1.
1 Milieu d’étude
1.1.1 Situation géographique
La Forêt Classée de Dassioko est située sur le littoral ouest de la Côte d’Ivoire entre
les sous-préfectures de Sassandra et de Fresco dans la région du Gbôklé. Elle est comprise
entre 5°00’06’’ et 5°07’23’’ de latitude nord et 5°49’48’’ et 5°56’57’’ de longitude ouest et
s’étend sur une superficie de 12540 hectares. Elle fut classée par arrêtée n° 178 /FS du 15-01-
1923 (Sodefor, 2014) avec une superficie initiale de 12540 hectares. Sa partie sud est mieux
conservée alors que la partie nord est entièrement occupée par les plantations agricoles. Elle
fut le tout premier massif forestier mis sous protection en 1923 par les autorités coloniales
(N’Guessan et al., 2014).
La Forêt Classée de Dassioko Sud (8000 ha) est située à 40 km de Fresco, 35 km à l’est de
Sassandra et soit à 250 km d’Abidjan la capitale économique de la Côte d’Ivoire. Cette forêt a
un contact direct avec l’océan atlantique qui constitue sa limite sud. Les parties Est et Ouest
de ladite forêt sont délimitées par la route bitumée « la côtière » puis des tracés artificiels qui
longent les routes reliant respectivement la localité de Dassioko à l’ancien site de Dassioko
sur la côte et le village d’Akakro à Dagbégo (Sodefor, 2009).
1.1.2. Climat
Dans la zone de Dassioko, les températures varient entre 20° et 33° au cours de l’année
(source : GéographyIO). Le climat de ce secteur du littoral ivoirien est de type équatorial de
transition à quatre saisons dont deux sèches et deux pluvieuses (Dobé, 1980). Elle est arrosée
par les pluies des saisons pluvieuses de Mai à Juillet et de Septembre à Novembre. La saison
sèche s’étend de Décembre à Mi-avril où l’on constate l’étiage des cours d’eau (Brou, 2008)
1.1.3 Hydrographie
La forêt classée est très humide et constituée de plusieurs cours d’eaux et de cinq lacs
naturels tels que le lac Djôdjôko, le lac Sissiko, le lac Wawako, le lac Blakôkôla et le lac
Dakadô. Son réseau hydrographique est l’un des plus denses du pays avec la présence de
l’océan atlantique.
Mali Burkina Faso
Dassioko Vers Fresco
Liberia
Côte d’Ivoire
Ghana
Akakro
Campesino
FORÊT CLASSÉE DE DASSIOKO SUD
Camp Pécheurs
Campesino
Légende
Villages limitrophes de
Atlantic Océan Routes principales
Forêt Classée de Dassioko Sud
Dagbégo
1 0 1 km
Limite de la forêt
174 000 180 000 186 000
Figure 1:Présentation de la forêt classée de Dassioko (Source : Gonédélé et al, 2011)
1.1.4 Relief
La forêt classée de Dassioko est située dans une zone au relief relativement
hétérogène. Le relief de la zone de Dassioko est formé de plateaux, de collines et de plaines
avec de nombreux bas-fonds propices tant aux cultures de rente qu’aux cultures vivrières. Le
relief aux élévations de terre variantes de 45 à 110 m accidentés et similaires à celui de la
zone humide du complexe Sassandra Dagbégo, qui lui est séparée par la lagune Dagbè
(Sodefor, 2009).
1.1.5. Type de sol
Du point de vue géologique, le secteur littoral qui abrite la forêt classée étudiée est
couvert de sédiments tertiaires composés dans son ensemble par des sables argileux avec une
alternance d’argile et de grès plus ou moins ferrugineux (Guede et al., 2016).
Le sol est propice, tant aux cultures pérennes comme le café, le cacao, le palmier à huile et
l’hévéa, qu’à une gamme variée de cultures vivrières. Les 250 km de côtes sableuses
caractérisent le paysage du sud du District et abritent un fort potentiel de développement
touristique et d’exploitation halieutique (Perraud et al., 1934)
1.1.6. Végétation
La végétation est caractérisée par une forêt dense humide appartenant au domaine de
la forêt sempervirente côtière de type Sud-ouest (Kouame et al., 2010). Ce type de formation
végétale est composé de trois strates très peu distinctes :
La strate supérieure présente de grands arbres dispersés, hauts de 40 à 50 m, les plus grands
atteignent aisément 70 m ;
Quant à la seconde strate, elle est hermétiquement fermée et la hauteur des arbres culmine à
30 m ;
La troisième strate, aussi appelée strate inférieure se compose d’arbres d’une dizaine de
mètres maximum à croissance lente parce qu’ils accèdent difficilement à la lumière (Guede et
al., 2016).
1.1.7. Faune
La zone d’étude se caractérise par sa richesse faunistique et floristique. La forêt
classée de Dassioko sud présente des zones humides, qui sont des habitats préférentiels de
plusieurs espèces d’oiseaux (Ramsar, 2005 ). En outre, elle abrite plusieurs taxons à intérêt
de conservation dont Loxodonta africana (l’Éléphant d’Afrique), Pan troglodytes verus (le
Chimpanzé), Cercocebus lunulatus (le Mangabey couronné), Cercopithecus roloway (le
cercopithèque de Roloway), Agelastes meleagrides (la pintade à poitrine
blanche) et Osteolaemus tetraspis (le crocodile nain) (Yao et al., 2018).
Sur la base des registres de la SODEFOR et d'autres références biogéographiques, la
Forêt Classée de Dassioko abrite sept espèces de Céphalophes (Sodefor, 1996; Royaume,
1997), dont le Céphalophe de Maxwell (Philantomba maxwellii), le Céphalophe bai
(Cephalophus dorsalis), le Céphalophe à dos jaune (Cephalophus silvicultor) et le
Céphalophe noir (Cephalophus niger) (Yao et al., 2018)
1.2. Artiodactyles
Les Artiodactyles sont un ordre des mammifères à nombre pair de doigts, qui marchent sur
leurs ongles (sabots). L'ordre des Artiodactyles comprend 210 espèces principalement
herbivores. Les Artiodactyles sont regroupés en plusieurs familles qui incluent les cochons,
les pécaris, les hippopotames, les chameaux, les chevrotains, les cerfs, les girafes,
les antilopes d’Amériques ainsi que la famille comprenant les bœufs, les moutons, les chèvres
et les bisons. La structure du pied est la principale caractéristique de ce groupe (Grzimek,
1990 ; Vaughn, et al., 2000 ; Grzimek, 2003; Feldhamer, et al., 2004; Rose et Archibald,
2005;)
Les Artiodactyles présentent de grandes variations d'aspect physique. La masse corporelle
varie de 2 kg chez les petits cerfs de souris malais à 4000 kg chez les hippopotames. En outre,
leur taille varie de 23 cm à 5 m chez les girafes. (Grzimek, 1990; Nowak, 1999; Vaughn, et
al., 2000 ; Grzimek, 2003;)
1.2.1. Diversité des Artiodactyles
Les Artiodactyles sont les mammifères terrestres les plus diversifiés et les plus grands
encore vivants. Il s'agit du cinquième ordre de mammifères le plus important. Sur la base
principale des données morphologiques, les Artiodactyles existants sont composés de 10
familles, 80 genres et environ 210 espèces. (Eisenberg, 1983; Grzimek, 1990; Nowak, 1999;
Vaughn, et al., 2000 ; Grzimek, 2003; Feldhamer, et al., 2004;)
1.2.2. Classification et position systématique des Artiodactyles
Classification des Artiodactyles
Les Artiodactyles sont généralement divisés en trois groupes : les Ruminants, les
Tylopodes et les suiformes. (Grzimek, 1990; Grzimek, 2003)
- Les Ruminants ont un estomac cloisonné qui leur sert à ruminer. Ils sont tous herbivores. Ils
portent également des cornes sur la tête, qui servent à les différencier. Il en existe quatre
familles :
les Bovidae, qui ont des cornes qui ne tombent pas. Par exemple, les vaches, les moutons,
les chèvres, les antilopes etc ;
les Antilocapridae qui ne compte qu'une seule espèce, l'antilope d'Amérique. Ils ont des
cornes, qui tombent et repoussent ensuite ;
les Girafidae ont des cornes faites d'os, qui ne tombent pas. On ne les appelle d'ailleurs
pas de cornes, mais plutôt des os icônes. C'est la famille des girafes, et de l'okapi ;
les Cervidae ont des cornes faites d'os, ramifiées, qui tombent chaque année, et repoussent
au printemps. On les appelle les bois. Les cerfs, les élans, les chevreuils font partir de
cette famille ;
les Chevrotains et les chevrotains porte-musc n'ont pas de bois. Ils sont parfois inclus
dans la famille des cervidés, parfois dans leurs propres familles, respectivement les
Tragulidés et les Moschidae. (Grzimek, 1990; Nowak, 1999; Grzimek, 2003;
Feldhamer, et al., 2004; Rose et Archibald, 2005; Huffman, 2007)
-Les Tylopodes n'ont pas de cornes, ni d'estomac cloisonné comme les ruminants. Pourtant, ils
sont herbivores et ruminent. Ils vivent dans les climats rudes et certaines espèces ont une
bosse sur le dos, qui contient des réserves. Il n'existe qu'une seule famille de Tylopodes : les
Camelidae, qui comprennent le chameau, le dromadaire, le lama.
Les Porcins comprennent notamment des espèces omnivores. Ils ont de grosses dents adaptées
à manger à peu près tout et n'importe quoi. Plusieurs espèces ont même des défenses. On les
répartit en trois familles :
les Suidae, la famille du sanglier du phacochère, du babiroussa ;
les Tayassuidae regroupent les pécaris, des animaux vivant en Amérique du Sud, et
ressemblant beaucoup aux sangliers, même s'ils ne font pas partie de la même famille ;
les Hippopotamidae rassemblent les différentes espèces d'hippopotames. (Grzimek,
1990; Nowak, 1999; Grzimek, 2003; Feldhamer, et al., 2004; Rose et Archibald,
2005; Huffman, 2007)
Position systématique des Mammifères (Linnaeus, 1758). De façon générale la
position systématique des Artiodactyles se présente comme suit et diffèrent en
fonction de leur genre et à l’espèce à laquelle elles appartiennent
Règne : Animal
Sous-règne : Bilatériens
Infra-règne : Deutérostomiens
Embranchement : Chordés
Sous- embranchement : Vertébrés
Infra-embranchement : Gnathostomes
Super classe : Tétrapodes
Classe : Mammifères
Sous-classe : Euthériens (Métathériens, Protothériens)
Ordre : Artiodactyles
1.2.3. Rôle dans les écosystèmes
Les Artiodactyles jouent un rôle essentiel dans la structure et la fonction des
écosystèmes dans lesquels ils résident. Il a été démontré que de nombreuses espèces modifient
la densité et la composition des communautés végétales locales. (Flanagan et Van Cleve,
1983; Molvar, et al., 1993; Pastor, et al., 1993; Bowyer, 1997; Peek, 2007 ; Bump, et al.,
2009)
En outre, les apports de nutriments provenant de l'urine et des matières fécales des
Artiodactyles contribuent à une croissance de la tige plus longue et à des feuilles plus grosses
dans la communauté végétale environnante, qui sont préférées pendant les épisodes de
recherche de nourriture. Aussi, la décomposition de grandes carcasses d'artiodactyles peut
entraîner une élévation des macronutriments du sol et de l'azote foliaire pendant au moins
deux ans. (Dagg et Foster, 1976; Escalante, 1995; Kutz, et al., 2005).
2.1. Matériels
2.1.1. Matériel biologique
Le matériel biologique est constitué de l’ensemble des Artiodactyles vivant dans la
Forêt Classée de Dassioko Sud, de leurs indices (crottes, traces, cris…) observés lors de la
mission et cités par les enquêtés. La reconnaissance de ces animaux a été possible grâce au
guide des grands mammifères d’Afrique (Dorst J. et al, 1970; Kingdon, 1997). Ce sont entre
autres Tragelaphus eurycerus, Loxodonta africana cyclotis … (Figure 3):
En fin il s’agit aussi de la présence humaine, et des activités de l’homme (défrichements,
abris, campement, la chasse…) dans la forêt classée de Dassioko.
2.1.2. Matériel technique
Pour cette étude, le matériel technique utilisé (Figure 2) est constitué de :
Un GPS (Global Positionning System) pour la navigation (déplacement et recherche de
points) et la prise des coordonnées géographiques des points d’observations ; un appareil
photographique numérique pour la prise de vue ; un catalogue des grands Mammifères de
Côte d’Ivoire conçu à cet effet et un guide des Mammifères d'Afrique de Kingdon (2010 ou
2013) pour l’identification des espèces ; une fiche d’enquête et de collecte de données des
traces des animaux et une boussole pour l’orientation en forêt.
Tragelap
hus Cephalophus
eurycerus dossalis
(Ogilbyi, (Gray, 1846)
1837)
Choeropsis
Cephalop liberiensis
hus niger (Morton,
(Gray, 1849)
1846)
Figure 3 : Images de quelques grands mammifères de la FC. Dassioko, photos
wikipédia,2013
Guide de
grands
Mammifère
GPS s d’Afrique
GARMIN ( Kingdon,
etrex 10 2013 )
Appareil Paire de
photo
Canon jumelle
EOS compact
4000D weathermatic
Figure 2: Photo du matériel techniques utilisés
8x23
2.2. Méthodes
2.2.1. Enquête avec la population locale
Dans le cadre de cette étude, des enquêtes ethnozoologiques ont été menées auprès des
populations du village (Gonedelé et al., 2012)
Les enquêtes ont été faites de manière individuelle avec la population en se basant sur un
questionnaire préétabli. Au cours de l’enquête, nous avons posé des questions sur les espèces
d’Artiodactyles susceptible d’être présentes dans la zone d’étude. Au besoin, nous avons
montré un échantillon présélectionné de différentes images d'espèces d’Artiodactyles
consignées dans un guide pour apprécier le niveau de connaissance de la personne enquêtée.
Les enquêtes ont concerné essentiellement les hommes car les femmes pensent que
c’est aux hommes qu’il faut adresser les questions concernant les animaux et particulièrement
les Artiodactyles.
Ces hommes étaient de différentes catégories sociales : des planteurs pour la plupart,
des étudiants et de vieilles personnes. Toutes les personnes enquêtées avaient des
connaissances avérées sur la faune en particulier les Artiodactyles. Ce qui nous a permis
d’avoir des informations très utiles pour l’orientation de nos prospections. Cette enquête a
permis de dresser une liste des Artiodactyles présents dans la localité. Cette liste permet
d’évaluer leur statut local de conservation. Au total 55 personnes ont pris part aux enquêtes.
À cause des activités champêtres des enquêtés, les enquêtes se sont déroulées tous les
jours entre 17h et 20h. Toutefois les dimanches, les enquêtes se sont déroulées les matins de
9h à 12h et les soirs de 14h à 17h.
2.2.2. Collecte de données en forêt
On a effectué des prospections pédestres dans la Forêt Classée de Dassioko Sud en
utilisant des méthodes antérieurement utilisées par d’autres chercheurs (Kadjo et al., 2014 ;
Hoppe-Dominik et al., 2011 ; Buckland et al., 1993). En effet, eu égard au temps
relativement court, nous avons évité de faire des layons pour gagner en nombre de jours de
prospection. Ainsi, nous avons opté pour les marches de reconnaissance (RECCE). Cette
méthode a été utilisée pour augmenter nos efforts et couvrir les zones de diversité et de
densité potentiellement élevées et accroitre nos chances de détecter des espèces ainsi que des
menaces. Lors des marches de reconnaissances, nous avons suivi une direction prédéterminée,
mais qui autorise des déviations au cours des prospections (White, 1999). Les RECCES ont
l'avantage de permettre à l'équipe de couvrir plus de zones dans un court laps de temps, tout
en ayant un impact minimum sur l'environnement (Walsh et White, 1999; White et
Edwards, 2000). Elles sont effectuées en suivant les pistes des exploitants forestiers, de
paysans, de braconniers, de pêcheurs et les zones où le sous-bois offre un passage de moindre
résistance (Nzooh, 2003, WCF, 2009).
A l’aide du GPS et d’une boussole, nous avons marché lentement le long de lignes à
une vitesse de 0,5 à 1,5 km/h pour une moyenne journalière de 11 heures en vue de collecter
des données relatives à la présence des Artiodactyles. Les prospections ont commencé tôt le
matin à 06h00 et se sont terminées à 18h30. Toutefois, compte tenu du fait que les animaux
sont le plus souvent inactifs entre 12h00 et 14h00, cette période a servi de repos à notre
équipe. La détection des espèces pendant la marche de reconnaissance peut être directe ou
indirecte. Les observations directes concernent tout contact visuel avec les animaux lors de la
marche et les observations indirectes prennent en compte l’ensemble des indices indirects
pouvant justifier de façon indubitable la présence des Artiodactyles sur les sites.
Pendant la marche à travers la forêt, toutes les fois qu’un indice de présence est trouvé,
l’équipe d’inventaire s’arrête pour le caractériser et prendre les coordonnées géographiques.
Lors des prospections pédestres, nous avons aussi enregistré tous les indices d’activités
humaines telles que les champs, les pièges, les douilles de cartouches. Toutes les observations
sont reportées sur une fiche d’inventaire pédestre conçue à cet effet.
Au cours de la prospection, toute présence visible ou audible des grands mammifères
ou leurs empreintes a été noté.
2.2.3. Analyse des données
[Link] Analyse des données des enquêtes
Les données issues des enquêtes ont été saisies dans le Logiciel Sphinx Lexica
initialement utilisé pour l’élaboration du questionnaire. Le regroupement de certaines données
en fonction de nos analyses et à la réalisation des diagrammes a été possible grâce au tableur
Excel.
[Link] Analyse des données de forêt
L’abondance relative a été estimée sur la base du taux de rencontre des crottes et des
traces des animaux ou sur le taux d’animaux vus et entendus par km (National Research
Council, 1981; Sutherland, 2002). Elle est le rapport de l’effectif de la population d’une
espèce (des indices de présence de chaque espèces) i (ni) sur la somme des effectifs des
espèces constituant le peuplement (nombre total d’indices) N, multiplié par 100. Elle permet
de ressortir la proportion de l’effectif (i) par rapport au peuplement considéré. Elle s’obtient
par la relation suivante : Ar = ni / N x 100 avec, ni = nombre d’individus de l’espèce i (des
indices de présence de chaque espèces) ; N = nombre total des espèces (nombre total
d’indices).
Nous avons aussi appliqué ce calcul aux activités humaines dans la zone d’étude en
vue de déterminer leur relative abondance (Ngandjui, 2001).
Le logiciel DNRGarmin a servi pour le transfert des coordonnées Géographiques
(relevées sen recès) du GPS à l’ordinateur. Après avoir saisie les données dans la base de
données du logiciel Excel, les logiciels ArcView3.2 et QGIS 1.7 ont permis la réalisation des
cartes.
Ces logiciels sont utilisés pour le taux de rencontre des individus observés. Et grâce
aux différents points géographiques d’échantillonnage de toute la zone d’étude. Il établit un
modèle de distribution et d’abondance relative. Ainsi, différentes cartes sont établies selon la
diversité des observations et des méthodes d’échantillonnage utilisées.
En outre, nous avons estimé l’indice kilométrique d’abondance sur la base de la
formule suivante: IA= N/ D avec N (nombre total d’observations des signes d’activité), D
(distance totale parcourue (km))
3.1. Informations issues des enquêtes
3.1.1. Activités pratiquées par les enquêtés dans la forêt classée
Nous avons eu 97 % des enquêtés reconnaissant pratiquer une activité dans l’espace
Dassioko Sud. Dans cet effectif, 74 % ont une activité dans la forêt en violation de toute règle.
Ce sont surtout la chasse, l’agriculture et la pêche qui, sont les activités les plus cités. De
toutes ces activités menées dans cette forêt, seules les agents de la SODEFOR et les Dozos
sont autorisés à y mener des activités de surveillance.
Sur 50 personnes interrogées, 18 ont affirmé pratiquer la chasse. Ce qui représente 36 % des
enquêtés. Ces activités constituent des menaces citées par les enquêtés (Figure 3).