Business Law
Business Law
Intro :
Évaluation individuelle (50% de la note finale)
Le Common Law est un système juridique basé sur la jurisprudence (décisions de justice passées)
plutôt que sur un code écrit.
Caractéristiques :
Précédent judiciaire (case law) : Les décisions passées influencent les décisions futures.
Doctrine du Stare Decisis : "Se tenir à ce qui a été décidé" – une décision judiciaire s'impose
aux tribunaux inférieurs.
Rôle actif des juges : Ils interprètent la loi et créent du droit via leurs décisions.
2. Civil Law :
Le Civil Law repose sur un système codifié, où les juges appliquent des lois écrites.
Caractéristiques :
1
4. La séparation des pouvoirs :
Théorisée par Montesquieu, la séparation des pouvoirs garantit l’équilibre dans un État.
5. Objectif :
Définition : Ensemble des règles juridiques régissant les relations entre États.
Exemples :
Conventions bilatérales : Accord entre deux pays.
Conventions multilatérales : Accord entre plusieurs États (ex. : Traité de l’ONU).
Cour Internationale de Justice (CIJ) : Organe judiciaire des Nations Unies.
2
En cas de conflit entre le droit national et le droit de l’UE, le droit européen prévaut.
Décision Costa vs. ENEL (1964) : La Cour de Justice de l’UE (CJUE) a affirmé que les États
doivent respecter les normes européennes, même au-dessus de leur Constitution.
2. Effet Direct :
Majeure : "Un joueur qui viole gravement les règles et blesse un autre joueur est
responsable."
Mineure : "Jason a taclé violemment et blessé Steve."
Conclusion : "Jason est responsable et doit indemniser Steve."
3
1992 Traité de Maastricht : création de l’UE, monnaie
unique, coopération judiciaire
1994 Création de l’EEE (libre circulation des biens,
services, capitaux, personnes)
2007 Traité de Lisbonne : amélioration des
institutions et politiques
L’UE repose sur le principe de l’État de droit, où toutes les actions de l’UE doivent être fondées sur
des traités ratifiés par les États membres.
Traité sur le Fonctionnement de l'UE (TFUE) : Régit le fonctionnement de l'UE.
Traité de Lisbonne : Réforme les institutions pour plus d’efficacité.
3. Le Parlement Européen :
Rôles principaux :
4. Les Conseils :
Institution : Rôle :
Conseil de l’UE (Conseil des Ministres) Vote les lois avec le Parlement, composé de
ministres des États membres.
Conseil Européen Réunit les chefs d’État et de gouvernement pour
définir les grandes orientations de l’UE.
Conseil de l’Europe Organisation extérieure à l’UE, protège les
droits de l’homme (46 pays, siège à Strasbourg).
5. La Commission Européenne :
Propose les lois
Gère le budget et les politiques de l’UE
Représente l’UE sur la scène internationale
Fait respecter le droit de l’UE (peut sanctionner un État en infraction).
4
Assure l’application uniforme du droit de l’UE
Rend des arrêts contraignants pour les États membres
Types de procédures :
o Avis préliminaire : Un tribunal national demande l’interprétation du droit de l’UE
o Procédure d’infraction : La Commission poursuit un État ne respectant pas une loi de
l’UE
o Annulation : Un État ou une institution peut demander l’annulation d’une loi
européenne
o Carence : Si une institution de l’UE n’agit pas alors qu’elle le devrait.
5
o Objet défini et licite du contrat.
Décision de la cour :
o L’offre était valide car l’entreprise avait manifesté une intention juridique (dépôt de
1000 £ en banque)
o L’utilisation du produit était une acceptation tacite
o Il est possible de faire une offre au monde entier, acceptée par un acte.
Un individu doit avoir la capacité mentale et légale de contracter. Cas d’incapacité :
Mineurs : incapacité contractuelle sauf exceptions.
Personnes souffrant de troubles mentaux :
o Si elles ne comprennent pas leurs obligations → Contrat nul
o Si leur jugement est altéré mais compréhension intacte → Contrat annulable
Personnes intoxiquées :
o Si l’autre partie sait que la personne est trop ivre pour comprendre → Contrat
annulable
o Si seule la capacité de jugement est affectée → Contrat valide
o Si la personne est jugée alcoolique habituelle → Contrat nul
Éléments clés d’un contrat :
Consentement mutuel (Offre & Acceptation)
o Offre :
Doit montrer une intention de contracter
Doit être claire et définie
Doit être communiquée.
o Invitation à traiter :
Différent d’une offre, c’est une invitation à négocier (ex. : catalogue, menu
dans un café).
o Acceptation :
Doit refléter exactement les termes de l’offre (Mirror-Image Rule)
6
Si elle diffère, c’est une contre-offre et non une acceptation.
Contrepartie (Consideration) : chaque partie doit recevoir quelque chose de valeur en échange
de sa prestation.
Ex : Dan achète la voiture de Mary pour 1000 $ → Dan donne 1000 $, Mary donne sa voiture.
Une promesse sans contrepartie n’est pas un contrat juridiquement contraignant.
Objectif légal (Legality) : un contrat doit avoir un objet légal pour être valide. Sont considérés
comme nuls :
o Contrats pour commettre un crime
o Usure (taux d’intérêt excessif illégal)
o Paris et jeux d’argent (sauf réglementés).
Séance 4 : Le contrat : un outil fondamental (Partie 2) :
Exécution du contrat (Performance of the contract) :
Effets de l’exécution du contrat :
o L'exécution d'un contrat signifie que les parties remplissent leurs obligations.
o Exception : un tiers bénéficiaire (ex : assurance) peut être concerné par l'exécution du
contrat.
7
o La loi peut mettre fin à un contrat dans certains cas :
Destruction de l’objet du contrat (ex. un incendie détruit un bien vendu)
Illégalité supervenante (ex. une nouvelle loi interdit la vente d’alcool)
Décès ou incapacité d’une des parties (ex. un artiste engagé pour un concert
meurt avant la date).
o Autres cas :
Altération frauduleuse du contrat : Modifier un contrat sans l’accord de l’autre
partie entraîne sa nullité
Faillite : En cas de faillite, les dettes sont annulées et le contrat prend fin.
Excuse de l’exécution du contrat (Excused Performance) :
Certains événements peuvent empêcher l’exécution et justifier une résiliation.
Impossibilité et impraticabilité :
o Impossibilité objective : Aucune partie ne peut exécuter le contrat
Ex : Une ferme vendue est détruite par la foudre avant la transaction.
o Impraticabilité : L'exécution est possible mais excessivement difficile ou coûteuse
Ex : Pénurie extrême d’un matériau nécessaire à la construction.
Frustration du contrat :
o Un contrat peut être frustré si un événement rend son exécution radicalement
différente de ce qui était prévu.
Ex : Un groupe de musique italien devait jouer à Hawaï en avril 2020, mais les
interdictions de voyage liées au COVID-19 ont rendu l’exécution impossible.
Clauses clés des contrats (Key Clauses) : les clauses de répartition des risques permettent de gérer
l’incertitude.
Clause de force majeure :
o Permet d’éviter des obligations contractuelles en cas d’événements imprévisibles et
incontrôlables
Ex : guerres, catastrophes naturelles, pandémies
8
Ex : Une société de développement logiciel a un contrat de 50 000 €, mais n’effectue pas la prestation.
Dommage direct : 50 000 € de perte
Dommage indirect : Perte de clients et atteinte à la réputation.
Séance 5 : International contracts (en ligne) :
Un contrat est international lorsqu'il présente des liens avec plusieurs pays, soit parce que :
Les parties contractantes sont situées dans des États différents
Le contrat implique un élément étranger (ex : biens importés/exportés)
Ex : un contrat de distribution entre un fournisseur français et un distributeur américain.
La Convention de Vienne (CISG) :
Définition et champ d’application : la Convention des Nations Unies sur les Contrats de Vente
Internationale de Marchandises (CISG), aussi appelée Convention de Vienne (1980) :
o Appliquée dans 97 États
o S’applique aux contrats de vente de biens entre entreprises (B2B uniquement)
o Ne s’applique pas :
Aux ventes à des consommateurs (B2C)
Aux ventes aux enchères
Aux actions, titres, argent, électricité, navires, aéronefs.
Ex : si un vendeur français et un acheteur allemand sont en litige, un tribunal allemand appliquera la
Convention de Vienne car la France et l'Allemagne l'ont ratifiée.
Clause d’exclusion de la CISG (Opt-Out) : un contrat peut exclure la CISG en précisant une autre loi
applicable :
“This contract shall be governed by the laws of the State of New York. The United Nations Convention
on Contracts for the International Sale of Goods shall not apply to this contract.”
Obligations des parties dans un contrat international :
Obligations du vendeur :
o Livrer la marchandise en respectant la quantité et la qualité spécifiées
o Transmettre les documents requis (ex. factures, certificats de conformité)
o Transférer la propriété des biens
Obligations de l’acheteur :
o Payer le prix convenu
o Prendre livraison des marchandises, ce qui inclut :
Prendre physiquement possession des biens
Accomplir les actes nécessaires pour permettre la livraison (ex. organiser le
transport).
Violation du contrat et recours (CISG) :
Solutions en cas de violation : si une partie ne respecte pas ses obligations, l’autre peut :
o Exiger l’exécution du contrat
o Réclamer des dommages-intérêts
o Annuler le contrat (avoidance of contract), mais uniquement en cas de violation
fondamentale.
Annulation du contrat (Avoidance) :
o Solution extrême, appliquée uniquement si la violation est grave
o Les tribunaux favorisent le maintien du contrat (favor contractus)
o Les parties peuvent définir dans le contrat ce qui constitue une violation
fondamentale.
Incoterms 2020 – Règles du Commerce International :
Définition : les Incoterms (International Commercial Terms) définissent :
o Les obligations entre vendeur et acheteur
o La répartition des risques et des coûts liés au transport et aux formalités douanières.
Catégories d’Incoterms :
Type Modes de transport Responsabilités
EXW (Ex Works) Tout transport L’acheteur assume tous les
risques et coûts dès que les
9
marchandises sont mises à
disposition chez le vendeur.
FOB (Free on Board) Maritime Le vendeur prend en charge la
livraison jusqu'à ce que la
marchandise soit chargée sur le
navire. L'acheteur prend le
risque à partir de ce moment.
Exemple de clause EXW : “The Products sold by X shall be delivered ‘ex works’ X’s production
facility in San Francisco, California.”
Droit applicable et juridiction :
Importance du choix de la loi applicable :
o En droit international, les parties peuvent choisir la loi nationale qui s'applique à leur
contrat (principe de liberté contractuelle)
o Clause type : “This Agreement shall be governed, construed, interpreted and enforced
in accordance with the laws of _________.”
Juridiction et compétence : les parties doivent déterminer à l’avance quel tribunal sera
compétent en cas de litige :
o En UE, la Convention de Bruxelles I (règlement 1215/2012) fixe les règles de
compétence.
o En l’absence de choix, le litige est tranché selon :
Lieu d’exécution du contrat (ex : pays de livraison des marchandises).
Convention de Rome (détermination du droit applicable).
Ex de litige :
Un vendeur français poursuit un acheteur allemand :
Le tribunal compétent sera en Allemagne
Il appliquera la Convention de Vienne et, si elle est incomplète, le droit français.
Modes Alternatifs de Résolution des Conflits (ADR) :
Les ADR (Alternative Dispute Resolution) permettent de résoudre des litiges hors tribunal.
Méthodes principales :
Arbitrage (arbitration)
Médiation (mediation)
Conciliation (conciliation).
L’Arbitrage International :
Alternative privée aux tribunaux pour résoudre les litiges.
Clause d’arbitrage insérée dans le contrat : “Any dispute shall be referred to arbitration under
the LCIA Rules, with the seat of arbitration in [City].”
Avantages :
o Procédure confidentielle
o Plus rapide que les tribunaux
Inconvénients :
o Coût élevé
o Pas d’appel possible en général.
La Convention de New York (1958) :
Garantit l’exécution des sentences arbitrales dans 172 pays
Principe :
10
o Reconnaissance des clauses d’arbitrage → Les tribunaux nationaux doivent refuser de
juger un litige si une clause d’arbitrage existe
o Exécution des sentences arbitrales étrangères.
Principales institutions d’arbitrage :
CCI (Cour Internationale d’Arbitrage, Paris)
LCIA (London Court of International Arbitration)
AAA (American Arbitration Association, New York)
CPA (Cour Permanente d’Arbitrage, La Haye)
Exécution des sentences arbitrales
Une sentence arbitrale doit être appliquée par la partie perdante
Si elle refuse, le gagnant doit demander l’exequatur, c’est-à-dire l’autorisation d’un tribunal
national pour exécuter la décision
Séance 6 : Propriété intellectuelle (Partie 1) :
La propriété intellectuelle (IP) protège les créations de l’esprit dans divers domaines :
Sources européennes :
o Règlement UE sur les marques (2017/1001)
o Directives et règlements sur le droit d’auteur (13 directives, 2 règlements)
o Règlement sur le design communautaire (CE n°6/2002)
o Règlement sur les brevets (UE n°1257/2012)
Sources internationales :
o Convention de Paris (1883) : Protection des brevets, marques, indications
géographiques
o Accord TRIPS (1995) : Régit la propriété intellectuelle au sein de l’OMC (166 pays)
o Système de Madrid : Enregistrement international des marques
o Classification de Nice : Classification internationale des marques.
o Accord de Locarno : Classification des dessins industriels.
Traitement national : Un pays doit accorder aux auteurs étrangers les mêmes protections qu’à
ses propres citoyens.
Protection automatique : Pas besoin d’enregistrement formel.
Indépendance de la protection : La protection s’applique dans le pays où l'œuvre est exploitée,
indépendamment de sa publication.
11
Durée de protection :
Droits associés :
Ex : Emma, une graphiste en Espagne, vend ses illustrations en ligne. Une entreprise allemande utilise
ses œuvres sans autorisation.
Questions à considérer :
Les Brevets (Patents) : un brevet est un droit exclusif sur une invention technique :
Critères de brevetabilité :
Protection et durée :
12
o Simplifie le processus de protection internationale.
Les Secrets Commerciaux (Trade Secrets) : un secret commercial protège les informations
confidentielles ayant une valeur économique :
Protection :
Ex : Angostura (Trinidad & Tobago) protège depuis 200 ans sa recette de bitters grâce aux secrets
commerciaux, plutôt qu’un brevet.
Définition juridique (Art. L711-1 CPI & Art. 4 EUTMR) : une marque est un signe permettant de
distinguer les produits/services d’une entreprise de ceux des autres. Elle peut consister en :
13
Ex de Types de marques (typologie EUIPO) :
Enregistrement et protection :
Niveaux de protection :
o Nationale (France) : INPI
o Union Européenne : EUIPO → protection dans les 27 États membres
Durée :
o 10 ans, renouvelable indéfiniment (Art. L712-1 CPI)
Classification de Nice (CPI & Accord de Nice)
o 45 classes : 1–34 produits / 35–45 services
o Dernière version : 2023 (mise à jour annuelle)
o Facilite la protection internationale
Marques de renommée :
o Protection élargie (Art. 5 §2 Dir. UE) :
Même pour produits non similaires
Ex : Apple, Nike, Coca-Cola
Actions en contrefaçon :
14
o Communication de comptes
o Dédommagement (dommages-intérêts)
Définition (Art. L511-1 CPI / Règlement (CE) n°6/2002) : Un design est l'apparence d'un produit ou
d'une partie de produit, incluant lignes, contours, couleurs, forme, texture, matériaux, ou leur
ornementation.
Conditions de protection :
Condition Détail
Nouveauté Aucun design identique ne doit avoir été rendu public avant
Caractère L’impression visuelle globale diffère de celle de tout autre design déjà connu par
individuel l’ « utilisateur averti »
Procédure de dépôt :
National : INPI
Communautaire : RCD via EUIPO
International : OMPI – Accord de La Haye
Spécificités :
Classification de Locarno :
o 32 classes (ex : mobilier, vêtements, objets ménagers)
o Utilisée pour les dépôts internationaux
Contrefaçon : reproduction ou usage commercial d’un design identique ou très similaire sans
autorisation
Demande en nullité : Possible uniquement après enregistrement.
Motifs : absence de nouveauté / caractère individuel, contrariété à l’ordre public...
Ex : Vous avez lancé un produit il y a 11 mois. Vous souhaitez maintenant l’enregistrer. Or, un design
similaire a été enregistré il y a 6 mois.
15
Grâce à la période de grâce de 12 mois, votre design est encore considéré comme “nouveau”, même
s’il a été divulgué. Mais le dépôt existant peut faire obstacle si l’impression d’ensemble est trop
proche → risque de rejet ou de conflit.
Dans les deux cas, la notion centrale est la faute, volontaire ou non.
Product liability : responsabilité légale du fabricant, distributeur ou vendeur d’un produit défectueux
ayant causé un dommage au consommateur.
Objectif : protéger les consommateurs en assurant la conformité des produits aux normes de sécurité.
Définitions clés :
Terme Définition
a) Fabricant du produit fini, b) Producteur d’un composant, c) Celui qui appose son
Producteur
nom ou marque, d) Fournisseur si le producteur n’est pas identifié
Produit
Produit qui ne procure pas la sécurité à laquelle on peut légitimement s’attendre
défectueux
Délai de prescription :
16
Nouvelle directive (ue) 2024/2853 – applicable dès le 9/12/2026 :
Principales nouveautés :
La directive impose qu’un acteur établi dans l’UE (fabricant, importateur ou représentant) soit toujours
identifiable.
Ex :
17
o Verdict initial : 2,8 millions $ (réduit à 640 000 $)
o Le cas a popularisé la product liability comme droit de sécurité du consommateur
Takata Airbags :
o Airbags défectueux → explosions métalliques → 16 morts
o Enquête + rappels massifs
o Takata condamné à 1 milliard $, dépôt de bilan en 2017
Bullock v. Philip Morris :
o Mme Bullock fume pendant 45 ans → cancer
o Action pour manque d’information sur les dangers
o Verdict : 28 milliards $ en dommages punitifs (réduits par appel)
Il s’agit d’un contrat vertical, car il lie des entreprises à des niveaux différents de la chaîne
d’approvisionnement.
1. Distribution exclusive :
Le fournisseur s’engage à vendre ses produits à un seul distributeur dans un territoire donné.
Le fournisseur ne vend qu’à des distributeurs préalablement sélectionnés selon des critères définis
(qualitatifs ou quantitatifs).
Typique des produits de luxe, haute technologie ou haut de gamme (ex : Apple, Chanel, LVMH)
Critères :
3. Franchise :
Un contrat par lequel une entreprise (franchiseur) autorise une autre (franchisé) à utiliser sa marque,
son savoir-faire et ses méthodes d’exploitation.
Caractéristiques :
18
Propriété intellectuelle (marque, brevets…)
Formation et assistance du franchiseur
Contrôle du franchiseur
Paiement de redevances et respect de normes strictes
Clause Objectif
Objectif minimum de vente Oblige le distributeur à atteindre un volume minimum de ventes
Engagement d’achat Le distributeur doit acheter un volume défini (ex : 80 % du
minimum prévisionnel)
Empêche le fournisseur de nommer d’autres distributeurs dans une
Exclusivité
zone donnée
Ex :
Ex admis :
Faits :
Pierre Fabre (cosmétiques) impose que les ventes se fassent exclusivement en officine avec un
pharmacien présent → Exclusion de la vente en ligne
19
Décision :
Cette clause est jugée interdite car elle constitue une restriction par objet
Pas justifiée par la nature des produits
Le contrat perd le bénéfice de l’exemption par catégorie (VBER)
Ex :
SPAR impose aux fournisseurs une stabilité de marge, leur demande de communiquer les prix
à la concurrence
Peut constituer une entente anticoncurrentielle → prix concertés → interdit par le droit européen
Obligations clés :
Domaine Contenu
Obligations accrues pour les marketplaces (lutte contre contrefaçon,
Produits illégaux
produits dangereux)
20
Domaine Contenu
Contenus illégaux Modération renforcée (discours haineux, fake news…)
Protection des
Publicité ciblée interdite basée sur les données personnelles des mineurs
mineurs
Interdiction de cibler sur base de données sensibles (genre, race,
Publicité
religion)
Interface Interdiction des dark patterns (tromperies visuelles)
Plateformes concernées (VLOPs/VLOSEs désignées) :
Sanctions
Objectif : empêcher les grandes plateformes ("gatekeepers") d’abuser de leur position vis-à-
vis des utilisateurs et entreprises
Critères de désignation d’un gatekeeper :
1. Apple
2. Alphabet (Google)
3. Meta (Facebook, Instagram, WhatsApp)
4. Amazon
21
5. Microsoft
6. ByteDance (TikTok)
7. Booking (dès novembre 2024)
Sanctions :
Jusqu’à 10 % du CA mondial
Jusqu’à 20 % en cas de récidive
Ex :
1. Apple (DMA – Art. 5(4))
19 mars 2025 : Décisions formelles fixant des mesures obligatoires et leur calendrier
2. Alphabet (Google)
3. Meta (Facebook)
Synthèse comparative :
Élément DSA DMA
Objectif Contenu, publicité, interfaces Abus de domination, concurrence
Entrée en
Août 2023 / Février 2024 Mars 2024
vigueur
Sanctions Jusqu’à 6 % CA mondial Jusqu’à 10–20 % CA mondial
Toutes plateformes (VLOPs,
Acteurs visés Gatekeepers
VLOSEs)
Transparence, protection des mineurs, Non-discrimination, liberté de choix,
Principes clés
publicité responsable désinstallation, steering
22