0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
13 vues6 pages

Sc32 Corten

Le document traite du burn-out, une forme de stress chronique qui se manifeste par une fatigue émotionnelle et une déshumanisation des relations, souvent dans des métiers à forte interaction humaine. Il explore les causes de l'anxiété, de la fatigue et du stress, ainsi que leurs impacts sur la santé mentale. Le burn-out est décrit comme un processus long et dévastateur, résultant d'une accumulation de stress professionnel et d'une incapacité à gérer les émotions.

Transféré par

4y4m2pyffc
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
13 vues6 pages

Sc32 Corten

Le document traite du burn-out, une forme de stress chronique qui se manifeste par une fatigue émotionnelle et une déshumanisation des relations, souvent dans des métiers à forte interaction humaine. Il explore les causes de l'anxiété, de la fatigue et du stress, ainsi que leurs impacts sur la santé mentale. Le burn-out est décrit comme un processus long et dévastateur, résultant d'une accumulation de stress professionnel et d'une incapacité à gérer les émotions.

Transféré par

4y4m2pyffc
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Mettre des mots sur mes maux LE BURN OUT

● L’anxiété Philippe Corten,


professeur,
Ce que je vis, est-ce du stress, de L’anxiété est une émotion normale, elle nous Clinique du
stress, centre
l’angoisse, de l’anxiété, un sentiment alerte des dangers et des risques existants. Elle
hospitalier
dépressif ou simplement de la fatigue ? est en relation avec nos anticipations. Si nous
universitaire
n’anticipions pas, nous ne serions jamais Brugmann.
anxieux. Elle se développe lors de la crainte de
l’échec ou devant l’incertitude de l’action à
entreprendre (principe d’incertitude).

Anticipation

Optimisme

Cognitions
Situation
Expérience

Compétences

● La fatigue
Réussite Incertitude Echec
La fatigue est une réponse physiologique
naturelle et réversible à un effort spécifique Bien-être Anxiété Dépression
identifiable. Fatalement, si un étudiant passe
plusieurs nuits blanches pour étudier un exa-
men, il sera fatigué. De même, un manuten- REACTION D’ADAPTATION
tionnaire qui passe ses journées à déplacer des
sacs de ciment, ne peut être que fatigué en fin
de journée. Dans la fatigue simple, la cause est Réussite Incertitude Echec
toujours identifiable et explicable physiologi-
quement. Par ailleurs cette réaction est
réversible : il suffit de dormir et se reposer Impuissance
suffisamment. Ainsi, si après quelques jours de
repos, la fatigue n’a pas disparu, probablement Inhibition
sommes-nous en présence d’un autre syndrome.
STRESS
● La fatigue chronique
Généralement, l’être humain lorsqu’il anticipe
Bien que ce syndrome, appelé également est plutôt optimiste. Spontanément il aura
fibromyalgie, ne soit pas unanimement reconnu tendance à imaginer une issue favorable à son
dans les milieux scientifiques et médicaux, il action. Si nous étions réalistes, qui oserait en
se caractérise par l’intensité de la fatigue qui Belgique programmer un barbecue pour dans
Mots clefs : santé mentale.

est particulièrement invalidante et par les quinze jour ? Ou lorsqu’on prend la voiture
douleurs musculaires et articulaires imagine-t-on qu’on pourrait avoir un accident ?
importantes. Les fibromyalgiques parviennent Néanmoins, parier sur la réussite n’est pas
rarement à avoir plus de quelques heures toujours possible, surtout si suffisamment de
d’activité par jour et chroniquement paient très signes nous en alertent, on peut alors imaginer
cher les jours suivants la moindre augmentation l’échec. L’anticipation de l’échec entraîne
de leur activité. Il n’y a pas, à l’heure actuelle, souvent un sentiment dépressif ou anxieux.
de traitement de la fatigue chronique à part la Mais l’anxiété sera surtout importante si on ne
relaxation. sait pas quelle attitude il faut prendre. Certains

Santé conjuguée - avril 2005 - n° 32 27


R
H IE
CA
Mettre des mots sur mes maux

supportent mieux l’incertitude que d’autres. On • Peur : pour un sentiment de crainte motivée
dit qu’ils sont cool ou qu’ils sont zen, d’autres en présence de la situation (exemple : être
ont besoin de tout maîtriser. L’incertitude et face à un lion) ;
l’angoisse qu’elle engendre sont très difficiles • Phobie : pour un sentiment de crainte non
à supporter car elles sont paralysantes et la motivée en présence de la situation (exemple :
première réaction est de diminuer celles-ci soit face à une souris ou un ascenseur ou des
en prenant plus de renseignements soit en optant gens) ;
pour l’échec (ou la réussite malgré tout). C’est • Anxiété : un sentiment de crainte motivée ou
ce que fait l’étudiant en examen qui voit la date non en dehors de la présence de la situation ;
de l’interrogation s’approcher et la quantité de • Angoisse : pour les sensations physiques que
matière qu’il devrait engloutir. Un certain procure une anxiété (nœuds à l’estomac,
moment il se dit : « je vais être busé ». Une autre boule dans la gorge, tremblements, palpi-
réaction est de se faire une décharge tations…).
monumentale d’adrénaline pour agir, c’est ce
qu’un appelle une réaction d’adaptation. Bien Quand l’anxiété devient-elle pathologique ?
souvent c’est efficace. L’acteur lorsqu’il va
• Quand la réaction est disproportionnée ou
monter en scène a le trac, il est anxieux. Mais il
inadéquate face à la situation ;
sait aussi que s’il bredouille, s’il tremble, il ne
• Quand elle est persistante ;
convaincra pas le public et en montant sur scène
• Quand elle handicape la réalisation normale
il déclenche une décharge d’adrénaline. Par
des tâches.
contre si cette réaction est inefficace et que cela
se répète, on va rentrer dans un processus de
Les symptômes habituels de l’anxiété :
stress.
• Difficultés à l’endormissement ;
L’anxiété peut se manifester sous différentes • Angoisses localisées (nœuds à l’estomac,
formes comme l’angoisse ou les phobies. On boule dans la gorge, tremblements, sensation
parlera de : d’étaux sur la poitrine, mains moites, palpita-
tions…) ;
• Souvent déjà facilement anxieux avant ou
depuis toujours.

● Sentiments dépressifs

Avoir des moments de déprime, de cafard ou


de blues est également absolument normal. On
n’est pas constamment heureux !
La déprime se caractérise par :
• La perte de plaisir dans les actes procurant
habituellement du plaisir ;
• Un sentiment de tristesse ou d’irritabilité, de
mal-être diffus, de grisaille de l’existence ;
• Parfois des idées noires.

En ce sens le burn out est une forme particulière


de dépression.

Quand la déprime devient-elle pathologique ?


• Quand la réaction est disproportionnée ou
inadéquate face à la situation ;
• Quand elle est persistante ;
• Quand elle handicape la réalisation normale
des tâches.

28 Santé conjuguée - avril 2005 - n° 32


LE BURN OUT

● Le stress branle, la tension augmente, le sang va vers les


muscles, le rythme cardiaque et respiratoire
Le stress est une réaction normale et sans danger s’amplifie, mais l’organisme ne peut pas
si l’on peut agir (fuir ou attaquer) et surtout si indéfiniment augmenter tout son rythme
après on s’accorde le temps de se détendre. cardiaque, sa tension, etc. Pour éviter la
catastrophe, il utilise une contre-réaction aux
En 1936, Selye a mis en évidence un méca- décharges d’adrénaline, il ajoute non seulement
nisme archaïque appelé depuis stress. Le mot de l’acétylcholine mais aussi du cortisol. Le
stress vient d’une déformation du mot anglais cortisol n’est pas une réponse destinée à agir
to stretch (étirer). Ce mécanisme est une ou à se détendre immédiatement mais surtout à
réaction d’adaptation du système nerveux, résister dans l’épreuve. D’une certaine manière
autonome et massif, destiné à assurer la survie les choses se calment, la tension n’augmente
d’un animal face à un danger pouvant mettre plus, ni le rythme cardiaque mais les deux
en péril sa vie. Il s’agit d’un mécanisme nerveux phénomènes se juxtaposent, tantôt les sphinc-
parce que c’est le cerveau qui le déclenche, ters se contractent tantôt ils se dilatent et c’est
autonome parce que nous ne le commandons ce va et vient constipation-diarrhée, tantôt des
pas volontairement et massif parce que nous transpirations tantôt des sueurs froides, tantôt
ne pouvons pas le moduler. du désir tantôt des pertes de libido et d’érection,
etc. Dans l’ensemble le sort est plus enviable
Dans une situation d’alerte ou de danger, que si l’orthosympathique travaillait seul. C’est
l’animal va déclencher le système orthosym- ce que l’on appelle la phase d’adaptation. Mais
pathique. Ce système a comme fonction de à quel prix ? Cette situation où l’orthosym-
préparer l’animal à agir (attaquer, fuir) en pathique et le parasympathique fonctionnent
augmentant le rythme cardiaque, la tension, le simultanément non seulement entraîne une
rythme respiratoire, en irriguant les muscles au sécrétion plus importante d’adrénaline,
détriment des téguments et de la peau (c’est d’acétylcholine et de cortisol, mais nécessite
pourquoi on pâlit), en fermant les sphincters… énormément d’énergie.

A ce moment, l’animal est prêt à faire face au


danger et si son action est réussie et qu’il a la Adaptation
vie sauve, il va déclencher une contre-réaction
Ortho + Para
qui doit lui apporter la détente. Cette contre-
réaction est déclenchée par le parasympa- Break
thique : le cœur va se ralentir, la tension baisser,
Down
la respiration devenir plus calme et plus
profonde, le sang va irriguer à nouveau la peau
(on rosit), les sphincters s’ouvrir (on a un besoin
urgent d’uriner), une érection est alors possible Ortho
aussi…
Détente Que se passe-t-il si cela perdure ? Cela peut
durer très longtemps. Mais au bout du compte,
l’organisme craque de façon brutale : l’ulcère
perforé, l’infarctus, l’hémorragie cérébrale,
l’accident de voiture, le suicide ! Et nul ne peut
prédire le type de décompensation, ni quand il
adviendra !
Ortho Para
sympathique sympathique
Comment définit-on un stress pathologique ?
Le stress pathologique est un vécu caractérisé
Alerte
par :
Imaginons maintenant que la situation se • Un état de tension persistant et vécu négative-
maintienne. L’orthosympathique se met en ment ;

Santé conjuguée - avril 2005 - n° 32 29


R
H IE
CA
Mettre des mots sur mes maux

• Où l’individu n’est plus ou n’est pas ou ne qui lui arrive ;


sent plus capable de répondre adéquatement • Pour supporter le stress, nous avons souvent
à la tâche qu’il doit réaliser ; besoin de ne pas être envahi par les autres.
• Où le fait de ne pas répondre adéquatement « De l’air ! » Nous les mettons à une certaine
entraîne des conséquences significatives ; distance pour se soucier sans s’impliquer ;
• Ou l’on peut mettre en évidence des retentis- • Nous revoyons nos aspirations et attentes à
sements de cet état sur le plan physique et la baisse pour être plus réaliste.
mental.
Ces réactions sont tout à fait saines et tout à
fait normales. Elles ne posent aucun problème
si elles arrivent de temps en temps. C’est
lorsque cela devient un processus que le
syndrome de burn out s’enclenche, c’est-à-dire
lorsque ces réactions sont quasi permanentes.
En effet, si on anesthésie ses émotions en per-
manence, on ne peut pas se blinder uniquement
contre les émotions négatives. Ainsi peu à peu
on ne ressent plus les émotions positives. Sans
être franchement triste, ce qui faisait plaisir ne
fait plus vraiment plaisir. C’est pourquoi on
considère le burn out aussi comme une forme
de dépression. Une dépression cachée ou peu à
peu la source des émotions s’épuise. L’ennui,
c’est que puisqu’on ne se sent pas déprimé, on
n’a pas la « gueule du dépressif », au contraire
on a un masque souriant pendant très longtemps
et quand on appelle au secours personne ne nous
croit. « Toi, aller mal ? ? ? ? ». On parle de
dépression souriante.
A force de mettre les autres à distance et de ne
plus s’impliquer, on n’entre plus en empathie
avec eux et on finit même par les considérer
comme des pions que l’on peut manipuler. Au
début cela ne se produit qu’au travail, mais peu
● Le burn out
à peu cela s’étend au partenaire, aux enfants,
aux amis et quand on appellera « au-secours »,
Le burn out est une des formes sous lesquelles
ils vous laisseront tomber, las de votre attitude.
le stress peut se manifester. Il est particulière-
On développe ici une déshumanisation des
ment répandu dans les métiers qui demandent
relations et un cynisme certain.
d’avoir une flamme intérieure et dans lesquels
Enfin, à force de revoir à la baisse ses aspira-
la réussite de l’action dépend de ses capacités
tions et ses attentes, on finit par se démotiver
relationnelles (soignants, travailleurs sociaux,
et par se mésestimer.
enseignants, animateurs, agents commer-
Le burn out est quasi exclusivement d’origine
ciaux…). Il prend très longtemps à se mani-
professionnelle, car les contraintes du travail
fester (plusieurs années) mais il est très
contiennent tous les ingrédients pour que les
dévastateur. C’est pourquoi on l’appelle parfois
trois mécanismes se développent. En effet au
« syndrome de la mérule émotionnelle » ou
travail :
« syndrome d’épuisement émotionnel ».
- Pas d’états d’âme !
- Business, is business. Pas d’amis en af-
Au départ il se développe sur des réactions
faire !
adaptatives normales au stress.
- D’année en année la barre est mise plus
• Pour supporter le stress, un individu tente de haut et l’écart entre ses objectifs et ses
s’endurcir, de ne pas être aussi affecté par ce capacités ou ses besoins se creuse.

30 Santé conjuguée - avril 2005 - n° 32


LE BURN OUT

Très fortement
Moyennement
Exercice : « Etes-vous en burn out ? »

Enormément
Beaucoup
Mesurer l’intensité de votre burn out

Très peu

Un peu
Consignes :

Assez
Cochez pour chaque question
l’intensité correspondante

1 Je me sens émotionnellement pompé(e) par mon travail 0 1 2 3 4 5 6 E

2 Je me sens à bout à la fin d’une journée 0 1 2 3 4 5 6 E

3 Je me sens fatigué(e) lorsque je me lève le matin et que je 0 1 2 3 4 5 6 E


vais affronter une autre journée de travail

4 Je peux comprendre facilement ce que les autres ressentent 0 1 2 3 4 5 6 A

5 Je sens que je traite les autres de façon impersonnelle, 0 1 2 3 4 5 6 C


comme s’ils étaient des objets

6 Travailler chaque jour avec des gens, c’est vraiment un 0 1 2 3 4 5 6 E


fardeau pour moi

7 Je résous avec efficacité les problèmes des gens 0 1 2 3 4 5 6 A

8 Je sens que j’ai brûlé toutes mes cartes face à mon travail 0 1 2 3 4 5 6 E

9 Je crée une influence positive sur les gens que je côtoie 0 1 2 3 4 5 6 A


à mon travail

10 Je suis devenu(e) plus insensible aux gens depuis que 0 1 2 3 4 5 6 C


j’ai cet emploi

11 Je crains que ce travail ne m’endurcisse émotionnellement 0 1 2 3 4 5 6 C

12 Je me sens très énergique 0 1 2 3 4 5 6 A

13 Je me sens frustré(e) par mon travail 0 1 2 3 4 5 6 E

14 Je sens que je travaille trop fort à mon emploi 0 1 2 3 4 5 6 E

15 Je ne fais pas vraiment attention à ce qui arrive aux autres 0 1 2 3 4 5 6 C

16 Travailler directement avec des gens me stresse beaucoup 0 1 2 3 4 5 6 E

17 Je peux facilement créer une atmosphère détendue 0 1 2 3 4 5 6 A


avec les autres

18 Je me sens épanoui(e) lorsque j’ai travaillé étroitement 0 1 2 3 4 5 6 A


avec les autres

19 J’ai accompli plusieurs choses utiles dans ce travail 0 1 2 3 4 5 6 A

20 Je me sens au bout du rouleau 0 1 2 3 4 5 6 E

21 Dans mon travail, je traite les problèmes émotionnels très 0 1 2 3 4 5 6 A


calmement

22 Je ressens que les autres me critiquent indûment 0 1 2 3 4 5 6 C

Santé conjuguée - avril 2005 - n° 32 31


R
H IE
CA
Mettre des mots sur mes maux

Par contre, la vie relationnelle nécessite au


contraire pour subsister, des états d’âme, de
s’impliquer dans la relation et d’avoir des
projets adaptés. Dans certains cas cependant,
particulièrement quand pour une raison ou une
autre, on ne peut ou ne veut pas se séparer, un
burn out de couple peut s’installer (voir le Chat
avec Gabin et Simone Signoret). De même
certaines histoires de vie caractérisées par une
éducation où les sentiments ont été peu
exprimés ou contrariés, où les relations avec
les parents étaient peu empathiques et où
systématiquement on a été dévalorisé peuvent
bien plus tard se solder par un burn out.

● Exercice : « Etes-vous en burn out ? »1

Mesurer l’intensité de votre burn out à l’aide


du tableau de la page précédente.

Pour le dépouillement :
• Faites le total des scores pour toutes les lignes
qui se terminent par E : vous aurez votre score
d’épuisement émotionnel. Divisez le résultat
par 11 et multipliez le par 20, vous aurez votre
score en % (significatif si au-dessus de
50 %) ;
• Faites le total des scores pour toutes les lignes
qui se terminent par C : vous aurez votre score
de cynisme et déshumanisation des relations.
Divisez le résultat par 3 et multipliez le par
10, vous aurez votre score en % (significatif
si au-dessus de 33 %) ;
• Faites le total des scores pour toutes les lignes
qui se terminent par A : vous aurez votre score
d’accomplissement personnel des relations.
Divisez le résultat par 5 et multipliez le par
10, vous aurez approximativement votre
score en % (burn out significatif si en dessous
de 66 %). ●

(1) Maslach,
Burnout
Inventory de
Maslach Ch et
Jackson SE,
Consulting Press
Palo Alto 1996.

32 Santé conjuguée - avril 2005 - n° 32

Vous aimerez peut-être aussi