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Dissertation Syndic

Le document traite de la responsabilité du syndic dans le cadre des procédures collectives des entreprises en difficulté, en se basant sur la jurisprudence marocaine. Il souligne l'importance du syndic, ses attributions et les conditions de sa nomination, ainsi que les enjeux de sa responsabilité civile et pénale. La législation marocaine, notamment le Dahir de 1996 et la loi 73-17 de 2018, a introduit des mesures préventives et des procédures de sauvegarde, redressement et liquidation, tout en posant des questions sur l'efficacité et la régulation de la profession de syndic.

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Dissertation Syndic

Le document traite de la responsabilité du syndic dans le cadre des procédures collectives des entreprises en difficulté, en se basant sur la jurisprudence marocaine. Il souligne l'importance du syndic, ses attributions et les conditions de sa nomination, ainsi que les enjeux de sa responsabilité civile et pénale. La législation marocaine, notamment le Dahir de 1996 et la loi 73-17 de 2018, a introduit des mesures préventives et des procédures de sauvegarde, redressement et liquidation, tout en posant des questions sur l'efficacité et la régulation de la profession de syndic.

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Université Mohammed V – Rabat

Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et


Sociales-Soussi

MASTER JURISTE D’AFFAIRE


MATIERE : Difficultés d’Entreprises

THEME : La responsabilité du syndic à la lumière de la jurisprudence

Présenté par : LAMIAA BNJELLOUN Encadré par : Pr AHMED ELHAJJAMI

ANNEE UNIVERSITAIRE : 2023/2024


INTRODUCTION :

Le traitement des difficultés a constitué une innovation majeure des droits des difficultés de
l’entreprise dans le Dahir promulgué le 1er Août 1996. En effet, l’ancien livre 5 de ce Dahir
qui a fait table rase de l’ancienne législation sur la faillite et la liquidation judiciaire a
constitué une révolution juridique en introduisant pour la 1ère fois des mesures préventives à
travers la prévention interne et la prévention externe. Cette nouvelle orientation a été
renforcée par le législateur marocain dans la nouvelle loi 73-17 du 19 Avril 2018 qui a abrogé
l’ancien livre 5 du code de commerce tout en réaménageant les procédures de prévention
interne et externe. Cette nouvelle loi a introduit pour la première fois la procédure de
sauvegarde inspirée par la législation française qui a été à son tour inspirée par le droit
américain.
Toutes les entreprises ont un cycle de vie elles naissent, grandissent et meurent.
Quand la disparition est voulue, les associés n’ont de compte à ne rendre à personne,
tant que la procédure est conforme à la loi. En revanche, si elle est motivée par un
dépôt de bilan, il est du devoir de l’Etat, par l’entremise du pouvoir judiciaire, d’agir
pour défendre ses propres droits et ceux des créanciers, salariés compris, soit pour
remettre l’entreprise sur les rails (redressement), soit pour organiser son extinction
(liquidation). Cette intervention est bien codifiée et fait intervenir plusieurs acteurs :
président du tribunal de commerce, juge-commissaire, contrôleurs et bien d’autres.
Mais parmi ces professionnels, celui qui a la lourde tâche de représenter les intérêts
des créanciers et de veiller sur l’entreprise est le syndic. Agissant sous la
supervision du juge-commissaire, le syndic demeure l'agent dynamique des
procédures par sa proximité relative des faits et des hommes et par son expérience
des affaires, plus particulièrement des difficultés d'entreprise.
Dans l’ancien code de commerce le rôle du syndic consistait en cas de faillite à
réaliser le patrimoine du débiteur avec la double mission de représenter celui-ci et
l’ensemble des créanciers composant la masse.
Dans la nouvelle législation, les missions du syndic sont définies par les articles 673 à
676 du code de commerce.

Problématique :
Dans quelle limite le législateur Marocain a réussi à attribuer au syndic des prérogatives lui
permettant le traitement des difficultés de l’entreprise ?
PLAN
Chapitre I : LE STATUT DU SYNDIC ET SES ATTIBUTIONS DANS LE CADRE DES
PROCÉDURES COLLECTIVES.
I/ Le statut du syndic
A. Les conditions exigées pour devenir syndic
B. Les pouvoirs du syndic
C. Les incompatibilités en matière de choix du syndic
II/ Les attributions du syndic dans le contexte de procédures collectives
A. Durant la procédure de sauvegarde
1.Période d’observation
[Link] du plan de sauvegarde
B. Durant la procédure de redressement
[Link] gestion de l’entreprise
2. Le choix de la solution
C. Durant la liquidation judiciaire
Chapitre II : LE REGIME DE LA RESPONSABILITE DU SYNDIC DANS LE
CONTEXTE DES PROCEDURES COLLECTIVES.
I/ La responsabilité civile du syndic dans l’entreprise en difficulté
A. Les conditions de la mise en cause de la responsabilité civile du syndic
B. Les exemples de mise en cause de la responsabilité civile du syndic
C. La mise en cause de la responsabilité civile des tiers
II/ La responsabilité pénale encourue par le syndic dans le cadre des procédures
collectives.
A. La nature des infractions
B. Qualité de l’auteur des infractions
1. Action publique
2. Action civile
- Conclusion
- Bibliographie
Chapitre I : LE STATUT DU SYNDIC ET SES ATTIBUTIONS DANS LE CADRE DES
PROCÉDURES COLLECTIVES.
I/ Le statut du syndic
A. Les conditions exigées pour devenir syndic
Les conditions exigées pour devenir syndic restent encore floues en absence du texte
juridique. Il relève généralement de la profession des chiffres (des experts comptables
principalement). Dans d'autres Etats les syndics sont inscrits sur une liste spécifique.
Au Maroc, le syndic est nommé par le Tribunal de commerce pour un dossier
spécifique. Mais en l’absence de tout cadre réglementaire, sa sélection et sa
désignation ne sont soumises à aucune condition de formation, d’ancienneté ou de
déontologie. Des personnes sans aucun passé de gestionnaire ou de financier aguerri
peuvent se retrouver responsables de dossiers complexes pesant plusieurs millions de
dirhams. En principe la fonction du syndic est exercée par un greffier, mais vu
l'insuffisance du nombre des agents de greffe compétents dans ces matières, le
tribunal peut le confier à des tiers. En pratique, les experts comptables.
L’absence d’un cadre réglementaire régissant les syndics est frappante, alors qu’en
France la profession d’administrateur judiciaire se prévaut d’une expérience de
plusieurs décennies et qu’elle est régie par un cadre réglementaire bien établi. Il en
est de même des normes et des principes internationaux en matière d’entreprises en
difficulté qui exigent clairement que les professionnels du domaine, tels que les
syndics, soient réglementés, Cette situation constitue un réel paradoxe vu
l’importance des syndics dans la procédure de sauvegarde, redressement et de
liquidation.

B. Les pouvoirs du syndic


Dans l’ancien code de commerce, le rôle du syndic consistait en cas de faillite à réaliser le
patrimoine du débiteur avec la double mission de représenter celui-ci et l’ensemble des
créanciers composant la masse (regroupement des créanciers dans l’ancienne législation)
(association des créanciers dans la nouvelle législation). Dans la nouvelle législation, les
missions du syndic sont définies par l’article 673 à 676 du code de commerce, il est chargé
de surveiller le plan de sauvegarde, gérer les opérations de redressement et de liquidation
judiciaire depuis l’ouverture de la procédure jusqu’à sa clôture, il veille à l’exécution du plan
de continuation ou de cession aussi le syndic procède à la vérification des créances sous le
contrôle du juge commissaire. Dans l’exécution de sa mission, le syndic est tenu au respect
des obligations légales et conventionnelles incombant au chef de l’entreprise, il informe le
juge commissaire du déroulement de la procédure. Le syndic et le juge commissaire peuvent
à tout moment requérir la communication de tout contrat ou document relatif à la procédure.
Le procureur du Roi communique au juge commissaire sur la demande de celui-ci ou d’office
nonobstant toute disposition législative contraire tous les renseignements qu’il détient et qui
peuvent être utile à la procédure diligentée par le syndic sous réserve des droits reconnus aux
contrôleurs et à l’association des créanciers, le syndic est seul qualifié pour agir au nom et
dans l’intérêt des créanciers dans le respect des droits qui leurs sont reconnus. Le syndic prend
toute mesure pour informer et consulter les créanciers, il communique au juge commissaire
les observations qui lui sont adressées par les contrôleurs.
C. Les incompatibilités en matière de choix du syndic :
Aucun parent allié du débiteur ne peut être désigné syndic. Il y a une obligation
d’impartialité et d’indépendance du syndic à l'égard de l'entreprise et des créanciers.
La gestion d'une entreprise en difficulté consiste en plusieurs actes conservatoires
visant, dans un premier temps, préserver les biens de l'entreprise et en deuxième
temps, tenter des actions en protégeant les droits des créanciers.

II/ Les attributions du syndic dans le contexte de procédure collectives


Les obligations du syndic sont limitées, il a une obligation de résultat, Le syndic ne
prend pas de décision, donc il n’y a pas de recours contre le syndic. Ce dernier reçoit
les déclarations et c’est le juge commissaire qui décide si les litiges doivent être
traités où rejeté, son rôle principal est de veiller sur le plan de redressement de
sauvegarde ou de liquidation et collecter toute les informations nécessaire (il peut
demander toute les informations, mais ne peut en divulguer).
A l’égard des créanciers, le syndic a seule la qualité pour agir au nom et dans l’intérêt
des créanciers sous réserve des droits reconnus des contrôleurs, c’est ainsi que le
syndic prend toute mesure pour informer et consulter les créanciers.
A l’égard du débiteur, le rôle du syndic varie suivant la nature de la procédure, c’est
ainsi que dans le cadre de redressement judiciaire, et lorsqu’il y a continuation de la
procédure, le rôle du syndic est fixé par le jugement qui le désigne, Sa mission peut
consister soit dans la surveillance des opérations de gestion, soit dans l’assistance du
chef de l’entreprise pour les actes de gestion ou seulement certains d’entre eux, soit
dans le fait d’assurer seul entièrement ou en partie la gestion de l’entreprise.
Le tribunal peut à tout moment modifier la mission du syndic, d’office ou à sa
demande.
A- Durant la procédure de sauvegarde
Selon l’article 561, « la procédure de sauvegarde peut être ouverte sur demande d’une
entreprise qui, sans être en cessation de paiement, fait face à des difficultés qu’elle
n’est pas en mesure de surmonter et qui pourraient entraîner dans un proche délai la
cessation de paiement ». Cela signifie qu’il y a une double condition. D’abord que les
difficultés, dont doit faire état cette entreprise, ont un caractère sérieux et
exceptionnel et qu’elles peuvent entraîner de manière imminente une cessation de
paiement, ce qui veut dire qu’il y a une urgence.
La seconde condition est que ces difficultés sont insurmontables par les moyens
habituels dont dispose l’entreprise.
Avant l’institution de la procédure de sauvegarde en avril 2018, le code de commerce
proposait, dans le cadre du traitement des difficultés d’entreprises, le redressement
judiciaire et la liquidation judiciaire. Sachant que tous les espoirs portaient sur la
procédure de redressement pour aider les entreprises à dépasser leurs difficultés, alors
qu’elles étaient déjà en cessation de paiement, on a constaté que le redressement
judiciaire n’a pas joué le rôle qu’on attendait de lui.
Au contraire, la grande partie des entreprises qui arrivaient au tribunal en demandant
ce traitement, terminaient en liquidation après de très longues années de procédure.
Lorsque le tribunal ordonne l’ouverture de la procédure de sauvegarde, cela engendre
trois conséquences essentielles.
-La première est que le chef d’entreprise conserve ses capacités, malgré le contrôle
du syndic.
-La seconde est relative à l’arrêt du paiement et des poursuites de toutes les créances
antérieures au jugement d’ouverture.
-Enfin, les créances nées après l’ouverture de la procédure bénéficient d’un privilège
particulier.
Cela s’inscrit dans le cadre de la « logique économique du texte », puisque le but
recherché est « clairement d’inciter les investisseurs ou partenaires à prêter ou
investir de l’argent dans l’entreprise en sauvegarde ».
La sauvegarde, même si elle est accordée, n’est pas irréversible. Autrement dit, si le
magistrat reçoit un document ou une information qui lui fait comprendre que
l’entreprise est en cessation de paiement (que ce soit lors du dépôt de la requête ou
pendant la période d’observation), il est en droit de commuer le statut de sauvegarde
et mettre l’entreprise en redressement ou liquidation judiciaire. C’est ce point de
bascule possible qui donne un peu de souplesse et autorise les magistrats à accorder
cette sauvegarde.

1- Période d'observation :

La période d’observation est fixée à 4 mois, renouvelable une seule fois. Après
l’ouverture de la procédure de sauvegarde, le syndic va essayer de diagnostiquer et
inventorier pour savoir quelle est la situation réelle de l’entreprise. Parce que pour
dresser un plan de sauvegarde, il faut connaître le bilan financier, économique et
social de l’entreprise.
Le bilan du syndic devra être transmis au juge commissaire dans le respect du délai
suscité et ce, conformément aux dispositions de l’article 595 du code de commerce.
Dans son alinéa 4, l’article dispose que « l’affaire est enrôlée après l’écoulement de
10 jours à compter de la date de remise du rapport au juge commissaire ou à compter
de l’expiration du délai précité » (soit 8 mois en cas de renouvellement).
Pour établir le bilan financier, le syndic devra :
- Inventorier les immobilisations et les titres de participation, avant d’analyser le
stock et éliminer, par exemple, les produits périmés. Dans ce cas, le stock sera
diminué et cela sera mentionné dans son rapport.
-Contacter tous les clients et vérifier que le solde qui figure dans le bilan de
l’entreprise est correct.
S’il s’avère que la situation financière de l’entreprise est compromettante le statut de
sauvegarde sera commué en redressement ou en liquidation judiciaire.
-Etablir le bilan économique permet, quant à lui, d’avoir une vision
macroéconomique. L’objectif est de savoir si tout le secteur est sinistré, si les clients
de l’entreprise sont fidèles, si le produit est dépassé ou bien s’il est toujours porteur
d’intérêt.

-Réception des créances des fournisseurs, en présence du chef d’entreprise dans une
durée de deux mois à partir de la publication du jugement d’ouverture au Bulletin
Officiel, prorogé de deux mois supplémentaires pour les créanciers résidents hors du
royaume du Maroc.
-Enfin, le bilan social concerne le personnel de l’entreprise. En général, c’est le chef
d’entreprise qui le fait.

Il a été jugé dans une affaire lors d’un arrêt rendu par le tribunal d’appel de
commerce de Marrakech que « une action en relevé de forclusion a été acceptée par
le juge qui a découvert que l’abstention du créancier pour déclarer sa créance revient
principalement à l’entreprise débitrice qui, de mauvaise foi, et afin de s’échapper au
règlement du créancier avait caché sa soumission à la procédure de redressement
judiciaire »

CAS DE JUSPRUDENCE : Relevé de forclusion


CAC Marrakech – 17/03/2021 – Relevé de forclusion – 487 (Réf : 22801)

Identification
Réf Juridiction Pays/Ville N° de décision

22801 Cour d'appel de Maroc/Marrakech 487


commerce

Date de décision N° de dossier Type de décision


17/03/2021 913/8304/2020 Arrêt

Abstract
Thème Mots clés
Difficultés de l'entreprise, Relevé de forclusion ‫عدم مواجهة بسقوط دين‬, ‫رفع السقوط‬, Relevé de
forclusion, Obligation d'information du créancier par
le syndic (Oui), Déclaration de créance, Créancier
connu

Base légale Source


Article(s) : 723 - Code de Commerce Non publiée
Article(s) : 577 - Code de Commerce
Article(s) : 719 - Code de Commerce

TEXTE INTEGRAL
‫محكمة االستئناف‬
‫في الشكل‪ :‬حيث يتعين قبول االستئناف لعدم وجود دليل على تبليغ األمر المطعون ففيه لرئيس المقاولة‬

‫في الجوهر‪ :‬حيث أسس المستأنف طعنه على ان المستأنف عليها أخفت كونها خاضعة للمسطرة رغبة منها في‬
‫اسقاط الدين الواجب على عاتقها ولتفويت الفرصة على الدائن من التصريح بدينه وكل ذلك يشكل قرينة على سوء‬
‫النية كما ان النشر بالجريدة الرسمية ال يعتبر دليال على ضرورة علمه بالمسطرة كما ان القاضي المنتدب لم‬
‫يتحقق مما إذا كانت المستأنف عليها قد احترمت اجال اشهار الحكم وفيما إذا كانت قد صرحت بالعارض ضمن‬
‫قائمة الدائنين كما أن عدم اعالمه من طرف السنديك فهي كلها مسببات تبرر االستجابة لطلب رفع أجل السقوط‬

‫حيث تنص المادة ‪ 723‬من القانون رقم ‪ 73-17‬على انه ” عند عدم التصريح داخل اآلجال المحددة في المادة‬
‫‪ ، 720‬ال يقبل الدائنون في التوزيعات والمبالغ التي لم توزع اال إذا رفع القاضي المنتدب عنهم هذا السقوط عندما‬
‫يثبتون ان سبب عدم التصريح ال يعود لهم” كما أن الفقرة الخامسة من نفس المادة تنص على أنه ” ال يواجه‬
‫بالسقوط الدائنون الذين لم يتم اشعارهم وفق مقتضيات المادة ‪ ” 719‬وائه بالرجوع الى ذات المادة يتبين أن‬
‫المشرع اوجب على السنديك أن يشعر الدائنين المعروفين لديه وكذا المدرجين بالقائمة المدلى بها من طرف‬
‫المدين طبقا للمادة ‪ 577‬من نفس القانون وانه لما تبث للمحكمة من خالل اطالعها على وثائق الملف أن‬
‫المستأنف كان قبل اخضاع المسائف عليها لمسطرة الصعوبة وكيال لهذه االخيرة بحسب مهنته كمحام فان السنديك‬
‫ومادام بحكم مهمته له امكانية االطالع على جميع الوثائق المحاسبية والقانونية المتواجدة بمقر الشركة الخاضعة‬
‫للمسطرة أو تلك التي يتوفر عليها مسيروها وخاصة أحكام سابقة مع دائنين ناب فيها المستأنف على المستأنفة‬
‫فان قرينة العلم بوجود دين لفائدة األستاذ المحام الذي كان ينوب عن الخاضعة للمسطرة في ملفات سابقة وبالتالي‬
‫كان عليه أن يشعر الدائنين ومنهم المستأنف وان لم تتم االشارة اليها كدائنة ضمن الالئحة المدلى بها في النازلة‬
‫ومن تم يستفيد المستأنف من مقتضى الفقرة الخامسة من المادة ‪ 723‬من ق ‪ 73-17‬وبالتالي ال يواجه بالسقوط‬
‫هذا فضال على ان عدم ادراجها في الالئحة المنصوص عليها في المادة ‪ 577‬يجعل المدينة سيئة النية وغرضها‬
‫هو حرمان دائنيها من جراء استفادتها من مساطر الصعوبة وتفويت عليهم فرصة خاصة وان االطالع على‬
‫الجريدة الرسمية يبقى شرط تعجيزي للدائن الذي ال يفترض فيه االطالع المداوم لهذه الجريدة مما يبقى معه سبب‬
‫عدم التصريح ال يعود للدائن ويستوجب االستجابة لطلبه وإن األمر المستأنف لما لم يعتبر المقتضيات اعاله يكون‬
‫غير مؤسس ويتعين الغاؤه والحكم من جديد برفع اجل السقوط واالذن للمسائف بالتصريح بدينه للسنديك مع ابقاء‬
‫الصائر على المستأنف‬

‫لهذه األسباب‬

‫فإن محكمة االستئناف التجارية بمراكش وهي تبت انتهائيا وعلنيا وغيابي في حق المستأنف عليها‬

‫في الشكل‪ :‬قبول االستئناف‬

‫في الجوهر ‪ :‬الغاء األمر المستأنف والحكم من جديد برفع اجل السقوط عن دين المستأنف واالذن له بالتصريح‬
‫بدينه للسنديك مع تحميل الصائر المستأنف بهذا صدر القرار في اليوم والشهر والسنة أعاله الرئيس كاتب الضبط‬
‫المقرر‬

‫‪2-Etablissement du plan de sauvegarde :‬‬

‫‪Le chef d’entreprise établi un projet de plan de sauvegarde, dans lequel il se projette‬‬
‫‪et détermine un chiffre d’affaire pour chaque année. Le rôle du syndic est de s’assurer‬‬
‫‪qu’il s’agit d’un projet réalisable. Pour ce faire, il devra se pencher sur les derniers‬‬
‫‪chiffres d’affaires de l’entreprise, étudier les charges, les prévisions d’achat des‬‬
‫‪marchandises et de matières premières suivant le type d’activité (vente en l’état ou‬‬
‫‪après transformation), déterminer un résultat net (entre produits et charges) en y‬‬
‫‪ajoutant les amortissements, établir les besoins en investissements.‬‬
Le tribunal fixe une durée pour l’exécution du plan de sauvegarde, sans excéder 5
ans.
Tandis que la procédure de redressement judiciaire peut s’étaler sur 8 à 10 ans.
Enfin, le syndic devra exposer sa position par rapport au plan de sauvegarde (s’il
l’approuve ou non, s’il propose des modifications ou s’il recommande le
redressement ou la liquidation judiciaire), mais la décision finale revient au tribunal.
En France cette mission est assurée par deux professionnels bien qualifiés :
-Un mandataire judiciaire qui a seul qualité pour agir au nom et dans l'intérêt collectif
des créanciers.
-Un administrateur judiciaire chargé de surveiller le débiteur dans sa gestion ou de
l'assister dans ses actes de gestion et dans la préparation d'un plan de sauvegarde.
B – Durant la procédure de redressement judiciaire

1- La gestion de l'entreprise

La prononciation du jugement d’ouverture du redressement entraine le


déclenchement de la période d’observation s’étalant sur 4 mois renouvelable une fois
sur demande du syndic, elle commence dès la prononciation du jugement d’ouverture
et se termine dès l’adoption d’un plan de continuation ou de cession, sa durée
générale est de 8 mois.
Le syndic donc dispose de 4 mois (renouvelable une seule fois en cas de besoin) à
compter de la prononciation du jugement de redressement pour proposer soit un plan
de redressement (continuation, de cession), ou de liquidation judiciaire, ces
propositions doivent être adressées auprès du juge-commissaire, simultanément au
bilan financier économique et sociale en collaboration avec le chef d’entreprise et
l’expert le cas échéant.
-Le syndic peut demander la substitution du chef d’entreprise par un autre.
-Dispose d’un droit d’option pour soit la continuation ou non des contrats en cours
selon leur importance pour la continuité d’exploitation de l’entreprise, soit leur
résiliation avec obligation de versement des dommages-intérêts au cocontractant lésé.
-Il peut mouvementer les comptes du débiteur sous signature, quand il est frappé
d’une interdiction bancaire ou judiciaire exemple : (débiteur est un interdit bancaire
de chéquier…)
Article 593 du code de commerce.
‘Le syndic peut en toute circonstance faire fonctionner les comptes bancaires de
l’entreprise dans l’intérêt de celle-ci.’

-Sous autorisation du juge-commissaire, le syndic peut consentir une hypothèque,


gage, nantissement ou caution au nom de l’entreprise pour garantir au créancier le
paiement de la dette.
-Paiement prioritaire des créances postérieures au jugement d’ouverture du
redressement par priorité à toute autre créance assortie ou non de privilège ou de
garantie.
Article 590 du code de commerce.
‘Les créances nées régulièrement après le jugement d’ouverture du redressement et
qui sont indispensables à la poursuite de cette procédure ou à l’activité de l’entreprise
pendant la période de préparation de la solution, sont payées à leurs dates échues. A
défaut, elles sont payées par priorité à toutes autres créances assorties ou non de
privilèges ou de sûretés, à l’exception de la préférence prévue aux articles 558 et 565
ci-dessus. En cas de concurrence des créances visées au premier alinéa, elles sont
payées conformément aux textes législatifs en vigueur.’
A tout moment, le tribunal peut modifier la mission du syndic à sa demande ou
d'office.
Le syndic en sa Qualité peut même dès l'ouverture de la procédure recevoir les
propositions et offres des tiers tendant au maintien de l'entreprise.

2- Le choix de la solution

Le syndic avec le concours du chef de l'entreprise et l'assistance éventuelle d'un ou


plusieurs experts, doit dresser dans un rapport le bilan financier, économique et social
de l'entreprise après avoir obtenu communication par le commissaire aux comptes s'il
existe, administrations de l'Etat et autre personne morale de droit public ou par toute
autre partie, des renseignements de nature à lui donner une exacte information sur la
situation financière et économique de l'entreprise.
Au vu de ce bilan, le syndic propose soit un bilan de redressement assurant la
continuation de l'entreprise ou sa cession à un tiers, soit la liquidation judiciaire.

C - La liquidation judiciaire

Le prononcé du jugement de la liquidation judiciaire entraine de plein droit le


dessaisissement du débiteur de l'administration et de l'ensemble de ses biens, du
moment que la procédure de liquidation n'est pas clôturée.
Il appartient au syndic seul d'exercer les droits et actions relatifs au patrimoine du
débiteur.
Le tribunal peut soit d'office soit à la demande qui doit être justifiée par ses effets
positifs du syndic, afin d'autoriser la continuation de l'activité de l'entreprise soumise
à la liquidation judiciaire pour une durée qu'il fixe, dès lors que l'intérêt général ou
l'intérêt des créanciers l'exige.
Ainsi, le syndic joue un rôle très important au niveau de la réalisation de l’unité de
production au cours de la procédure de liquidation par la réception des offres
d'acquisition et fixe le délai pendant lequel elles sont reçues.
Toute offre doit être faite par écrit. Elle est déposée au greffe du tribunal où tout
intéressé peut en prendre connaissance.
Elle est communiquée au juge commissaire, ce dernier choisi l'offre la plus sérieuse
et qui permet dans les meilleures conditions d'assurer durablement l'emploi et le
paiement des créanciers.
Chapitre II : LA RESPONSABILITE DU SYNDIC

Le syndic peut engager sa propre responsabilité civile ou pénale pour les fautes
commises dans le cadre de l'exercice de ses fonctions. En termes de qualité de
mandataire du syndicat, et lors de l'exercice de ses missions, le syndic, qu'il soit
professionnel ou bénévole, est responsable des fautes de gestion qu'il commet.
L'article 904 du code des obligations et contrats, prévoit même une responsabilité
aggravée lorsque le syndic est salarié ou lorsqu'il l’exerce dans l'intérêt d'un mineur,
d'un incapable ou d'une personne morale. La responsabilité ici peut être civile ou
pénale. De ce fait, la responsabilité du syndic de l'entreprise en difficulté peut être
engagée soit civilement ou pénalement.

I/ La responsabilité civile du syndic dans l'entreprise en difficulté:

Le syndic des entreprises en difficultés est responsable des fautes qu'il commet dans
sa gestion.
L'engagement de la responsabilité civile du syndic des entreprises en difficultés,
résulte de l'application des règles de responsabilité du droit commun. Le syndic peut
être amené à répondre des fautes commises dans sa gestion. La responsabilité ne joue
que s’il y a faute de la part du syndic, et que si cette faute a été génératrice d’un
préjudice.
La mission de syndic n’est pas sans risques, puisqu’il peut se retrouver en justice. Sa
fonction peut être assurée par le greffe ou dans le cas échéant par un tiers.
Il convient de signaler que le législateur marocain a prévu, dans l'article 2 de loi
n°53-95 instituant des juridictions de commerce, que : "Le tribunal de commerce
comprend : <<...>> un greffe et un secrétariat du ministère public...>>. Le syndic
peut être un greffier du tribunal de commerce ou un tiers (un expert-comptable). Il est
chargé de mener les opérations de redressement ou de liquidation judiciaire à partir
du jugement d'ouverture et jusqu'à la clôture de la procédure. Le cas échéant, il
surveille même l'exécution du plan de continuation ou de cession de l'entreprise.
A- Les conditions de mise en cause de la responsabilité civile du syndic:
La responsabilité civile peut être engagée lorsque trois conditions sont réunies: un
dommage, un fait générateur et un lien de causalité entre ce dommage et ce fait
générateur.
Les conditions de la responsabilité civile du syndic doivent être clarifiées. Un
préjudice réparable à cantonner : Pour être réparable, un dommage doit être certain et
consiste dans la lésion. Des faits générateurs à circonscrire. Un lien de causalité à
préciser : Ce lien est traduit par la transparence et la bonne conduite de la procédure.
Faut-il pour engager la responsabilité du syndic, qu'un lien de causalité existe entre le
fait générateur et le dommage? Lorsque ce dernier trouve son origine dans une cause
étrangère (fait fortuit-imprévu, fait du tiers, fait de la victime) : l'exonération de la
responsabilité peut être totale lorsque cette cause étrangère présente les
caractéristiques de la force majeure (irrésistible et imprévisible) ou partielle dans le
cas contraire.

B- Les exemples de mise en cause de la responsabilité civile du syndic :


Pour que la responsabilité soit engagée, la faute des dirigeants doit être établie, il
n'en reste pas moins vrai que celle-ci est susceptible de l'être plus facilement lorsque
l'action est exercée par la société ou les associés qu'en cas de recours formé par tiers.
La mise en cause de la responsabilité des dirigeants envers la société et les
associés se fait par l'entremise de deux actions bien distinctes:
-Action sociale qui est ouverte à la société.
-Action individuelle qui est reconnue aux associés, qui est subordonnée à la preuve
d'une faute commise par ceux-ci, d'un dommage résultant de la société elle-même ou
les associés et le lien de causalité entre la faute et le dommage. Cependant, les
conditions de la responsabilité sont exactement les mêmes dans l'un et l'autre cas.
La loi a confié au syndic le droit d’option, c’est-à-dire soit qu’il se prononce sur la
continuation du contrat en cours, soit la résiliation de ce dernier souvent dans les
contrats successifs lorsque les fonds sont insuffisants. Cependant, le syndic assume sa
responsabilité, lorsqu’il opte pour la continuation du contrat, puisqu’il fait naitre une
obligation à l’égard du débiteur, alors il doit s’assurer de la capacité de ce dernier afin
de remplir ses engagements, notamment à travers les comptes dont il dispose, il peut
constater si le débiteur sera en mesure de les remplir, à défaut il doit mettre fin au
contrat.
Alors si le syndic opte pour la continuation du contrat, le débiteur doit être en mesure
d’honorer ses engagements notamment le paiement du cocontractant puisque il est
illogique que le contractant exécute son obligation sans contrepartie, mais ce
paiement ne sera qu’un paiement pour les prestations postérieurs à la date du
jugement du contrat en cours, tandis que les créances antérieures seront déclarées par
le concerné et sont parmi les dettes antérieures, donc ne peuvent bénéficier du
privilège accordé aux nouveaux créanciers.
En outre, en cas de résiliation, celle-ci peut intervenir dès le silence pendant un mois
de la part du syndic vis-à-vis de la mise en demeure adressée par le cocontractant, ou
par la volonté propre du syndic, le cocontractant peut demander des dommages et
intérêts, qui seront inscrits dans le passif du débiteur, mais ils sont considérés comme
étant des dettes antérieures comme le prévoit clairement l’article 588 de la loi n° 73-
17.
Ainsi il est à noter que le syndic assume sa responsabilité en cas de résiliation d’un
contrat indispensable à la continuité de l’exploitation.

C- La mise en cause de la responsabilité civile des tiers :


Ces derniers représentent toutes les personnes physiques ou morales qui ne sont pas
détentrices de titres sociaux. Ayant la possibilité d'agir normalement contre la société.
Ils ne peuvent pas mettre en jeu la responsabilité des dirigeants que s'ils font la
preuve que ces derniers ont commis une faute personnelle séparable de leurs
fonctions.
Parmi ces fautes on cite les infractions aux dispositions législatives ou réglementaires
applicables aux sociétés, soit des violations des dispositions des statuts, soit des
fautes commises dans leur gestion.

II- La responsabilité pénale encourue par le syndic dans le cadre des procédures
collectives :
Il faut d’abord dire que le syndic, comme tout citoyen et comme tout individu, peut
commettre des infractions pénales de droit commun tel est le cas du vol, l’escroquerie
ou s’il établit ou fait usage d’un faux même s'il a cette qualité de syndicat.
Ce sont alors les règles de droit pénal général et de droit pénal spécial relevant du
droit commun qui seront mises en œuvre.
Les infractions susceptibles d'être commises par le syndic dans l'exercice de sa
mission de gestion de l'entreprise en difficulté visent, généralement, l'appropriation
frauduleuse.
- La nature des infractions commises (A)
- La qualité de l’auteur des infractions (B)
Pour clarifier les choses, dans un premier temps on va mettre l’accent sur la nature
des infractions commises par le syndic et dans un second temps le problème de
qualité de l’auteur des infractions commises par le syndic.
A) La nature des infractions :
Le syndic peut se rendre coupable de deux comportements majeurs: le premier est
prévu par le code de commerce et le deuxième issu du droit commun appliqué aux
affaires telles que le vol, l’abus de confiance… L’infraction selon l’article 724 du
code de commerce vient comme suit : est puni également des mêmes peines tout
syndic ayant commis l’un des faits ci-après :
•A porté sciemment et de mauvaise foi atteinte aux intérêts des créanciers, soit en
utilisant à des fins personnels les sommes perçues dans l’accomplissement de sa
mission, soit en attribuant à autrui des avantages qu’il savait n’être pas dus ;
•A fait illégalement des pouvoirs qui lui sont dûment conférés un usage, autre que
celui auxquels ils sont destinés et contrairement aux intérêts du débiteur ou des
créanciers ;
•A abusé des pouvoirs dont il dispose aux fins d’utiliser ou d’acquérir pour son
compte des biens du débiteur soit personnellement soit par personne interposée.
L’infraction est donc considérée comme une action de corruption bien qu’elle est
justifiée aussi par l'article 243 de l'AUPCAP (Acte uniforme portant
organisation des procédures collectives d'apurement du passif) qui mentionne que «
procédure est organisée dans l'intérêt de l'entreprise et des créanciers et non dans
celui des auxiliaires de justice ».
Pour cela l'article 241 du code pénal punit d'un emprisonnement de deux ans à cinq
ans et d'une amende de 5.000 à 100.000 dirhams toute personne qui sollicite ou agrée
des offres ou promesses, sollicite ou reçoit des dons, présents ou autres avantages,
pour faire obtenir ou tenter de faire obtenir des décorations, médailles, distinctions
ou récompenses, des places, fonctions ou emplois ou des faveurs quelconques
accordés par l'autorité publique, des marchés, entreprises ou autres bénéfices résultant
de traités conclus avec l'autorité publique ou avec une administration placée sous le
contrôle de la puissance publique ou, de façon générale.

B) La qualité de l’auteur des infractions :


Il y en a qui pensent que le syndic à la qualité d’un fonctionnaire public. Le
législateur pénal marocain consacre une définition extensive du fonctionnaire public
dans l’article 224 du code pénal : « Sont réputés fonctionnaires publics, pour
l'application de la loi pénale, toutes personnes qui, sous une dénomination et dans
une mesure quelconques, sont investies d'une fonction ou d'un mandat même
temporaires, rémunérés ou gratuits et concourent à ce titre, au service de l'Etat, des
administrations publiques, des municipalités, des établissements publics ou à un
service d'intérêt public. » Les modalités de mise en œuvre de la responsabilité pénale
du syndic D'une manière générale, l'infraction donne lieu à des actions en répression,
des actions publiques et des actions civiles (en cas de dommage).
1- Action publique :
L'article 3 de la Loi sur la procédure pénale stipule : Une action en justice contre
l'auteur, ses coauteurs et ses complices. Cette action initiée et exercée par les
magistrats du ministère public, peut aussi être initiée par des fonctionnaires Il est
mandaté par la loi. Les infractions commises au niveau des procédures collectives
sont jugées devant une juridiction ordinaire que ce soit un tribunal de première
instance ou une Cour d’appel selon le degré de gravité de l’acte commis.
2- Action civile :
L'action civile est définie comme étant une action en réparation de dommage causé
par toute infraction et appartient à tous ceux qui ont personnellement souffert du
dommage directement causé par l'infraction nous constatons donc que l'action civile
appartient à celui qui a « personnellement » et « directement souffert de la
commission de l'infraction.
Conclusion :

En attente toujours du décret sur les syndics judiciaires qui devra fixer « les aptitudes
nécessaires à l’exercice des missions du syndic et les honoraires qu’il perçoit ».

Ce décret est censé parfaire la dernière réforme du cadre relatif aux difficultés de
l’entreprise.

Les enjeux sont considérables : le syndic judiciaire qui est l’organe central dans les
procédures intervient dans les heures les plus sombres d’une entreprise, dont il est
supposé piloter le sauvetage. Il s’agit d’abord de professionnaliser cette mission en
la rendant plus sélective, mais aussi de combler le vide caractérisant la question de
la rémunération.

Accessoirement, il s’agissait aussi, pour le Maroc, d’améliorer son indicateur «


règlement de solvabilité » dans le classement Doing Business, depuis abandonné
par la Banque mondiale. Cet objectif devenu désuet, des observateurs craignent que
le décret ne soit plus une priorité.

Une bonne rémunération peut « pousser les syndics à mieux s’investir dans les
dossiers de liquidation, à fournir plus d’efforts dans la prospection des investisseurs.

Surtout, c’est une « manière d’inciter les grands cabinets d’expertise à s’intéresser à
ce type de procédures. Mais au-delà de l’aspect pécuniaire, qui est certes important,
le vrai sujet concerne le choix du syndic ». Un choix décisif dans des dossiers
souvent voués à l’échec.

BIBLIOGRAPHIE :

OUVRAGES :

-Mohammed DRISSI ALAMI MACHICHI : Droit commercial fondamentale Au


MAROC
-Zakaria BOUABIDI My Mohamed Lahbib RHALIB : L’essentiel du droit des
entreprises en difficulté
-Abdeljalil EL HAMOUMI : Droit des difficultés de l’Entreprise-Jaques Mestre Marie
Ève Pancrazi : Droit commercial

TEXTES JURIDIQUES :
-Loi n 73-17 promulguée par le Dahir n°1.18.26 du 2 chaabane 1439 (19 avril 2018)
abrogeant et remplaçant le livre V de la loi n 15-95 formant code du commerce.
-Dahir formant code des obligations et contrats.

Webographie :
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