UNIVERSITE--------------------
D’ANTANANARIVO
DOMAINE DES SCIENCES ET TECHNOLOGIES
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MENTION BASSINS SEDIMENTAIRES EVOLUTION CONSERVATION
RESUME DU LIVRE : INTRODUCTION A LA
PALEOECOLOGIE ( chap 1-7)
Présenté par TACHIANA Joséa
Année universitaire 2024-2025
Promotion HARANA
Chapitre 1 : LES MODES DE VIE
I. MOBILITE
La mobilité des organismes influence leur alimentation, leur protection et leur reproduction.
Elle permet une classification simple des êtres vivants.
1. Les organismes aquatiques
a. Benthos : les organismes benthiques vivent en étroite relation avec le fond aquatique.
Les épibiontes résident à la surface des sédiments, tandis que les endobiontes vivent à
l’intérieur du substrat.
Benthos sessiles :
Les organismes sessiles, comme les brachiopodes ou les crinoïdes, vivent fixés au fond marin
ou sur d’autres organismes à l’état adulte, ce qui en fait d’excellents indicateurs des
conditions environnementales. Leurs adaptations incluent des structures d’ancrage
(pédoncules, coquilles modifiées) pour résister aux courants et aux sédiments.
Benthos vagiles :
Ces organismes sont capables de bouger activement :
Exemples : -trilobites : arthropodes marins qui pouvaient se déplacer sur le fond.
-Bivalves fouisseurs : comme les palourdes, s’enfouissent dans le sédiment.
Leur capacité de mouvement permet d’éviter les prédateurs, chercher de la nourriture ou
coloniser de nouveaux espaces.
L’endofaune :
Les organismes qui fouissent les sédiments meubles ou forent les substrats
b. Le necton :
Ce sont des organismes qui vivent en pleine eau où ils se déplacent activement à la recherche
de leur nourriture. Leur mobilité est assurée par des organes de natation
c. Le plancton :
Flottent passivement au gré des courants
d. Le pseudoplancton : organismes fixés à des objets flottants
2. Les organismes de la terre ferme :
a. La locomotion terrestre : déplacement par reptation, marche ou saut selon les
adaptations anatomiques
b. Le vol : mobilité aérienne permise par des ailes (insectes, oiseaux, ptérosaures).
II. LA NUTRITION
1- Les organismes autotrophes : produisent leur propre matière organique par
photosynthèse ou chimiosynthèse.
2- Les organismes microphages :
a. Les suspensions ou mangeurs de particules en suspension : filtrent les particules
dans l’eau
b. Les détritivores ou mangeurs de détritus : consomment les déchets organiques
c. Les limivores ou mangeurs de boues : ingèrent les boues riches en matière organique
3- Les organismes macrophages
Consomment des aliments visibles à l’œil nu :
a. Les herbivores : se nourrissent de végétaux vivants
b. Les carnivores : consomment d’autres animaux
c. Les saprophages : décomposeurs de matières mortes
d. Les parasites : vivant aux dépens d’un hôte.
III. La reproduction
1- La multiplication asexuée : reproduction sans fécondation, souvent par
bourgeonnement ou division (ex : coraux)
2- La reproduction sexuée : implique la fusion de cellules reproductrices (gamètes),
favorisant la diversité génétique.
IV. La croissance
Développement progressif de l’organisme, souvent marqué par des structures visibles (stries,
anneaux) et influencé par l’environnement.
V. Le comportement
Les traces fossiles (pistes, terriers) et la répartition spatiale des espèces révèlent des
comportements comme la prédation, la vie sociale ou la défense.
Chapitre 2 : LES CONDITIONS D’EXISTENCE
I. La qualité du substratum
1- Les substrats indurés :
Les substrats durs comme les roches ou coquilles offrent un support stable pour les
organismes fixés, souvent colonisés par des épibiontes
2- Les substrats meubles :
Les sédiments mous (sables, boues) sont occupés par des organismes fouisseurs ou vagiles
adaptés à l‘instabilité du sol
II. La salinité
1- Les organismes marins :
Ils vivent dans une salinité stable autour de 35% , leur physiologie est adaptée à cet équilibre
osmotique.
2- Les organismes des eaux saumâtres :
Adaptés à une salinité variable (estuaires, lagunes), ils sont souvent euryhalins (tolérants à des
fortes variations).
3- Les organismes dulcicoles : vivent en eau douce, necessitant une régulation
osmotique constante car leur milieu est très dilué en sels.
III. La turbulence des eaux
La force des courants influence la morphologie (coquilles épaisses, formes hydrodynamiques)
et la repartition des espèces dans le milieu.
IV. L’oxygénation des eaux
Un bon taux d’oxygène est vital pour la vie ; les milieux anoxiques (pauvres en O2) limitent
la biodiversité mais favorisent la fossilisation.
V. La bathymétrie
La profondeur influence la lumière, la pression, la température et la nature des organismes,
qui varient selon qu’ils vivent en zone littorale, sublittorale ou abyssale.
VI. La turbidité des eaux :
les eaux chargées en particules réduisent la lumière disponible, ce qui limite la photosynthèse
et modifie les modes de vie (préférence pour filtreurs, détritivores…).
VII. La température et le climat
1- Les organismes de la terre ferme : leur répartition dépend fortement du climat
(températures, humidité), influencant leur adaptation et leur dispersion géographique.
2- Les organismes aquatiques : sont sensibles aux variations thermiques : certaines
espèces vivent dans des eaux froides (polaires), d’autres dans des eaux chaudes
(tropicales).
3- La mesure des paléotempératures :
Les isotopes de l’oxygène (^180/ ^160) dans les coquilles et les compositions minéralogiques
permettent d’estimer les températures anciennes.
4- Le rythme des saisons : les structures de croissance (cernes, stries) et la faune
saisonnière permettent de reconnaître des variations climatiques annuelles dans le
passé.
Chapitre 3 : LES TEMOINS DE L’ACTIVITE BIOLOGIQUE
I. Les témoins de l’activité reproductrice :
1- Les spores et les pollens : les spores et grains de pollen, souvent bien conservés,
permettent de reconstituer la végétation ancienne et les climats associés.
2- Les pontes et les œufs
a- Pontes et œufs d’invertébrés : certaines pontes (spirales, rubans) laissées sur les
substrats donnent des indications sur le comportement de reproduction.
b- Pontes et œufs de vertébrés
Les poissons : œufs regroupés ou disséminés dans les sédiments.
Les reptiles : œufs parfois fossilisés dans des nids ou associés à des embryons.
Les oiseaux : nids fossilisés, œufs calcifiés, parfois en contexte paléoécologique clair.
c- Intérêt de l’étude des pontes et des œufs : ces indices fournissent des informations
sur les stratégies de reproduction, la saisonnalité, et la vie sociale des espèces fossiles.
II. Les témoins de l’activité nutritive
1- Les traces de prédation : morsures, perforations ou traces de digestion sur les
coquilles et os révèlent les relations proie-prédateur et les chaînes alimentaires.
2- Les excréments fossiles (coprolithes) : les crottes fossiles contiennent souvent des
fragments d’aliments (os, écailles, végétaux), donnant des indices sur le régiùme
alimentaire des organismes.
III. Les pistes et les terriers : l’ICHNOLOGIE
1- Les traces de logement : terriers, loges, galeries laissés dans le sédiment, indiquant la
présence d’organismes fouisseurs ou sédentaires.
2- Les traces de déplacement et de repos : empreintes, pistes ou marques d’immobilité
qui révèlent les modes de locomotion et les comportements de déplacement.
3- Les traces de nutrition : structures laissées par l’alimentation (galeries de fouissage,
raclage de substrat), reflétant les habitudes alimentaires.
4- Intérêt des études ichnologiques
a- La bathymétrie : les types de traces varient selon la profondeur d’eau.
b- L’oxygénation du milieu : certaines traces apparaissent uniquement dans des
environnements bien oxygénés.
c- Le taux de sédimentation : plus il est élevé, moins les traces sont préservées.
d- La cohésion de substratum : la forme des traces dépend de la consistance du fond
(meuble ou dur).
Chapitre 4 : LE SEDIMENT
I- Les observations au niveau des particules sédimentaires : la pétrographie
sédimentaire
1- Les caractères pétrographiques du sédiment :
Ces caractères renseignent sur l’origine des particules, leur milieu de dépôt et les
transformations postérieures :
a- Les renseignements sur les domaines situés en amont des aires de dépôts :
Les aires nourricières : la nature des particules permet d’identifier les roches sources.
Les climats : certains minéraux se forment dans des climats précis (ex : bauxites en
climat tropical).
b- Les renseignements sur le milieu de dépôt :
Le potentiel d’oxydo-réduction : le potentiel redox, la salinité et la minéralogie
argileuse reflètent les conditions physico-chimiques de sédimentation.
La salinité
Les enseignements des minéraux argileux
Les enseignements de la géochimie
c- Les renseignements sur l’évolution diagénétique : changements chimiques et
physiques postérieurs à la sédimentation (compaction, cimentation, recristallisation).
2- La morphoscopie
a- L’aspect de la surface des grains de quartz : permet de distinguer une origine
fluviale, glaciaire ou éolienne.
b- La forme et l’arrondi des galets : révèlent la durée et l’intensité du transport.
3- La granulométrie
a- Les roches détritiques : taille des grains (argiles, sables,graviers) donne des indices
sur l’énergie du milieu.
b- Les roches carbonatées : peuvent contenir des bioclastes ou oolithes, indicateurs de
milieux chauds et agités.
4- La disposition des particules
a- Le granoclassement : variation verticale de la taille des grains (grossiers à fins ou
l’inverse).
b- La linéation de délit : orientation préférentielle des grains sur un plan.
c- L’orientation des galets : renseignent sur le sens du courant ou du transport.
d- L’imbrication des galets
II- Les observations au niveau du banc : LA STRATONOMIE
1- Stratification et litage :
a- Les stratifications : succession de couches distinctes témoignant de dépôts successifs.
b- Le litage
Litage horizontal : dépôt calme, régulier.
Litage oblique : courant orienté.
La structure madrée : présence de bois fossiles ou racines.
Le litage déformé : pertubations mécaniques (sismiques, glissements…)
2- Les figures sédimentaires
a- Les figures du toit des bancs :
Les rides ou ripple-marks : petites ondulations indiquant des courants ou vagues.
Les cupules en croissant : impact d’objets projetés par le courant.
b- Les figures du mur des bancs :
Renseignent sur les conditions physico-chimiques du sédiment sous-jacent, sur les courants
ou sur des déformations (glissements, bioturbation).
c- Les figures observables au sein des bancs : structures sédimentaires internes
(lamines, charges) reflétant les processus de dépôts.
III- Les observations au niveau de l’affleurement : L’ANALYSE
SEQUENTIELLE
1- La série virtuelle générale : reconstitution idéalisée d’une série sédimentaire
complète, de la base au sommet.
2- Les séquences lithologiques
a- Séquences positives et négatives : correspond à une évolution graduelle des
conditions (ex : transgression ou régression marine).
b- Séquences d’origine pédologique : modifications dues à l’exposition des sédiments à
l’air libre (altération, formation de sols fossiles).
3- Les séries rythmiques
a- Les varves : dépôts saisonniers dans les lacs, alternance claire/ foncée liéé à la fonte
des neiges.
b- Les alternances de calcaires et de marnes :
Le contrôle eustatique de Hallam : lié aux variations du niveau marin.
L’écoulement par gravité de Lombard : dépôts par glissements.
Les variations climatiques : influence des cycles climatiques.
L’origine diagénétique : transformations postérieures au dépôt.
c- Les molasses : dépôts continentaux en avant des chaînes de montagnes.
d- Les flyschs : dépôts profonds associés aux zones de subduction (turbidites).
e- La houille : accumulation de végétaux dans des marécages tropicaux, donnant du
charbon.
Chapitre 5 : LES ENVIRONNEMENTS SEDIMENTAIRES
I- Les environnements continentaux
1- Environnement fluviatile
a- Les cônes alluviaux : formés à la sortie des reliefs, ils déposent des sédiments
grossiers en éventail.
b- Dépôts fluviatiles : liés aux rivières, avec alternance de chenaux (sables) et plaines
d’inondation (argiles), abritant des traces de vie terrestre.
2- Le milieu lacustre : dépôts fins et bien stratifiés, parfois varvés, contenant des fossiles
de poissons, plantes et invertébrés, bon potentiel de conservation.
3- Sédimentation éolienne : transport par le vent dans les déserts ou zones littorales,
dépôts sableux bien triés formant des dunes, parfois contenant des traces de reptiles ou
d’insectes.
4- Environnement glaciaire : sédiments mal classés (tillites), striés, souvent pauvres en
fossiles ; indicateurs d’un climat froid et dynamique de glacier.
II- Les environnements marins
1- La zone intertidale ou estran
a- Les sédiments : alternance de sables, vases et structures de dessication.
b- Les organismes : faune adaptée à l’alternance immersion/émersion (mollusques, vers,
crustacés fouisseurs).
2- Les milieux néritiques (plate-forme continentale)
a- Les milieux néritiques à sédimentation terrigène :
Sédiments : dépôts riches en sables ou vases apportés par les fleuves ;
Les organismes : faune diversifiée mais dépendante de la turbidité.
b- Les milieux néritiques à sédimentation calcaire : formés par des débris
bioclastiques (coquilles, algues calcaires), dans des eaux claires et chaudes.
c- Milieux récifaux
Les sédiments : carbinatés, biogènes (coraux, algues).
Les organismes : coraux, bryozoaires, mollusques symbiotiques.
Les conditions favorables : lumière, faible turbidité, salinité marine normale.
Organisation des formations récifales : zonation (avant-récif, récif, arrière-récif).
3- Le domaine océanique
a- Les sédiments : pélagiques fins (argiles rouges, oozes calcaires ou siliceuses).
b- Les organismes : plancton, foraminifères, radiolaires, fossiles indicateurs de
profondeur et température.
III- Les deltas et les estuaires
1- Les deltas
Les sédiments : grains grossiers vers fins selon la distance au fleuve.
Les organismes : biodiversité variable selon la salinité (eau douce à saumâtre),
souvent riche en détritivores.
2- Estuaires
Zone de transition soumises aux marées ; alternance d’influences marines et fluviales, avec
des sédiments fins et une faune adaptée à la salinité fluctuante.
IV- Les lagunes
1- Les sédiments : fins, souvent évaporitiques (gypse, halite), avec structures de
dessication fréquentes.
2- Les organismes : faune euryhaline (tolérante aux variations de Salinité), souvent
restreinte mais bien adaptée (ostracodes, mollusques).
V- Les courants de turbidité
1- Les sédiments : dépôts en couche en « boum » (séquence de bouma), plus grossier au
plus fin, issus d’avalanches sous-marines.
2- Les organismes : peu abondants dans le dépôt lui-même, mais fossiles en amont ou en
aval ; parfois bioturbation entre deux épisodes.
VI- Les milieux de dépôts des évaporites
1- Les lagunes : forte évaporation dans un bassin fermé, dépôts de gypse, halite, parfois
associés à une faune restreinte.
2- Les grandes plates-formes marines : en climat aride et peu profond, dépôts massifs
d’évaporites associés à des carbones.
3- Les précipitations au sein des sédiments : cristallisation chimique directement dans
les couches sédimentaires, souvent sous formes de nodules ou croûtes.
Chapitre 6 : LES GISEMENTS FOSSILIFERES
I- La genèse des gisements fossilifères : la taphonomie
C’est l’étude de tous les processus qui affectent les restes biologiques depuis la mort jusqu’à
leur découverte fossile.
1- L’accumulation des organismes
a- Les peuplements denses : accumulation naturelle d’organismes vivants dans un
même milieu, restés sur place après mort.
b- Les hécatombes : mortalités massives (sécheresse, toxines, éruptions) produisant des
dépôts riches et soudains en fossiles.
c- Les concentrations par transport : cadavres ou coquilles déplacés par courants ou
tempêtes, formant des amas hétérogènes.
2- L’enfouissement des organismes : un enfouissement rapide favorise la fossilisation n
protégeant les restes des agents de destruction (décomposeurs, courants, prédateurs).
3- La diagenèse : transformation chimique et physique des restes biologiques après leur
enfouissement : minéralisation, compresssion, recristallisation.
4- Classification des gisements fossilifères
a- Les gisements par concentration : riches en fossiles mais souvent triés ou déplacés
(ex : bancs coquilliers).
b- Les gisements par conservation : exceptionnellement bien préservés (organes mous,
empreintes), rares mais très informatifs.
II- Les associations d’organismes : la PALEOSYNECOLOGIE
La paléosynécologie analyse la composition et la structure des ensembles fossiles pour
reconstituer les anciens écosystèmes.
1- Les paléobiocénoses : ensemble fossiles représentant une communauté ayant
réellement vécu ensemble, sans perturbation majeure post-mortem.
2- Les thanatocénoses : assemblage modifié après la mort :
a- L’orientation des fossiles : montre l’action de courants ou mouvements d’eau.
b- Le tri granulométrique : sélection naturelle des restes par taille et densité.
c- L’état de conservation : érosion, cassures, bioérosion indiquent la durée
d’explosition avant enfouissement.
d- Les indices de recyclage : fragments usés ou remaniés issus de couches plus
anciennes.
e- Le mélange des faunes et des flores : association d’espèces d’environnement ou
d’âges différents.
III- L’exploitation des gisements fossilifères
Ce travail consiste à extraire des informations fiables et les restituer pour la reconstitution des
milieux anciens.
1- L’originalité des méthodes paléoécologiques : la paléoécologie combine les
approches sédimentaires, biologiques et géochimiques pour replacer les fossiles dans
leur contexte environnemental.
2- La collecte des informations : fait appel à des relevés de terrain précis : position des
fossiles, nature du sédiment, orientation,association, stratigraphie.
3- La présentation des résultats : les profils paléoécologiques : les données sont
synthétisées sous forme de coupes verticales illustrant les changements biologiques et
sédimentaires dans le temps.
Chapitre 7 : LES FAUNES D’EDIACARA
I- Le sédiment :
Les faunes d’Ediacara sont généralement conservées dans des sédiments fins (siltites,
argilites) déposés en milieu marin peu profond, souvent calmes. Ces sédiments sont riches
en structures sédimentaires (rides, fentes de dessication) et présentent parfois des surfaces
d’assise très nettes sur lesquelles les empreintes fossiles sont visibles.
II- Les fossiles
1- La faune : la faune d’Ediacara regroupe les premiers organismes pluricellulaires
complexes connus (vers -575 à 541 Ma). Elle comprend des formes molles, aplaties, à
symétrie radiale ou bilatérale, sans coquille ni squelette.
2- La flore : présente mais peu abondante, elle inclut des microalgues ou filaments
algaires, parfois piégés à la surface des sédiments.
3- Les témoins de l’activité biologique : on observe des traces de déplacement,
d’alimentation ou de fixation, souvent sous forme d’empreintes superficielles, révélant
une activité biologique lente, et parfois orienté.
III- Les modalités de la fossilisation
La fossilisation s’est faite par impression dans les sédiments fins, favorisé par une diagenèse
douce et des conditions anaérobies (manque d’oxygène), limitant la décomposition. L’absence
de bioturbation (faible activité d’autres organismes fouisseurs) a permis la conservation
exceptionnelle des détails morphologiques.
IV- L’environnement
Les faunes d’Ediacara vivaient dans des mers peu profondes, parfois soumises aux marées,
probablement sur des fonds sableux ou vaseux bien oxygénés mais stables. Ces milieux
étaient pauvres en prédateurs, favorisant une biodiversité originale mais encore simple, dans
un contexte précambrien juste avant l’explosion de la vie animale du cambrien.