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Bonne Gouvernance

La gouvernance, un concept aux définitions variées, désigne un décentrement de la prise de décision impliquant divers acteurs dans le secteur public et privé. Elle se décline en gouvernance d'entreprise et gouvernance politique, avec des principes tels que la transparence, l'efficacité et la responsabilité. Les approches de la Banque mondiale et de la Commission européenne soulignent l'importance de la bonne gouvernance pour le développement économique et démocratique.

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Bonne Gouvernance

La gouvernance, un concept aux définitions variées, désigne un décentrement de la prise de décision impliquant divers acteurs dans le secteur public et privé. Elle se décline en gouvernance d'entreprise et gouvernance politique, avec des principes tels que la transparence, l'efficacité et la responsabilité. Les approches de la Banque mondiale et de la Commission européenne soulignent l'importance de la bonne gouvernance pour le développement économique et démocratique.

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La Bonne Gouvernance

La gouvernance est une notion controversée. Le terme de gouvernance est en effet défini et
entendu aujourd’hui de manière très diverse et parfois contradictoire. Cependant et malgré la
multiplicité des applications du mot, il existe une dynamique commune dans l’usage de ce
terme. Chez la plupart de ceux qui, au sein du secteur public comme au sein du secteur privé,
emploient le terme de gouvernance, celui-ci désigne avant tout un mouvement de
« décentrement » de la prise de décision, avec une multiplication des lieux et des acteurs
impliqués dans cette décision. Il renvoie à la mise en place de nouveaux modes de régulation
plus souples, fondés sur le partenariat entre différents acteurs.

On distingue deux grands types de gouvernance : la gouvernance d'entreprise pour le secteur


privé et la gouvernance politique pour la pensée politique et administrative. En gouvernance
politique, on parle de Gouvernance mondiale ou globale, de Gouvernance locale ou
Gouvernance régionale en fonction des échelles de gouvernance abordées.

La gouvernance concerne en particulier :

 les sociétés par actions, où les actionnaires ne doivent pas être simplement des
pompes à apporter de l’argent.
 les institutions publiques, telles que l'État, les collectivités locales, pour le respect des
droits des citoyens,
 les organismes sociaux pour le respect des cotisants et bénéficiaires,
 et les associations pour le respect des membres.

Origine du terme
Étymologie [modifier]

Ce terme a une origine grecque (kubernân). Il est passé en latin (gubernare). Il était employé
en ancien français (art ou manière de gouverner) comme synonyme de gouvernement. Il est
passé dans la langue anglaise au XIVe siècle (governance).

Le terme est tombé en désuétude en France, en partie parce qu’il était associé à l’Ancien
Régime. Il est resté dans la langue anglaise. Il est revenu dans la langue française à partir des
années 1990 par le biais du mot anglais « governance ».
La Gouvernance politique
Dans les sociétés occidentales régies par la démocratie libérale, la gouvernance renvoie aux
interactions entre l’État et la société, c’est-à-dire aux systèmes de coalition d’acteurs publics
et privés. Ces démarches de coordination d’acteurs différenciés ont pour but de rendre l’action
publique plus efficace et les sociétés plus facilement gouvernables. C’est pourquoi, la
gouvernance a été abondamment utilisée par les théoriciens de l’action publique, les
politologues et les sociologues.

La gouvernance est à la fois un moyen de signifier la légitimité du fonctionnement politique,


les relations de l’administration avec le corps politique, et les rapports entre eux, la société et
le monde économique.

C’est une théorie de la régulation sociale qui peut être déclinée à toutes les échelles de
gouvernement. Ainsi on parle de gouvernance locale, de gouvernance urbaine, de
gouvernance territoriale, de gouvernance européenne, et de gouvernance mondiale : c’est
l’idée qu’il n’y a pas qu’un seul modèle de gouvernance mais des systèmes de gouvernance.

La science administrative anglo-saxonne l’assimile au management public (New Public


Management), doctrine de gouvernement qui préconise le recours aux agences (c’est aussi le
cas dans les pays scandinaves comme la Suède) ou à des autorités administratives
indépendantes (AAI).

Les détracteurs de la « bonne gouvernance » dénoncent une idéologie du désengagement de


l’État-Providence depuis le tournant néolibéral des années 1980. C’est pourquoi, certains
chercheurs engagés voient en la gouvernance une théorie de la recomposition de l’État.

Principaux éléments de la bonne gouvernance

Le PUMA s'attache en particulier aux principaux aspects de la bonne gouvernance, à savoir :

L'obligation de rendre compte : les administrations publiques sont capables et désireuses de


montrer en quoi leur action et leurs décisions sont conformes à des objectifs précis et
convenus.

La transparence : l'action, les décisions et la prise de décision des administrations publiques


sont, dans une certaine mesure, ouvertes à l'examen des autres secteurs de l'administration, du
Parlement, de la société civile et parfois d'institutions et d'autorités extérieures.

L'efficience et efficacité : les administrations publiques s'attachent à une production de


qualité, notamment dans les services rendus aux citoyens, et veillent à ce que leurs prestations
répondent à l'intention des responsables de l'action publique.

La réceptivité : les autorités publiques ont les moyens et la flexibilité voulus pour répondre
rapidement à l'évolution de la société, tiennent compte des attentes de la société civile
lorsqu'elles définissent l'intérêt général et elles sont prêtes à faire l'examen critique du rôle de
l'Etat.
La prospective : les autorités publiques sont en mesure d'anticiper les problèmes qui se
poseront à partir des données disponibles et des tendances observées, ainsi que d'élaborer des
politiques qui tiennent compte de l'évolution des coûts et des changements prévisibles
(démographiques, économiques, environnementaux, par exemple).

La primauté du droit : les autorités publiques font appliquer les lois, la réglementation et les
codes en toute égalité et en toute transparence.

Le système onusien

Il porte le concept de gouvernance de quatre manières au moins :

 par sa conception de la paix comme construction permanente et non plus simple trêve ;
 par une conception multilatérale de la démocratie, associant à égalité trois pôles :
o « le monde dans sa totalité, les États et les individus, chacun des trois se
trouvant sous le contrôle des deux autres » (69) ;
 par sa situation à mi-chemin entre la démocratie et la puissance, entre un idéal
égalitaire et universaliste et « un monde fait d’États souverains et inégaux, dont la
légitimité repose sur un territoire et une population bien délimités » (82) ;
 en faisant de la survie de l’humanité une question politique globale, notamment à
travers trois considérations alarmantes: les nouvelles capacités de destruction massive,
la perturbation des équilibres naturels par l’homme et, du fait de l’augmentation
vertigineuse des circulations, la tendance à la pandémisation de toute épidémie.

L’approche de la Banque mondiale

À partir de 1986, la Banque mondiale cherche à comprendre les causes de la plus ou moins
grande réussite des plans d’ajustement structurel qu’elle met en œuvre.

 Pour la Banque mondiale, la gouvernance recouvre les normes, traditions et


institutions à travers lesquelles un pays exerce son autorité sur le bien commun. Le
niveau de capital social d’un pays peut aider à la réussite des plans de développement
économique comme au développement de la démocratie 1
 La bonne gouvernance recouvre aussi bien la capacité du gouvernement à gérer
efficacement ses ressources, à mettre en œuvre des politiques pertinentes, que le
respect des citoyens et de l’État pour les institutions, ainsi que l’existence d’un
contrôle démocratique sur les agents chargés de l’autorité (Banque mondiale, 1999).

L’approche de la commission européenne

La Commission européenne a fait inscrire sa propre notion de gouvernance dans le Livre


blanc de la gouvernance européenne 2. Ainsi, l’expression gouvernance européenne désigne
les règles, les processus et les comportements qui influent sur l’exercice des pouvoirs au
niveau européen, particulièrement du point de vue de l’ouverture, de la participation, de la
responsabilité, de l’efficacité et de la cohérence. Ces cinq « principes de la bonne
gouvernance » renforcent ceux de subsidiarité et de proportionnalité.
Gouvernance de l’entreprise
Autre système de gouvernance, la gouvernance d'entreprise (ou de toute autre institution) est
l’ensemble des organes et règles de décision, d’information (transparence) et de surveillance
permettant aux ayants droit et partenaires d’une institution, de voir leurs intérêts respectés et
leurs voix entendues dans le fonctionnement de celle-ci.

Directement décliné des principes de gouvernance d’entreprise, la gouvernance des


technologies de l’information (IT Governance) est un dispositif visant à réguler et optimiser le
management des systèmes d’information d’une organisation. Il s’inscrit dans la logique des
gouvernances appliquées.

Gouvernance stratégique
Imaginé et développé par Roméo Malenfant, Ph.D., le modèle de fonctionnement de la
gouvernance stratégique propose des prémisses, des principes et des pratiques qui aideront les
administrateurs à créer une saine culture d'entreprise. Il représente une voie solide et
rassurante pour qui est à la recherche d’une forme de fonctionnement adéquat au sein d’une
organisation. La gouvernance stratégique permet de bien limiter ce que doit faire un conseil
d'administration et son directeur général. Quand on pense au mot stratégie de guerre, c’est un
plan, une méthode, pour faire la guerre. Pour la gouvernance, ce modèle de fonctionnement
permet d’élaborer un plan d’action dans lequel l’organisation va évoluer.

Cadre analytique de la gouvernance


Le cadre analytique de la gouvernance est une méthodologie destinée à comprendre des
situations de "gouvernance", lorsque les processus collectifs déterminent des solutions à des
problèmes de nature publique et produisent des normes ou des institution sociales.

Gouvernance de l’internet
Il faut entendre par « gouvernance de l’Internet » l’élaboration et l’application par les États, le
secteur privé et la société civile, dans le cadre de leurs rôles respectifs, de principes, normes,
règles, procédures de prise de décision et programmes communs propres à modeler
l’évolution et l’utilisation de l’Internet.

Citations
« Le premier objectif de la gouvernance est d’apprendre à vivre ensemble et à gérer
pacifiquement la maison commune ; d’y assurer les conditions de la survie, de la paix, de
l'épanouissement et de l'équilibre entre l'humanité et la biosphère »
— Pierre Calame

« La bonne gouvernance est le chemin le plus sûr pour en finir avec la pauvreté et soutenir le
développement ((en) Good governance is the single most important way to end poverty and
support development) »
— Kofi Annan

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