CompteRendu
N°I
Genie Chimique 1
Machine
Frigorifique
Par
Compression
Travail réalisé par :
Aidoudi Meriam
Baccouche
Oumayma
Baraket Nada
Fennani Hassen
CH2-3/1
Khiary Fares
Le 10/04/2015
Kridene Malek
I-Introduction
-La machine frigorifique permet de créer du froid. Elle permet, moyennant un apport énergétique (travail
électrique), d’extraire de la chaleur aux milieux à refroidir. Elle rejette cette chaleur, accompagnée de
l’équivalent thermique de l’énergie reçue, à température plus élevée, dans le milieu ambiant.
II-Objectifs
Identification de tous les composants de la machine ainsi que son principe de fonctionnement.
Détermination du coefficient de performance de la machine (
COP f ).
Tracé du cycle frigorifique sur le diagramme de Mollier et (T, S).
Comparaison de la performance de la machine pour les deux expériences (Lampe allumée / éteinte
de la chambre isotherme)
III-Principe de Fonctionnement
-La machine frigorifique à compression est fondée sur la condensation de vapeur d'un fluide frigorigène à la
suite d'une compression, et son évaporation à la suite d'une détente. C'est le procédé le plus répandu pour la
production du froid. Ce principe est identique à celui employé pour les pompes à chaleur.
-Le fluide frigorigène se vaporise à la température Tev et à la pression Pev en prélevant la quantité de
chaleur q0m ou Q0 selon les unités.
-La vapeur est compressée et refoulée la pression Pk.
-Dans le condenseur la vapeur est condensée à la pression Pk et la température Tk constantes, en rejetant la
chaleur qkm ou Qk selon les unités.
-Le liquide est détendu de la pression Pk à la pression P5.
-La machine frigorifique par compression est composée de 4 éléments majeurs :
Condenseur : sert à condenser la vapeur du fluide frigorigène (HT, HP) pour donner du liquide (HP)
tout en cédant de la chaleur au milieu extérieur. Refroidissement de la vapeur surchauffée.
Détendeur : siège d’une détente du liquide (HT, HP) pour donner du liquide (BT, BP)
Cette détente entraîne une vaporisation partielle du liquide et un refroidissement du fluide.
Évaporateur : sert à évaporer le liquide (BT, BP) pour donner de la vapeur (BT, BP) tout en
consommant de la chaleur extraite du milieu à refroidir.
Compresseur : sert à comprimer la vapeur (BT, BP) pour donner de la vapeur (HT, HP) tout en
consommant du travail électrique.
Échangeur de chaleur : faisant circuler la vapeur du fluide frigorigène (BT) et le liquide frigorigène
(HT) à contre-courant (permet le refroidissement du fluide frigorigène à la sortie du condenseur)
Avec HP : Haute Pression HT : Haute Température
BP : Basse Pression BT : Basse Température
IV-Travail Théorique
1. Expression du Coefficient de performance frigorifique COPc de la machine de Carnot :
Q5−6 Etude des différentes transformations :
COP c=
W tot
*) Compression adiabatique (T6 T2)
∆ U Cycle=W tot +Qtot =0 Q6−2=0
W tot =−Qtot =−( Q5−6 +Q3−2 ) W 6 −2 =C v × ( T 2−T 6 )
¿−Q5−6−Q3−2 *) Condensation isobare (T2 T3)
Q3−2=C p × ( T 3−T 2)
Q5−6
COP c=
Q5−6 +Q3−2
W 3−2=P 2 × ( V 2−V 3 )=P 2 ×
( RT2 RT3
P2
−
P3 )
=R ×(T 2−T 3 )
*) détente adiabatique (T3 T5) *) Evaporation isobare (T5 T6)
Q5−3=0 Q6−5=C p ( T 6 −T 5 )
W 5−3 =∆ U 5−3=C v ( T 5 −T 3 ) W 6 −5 =R ( T 5 −T 6 )
Q5−6 Q5−6 C p ( T 6−T 5 )
COP c= = =
W tot Q 5−6 +Q 3−2 C v ( T 2−T 6 ) + R ( T 2−T 3 ) +W ( T 5−T 3 ) + R ( T 5−T 6 )
C p ( T 6 −T 5 )
¿
(C ¿¿ v + R)×(T 2−T 3 +T 5 −T 6 )¿
( T 6−T 5 )
¿
(T ¿ ¿ 2−T 3+ T 5 −T 6 )¿
( T 6−T 5 )
¿
−( T 6 −T 5 ) +(T ¿ ¿ 2−T 3) ¿
Tf
¿
−T f +T k
D’où le Coefficient de performance frigorifique COP de la machine de Carnot peut s’écrire
sous l’expression :
Tf
COP c=
−T f +T k
2. Démonstration de l’égalité : COPPAC = 1+COPf
−Q2−3
COP PAC =
W tot
∆ U cycle=0 → W tot =−Qtot =−( Q3−2+ Q5−6 )
D’où (−Q3−2 )=+Q5−6 +W tot
Q5−6 +W tot
Donc COP PAC =
W tot
Q5−6
¿ 1+ =1+COP f
W tot
COP PAC =1+ COPf
3. Rôles des composants :
Composants Rôles et Explication
-Permet de régler une valeur de température consigne.
-Lorsque la température du système dépasse la valeur maximale, la machine
Thermostat s’arrête automatiquement pour des raisons de sécurité, et lorsqu’elle diminue et
dépasse la valeur minimale, le thermostat intervient pour assurer le bon
fonctionnement de la machine.
Pressostat Basse C’est un organe de sécurité qui détecte la valeur atteinte de la
Pression pression de condensation : si elle dépasse une valeur consigne, le
Pressostat Haute pressostat entraîne l’arrêt immédiat de la machine pour des raisons
Pression de protection de l’employeur et de l’appareil.
-Assure la filtration du fluide frigorigène grâce à un système de filtrage très
poussé de sorte à prévenir des arrêts provoqués par l'obstruction des orifices de
vanne, trous d'égalisations ou tubes capillaires.
- Elimine l'humidité absorbée et emmagasinée. Il empêche ainsi la formation de
Filtre déshydrateur glace au détendeur.
- Emmagasine les acides nuisibles se produisant dans le circuit frigorifique
empêchant ainsi toute corrosion.
- Elimine les impuretés : trace de soudure, copeaux métalliques …
-Il est un échangeur à double paroi.
Echangeur de
-Il fait circuler la vapeur du fluide frigorigène (BT) et le liquide frigorigène (HT)
chaleur
à contre-courant permettant ainsi le refroidissement du liquide
-Il permet de contrôler la charge en fluide frigorigène de la machine lors du
Voyant remplissage et en cours de fonctionnement, il signale la présence d'humidité
(vapeur d'eau) dans le fluide grâce à une pastille verte qui vire au jaune.
V-Etude Expérimentale
Expérience A :
-On démarre la machine en la laissant fonctionner pendant un certain temps et on note les différentes
données affichées par les manomètres et les afficheurs de température, débit et puissance avant l’arrêt et le
redémarrage de la machine.
Tableau de mesures :
Valeurs 1) On trace les diagrammes du Mollier (P, H) et (T, S)
Grandeurs mesurées
Numériques
du R404A
T1 (°C) 36.8
T2 (°C) 33.1
T3 (°C) 26.9 -On détermine d’après le diagramme de Mollier les
T4 (°C) 3.8 différentes enthalpies des différents points du cycle
T5 (°C) -12 frigorifique :
T6 (°C) -11,9
T7 (°C) -5
T8 (°C) -5 Valeurs Numériques
Enthalpies
T9 (°C) -10,2 ([Link]-1)
T10 (°C) 26,5 h1 388
Te air (°C) 20 h2 383,2
Ts air (°C) 19 h3 240
Tev (°C) -12 h4 204
Tk (°C) 31 h5 204
qm (kg.s-1) 14 h6 361,6
Ẇ (kW) 824 h7 368
h8 368
Pev(BP) (bar) 3.2
h10 236,8
Pk (HP) (bar) 13.9
h1is 385
2) Détermination de la surchauffe :
Schtotale=Schéchangeur + Schtuyauterie + Schutile
Schtot =T 7−T ev =(−5 )−(−12 )=7 ℃
Schtot = surchauffe totale
Schéch =T 7 −T 6 =(−5 )− (−11, 9 )=6 , 9 ℃ Schéch = surchauffe dans l’échangeur
Schtuy=T 8−T 7= (−5 )−(−5 )=0 ℃ Schtuy = surchauffe dans la tuyauterie
Schu = surchauffe utile (dans l’évaporateur)
Sc hu =T 6 −T ev =(−11, 9 )− (−12 )=0 , 1℃
3) Détermination du sous-refroidissement :
Sref totale =Sref échangeur + Sref tuyauterie + Sref condenseur
Sreftot = sous-refroidissement totale
Sref tot =T k −T 4=( 31 )− ( 3 ,8 )=27 , 2℃
Sreféch = sous-refroidissement dans l’échangeur
Sref éch=T 3−T 4 =( 26 , 9 )−( 3 , 8 )=23 ,1 ℃ Sreftuy = sous-refroidissement dans la tuyauterie
Srefc = sous-refroidissement (dans le condenseur)
Schtuy=T 10−T 3=( 26 , 5 ) −( 26 , 9 )=−0 , 4 ℃
Schc =Sref tot −Sref éch −Sref tuy=( 27 , 2 )− (23 ,1 )−(−0 , 4 )=4 ,5 ℃
4) Production frigorifique (Evaporateur) et production calorifique (Condenseur) :
La production frigorifique au niveau de l’évaporateur notée
Q̇ ev :
−1
Q̇ev =( h6−h5 ) ×q m=( 361 , 6−204 ) ×14=2206 , 4 kJ . s
La production calorifique au niveau du condenseur notée k :
Q̇
−1
Q̇k = ( h10−h 2) × qm =( 236 , 8−383 , 2 ) ×14=−2049 , 6 kJ . s
5) Détermination du travail réel de compression :
−1
W réel =h1−h8=388−368=20 kJ . kg
-Pour savoir si la compression est isentropique ou non, on procède au calcul du travail isentropique :
−1 −1
Wis=∆ h is=h1 is −h8=385−368=17 kJ . k g ≠20 kJ . k g
-Le travail isentropique est inférieur au travail réel (Compression non isentropique) d’où le
rendement isentropique :
W is 17
ɳ is = = =0 , 85
W r é el 20
6) Détermination du rendement mécanique ɳm :
W réel W réel W réel × qm
-Rendement mécanique : ɳ m= = =
W a ɳE W E ɳ E Ẇ E
20 ×14
¿ =0 ,35
0 , 98× 824
W a=ɳ E W
Ẇ E=W E × qm
Avec ; *
7) Calcul du COPf (Machine frigorifique) et du COPc (Machine de Carnot) :
Machine Frigorifique :
h6−h5
COP f = ×ɳ is × ɳ m
h1 is −h8
361, 6−204
¿ ×0 , 85 ×0 , 35=2,758
385−368
Machine de Carnot :
Tf T ev (−12+273 ,15)
COP c= = = =6 , 07
−T f +T k −T ev + T k −(−12+273 , 15 ) +(31+273 ,15)
COP f <COP c
-Donc, la machine frigorifique est moins performante que la machine de Carnot.
-Elle ne présente pas un cycle idéal réversible
8) Calcul du débit massique du fluide frigorigène :
C : cylindrée du compresseur à piston (18,3 cm3)
( Pk
)
n : vitesse de rotation (3000 tr/min)
1−0 , 05 × ×C × n
ɳ v ×q vb P ev ν 8 : volume massique de la vapeur à l’aspiration
q m= =
v8 v8 du compresseur (graphiquement : 0,052 10-3
[Link]-1 )
13 , 9 −6 3000
(1−0 ,05 × )×18 , 3 ×10 ×
3,2 60
¿ −3
=13 , 77 kg . s−1
0,052 ×10
Le débitmètre affiche une valeur de
q m = 14 kg.s-1
Le débit massique calculé est inférieur à celui donné par le débitmètre.
9) Calcul du débit volumique de l’air au condenseur :
q m × ( h10−h2 ) pour Tair = 20°C on a :
q vair =
ρair ×Cpair × ( T sair −T eair ) Cpair =1,005 kJ /kg . K
13 ,77 × ( 236 , 8−383 , 2 )
¿
1,205 ×1,005 × ( 19−20 )
3 −1 3 −1
¿ 1665 m . h ≫ q vair ( constructeur )=980 m .h
Le débit volumique d’air calculé est beaucoup plus important que celui donné par le constructeur.
q ev ( exp ) ≫ qev ( th)
Expérience B :
-On procède avec la même manière que l’expérience A avec allumage de la lampe située dans la chambre
isolée afin de déterminer l’influence de cet apport supplémentaire en énergie sur les différents résultats.
Tableau de mesures :
Valeurs 1) On trace les diagrammes du Mollier (P, H) et (T, S)
Grandeurs mesurées
Numériques du R404A
T1 (°C) 43.7
T2 (°C) 37.9
-On détermine d’après le diagramme de Mollier les
T3 (°C) 27.3
T4 2.7 différentes enthalpies des différents points du cycle
T5 (°C) -12 frigorifique :
T6 (°C) -12
T7 (°C) -12
T8 (°C) -12 Valeurs Numériques
Enthalpies
([Link]-1)
T9 (°C) -12
h1 396,36
T10 (°C) -1
h2 390,9
Te air (°C) 20
h3 245,45
Ts air (°C) 19
h4 204,54
Tev (°C) -12
h5 204,54
Tk (°C) 30
h6 361
qm (kg.s-1) 14
h7 370
Ẇ (kW) 794 h8 370
Pev(BP) (bar) 3 h10 235,45
Pk (HP) (bar) 13.6 h1is 394,54
2) Production frigorifique (Evaporateur) et production calorifique (Condenseur) :
La production frigorifique au niveau de l’évaporateur notée
Q̇ ev :
−1
Q̇ev =( h6−h5 ) ×q m=( 361−204 , 54 ) ×14=2190 , 44 kJ . s
La production calorifique au niveau du condenseur notée k :
Q̇
−1
Q̇k = ( h10−h 2) × qm =( 235 , 45−390 ,9 ) × 14=−2176 ,3 kJ . s
3) Calcul du COPf
h6−h5
COP f = ×ɳ is × ɳ m
h1 is −h8
W is 24 ,54 −1
ɳ is = = =0 , 93 W réel =h1−h8=396 , 36−370=26 ,36 kJ . kg
W r é el 26 ,36
−1
W is =h1is −h8=394 ,54−370=24 , 54 kJ . kg
W réel W réel W réel × qm 26 , 36 ×14
ɳ m= = = = =0 , 47
W a ɳE W E ɳ E Ẇ E 0 , 98 ×794
361−204 , 54
COP f = × 0 , 93 ×0 , 43=2 ,55
394 , 54−370
4) Comparaison des résultats des deux expériences A et B :
-L’allumage de la lampe thermique dans l’expérience B a causé plusieurs changements, notamment
au niveau du rendement mécanique, du travail réel et du coefficient de performance.
Expérience A Expérience B -On remarque une
COP f 2,758 2,55 diminution du COPf et
W réel 20 26,36 une augmentation du Wréel
ηm 0,35 0,47 et du ɳm
VI -Interprétation
L’allumage de la lampe thermique dans l’expérience B a provoqué un apport supplémentaire de
chaleur dans la chambre isolée.
Un apport énergétique qui sera le siège d’un chauffage du fluide frigorigène dans la machine,
par conséquence une augmentation de sa température.
Ceci conduit à une baisse du coefficient de performance COPf, en d’autres termes une baisse de
la qualité de la machine frigorifique.
VII -Conclusion :
La performance d’une machine frigorifique n’est optimale que dans le cas d’utilisation d’une
chambre isolé avec lampe thermique continuellement éteinte.