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Mémoire

L'agriculture est un secteur clé de l'économie sénégalaise, mais fait face à des défis tels que la faible productivité et la dépendance aux importations, notamment pour l'oignon. Le mémoire d'El Hadji Diagne examine la culture de l'oignon au Sénégal, en mettant l'accent sur la nécessité d'améliorer les variétés cultivées pour répondre à la demande croissante et à la qualité. Il propose des études pour évaluer les performances agronomiques de nouvelles variétés d'oignon dans le bassin arachidier afin d'augmenter la production locale.

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L'agriculture est un secteur clé de l'économie sénégalaise, mais fait face à des défis tels que la faible productivité et la dépendance aux importations, notamment pour l'oignon. Le mémoire d'El Hadji Diagne examine la culture de l'oignon au Sénégal, en mettant l'accent sur la nécessité d'améliorer les variétés cultivées pour répondre à la demande croissante et à la qualité. Il propose des études pour évaluer les performances agronomiques de nouvelles variétés d'oignon dans le bassin arachidier afin d'augmenter la production locale.

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Mémoire, el hadji Diagne, ensa-2022

Introduction

L’agriculture, secteur clé et force motrice de l’émergence, est

considérée comme le pilier

de l’économie

sénégalaise. Elle emploie près de 60% de la population active et contribue à hauteur de


16,1% à la

formation du PIB en 2017 (ANSD, 2019). Toutefois, cette faible contribution à la création de la
richesse

nationale pourrait être imputée

à l’irrégularité de la pluviométrie, la vétusté des équipements agricoles,

l’us

age de semences non certifiées, la baisse de fertilité des sols etc. (ANSD, 2019 ; BA 2020).
Cette

situation, combinée au manque de compétitivité de certains segments du secteur agricole, a


entraîné une

baisse de la production notamment dans le bassin arachidier.

Avec la politique de diversification promue

par l’État

, certaines filières, identifiées comme porteuses, ont

connu un regain d’intérêt. L’horticulture est désignée comme l’une de ces filières porteuses
du fait de la

vaste gamme de produits qu’elle met sur les marchés et du niveau de revenu qu’elle génère
pour les

paysans, notamment en zone urbaine et périurbaine (Gueye, 2014). La production horticole


a connu un

essor remarquable ces cinq dernières années, lui permettant de passer de 1 144 940 tonnes
durant la

campagne 2015-2016 à 1 624 456 tonnes en 2019-2020 (Savana, 2021)

. Selon la direction de l’horticulture


60% des récoltes proviennent principalement de la bande littorale des Niayes (de Dakar à
Saint-Louis).

D’ailleurs cette zone s’est affirmée comme pôle horticole par excellence grâce aux conditions
agro

climatiques favorables et à sa position stratégique de proximité aux principaux centres


urbaines et aux

infrastructures (Seck, 2018)

. Cependant, ce rôle de primauté pourrait se modifier, car l’intense activité

maraichère dans la zone a déterminé : une dégradation des ressources en eau, une
dégradation des sols

due à la surexploitation des champs et à la disparation de la pratique de la jachère (Ndiaye,


2005; Zucchini,

2015). De surcroit, les contraintes spatiales et la hausse de consommation des produits


maraichers

imposent alors une intensification de la production de l’agriculture urbaine e

t périurbaine. L'utilisation

d'intrants chimiques à forte dose semble être une option imparable (Ndiaye, 2019).
Cependant les risques

de détérioration du milieu, l’agression foncière et la mauvaise qualité des produits récoltés


exigent

l'examen d'autres solutions. Il s’agit de la renaissance des anciennes cuvettes maraichères du


pays. Les

cultures maraichères dans ces nombreuses cuvettes concentrées dans le centre du bassin
arachidier, sont

par ailleurs confrontées à des difficultés parmi lesquelles le manque de matériel végétal
performant.

Parmi les spéculations horticoles, la culture de l’og

non (

Allium cepa L.)

occupe le premier rang des


cultures maraîchères au Sénégal, avec une production qui dépasse la barre des 430 000
tonnes en 2021

( FAOSTAT, 2021). Cette dernière provient essentiellement de deux zones : des Niayes et de la
Vallée du

fleuve Sénégal. Malgré sa forte au

gmentation, la production locale d’oignon ne couvre pas l’intégralité

de la demande du fait de la saisonnalité de la récolte et de la nature du produit qui ne


permet pas une

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Mémoire, el hadji Diagne, ensa-2022

longue conservation. Le Sénégal importe chaque année donc chaque année plus 50% de ses
besoins

intérieurs ( Ndiaye, 2019). De plus

, la forte concurrence avec l’o

gnon importé combiné du dérèglement

climatique poussent les producteurs à délaisser petit à petit les cultures horticoles. Ceci a
appauvri le

monde rural avec les exodes qui sont devenus la règle générale.

Face à cette situation, il s’avère donc nécessaire de mettre

à la disposition des producteurs un matériel

végétal performant et bien adapté aux conditions biotiques et abiotiques du bassin


arachidier afin de

booster la production dans cette zone. C’est dans cette perspective que l’ISRA, à travers le
projet

PAPSEN-PAIS, Assistance Technique, et Recherche Développement (PP-AT&RD) mène des


études

d’adaptabilité de variétés horticoles au contexte environnemental et socio

-économique des zones


d’intervention du projet, notamment les Régions de Thiès, Diourbel et Fatick (T

DF).

L’objectif général de cette étude est de contribuer à l’amélioration de la productivité des


cultures

horticoles à travers la diversification des variétés et des zones de production. De façon


spécifique, il s’agit

de :

évaluer les performances agronomiques de 06 variétés d’oignon en culture de pleine saison,


dans

les conditions agropédoclimatiques de Bambey ;

identifier les meilleures variétés à vulgariser dans la zone centre du bassin arachidier ;

évaluer les aptitudes à la conservation de ces variétés ainsi que leur valeur technologique.

Le présent mémoire est subdivisé en trois chapitres : le premier chapitre regroupe une
synthèse

bibliographique traitant des généralités sur l’ognon et la sélection. Le deuxième chapitre est
consacré à

la méthodologie adoptée dans le cadre de cette étude. Le troisième chapitre présente les
résultats et la

discussion. La conclusion générale et les perspectives

de l’étude sont

exposées à la fin du document.

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Chapitre I : Synthèse bibliographique

1.1.

Généralités sur l’oignon

3.2.1

Origine et domestication

L’ognon (

Allium cepa

) ne se rencontre plus à l’état sauvage, bien que des espèces voisines étroitement

apparentées existent encore dans la zone considérée comme étant le centre

botanique d’origine de l’espèce

: la partie sud-

ouest de l’Asie centrale, qui comprend l’Iran, l’Afghanistan, le Pakistan et les républiques

méridionales de l’ancienne URSS (Jones et Mann, 1963). C’est là qu’on trouve encore des
oignons

sauvages tels que A.

vavilovii

, A.

oschaninii

, et A.

galanthum

. Ces espèces sont en apparence très proches

de
l’oignon, ayant en commun avec lui les feuilles et les hampes florales creuses. Elles peuvent
être

hybridées avec A.

cepa

, mais les plantes F1 sont généralement très peu fertiles (Hanelt, 1990; Foury et

al

., 1992). Les traces des peintures sur les anciennes tombes égyptiennes témoignent que
l'histoire de

l’oignon remonte au moins à 3

200-2 800 avant Jésus-Chri

st. Ainsi, l’oignon était déjà une source de

nourriture importante pour les habitants de l'Égypte ancienne (Doré et Varoquaux 2006).

L’oignon a un long passé de domestication. Aujourd’hui la culture de l’oignon s’étend des


régions

tropicales jusqu’au nord de l’Europe. Selon Rouamba

et al.,

(2001), les variétés de l'oignon d'Afrique

tropicale ont pu être introduites à partir du sud de l'Egypte ou de l'Inde, via le Soudan, vers
l'Afrique

centrale et Occidentale sous forme de graines ou de lots de bulbes génétiquement


hétérogènes, et ensuite

sélectionnées par les agriculteurs locaux pour fournir des oignons mieux adaptés aux
conditions

écologiques de ces régions et des besoins des populations.

3.2.2

Situation de la production mondiale de l’oignon

L'oignon est cultivé dans environ 134 pays (figure 1) dans des conditions climatiques
tempérées,
subtropicales et tropicales(Sakatai et

al

., 2019). La production mondiale était d'environ 64 millions de

tonnes de bulbes en 2011 pour 3,45 millions

d’

ha (FAOSTAT, 2011). En 2016, la production mondiale

d’oignon était de 93 millions de tonnes. Cette production s’est effectuée sur cinq millions
d’hectares.

L’Asie est responsable pour 65,5 % de la production totale, suivie par l’Afrique avec 13,3 %,
l’Europe

avec 10,9 % et le continent américain avec 10,1 % (FAO, 2017). La Chine est le plus grand
producteur

avec presque 24 millions de tonnes, suivie de près par l’Inde avec 20 millions de tonnes
(ChartsBin, 2015).

L’Afrique se signale à travers quatre pays producteurs

: le Nigeria, le Burkina Faso, le Niger et le Sénégal

(Mbengue 2007).

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Figure 1 : production mondiale d'ognon en tonnes par année : (Zollinger, 2019)

3.2.3

Situation de la filière au Sénégal

Classée au 2

è
rang mondial après la tomate sur la liste des légumes cultivées, la culture d’oignon connaît

une augmentation depuis une vingtaine d’années dans divers pays d’Afrique subsaharienne
(Cathala et

al

., 2003 ; Adam 2015). Au

Sénégal l’o

gnon est sans doute une spéculation majeure dans le portefeuille

horticole. La filière connait une dynamique de croissance remarquable, avec un rythme à la


fois soutenu

et régulier depuis une décennie. Le volume record de production est estimé par la FAO
( FAOSTAT,

2021 ) à 444 871 tonnes (t) pour la campagne 2018/2019. Ce

chiffre confère à l’oignon le statut de

première culture maraîchère du pays, loin devant la patate douce, la tomate cerise et la
pomme de terre.

Depuis 2001, le volume de production aurait plus que quadruplé, ce qui correspond à un
rythme de

croissance annuelle moyenne de 10,3 pour cent sur la période: seuls la pomme de terre et le
gombo ont

fait mieux, avec des rythmes de progression de 16 et 37 pour cents par an respectivement
(Seck et

al.

2018). Durant la campagne 2020/2021, la production nationale est estimée par FAOSTAT
(2021) à

435000 tonnes soit une baisse de 9871 tonnes par rapport à la campagne précédente (Figure
2).

Figure 2:

production annuelle d’ognon au Sénégal de 2010 à 2021 (FAOSTAT 2021

)
La production d’o

gnon a connu une bonne performance au cours des cinq dernières années. Elle est passée

de 400 000 tonnes en 2017 à 435 000 tonnes en 2021

(FAOSTAT, 2021)

, dépassant ainsi largement

l’objectif de 350 000 tonnes, fixé dans le PRACAS au titre

de l’année 2016 (ANSD, 2019

; Ba, 2020). En

revanche, la qualité de l’oignon reste très insuffisante. Selon le même auteur la faible qualité
de l’oignon

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local se traduit par des pertes importantes et une quasi-impossibilité de le stocker. Le


Sénégal continue

d’importer de l’oignon pendant 3 à 4 mois. De plus, il existe une préfér

ence marquée de nombre de

consommateurs pour l’o

gnon importé, dès lors que ce dernier est présent sur le marché. En effet, en 2003,

s'appuyant sur le concept controversé de sécurité alimentaire, le gouvernement sénégalais a


mis en place

une politique de ge

l des importations d'oignons, supervisée par l’Agence de Régulation des Marchés.

Cette politique vise encore aujourd’hui à répondre en priorité à un problème


d’autosuffisance. En d’autres

termes, privilégier la disponibilité et la consommation des ressources agricoles nationales


(FAO, 2011),
le gouvernement Sénégalais, cherche à rendre la filière oignon plus attractive, par
l’intensification et la

promotion de la vente des productions locales. Néanmoins, cela

n’empêche

pas

les importations d’o

gnons

de progresser dans le marché sénégalais et ce, malgré la croissance forte de la production


nationale. Cette

situation met en évidence un paradoxe entre autosuffisance et importation

(Diop, 2020). Il apparait donc

que la solution des gels périodiques des importations est insuffisante, lorsque seule la
variable de

production est prise en compte d’où la nécessité d’obtenir des variétés adaptées avec une
longue durée de

conservation

3.2.4

Biologie de l’espèce

[Link].

Taxonomie

La taxonomie du genre

Allium

a fait l’objet de controverses. Dans la première classification des

angiospermes, ce genre a été placé dans la famille des

Liliaceae
. Sur la base de la structure des

inflorescences,

Allium

fût inclus dans les

Amaryllidaceae

(Abdou, 2014)

. Cependant, avec l’avènement

des marqueurs moléculaires,

Allium

est maintenant positionné au niveau d’une

famille distincte, celles

des

Alliaceae

et proche de

Amaryllidaceae

. Ainsi, le genre

Allium

appartient à la classe des

Liliopsida

, la

sous classe des

Liliideae

, le super ordre des

Liliianae

, l’ordre des

Amaryllidales,

la famille des

Alliaceae,
la sous famille des

Allioideae

, et la tribu des

Allieae

(Fristsch et Friesen, 2002).

Le genre

Allium

contient environ 780 espèces dont la majorité est présente dans l’hémisphère nord

(Friesen et

al.

, 2006). D’après Klaas et Friesen (2002), les espèces cultivées

pour

l’alimentation

ne

représentent qu’une faible partie de la variabilité du genre. Friesen et

al.,

(2006) classent les principales

espèces cultivées du genre

Allium

dans les sous-genres

Allium

(ail, poireau) et

Cepa

(ognon, échalote,

ciboule, ciboulette, ciboulette de Chine). Ce genre est divisé, soit en 5 sous-genres, en


fonction des critères

morphologiques et la distribution géographique (Hanelt, 1990), soit en 15 sous-genres, en se


basant sur

les marqueurs moléculaires (Friesen et


al.

, 2006). L'espèce

Allium cepa

est une espèce diploïde (2n=16

chromosomes) (Hanelt, 1990).

[Link].

Morphologie

L’

ognon est une plante herbacée bisannuelle si elle monte à fleur ou annuelle si elle est
récoltée pour son

bulbe. La tige d’un

ognon, aussi appelée plateau, ne croit pas car le

s entrenœuds ne s’allongent pas

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(Demason

, 1990). À la base du plateau, une racine principale, dite séminale, s’enfonce dans le sol (

Figure

). Le système racinaire est complété par des racines adventives qui partent des entrenœuds.
Chaque

entrenœud possède

des racines adventives. Des feuilles alternées de l’extérieur vers l’intérieur formant
deux rangés opposées à 180° se développent sur le plateau et leurs gaines, emboitées les
unes dans les

autres, forment un cylindre qui entoure la tige (NANA, 2016)

. Ces gaines vont s’épaissir avec la

croissance de

l’

ognon et elles vont former le bulbe unique qui sera consommé. Le développement du bulbe

dépend en grande partie de la photopériode, mais aussi de stress induits par la température,
l’apport en

eau et en nutriments (Kamenetsky et Rabinowitch, 2016). Le prolongement des feuilles


forme une fausse

tige plus ou moins compacte. Les nœuds développent plusieurs bourgeons qui peuvent
former une touffe

de feuille à la suite d’un tallage. La plante produit entre 12 et 20 feuilles, mais ce nombre est
influencé

par la

date de semis et le type variétal. Les feuilles d’

ognon sont circulaires et pointues (Pitrat et Foury,

2003). Avec la vernalisation des bulbes, la vraie tige d’

ognon

s’allonge pour former

une hampe florale

suivant une température variant de 0 à 17° pendant une période donnée selon les cultivars.

Figure 3: les différentes parties de la plante d'oignon

1 : Feuille ; 2 : Bulbe ; 3 : Racines ; 4

: Hampe florale portant l’inflorescence (ombelle)

[Link].
Physiologie

L’

ognon est une plante bisannuelle qui, en 1

ère

année, élabore un organe de réserve : le bulbe. Le bulbe

mûr est dormant et après une période de repos, émet de nouvelles feuilles ct racines, puis
une hampe

florale. Son cycle végétal varie de 140 à 170 jours suivant les variétés (Kiema, 2019).

Le cycle de l'ognon comprend trois phases distinctes (figure 4) qui se déroulent


successivement sur les

deux années :

La première phase correspond à la croissance des parties aériennes des plantes issues de
semis et

à la formation des bulbes.

Une période de repos correspondant à la tombaison et qui marque le début de sa maturité.


Elle se

poursuit par le dessèchement des dernières feuilles. Sa durée est variable et dépend des
conditions

de conservation. A ce stade l'ognon peut être récolté comme légume, sinon les réserves
bulbaires

sont utilisées pour la poursuite du cycle.

Ces deux phases se déroulent pendant la 1

ère

année du cycle.

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La 3ème phase est de celle de la reproduction sexuée qui a lieu en général en 2

ème

année du cycle

à partir des plants issus de bulbes.

Selon Tarpaga (2012), les facteurs climatiques ayant un effet prouvé sur la montaison
prématurée de

l'ognon sont la température de l'air et la durée d'éclairement. Pour Camara (1997), la


floraison précoce est

variable et dépend des cultivars. Elle est principalement induite par les basses températures
pendant la

croissance. L'apport de fertilisants peut ou non l'influencer. Amans et


al.,

(1982) ont montré qu'au Nigéria,

cette floraison pouvait être augmentée par les fertilisants azotés et phosphorés : avec 40 kg
par hectare de

N03, la floraison précoce est de 44,3 % et de 36,4 % avec 40 kg de P20S par hectare. Les
travaux de

Tarpaga (2012) sur le Violet de Galmi ont montré que la floraison précoce dépend de la
saison de culture.

En effet, la saison tardive affiche toujours les plus faibles taux de montaison prématurée par
rapport à la

saison précoce.

Le cycle de développement de l’

ognon à partir de la graine peut se résumer aux étapes suivantes :

croissance végétative - bulbification - dormance - floraison - production de graines (Sinaré,


1995). La

production des graines d'ognon suivant le mode bisannuel est plus connu sous l'expression
anglaise de «

bulbs to seed », par opposition au mode de production annuelle ou « seed to seed »


(Brewster, 1994). Il

s'agit par cette méthode, de produire les bulbes en premier cycle de culture à partir des
graines semées

directement en champ ou en pépinière de transplantation (Tarpaga, 2012).

Figure 4: : phases de croissance et de développement du l'ognon

Légende

: A = graine ; B = germination ; C = apparition de la 1

ere

feuille ; D = chute du cotylédon ; E

= apparition de la 4

éme

feuille ; F = chute de la première feuille ; G = Début de bulbification ; H =


épaississement du bulbe ; I = tombaison ; J = maturation du bulbe ; M = montaison. ; b =
anthère ; c =

fructification ; les stades a et d ne sont pas représentés ; les chiffres indiques rang des feuilles
produites

après el cotylédon. Lors de la récolte, le bulbe est totalement fermé et séparé de la partie
aérienne ;

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3.2.5

Écologie

de l’

ognon

[Link].

Exigences climatiques

[Link].1.

Température

Bien que l’

ognon soit cultivé sous toutes les latitudes, sa végétation est très dépendante des facteurs

climatiques, en particulier la durée du jour et la température. En effet, la température


pourrait être le

facteur le plus important agissant sur la bulbaison puisqu'elle est plus variable que la durée
du jour

(Abdalla, 1967). Selon Morseli (1992) cité par


Bennacer et Bouderbala (2016) l’

ognon exige une gamme

de température variable selon les phases de développement. La sortie de dormance des


bulbes, la

croissance végétative, et l’émission des hampes florales s

ont favorisées par les températures fraîches

(Zafindrabenja, 2012). Gén

éralement, l’optimum de température

se situe entre 15 - 26°C (MinAgri, 200 ;

Zafindrabenja, (2012.). Cependant, un retard de la bulbaison pourrait être favorisé par des
températures

atteignant 40 à 45°C (Abdallah, 1967).

[Link].2.

Photopériodisme

D’après les connaissances sur la physiologie de l’

ognon, la photopériode (durée du jour) serait le facteur

externe le plus important qui déclenche la bulbification. Selon les latitudes, la photopériode
nécessaire

pour la bulbification est variable. Elle est de 14 à 16 heures pour les latitudes éloignées de
l’équateur, et

de moins de 13 heures

sous les tropiques. Dans le premier cas on parle d’

ognon de « jours longs » et dans

le second on parle d’

ognon

de « jours courts ». Mais ce concept de jours courts n’est utilisé que pour

exprimer l’adaptation de l’

ognon aux milieux tropicaux lors de sa domestication. Physiologiquement,


l’

ognon reste une plante de jours longs.

La durée du jour inclut également la qualité de l’intensit

lumineuse qui exerce

une influence considérable sur l’épanouissement des bulbes. Une faible intensité

lumineuse inhibe celui-

ci (Kato, 1964), tandis qu’une intensité lumineuse élevée accélère la bulbification

et la maturation (Brutt, 1968 ; Brewster et

al

., 1975).

Ainsi, il

s’avère que la photopériode est le facteur déterminant dans le renflement des bulbes, bien
que

d’autres facteurs tels que la nutrition et la densité de plantation ont un effet important sur
l’accélération

ou le ralentissement du processus.

[Link].

Exigences édaphiques :

L’

ognon est capable de produire de bonnes récoltes dans les sols de compositions physiques
les plus

variées, depuis les terrains sableux jusqu’aux sols argileux

, à l'exception des sols à texture argileux

pauvres en humus (contraintes d’adhésivité et de plasticité des argiles).

Toutefois, les sols sablo-limoneux

bien fertilisés favorisent la précocité et améliorent la productivité de l’espèce. Le pH


convenable est
proche de la neutralité (6,5 à 7,8). La salinité maximale tolérable est de 1,2. L'ognon craint
aussi la

présence de matière organique fraîche ou insuffisamment décomposée. Un sol acide


entraîne des dégâts

par fonte de semis dans le cas de semis en place (ou pépinière). Les attaques de nématodes
peuvent être

plus graves en sol argileux (40% d'argile) (CDH, 1992).

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[Link].

Exigences hydriques

L'ognon est une culture à enracinement chevelu et superficiel avec 90% des racines se
situant entre 0 et

40 cm du sol. Ceci le rend très sensible à un stress hydrique. Aussi, l'irrigation optimale de
l'ognon doit

viser à maintenir les 50 premiers cm du sol à la capacité au champ, en limitant au maximum


les pertes au-

delà de cette profondeur (Sanis s. d.). Les meilleurs rendements sont obtenus lorsque les
ognons

bénéficient d

’un approvisionnement en eau régulier durant toute la période

de croissance (Mario, s. d.).

En revanche,

l’

ognon est une des plantes dont la croissance est plus ralentie lorsque des conditions sèches

survie
nnent. Si le manque d’eau arrive durant la phase végétative, il a pour conséquence de
retarder la

bulbaison (Leblanc, 2004 cité par Thioye 2021)

; s’il survient durant la phase de bulbaison, c’est le calibre

des bulbes qui est affecté. Pour un cycle de 4 mois, les besoins en eau sont estimés entre 5
000 et 7 000

m3/ha (

Mémento de l’agronome

2006).

[Link].

Exigences en éléments minéraux

L’

ognon possède un système racinaire peu développé et peu efficace pour aller chercher les
éléments

nutritifs alors que ses besoins sont importants. Le sol devra donc être très bien pourvu dans
les trois

éléments majeurs : azote, phosphore et potassium. C’est la

gestion azotée qui représente le défi le plus

important puisque le besoin de la plante varie selon son stade de développement et que les
manques

comme les excès peuvent avoir des effets négatifs (Mario, s. d.)

. Le besoin en éléments minéraux d’une

plante peut être déterminé à partir de la valeur des exportations des éléments minéraux par
la

plante(CGERV, 2014). Plusieurs auteurs ont décrit les besoins en éléments minér

aux de l’

ognon

(Tableau1).
Tableau 1 : Exportation en N, P2O5 et K2O en Kg pour un rendement de 30T/Ha (Newsitkagri
2014)

Auteurs N P K

CDH (1983) 250 100 350

Beniest (1987) 85-115 85-115 170-230

Pagès (1997) 150 150 200

SAED (2004) 100 100 200

Memento

de l’

Agronome (2006) 120-180 80-120 150-250

[Link].

Ennemies de la culture

L’

ognon est affecté par plusieurs maladies attaquant généralement les alliacées et pouvant
causer

d’importantes réductions de rendement

(Chambr

e d’Agriculture du Rhône, 2012)

. En effet, Ces attaques

peuvent intervenir pendant toutes les phases de la culture (pépinières, champs de


production et

entreposage) (Mishra et

al.,

2014). Parmi elles, figurent

Pyrenochaeta terrestris

(Maladie des racines


roses),

Fusarium

sp. (Fusariose),

Stemphylium botryosum

(Stemphyliose) et

Alternaria porri

(Alternariose)(Camara, 1997).

Outre ces maladies les insectes (les trips) et les nématodes entrainent des

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10

dégâts importants (CDH, 1996). Toutefois, une bonne gestion des maladies nécessite une
approche

systémique qui implique des pratiques telles que la rotation, l'assainissement, la fertilisation
optimale, les

applications préventives (fongicides, nématicides et acaricide), aux moments appropriés

ainsi qu’

une

récolte, une manipulation et un stockage appropriés (Mishra et

al

., 2014). Si une ou plusieurs de ces

pratiques sont omises, la gestion de la maladie est considérablement compromise

(Chambre d’Agriculture

du Rhône, 2012).

1.2.
Programmes de s

élection d’

Allium cepa

1.2.1

Objectifs de sélection :

La définition des objectifs de sélection s'appuie sur les problèmes à résoudre, mais suppose
également la

possibilité de trouver des sources adéquates des gènes ou complexes géniques requis ( Seck
et

al,

1997).

La culture d

ognon, espèce introduite

en Afrique et qui s’y est bien installée

pose des problèmes

spécifiques selon le même auteur

. Il s’agit notamment de

Difficultés d'étalement de la production : production limitée dans le temps avec les variétés
de

jours courts stricts dont le Violet de Galmi, domestiqué au Niger (semis en octobre-
décembre et

récolte entre février et mai).


Montée précoce à graines en première saison suivant les zones de production et les pays,
avec des

populations de qualité diverse (% de préfloraison entre 8 et 70%).

Hétérogénéité de la coloration des bulbes sur les productions commerciales (bulbes blancs,
jaunes

et rouges) en relation avec le niveau de sélection des lots de semences utilisés et le


déterminisme

polygénique de ce caractère.

Grande sensibilité du Violet de Galmi à la pourriture rose des racines due à

Pyrenochaeta

terrestris.

Difficulté de conservation et apparition

croissance végétative pendant l’entreposage

Un bon programme de

sélection doit se fixer pour objectif d’apporter des solutions à ces problèmes

identifiés.

Mais, en

réalité, il ne faut pas perdre de vue qu’aucune variété n'est capable de satisfaire
simultanément à

tous ces critères de sélection. Cependant, en fonction de la période de culture et la


destination du produit

(industrie ou conservation), l'amélioration de l’

ognon et la création de nouvelles variétés devront tenir


compte au maximum de ces éléments (

Van der Veken, et De Lannoy,

1976). Dans cette étude la sélection

s’

oriente sur le rendement,

la durée de conservation et l’

aptitude à la transformation ainsi que des variables

de croissance influant sur ces facteurs.

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Mémoire, el hadji Diagne, ensa-2022

11

1.2.2

Ressources génétiques

De nombreuses souches locales sont encore cultivées, dans des pays tels que les Pays-Bas,

l’

Egypte

l’

Indonésie et le Nigéria ( Van der, 1968.)

. En Afrique, la diversité génétique de l’

ognon est plus souvent

représentée par des variétés paysannes ou variétés populations et des variétés améliorées.
Les variétés

paysannes ont été sélectionnées par les communautés rurales, tandis que les variétés
améliorées ont fait

l’objet de programmes de sélection génétique dans des centres de

recherche (Grandval; Abdou et


al

2015). Leland, (1987) et Tropicultura (2015) distinguent aussi, au sein des variétés paysannes,
des

écotypes pour désigner des formes adaptées à une écologie bien spécifique, caractérisée par
des facteurs

biotiques et abiotiques particuliers.

L’utilisation massive des variétés améliorées chez l’

ognon

en Afrique de l’Ouest fait craindre une baisse

drastique de la diversité génétique, ce qui nécessite des mesures rapides de protection des
ressources

phytogénétiques de cette espèce (Rouamba et

al

., 2001). Sous l'égide de deux organisations : la FAO à

travers l’organisation RADHORT (Réseau Africain du Développement de l'Horticulture) et


IPGRI, actuel

Bioversity International, des réseaux ont été créés pour coordonner la collecte, la
conservation et

l'utilisation des espèces sauvages, des variétés améliorées et des variétés paysannes et des
écotypes de

l’

ognon en Afrique (Currah, 2002 ; Abdou et

al.,

2015).

1.2.3

Techniques

de sélection et d’amélioration des cultivars

Selon
Brewster

(2008) les programmes d'amélioration des cultures actuellement utilisés pour les alliums

comestibles comprennent :

(i) la sélection simple à partir d'une population désirée pour une utilisation dans les
croisements et la

production de semences ;

(ii)

l’

évaluation de la performance des lignées ou familles dans des essais répétés afin de
déterminer et

retenir celles qui pourraient rentrer dans un programme de sélection ; et

(iii) le développement d'hybrides FI et des cultivars hybrides triple-cross. La technique la plus


appropriée

dépend de la qualité mise au point pour avoir les cultivars existants, et sur l'expertise et les
ressources

disponibles pour la reproduction (Nana 2016).

[Link]

Sélection massale

Selon Nana (2016) elle est une méthode consistant à choisir parmi un ensemble de plants de
même âges

ceux qui paraissent être les plus performants en fonction des critères fixés . L'objectif est de
conserver

les organes de reproduction (bulbes et graines) des plantes répondant au mieux aux critères
fixés pour les

multiplier (Grandval, 2011).

Currah (1985) cité par Brewster (2008), a décrit un programme de sélection pour développer
des cultivars

d'ognon adaptés pour l'Éthiopie, des cultivars soudanais plutôt variables. Approximativement
2000 bulbes

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Mémoire, el hadji Diagne, ensa-2022

12

ont été produits et sélectionnés pour éliminer des bulbes non désirables (couleur hors type ;
bifide ; gros

collet ; bulbille...). Environ la moitié des bulbes ont été retenus, bien que dans la plupart de
ces

programmes seulement 1 à 5 % des plantes seraient choisies. Les bulbes de même couleur
ont été replantés

ensemble, et une pollinisation croisée a été effectuée au sein de chaque population. Les
graines de chaque

population ont été collectées et réensemencées et l'ensemble du processus était répété


chaque année. Dans

la plupart des climats, un cycle biennal de la production de bulbes dans l'année 1 et la


production de

semences pour l'année 2 est nécessaire. Cinq de ces cycles sont suffisants pour mettre au
point un cultivar

amélioré de chaque couleur, capable de produire des bulbes de bonne qualité. Cette
technique de sélection

est connue sous le nom de « sélection de masse ». De plus, selon Brewster (2008),
poursuivre la sélection

de bulbes lors de la production de semences de routine est essentiel pour le maintien de la


qualité de ces

cultivars. Selon la même source, la sélection massale est simple, nécessite peu de
connaissances

spécialisées de la sélection végétale et est ainsi appropriée où il y a peu d'expertise ou de la


technologie

disponible. Cependant là où les populations sont déjà améliorées, il devient difficile


d'avancer par de telles

techniques simples
[Link]

Hybrides

Si une lignée mâle stérile se croise avec un donneur de pollen pour produire un hybride FI
vigoureux avec

des traits désirables, nous avons produit un cultivar hybride (Brewster et Ebrary 2008). Pour
atteindre ce

point, il

faut

généralement de nombreuses années de travail minutieux. Tout d'abord, se pose le


problème

de savoir comment reproduire une lignée mère de mâles stériles incapables de se polliniser.
Dans leurs

premiers travaux, Jones et Clarke (1943) cité par Brewster (2008) et Nana (2016) ont
maintenu leur mâle

stérile en utilisant végétativement les bulbilles produites sur la tête de la fleur. Cependant,
selon les mêmes

sources, des bulbilles sont difficiles à stocker et les virus ont tendance à s'accumuler dans les
plantes. Pour

surmonter ces problèmes, ils ont développé le mâle-fertile « mainteneur de lignées » avec la
constitution

génétique Nmsms pour la stérilité des mâles, mais, dans d'autres égards, génétiquement
proche de la même

lignée comme le mâle stérile. Une telle lignée sera, comme ci-dessus, produite à partir du
pollen pouvant

fertiliser les lignées mâles stériles Smsms, la progéniture restera Smsms et donc mâle stérile.
Ainsi, la

lignée Nmsms formée permet de produire des générations successives de graines de la


lignée mâle-stérile,
d'où son nom de « lignée de conservation ». Les lignées mâles stériles et mainteneurs
doivent être mises

au point, lesquelles ont le potentiel de produire de bons hybrides. Cela signifie que ces
lignées doivent

être bien adaptées à la localité où l'hybride doit être cultivé.

1.3.

Acquis de la recherche sur la sélection d

e l’

ognon

Il existe une vaste gamme de cultivars et variétés locales, développés au fil des siècles pour
s'adapter aux

divers climats et aux préférences alimentaires du monde

(Brewster 2008). Dès lors plus

d’une

cinquantaine de variétés ont été recensées mais seulement sept sont inscrites dans le
catalogue officiel

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13

ouest africain des espèces et variétés végétales (Collin et

al

., 2004 ; Moïsehien, 2016). Ces variétés

peuvent être classées selon la couleur, la forme et la taille des bulbes, leur mode de culture,
le goût,

l’aptitude des bulbes à la conservation et l'influence de la photopériode sur la bulbification

(Abdou et

al

2015). Les études de Rouamba (1993) et Nana (2016) sur l'analyse conjointe par les
marqueurs

agromorphologiques et les allozymes de la diversité génétique de la population d'ognon


d'Afrique de

l'Ouest ont révélé l'existence de trois groupes phénotypiquement distincts. Les couleurs les
plus fréquentes

sont le jaune ou le marron (Texas Grano), le blanc (Blanc de Galmi), le rouge ou le pourpre
(Red Créole,

Tropicana). Les ognons jaunes sont les plus connus et sont adaptés aux régions chaudes et
sèches. Les

ognons blancs sont habituellement cultivés pour une utilisation presque immédiate à cause
de leur courte

durée de conservation. Les rouges et les pourpres sont adaptés aux régions chaudes. Sous les
Tropiques,

les jaunes, les marron et les rouges sont généralement les meilleurs (Camara, 1997).

Ainsi, au Sénégal plusieurs variétés sont cultivées, mais celles recommandées pour la
production de
bulbes sont : le Violet de Galmi, Noflay, Yaakar, Red Créole, Jaune hâtif de Valence, Early
texas Grano,

Jaune espagnol tardif, Valencia, Rouge d’Amposta, Rouge Espagnol (

Sakatai et

al

. 2019). On peut aussi

les distinguer selon qu’elles sont à jours courts (Violet de Galmi, Mercedes), jours longs
(Rouge

d’Amposta, Jaune d’Espagne) et jours intermédiaires (Orient, Jaune d’Espagne, Rouge


d’Amposta, Rouge

de Valence) ; la tubérisation étant étroitement liée à la longueur du jour (CGERV, 2017).

Cependant toutes ces variétés ne présentent pas les mêmes comportements face à un
environnement

différent de celui de la sélection. Dès lors il semble ainsi important de faire des tests

d’adaptabilité dans

les zones écologiques de culture afin de choisir le plus performant

1.4.

Récolte et techniques de

conservation de l’

ognon

I.4.1.

Récolte

Les arrosages sont arrêtés quand 30 % des plantes ont les feuilles couchées. La récolte
s’effectue 10 à 15

jours plus tard, lorsque les feuilles sont au 2/3 séchées (Mano

et al,

2007) cité par Napo (2013). Elle se


fait à la main et avec précaution pour éviter les blessures. Le séchage peut continuer sur le
champ pendant

1 à 2 jours après l’arrachage. Le feuillage est coupé à 5 cm du collet

(CDH, 1996).

I.4.2.

Conservation

La conservation de l’

ognon

permet de prolonger la commercialisation et l’utilisation des

ognons sur une

grande partie de l’année et contribue à accroitre le revenu des producteurs afin d’améliorer
leur condition

de vie. En effet, la conservation de l’

ognon dépend de plusieurs facte

urs qu’on retrouve dans la littérature

sur l’

ognon

. Tout d’abord, la variété de la semence est capitale dans la conservation de l’

ognon, car les

variétés riches en sucres, en teneur élevée en matière sèche, en coloration et ayant un goût
piquant sont

plus aptes à la conservation (Lannoy, 1978). Nobos (1976)

a montré d’après une étude réalisée au Niger

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14

que les variétés locales sélectionnées sous de nombreuses générations sous les tropiques se
prêtent mieux

au stockage que les variétés de jours court introduites. Ensuite la taille du bulbe est aussi un
facteur

déterminant dans la conservation de l’

ognon, car les bulbes de petit calibre ont une plus longue durée de

conservation. Cela pourrait

s’expliquer par le fait que plus le bulbe est gros, plus il bourgeonne à un

rythme plus rapide que les petits qui perdent rapidement de poids (Lannoy, 1978). En outre
Lannoy (1978)

souligne que la température a une influence sur la germination, le développement des


racines, la

respiration (perte en eau et en matière sèche) et accroitrait l’importance de pourritures des


bulbes. Smittle

(1988) a identifié deux types de conservation selon la température à savoir :


le stockage à froid c’est

-à-dire entre 0°C et 5°C avec une faible perte de poids mais une germination

au début du 7

éme

mois, et

celui à chaud c’est

-à-dire environ entre 30°C et

35°C qui est beaucoup plus facile à mettre en œuvre

en zones intertropicales (Napo, 2013).

Cependant l’

ognon conservé perd 20% de son poids après 6

mois de stockage (Nobos, 1976).

En plus des facteurs ci-dessus, les pratiques culturales sont également des facteurs qui
joueraient sur la

conservation de l’

ognon

. Elles vont du semis à l’entreposage en passant par l’irrigation en cours de

végétation, la récolte et le séchage des bulbes. En effet, un semis tardif aura un effet négatif
sur la

onservation des bulbes, car ils ne parviendront pas à un état de dormance suffisant.
L’irrigation en cours

de végétation agit également sur l’aptitude

à la conservation du bulbe, car une irrigation modérée a un

effet bénéfique sur la conservation tandis qu

’une irrigation importante en fin de cycle augmente les risques


de maladies en cours de conservation. Vaughan (1960) a signalé qu’un excès de fertilisation
azotée et une

irrigation tardive entrainent une augmentation des Botrytis en stockage. À la récolte, un


effanage immédiat

après arrachage, suivi d’un ressuyage des

ognon

s de quelques jours avant l’entreposage,

semble assurer

une meilleure conservation (Reca, 2001).

Cependant, certains essais ont montré qu’un maintien prolongé

des bulbes au champ peut dim

inuer l’aptitude à la conservation en stockage. Cela peut être dû à la

multiplication des agents pathogènes sur les feuilles sénescentes et la perte de tuniques
sèches (Rickard

et Wickens, 1977).

Outres les facteurs abiotiques et les pratiques culturales, le contrôle des agents pathogènes
est aussi une

condition sine qua non pour une bonne conservation. Ces agents peuvent être des
fongiques, bactériens et

des animaux ravageurs.

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15

Chapitre II : Matériel et méthodes

2.1.

Présentation de la zone d

’étude

Les essais au champ ont été réalisés en contre saison froide (campagne 2021/2022) au
niveau des

périmètres de recherche du Programme d’Appui au Programme National d’Investissement


dans

l’Agriculture au Sénégal (PAPSEN) au Centre National de Recherche Agronomique (CNR

A) de Bambey.

Ce dernier est situé sur les latitudes 14°42’N et 16°28’W

(CNRA, 2020) avec une altitude de 20m au-

dessus du niveau de la mer (Siene, Muller et Ake, 2010 ; Lô, 2018) (figure 5). Le climat de
type tropical

est caractérisé par une longue saison sèche (saison sèche froide et saison sèche chaude) qui
va de

Novembre à Mai et une saison des pluies qui va de Juin à Octobre. Les températures varient
de 12.4°C à

44,
6°C au cours de l’année, d’après les données obtenues à la station météo du CNRA.
L’humidité relat

ive

minimale est de 16% et de 100% pour l’humidité maximale

(Ndoye, 2022). Le sol est de type Dior

(ferrugineux tropical peu lessivé) avec une couleur brune foncée à prédominance de texture
sableuse (S)

dans les horizons superficiels et sablo - limoneuse (SL) à limono - sableuse (LS) en profondeur
(CNRA

2020). Selon la même source, les caractéristiques chimiques de ces sols confèrent un
caractère non salin

(CE < 500 µ[Link]

-1

) avec une grande

variabilité des Ph de l’ordre 5,5 à 7,

0. Les teneurs en Azote (N) <

0,1% indiquent que les sols en sont faiblement pourvus, de même, les teneurs en matière
organique (MO

<1 %) caractéristiques des sols pauvres en cet élément. Les valeurs de C/N indiquent une
forte

minéralisation susceptible d’entrainer des pertes en N. Avec des teneurs en phosphore


généralement

basses à moyennes et moyennes dans les parties superficielles (0 à 40 cm) les sols ont une
réponse très

probable à probable aux engrais.

Figure 5: présentation de la zone d'étude

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