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STS 4241 Techniques de Contrôle Aux Champs Mai 2025

Le document présente le cours STS 424 sur le contrôle et la certification des semences et plants à l'Université Cheikh Anta Diop, détaillant le programme, la législation semencière nationale et les règlements CEDEAO-UEMOA-CILSS. Il décrit les lois, décrets et règlements techniques régissant la production, le contrôle et la certification des semences au Sénégal. Le contrôle des semences est essentiel pour garantir leur qualité et conformité aux normes établies.

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STS 4241 Techniques de Contrôle Aux Champs Mai 2025

Le document présente le cours STS 424 sur le contrôle et la certification des semences et plants à l'Université Cheikh Anta Diop, détaillant le programme, la législation semencière nationale et les règlements CEDEAO-UEMOA-CILSS. Il décrit les lois, décrets et règlements techniques régissant la production, le contrôle et la certification des semences au Sénégal. Le contrôle des semences est essentiel pour garantir leur qualité et conformité aux normes établies.

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République du Sénégal

Ministère de l’Enseignement Supérieur


De la Recherche et de l’Innovation
Université Cheikh Anta Diop

STS 424 "CONTRÔLE ET CERTIFICATION


DES SEMENCES ET PLANTS"

STS 4241 "TECHNIQUES DE CONTRÔLE AU CHAMP"

Prof.: Mamadou SAGNE


EMPLOI DU TEMPS

CM : 18H
TD : 18H
TP : 24H à caler:

Horaires Lundi 28/04 Mardi 01/07 Mercredi 02/07 Jeudi 03/07 Vendredi 04/07
Législation Généralités sur le Contrôle des semences Contrôle des semences Contrôle des semences de
09H-13H semencière nationale contrôle des semences de céréales et de sésame de légumineuses et de tubercules et de légumes.
et CEDEAO cotonnier Le contrôle à posteriori
SOMMAIRE
-------
Chapitre 1 : La législation semencière nationale

Chapitre 2 : Le Règlement semencier harmonisé CEDEAO-UEMOA-CILSS

Chapitre 3 : Généralités sur le contrôle des cultures

Chapitre 4 : Le contrôle des cultures de semences de céréales et de sésame

Chapitre 5 : Le contrôle des cultures de semences de légumineuses et de cotonnier

Chapitre 6 : Le contrôle des cultures de semences de tubercules

Chapitre 7 : Le contrôle des cultures de semences de légumes

Chapitre 8 : Le contrôle à posteriori


CHAPITRE 1: LA LEGISLATION SEMENCIERE NATIONALE
La législation semencière du Sénégal a comme éléments constitutifs :

La loi N°94-81 du 23 décembre 1994, relative à l’inscription des variétés, à


la production, à la certification et au commerce des semences ou plants;
Le décret n° 97-602 du 17 juin 1997, instituant un catalogue des espèces et
variétés de plantes cultivées au Sénégal;
Le décret n° 97-603 du 17 juin 1997, portant création du Comité National
Consultatif des Semences et Plants (CNCSP);
Le décret n° 97-616 du 17 juin 1997, portant réglementation de la
production, de la certification et du commerce des semences et des plants;
Et enfin divers Règlements Techniques Particuliers (RTP) de la
Production, du contrôle et de la certification des semences, mis au point pour
arachide, mil & sorgho, riz, maïs, niébé, cotonnier, sésame, fonio et
pomme de terre ainsi que semences légumières.
I] DISPOSITIF LEGISLATIF

Loi 94-81 du 23 décembre 1994


Elle constitue le socle de la législation semencière.
Comme toute loi, elle définit dans ses grandes lignes les axes et orientations voulus
par le législateur, résumés autour des points suivants :
 Les conditions d’inscription,
 Les conditions de productions,
 Les conditions de certification et de commerce de semences ou plants,
 Et les sanctions encourues pour les contrevenants.

Cette loi a fait l’objet de trois (3) décrets d’application : les décrets 97-602, 97-603
et 97-616 datant tous du 17 juin 1997.
Décret 97-602 du 17 juin 1997

Il institue le catalogue des espèces et variétés de plantes cultivées au Sénégal,


et par conséquent la liste des semences ou plants pouvant également être
commercialisés au Sénégal, conformément aux cartes variétales.
Il décrit aussi les conditions d’expérimentation et d’inscription d’une nouvelle
variété.

NB: A ce jour, une seule version du catalogue datant de 2012 a été éditée.
Décret 97-603 du 17 juin 1997

Il crée le Comité National Consultatif des Semences ou Plants (CNCSP),


dont le secrétariat est assuré par la DISEM.
Le rôle du CNCSP est d’émettre des avis et recommandations sur
l’ensemble des questions relatives aux semences ou plants : catalogue,
RTP, agréments, importations et/ou exportations ,
commercialisation des semences ou plants, etc.
La liste de ses membres est dynamique, puisqu’elle prévoit d’intégrer
toute structure ou cadre interprofessionnel s’activant dans le secteur
des semences, même si sa création est postérieure au décret (ex:
ANCAR).
Décret 97-616 du 17 juin 1997

Il règlemente la production, la certification et le commerce des semences et


des plants. Il décrit notamment :
Les conditions et l’organisation de la production;
Le contrôle et la certification des cultures et des lots;
Les conditions d’exercice du commerce des semences et des plants

Ce décret constitue la principale base des règlements techniques particuliers


(RTP), organisant la production, le contrôle et la certification de toutes les
semences certifiées au Sénégal.
II] DISPOSITIF REGLEMENTAIRE ET TECHNIQUE

Le cadre législatif décrit ci-dessus est harmonieusement complété par


un dispositif règlementaire et technique. En effet, pour rendre
applicable les conditions d’organisation et d’exercice de la production
des semences, il a été instauré pour les principales spéculations du
pays, un Règlement Technique particulier : RTP.
Ainsi, un RTP existe pour l’arachide, le mil & sorgho, le riz, le maïs,
le niébé, le cotonnier, le sésame, le fonio, le blé, la pomme de terre
et les semences légumières.
Dispositif Règlementaire et technique (suite)

Pour chaque spéculation, ces RTP précisent:


Les conditions de cultures (agrément, superficie, règles de cultures, etc.);
 l’organisation et le contrôle de la production (normes aux champs);
La collecte, le conditionnement et la certification des semences et plants
(normes au laboratoire);
Le commerce des semences et plants

RTP blé.docx
CHAPITRE 2 : REGLEMENTATION SEMENCIERE CEDEAO-UEMOA-CILSS
I. INTRODUCTION

Pour les États membres de la CEDEAO, le règlement semencier est


intitulé :

"Règlement C/REG.4/05/2008 portant harmonisation des règles régissant


le contrôle de qualité, la certification et la commercialisation des
semences végétales et plants dans l’espace CEDEAO".

Il a été adopté par le conseil des Ministres réunis en sa 60ème session


ordinaire en mai 2008 à Abuja au Nigéria.
Introduction (suite)

Pour les États membres de l’UEMOA, il s’agit du :

"Règlement N°03/2009/CM/UEMOA portant harmonisation des règles


régissant le contrôle de qualité, la certification et la commercialisation des
semences végétales et plants dans l’UEMOA".

Il a été adopté à Abidjan, le 27 mars 2009 par le Conseil des Ministres.

Pour le CILSS, la Convention cadre sur les semences végétales et le cadre


régional de concertation pour sa mise en œuvre l’a adopté en mars 2006.
II. DISPOSITIONS GENERALES

OBJET ET CHAMP D’APPLICATION


Objet

 Harmoniser les règles régissant le contrôle de qualité, la production et la


certification et la commercialisation des semences végétales et plants agricoles
dans les Etats membres
 Garantir la bonne qualité des semences produites à partir des variétés inscrites
au COAfEV (CREVAOS : Catalogue Régionale des Espèces Végétales en
Afrique de l’Ouest et Sahel).
Dispositions générales (suite)

Objectifs spécifiques

 Faciliter la production locale de semences de qualité


 Faciliter le commerce de semences
 Accroître le choix de semences disponibles et faciliter l’accès des
agriculteurs aux semences de qualité
 Créer un environnement favorable à l’investissement privé
 Promouvoir le partenariat entre secteurs public et privé
Dispositions générales (suite)

Champ d’application

 Dispositif règlementaire applicable à :


 l’ensemble des activités relatives aux semences :
production, contrôle de qualité, certification et
commercialisation
 l’ensemble des espèces (20 pour le moment)

 Non applicable aux grains et semences de ferme


Dispositions générales (suite)

PRINCIPES DE BASE

 Harmonisation: rapprochement des législations nationales des Etats membres


 Libre circulation des semences
 Reconnaissance mutuelle et d’équivalence
 Reconnaissance des normes internationales
 Participation et information
Dispositions générales (suite)

Instruments et organes de gestion des semences


Deux outils : CoAfEV (CREVAOS) et COASem (CRSPAOS)

- Catalogue Ouest Africain des Espèces et Variétés Végétales (CoAfEV) : il est


constitué de l’ensemble des variétés homologuées contenues dans les catalogues
nationaux des EM.
Dénomination harmonisée : CREVAOS

Procédures pour l’inscription


des variétés au catalogue
Dispositions générales (suite)

- Comité Ouest Africain des Semences (COASem), a pour rôle de :

a. Veiller au respect et à l’application des règles et normes de production, de


contrôle de la qualité, de certification et de commercialisation des
semences;
b. Émettre des avis et conseils sur toutes les questions relatives aux semences,
etc.
Dénomination harmonisée : CRSPAOS.

NB: Le COASem peut faire des inspections dans les EM pour confirmer la véracité
des informations qu’ils lui fournissent.
Chaque État membre doit mettre en place un Fonds d’appui au secteur semencier.
Dispositions générales (suite)

Règlements techniques annexes (RTA)


 Normes et procédures pour la production, le contrôle et la certification de 20
espèces, dont 9 en cours d’élaboration :
 Céréales (5) : riz, mil, maïs, sorgho, blé ;
 Légumineuses alimentaires (5) : arachide, niébé, tournesol, soja, sésame ;
 Plantes à racine et tubercules (4) : pomme de terre, manioc, igname, patate douce ;
 Fruits et légumes (5) : tomate, oignon, aubergine africaine, piment, gombo;
 Plantes textiles (1) : coton
Dispositions générales (suite)

Documents administratifs

 Trois (3) manuels de procédures :


 Inscription des variétés au catalogue
 Contrôle, certification et accréditation
 Import - export
 Protocoles pour la conduite des tests DHS et VAT
III. CONTROLE
Contrôle (suite)

Objet du contrôle

 S’assurer que les semences :


 présentent un minimum de pureté variétale ou génétique
 possèdent un bon état physiologique et sanitaire et
 répondent à des normes technologiques
Contrôle (suite)

Domaine du contrôle

 Tous lieux et tous stades de la production, du champ au magasin du


distributeur
Contrôle (suite)

Responsable du contrôle

 Service Officiel de Contrôle et de certification (SOC) ou tout autre


organisme privé agréé
Contrôle (suite)

Admission au contrôle
 Conditions d’agrément (attribution de la carte professionnelle),
valable pour 3 ans :
 respecter les règlements techniques
 disposer de terres suffisantes
 disposer d’un personnel technique suffisant et qualifié
 disposer d’installations et de matériels appropriés
 paiement d’une taxe unique dont le montant les modalités d’acquittement et
les conditions d’affectation sont fixés par l’Etat concerné.
Contrôle (suite)

Organisation de la production

 Seules peuvent être multipliées des variétés inscrites au catalogue


 Les variétés multipliées doivent être maintenues conformes à leur identité
 Les acteurs: Producteurs de semences, Techniciens semences, Agriculteur-
multiplicateur
 Contrat entre ces acteurs
 Déclaration de culture dans un délai raisonnable avant la mise en place des
cultures
 Respect des catégories de semences autorisées (cf. ci-après)
Matériel initial basé sur Matériel
une méthode précise de parental Obtenteur
sélection conservatrice (G0)

Se situant entre le matériel Obtenteur ou


Semences pré
parental et la base mandataire
base (G1-G3)

Issues de semences de pré-base,


destinées à la production de Semences de Mainteneur
semences certifiées base (G4)

Issues de la 1ère multiplication Semences certifiées R1 ou Producteurs de


de semences de base certifiées de variétés semences
hybrides

Issues de la 2è
Semences Producteurs de
multiplication de
certifiées R2 semences
semences de base

Semences En cas de difficulté


certifiées R3 d’approvisionnement
Contrôle (suite)

Conditions de production

 Respect des zones de production recommandées par l’obtenteur


 Accessibilité du champ pour les inspections
 Utilisation de semences mères certifiées
 Respect des normes de productions pour chaque espèce et catégorie de semences
selon les RTA, (normes d’isolement, précédent cultural, pureté variétale,
superficie minimale…).
Contrôle (suite)

Périodes du contrôle

 Contrôle des semences à tous les stades de la filière : conservation,


conditionnement, emmagasinage, transport, commercialisation et utilisation.

NB: La déclaration de culture doit parvenir au SOC dans un délai raisonnable


avant la mise en place de la culture!
Contrôle (suite)

Contrôle au champ

 Par des inspecteurs ou agents assermentés du SOC


 Jusqu’à quatre (4) inspections sont prévues : préliminaire, préfloraison, floraison,
pré récolte
 Rapport d’inspection après chaque visite en présence de l’agriculteur-
multiplicateur
 Classement des cultures pouvant conduire à un refus en culture

NB: tout producteur semences ne disposant pas des compétences techniques requises
a l’obligation de recourir au service d’un technicien-semences, agréé par le SOC. Ce
technicien assiste à chacune des visites de l’inspecteur.
Contrôle (suite)

 Paramètres contrôlés au champ :


 Origine de la semence mère
 Choix du champ (précédent cultural, isolement)
 Pureté variétale
 Pureté spécifique
 Adventices
 État sanitaire
 Etc.

 Points non satisfaits : rejet


Contrôle (suite)

CONTRÔLE DES LOTS


Contrôle (suite)

Tout lot de semences doit être identifiable par :


 un numéro et/ou des lettres
 un document provisoire pour les lots natures
Ex : 23KL20101 (certification nationale)
22DK1F034A (certification OCDE)

Un même lot de semences certifiées peut être constitué de plusieurs parcelles de la


même variété issue de la même semence mère; toutefois cette règle n’est pas valable
pour les semences de base ou prébase.

Pour chaque espèce et catégorie des semences, la taille maximum des lots et le poids
des échantillons à analyser sont fixés dans les RTA et en conformité avec les règles
ISTA.
Contrôle (suite)

Taille des lots

Espèce Base (T) Certifiées (T)


Arachide 30 30
Niébé 30 30
Mil 10 10
Sorgho 30 30
Maïs 40 40
Riz 30 30
Tomate 10 10
Pomme de terre 10 10
Oignon 10 10
Contrôle (suite)

Contrôle au laboratoire

 Concerne tout lot de semences présenté à la certification


 Le laboratoire est désigné par le SOC
 5 points principaux contrôlés :
 Pureté spécifique
 "Pureté variétale"
 Teneur en eau
 Faculté germinative
 Etat sanitaire
Contrôle (suite)

Contrôle à posteriori
 Le post-contrôle ou contrôle à posteriori: outil d’auto-évaluation
et de surveillance
IV. CERTIFICATION
Certification (suite)

 Toutes semences produites pour des fins commerciales


 Uniquement pour les variétés inscrites au catalogue et pour les productions
des parcelles acceptées au champ
 Redevance de certification perçue pour le contrôle au champ et au
laboratoire par le SOC ou tout autre organisme de contrôle agréé; montant,
modalités d’acquittement et conditions d’affectation de la redevance sont
fixés par chaque État membre.
Certification (suite)

Etiquetage

 Etiquettes sur tout emballage contenant des semences certifiées


 Etiquettes placées sur et dans le sac (si informations non imprimées sur
l’emballage) attestant de son inviolabilité
 Format des étiquettes standardisé
 Impression, distribution et apposition des étiquettes sous responsabilité du
SOC
 Attestation de certification fournie par lot
Certification (suite)

Couleur des étiquettes de certification


 Pré-base : blanc barré violet
 Base : blanc
 R1 et hybrides : bleu
 R2: rouge

NB: Obligatoirement, toute étiquette de certification porte au recto l’ensemble


des éléments d’information nécessaire à la traçabilité du lot de semences :
année, espèces, variétés, producteur, N° du lot, poids du lot, résultats des
analyses laboratoire, etc.
L’authenticité de l’étiquette est assurée par le cachet du SOC.
Certification (suite)

Etiquettes: ex du Sénégal

BASE
PREBASE

CERTIFIE-R1 CERTIFIE-R2
Certification (suite)

Dérogations

 Possibilité de délivrance d’étiquettes de certification à titre exceptionnel pour


des semences non conformes: pré-base et base, cas d’urgence
V. COMMERCIALISATION
Commercialisation (suite)

 Uniquement pour les variétés inscrites au catalogue communautaire


 Nécessité d’avoir un agrément pour exercer l’activité de
commercialisation de semences par les producteurs-distributeurs et les
distributeurs
 Agrément valable pour 3 ans
 Nécessité de tenir une comptabilité matière détaillée des entrées et sorties
de stocks de semences dans un registre pouvant être consulté à tout
moment par le SOC.
Commercialisation (suite)

Importation-exportation

 Déclaration préalable auprès du SOC de tout lot de semences conventionnelles


y compris les lots en transit
 Exportation et importation accompagnée d’un certificat phytosanitaire
 Liste des nuisibles de quarantaine et non quarantaine relatives aux commerces
inter et intra-communautaires et modalités du contrôle phytosanitaire des
semences sont définies dans manuel de procédures pour l’import –export
VI. SANCTIONS
Sanctions (suite)

Les infractions ou violations suivantes sont passibles de sanctions :

 Production sans carte professionnelle


 Commercialisation sans agrément
 Déclaration mensongère sur étiquettes
 Distribution de semences traitées pour l’alimentation
 Non tenue du registre de comptabilité matière
 Importation ou exportation de semences conventionnelles sans
déclaration préalable
 Entrave à l’exercice des fonctions des inspecteurs
 Refus de se conformer aux conditions d’admission au contrôle
 Fraude ou tentative de fraude…
Sanctions (suite)

 Liste des agents habilités à effectuer les vérifications de conformité à


dresser par chaque État membre (agents dotés de pouvoir d’enquête
et d’investigation);
 Nature et montant de la sanction à déterminer par chaque État.
VII. GARANTIES RECONNUES
Garanties reconnues (suite)

 Garantie lors des contrôles et inspections de conformité: confidentialité,


prélèvement conforme, droit à l’expertise contradictoire et au recours,
droit d’être présent ou représenté lors des contrôles; notification,
motivation et justification de toutes décisions prises à l’encontre des
personnes physiques et morales assujetties au contrôle.
[Link] DIVERSES ET FINALES
Dispositions diverses et finales (suite)

 C’est le CRSPAOS (ex-COASem) qui est chargé de la mise en œuvre


du règlement communautaire;
 Le CRSPAOS peut s’ouvrir à d’autres institutions du secteur semencier
par le biais de la signature de conventions spécifiques
 Chaque État membre doit publier le règlement dans son Journal officiel
pour signer son entrée en vigueur

NB: publication faite au Sénégal dans le JO N°6771 du 25 janvier 2014.


[Link]
Lentement mais surement, le règlement semencier harmonisé est mis en œuvre
dans l’espace CEDEAO-UEMOA-CILSS.
Entre 2014 et 2017, après plusieurs concertations des OIG ci-dessus au siège de
l’UEMOA, portant sur les instruments et organes de gestion des semences, il a
été convenu entre autres :
De mettre en place un seul et unique Comité Régional des Semences,
dénommé Comité Régional des Semences et Plants de l’Afrique de l’Ouest et
du Sahel (CRSPAOS);
D’instituer un seul et unique Catalogue Régional des variétés végétales,
dénommé Catalogue Régional des Espèces et Variétés Végétales de l’Afrique
de l’Ouest et du Sahel (CREVAOS).

Ces accords ont été signés entre juin et août 2018.


CHAPITRE 3 : GENERALITES SUR LE CONTRÔLE DES CULTURES
I] CONDITIONS GENERALES DU CONTROLE
1.1] Objet du contrôle

 Pour rappel, le contrôle des semences vise à s’assurer que les semences :
 présentent un minimum de pureté variétale ou génétique;
 possèdent un bon état physiologique et sanitaire et
 répondent à des normes technologiques.
1.2] Domaines du contrôle

 Tous lieux et tous stades de la production, du champ au magasin du


distributeur.
Le contrôle est continu, il s’exerce en tous lieux et en tous temps!
1.3] Conditions d’admission au contrôle

Pour être admis au contrôle ou disposer d’un agrément, il faut :


 S’engager à respecter les règlements techniques,
 Disposer de terres suffisantes,
 Disposer d’un personnel technique suffisant et qualifié,
 Disposer d’installations et de matériels appropriés,
 Payer la redevance au contrôle et à la certification le cas échéant,
 Déposer son dossier 2 mois avant les cultures.
NB: La demande d’admission au contrôle ou agrément est effectuée sur un
formulaire et doit être matérialisée par la délivrance d’une carte professionnelle,
valable 3 ans.
1.4] Organisation de la production

 Seules peuvent être multipliées des variétés inscrites au catalogue


national ou au catalogue régional ;
 Variétés maintenues conformes à leur identité ;
 Les acteurs: Producteurs de semences, Techniciens semences, Agriculteur-
multiplicateur
 Contrat entre ces acteurs
Organisation de la production (suite)

Déclaration de culture

A remplir et déposer au moins1 mois avant la mise en place des cultures


Catégories de semences : voir schéma
II] BUT DU CONTRÔLE DES CULTURES
But du contrôle des cultures (suite)

Obtenir une évaluation aussi précise que possible des caractéristiques du


champ semencier et par là même de la valeur de la semence produite par ce
champ ;
 Vérifier si les conditions de réalisation à respecter en matière de production
de semences ont été appliquées.

NB: Le contrôle au champ concerne toutes les catégories de semences


produites au Sénégal, c’est-à-dire les prébases, les bases et les certifiées (R1
et R2).
III] CRITERES DE CONTROLE
Critères du contrôle (suite)

Ils portent entre autres sur :


→ L’isolement
→ Le précédent cultural
→ La pureté spécifique
→ La pureté variétale
→ Les aspects sanitaires
→ Etc.
Critères de contrôle (suite)

3.1] Isolement des champs semenciers

Les champs semenciers doivent être séparés des autres cultures de la même
espèce par un espace suffisant pour éviter toute pollution sexuée pendant la
floraison et tout mélange accidentel au moment de la récolte
Critères de contrôle (suite)

3.2] Précédent cultural

Il est important de connaitre et de contrôler si possible la nature de la culture portée


par le terrain durant la saison ou le cycle précédent.
Les précédents souvent rencontrés sont:

− Culture sur un sol nouvellement défriché,


− Précédent cultural d’une autre espèce cultivée,
− Précédent cultural de la même espèce mais d’une autre variété
− Précédent cultural de la même espèce et la même variété
Critères de contrôle (suite)

3.3] Pureté spécifique

Elle se préserve par :


→ l’élimination des plantes appartenant à d’autres espèces, cultivées ou non
cultivées;
→ Plantes cultivées dont les graines sont difficiles à séparer de celles de la variété
multipliée;
→ Mauvaises herbes, en général

NB: Il est recommandé de faire enlever ces plantes et dans le cadre d’une production
de semences de proscrire toutes formes de cultures associées.
Critères de contrôle (suite)

3.4] Pureté variétale

On considère comme impuretés variétales :

 les plantes d’autres variétés de l’espèce


 Les hybrides naturels
 Les mutants
Ils sont tous appelés hors types!

Pour le contrôle au champ, seuls les caractères nettement apparents sur la plante
en cours de végétation sont concernées.
Critères de contrôle (suite)

3.5] Aspects sanitaires

Les maladies sont causées par les champignons, les bactéries, les virus, les
nématodes.
L’importance de la surveillance des maladies s’explique par le fait que
certaine d’entre elles peuvent être transmises par la graine.
IV] NOMBRE DE CONTROLES REQUIS
Nombre de contrôles requis (suite)

Etant donné que tous les facteurs ne sont pas visibles ou ne se manifestent
pas ensemble à un même stade de développement de la culture, il est
indispensable que plusieurs visites soient effectuées pour chaque champ
semencier (2 à 3 voire 4) .
Nombre de contrôles requis (suite)

Après le pré-contrôle (vérification des conditions d’installation de la parcelle de


multiplication), un minimum de trois (3) visites est recommandé :
 Un contrôle avant la floraison : pour vérifier l’isolement, les lignes des
bordures, la présence des hors types, des géniteurs mâles indésirables, des
variétés d’autres espèces cultivées, mauvaises herbes, adventices diverses, des
plants ou épis malades, etc.
 Un contrôle pendant la floraison : La plupart des éléments contrôlés lors du
premier contrôle seront à nouveau vérifiés. En plus, une série de comptage sera
effectuée pour voir les proportions des plants indésirables susceptibles de
remettre en cause une partie ou l’ensemble de la production dans la parcelle ;
 Un contrôle après la floraison et avant la récolte : Il sera procédé à la
vérification des éléments du deuxième contrôle et de nouvelles séries de
comptages.
Nombre de contrôles requis (suite)

Lors du dernier contrôle, si la production est conforme, l’inspecteur


précisera enfin au producteur quand et comment récolter ainsi que les
techniques post-récoltes.
IV] PRINCIPES GENERAUX DU CONTROLE
Principes généraux du contrôle (suite)

Contrôle au champ

Phase Phase Phase Phase


préliminaire préfloraison floraison pré-récolte

- Précédent cultural
- Isolement - Pureté variétale
- Dates de semis - Etat phytosanitaire
-Superficies - Entretien de la culture
-Ecartement - Etc.
-Densité à la levée
-Etc.
Principes généraux du contrôle (suite)

La conduite des contrôles est fonction :

 de l’espèce multipliée;
 de la nature de la multiplication :
 lignée pure,
 variété en pollinisation libre (OPV),
 hybride
 du stade végétatif de la culture.
Principes généraux du contrôle (suite)

Pour bien mener les contrôles au champ, il est nécessaire que le contrôleur ait en
possession les documents et équipements ci-après :
 RTP de la culture en place ;
 Carnets de fiches de contrôle des cultures ;
 Cadre en bois rectangulaire de 2 m2ou 1 ruban mètre ;
 Fiches descriptives des variétés en culture ;
 Manuel de description des mauvaises herbes ;
 GPS ou tout autre matériel topographique (boussole, équerre optique) ;
 Machine à calculer;
 1 rouleau de corde
 2 jalons
 Etc.
Principes généraux du contrôle (suite)

Les principes suivants, les plus importants, sont toutefois communs à tous les types de
multiplications et à tous les stades de la végétation :

1. Le nombre minimal de contrôles réglementaires doit être obligatoirement


réalisé aux stades prescrits;
2. L'inspecteur doit s'être assuré qu'il est accompagné par le cultivateur exploitant
le champ à contrôler ou par son représentant;
3. Les contrôles de multiplications d'espèces allogames, au début de la floraison
ou pendant cette dernière, devront être faits à l'improviste;
Principes généraux du contrôle (suite)

4. Le multiplicateur devra prendre connaissance de tous les facteurs nuisibles à la


production, présents dans son champ, que l'inspecteur relèvera et enregistrera;
5. Si la direction des lignes de semis le permet, l'inspecteur circulera dans le
champ de manière à avoir le soleil sur le côté ou dans son dos; il procèdera aux
contrôles de préférence dans l'après-midi, après l'évaporation de la rosée;
6. Pendant les contrôles, les règles de l'échantillonnage au hasard seront toujours
appliquées;
Principes généraux du contrôle (suite)

7. A la suite d'un choix au hasard, un comptage peut débuter par toute plante de
n’importe quelle ligne partant d’un quelconque côté du champ et être dirigé
dans l'une ou l'autre direction de cette ligne. Il ne faut pas essayer de vouloir à
tout prix inclure ou éviter d'inclure, dans les comptages, une anomalie repérée
sur un point du champ;
8. Lorsque plusieurs contrôles doivent être faits sur la même multiplication, les
commencer chaque fois à partir d'un point différent du champ;
9. Chaque contrôle doit concerner tous les facteurs nuisibles qui sont décelables;
Principes généraux du contrôle (suite)

10. Pour tous les contrôles, seul le nombre exactement prescrit de comptages sera
exécuté;
11. Même s’il apparaît nettement, au cours d'un contrôle que la culture inspectée ne
satisfera pas aux normes exigées les comptages prévus pour ce contrôle devront
être exécutés normalement ainsi que les relevés et observations;
12. Pour une culture susceptible d'être en partie éliminée, à cause d'un mauvais
isolement, les contrôles ultérieurs devront être exécutés, suivant les
prescriptions, aussi bien sur la partie mal isolée que sur celle qui l’est
correctement;
Principes généraux du contrôle (suite)

13. Les déplacements de plante en plante et de ligne en ligne doivent être exécutés
de telle sorte que la même plante ou le même épi ou la même panicule ne soient
pas décomptés deux fois;
14. L'inspecteur ne tiendra pas compte des espaces vides, qui seront éliminés du
parcours des distances prescrites pour l'exécution de comptages;
15. Lors des contrôles, il pourra être détecté des portions de champ ou des lignes,
normalement exclues des comptages, où la densité des plantes polluantes est
plus forte; il faudra alors faire des observations et des comptages indépendants
pour ces parties qui seront précisément localisées sur le plan du champ;
Principes généraux du contrôle (suite)

16. Toute plante, toute panicule, tout épi arrachés, ne devront pas être abandonnés
dans le champ s'ils risquent de propager une infestation. Ils devront être
ramassés, rassemblés, transportés loin du champ et détruits;
17. Si un premier contrôle révèle que la culture ne satisfait pas à l'une des normes
exigées, il ne faudra en faire un second que si le pourcentage des plantes (ou
épis ou panicules) nuisibles, révélé par le premier contrôle reste inférieur ou
égal au double du niveau de tolérance. Ce second contrôle sera inutile dans le
cas où le double du niveau toléré est dépassé;
18. Si dans le champ contrôlé interviennent deux parents, les contrôles doivent être
exécutés sur chacun d'eux, même si l'un ne satisfait pas aux normes exigées;
Principes généraux du contrôle (suite)

19. Même si deux contrôles successifs montrent qu'un champ ne satisfait pas à l'une
des normes, il est nécessaire de poursuivre les contrôles pour toutes les autres
normes;
20. Si, d’après les résultats de deux contrôles successifs, une culture ne satisfait pas
aux normes, les contrôles ultérieurs seront inutiles tant que les plantes (ou épis
ou panicules) dangereuses n'auront pas été éliminées. Si, malgré les
éliminations, la culture ne satisfait pas aux normes, le champ sera refusé;
21. Si des plantes dangereuses sont très localisées sur certaines parties d'un champ
et si leur élimination apparaît facilement réalisable, l'inspecteur passera dans les
lignes contaminées. Il fera ses comptages et établira un plan précis de ces
parties du champ;
Principes généraux du contrôle (suite)

22. Si le multiplicateur (ou son représentant) refuse de signer, mention en sera faite
par l'inspecteur dans son rapport;
23. Le contrôleur doit être familiarisé avec les caractéristiques de toutes les variétés
inscrites au programme de multiplication.
V] OPERATIONS PRELIMINAIRES
Opérations préliminaires (suite)

Afin de pouvoir réaliser les visites et contrôles dans les meilleures conditions
d’efficacité, il est indispensable de bien les préparer. Il y a lieu donc de :
1. Établir un plan des visites en fonction des dates de semis et des floraisons
des variétés multipliées;
2. Prendre rendez-vous avec les responsables locaux de l’encadrement;
3. Établir le jour de la visite un ordre de tournée avec le responsable local et de
classer les contrats de multiplication ou les déclarations des cultures en
fonction de cela;
4. Imposer le choix des parcelles à voir et ne pas subir le choix du responsable
local.
NB: les visites et contrôles au moment de la floraison des variétés
multipliées doivent toujours être faits à l’improviste, dans le cas des espèces
allogames ou partiellement allogame.
Opérations préliminaires (suite)

Lorsque le contrôleur se rend dans un champ de multiplication, il doit :

a. S'assurer en premier lieu que l'identité de la variété cultivée correspond bien


à celle qui est mentionnée sur la déclaration de culture ;
b. Vérifier ensuite que les autres informations portées sur la fiche de contrôle
et qui figurent aussi sur le contrat ou la déclaration de culture (superficie du
champ, localisation, nom du multiplicateur, etc.) sont bien exactes ;
c. Demander au multiplicateur une ou plusieurs des étiquettes de certification
des sacs de semence-mère. Celles-ci seront annexées au rapport de visite
après avoir vérifié que le numéro du lot porté sur l'étiquette correspond à
celui qui est mentionné sur le contrat ou sur la déclaration de culture ;
d. Contrôler l'isolement
e. Etc.
VI] CONTRÔLE DE L’ISOLEMENT
Contrôle de l’isolement (suite)

 Ce contrôle peut être rapide et consiste en une inspection minutieuse de l'aire


d'isolement entourant le champ de multiplication, qui doit être débarrassée de
toute repousse et de toute plante sauvage appartenant à l'espèce;

 Si par endroits la distance d'isolement est insuffisante entre la culture de


multiplication et d'autres cultures, il faut précisément délimiter, dans la
multiplication, les parties mal isolées qui seront éliminées par la suite. Malgré
leur élimination, ces parties, lorsque la plante est allogame, devront aussi être
épurées avant et pendant la floraison de la variété multipliée.
Contrôle de l’isolement (suite)
VII] CONTRÔLE DES HORS-TYPES ET DES PLANTES MALADES
Contrôle des HT et PM (suite)

Le contrôle de toutes les plantes d'une multiplication étant impossible, il faut le


réaliser sur un échantillon représentatif, déterminé au hasard. Sur cet échantillon, on
procède à des "séries de comptages", selon les règles suivantes :

NB : 10 comptages sont à exécuter pour chaque série. La manière de réaliser ces


séries varie d'une culture à une autre.
Contrôle des HT et PM (suite)

1) Le comptage en ligne : Matériels à utiliser


 Un cordonnet ou une grosse ficelle de quelques mètres;
 Deux piquets dont la longueur doit être adaptée à la hauteur des plantes à
contrôler;
 Un mètre ou une réglette de graduée de 5 cm en 5 cm ou de 10 cm en 10 cm.
Contrôle des HT et PM (suite)

Le comptage en ligne: l’étalonnage:


1. Il consiste à déterminer en fonction de la tolérance (en hors type ou en
plants malades) le nombre de base des individus à observer pendant
chaque comptage.

Exemple: supposons que le contrôle consiste à détecter des hors-types dont la


tolérance est 3 pour 1000, soit 1 pour 333, c'est-à-dire correspondante au
nombre de base de 34 individus à observer par comptage.
Contrôle des HT et PM (suite)

Le comptage en ligne, étalonnage (suite)

2. Dans le champ à contrôler, le contrôleur se rend successivement sur


5 points, au moins, déterminés au hasard par le lancer de l'un des
piquets. Sur une ligne de semis, au niveau de chacun de ces points, il
mesure la longueur occupée par 34 panicules ou 34 plantes. A partir
de ces 5 mesures, il détermine la longueur étalon moyenne occupée
par ces 34 panicules ou plantes; puis il matérialise cette dernière par
une portion de ficelle ou de cordonnet de même longueur dont
chacune des extrémités est fixée à un piquet.
Contrôle des HT et PM (suite)

3. Après l’étalonnage, Le contrôleur pénètre dans le champ par l’un de ses


côtés puis il suit une ligne jusqu'à la plante qui servira de départ du premier
comptage de la série. Le côté par où le contrôleur a pénétré dans le champ,
la ligne qu'il a suivie et la plante d'où partira le premier comptage auront été
préalablement déterminés au hasard;

4. Pour chacun des 10 comptages de chaque série, le contrôleur, après avoir


déterminé chaque ligne de culture à vérifier, place parallèlement le long de
cette dernière la ficelle bien tendue entre les deux piquets. Il lui suffit, alors,
de parcourir des yeux la longueur de la ficelle et de noter, tout simplement,
le nombre des hors-types ou des plants malades qu'il repère. Ainsi, son
esprit n'étant pas absorbé par des comptages de plants ou panicules, il
pourra assurer un grand nombre de contrôles sans fatigue;
Contrôle des HT et PM (suite)

5. Après chaque comptage, le contrôleur doit enjamber un certain nombre


de lignes avant d'atteindre celle sur laquelle le comptage suivant sera
exécuté. Ce nombre de lignes doit être fixé arbitrairement, avant de
commencer le contrôle de la multiplication et après avoir eu connaissance
de la configuration et de la superficie du champ.

6. L’ensemble des résultats du sondage doivent être rapportés sur une fiche
dénommée ‘’ Rapport d’Inspection au Champ’’
Contrôle des HT et PM (suite)

Exemple n°1
Contrôle des HT et PM (suite)

Exemple n°2
VIII] AGREAGE OU REFUS
Agrément ou refus (suite)

→ Un des buts du contrôle au champ est donc d’écarter avant la récolte le champ
dont la pureté variétale est telle qu'il est évident que le lot de semences qui sera
constitué à partir de cette récolte ne pourra être agréé;
→ D’autre part, dans le but de protéger les intérêts des multiplicateurs et d'éviter le
rejet à tort d'un champ, il a été admis d'appliquer un seuil de refus;
→ Le rejet d'un champ ne peut s'appliquer qu'au dernier contrôle exécuté en pleine
floraison (plantes allogames) ou après la floraison (plantes autogames);
→ Si, à la suite de ce dernier contrôle, le nombre réel de panicules hors types est
resté supérieur au seuil de refus, le champ ne sera pas accepté;
Agrément ou refus (suite)

→ Dans tous les cas, après chaque contrôle, il est recommandé, avant de se
prononcer sur l'aspect de pureté variétale d'un champ, de compléter le contrôle
par un coup d'œil d'ensemble pour vérifier si aucune partie du champ fortement
polluée ou semée avec une autre variété n'a échappé au contrôle. Si le cas se
présente, cette partie du champ doit être épurée avant floraison pour les plantes
allogames, sous peine d'entraîner le refus du champ entier ;
→ Pour les plantes autogames, l'épuration pourra être faite après la floraison mais
elle devra alors être vérifiée par un contrôle supplémentaire. Si ce dernier n’est
pas possible, la partie du champ trop polluée sera éliminée;
→ Les comptages servent à obtenir une évaluation chiffrée du nombre de hors-types
et des plants malades présents dans la culture. Ils n'excluent pas une visite
détaillée du champ;
Agrément ou refus (suite)

Enfin, il faut se rappeler que :

→ L’acceptation d’un champ après la visite de contrôle n'implique nullement que le


lot de semences qui en est tiré sera nécessairement agréé lors de son contrôle en
laboratoire ;
→ Seul le jugement émis après analyse complète en laboratoire permet de classer
définitivement un lot de semences.

NB: l’agrément d’un champ semencier après contrôle est matérialisé par la
délivrance d’un bulletin dit d’homologation, mentionnant le poids brut de la récolte
à livrer lors de la collecte et au conditionnement.
IX] EPURATION DU CHAMP CONTROLE
Épuration du champ contrôlé (suite)

 Dans une production semencière, les épurations au champ restent


indispensables pour les multiplications de semences conduites en milieu
paysan.
 Un paysan multiplicateur soucieux de la réussite de sa culture doit donc
commencer les épurations aussitôt que possible.
 Pratiquement, elles peuvent se faire à partir de la fin de montaison pour la
plupart des céréales. A ce moment déjà, on peut facilement repérer les
plantes qui par un ou plusieurs caractères diffèrent des plantes de la variété
multipliée. A partir de l'épiaison, d'autres caractères sont utilisables comme
critères de différenciation.
Épuration du champ contrôlé (suite)

 Si, au dernier contrôle, le résultat obtenu permet de conclure au rejet du


champ, il n'y a plus lieu de recommander encore au paysan de faire des
épurations sur ce champ, si le nombre constaté de hors-types reste
important.
 Par contre, l'acceptation d'un champ après son contrôle ne garantissant ipso
facto la certification de la semence prononcée seulement suite au contrôle
au laboratoire, il est indispensable de conseiller au paysan de poursuivre les
épurations jusqu'à la récolte.
X] RECOMMANDATIONS
Recommandations (suite)

 Le contrôleur doit être capable de reconnaître les principales maladies, les


insectes ravageurs et les adventices susceptibles de nuire à la qualité de la
semence;
 Il faut savoir se baisser de temps en temps afin que l'œil soit à la hauteur de la
partie de la plante à observer, ce qui permet de localiser assez aisément par
exemple les plantes de taille anormalement élevée appartenant à des variétés
étrangères ou à des mutants dans le cas de cultures à paille courte;
 Il faut également écarter les plantes pour déceler celles pouvant appartenir à des
hors-types;
 Il faut s’habituer à travailler sur un ensemble de plantes et non se faire une idée
générale de l'aspect du champ à partir de l'examen de quelques plantes en
particulier;
Recommandations (suite)

 Les plantes à éliminer ne doivent pas, en principe, être arrachées par le


contrôleur. Cependant, si celui-ci estime qu'en les arrachant et en les
montrant au multiplicateur ce dernier sera mieux convaincu de l'utilité
d'une épuration, il devra le faire;
 Les plantes ou panicules arrachées lors des épurations ne devront pas
être abandonnées dans le champ où elles risquent d'augmenter le taux de
pollution;
 Il ne suffit pas de montrer les plantes hors-types à un multiplicateur; il
faut également lui expliquer ce qui les différencie de la variété en
multiplication;
Recommandations (suite)

 Il faut également rappeler au multiplicateur, à chaque fois que c'est


nécessaire, les normes à appliquer pour la production de semences et leur
utilité. Lors de la dernière visite avant la récolte, il est bon de vérifier les
dispositions prises par le cultivateur pour effectuer la récolte, le séchage et
le battage (aire de séchage, aire de battage) et de lui faire les
recommandations nécessaires;
 Il faut également s'assurer qu'il disposera de sacs propres pour le transport
de la semence;
CHAPITRE 4 : CONTRÔLE DES CULTURES DE SEMENCES DE CEREALES ET DE SESAME
A] CONTRÔLE DES CULTURES DE SEMENCES DE RIZ

L’inspecteur s’attachera à vérifier avant tous les éléments préalables suivants:


- L’admission au contrôle du multiplicateur;
- La déclaration de cultures;
- L’origine des semences-mères
- Etc.

Puis sur la parcelle, le contrôle sera surtout axé sur :


Contrôle des semences de riz (suite)

1] Identification de la parcelle
La parcelle de production de semences doit être clairement
identifiée par une pancarte reprenant notamment :
→le numéro de référence de l’opérateur semencier;
→L’espèce et la variété
→La catégorie ou niveau
→La superficie ensemencée et
→La date de semis.
Contrôle des cultures de semences de riz (suite)

2] Précédent cultural

La parcelle de production de semences ne doit pas avoir porté lors de la


campagne précédente de cultures de riz, sauf s’il s’agit de la même variété et
qu’elle a été emblavée avec des semences certifiées de la même génération ou
d’une génération précédente.
Dans le cas de parcelles irriguées, cette règle peut ne pas être appliquée. Dans
ce cas, il faut, après une pré-irrigation, détruire les repousses par des
opérations de travail du sol, trois semaines avant le semis. La parcelle doit être
vierge de toute repousse de riz.
Contrôle des cultures de semences de riz (suite)

3] Isolement

Les distances requises sont reprises ci-après dans le tableau

Normes de contrôles
Critères au champ
Prébases Bases Certifiées
Isolement minimum (m) 10 5 3
Isolement d’une variété sensible aux 100 100 100
maladies par rapport aux autres variétés (m)
Contrôle des cultures de semences de riz (suite)

4] Etat cultural

L’état cultural doit permettre d’assurer correctement la notation du champ, sinon


le champ est refusé. De même, en cas de verse de plus de 50% de la superficie
de la parcelle, la culture est refusée.

L’état cultural permet d’apprécier:


- La pureté spécifique
- La pureté variétale
- L’état sanitaire et
- Les adventices
Contrôle des cultures de semences de riz (suite)

4.1] Pureté Spécifique

La présence d’impuretés spécifiques dans un champ de multiplication de


semences de riz n’est pas obligatoirement une cause de refus.
Cependant, il convient d’en noter soigneusement la présence et d’inviter le
multiplicateur à les éliminer.
Contrôle des cultures de semences de riz (suite)

4.2] Pureté Variétale

La présence de plants hors type au delà d’un certain seuil peut être
cause de refus d’un champ. Il s’agit de:
► plantes d’autres variétés ;
► hydrides naturels
► disjonctions ;
►plantes aberrantes.

Tout plant hors type doit être arraché et évacué hors du champ.
Contrôle des cultures de semences de riz (suite)

4.3] État sanitaire

Il est l’objet d’un suivi particulier, du fait que les maladies du riz ne
peuvent pas dépasser globalement des seuils fixés.
Tout champ fortement attaqué par des maladies réduisant la valeur
utilitaire des semences notamment la Pyriculariose est refusé.
Inspection des cultures de production de semences de riz (suite)
Identification des plantes malades : Pyriculariose
Inspection des cultures de production de semences de riz (suite)
Identification des plantes malades: Helminthosporiose
Bipolarus oryzae ou
Maladies des taches brunes Cochiolobolus miyabeanus
Inspection des cultures de production de semences de riz (suite)
Identification des plantes malades: Cercosporiose

Cercospora janseana
Inspection des cultures de production de semences de riz (suite)
Identification des plantes malades: Rhynchosporiose

Echaudage des feuilles


Microdochium
oryzae
Inspection des cultures de production de semences de riz (suite)
Identification des plantes malades: Faux charbon
Ustilaginoidae virens (cooke) Tak
Inspection des cultures de production de semences de riz (suite)
Identification de maladie: Aphenlenchoides besseyi

Maladies des extrémités blanches


Contrôle des cultures de semences de riz (suite)

4.4] Adventices

Certaines adventices dangereuses pour le riz doivent être éliminées.


Notamment celles dont les graines sont difficiles à éliminer au
conditionnement ou qui ont un grand pouvoir de colonisation des
espaces telles que : les riz sauvages (Oryza longistaminata), les riz
rouges, Rottboellia exaltata, Eurphorbia heterophylla, et Echinocloa
colonnum .
Inspection des cultures de production de semences de riz (suite)
Identification des adventices dangereuses

Ischaemum rugosum Salisb: Baara du Walo


NB: Espèce annuelle pouvant supporter 1.5 m d’inondation
Inspection des cultures de production de semences de riz (suite)
Identification des adventices dangereuses

Echinocloa colona: Mbaket ou Mbey deeg du Walo


Inspection des cultures de production de semences de riz (suite)
Identification des adventices dangereuses

Oryza barthii
Riz sauvage annuel, aux épillets toujours aristés, qui croît naturellement dans les endroits
inondés. L’axe paniculaire ne porte jamais d’épillet et leurs ligules sont plus courtes .
Inspection des cultures de production de semences de riz (suite)
Identification des adventices dangereuses

Autres adventices dangereuses:


Oryza longistaminata ou Ndiéme du Walo

Plante de riz sauvage à rhizomes, spécifique du Sénégal. Sa croissance


rapide et son feuillage abondant étouffent très vite le riz cultivé.
Contrôle des cultures de semences de riz (suite)

5] Démarches, méthodes et règles de contrôles

Principe: traverser la parcelle afin d’en vérifier la conformité.

3 étapes:
- 1ère étape: appréciation préliminaire pour repérer, délimiter et hiérarchiser d’éventuels
problèmes lors des circuits de contrôles;
- 2ème étape: procédure d’estimation pour s’assurer du taux d’anomalies détectées en
observant des blocs de 1000 plantes;
- 3ème étape: comptage avec l’agriculteur ou son représentant (procédure officielle) pour
décider du classement de la parcelle ou partie incriminée

NB: Seul un comptage (et non une estimation!) permet de décider du classement de la
parcelle ou partie de la parcelle.
Contrôle des cultures de semences de riz (suite)

5.1] Méthodes de contrôle


1°) Semis en ligne
- comptage, au moyen d’un étalon, sur des lignes choisies au hasard.

Etalon = nombre de base des individus à observer à chaque comptage

Confection d’un étalon pour le comptage (procédure officielle)


Ex N°1: supposons que le contrôle consiste à détecter des hors-types dont la tolérance est 3
pour 1000, soit 1 pour 333, c'est-à-dire correspondant au nombre de base de 34 individus
à observer par comptage.
Dans le champ à contrôler, le contrôleur se rend successivement sur 5 points au moins,
déterminés au hasard par lancer par exemple d'un bâton. Sur une ligne de semis, au
niveau de chacun de ces points, il mesure la longueur occupée par 34 panicules ou 34
plantes.
Contrôle des cultures de semences de riz (suite)

A partir de ces 5 mesures, il détermine la longueur moyenne occupée par ces 34


panicules ou plantes; puis il matérialise cette dernière par une portion de ficelle ou de
cordonnet de même longueur dont chacune des extrémités est fixée à un piquet.
Avec son étalon ainsi confectionné, le contrôleur entame à partir d’un côté, d’une ligne
et d’une plante tous déterminés au hasard dans le champ, les différentes
observations qu’il à faire.
Pour chacun des 10 comptages de chaque série, le contrôleur, après avoir déterminé
chaque ligne de culture à vérifier, place parallèlement le long de cette dernière la ficelle
bien tendue entre les deux piquets. Il lui suffit, alors, de parcourir des yeux la longueur
de la ficelle et de noter, tout simplement, le nombre de panicules, HT, EDS et plantes
malades qu'il repère.
Contrôle des cultures de semences de riz (suite)

A chaque comptage, les panicules doivent en effet être observées pour toutes les normes
d’épuration.
La densité de panicules sera obtenue concomitamment par :
- la mesure de l’écartement moyen dans chaque série;
- et le rapport du nombre de panicules à la superficie moyenne de chaque série.

Ex N°2 : soit 3 pour 1000 le niveau de tolérance en hors-type du riz.

Alors le nombre de base panicules à observer par comptage est égale 100 puisque 100 panicules
x 10 comptages = 1000 panicules pour une série de 10 comptages.
A chaque comptage, les panicules doivent être observées pour toutes les normes d’épuration et
les données reportées au fur et à mesure sur la fiche de comptage.
Contrôle des cultures de semences de riz (suite)

Après chaque comptage, il faut enjamber un certain nombre de lignes calculées


précisément, pour trouver celle sur laquelle le comptage suivant sera exécuté.

Exemple de procédure d’estimation


Si à partir d’un repère fixe il faut à l’inspecteur 24 pas pour compter 100 plantes
consécutives, alors pour observer 1 bloc de 1000 plantes il lui faudra effectuer 240 pas!
S’il voit 2 rangs, il ne lui faudra plus parcourir que 120 pas pour observer 1 bloc de 1000
plantes environ.
S’il a une bonne visibilité sur 4 rangs, c’est seulement 60 pas qu’il lui faudra faire chaque
fois pour observer 1 bloc de 1000 plantes environ.
NB: l’estimation doit être réalisé sur un minimum de 5000 plantes par unité d’1 ha. Si elle
aboutit à un dépassement de la norme vérifiée, alors un comptage devra être déclenché!
Contrôle des cultures de semences de riz (suite)

Calcul du nombre de lignes à enjamber


Dans l’hypothèse d’un semis dans le sens de la longueur d’une parcelle,
soit L la longueur des lignes de semis, N le nombre de séries de comptage
de la parcelle.
Alors la largeur d’une série l = L/N.
Si e est l’écartement moyen entre deux lignes de semis et 10 le nombre de
comptages à faire par série, K le nombre de lignes à enjamber après
chaque comptage est:
K = (l/e)/10
Contrôle des cultures de semences de riz (suite)

2°) Semis à la volée: comptage sur cadres combinés (2m2 et 0.20m2);


2m

1m

0.2 m

 Sur 2m2: comptage des HT, AD, PM et EDS


 Sur 0.2m2: comptage de la densité de panicules

Après chaque comptage, on détermine au hasard le suivant puis on procède de la même


manière 10 fois de suite pour avoir 1 série.
Les résultats des comptages seront enregistrés au fur et à mesure dans la fiche dite de
comptage.
Contrôle des cultures de semences de riz (suite)
Critères et normes de contrôle au champ pour les semences de riz

Le refus d’une culture est prononcé par le SOC si les normes ci-dessous ne
sont pas respectées au dernier contrôle :

Normes de contrôles au champ


Critères Certifiée
Pré-bases Bases
s
Isolement minimum (m) 10 m 5m 3m
Isolement d’une variété sensible aux maladies
100 100 100
par rapport aux autres variétés
Plants hors-types (% max) 0,05% 0,05% 0,3%
Plants malades (% max) 0,01% 0,01% 0,5%
Autres espèces cultivées difficiles à séparer (%
0,01% 0,01% 0,02%
max)
Adventices dangereuses (% max) 0,01% 0,01% 0,02%
B] CONTRÔLE DES CULTURES DE SEMENCES DE MAIS

Admission au contrôle ou agrément

Déclaration de culture

Origine de la semence mère

Précédent cultural

Etat cultural des champs semenciers

Pureté variétale

Etc.
Contrôle des cultures de semences de maïs (suite)

Précédent cultural
La parcelle ne doit pas avoir porté, lors de la campagne précédente, de cultures de maïs, sauf
s’il s’agit de la même variété, que ce n’est pas un hybride et qu’elle a été semée avec des
semences certifiées de la même génération ou d’une génération précédente. Dans le cas de
parcelles aménagées irriguées, cette règle peut ne pas être appliquée. Dans ce cas, il faut
après une pré-irrigation de la parcelle de multiplication, détruire les repousses par des
opérations de travail du sol trois semaines avant le semis. La parcelle doit être vierge de
toute repousse de Maïs.
Contrôle des cultures de semences de maïs (suite)

Isolement
Les distances minimales d’isolement varient avec la catégorie et le type variétal des semences à
produire et sont fixées dans le tableau 1 Toutefois le service officiel de contrôle et de certification
peut accorder des dérogations dans certains cas où l’agent de contamination a des grains de même
texture et de même couleur que la variété en multiplication ou du parent femelle lorsqu’il s’agit
d’un hybride.
Les parcelles d’hybrides doivent être bordées sur tous les côtés par au moins deux rangées du
parent mâle. Pour éviter toute pollution accidentelle, les lignes du parent mâle dans une
multiplication de semences de maïs doivent être marquées sauf si les deux parents sont
morphologiquement très différents en végétation.

Pureté variétale
L’épuration des parcelles doit être très rigoureuse. Tout hors-type sera éliminé dès que possible
avant émission de pollen.
Contrôle des cultures de semences de maïs (suite)

Pollinisation
 La pollinisation dans une culture de plantes allogames est très importante. Aussi les parcelles
d’hybrides sont-elles refusées lorsque :
(a)la coïncidence de la floraison des parents est mal assurée,
(b)le peuplement du parent mâle est jugé insuffisant,
(c)l’émission du pollen est jugée défectueuse.

Castration
 Tous les plants du parent femelle dans un hybride doivent être castrés dès l’apparition des
panicules mâles et avant l’émission de pollen. Cette disposition s’applique également aux
panicules des talles présentes.

 Les fragments de panicules mâles de plants mal castrés sont décomptés comme émettant du
pollen lorsqu’ils représentent une longueur totale de 5 cm. Toutes les panicules extirpées
doivent être retirées et éloignées du champ et détruites.
Contrôle des cultures de semences de maïs (suite)

Récolte
La récolte d’une parcelle de culture de semences de maïs doit respecter les conditions suivantes :
(a)Composites : avant la récolte de la parcelle, le produit des lignes de bordure doit être
éliminé du lot de semences ;
(b)Hybride : les parents mâle ou femelle doivent être récoltés séparément. Le parent mâle est
récolté en premier ainsi que les lignes de bordure et livré à la consommation. La semence
est récoltée sur le parent femelle ;
(c)Entre la récolte de deux variétés différentes ou les parents mâles et femelles d’un hybride,
les équipements doivent être nettoyés rigoureusement afin d ‘éviter tout mélange.
Contrôle des cultures de semences de maïs (suite)

Refus d’une culture


Une parcelle de semences de maïs est refusée si les normes du Tableau ci-dessous ne sont
pas respectées

Normes de production au champ


Critères Pré-bases Bases Certifiées
LP C LP H C H C

Isolement minimum
400 400 400 600 400 300 200
(mètres)

Maximum de plants
0,1% 0,3% 0,1% 0,5% 1% 1%
hors-types (%)

Maximum de plants
0,05% 0,05% 0,10% 0,10% 0,10% 0,10% 0,10%
malades (%)

C : Composite (Pollinisation libre) H : hybride LP : Lignée parentale


Contrôle des cultures de semences de maïs (suite)
C] CONTRÔLE DES CULTURES DE SEMENCES DE SORGHO

Admission au contrôle ou agrément

Déclaration de culture

Origine de la semence mère

Précédent cultural

Etat cultural des champs semenciers

Pureté variétale

Etc.
Contrôle des cultures de semences de sorgho (suite)

Pureté variétale
Contrôle des cultures de semences de sorgho (suite)

Isolement

Les distances minimales d ’ isolement à observer pour chaque


catégorie de semence sont fixées dans le tableau ci-dessous.

Normes de contrôles au champ


Critères
Pré-bases Bases Certifiées
Isolement (min)* 400 m 300 m 200 m
Contrôle des cultures de semences de sorgho (suite)

Plantes adventices

Une multiplication totalement envahie de plantes adventices et


notamment de plantes comme le striga ou le Sorghum halepense
dont les semences sont difficilement séparables au conditionnement
est refusée.
Contrôle des cultures de semences de sorgho (suite)

Etat sanitaire

Tout champ de sorgho doit être indemne d’agents pathogènes dangereux


transmissibles par la semence. L’attaque généralisée des plants par les
charbons peut être une cause de refus.

Les épis attaqués seront arrachés et détruits hors du champ. Les semences
récoltées seront obligatoirement traitées au fongicide.
Contrôle des cultures de semences de sorgho (suite)

Refus d’une culture

Le refus d’une culture de semences de sorgho par le service officiel


de contrôle et de certification est prononcé lorsque les normes du
Tableau ci-dessous ne sont pas respectées.
Contrôle des cultures de semences de sorgho (suite)

Critères et normes de contrôles au champ pour les semences de sorgho

Normes de contrôles au champ


Critères
Pré-bases Bases Certifiées
Isolement (min)* 400 300 m 200 m
Hybride même variété non épurée 300 25
Maximum de plants hors-types (%) 0,1% 0,1% 0,5%
Nombre de plants malades par 500 m2 (max) 3 3 3

(*) Isolement par rapport aux sorghos sauvages


D] CONTRÔLE DES CULTURES DE SEMENCES DE MIL

Entre autres, l’inspecteur ou contrôleur semencier vérifiera les éléments suivants:

Admission au contrôle ou agrément

Déclaration de culture

Origine de la semence mère

Précédent cultural

Pureté variétale

État sanitaire

Entretien et état cultural des champs semenciers, etc.


Contrôle des cultures de semences de mil (suite)

Déclaration de cultures
Pour tout producteur agréé, l’implantation de culture semencière doit faire
l’objet d’une déclaration sur un formulaire délivré à cet effet. Cette déclaration
doit parvenir au service officiel de contrôle et de certification avant la mise en
place des cultures.

Origine de la semence-mère
Le producteur qui implante une culture semencière doit pouvoir justifier
l’origine, la quantité, la variété et la catégorie de la semence–mère, par la
présentation des documents d’acquisition tels que certificats, facture d’achat,
bon de livraison, etc.
Contrôle des cultures de semences de mil (suite)

Précédent cultural
La parcelle ne doit pas avoir porté lors de la campagne précédente de cultures
de mil, sauf s’il s’agit de la même variété et qu’elle a été semée avec des
semences certifiées de la même génération ou d’une génération précédente.
Dans le cas de parcelles aménagées irriguées, cette règle peut ne pas être
appliquée. Dans ce cas, il faut, après une pré-irrigation de la parcelle de
multiplication, détruire les repousses par des opérations de travail du sol, trois
semaines avant le semis. La parcelle doit être vierge de toute repousse de mil.
Contrôle des cultures de semences de mil (suite)

Pureté variétale
Les impuretés, plantes de type aberrant ou douteuses doivent être éliminées
dès que possible avant émission de pollen.

Etat sanitaire
Tout champ de mil doit être indemne d’agents pathogènes dangereux
transmissibles par la semence. Les épis attaqués par le charbon peuvent être
acceptés si les récoltes sont traitées au fongicide.
Contrôle des cultures de semences de mil (suite)

Plantes adventices
Une multiplication totalement envahie de plantes adventices et
notamment de plantes comme Sorghum halepense dont les semences
sont difficilement séparables au conditionnement est refusée.
Contrôle des cultures de semences de mil (suite)

Refus d’une culture


Selon le règlement semencier harmonisé dans l’espace CEDEAO-UEMOA-CILSS,
le refus d’une culture de semences de mil par le SOC intervient lorsque les normes
du Tableau ci-dessous ne sont pas respectées :

Critères et normes de contrôle aux champs des semences de mil

Normes de contrôles au champ


Critères
Pré-base Base Certifiées
Isolement (min) 1000 m 1000 m 300 m

Maximum de plants hors-types (%) 0,1% 0,1% 0,6%

Maximum de plants malades (%) 0,05% 0,05% 0,1%


E] CONTRÔLE DES CULTURES DE SEMENCES DE SESAME

Entre autres, l’inspecteur ou contrôleur semencier vérifiera les éléments suivants:

Admission au contrôle ou agrément

Déclaration de culture

Origine de la semence mère

Précédent cultural

État cultural des champs semenciers

Pureté variétale

Etc.
Contrôle des cultures de semences de sésame (suite)

Déclaration de cultures
Pour tout producteur agréé, l’implantation de culture semencière doit faire l’objet
d’une déclaration sur un formulaire délivré à cet effet. Cette déclaration doit
parvenir au service officiel de contrôle et de certification avant la mise en place
des cultures

Origine de la semence-mère
Le producteur qui implante une culture semencière doit pouvoir justifier l’origine,
la quantité, la variété et la catégorie de la semence–mère, par la présentation des
documents d’acquisition tels que certificats, facture d’achat, bon de livraison, etc.
Contrôle des cultures de semences de sésame (suite)

Précédent cultural
La parcelle ne doit pas avoir porté lors de la campagne précédente de cultures
de sésame, sauf s’il s’agit de la même variété, et qu’elle a été semée avec des
semences certifiées de la même génération ou d’une génération précédente.
Dans le cas de parcelles aménagées irriguées, cette règle peut ne pas être
appliquée. Dans ce cas, il faut, après une pré-irrigation de la parcelle de
multiplication, détruire les repousses par des opérations de travail du sol, trois
semaines avant le semis. La parcelle doit être vierge de toute repousse de
sésame.
Contrôle des cultures de semences de sésame (suite)

Etat cultural
Les parcelles et leurs pourtours doivent être tenus en bon état de propreté, qui
permet d’assurer la notation des cultures.
Le mauvais état cultural d’un champ doit être une cause de refus.

Isolement
Selon le RTP adopté au Sénégal, les normes d’isolement de champs semenciers de
sésame doivent respecter les distances suivantes:
Distance d’isolement minimum (en m)
Pré-base Base Certifiée Variété différente ou non épurée
Pré-base 5 10 15 50
Base 10 5 10 30
Certifiée 15 10 5 15
Contrôle des cultures de semences de sésame (suite)

Refus d’une culture


Sous peine de refus, la culture de semences de sésame par le SOC intervient
lorsque les normes du Tableau ci-dessous ne sont pas respectées :

Critères et normes de contrôle aux champs de semences de sésame

Maximum toléré lors du dernier passage


Semences de Semences de Semences certifiées
prébase base R1 R2
Plantes hors type 0,10 % 0,10 % 0,30% 1%
Plantes malades 0% 0,10 % 0,2% 0,2%
F] CONTRÔLE DES CULTURES DE SEMENCES DE FONIO

Entre autres, l’inspecteur ou contrôleur semencier vérifiera les éléments suivants:

Admission au contrôle ou agrément

Déclaration de culture

Origine de la semence mère

Précédent cultural

État cultural des champs semenciers

Pureté variétale

Etc.
Contrôle des cultures de semences de fonio (suite)

Déclaration de cultures
Pour tout producteur agréé, l’implantation de culture semencière doit faire l’objet
d’une déclaration sur un formulaire délivré à cet effet. Cette déclaration doit
parvenir au service officiel de contrôle et de certification avant la mise en place
des cultures

Origine de la semence-mère
Le producteur qui implante une culture semencière doit pouvoir justifier l’origine,
la quantité, la variété et la catégorie de la semence–mère, par la présentation des
documents d’acquisition tels que certificats, facture d’achat, bon de livraison, etc.
Contrôle des cultures de semences de fonio (suite)

Précédent cultural
La parcelle ne doit pas avoir porté lors de la campagne précédente de cultures
de fonio, sauf s’il s’agit de la même variété, et qu’elle a été semée avec des
semences certifiées de la même génération ou d’une génération précédente.
Dans le cas de parcelles aménagées irriguées, cette règle peut ne pas être
appliquée. Dans ce cas, il faut, après une pré-irrigation de la parcelle de
multiplication, détruire les repousses par des opérations de travail du sol, trois
semaines avant le semis. La parcelle doit être vierge de toute repousse de
sésame.
Contrôle des cultures de semences de fonio (suite)

Etat cultural
Les parcelles et leurs pourtours doivent être tenus en bon état de propreté, qui
permet d’assurer la notation des cultures.
Le mauvais état cultural d’un champ doit être une cause de refus.

Isolement
Selon le RTP adopté au Sénégal, les normes d’isolement de champs semenciers de
fonio doivent respecter les distances suivantes:

Semences de pré base Semences de base Semences certifiées


10 m 5m 3m
Contrôle des cultures de semences de fonio (suite)

Refus d’une culture


Sous peine de refus, la culture de semences de fonio par le SOC intervient lorsque
les normes du tableau ci-dessous ne sont pas respectées :

Critères et normes de contrôle aux champs de semences de fonio

Critères Pré bases Bases Certifiées


Plants hors-type (maximum %) 0,03 0,03 0,3
Plants malades (maximum %) 0,01 0,01 0,5
Autres espèces cultivées difficiles à séparer 0,01 0,01 0,02
(maximum %)
Adventices dangereux (maximum %) 0,01 0,01 0,02
G] CONTRÔLE DES CULTURES DE SEMENCES DE BLE

Entre autres, l’inspecteur ou contrôleur semencier vérifiera les éléments suivants:

Admission au contrôle ou agrément

Déclaration de culture

Origine de la semence mère

Précédent cultural

État cultural des champs semenciers

Pureté variétale

Etc.
Contrôle des cultures de semences de blé (suite)

Déclaration de cultures
Pour tout producteur agréé, l’implantation de culture semencière doit faire l’objet
d’une déclaration sur un formulaire délivré à cet effet. Cette déclaration doit
parvenir au service officiel de contrôle et de certification avant la mise en place
des cultures

Origine de la semence-mère
Le producteur qui implante une culture semencière doit pouvoir justifier l’origine,
la quantité, la variété et la catégorie de la semence–mère, par la présentation des
documents d’acquisition tels que certificats, facture d’achat, bon de livraison, etc.
Contrôle des cultures de semences de blé (suite)

Précédent cultural
La parcelle ne doit pas avoir porté lors de la campagne précédente de cultures
de blé, sauf s’il s’agit de la même variété, et qu’elle a été semée avec des
semences certifiées de la même génération ou d’une génération précédente.
Dans le cas de parcelles aménagées irriguées, cette règle peut ne pas être
appliquée. Dans ce cas, il faut, après une pré-irrigation de la parcelle de
multiplication, détruire les repousses par des opérations de travail du sol, trois
semaines avant le semis. La parcelle doit être vierge de toute repousse de
sésame.
Contrôle des cultures de semences de blé (suite)

Etat cultural
Les parcelles et leurs pourtours doivent être tenus en bon état de propreté, qui
permet d’assurer la notation des cultures.
Le mauvais état cultural d’un champ doit être une cause de refus.

Isolement
Selon le RTP adopté au Sénégal, les normes d’isolement de champs semenciers de
blé doivent respecter les distances suivantes:
CATEGORIE DE SEMENCES
Prébase Base Certifiée R1 Certifiée R2
Distance d’isolement 10 m 10 m 5m 3m
Isolement sanitaire 150 m 150 m 150 m 150 m
Contrôle des cultures de semences de blé (suite)

Refus d’une culture


Sous peine de refus, la culture de semences de blé par le SOC intervient lorsque
les normes du tableau ci-dessous ne sont pas respectées :

Critères et normes de contrôle aux champs de semences de blé

CATEGORIE DE SEMENCES
PB B R1 R2
Distance d’isolement 10 m 10 m 5m 3m
Isolement sanitaire 150 m 150 m 150 m 150 m
Taux maxima d’impuretés variétales 0,05% 0 ,1% 0,2% 0,5%
Taux max de plantes atteintes de maladies 1/10.000 1/5.000 1/2.000 1/1.000
transmissibles par les semences (charbon,
carie, helminthosporiose)
CHAPITRE 5 : CONTRÔLE DES CULTURES DE SEMENCES DE
LEGUMINEUSES ET DE COTONNIER
A] CONTRÔLE DES CULTURES DE SEMENCES D’ARACHIDE

Entre autres, l’inspecteur ou contrôleur semencier vérifiera les éléments suivants:

Admission au contrôle ou agrément

Déclaration de culture

Origine de la semence mère

Précédent cultural

État cultural des champs semenciers

Pureté variétale

Etc.
Contrôle des cultures de semences d’arachide (suite)

Isolement
• Les distances minimales entre deux parcelles de variétés
différentes d’arachide sont mentionnées dans le tableau ci-après:

Normes de contrôles au champ


Critères
Pré- bases Bases Certifiées
Isolement (min) 5m 5m 3m
Contrôle des cultures de semences d’arachide (suite)

Etat cultural des champs semenciers


• Tout au long de leur végétation, tous les champs semenciers d’arachide sont
inspectés par les agents du SOC.
• La parcelle de multiplication et ses alentours doivent être tenus propres.
• L’état cultural doit permettre l’inspection et le contrôle de l’épuration.
• Les visites des champs permettent d’assurer au produit final une pureté et un
état sanitaire satisfaisants.
• Le mauvais état cultural d’une parcelle ou d’une partie de parcelle doit être une
cause de refus.
Contrôle des cultures de semences d’arachide (suite)

Pureté variétale
• Ce contrôle est le plus important pour la production semencière.
• L’épuration commence au moment du triage des graines.
• Dans le champ, l’opération consistera à supprimer tous les pieds
qui ne sont pas de la variété multipliée.
• La différenciation peut se faire soit par la couleur, la forme des
feuilles, le port de la plante, les gousses et par les graines.
Tableau n°1: classification et principales caractéristiques des arachides cultivées

Genre Arachis
Espèce Hypogaea
Sous – espèces Hypogaea Fastigiata
Variétés Hypogaea Vulgaris Fastigiata
Types Virginia Spanish Valencia
Port Erigé/rampant Erigé Erigé
Ramification Alterne Séquentielle Séquentielle
Fleurs sur tige principale Non Oui Oui
Couleur feuillage Vert foncé Vert clair Vert clair
Cycle 120 - 150 J 90 J 90 J
Dormance Oui Non Non
(grosse gousse contenant 2 (petite gousse contenant (petite gousse contenant
graines) 2 graines) 3 à 4 graines)
Principales caractéristiques de l’arachide

TP sans inflorescence TP avec inflorescences


Ramification alterne Ramification séquentielle
Contrôle des cultures de semences d’arachide (suite)

Pureté variétale (PV)


Le contrôle de la PV des différentes variétés d’arachide peut être fait à partir de
trois (3) critères : l’appareil végétatif, les gousses et les graines.

1. Détermination des variétés à partir de l’appareil végétatif


Couleur claire Couleur foncée
Port érigé Port très érigé Port rampant Port érigé Port très érigé
55-437 57-422 28-206
Grandes Fleur 11 57-313
GH 119-20
FOLIOLES
Moyennes 70-112 69-101 73-33
GC 8-35 73-30
Petites 47-16
Intensité de la coloration des folioles

Vert clair Vert foncé


Contrôle des cultures de semences d’arachide (suite)

Pureté variétale
2. Détermination des variétés à partir des gousses formées

Réseau Ceinture perceptible Ceinture nette Ceinture profonde


superficiel Bec Grosses Moyennes Petites Grosses Petites Grosses Moyennes
gousses gousses gousses gousses gousses gousses gousses

Bec nul 28-206 69-101


Perceptible
Bec moyen 73-33
Bec marqué 57-422
Bec nul 57-313 73-30 GH 119-20
Net
Bec marqué 47-16
Bec nul 55-437
Profond Bec léger 70-112
Bec moyen Fleur 11 GC 8-35
Gousse: Ceinture ou constriction
Contrôle des cultures de semences d’arachide (suite)

Pureté variétale
3. Détermination des variétés à partir des graines à maturité

Couleur Forme
Ronde Ovoïde Allongée
Méplat nul Méplat Méplat nul Méplat léger Méplat Méplat
marqué moyen marqué
Rose claire 55-437 GC 8-35 Fleur 11
GH 119-20
28-206 73-33 70-112
Rose 57-313
69-101
Saumon 73-30 47-16
Rouge brique 57-422
Couleur du tégument de la graine

Rose clair

Rose foncé à rouge


Contrôle des cultures de semences d’arachide (suite)

Pureté spécifique
• La présence d’impuretés spécifiques dans un champ de multiplication de
semences d’arachide n’est pas forcément une cause de refus.
• Il convient d’en noter soigneusement la présence et d’inviter le propriétaire
de la parcelle à les éliminer.
Contrôle des cultures de semences d’arachide (suite)

Plantes adventices
• Les plantes adventices dangereuses dont les semences sont difficiles à
éliminer au conditionnement doivent être éradiquées.
Etat sanitaire
• La présence de maladies préjudiciables à la valeur des semences peut
être un motif de refus des cultures (Fusarium sp, Aspergillus sp., etc.)
• Toute plante atteinte de maladies transmissibles par la semence est
arrachée.
Contrôle des cultures de semences d’arachide (suite)

Refus d’une culture


• Selon le règlement semencier harmonisé CEDEAO-UEMOA-CILSS, le
refus d’une culture de semences d’arachide par le SOC est prononcé au
dernier contrôle lorsque les normes ci-après ne sont pas respectées :

Normes de contrôles au champ


Critères
Pré- bases Bases Certifiées
Isolement (min) 5m 5m 3m
Maximum de hors-types (%) 0,10 0,10 0,50

Nombre de plants malades/500 m2 (max) 0 0 3

NB: Le rejet d’une culture est notifié à l’intéressé dans un délai d’au moins un
mois et au plus tard avant la récolte, en précisant les causes.
B] CONTRÔLE DES CULTURES DE SEMENCES DE NIEBE

Entre autres, l’inspecteur ou contrôleur semencier vérifiera les éléments suivants:

Admission au contrôle ou agrément

Déclaration de culture

Origine de la semence mère

Précédent cultural

État cultural des champs semenciers

Pureté variétale

Etc.
Contrôle des cultures de semences de niébé (suite)

Déclaration de cultures
Pour tout producteur agréé, l’implantation de culture semencière doit faire l’objet
d’une déclaration sur un formulaire délivré à cet effet. Cette déclaration doit
parvenir au service officiel de contrôle et de certification avant la mise en place
des cultures.

Origine de la semence-mère
Le producteur qui implante une culture semencière doit pouvoir justifier l’origine, la
quantité, la variété et la catégorie de la semence–mère, par la présentation des
documents d’acquisition tels que certificats, facture d’achat, bon de livraison, etc.
Contrôle des cultures de semences de niébé (suite)

Précédent cultural
La parcelle ne doit pas avoir porté lors de la campagne précédente de cultures de
niébé ou une légumineuse qui soit un facteur limitant pour la culture du niébé,
notamment le soja, sauf s’il s’agit de la même variété, et qu’elle a été semée avec
des semences certifiées de la même génération ou d’une génération précédente.
Dans le cas de parcelles aménagées irriguées cette règle peut ne pas être
appliquée. Dans ce cas, il faut, après une pré-irrigation de la parcelle de
multiplication, détruire les repousses par des opérations de travail du sol, trois
semaines avant le semis. La parcelle doit être vierge de toute repousse de niébé.
Inspection des cultures de production de semences de niébé (suite)

Isolement

Le niébé est une plante autogame, mais avec des possibilités non négligeables de
fécondation croisée. C’est pour ces raison que les normes ci-après d’isolement sont
requises:
Contrôle des cultures de semences de niébé (suite)

Pureté variétale

Différentes impuretés ou hors-types peuvent être décelés dans la culture:


- Plantes d’autres variétés
- Hybrides naturels
- Disjonctions ou mutations
- Plantes aberrantes

Le maximum de hors-types toléré selon la catégorie de semences est mentionné dans le


tableau de synthèse des critères et normes au champ.

Le comptage des impuretés se fait en utilisant les mêmes règles (voir plus haut).
Contrôle des cultures de semences de niébé (suite)

Pureté spécifique
La présence d’impuretés spécifiques dans un champ de multiplication de
semences de niébé n’est pas forcément une cause de refus. Cependant, il
convient d’en noter soigneusement la présence et d’inviter le propriétaire de la
parcelle à les éliminer.

Plantes adventices
Les plantes adventices dangereuses dont les semences sont difficiles à éliminer
au conditionnement doivent être éradiquées, notamment certaines plantes
légumineuses comme le soja.
Contrôle des cultures de semences de niébé (suite)

Etat sanitaire
La présence de maladies réduisant la valeur utilitaire des semences peut être une
cause de refus. Toute plante attaquée par des maladies transmissibles par la
semence est arrachée.

Refus d’une culture


Le refus d’une culture de semences de niébé par le service officiel de contrôle et de
certification intervient lorsque les normes du Tableau 3 ci-dessous ne sont pas
respectées.
Contrôle des cultures de semences de niébé (suite)

Critères et normes de contrôle aux champs pour les semences de niébé

Normes de contrôles au champ


Critères
Pré-bases Bases Certifiées

Isolement (min) 25 m 10 m 10 m

Hors-types (max) 0,10% 0,10% 0,2%

Plants malades (max) 0,10% 0,10% 0,2%


C] CONTRÔLE DES CULTURES DE SEMENCES DE COTONNIER

Entre autres, l’inspecteur ou contrôleur semencier vérifiera les éléments suivants:


Admission au contrôle ou agrément
Déclaration de culture
Origine de la semence mère
Précédent cultural
Etat cultural des champs semenciers
Pureté variétale
Etc.
Contrôle des cultures de semences de cotonnier (suite)

Déclaration de cultures
Pour tout producteur agréé, l’implantation de culture semencière doit faire l’objet
d’une déclaration sur un formulaire délivré à cet effet. Cette déclaration doit
parvenir au service officiel de contrôle et de certification avant la mise en place
des cultures.

Origine de la semence-mère
Le producteur qui implante une culture semencière doit pouvoir justifier l’origine,
la quantité, la variété et la catégorie de la semence–mère, par la présentation
des documents d’acquisition tels que certificats, facture d’achat, bon de
livraison, etc.
Contrôle des cultures de semences de cotonnier (suite)

Précédent cultural
La parcelle ne doit pas avoir porté lors de la campagne précédente de cultures
de cotonnier, sauf s’il s’agit de la même variété, et qu’elle a été semée avec des
semences certifiées de la même génération ou d’une génération précédente.
Dans le cas de parcelles aménagées irriguées, cette règle peut ne pas être
appliquée. Dans ce cas, il faut, après une pré-irrigation de la parcelle de
multiplication, détruire les repousses par des opérations de travail du sol, trois
semaines avant le semis. La parcelle doit être vierge de toute repousse de
cotonnier.
Contrôle des cultures de semences de cotonnier (suite)
Etat sanitaire
Pour déterminer l’état sanitaire, des prélèvements systématiques de capsules sont
réalisés sur le terrain, soit lors de la troisième visite, soit aussitôt avant la récolte. Ces
prélèvements seront effectués sur les 3ème et 4ème branches fructifères, à raison de
100 capsules (% capsules saines, % capsules attaquées).

Isolement
Normes d’isolement de champs semenciers de cotonnier

Distances d’isolement (m)


Catégories à produire Pré-base Base Certifiée Autre variété de
G1-G3 (Z00-Z1) G4 (Z2) R1-R2 (Z3-Z4) coton
Pré-base G1 à G3 (Z00-Z1) 10 50 300 500

Base G4 (Z2) 50 5 50 500

Certifiées R1 à R2 (Z3-Z4) 300 50 3 300


CHAPITRE 6 : CONTRÔLE DES CULTURES DE PLANTS DE
POMME DE TERRE ET DE MANIOC
A] CONTRÔLE DES CULTURES DE PLANTS DE POMME DE TERRE

Entre autres, l’inspecteur ou contrôleur semencier vérifiera les éléments suivants:


Admission au contrôle ou agrément
Déclaration de culture
Origine de la semence mère
Précédent cultural
Etat cultural des champs semenciers
Pureté variétale
Etc.
Contrôle des cultures plants de pomme de terre (suite)

Catégories de plants
La particularité des plants de pomme de terres c’est l’existence de plusieurs
classes ou générations par catégorie:
1. Plants de prébases: F1, F2 et F3;
2. Plants de base: Super Elite (SE) et Elite (E) ;
3. Plants certifiés: classe A et classe B.
Contrôle des cultures plants de pomme de terre (suite)

Déclaration de cultures
Pour tout producteur agréé, l’implantation de culture semencière doit faire
l’objet d’une déclaration sur un formulaire délivré à cet effet. Cette déclaration
doit parvenir au service officiel de contrôle et de certification avant la mise en
place des cultures.

Origine de la semence-mère
Le producteur qui implante une culture semencière doit pouvoir justifier
l’origine, la quantité, la variété et la catégorie de la semence–mère, par la
présentation des documents d’acquisition tels que certificats, facture d’achat,
bon de livraison, etc.
Contrôle des cultures plants de pomme de terre (suite)

Précédent cultural
La parcelle ne doit pas avoir porté lors de la campagne précédente de cultures
de pomme de terre, sauf s’il s’agit de la même variété, et qu’elle a été semée
avec des semences certifiées de la même génération ou d’une génération
précédente. Dans le cas de parcelles aménagées irriguées, cette règle peut ne
pas être appliquée. Dans ce cas, il faut, après une pré-irrigation de la parcelle de
multiplication, détruire les repousses par des opérations de travail du sol, trois
semaines avant le semis. La parcelle doit être vierge de toute repousse de
pomme de terre.
Contrôle des cultures plants de pomme de terre (suite)

Zones de plantation
La production de semences de pomme de terre ne doit pas se faire dans des
zones marécageuses ou dans des bas-fonds inondables en saison des pluies.

Isolement
Les distances minimales à observer pour assurer une pureté variétale suffisante
sont consignées dans le Tableau ci-dessous.

Les parcelles de variétés différentes destinées à la production de semences de


base ou semences certifiés, sont séparées entre elles par au moins une rangée
vide.
Contrôle des cultures plants de pomme de terre (suite)

Normes d’isolement pour la production des plants de pomme de terre

Jeunes familles
Super Elite Elite Certifiées Semences
Isolement (Pré-base)
(Base) (Base) A et B certifiées
F 1, F2, F3

F1, F2, F3 1 rangée vide 20 m 30 m 40 m 500 m

Super Elite 20 m 1 rangée vide 20 m 30 m 400 m

Elite 30 m 20 m 1 rangée vide 20 m 300 m

Certifiées A et 1 rangée
40 m 30 m 20 m 200 m
B vide
Contrôle des cultures plants de pomme de terre (suite)

Pureté variétale
L’épuration variétale est obligatoire depuis le début de la végétation jusqu’à la date
de la destruction des fanes. Cette opération consiste à arracher tous les hors types
ainsi que les repousses situées dans l’air d’isolement.

Etat sanitaire
Tout champ semencier de pomme de terre doit être indemne d’agents pathogènes
dangereux transmissibles par la semence.
Les plants atteints de virose, jambe noire, rhizoctone ou de verticilliose sont
arrachés avec leurs tubercules, éloignés du champ et détruits.
Contrôle des cultures plants de pomme de terre (suite)

Refus d’une culture


Pour le règlement semencier harmonisé CEDEAO-UEMOA-CILSS, le refus d’une culture
de semences de pomme de terre par le SOC intervient lorsque les normes ci-après ne
sont pas respectées au dernier contrôle :

Jeunes familles Certifiées


Super Elite Elite
Critères (Pré-base)
(Base) (Base) A B
F1, F2, F3

Plants non levés ou chétifs (max en %) 1 7 7 7 10


Jambe noire (E. carotovora pv. atroseptica) (max %) 0 0 0,5 1 2
Gale verruqueuse (Synchitrium endobioticum) (max %) 0 0 0 0 0
Flétrissement bactérien (C. m. subsp. sepidonicum) (max %) 0 0 0 0 0
Hors-types (max %) 0 0,1 0,1 0,2 0,2
Verticilliose (V. arboatrum) (max %) 0 0,5 1 3 5
Virus (max %) 0 0,25 0,33 1 3
Rhizoctoniose (R. solani) (max %) 0 1 5 10 10
B] CONTRÔLE DES CULTURES DE PLANTS DE MANIOC

Entre autres, l’inspecteur ou contrôleur semencier vérifiera les éléments suivants :

Admission au contrôle ou agrément

Déclaration de culture

Origine de la semence mère

Précédent cultural

État cultural des champs semenciers

Pureté variétale

Etc.
Contrôle des cultures plants de manioc (suite)

Nombre d’inspections

Un minimum de quatre inspections doit être effectué :

1. La première inspection doit être effectuée dans un délai de 60 jours après


la mise en terre des boutures ;
2. la seconde environ 120 jours après la mise en terre des boutures;
3. la troisième environ 180 jours après la mise en terre des boutures
4. la quatrième juste avant la coupe des tiges.
Contrôle des cultures plants de manioc (suite)

Déclaration de cultures
Pour tout producteur agréé, l’implantation de culture semencière doit faire l’objet
d’une déclaration sur un formulaire délivré à cet effet. Cette déclaration doit
parvenir au service officiel de contrôle et de certification avant la mise en place
des cultures.

Origine de la semence-mère
Le producteur qui implante une culture semencière doit pouvoir justifier l’origine,
la quantité, la variété et la catégorie de la semence–mère, par la présentation des
documents d’acquisition tels que certificats, facture d’achat, bon de livraison, etc.
Contrôle des cultures plants de manioc (suite)

Précédent cultural
La parcelle ne doit pas avoir porté depuis au moins un an de cultures de manioc,
sauf s’il s’agit de la même variété, et qu’elle a été semée avec des boutures
certifiées de la même génération ou d’une génération précédente. Dans le cas
de parcelles aménagées irriguées, cette règle peut ne pas être appliquée. Dans
ce cas, il faut, après une pré-irrigation de la parcelle de multiplication, détruire
les repousses par des opérations de travail du sol, trois semaines avant le
semis. La parcelle doit être vierge de toute repousse de manioc.
Contrôle des cultures plants de manioc (suite)

Zones de cultures
Les champs de multiplication de boutures de manioc ne doivent pas être
implantés en zone marécageuse ou dans des bas-fonds inondables en saison
pluvieuse.

Isolement
Normes d’isolement de champs semenciers de manioc

Distance minimale (en mètres)


Sources de contamination Plants de base et
Prébases Plants certifiés

Parcelles avec différentes variétés 5m 5m

Champ d’une même variété mais non conforme du


5m 5m
point de vue pureté variétale
Contrôle des cultures plants de manioc (suite)

Pureté variétale
Tous les plants hors types doivent être arrachés et éloignés du champ.

Etat sanitaire
La présence de maladies et d’insectes dangereux dans un champ de plants de
manioc peut être une cause de refus.

Plantes adventices
Tout champ de production de boutures de manioc doit être très propre. Toute
impureté spécifique ainsi que les mauvaises herbes sont éliminées
régulièrement.
Contrôle des cultures plants de manioc (suite)

Refus d’une culture

Pour le règlement harmonisé, le refus d’une culture de boutures de manioc par le


SOC intervient lorsque les normes suivantes ne sont pas respectées :

Critères et normes de contrôle aux champs pour les semences de manioc

Pourcentage maximum acceptable


Critères Plants de base et
Plants certifiés
Pré-bases
Hors-types 0,10% 0,20%
Pureté spécifique (min) 99% 90%
Plants présentant des symptômes de mosaïque 0,10% 0,50%
Plants infestés par des insectes ravageurs 0% 0%
CHAPITRE 7 : CONTRÔLE DES CULTURES DE SEMENCES DE LEGUMES
A] CONTRÔLE DES CULTURES DE SEMENCES D’OIGNON

Entre autres, l’inspecteur ou contrôleur semencier vérifiera les éléments suivants :


Admission au contrôle ou agrément

Déclaration de culture

Origine de la semence mère

Précédent cultural

Etat cultural des champs semenciers

Pureté variétale

Etc.
Contrôle des cultures de semences d’oignon (suite)

Nombre d’inspections

Un minimum de deux inspections doit être effectué:

1. La première inspection doit être effectuée à la floraison ;


2. la seconde avant la récolte.
Contrôle des cultures de semences d’oignon (suite)

Déclaration de cultures
Pour tout producteur agréé, l’implantation de culture semencière doit faire l’objet
d’une déclaration sur un formulaire délivré à cet effet. Cette déclaration doit
parvenir au service officiel de contrôle et de certification avant la mise en place
des cultures.

Origine de la semence-mère
Le producteur qui implante une culture semencière doit pouvoir justifier l’origine, la
quantité, la variété et la catégorie de la semence–mère, par la présentation des
documents d’acquisition tels que certificats, facture d’achat, bon de livraison, etc.
Contrôle des cultures de semences d’oignon (suite)

Précédent cultural
La parcelle ne doit pas avoir porté lors de la campagne précédente de cultures
d’oignon, sauf s’il s’agit de la même variété, et qu’elle a été semée avec des
semences certifiées de la même génération ou d’une génération précédente.
Dans le cas de parcelles aménagées irriguées, cette règle peut ne pas être
appliquée. Dans ce cas, il faut, après une pré-irrigation de la parcelle de
multiplication, détruire les repousses par des opérations de travail du sol, trois
semaines avant le semis. La parcelle doit être vierge de toute repousse
d’oignon.
Contrôle des cultures de semences d’oignon (suite)

Etat cultural
Toutes les cultures sont visitées par les agents du SOC aux moments les plus
favorables à l’identification variétale et à la connaissance de leur bon état sanitaire.
NB: le mauvais état cultural du champ peut être cause de refus.

Critères et normes de contrôle aux champs pour les semences d’oignon

Normes de contrôles au champ


Critères
Pré-base Base Certifiées

Isolement (min en mètres) 1000 (PO) 1000 (PO) 400

Pourcentage maximum hors-types (%) 0,2% 0,2% 0,5%

Pourcentage des plants malades (%) 0 0 0

(PO) : Pollinisation Ouverte


B] CONTRÔLE DES CUTURES DE SEMENCES DE TOMATE

Admission au contrôle ou agrément

Déclaration de culture

Origine de la semence mère

Précédent cultural

Etat cultural des champs semenciers

Pureté variétale

Etc.
Contrôle des cultures de semences de tomate (suite)

Nombre d’inspections

Toutefois, trois contrôles au minimum seront effectués :

1. le premier au stade végétatif ;


2. le second durant la floraison ;
3. le troisième à la maturité à la veille de la récolte
Contrôle des cultures de semences de tomate (suite)

Déclaration de cultures
Pour tout producteur agréé, l’implantation de culture semencière doit faire l’objet
d’une déclaration sur un formulaire délivré à cet effet. Cette déclaration doit parvenir
au service officiel de contrôle et de certification avant la mise en place des cultures.

Origine de la semence-mère
Le producteur qui implante une culture semencière doit pouvoir justifier l’origine, la
quantité, la variété et la catégorie de la semence–mère, par la présentation des
documents d’acquisition tels que certificats, facture d’achat, bon de livraison, etc.
Contrôle des cultures de semences de tomate (suite)

Précédent cultural
La parcelle ne doit pas avoir porté lors de la campagne précédente de cultures de
tomate, sauf s’il s’agit de la même variété, et qu’elle a été semée avec des
semences certifiées de la même génération ou d’une génération précédente. Dans
le cas de parcelles aménagées irriguées, cette règle peut ne pas être appliquée.
Dans ce cas, il faut, après une pré-irrigation de la parcelle de multiplication, détruire
les repousses par des opérations de travail du sol, trois semaines avant le semis.
La parcelle doit être vierge de toute repousse de tomate.
Contrôle des cultures de semences de tomate (suite)

Etat cultural
Toutes les cultures sont visitées par les agents du service officiel de contrôle et de
certification aux moments les plus favorables à l’identification variétale et à la
connaissance de leur bon état sanitaire.
NB: le mauvais état cultural du champ doit être cause de refus.

Critères et normes de contrôle aux champs pour les semences de tomate


Normes de contrôles au champ
Critères
Pré-base Base Certifiées

Isolement (min en mètres) 100 100 50

Pourcentage maximum de hors-types 0,2% 0,2% 0,2%

Pourcentage maximum de plants malades 0,1% 0,1% 0,1%

Viroses et bactérioses (%) 0 0 0


CHAPITRE 7 : CONTRÔLE A POSTERIORI
I.] INTRODUCTION

Définition
"Le contrôle à posteriori est effectué postérieurement à la certification
sur un échantillon de référence d’une production de semences de
toutes catégories.
En cas de litige ou de réclamation, ledit contrôle s’étend sur le matériel
parental et sur les semences de prébase" (C/REG.4/05/2008, art. 47).
Introduction (suite)

Les règles techniques pour la production, le contrôle, le


conditionnement et la certification des semences sont établies avec
l’objectif de garantir que les semences produites selon lesdites règles
répondent à priori aux normes de qualités minimales exigées
(puretés, germination, etc.).
Introduction (suite)

Objet
Le contrôle à posteriori vise :
La vérification de l’identité variétale et
La vérification de la pureté variétale des lots

Ce faisant, il permet de décrire les impuretés observées et en dernier


ressort de confirmer ou de modifier le classement des lots restant en
stock ainsi que leur descendance.
Introduction (suite)

Il a aussi pour objectif de vérifier que les Systèmes de certification, dans


leur définition en matière de règles techniques comme dans leur
application par les services officiels, sont toujours pertinents en regard
de la qualité minimale visée.
Introduction (suite)

Enfin, le contrôle à posteriori peut être considéré comme un outil


d’auto-évaluation et de surveillance nécessaire pour appliquer un
fonctionnement harmonisé du système de contrôle entre les pays
membres de la CEDEAO, et pour faciliter leurs échanges.
II.] PROCEDURES

2.1] ECHANTILLONNAGE
Échantillonnage de 100% des semences de prébase et de base de
la production nationale ou importée
Échantillonnage au départ de 25 % des semences certifiées pouvant
être ramené à 5% selon les résultats enregistrés (plus les
défaillances notées dans la qualité des semences contrôlées sont
fréquentes, plus le niveau d’échantillonnage des certifiées devra être
élevé).
Procédures (suite)

Le prélèvement de ces échantillons devra être fait selon les


règles ISTA (cf. tableaux intensités d’échantillonnage selon les
emballages et les lots), par des agents habilités.
Les échantillons devront être conservés en chambre froide
jusqu’à leur utilisation.
Procédures (suite)

2.2] PROTOCOLE D’ESSAI

L’essai est réalisé en micro parcelles, à posteriori de la certification, par


des inspecteurs du Service Officiel de Contrôle.

Le SOC est responsable de l’essai du début à la fin, mais il peut sous


traite sa conduite à tout service agréé sous sa supervision.
Procédures (suite)

Le protocole d’essai établi par le SOC seul ou en rapport avec


les institutions nationales de recherche devra permettre
l’examen des qualités des semences selon les normes
internationales (UPOV, ISTA, etc.…), mais en particulier de
vérifier:

- L’identité de chaque variété de semences en test (par


comparaison au standard de ladite variété);
- Et la pureté de la variété par rapport au seuil requis dans les
normes de certification.
III.] CONDUITE DES ESSAIS

Le contrôle à posteriori relève des prérogatives du SOC, qui est seul


habilité à mener un tel test. Le SOC est en particulier seul
responsable de l’examen en végétation des caractères primaires ou
secondaires et de la notation des plantes en test.

Les caractères notés devront l’être selon les recommandations


consignées dans les fiches descriptives de l’UPOV.
Conduite essai (suite)

Tous les équipements nécessaires du semis à la récolte en


condition de micro parcelles (avec maîtrise de l’eau) et tous les
facteurs nécessaires à un développement homogène des
plantes à juger devront être disponibles.

Enfin, les "techniciens notateurs" du SOC devront bien sûr


disposer de l’expertise nécessaire pour effectuer un travail selon
un protocole normalisé.
IV.] TRAITEMENT DES RESULTATS

Le traitement et l’interprétation des résultats seront réalisés selon les


normes de certification applicables aux semences de la CEDEAO,
ou de l’OCDE.

A la fin de chaque cycle de contrôle à posteriori, une notification doit


être adressée aux opérateurs producteurs des lots testés avec
commentaires appropriés et actions correctives pouvant aller
jusqu’au retrait des étiquettes!
V] CONCLUSION

→Le contrôle à posteriori apparaît comme un instrument


supplémentaire de vérification de l’efficacité de l’application des
règles de certification des semences (seuils d’interprétation des
résultats selon normes par catégorie et espèce)
→Bien maîtrisé et bien utilisé, il facilitera et/ou confortera la conduite
de l’inspection et de la certification des cultures.
MERCI DE VOTRE AIMABLE ATTENTION

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