Mémoire
Mémoire
Introduction
de l’économie
formation du PIB en 2017 (ANSD, 2019). Toutefois, cette faible contribution à la création de la
richesse
l’us
age de semences non certifiées, la baisse de fertilité des sols etc. (ANSD, 2019 ; BA 2020).
Cette
par l’État
connu un regain d’intérêt. L’horticulture est désignée comme l’une de ces filières porteuses
du fait de la
vaste gamme de produits qu’elle met sur les marchés et du niveau de revenu qu’elle génère
pour les
essor remarquable ces cinq dernières années, lui permettant de passer de 1 144 940 tonnes
durant la
D’ailleurs cette zone s’est affirmée comme pôle horticole par excellence grâce aux conditions
agro
maraichère dans la zone a déterminé : une dégradation des ressources en eau, une
dégradation des sols
t périurbaine. L'utilisation
d'intrants chimiques à forte dose semble être une option imparable (Ndiaye, 2019).
Cependant les risques
cultures maraichères dans ces nombreuses cuvettes concentrées dans le centre du bassin
arachidier, sont
par ailleurs confrontées à des difficultés parmi lesquelles le manque de matériel végétal
performant.
non (
( FAOSTAT, 2021). Cette dernière provient essentiellement de deux zones : des Niayes et de la
Vallée du
Pub
longue conservation. Le Sénégal importe chaque année donc chaque année plus 50% de ses
besoins
climatique poussent les producteurs à délaisser petit à petit les cultures horticoles. Ceci a
appauvri le
monde rural avec les exodes qui sont devenus la règle générale.
booster la production dans cette zone. C’est dans cette perspective que l’ISRA, à travers le
projet
DF).
de :
identifier les meilleures variétés à vulgariser dans la zone centre du bassin arachidier ;
évaluer les aptitudes à la conservation de ces variétés ainsi que leur valeur technologique.
Le présent mémoire est subdivisé en trois chapitres : le premier chapitre regroupe une
synthèse
bibliographique traitant des généralités sur l’ognon et la sélection. Le deuxième chapitre est
consacré à
la méthodologie adoptée dans le cadre de cette étude. Le troisième chapitre présente les
résultats et la
de l’étude sont
Pub
1.1.
3.2.1
Origine et domestication
L’ognon (
Allium cepa
) ne se rencontre plus à l’état sauvage, bien que des espèces voisines étroitement
: la partie sud-
ouest de l’Asie centrale, qui comprend l’Iran, l’Afghanistan, le Pakistan et les républiques
méridionales de l’ancienne URSS (Jones et Mann, 1963). C’est là qu’on trouve encore des
oignons
vavilovii
, A.
oschaninii
, et A.
galanthum
de
l’oignon, ayant en commun avec lui les feuilles et les hampes florales creuses. Elles peuvent
être
hybridées avec A.
cepa
, mais les plantes F1 sont généralement très peu fertiles (Hanelt, 1990; Foury et
al
., 1992). Les traces des peintures sur les anciennes tombes égyptiennes témoignent que
l'histoire de
nourriture importante pour les habitants de l'Égypte ancienne (Doré et Varoquaux 2006).
et al.,
tropicale ont pu être introduites à partir du sud de l'Egypte ou de l'Inde, via le Soudan, vers
l'Afrique
sélectionnées par les agriculteurs locaux pour fournir des oignons mieux adaptés aux
conditions
3.2.2
L'oignon est cultivé dans environ 134 pays (figure 1) dans des conditions climatiques
tempérées,
subtropicales et tropicales(Sakatai et
al
d’
d’oignon était de 93 millions de tonnes. Cette production s’est effectuée sur cinq millions
d’hectares.
L’Asie est responsable pour 65,5 % de la production totale, suivie par l’Afrique avec 13,3 %,
l’Europe
avec 10,9 % et le continent américain avec 10,1 % (FAO, 2017). La Chine est le plus grand
producteur
avec presque 24 millions de tonnes, suivie de près par l’Inde avec 20 millions de tonnes
(ChartsBin, 2015).
(Mbengue 2007).
Pub
3.2.3
Classée au 2
è
rang mondial après la tomate sur la liste des légumes cultivées, la culture d’oignon connaît
une augmentation depuis une vingtaine d’années dans divers pays d’Afrique subsaharienne
(Cathala et
al
Sénégal l’o
et régulier depuis une décennie. Le volume record de production est estimé par la FAO
( FAOSTAT,
première culture maraîchère du pays, loin devant la patate douce, la tomate cerise et la
pomme de terre.
Depuis 2001, le volume de production aurait plus que quadruplé, ce qui correspond à un
rythme de
croissance annuelle moyenne de 10,3 pour cent sur la période: seuls la pomme de terre et le
gombo ont
fait mieux, avec des rythmes de progression de 16 et 37 pour cents par an respectivement
(Seck et
al.
2018). Durant la campagne 2020/2021, la production nationale est estimée par FAOSTAT
(2021) à
435000 tonnes soit une baisse de 9871 tonnes par rapport à la campagne précédente (Figure
2).
Figure 2:
)
La production d’o
gnon a connu une bonne performance au cours des cinq dernières années. Elle est passée
(FAOSTAT, 2021)
; Ba, 2020). En
revanche, la qualité de l’oignon reste très insuffisante. Selon le même auteur la faible qualité
de l’oignon
Pub
gnon importé, dès lors que ce dernier est présent sur le marché. En effet, en 2003,
une politique de ge
n’empêche
pas
gnons
que la solution des gels périodiques des importations est insuffisante, lorsque seule la
variable de
production est prise en compte d’où la nécessité d’obtenir des variétés adaptées avec une
longue durée de
conservation
3.2.4
Biologie de l’espèce
[Link].
Taxonomie
La taxonomie du genre
Allium
Liliaceae
. Sur la base de la structure des
inflorescences,
Allium
Amaryllidaceae
(Abdou, 2014)
Allium
des
Alliaceae
et proche de
Amaryllidaceae
. Ainsi, le genre
Allium
Liliopsida
, la
Liliideae
Liliianae
, l’ordre des
Amaryllidales,
la famille des
Alliaceae,
la sous famille des
Allioideae
, et la tribu des
Allieae
Le genre
Allium
contient environ 780 espèces dont la majorité est présente dans l’hémisphère nord
(Friesen et
al.
pour
l’alimentation
ne
al.,
Allium
Allium
(ail, poireau) et
Cepa
(ognon, échalote,
, 2006). L'espèce
Allium cepa
[Link].
Morphologie
L’
ognon est une plante herbacée bisannuelle si elle monte à fleur ou annuelle si elle est
récoltée pour son
Pub
(Demason
, 1990). À la base du plateau, une racine principale, dite séminale, s’enfonce dans le sol (
Figure
). Le système racinaire est complété par des racines adventives qui partent des entrenœuds.
Chaque
entrenœud possède
des racines adventives. Des feuilles alternées de l’extérieur vers l’intérieur formant
deux rangés opposées à 180° se développent sur le plateau et leurs gaines, emboitées les
unes dans les
croissance de
l’
ognon et elles vont former le bulbe unique qui sera consommé. Le développement du bulbe
dépend en grande partie de la photopériode, mais aussi de stress induits par la température,
l’apport en
tige plus ou moins compacte. Les nœuds développent plusieurs bourgeons qui peuvent
former une touffe
de feuille à la suite d’un tallage. La plante produit entre 12 et 20 feuilles, mais ce nombre est
influencé
par la
ognon
suivant une température variant de 0 à 17° pendant une période donnée selon les cultivars.
[Link].
Physiologie
L’
ère
mûr est dormant et après une période de repos, émet de nouvelles feuilles ct racines, puis
une hampe
florale. Son cycle végétal varie de 140 à 170 jours suivant les variétés (Kiema, 2019).
deux années :
La première phase correspond à la croissance des parties aériennes des plantes issues de
semis et
poursuit par le dessèchement des dernières feuilles. Sa durée est variable et dépend des
conditions
de conservation. A ce stade l'ognon peut être récolté comme légume, sinon les réserves
bulbaires
ère
année du cycle.
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OU
Pub
ème
année du cycle
Selon Tarpaga (2012), les facteurs climatiques ayant un effet prouvé sur la montaison
prématurée de
variable et dépend des cultivars. Elle est principalement induite par les basses températures
pendant la
cette floraison pouvait être augmentée par les fertilisants azotés et phosphorés : avec 40 kg
par hectare de
N03, la floraison précoce est de 44,3 % et de 36,4 % avec 40 kg de P20S par hectare. Les
travaux de
Tarpaga (2012) sur le Violet de Galmi ont montré que la floraison précoce dépend de la
saison de culture.
En effet, la saison tardive affiche toujours les plus faibles taux de montaison prématurée par
rapport à la
saison précoce.
Le cycle de développement de l’
production des graines d'ognon suivant le mode bisannuel est plus connu sous l'expression
anglaise de «
s'agit par cette méthode, de produire les bulbes en premier cycle de culture à partir des
graines semées
Légende
ere
= apparition de la 4
éme
fructification ; les stades a et d ne sont pas représentés ; les chiffres indiques rang des feuilles
produites
après el cotylédon. Lors de la récolte, le bulbe est totalement fermé et séparé de la partie
aérienne ;
Pub
3.2.5
Écologie
de l’
ognon
[Link].
Exigences climatiques
[Link].1.
Température
Bien que l’
ognon soit cultivé sous toutes les latitudes, sa végétation est très dépendante des facteurs
facteur le plus important agissant sur la bulbaison puisqu'elle est plus variable que la durée
du jour
Zafindrabenja, (2012.). Cependant, un retard de la bulbaison pourrait être favorisé par des
températures
[Link].2.
Photopériodisme
externe le plus important qui déclenche la bulbification. Selon les latitudes, la photopériode
nécessaire
pour la bulbification est variable. Elle est de 14 à 16 heures pour les latitudes éloignées de
l’équateur, et
de moins de 13 heures
le second on parle d’
ognon
de « jours courts ». Mais ce concept de jours courts n’est utilisé que pour
exprimer l’adaptation de l’
une influence considérable sur l’épanouissement des bulbes. Une faible intensité
al
., 1975).
Ainsi, il
s’avère que la photopériode est le facteur déterminant dans le renflement des bulbes, bien
que
d’autres facteurs tels que la nutrition et la densité de plantation ont un effet important sur
l’accélération
ou le ralentissement du processus.
[Link].
Exigences édaphiques :
L’
ognon est capable de produire de bonnes récoltes dans les sols de compositions physiques
les plus
par fonte de semis dans le cas de semis en place (ou pépinière). Les attaques de nématodes
peuvent être
Pub
[Link].
Exigences hydriques
L'ognon est une culture à enracinement chevelu et superficiel avec 90% des racines se
situant entre 0 et
40 cm du sol. Ceci le rend très sensible à un stress hydrique. Aussi, l'irrigation optimale de
l'ognon doit
delà de cette profondeur (Sanis s. d.). Les meilleurs rendements sont obtenus lorsque les
ognons
bénéficient d
En revanche,
l’
ognon est une des plantes dont la croissance est plus ralentie lorsque des conditions sèches
survie
nnent. Si le manque d’eau arrive durant la phase végétative, il a pour conséquence de
retarder la
des bulbes qui est affecté. Pour un cycle de 4 mois, les besoins en eau sont estimés entre 5
000 et 7 000
m3/ha (
Mémento de l’agronome
2006).
[Link].
L’
ognon possède un système racinaire peu développé et peu efficace pour aller chercher les
éléments
nutritifs alors que ses besoins sont importants. Le sol devra donc être très bien pourvu dans
les trois
important puisque le besoin de la plante varie selon son stade de développement et que les
manques
comme les excès peuvent avoir des effets négatifs (Mario, s. d.)
plante peut être déterminé à partir de la valeur des exportations des éléments minéraux par
la
plante(CGERV, 2014). Plusieurs auteurs ont décrit les besoins en éléments minér
aux de l’
ognon
(Tableau1).
Tableau 1 : Exportation en N, P2O5 et K2O en Kg pour un rendement de 30T/Ha (Newsitkagri
2014)
Auteurs N P K
Memento
de l’
[Link].
Ennemies de la culture
L’
ognon est affecté par plusieurs maladies attaquant généralement les alliacées et pouvant
causer
(Chambr
entreposage) (Mishra et
al.,
Pyrenochaeta terrestris
Fusarium
sp. (Fusariose),
Stemphylium botryosum
(Stemphyliose) et
Alternaria porri
(Alternariose)(Camara, 1997).
Outre ces maladies les insectes (les trips) et les nématodes entrainent des
Pub
10
dégâts importants (CDH, 1996). Toutefois, une bonne gestion des maladies nécessite une
approche
systémique qui implique des pratiques telles que la rotation, l'assainissement, la fertilisation
optimale, les
ainsi qu’
une
al
(Chambre d’Agriculture
du Rhône, 2012).
1.2.
Programmes de s
élection d’
Allium cepa
1.2.1
Objectifs de sélection :
La définition des objectifs de sélection s'appuie sur les problèmes à résoudre, mais suppose
également la
possibilité de trouver des sources adéquates des gènes ou complexes géniques requis ( Seck
et
al,
1997).
La culture d
. Il s’agit notamment de
Difficultés d'étalement de la production : production limitée dans le temps avec les variétés
de
jours courts stricts dont le Violet de Galmi, domestiqué au Niger (semis en octobre-
décembre et
Montée précoce à graines en première saison suivant les zones de production et les pays,
avec des
Hétérogénéité de la coloration des bulbes sur les productions commerciales (bulbes blancs,
jaunes
polygénique de ce caractère.
Pyrenochaeta
terrestris.
Un bon programme de
sélection doit se fixer pour objectif d’apporter des solutions à ces problèmes
identifiés.
Mais, en
réalité, il ne faut pas perdre de vue qu’aucune variété n'est capable de satisfaire
simultanément à
s’
la durée de conservation et l’
Pub
11
1.2.2
Ressources génétiques
De nombreuses souches locales sont encore cultivées, dans des pays tels que les Pays-Bas,
l’
Egypte
l’
représentée par des variétés paysannes ou variétés populations et des variétés améliorées.
Les variétés
paysannes ont été sélectionnées par les communautés rurales, tandis que les variétés
améliorées ont fait
2015). Leland, (1987) et Tropicultura (2015) distinguent aussi, au sein des variétés paysannes,
des
écotypes pour désigner des formes adaptées à une écologie bien spécifique, caractérisée par
des facteurs
ognon
drastique de la diversité génétique, ce qui nécessite des mesures rapides de protection des
ressources
al
Bioversity International, des réseaux ont été créés pour coordonner la collecte, la
conservation et
l'utilisation des espèces sauvages, des variétés améliorées et des variétés paysannes et des
écotypes de
l’
al.,
2015).
1.2.3
Techniques
Selon
Brewster
(2008) les programmes d'amélioration des cultures actuellement utilisés pour les alliums
comestibles comprennent :
(i) la sélection simple à partir d'une population désirée pour une utilisation dans les
croisements et la
production de semences ;
(ii)
l’
évaluation de la performance des lignées ou familles dans des essais répétés afin de
déterminer et
dépend de la qualité mise au point pour avoir les cultivars existants, et sur l'expertise et les
ressources
[Link]
Sélection massale
Selon Nana (2016) elle est une méthode consistant à choisir parmi un ensemble de plants de
même âges
ceux qui paraissent être les plus performants en fonction des critères fixés . L'objectif est de
conserver
les organes de reproduction (bulbes et graines) des plantes répondant au mieux aux critères
fixés pour les
Currah (1985) cité par Brewster (2008), a décrit un programme de sélection pour développer
des cultivars
d'ognon adaptés pour l'Éthiopie, des cultivars soudanais plutôt variables. Approximativement
2000 bulbes
Pub
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12
ont été produits et sélectionnés pour éliminer des bulbes non désirables (couleur hors type ;
bifide ; gros
collet ; bulbille...). Environ la moitié des bulbes ont été retenus, bien que dans la plupart de
ces
programmes seulement 1 à 5 % des plantes seraient choisies. Les bulbes de même couleur
ont été replantés
ensemble, et une pollinisation croisée a été effectuée au sein de chaque population. Les
graines de chaque
semences pour l'année 2 est nécessaire. Cinq de ces cycles sont suffisants pour mettre au
point un cultivar
amélioré de chaque couleur, capable de produire des bulbes de bonne qualité. Cette
technique de sélection
est connue sous le nom de « sélection de masse ». De plus, selon Brewster (2008),
poursuivre la sélection
cultivars. Selon la même source, la sélection massale est simple, nécessite peu de
connaissances
techniques simples
[Link]
Hybrides
Si une lignée mâle stérile se croise avec un donneur de pollen pour produire un hybride FI
vigoureux avec
des traits désirables, nous avons produit un cultivar hybride (Brewster et Ebrary 2008). Pour
atteindre ce
point, il
faut
de savoir comment reproduire une lignée mère de mâles stériles incapables de se polliniser.
Dans leurs
premiers travaux, Jones et Clarke (1943) cité par Brewster (2008) et Nana (2016) ont
maintenu leur mâle
stérile en utilisant végétativement les bulbilles produites sur la tête de la fleur. Cependant,
selon les mêmes
sources, des bulbilles sont difficiles à stocker et les virus ont tendance à s'accumuler dans les
plantes. Pour
surmonter ces problèmes, ils ont développé le mâle-fertile « mainteneur de lignées » avec la
constitution
génétique Nmsms pour la stérilité des mâles, mais, dans d'autres égards, génétiquement
proche de la même
lignée comme le mâle stérile. Une telle lignée sera, comme ci-dessus, produite à partir du
pollen pouvant
fertiliser les lignées mâles stériles Smsms, la progéniture restera Smsms et donc mâle stérile.
Ainsi, la
au point, lesquelles ont le potentiel de produire de bons hybrides. Cela signifie que ces
lignées doivent
1.3.
e l’
ognon
Il existe une vaste gamme de cultivars et variétés locales, développés au fil des siècles pour
s'adapter aux
d’une
cinquantaine de variétés ont été recensées mais seulement sept sont inscrites dans le
catalogue officiel
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OU
8
Pub
13
al
peuvent être classées selon la couleur, la forme et la taille des bulbes, leur mode de culture,
le goût,
(Abdou et
al
2015). Les études de Rouamba (1993) et Nana (2016) sur l'analyse conjointe par les
marqueurs
l'Ouest ont révélé l'existence de trois groupes phénotypiquement distincts. Les couleurs les
plus fréquentes
sont le jaune ou le marron (Texas Grano), le blanc (Blanc de Galmi), le rouge ou le pourpre
(Red Créole,
Tropicana). Les ognons jaunes sont les plus connus et sont adaptés aux régions chaudes et
sèches. Les
ognons blancs sont habituellement cultivés pour une utilisation presque immédiate à cause
de leur courte
durée de conservation. Les rouges et les pourpres sont adaptés aux régions chaudes. Sous les
Tropiques,
les jaunes, les marron et les rouges sont généralement les meilleurs (Camara, 1997).
Ainsi, au Sénégal plusieurs variétés sont cultivées, mais celles recommandées pour la
production de
bulbes sont : le Violet de Galmi, Noflay, Yaakar, Red Créole, Jaune hâtif de Valence, Early
texas Grano,
Sakatai et
al
les distinguer selon qu’elles sont à jours courts (Violet de Galmi, Mercedes), jours longs
(Rouge
Cependant toutes ces variétés ne présentent pas les mêmes comportements face à un
environnement
différent de celui de la sélection. Dès lors il semble ainsi important de faire des tests
d’adaptabilité dans
1.4.
Récolte et techniques de
conservation de l’
ognon
I.4.1.
Récolte
Les arrosages sont arrêtés quand 30 % des plantes ont les feuilles couchées. La récolte
s’effectue 10 à 15
jours plus tard, lorsque les feuilles sont au 2/3 séchées (Mano
et al,
(CDH, 1996).
I.4.2.
Conservation
La conservation de l’
ognon
grande partie de l’année et contribue à accroitre le revenu des producteurs afin d’améliorer
leur condition
sur l’
ognon
variétés riches en sucres, en teneur élevée en matière sèche, en coloration et ayant un goût
piquant sont
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OU
Pub
14
que les variétés locales sélectionnées sous de nombreuses générations sous les tropiques se
prêtent mieux
au stockage que les variétés de jours court introduites. Ensuite la taille du bulbe est aussi un
facteur
ognon, car les bulbes de petit calibre ont une plus longue durée de
s’expliquer par le fait que plus le bulbe est gros, plus il bourgeonne à un
rythme plus rapide que les petits qui perdent rapidement de poids (Lannoy, 1978). En outre
Lannoy (1978)
le stockage à froid c’est
-à-dire entre 0°C et 5°C avec une faible perte de poids mais une germination
au début du 7
éme
mois, et
Cependant l’
En plus des facteurs ci-dessus, les pratiques culturales sont également des facteurs qui
joueraient sur la
conservation de l’
ognon
végétation, la récolte et le séchage des bulbes. En effet, un semis tardif aura un effet négatif
sur la
onservation des bulbes, car ils ne parviendront pas à un état de dormance suffisant.
L’irrigation en cours
ognon
semble assurer
multiplication des agents pathogènes sur les feuilles sénescentes et la perte de tuniques
sèches (Rickard
et Wickens, 1977).
Outres les facteurs abiotiques et les pratiques culturales, le contrôle des agents pathogènes
est aussi une
condition sine qua non pour une bonne conservation. Ces agents peuvent être des
fongiques, bactériens et
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OU
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Pub
15
2.1.
Présentation de la zone d
’étude
Les essais au champ ont été réalisés en contre saison froide (campagne 2021/2022) au
niveau des
A) de Bambey.
dessus du niveau de la mer (Siene, Muller et Ake, 2010 ; Lô, 2018) (figure 5). Le climat de
type tropical
est caractérisé par une longue saison sèche (saison sèche froide et saison sèche chaude) qui
va de
Novembre à Mai et une saison des pluies qui va de Juin à Octobre. Les températures varient
de 12.4°C à
44,
6°C au cours de l’année, d’après les données obtenues à la station météo du CNRA.
L’humidité relat
ive
(ferrugineux tropical peu lessivé) avec une couleur brune foncée à prédominance de texture
sableuse (S)
dans les horizons superficiels et sablo - limoneuse (SL) à limono - sableuse (LS) en profondeur
(CNRA
2020). Selon la même source, les caractéristiques chimiques de ces sols confèrent un
caractère non salin
-1
0,1% indiquent que les sols en sont faiblement pourvus, de même, les teneurs en matière
organique (MO
<1 %) caractéristiques des sols pauvres en cet élément. Les valeurs de C/N indiquent une
forte
basses à moyennes et moyennes dans les parties superficielles (0 à 40 cm) les sols ont une
réponse très
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OU
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