0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
15 vues3 pages

Résumé Lef

Le roman maghrébin d'expression française, né dans les années 1950, se caractérise par un engagement littéraire face aux bouleversements historiques et sociaux, avec des auteurs qui revendiquent leur identité face à l'Occident. Entre 1956 et 1962, la littérature algérienne devient un outil de contestation et de résistance, avec une forte présence de la poésie, du théâtre et de l'essai, tandis que l'après-indépendance est marqué par un contrôle autoritaire et une censure qui entravent la création littéraire. Malgré ces défis, la littérature continue d'évoluer, avec l'émergence de voix féminines et une quête de reconnaissance et de justice dans un contexte de crise sociale et politique.

Transféré par

bmdyasmine03
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
15 vues3 pages

Résumé Lef

Le roman maghrébin d'expression française, né dans les années 1950, se caractérise par un engagement littéraire face aux bouleversements historiques et sociaux, avec des auteurs qui revendiquent leur identité face à l'Occident. Entre 1956 et 1962, la littérature algérienne devient un outil de contestation et de résistance, avec une forte présence de la poésie, du théâtre et de l'essai, tandis que l'après-indépendance est marqué par un contrôle autoritaire et une censure qui entravent la création littéraire. Malgré ces défis, la littérature continue d'évoluer, avec l'émergence de voix féminines et une quête de reconnaissance et de justice dans un contexte de crise sociale et politique.

Transféré par

bmdyasmine03
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Résumé LEF :

Cours 1 : le dévoilement
Le roman maghrébin d’expression française, né dans les
années 1950 avec des œuvres majeures comme Le fils du
pauvre de Feraoun ou la trilogie de Mohamed Dib, s’impose
comme une littérature engagée, née de bouleversements
historiques et sociaux, et qui cherche à représenter fidèlement
la réalité du Maghreb tout en dévoilant ses aspects cachés et
ses tensions profondes. Les écrivains comme Feraoun, Dib,
Mammeri, Memmi, Chraibi ou encore Malek Ouary, sont à la fois
témoins et avocats de leur peuple, revendiquant leur différence
et leur identité propre face à l’Occident, et s’emparent de la
langue française avec une attitude lucide et révolutionnaire
pour dire enfin eux-mêmes qui ils sont. Cette génération,
marquée par le malaise, l’aigreur et l’impatience, met en avant
des héros collectifs porteurs de la misère, de la solidarité, et
d’une dignité authentique, tout en exprimant un profond
désarroi et une quête de sens. La parole littéraire, bien que
prise, reste hésitante et marquée par le doute, car ces auteurs,
souvent contraints d’écrire pour un public européen faute de
lecteurs africains, cherchent à corriger les jugements erronés
sur leur société et à se faire comprendre de l’autre.
Parallèlement, la poésie engagée de Jean Sénac chante la
résistance et la révolte contre l’esprit du colonisateur. Ainsi, ce
courant littéraire, tout en s’inspirant d’abord des modèles
français, opère un retour vers une expression intérieure et
collective, révélant l’émergence d’une voix maghrébine
distincte, en quête de reconnaissance, de justice et d’avenir,
dans un contexte de détresse sociale et intellectuelle .
Cours 2 : période de 1956 -1962
À partir de 1956, la littérature maghrébine, surtout en Algérie,
prend une dimension de combat et de contestation. Avec la
lutte armée et l’indépendance du Maroc et de la Tunisie, la
littérature devient une arme révolutionnaire. Les écrivains ne
cherchent plus à imiter la France mais affirment leur propre
identité et plongent dans la réalité de leur peuple. Cette période
marque une rupture historique et littéraire, où l’écriture se fait
plus incisive, privilégiant la nouvelle, la poésie, le théâtre et
l’essai.

La poésie
Dès 1954, la poésie s’impose comme un moyen d’expression
collectif et militant. Elle accompagne les grands événements et
devient un chant de résistance et d’espoir. Des poètes comme
Jean Sénac, Ismail Ait Djafar, Henri Kréa, Djabali Amrani, Anna
Greki, Nourredine Aba, Bachir Hadj Ali, Leila Djabali et
Mohamed Dib écrivent des poèmes engagés, souvent inspirés
de faits réels, qui dénoncent la misère, la révolte et la lutte pour
l’indépendance. La poésie de cette époque est vue comme une
création collective, au service de la liberté.

Le théâtre
Le théâtre de combat, bien que moins visible que la poésie,
joue un rôle important avec des auteurs comme Kateb Yacine,
Henri Kréa, Hocine Bouzaher et Mohamed Boudia. Leurs pièces
intègrent la guerre et la résistance, à travers des tableaux
patriotiques et des scènes du quotidien. Le théâtre de cette
période se veut militant, sincère et parfois brutal, en phase
avec la réalité de l’Algérie en guerre.

L’essai
L’essai devient un outil d’analyse de la lutte nationale. Des
auteurs comme Mostefa Lachraf, Jean Sénac et Frantz Fanon
cherchent à comprendre et à expliquer la réalité historique,
poétique et psychologique de la guerre de libération. Leurs
écrits mettent en avant la continuité de l’histoire algérienne, la
force de la poésie dans la lutte, et l’irréversibilité du
mouvement vers l’indépendance. Fanon, en particulier, insiste
sur la naissance d’un homme algérien nouveau, conscient de sa
dignité et de sa souveraineté.

Évolutions littéraires et émergence des femmes


La guerre de libération ouvre de nouvelles voies à la littérature
algérienne et fait tomber des tabous. Des œuvres majeures
paraissent, comme Nedjma de Kateb Yacine et les poèmes de
Malek Haddad. On assiste aussi à l’émergence des femmes
écrivains, qui abordent des thèmes variés, du drame intime à la
participation active à la lutte, comme dans Les enfants du
nouveau monde d’Assia Djebar, où les femmes revendiquent
leur place dans la société en mutation .

Cours 3 : après 1962


Après l'indépendance, la littérature algérienne reste marquée
par des formes d'enfermement similaires à celles de l'époque
coloniale, avec un pouvoir autoritaire contrôlant la société. Le
gouvernement cherche sa légitimité dans la guerre
d'indépendance, un développement socialiste et un contrôle
des valeurs religieuses, imposant un unanimisme nationaliste
qui gomme les différences. Toutefois, ce système est fragilisé
par l'arrivée de jeunes générations sans souvenirs de la guerre
et par une crise économique. Les émeutes d'octobre 1988
marquent l'effondrement du parti unique et une transition
violente vers le multipartisme, avec la montée du Front
islamique du salut (FIS). Les auteurs algériens subissent une
forte censure et sont contraints à l'exil ou à la répression. La
littérature officielle glorifie alors la révolution, tandis que la
création littéraire peine à porter un regard critique. L'écriture
devient ainsi, selon Mireille Calle-Gruber, un acte de
cicatrisation d'une blessure historique, portant la marque du
passé colonial et des violences.

Vous aimerez peut-être aussi