepreneuriat collectif
L’entrepreneuriat collectif est le fait de deux ou plusieurs personnes qui décident de s’associer
pour créer une entreprise. Dans l’entrepreneuriat collectif, les associés partagent les bénéfices
et supportent ensemble les risques inhérents à l’activité.
- L’entrepreneuriat social
- L’entrepreneuriat public
L’entrepreneuriat public est le fait de l’Etat qui prend des initiatives en créant et en faisant
fonctionner des entreprises.
- L’intrapreneuriat
C’est l’ensemble des activités entrepreneuriales qui s’exercent au sein même d’une
organisation (entreprise). Une entreprise peut par exemple initier un prix pour l’innovation
entre ses employés. Les résultats des recherches seront exploités par l’entreprise.
- Essaimage ou extrapreneuriat
- Le désir d’indépendance ;
- La célébrité ou le désir de paraître ;
- La passion, l’amour d’une profession ;
- Le goût d'entreprendre et d'affronter de nouveaux défis ;
- L’envie d’accroître ses revenus ;
- Le chômage et l’envie de créer son propre emploi ;
- L’existence d’une opportunité de créer son entreprise ;
- L’existence d’une idée nouvelle de produit, de service ou de marché ;
- L’entourage et les exemples d'entrepreneurs qui ont réussis;
- L’imitation ou le désir de faire comme les autres ;
- Le sens du sacrifice ou le désir de servir les autres.
Les obstacles à la création d’entreprises sont diverses et peuvent varier d’un individu à un
autre ou d’une zone géographique à une autre. On peut cependant noter de façon générale les
éléments suivants :
- Le manque d’infrastructures ;
- Le coût élevé des facteurs de production ;
- La lourdeur ou la complexité des démarches administratives ;
- La corruption ;
- L’existence de monopoles ;
- La défaillance ou l’insuffisance du système bancaire ;
- Le manque d’information sur les procédures administratives et les aides
disponibles ;
- Le manque de conseils et d’accompagnement ;
- Le poids élevé des charges sociales de l’entrepreneur ;
- L’insuffisance de moyens financiers ;
- La crainte de l’échec ;
- L’opposition de l’entourage ou de la famille ;
- Les blocages culturels ;
- Le manque de savoir-faire
- Le manque de confiance en soi.
Activité : quels sont les avantages et les inconvenants liés au fait d’être son propre
patron ou d’être salarié ?
La deuxième étape dans la création d’une entreprise consiste à trouver une ou des idées
d’entreprise.
Où trouver l’idée ? Voici la question que se pose tout candidat à la création d’entreprise. Il
existe plusieurs sources pour trouver une idée d’entreprise. Ce sont :
Pendant cette phase de recherche d’idées, il faut surtout à priori noter toutes les idées qui
passent par la tête et veiller surtout à ce que les idées soient clairement définies et
circonscrites.
Une fois les idées recensées, l’on passe à l’évaluation et à la sélection. A ce stade, il est
important pour l’entrepreneur de se poser quelques questions essentielles dont les réponses
vont le situer sur l’opportunité de réaliser ou non le projet.
Le besoin est un manque qui porte à désirer un bien. C’est un écart entre ce que le
consommateur a et ce qu’il veut avoir. Il est le fondement de toute entreprise.
En effet, la production de toute entreprise étant destinée à la vente, un produit, quelque soit
ses qualités et vertus ne trouverait pas un marché s’il ne permet pas de satisfaire un besoin,
s’il n’est pas utile. Tout bien doit donc permettre de satisfaire un besoin non satisfait
totalement ou partiellement et les consommateurs (potentiels) doivent disposer de moyens
suffisants pour l’acquérir dans une certaine proportion.
Les besoins sont variables dans le temps et l’espace. Les besoins alimentaires dans les régions
polaires ou désertiques ne sont par exemple pas les mêmes que ceux dans les régions
tropicales.
Les besoins peuvent être substituables ou complémentaires. Lorsqu’ils sont substituables, ils
font l’objet d’une demande concurrente ; lorsqu’ils sont complémentaires, ils sont utilisés
simultanément.
Selon la hiérarchie des besoins établie par Abraham Maslow, on distingue les besoins
physiologiques, les besoins de sécurité, les besoins d’appartenance, les besoins d’estime et les
besoins d’accomplissement.
Accom-
plissement
Appartenance (appartenance à un
groupe, mariage, ...)
Il s’agit ici d’analyser l’innovation que l’entreprise apporte pour satisfaire le besoin
partiellement satisfait ou non satisfait. Plus le produit est innovant, plus le risque et le gain
associés sont énormes.
L’idée doit être réalisable avec un coût financier acceptable. En effet, plus un projet à un coût
élevé, plus les possibilités de le réaliser sont minces. Aussi, les coûts sociaux attachés au
projet doivent être faibles.
La rentabilité économique et sociale est l’un des principaux mobiles qui sous-tendent la
réalisation ou le financement d’un projet (l’étude de marché et le business plan donneront plus
de détails).
Il s’agit ici de faire l’analyse de l’environnement et en dégager les opportunités et les menaces
qu’il présente pour la future entreprise. L’environnement est l’ensemble des éléments externes
à l’entreprise susceptibles d’influencer son fonctionnement.
Toute entreprise en effet, nait, vit et évolue dans un environnement. Cet environnement peut
lui être favorable ou défavorable. Il convient pour le promoteur de le cerner avant de se lancer
dans le projet.
Entreprise
Les aptitudes à la réussite peuvent varier selon le type d’entreprise. L’entrepreneur doit faire
un examen objectif de ses forces (facteurs de succès) et faiblesses (facteurs d’échec) dans la
réalisation de son entreprise.
FORCES FAIBLESSES
INTERNE
- .......... - ..........
- ............ - ............
-................ -...............
OPPORTUNITES
- .......... MENACES
EXTERNE
- ............ - ..........
-............... - ............
-...............
Au regard des éléments de réponse que le promoteur donnera sur chaque idée de projet, il
procédera à la sélection définitive du ou des projets devant être réalisés.
Il fait savoir que l’idée en soit peut être protégé. Cela empêche les utilisations par des
personnes autres que le créateur à leur profit sans compensation. Une idée non protégée
appartient à tout le monde ou au premier que la protégera.
Des exemples célèbres existent en la matière tel l’affaire Manu Dibango contre Michael
Jackson
La propriété intellectuelle est l’ensemble des droits de propriété portant sur une œuvre de
l’esprit. Il existe deux organismes de protection de la propriété intellectuelle à savoir :
I- l’étude de marché
Les sources d’information diffèrent selon le type de besoin en information. Elles peuvent être
toutefois classées en deux catégories : les sources primaires et les sources secondaires. Les
sources primaires sont : les enquêtes et les sondages. Les sources secondaires sont : les
sources documentaires des organismes publics et privés, les bulletins et revues spécialisées,
les rapports d’études, les analyses de bases de données existantes, l’internet, …
Elle est préalable à toute collecte de données. Il s’agit d’analyser des informations existantes.
Elle permet de savoir si l’information cherchée a déjà fait l’objet d’une étude antérieure.
Une étude qualitative est menée pour appréhender les aspects qualitatifs d’un phénomène.
Elle est utilisée lorsque l’on veut connaître en profondeur toutes les facettes d’un phénomène
donné : les attitudes, les motivations profondes, …
Les enquêtes et sondages quantitatifs sont menés dans le but d’avoir des données chiffrées sur
un phénomène. Le nombre d’enquêtés est généralement plus élevé que celui d’une enquête
qualitative mais le temps consacré à chacun des enquêtés est relativement restreint.
D-connaissance du marché
Le marché est formé du marché potentiel, des clients de l’entreprise, des clients des
entreprises concurrentes, des non-consommateurs relatifs et des non-consommateurs absolus.
Le marché potentiel : il regroupe les clients de l’entreprise, les clients des entreprises
concurrentes et les non-consommateurs relatifs.
Les clients actuels de l’entreprise : ils constituent la base de son activité et vers lesquels
l’entreprise va adopter dans le cadre de sa politique commerciale, une politique active de
fidélisation.
Les clients détenus par les concurrents : l’entreprise va entreprendre une politique de
marchéage vers ceux-ci pour en faire des futurs clients ; ce qui lui permettra d’accroître sa
part de marché.
Les non-consommateurs relatifs : ils ne sont pas actuellement des acteurs du marché de
l’entreprise mais ils pourraient éventuellement le devenir.
Les non-consommateurs absolus : ils ne seront jamais des clients de l’entreprise quelque
soit la politique de marchéage développée par celle-ci.
Population totale
Marché potentiel
Marché théorique
Dans le cadre d’une étude de faisabilité, l’étude de marché doit permettre de collecter des
données dont l’analyse permettra de renseigner les rubriques ci-dessous :
- Analyse de la demande
Une analyse de la demande sera établie (dimension, composition, évolution), une analyse de
la clientèle ciblée (comportements, motivations, besoins)
Evaluez la part de marché et précisez l’évolution de votre chiffre d’affaire sur les trois ou cinq
premières années d'exploitation.
Le chiffre d’affaire est égal à la quantité de marchandises vendues multiplié par leur prix de
vente respectif. Pour évaluer le chiffre d'affaire, on distingue trois approches :
Le promoteur base ses prévisions sur le CA moyen réalisé habituellement par les entreprises
qui travaillent dans la même branche d'activités.
Dans cette approche, le créateur définit comme CA prévisionnel le montant minimum des
ventes à réaliser pour couvrir les charges d'exploitation (notion de seuil de rentabilité-point
mort).
Cette approche est la plus fiable. Le créateur a testé son produit auprès de la clientèle
potentielle en recueillant des promesses d'achat conditionnelles ou fermes. Ce sont ces
dernières qui font l'objet du calcul du CA prévisionnel.
Avant de se positionner sur un marché, le promoteur doit s’intéresser aux concurrents déjà
présents sur le marché et aux produits qu’ils proposent pour répondre à la demande des
consommateurs : il doit s’intéresser à la taille des concurrents, leur localisation, leurs réseaux
de distribution, les caractéristiques des produits offerts et à leur politique mercatique mise en
œuvre sur le marché (politique de prix, de produit, de distribution, de communication).
Une fois votre marché et les niveaux prévisionnels de chiffres d'affaires connus, on
passe à la détermination des moyens commerciaux pour atteindre l'objectif de chiffre
d'affaires que l’on s’est fixé.
La politique commerciale est axée sur quatre politiques (les quatre P). Il s’agit de la
politique de produit, la politique de prix, la politique de distribution et la politique de
communication.
La politique de produit concerne la gamme, la marque, le conditionnement, la qualité
et service. La gamme est une série de produits de même nature allant du moins cher au
plus cher, de la moins perfectionnée à la plus perfectionnée, …. La marque désigne un
signe distinctif permettant d’identifier les produits d’un fabricant et de les différencier
de ceux de la concurrence. La marque permet au consommateur de reconnaître le
produit et au producteur de fidéliser sa clientèle. Le conditionnement quant à lui joue
le rôle d’emballage et de protection mais aussi une fonction commerciale. En ce qui
concerne la qualité-service, le consommateur n’achète pas seulement un produit mais
un ensemble produit-qualité-service. La qualité est devenue un objectif prioritaire pour
les entreprises. Le service (livraison, installation, après-vente, crédit, etc.) est de plus
en plus indissociable du produit.
La politique de prix : la détermination du prix est un élément important du plan de
marchéage. En effet, face à la concurrence, le prix est une arme stratégique essentielle.
Le prix peut être fixé soit par l’Etat, soit par l’entreprise à travers ses calculs de coûts,
soit à partir du marché.
La politique de communication : pour faire connaître ses produits, attirer les clients
potentiels et développer chez le consommateur un comportement favorable,
l’entreprise doit établir une communication entre elle et le public. Parmi les moyens à
sa disposition (l’affichage, la presse, la radio, le cinéma, la télévision, l’internet, les
foires et salons, les relations publiques, etc.) l’entreprise doit utiliser la meilleure
combinaison lui permettant d’atteindre ses objectifs.
La distribution désigne l’ensemble des activités effectuées par le producteur et
généralement par d’autres entreprises intermédiaires pour conduire le produit jusqu’au
consommateur. La distribution rempli un certain nombre de fonctions principales
(transport, stockage, information). Pour aller du producteur au consommateur, le
produit emprunte un circuit de distribution. Le promoteur devra choisir le circuit
permettant d’optimiser ses ventes et sa marge bénéficiaire. Il choisira entre :
Le circuit direct ou ultra court
Le circuit court
Le circuit long
L’entrepreneur doit faire le choix entre créer tout seul son entreprise ou s’associer. D’un point
de vue juridique, on distingue les entreprises individuelles et les sociétés.
Une société est un contrat entre plusieurs personnes qui mettent en commun des apports en
vue de partager les bénéfices ou de supporter les pertes qui résultent de leurs activités. Les
apports peuvent être en numéraire ou en nature. On distingue deux types de sociétés : les
sociétés de personnes et les sociétés de capitaux.
Les sociétés de personnes sont créées sur la base de la confiance existante entre les associés.
Les parts ne sont pas transmissibles. On a par exemple les Sociétés en Nom Collectif (SNC) :
l’apport des associés lors de la création de la société n’est pas soumis à un minimum légal.
Par contre la responsabilité des associés est illimitée et solidaire. On a aussi les Société en
Commandité Simple (SCS) : Dans cette forme, on a deux types d’associés à savoir les
associés commandités (ayant une responsabilité illimitée et les associés commanditaires qui
ont une responsabilité limitée)
Les sociétés de capitaux sont créées en considération des apports des associés. Les parts sont
cessibles et la responsabilité est limitée à votre part. Ces sociétés disposent alors d’un
patrimoine propre qui est dissocié de celui des entrepreneurs. Ce statut est souvent adopté
lorsque l’entrepreneur ne dispose pas seul des capitaux suffisants pour créer sa société et qu’il
décide alors de faire appel à des partenaires extérieurs qui apporteront leurs capitaux en
contrepartie d’une part du capital de la société créée. Ils acquièrent alors le titre d’actionnaire.
La Sociétés Anonymes (SA) reste la seule forme de société de capitaux.
On distingue aussi les sociétés hybrides, exemple les Sociétés A Responsabilité Limitée
(SARL). Le statut simplifié de ce type de société fait qu’il est souvent utilisé.
Les apports peuvent comme dans toute autre société être en numéraire, en nature ou en
industrie. Pour ce dernier type d’apport, on remarquera que le savoir faire n’est pas en
principe accepté.
Le capital social de la société est variable. Il est initialement représenté par le montant des
apports en capital fait par les coopérateurs à la société coopérative lors de la constitution.
La valeur nominale des parts sociales est fixée dans les statuts ; nous pouvons retenir
d’emblée que l’apporteur est rémunéré par des parts sociales pour une valeur égale à celle des
apports.
Pour sa reconnaissance juridique, toute société coopérative doit être immatriculée au registre
des sociétés coopératives instituées dans chaque Etat. Cette immatriculation confère à la
société une personnalité juridique.
La société coopérative fonctionne sur la base de ses organes et de ses dirigeants sociaux. Le
mode de gestion est entièrement démocratique. En effet, chaque associé a une seule et unique
voix dans les assemblées quelle que soit la hauteur de son investissement dans le capital de
l’entreprise. Tous les associés sont donc « à égalité ». Comme dans les sociétés commerciales,
il est déterminé à la fin de chaque année le résultat financier. L’affectation de ses résultats est
décidée par les associés sur proposition des dirigeants.
I- Définition
Il fait décrire les technologies utilisées au démarrage tout en mentionnant les évolutions
prévues.
B- La situation géographique
C’est le choix du site ; celui-ci est influencé par divers éléments à savoir :
La gestion des ressources humaines a pour objectif ici de mettre à disposition de l’entreprise,
un personnel qualifié et motivé pour les postes et tâches auxquelles il est assigné.
1) Les employés
2) Le personnel de direction
NB : en résumé, faire un organigramme en présentant les postes et les personnes qui les
occupent
Elle intègre toutes les études antérieurement vues et permet de s’assurer que le projet
d’entreprise est rentable avant de s’engager. Au cas où la rentabilité n’est pas dégagée, des
mesures correctives peuvent être apportées au projet afin que des bénéfices soient
envisageables.
Les éléments suivants peuvent être mis en évidence dans l’étude comptable et financière.
I- Le plan de financement
Il se présente dans un tableau qui décrit d’un coté, les ressources de financement qui sont :
- l’apport personnel
- l’emprunt
A- Le budget d’investissement
Frais d’établissement
Frais de constitution
Frais d’étude de projet
Divers frais
Constructions
Bâtiments administratifs
Bâtiments professionnels
Aménagement/installations
Matériel professionnel
Outils de travail
Matériel de transport
Véhicules
Autres engins de transport
Matériel et mobilier de bureau
Matériel du bureau
(ordinateurs, photocopieurs,
fax, etc.)
Mobilier (bureaux, tables et
autres)
Dépôt et cautionnements
Caution de loyer
Electricité/eau/autres
Caution commerciale
Coût total des immobilisations
Achats
Matières premières
Marchandises
Carburant/lubrifiants
Petites fournitures
Fournitures de bureau
Pneumatiques
Frais d’électricité
Frais d’eau
Transports
Transport et déplacements
Charges et Services extérieurs
Entretien et réparation du mat.
Loyers et charges locatives
Honoraires
Publicité
Primes d’assurance
Missions réception
Frais de télécommunication
Frais bancaires
Impôts et taxes
Patente
Taxes diverses
Frais de personnel
Salaires
Charges sociales
Total du besoin en fonds de roulement (BFR)
C- Le plan de financement
Total
- Les produits (ventes encaissées ou non) : il faut se référer aux chiffres d’affaires
prévisionnelles
- Les charges (engagements réglés ou non)
La différence entre produite et charges détermine le résultat qui peut être bénéficiaire ou
déficitaire.
An 1 An 2 An 3
Produits d’exploitation
Chiffre d’affaires (CA) ou ventes
Charges d’exploitation
Achats (matières, fournitures,
marchandises)
Transports (déplacement et autres)
Services extérieurs (loyer, charges
locatives, entretien, maintenance,
téléphone, assurances, honoraires,
publicité)
Impôts et taxes (patente et autres taxes)
Autres charges
Frais de personnel
Frais financiers
Dotation aux amortissements
Résultat = 1 -2
Bénéfice (+) ou Perte (-)
La trésorerie représente l’argent liquide (banque, caisse) dont l’entreprise dispose à une date
donnée. Il est nécessaire de suivre l’évolution de la trésorerie pour permettre à l’entreprise de
disposer à temps de sommes nécessaires pour faire face à ses charges.
Le budget de trésorerie est l’aboutissement de tous les autres budgets. Il permet le contrôle de
l’encaisse de l’entreprise et indique par exemple à un prêteur si l’entreprise aura suffisamment
d’argent disponible pour faire face au remboursement de ses échéances de dette
Encaissements TTC
Ventes/Prestations
o Au comptant
o A 30 jours
o A 60 jours
o A 90 jours
Subvention d’exploitation
Autres produits
Apport en capital
Emprunt LMT
Subvention d’équipement
Total (1)
Décaissements TTC
Solde en fin de mois = Solde début de mois + 1 – 2 = Solde de début de mois suivant
A- Notion de coût
Un coût représente une accumulation de charges nécessaires pour réaliser une opération ou un
groupe d’opérations relatif à un produit ou à un groupe de produits, ces produits pouvant être
des biens ou des services.
En comptabilité générale, les charges sont classées par nature (achat, frais généraux, impôts et
taxes, salaires et charges sociales etc.,) en comptabilité analytique, ces charges sont reclassées
par destination (par produit, par fonction, par activité.)
- Le coût de production
Le coût de production est composé des éléments suivants :
- Le cout de distribution
Il est appelé aussi cout hors production. C’est accumulation des charges supportées lors de la
distribution du produit. On note que le coût de distribution comprend les frais de stockage, les
frais d’emballage, les frais d’expédition, les frais liés au service après vente etc.
- Le coût de revient
Le coût de revient englobe toutes les charges relatives à une marchandise (cas d’entreprise
commerciale) ou un produit (entreprise industrielle)
Les coûts peuvent s’analyser en coût fixes et variables en fonction du niveau d’activité. (CA,
production, quantités)
Appelés encore charges de structure, ces charges ne varient pas immédiatement avec le niveau
d’activité. Ces charges sont incompressibles et sont rattachées à une structure donnée ; on
peut citer par exemple les charges d’amortissement, le loyer, les salaires, les impôts fonciers
etc. Toutefois, le niveau des charges fixes peut changer à cause d’une stratégie nouvelle de
l’entreprise notamment par un investissement supplémentaire en réponse à une forte demande
par exemple.
A l’opposé des charges fixes, les charges variables évoluent strictement en fonction du niveau
d’activité. On peut citer par exemple la consommation de matières premières, les charges de
main d’œuvre directe.
Ils représentent les couts qui sont exclusivement attribuables à une production, un produit ou
une fonction.
Ils représentent les couts qui ne peuvent être directement imputés à une production, un produit
ou une fonction, mais qui contribuent à la réalisation de l’ensemble. Ils doivent faire l’objet de
traitements préalables pour être répartis entre les différents produits. Exemple, les frais liés au
service administratif et financier, au service informatique, etc.
B- Le seuil de rentabilité
Le seuil de rentabilité est le chiffre d’affaires que l’entreprise doit réaliser pour couvrir
l’intégralité de ses charges et pour lequel elle ne dégage ni bénéfice ni perte ; il est encore
appelé chiffre d’affaires critique.
Interprétation :
- Si le CA réalisé est égal au seuil de rentabilité, alors le résultat d’exploitation est nul.
Il n’y a ni perte ni bénéfice
- Si le CA réalisé est inférieur au seuil de rentabilité, alors le résultat d’exploitation est
négatif. Il y a perte
- Si le CA réalisé est supérieur au seuil de rentabilité, alors le résultat d’exploitation est
positif. Il y a bénéfice
CF CA x CF
CAC = ou CAC =
Tx M/CV M/CV
I- Généralités
Le plan d’affaire est un document synthétique qui décrit l’ensemble du projet de création ou
d’extension d’une entreprise. Il aide l’entrepreneur à bien penser son idée, à s’assurer qu’il a
pris en compte toutes les options et anticipé les difficultés éventuelles. Il donne une meilleure
appréhension de l’activité envisagée, renseigne sur les moyens à mettre en œuvre et la
rentabilité du projet. Au-delà du fait qu’il sert à convaincre les prêteurs et investisseurs, il est
un guide d’action et de référence pour juger les décisions de gestion et les résultats futurs de
l’entreprise.
La présentation du plan d’affaire peut varier d’un individu à un autre ou d’une organisation à
une autre.
- Précis et concis : dans la rédaction de son business plan, le promoteur doit éviter le
superflu (le remplissage) et les affirmations gratuites. Il doit donc citer ses sources
d’informations et prévoir en annexe (au besoin) les copies des courriers échangés, les
factures pro forma, les documents de l’étude de marché, ...Le business plan ne devrait
pas dépasser 25 pages, hors annexes ;
- Rédigé dans un français clair et simple qui soit compréhensible et accessible à tous. En
effet, le business plan pourrait être destiné à un banquier ou un potentiel investisseur
qui ne soit pas du même domaine de compétence que le promoteur ;
- Bien présenté : un document présenté de façon soignée est une preuve de
professionnalisme et de considération envers ceux qui auront à le lire ;
- Complet : le business plan doit comporter un certain nombre d’éléments essentiels. Le
promoteur devra donc documenter chaque partie du business plan sans en omettre ;
- Vendeur : le business plan doit refléter l’enthousiasme, la crédibilité de l’entrepreneur
et mettre en exergue les réelles potentialités du projet d’entreprise ;
- Réaliste : éviter l’excès d’optimisme dans les projections, qu’il s’agisse des capitaux
nécessaires, des échéances, des ventes ou des bénéfices.
Le plan d’affaires comporte en première page le résumé du projet dont la rédaction intervient
en dernière position c’est-à-dire une fois que toutes les parties ont été renseignées. La
2- Analyse du marché
L’étude de marché revêt ici une importance particulière. Elle fournit les données nécessaires à
l’analyse du marché.
La politique commerciale est axée sur quatre politiques (les quatre P).
Cette partie est consacrée à la présentation détaillée de l'ensemble des moyens en personnel,
en immeubles, en matériel, etc., nécessaires pour atteindre les objectifs de l’entreprise. (Voir
l’étude technique).
5- Le plan financier
Pour réaliser son projet, l’entrepreneur doit trouver les fonds nécessaires. La collecte des
fonds est une activité essentielle aussi bien lors de la création de l’entreprise que de son
développement.
Lorsque le financement se fait sans recours à l’emprunt, on dit qu’il se fait sur fonds propres.
Ces fonds peuvent être obtenus par la constitution d’une épargne personnelle, par des dons ou
des membres de la famille.
Les fonds propres peuvent aussi être obtenus par l’association ou l’actionnariat. En effet, plus
le capital à pourvoir est important, il devient difficile pour une seule personne de financer le
projet. Le recours à l’association et l’actionnariat devient une source privilégiée pour
l’obtention des fonds et s’affranchir des contraintes bancaires de financement. L’apport
personnel apparait comme incontournable dans la réalisation de tout projet.
Il peut s’avérer que les fonds propres se révèlent insuffisants pour les besoins de financement
de l’entreprise, aussi bien au moment de sa création que de son développement. Pour combler
le besoin de financement, l’on peut faire appel au crédit. La dette peut être contractée auprès
de personnes que l’on connait bien, auprès d’organismes financiers tels que les banques et
auprès des micro finances.
En effet, certains amis, frères et parents peuvent vous prêter de l’argent à des conditions
relativement accessibles.
Le financement par recours au crédit bancaire se fait généralement sous certaines conditions.
Le demandeur doit généralement avoir son compte domicilié dans la banque où il effectue la
demande et doit apporter une certaine garantie pouvant aller jusqu’à 50% du montant
demandé. Il doit en outre avoir une certaine ancienneté dans la banque en tant que client et
faire un apport personnel qui constitue la part du risque assumé.
La micro finance se sont développées ces dernières années en réaction à la faiblesse du revenu
des ménages et aux conditions difficiles d’accès aux financements proposées par les grandes
banques.
Notons toutefois qu’un projet peut être réalisé par financement mixte, c'est-à-dire par
combinaison d’apport personnel et de crédit.
En dehors des deux modes de financement de projet sus cités, il existe des modes alternatifs
de financement :
- Le crédit-bail ou le leasing
- Le crédit-fournisseur
- Le portage
Il peut arriver que l’entrepreneur ne puisse pas participer au financement du projet pour faute
de moyens financiers. Dans ce cas, une personne physique ou morale peut se substituer à lui
en souscrivant une partie du capital en son nom, tout en s’engageant à la lui restituer au bout
d’un certain temps.
- Le partenariat
Encore appelé joint-venture, le partenariat est une forme de coopération entre les
entrepreneurs, notamment des pays développés et ceux des pays en voie de développement. Il
présente plusieurs avantages, notamment l’accès facile aux technologies et aux capitaux
étrangers.
A- Les banques
Elles sont de plus en plus nombreuses en Côte d’Ivoire. Il en existe à ce jour plus d’une
trentaine sur le territoire. Ce sont :
46 32 [Link]@[Link]
Fax. 20 21 88 16 Tel. 20 20 12 34 / Fax. 20 20
14 82
SOCIETE IVOIRIENNE DE Société Générale de Financement AFRIBAIL Côte d'Ivoire
BANQUE et de Participation en Côte 8-10 Avenue Joseph Anoma,
34 Bd de la République, 01 BP d'Ivoire (SOGEFINANCE) 01 BP 1274 - Abidjan 01
1300 - Abidjan 5-7 Avenue Joseph Anoma, 01 Tel. 20 22 07 25 / Fax. 20 20
Email: BP 3904 Abidjan 01 07 26
[Link]@[Link] Tel. 20 22 55 30 / Fax. 20 32 67
Tel. 20 20 00 00 / Fax. 20 21 97 60
41
BIAO INVESTISSEMENT BICI-BAIL Coopérative Ivoirienne
BP 411 Abidjan 04 Tour BICICI, Av. Franchet d'Épargne et de Crédit
tél: (225) 20 21 84 52 d'Espérey 01 BP 6495 - Abidjan Automobile (CIVECA)
fax: (225) 20 21 85 99 01 (filiale de BNP-PARIBAS, Angle Bd Roume et Avenue
financement sous forme de Docteur Croset , 04 BP 2084 -
leasing domestique de biens Abidjan 04
mobiliers) Tel. 20 22 77 13 / Fax. 20 22
Tel. 20 22 24 31 77 35
Fax. 20 21 21 90 / Fax. 20 20 17
00
Société Africaine de Crédit Bail Société Générale de Financement OMNIFINANCE SA
(SAFBAIL) par le Crédit Bail 11 Av. Joseph Anoma, Imm.
1 rue de Carrossiers, 04 BP 27 - 26 Av. Delafosse, 01 BP 1355 SMGL, 10è étage, 01 BP 6928
Abidjan 04 Abidjan 01 Abidjan 01
Email: safbail@[Link] Tel. 20 32 85 15 / Fax. 20 33 14 Email:
Tel. 21 24 91 77 / Fax. 21 35 77 93 omnifin@[Link]
90 Tel. 20 32 14 70 / Fax. 20 32
14 71
Banque Régionale de Solidarité Versus Bank Banque pour le Financement de
(BRS) l’Agriculture (BFA)
La Banque Sahelo-Saharienne United Bank of Africa (UBA) Acces Bank, DIAMOND Bank
pour le Commerce et
l’Investissement (BSIC)
Le Fonds National de Solidarité pour la Promotion d’Emplois Jeunes est un organisme public
de promotion des PME/PMI. Crée dans le cadre de la politique de lutte contre le chômage, le
FNS a pour but de favoriser l’accès des jeunes entrepreneurs et entreprises aux crédits.
A côté du FNS, le FIDEN est un instrument public de financement des projets de création
d’entreprises.
- La Banque Mondiale
L’AFD à travers la Caisse Française pour le Développement octroi des prêts directs aux
PME/PMI.
- CAURIS INVESTMENT
- SAFCA
Pour conférer une existence légale à son entreprise, le promoteur doit accomplir un certain
nombre de formalités administratives. Ces formalités varient selon la forme juridique choisie.
Le tableau synoptique ci-dessous décrit les formalités constitutives et les pièces à fournir pour
chacune des principales formes juridiques d’entreprise.
STATUTS ET DNSV Récépissé de dépôt de fonds délivré par la banque ; A titre A titre
(déclaration notariée de indicatif indicatif
souscription et de Liste des souscripteurs avec les noms, et prénoms, domicile pour les
versement) personnes physiques ;
Autorité compétente : Dénomination sociale, forme juridique et siège pour les personnes morales ;
Non exigé
NOTAIRE Le montant des versées par chacun. Les bulletins de souscription en double
exemplaires
ENREGISTREMENT DES Six (6) exemplaires originaux des statuts signés et paraphés à déposer au 500 F 500 F
CEPICI. CFA/page CFA/page
STATUTS ET DE LA
DNSV Pour les S.A., outre les statuts, 6 exemplaires du procès-verbal de l'assemblée
Non exigé
Administration destinataire : constitutive et du procès-verbal du conseil d'administration (s'il y a lieu) à 10 000 F 10 000 F
déposer au CFA CFA
Direction de
l'enregistrement et du CEPICI.
timbre, cité administrative,
tour"E" 3ème étage, porte L'enregistrement de la Déclaration Notariée de Souscription et de Versement 2 000 F CFA 4 000 F CFA
47, est
(2) procès (02) procès-verbaux du Conseil d'Administration 5 000 F CFA 5 000 F CFA
IMMATRICULATION AU Cinq (5) formulaires d'inscription au registre, disponibles au Guichet 25 000 F 50 000 F 50 000 F
REGISTRE DU Unique, à la CFA CFA CFA
COMMERCE ET DU
CREDIT MOBILIER Chambre de Commerce et d'Industrie de Côte d'Ivoire ;
au greffe du Tribunal du Une demande (voir article 27 acte uniforme relatif au DCGL) ;
siège de la société 2 copies certifiées conformes des statuts (SARL et SA);
2 100 F
CFA
DECLARATION FISCALE Formulaire de déclaration fiscale d'existence à retirer à la Direction des Rôles 1 000 F 5 000 F CFA 5 000 F CFA
D'EXISTENCE auprès de la ou au CFA
DGI, le centre des impôts
compétents centre des impôts du lieu du siège de l'entreprise ou du principal
établissement, le
Achat du formulaire de
déclaration Fiscale cas échéant, à la Direction des Grandes Entreprises.
d'Existence (numéro de compte contribuable, régime d’imposition)
Patente à acquitter (basé sur
le Chiffre d'affaires)
départementale ;
gérant de la société ;
DECLARATION DU 1 formulaire d'immatriculation pour chacun des salariés ; Gratuite Gratuite Gratuite
PERSONNEL auprès de
toutes les agences de la 1 photo d'identité ;
CNPS 1 copie d'extrait d'état civil ou d'identité.
ENTREE ET SORTIE DE Formulaires dûment remplis à retirer dans les banques de la place ou au FINEX Gratuite Gratuite Gratuite
CAPITAUX FINEX
(Finances extérieures)
*Les droits d’enregistrement : jusqu'à 3 millions: forfait de 18 000 F frs. Plus de 5 milliards: 0,2% du montant du capital
**Cette formalité concerne uniquement les entreprises dont les activités se déroulent à l'importation et/ou à l'exportation.
Dans le système fiscal ivoirien, il existe quatre (4) régimes d’imposition classés en deux
catégories : les régimes forfaitaires (la taxe forfaitaire des petits commerçants et artisans et le
régime de l’impôt synthétique) et les régimes réels (le régime réel simplifié d’imposition et le
régime réel normal d’imposition).
Sont soumises à la taxe forfaitaire des petits commerçants et artisans, les personnes qui
réalisent un chiffre d’affaires toutes taxes comprises inférieur à 5 millions de francs et les
personnes réalisant certaines activités (colporteur, cordonnier, vulcanisateur…).
La taxe forfaitaire est libératoire de la contribution des patentes et des licences, des taxes
communales et des centimes additionnels correspondant, de l’impôt sur les traitements et
salaires et de la contribution à la charge des employeurs. Elle est perçue au profit des
municipalités sur le territoire des communes et au profit des départements en dehors de celles-
ci.
Les personnes physiques dont le commerce principal est de vendre des marchandises,
objets, fournitures et denrées à emporter ou à consommer sur place ou de fournir le
logement, les exploitants agricoles, planteurs et éleveurs, lorsque leur chiffre d’affaires
annuel, toutes taxes incluses, n’excède pas 50 millions de francs ;
Remarque :
Les personnes morales ne peuvent être soumises à l’impôt synthétique. L’impôt synthétique
se substitue, pour les assujettis, à la patente, à l’impôt sur les bénéfices industriels et
commerciaux et à la taxe sur la valeur ajoutée.
Les entreprises dont le commerce principal est de vendre des marchandises, objets,
fournitures et denrées à emporter ou à consommer sur place ou de fournir le logement,
les exploitants agricoles, planteurs et éleveurs, lorsque leur chiffre d’affaires annuel,
toutes taxes incluses est compris entre 50 millions et 150 millions de francs ;
Les entreprises exerçant d’autres activités lorsque leur chiffre d’affaires annuel, toutes
taxes incluses, est compris entre 25 millions et 75 millions de francs.
Les marchands de biens et les lotisseurs, quel que soit le montant de leur chiffre
d’affaires annuel;
Les entreprises réalisant des prestations de services lorsque leur chiffre d’affaires
annuel, toutes taxes incluses, excède 75 millions de francs.