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Chapitre #4

Le chapitre 4 traite de la conception des circuits séquentiels, qui diffèrent des circuits combinatoires par le fait que leurs sorties dépendent à la fois des entrées et de l'état précédent. Il présente les systèmes asynchrones et synchrones, ainsi que les types de bascules, notamment les bascules RS, RSH, JK, D et T, en expliquant leur fonctionnement et leurs caractéristiques. Les circuits séquentiels sont essentiels pour des fonctions telles que la mémorisation, le comptage et le décalage.

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Chapitre #4

Le chapitre 4 traite de la conception des circuits séquentiels, qui diffèrent des circuits combinatoires par le fait que leurs sorties dépendent à la fois des entrées et de l'état précédent. Il présente les systèmes asynchrones et synchrones, ainsi que les types de bascules, notamment les bascules RS, RSH, JK, D et T, en expliquant leur fonctionnement et leurs caractéristiques. Les circuits séquentiels sont essentiels pour des fonctions telles que la mémorisation, le comptage et le décalage.

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Chapitre 4

CONCEPTION DES
CIRCUITS SEQUENTIELS
I- Introduction
Un circuit combinatoire est un circuit numérique dont les sorties dépendent uniquement des
entrées. La différence essentielle entre les systèmes combinatoires que nous avons étudié dans
le chapitre précédent et les systèmes séquentiels que nous allons aborder dans ce chapitre, réside
dans le fait que la fonction de sortie de ces derniers systèmes dépend à la fois des variables
d’entrée et de l’état antérieur des sorties. Or ce dernier dépendait de l’état des entrées
précédentes, par conséquence de l’ordre dans lequel se succèdent les états d’entrée, d’où la
terminologie « séquentielle » attribuée à ces circuits.

A titre d’illustration, prenons l’exemple très simple d’une lampe électrique commandée par
un bouton poussoir de telle façon qu’une action sur le bouton allume la lampe, et qu’une action
successive l’éteigne, selon l’exemple du chronogramme suivant :

On note bien que l’évolution de ce système dépend non seulement de la position du bouton
poussoir à un instant donné, mais aussi du fait que la lampe soit allumée ou non. Le système
dépend donc de l’état précédent, car il conserve la mémoire de l’action précédente ; un dispositif
de mémoire à maintien la lampe allumée. C’est la caractéristique essentielle d’un système
séquentiel.

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Les fonctions séquentielles de base sont : La mémorisation ; le comptage ; le décalage.

Les circuits séquentiels fondamentaux sont : Les bascules (3 types) ; les compteurs ; les
registres; les RAM (Random AccessMemory).

Ces circuits peuvent travailler soit en mode synchrone, soit en mode asynchrone.

II- Système asynchrones / synchrones

II-1 Systèmes asynchrones

Les signaux d’entrée de ces systèmes peuvent provoquer à tout moment le changement
d’état des sorties (après un certain retard qu’on appelle « temps de réponse ». Ces systèmes sont
difficiles à concevoir et à dépanner.

II-2 Systèmes synchrones

Le changement d’état sur les sorties se produit pendant une transition appelé « front »
(montant ou descendant) d’un signal maître, l’horloge. Les entrées servent à préparer le
changement d’état, mais ne provoquent pas de changement des sorties. Tout changement d’état
interne du montage est synchronisé sur le front actif de l’horloge.

La majorité des systèmes numériques séquentiels sont synchrones même si certaines parties
peuvent être asynchrone (ex. : reset).
Une horloge est une variable logique qui passe successivement de 0 à 1 et de 1 à 0 d’une façon
périodique. Cette variable est utilisée souvent comme une entrée des circuits séquentiels
synchrone. L’horloge est notée par h ou ck ( clock).

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III- Les Bascules

III-1 Bascule RS

La bascule RS asynchrone possède une entrée R (Reset) de mise à zéro, une entrée S (Set)
de mise à 1 et une sortie Q.

La table de fonctionnement de la bascule RS est la suivante :

Où Q-et Q+ indiquent l’état précédent et l’état futur, respectivement.

Symbole :

L’état R = S = 0 maintient l’état de la sortie (mode mémoire).

L’état R = S = 1 est interdit (mode interdit), car il conduit à mettre simultanément la sortie à
1 et à 0.
a) Réalisation à base des portes NAND :

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Cette bascule RS est prioritaire au 1 car, pour la combinaison R = S = 1, la sortie Q est mise à
1 (les Φ ayant été fixés à 1 pour la simplification de Q).

Remarque :

Le logigramme fait apparaître une sortie supplémentaire égale au complément de la sortie Q


uniquement si la combinaison R = S = 1 n’apparaît pas.
b) Réalisation à base des portes NOR :

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Cette bascule RS est prioritaire au 0 car, pour la combinaison R = S = 1, la sortie Q est mise à
0 (les Φ ayant été fixés à 0 pour la simplification de Q).
Remarque :

Le logigramme fait apparaître une sortie supplémentaire égale au complément de la sortie Q


uniquement si la combinaison R = S = 1 n’apparaît pas.
III-2 Bascule RSH

La bascule RSH est une bascule synchronisée par un signal d’horloge H. Les entées R et
S de la bascule ne sont prises en compte que lorsque l’horloge H est active :

Table de vérité : Symbole :

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II-3 Bascules J-K

Les bascules JK sont plus polyvalentes que les basculent RS, puisque l’état indéterminé est
remplacé par un état complémenté, elles n’ont pas donc d’état ambigu

La bascule JK synchrone est obtenue à partir d'une bascule RSH dont les sorties sont
rebouclées sur les entrées. Ceci permet d'éliminer l'état indéterminé.

D’après cette table de vérité, nous remarquons que les 3 premières lignes correspondent bien
à une bascule RS mais la dernière ligne introduit un mode supplémentaire qui sera très utilisé
pour réaliser les compteurs synchrones que nous verrons plus loin.

Structure interne de la bascule :

Toutes les bascules déclenchées sur front possèdent un circuit détecteur de front qui permet
leur basculement uniquement sur un front montant ou un front descendant.

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Rôle des entrées de forçage Pr et Cr:

Chronogrammes de fonctionnement :

II-4 Bascule D synchrone

a) Bascule D Latch

C’est une bascule synchrone sur niveau Haut ou niveau Bas: Cette bascule ne possède pas
de circuit détecteur de front et la sortie Q prend donc l'état de l'entrée D tant que l'horloge est à
l'état haut ou bas.
La bascule D permet de stocker de l'information (latch). Son symbole est le suivant :

Structure interne :

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Alors si on envoie une donnée D sur l'entrée J et son inverse sur l'entrée K. Deux modes de
fonctionnement existent :

• Si l’horloge est active, la sortie recopie l’entrée D

• Si l’horloge est inactive, la sortie ne change pas : C’est la fonction Mémoire.

b) Bascule D (ou D Flip-Flop)

Pour ce type de bascule D, la synchronisation est effectuée sur front montant ou descendant :

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Exemple des Chronogrammes d’une bascule D Flip-flop (front montant) :

II-5 Bascule T (ou Toggle)

La principale fonction d'une bascule T est de réaliser un changement d'état du signal de sortie
« Q » quand le signal d'horloge est actif.

Cette bascule peut être obtenue en appliquant l’état Haut aux deux entrées d'une bascule JK

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Table de vérité :

Chronogramme d’une bascule T, synchrones sur front montant :

La période du signal de la sortie Q est le double de celle du signal d'horloge.

Autrement dit, la fréquence du signal de sortie est la moitié de celle du signal d'horloge: la
bascule T est un diviseur de fréquence par 2.

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