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L'État français a initié un débat public sur le développement et la régulation des nanotechnologies, en réponse aux engagements du Grenelle de l'Environnement. Ce débat vise à éclairer les orientations réglementaires et à aborder les enjeux liés à la santé, à l'environnement et à l'innovation dans ce domaine. Des mesures de gouvernance, de normalisation et d'information sont déjà en place, mais des réflexions supplémentaires sont nécessaires pour assurer un développement maîtrisé des nanotechnologies.

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L'État français a initié un débat public sur le développement et la régulation des nanotechnologies, en réponse aux engagements du Grenelle de l'Environnement. Ce débat vise à éclairer les orientations réglementaires et à aborder les enjeux liés à la santé, à l'environnement et à l'innovation dans ce domaine. Des mesures de gouvernance, de normalisation et d'information sont déjà en place, mais des réflexions supplémentaires sont nécessaires pour assurer un développement maîtrisé des nanotechnologies.

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Pour un développement maîtrisé

des nanotechnologies
L’État a souhaité qu’un débat public portant sur
les options générales de développement et de
régulation des nanotechnologies soit conduit en
France, mettant ainsi en œuvre l’engagement
pris par le Grenelle de l’Environnement. Des
dispositions en termes de règlementation,
normalisation, information et gouvernance
sont déjà mises en place et des travaux sont en
cours, au niveau national ou dans des cadres de
coopération européenne ou internationale. Ils
pourront être complétés en réponse aux enjeux
et questions posées par les nanotechnologies. Le
débat public permettra d’éclairer ces orientations.

– nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanote


– nanotechnologies –n
– nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies
– nanotechnologies – nanotechnologies
– nanotechnologies
– nanotechnologies – nanotechnologies
– nanotechnologies – nanotechnologies
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notechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies
– nanotechnologies – nanotechnologies
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nologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies
chnologies – nanotechnologies– nanotechnologies
– nanotechnologies– nanotechnologies
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Pour un développement
maîtrisé des nanotechnologies

Gouvernance et régulation

Rappels sur la gouvernance


et le principe de précaution 99
État des lieux sur la gouvernance
et les moyens de régulation 103
Moyens déjà mis en œuvre ou envisagés 110
Pistes de travail 113

– nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies


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chnologies – nanotechnologies
anotechnologies
hnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies

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E
n tant qu’innovation majeure, les
nanotechnologies placent donc les
décideurs et les citoyens devant leur
dualité : les béné ces et les craintes, tous
deux réels, possibles ou imaginaires. En
e et, d’un côté les nanotechnologies sont
porteuses de promesses pour de nom-
breux secteurs et domaines - médecine,
informatique, mécanique, optimisation
de l’utilisation des ressources, génération
de nouvelles énergies… ; de l’autre, elles Dans le cadre du 7e PCR D, une plate-forme
soulèvent des interrogations quant à leurs de dialogue a été élaborée et un processus
e ets sur la santé et l’environnement, l’usage d’échanges engagé : Framing Nano. Ils ont pour
objet de faire le recensement des dispositions de
des nouvelles possibilités qu’elles peuvent gouvernance et de leurs lacunes en matière de
o rir, que ce soit dans les domaines de la nanosciences et de nanotechnologies, au sein
biologie ou de la transmission et du stockage de l’Union européenne et chez ses principaux
partenaires, et d’émettre des propositions.
des informations. À cela s’ajoute une com-
pétition internationale déjà très forte pour L’essor rapide des recherches et des déve-
développer un domaine considéré, pour les loppements dans le domaine des nano-
années à venir, comme un levier de création technologies appelle la mise en place, aux
de valeur et d’emploi important. plans national, européen et international,
de moyens pour mieux caractériser et éva-
Les méthodes et les moyens actuellement
luer les nano-objets et encadrer leur mise
utilisés pour identi er les propriétés des
en œuvre. Il convient aussi, dans le même
substances potentiellement dangereuses
temps, de favoriser des modalités d’échange
sont insu sants et ne permettent pas encore
et d’interaction entre les citoyens, les scien-
de caractériser celles, spéci ques, des parti-
ti ques, les politiques, les opérateurs, de
cules à l’échelle nanométrique ni d’obtenir
mener une ré exion démocratique sur les
des données conclusives sur les risques.
choix industriels de mise sur le marché, de
Néanmoins, en l’attente d’une meilleure
nourrir les processus décisionnels et de faire
détermination de ces derniers, le législateur
évoluer ces choix et les nouveaux textes et
se doit de considérer tant les impératifs de
normes au fur et à mesure de l’avancée des
précaution que le développement écono-
connaissances.
mique et d’encourager la connaissance,
l’expertise et l’information. Le débat public mené en France actuelle-
ment constitue l’une des premières étapes
En parallèle, il apparaît indispensable que
gouvernementales d’une telle démarche. Les
des ré exions et des actions soient menées
études publiées par l’O ce parlementaire
dans le cadre de la coopération internationale
d’évaluation des choix scienti ques et techno-
qui s’amorce (lire pages 92 à 95).
logiques (OPECST) et le Conseil économique
et social constituent les premières étapes
institutionnelles d’une telle démarche que
le débat public poursuit et ampli e.

es – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanottechnolog

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Gouvernance et régulation
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RAPPELS ces technologies et pour les pays en retrait


de porter potentiellement atteinte à leur
EXPLICATION
Les promesses de la convergence en 2002
indépendance, à leurs intérêts vitaux et à leur
SUR LA GOUVERNANCE souveraineté nationale, dans un contexte de
Le rappor t controversé Converging Technologies
for Improving Hum an Per form ances que Mihail
ET LE PRINCIPE guerre économique exacerbée. Il en résulte
une logique de l’urgence qui peut donner
Roco et William Bainbridge ont remis en 2002
à la National Science Foundation qui a lancé
le programme du même nom, attribue à la
DE PRÉCAUTION le sentiment qu’il n’y a pas de possibilité de
choix et que la seule alternative est d’être
convergence NBIC « la capacité d’uni er les
sciences et les techniques, d’assurer le bien-être
La gouvernance se dé nit (Journal o ciel ou non dans la course. m atériel et spirituel universel, l’interaction
n° 0094 du 22 avril 2009, page 6949, texte 83) Les industriels et les chercheurs oscillent paci que et mutuellement pro table entre
comme la « manière de concevoir et d’exercer les hum ains et les m achines intelligentes,
entre la promotion de propriétés inédi- la disparition complète des obstacles à la
l’autorité à la tête d’une entreprise, d’une tes, à mettre notamment au service d’une communication généralisée, l’accès à des
organisation, d’un État. ». « La gouvernance meilleure gestion de l’environnement, et une sources d’énergie inépuisables ou encore
s’apprécie non seulement en tenant compte introduction banalisée, voire imperceptible, la n des soucis liés à la dégradation de
du degré d’organisation et d’e cience, mais l’environnement. » Inversement en Europe, le
argumentée par le fait que les applications
aussi et surtout d’après des critères tels rappor t Nordm ann (2004) prône une approche
des nanotechnologies ne sont pas révolu- hum aniste des nanotechnologies au service de
que la transparence, la participation, et le tionnaires puisque, pour certaines, elles l’homme.
partage des responsabilités. » font déjà partie de notre quotidien et ne
Si cette notion de gouvernance fait encore représentent que des évolutions de produits
CITATION
l’objet de nombreux débats de par le monde, existants. À cela s’ajoute l’impossibilité « La rapidité avec laquelle les innovations
contemporaines se succèdent ne laisse aucun
elle évoque néanmoins, pour la présente croissante de considérer les risques techno- répit, d’où une désorientation sociale et
problématique, la volonté d’une interaction logiques, sanitaires et environnementaux, psychologique sans précédent dans l’histoire. »
entre l’État et la société, un e ort d’infor- de manière compartimentée, alors même Bernard Stiegler dans son ouvrage La
mation qui permette la compréhension que les applications deviennent multiples, Technique et le temps ? La désorientation
des enjeux par tous, une implication des en interrelation, et globales. En n, comme (1996).
di érents acteurs, une prise de décision nous l’avons vu au chapitre 5, la sensibilité
préalablement éclairée et la mise en place du public à ces risques s’accroît au point
de modes de régulation. de susciter une interrogation sur l’utilité
Concernant les nanotechnologies, une sociale de certaines applications et sur de
convergence de circonstances milite en possibles solutions alternatives.
faveur d’une telle démarche. Certains de Dans ce contexte, la gouvernance consis-
leurs promoteurs tiennent un discours terait à mettre la science et la technologie
emphatique autour de la promesse d’un en démocra tie, à créer les conditions
monde meilleur. D’autres avancent le risque d’un q uestionnem ent p erma nent et,
pour l’Europe de ne pas se hisser au rang des peut-être, à redéfinir le rôle des autorités
économies fondées sur la connaissance de publiques.

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EXPLICATION La participation des citoyens suivants du code de l’environnement) de la


directive 2003/4/CE du Parlement européen
Convention d’Aarhus : quand une
autorité publique peut-elle refuser un
en Europe : et du Conseil du 26 janvier 2003 concernant
accès à l’information dans le domaine de la convention d’Aarhus l’accès du public à l’information en matière
l’environnement ? d’environnement, le décret du 22 mai 2006
Le refus est admis dans trois cas : L’obligation d’informer en permanence et
de manière transparente la population et relatif à l’information et à la participation
– si l’autorité publique n’est pas en possession
de l’inform ation dem andée ; d’assurer la concertation et le débat est du public en matière d’environnement a
– si la question est m anifestement abusive ou inscrite dans le droit européen depuis 1998. introduit dans la partie réglementaire du
formulée de m anière trop générale ; Négociée dans le cadre de la commission code de l’environnement les dispositions
– si la dem ande por te sur des documents en économique pour l’Europe des Nations unies permettant l’application de la convention
cours d’élaboration. en France.
(CEE-NU), la convention relative à l’accès à
Une dem ande peut être rejetée également pour
d’autres raisons : délibérations des autorités l’information, la participation du public au Elle comporte trois volets :
publiques, con dentialité liée à la défense processus décisionnel et l’accès à la justice ■ le droit d’accès à l’information dans le
nationale, la sécurité publique ou la bonne en matière d’environnement a été signée le domaine de l’environnement (articles 4
m arche de la justice, secret commercial et 25 juin 1998 à Aarhus (Danemark).
industriel… et 5) : il s’agit de développer l’accès à
Cette convention, signée par 40 des 55 pays l’information détenue par les autorités
de la CEE-NU, a été rati ée par la France en publiques. La convention prévoit des
2002. Complétant la transposition dans le droits et obligations précis, notamment
droit français en 2005 (articles L124-1 et concernant les délais de transmission et

Débattre et décider :
la nécessité d’une
bonne gouvernance,
moyen d’assurer
l’organisation, la
compréhension,
la participation de
tous.

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Gouvernance et régulation
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les motifs dont disposent les autorités EXPLICATION


publiques pour refuser l’accès à certains
Convention d’Aarhus :
types d’information ; La loi Grenelle 1 intégrant les pour quelles décisions la participation
■ la participation du public au processus principes de la convention d’Aarhus du public est-elle prévue ?
décisionnel dans le domaine de l’envi- Extrait de l’article 52 de la loi de – l’autorisation d’activités qui peuvent avoir
ronnement (articles 6, 7 et 8) : il s’agit de une incidence impor tante sur l’environnement ;
programmation relative à la mise en œuvre du
– l’élaboration des plans, programmes et
favoriser la participation du public à la Grenelle de l’environnement, loi dite Grenelle 1,
politiques relatifs à l’environnement ;
prise de décisions. Le résultat de cette « L’État développera la production, la – la par ticipation à l’élaboration de normes
participation doit être dûment pris en collecte et la mise à jour d’informations sur contraignantes dont l’e et sur l’environnement
considération dans la décision nale l’environnement et les organisera de façon à peut être impor tant.
d’autorisation de l’activité. Les délais de en garantir l’accès. Il mobilisera ses services et
procédure doivent permettre une véritable ses établissements publics pour créer un portail EXPLICATION
concertation du public ; aidant l’internaute à accéder aux informations Convention d’Aarhus :
environnementales détenues par les autorités de quels éléments doit disposer le public ?
■ l’accès à la justice dans le domaine publiques ou à participer, le cas échéant, à Dès le début du processus décisionnel, le public
de l’environnement (article 9) : le public l’élaboration de décisions publiques ayant une doit être informé sur les éléments suivants :
peut saisir la justice, dans le cadre de la incidence sur l’environnement. le sujet sur lequel la décision doit être prise ;
législation nationale, lorsqu’il se juge Les procédures d’enquête publique seront la nature de la décision à adopter ;
lésé dans ses droits en matière d’accès modi ées a n de les simpli er, de les l’autorité en charge ;
à l’information. Il peut également le faire regrouper, d’harmoniser leurs règles et la procédure envisagée, y compris les détails
en cas de violation de la procédure de d’améliorer le dispositif de participation du pratiques de la procédure de consultation ;
participation prévue par la convention. public. Le recours à une enquête unique ou la procédure d’évaluation de l’impact sur
conjointe sera favorisé en cas de pluralité de l’environnement (si elle est prévue).
Dans cette perspective, le débat public
maîtres d’ouvrage ou de réglementations
sur les nanotechnologies illustre bien la
distinctes.
volonté générale de l’État français de res-
pecter la convention d’Aarhus puisqu’il La procédure du débat public sera rénovée
a n de mieux prendre en compte l’impact des
suppose la concertation précoce de l’État
projets sur l’environnement.
avec la population en amont de la prise
de décision et la production d’information L’expertise publique en matière
d’environnement et de développement
de qualité à disposition de toute personne
durable et l’alerte environnementale
intéressée. seront réorganisées dans un cadre national
multidisciplinaire et pluraliste, associant toutes
les parties prenantes concernées.
La possibilité de saisir certaines agences
d’expertise, dont béné cient les associations
agréées, sera élargie à d’autres agences et
étendue à d’autres acteurs et organismes. »

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RAPPELS La valeur constitutionnelle Avant de développer un nouveau produit,


le principe de précaution invite ainsi à en
Extrait de la charte de l’environnement du principe de précaution encadrer l’évaluation des risques de façon
« Ar ticle 5. - Lorsque la réalisation d’un
domm age, bien qu’incer taine en l’état des Rechercher puis évaluer des risques sani- précoce. Il oblige à en évaluer sérieusement
connaissances scienti ques, pourrait a ecter de taires ou environnementaux se heurte les origines possibles et, à ce titre, à renfor-
m anière grave et irréversible l’environnement, souvent à des incertitudes invitant à la cer les dispositifs d’expertise, de vigilance
les autorités publiques veillent, par application et de veille qui permettent de recueillir,
précaution, ce qui n’est pas toujours aisé
du principe de précaution et dans leurs
dom aines d’attributions, à la mise en œuvre dans le contexte de compétitivité mondiale d’analyser et de prendre en compte les
de procédures d’évaluation des risques exacerbée actuelle… C’est dans ce cadre signaux d’alerte.
et à l’adoption de mesures provisoires et qu’intervient la mise en œuvre du principe Si les vertus du principe de précaution ne
propor tionnées a n de parer à la réalisation du de précaution. font aucun doute, il ne doit pas être utilisé
domm age. »
En France, le principe de précaution est de manière abusive, par exemple à des ns
Les fondamentaux du principe de politiques. C’est pourquoi il ne peut être
précaution :
inscrit dans l’article 5 de la charte de l’en-
vironnement, adossée depuis 2005 à la déclenché qu’à certaines conditions de
– ne pas interdire, m ais mener recherches et
études ; Constitution. Il gure aussi à l’article L 110-1 fond et de forme. D’abord, toute mesure
– évaluer les impacts des innovations et du code de l’environnement. Il constitue de précaution doit être proportionnée au
promouvoir leur développement responsable ; avant tout un principe d’action et un outil risque redouté. Cela signi e que les moyens
– e ectuer une veille perm anente et adapter décisif pour une bonne gestion des risques choisis doivent être limités à ce qui est
les réglementations aux nouvelles données et environnementaux et sanitaires. Il conduit à e ectivement nécessaire pour assurer la
nouveaux résultats d’études ; sauvegarde de la santé publique et/ou de
ne pas nier le risque au prétexte que celui-ci
– être en situation de réversibilité. l’environnement. Ensuite, quelle que soit sa
n’est pas certain, et amène au contraire à se
donner les moyens de connaître, en amont, forme, la mesure de précaution choisie doit
les éventuels dommages pour mieux les être révisable et soumise à un réexamen
prévenir. périodique au regard des nouvelles données
scienti ques acquises.

Le code de l’environnement, un
dispositif d’encadrement éclairé,
respectueux de l’homme et de
l’environnement, intégrant les
évolutions.

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Gouvernance et régulation
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Un principe qui invite à redoubler l’e ort de recherche ÉTAT DES LIEUX
Pour certains, le principe de précaution aboutirait en pratique à bloquer
l’initiative économique et toute innovation scienti que et technologique,
SUR LA GOUVERNANCE
pour nalement coûter très cher à la collectivité. En e et, parce qu’il
exige de prendre des mesures dans l’incertitude scienti que, il conduirait
ET LES MOYENS
l’autorité publique à rompre avec toute démarche scienti que rationnelle
et à adopter des décisions sans autre justi cation que politique. Surtout,
DE RÉGULATION
ses e ets seraient d’autant plus désastreux qu’il traduirait une volonté
de supprimer tout risque. Le risque zéro devenant le seul objectif Métrologie et quanti cation
acceptable, aucune activité ne pourrait plus être entreprise, aucun produit risques béné ces : les
commercialisé sans que l’entrepreneur ou le producteur n’en établisse la
sécurité absolue par la preuve scienti que. méthodes et moyens
Pourtant, loin de limiter les applications de la science, le principe de usuels sont-ils adaptés aux
précaution vise à redoubler l’e ort de recherche. Il ne saurait en e et y avoir
d’identi cation ni de prise en compte précoce du risque sans procédures
nanotechnologies ?
permettant de mobiliser et d’acquérir des connaissances scienti ques Du point de vue métrologique, il n’existe
permettant de le valider et de le limiter. pas encore d’appareil unique capable à la
De même, pas plus qu’il ne s’oppose à la recherche, il ne constitue un fois de caractériser et de quanti er spé-
obstacle à l’innovation technologique. Lorsqu’il est appliqué à une ci quement une nanoparticule dans l’air
technologie nouvelle dont on peut redouter, au-delà des e ets souhaités, ambiant. En e et, un bruit de fond important,
les incidences sur l’environnement ou la santé, il peut certes, dans certains composé de nanoparticules, la plupart du
cas, ralentir la mise sur le marché mais sans pour autant la bloquer, ce frein temps sous forme agrégée ou agglomérée,
n’étant que temporaire et proportionné au risque identi é. d’origine naturelle et anthropique, existe en
Par ailleurs, les risques ne sont pas hypothétiques au sens de dénués de permanence dans l’environnement. Ceci
fondement scienti que. Au contraire, le principe de précaution ne peut exige d’avoir recours à plusieurs appareils
s’appliquer qu’à la condition que les hypothèses scienti ques soient
dans un environnement relativement stable.
su santes. Des critères de dé nition du seuil de déclenchement existent : la
consistance des éléments scienti ques disponibles, la gravité du dommage
Il est donc nécessaire d’en développer de
écologique ou sanitaire encouru, le suivi d’une évaluation du rapport coût/ nouveaux, portatifs, capables de reconnaître
béné ce dans une démarche de décision proportionnée, en n la faisabilité et quanti er spéci quement une nanopar-
du programme de recherche indissociable de la mise en œuvre du principe. ticule manufacturée dans l’atmosphère a n
de prendre des mesures adaptées en matière
de gestion des risques.
Du point de vue toxicologique et écotoxico-
logique, les protocoles d’essais classiques ne
permettent pas encore d’identi er complè-
tement la dangerosité des nanoparticules en
raison des facteurs multiples concourant à
leur potentiel toxicologique. Par exemple, la
longueur, le diamètre et l’enroulement des
nanotubes de carbone constituent autant
de facteurs qui in uent sur leur toxicité.
Des protocoles adaptés, tenant compte
de l’ensemble de ces paramètres, doivent
donc être dé nis. Les travaux engagés par
l’Iso et l’OCDE y concourent.
es – nanottechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies Pour un développement maîtrisé des nanotechnologies

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Réglementation Cette réglementation concerne notamment


la prévention des risques liés aux agents
Protection des travailleurs chimiques dangereux (ACD), prévue aux
Le ministère en charge du travail, dans une articles R 4 412-1 et suivants du code du
note adressée en février 2008 à l’attention travail, et les dispositions particulières aux
de ses services de contrôle, rappelle que les agents chimiques dangereux cancérogènes,
risques liés aux expositions professionnelles mutagènes ou toxiques pour la reproduc-
aux substances à l’état nanoparticulaire tion (CMR) dé nis par l’article R 4 412-59 du
n’échappent pas à l’application de la régle- code du travail.
mentation du code du travail relative à la Cependant, compte tenu des lacunes en
prévention du risque chimique, malgré le matière de connaissances sur les propriétés
contexte d’incertitude sur les dangers. et la dangerosité de ces substances, leur
classi cation se révèle complexe. Par consé-
quent, il est di cile de dé nir des mesures de
gestion adaptées. En e et, la connaissance
encore lacunaire des dangers intrinsèques
Ce que prévoit le code du travail liés à ces propriétés nouvelles peut conduire
La prévention contre les agents chimiques dangereux (ACD) (articles R 4 412-1 et suivants) à des interrogations sur leur caractère CMR
L’employeur doit procéder à une évaluation spéci que des risques et mettre en adéquation les mesures potentiel alors que la substance de même
de protection les plus e caces en fonction des situations d’exposition à des nanoparticules, avérées ou composition chimique mais de plus grande
potentielles, identi ées dans l’évaluation spéci que des risques. taille n’entre pas dans cette catégorie. De
Ces mesures de protection doivent permettre de supprimer les risques ou de réduire l’exposition à même, le manque de données et de recul
un niveau aussi bas que possible. L’employeur doit aussi s’assurer que les équipements de protection sur les e ets toxiques à faible dose et à long
collective (EPC) et individuelle (EPI) sont adaptés. terme des substances nanoparticulaires peut
La prévention contre les agents chimiques dangereux cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour conduire à ne pas estimer convenablement
la reproduction (CMR) de catégorie 1 ou 2 (article R 4 412-59) le risque et à adopter des moyens de pro-
Cette prévention obéit à la même logique que la réglementation ACD. Les dispositions prévoient, tection inadaptés.
notamment, en complément de la formation générale concernant le risque chimique, une formation Dans un tel contexte, la plus grande vigilance
spéci que sur les dangers liés aux CMR qui doit être organisée par l’employeur en liaison avec le comité doit être observée.
d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) et le médecin du travail, pour l’ensemble des En cas de suspicion sur les e ets CMR (can-
personnes concernées par ces agents.
cérogènes, mutagènes ou toxiques pour la
En cas de suspicion sur les e ets CMR des nanoparticules, les mesures les plus strictes doivent être reproduction) des nanomatériaux produits
appliquées. ou utilisés, il est préconisé aux entreprises
Ainsi, du point de vue des équipements de protection, les systèmes clos et, en cas d’impossibilité et aux laboratoires de recherche d’adopter
technique, d’extraction à la source adaptés aux poudres pulvérulentes sont à préconiser en premier lieu. une démarche de précaution, en appliquant,
Concernant les expositions résiduelles, notamment le risque d’inhalation, en fonction des situations
volontairement, les mesures de gestion des
rencontrées, il est préférable de favoriser les équipements à induction d’air neuf. Toutefois, pour des
risques les plus strictes prévues pour les
situations de faible exposition, les dernières études montreraient que l’usage a minima d’un masque
facial de type P3 serait e cace à condition qu’il n’y ait pas de fuite aux jointures. En ce qui concerne les substances CMR.
vêtements de protection et gants de travail, plusieurs études sont en cours. Ces recommandations rejoignent celles
Du point de vue du stockage et de l’élimination, il est indispensable d’assurer le con nement de ces émises par l’Agence française de sécurité
nanoparticules sur tout le cycle de vie de la substance en les considérant comme des poudres pulvérulentes sanitaire de l’environnement et du travail
dangereuses notamment d’un point de vue (éco)toxicologiques mais aussi par rapport aux risques (Afsset) dans un avis de juillet 2008 (saisine
physiques d’explosion qui augmentent à mesure que la taille des particules diminue. n° 2006/006 4/5).

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Gouvernance et régulation
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En l’état actuel du droit, la réglementation Pour autant, en l’état actuel, les nanoma- EXPLICATION
générale existante est applicable aux nano- tériaux échappent assez largement à la
Qu’est qu’une substance chimique
particules, mais aucune de ces dispositions procédure d’enregistrement REACH pour extrêmement préoccupante ?
ne les vise spéci quement. Cette situation est deux raisons majeures : Selon la réglementation européenne REACH
susceptible d’appeler l’adoption de mesures ■ une substance importée ou produite (enregistrement, évaluation et autorisation
complémentaires assurant un développe- en quantité inférieure à une tonne par an des substances chimiques), une substance
ment responsable des nanoparticules. chimique est classée comme extrêmement
ne fait pas l’objet d’un enregistrement préoccupante si elle peut provoquer un
conduisant à l’élaboration d’un dossier cancer, endomm ager le m atériel génétique
Règlement européen REACH détaillé par l’entreprise sur les propriétés ou per turber la reproduction. Toute substance
sur la protection contre les de la substance et les mesures de pro- qui ne peut être décomposée par la nature
(persistante) et s’accumule dans l’organisme
substances chimiques tection à adopter. Or, les nanoparticules
des êtres vivants (bioaccumulable), hommes
manufacturées sont souvent produites ou anim aux, est également classée comme
La réglementation européenne REACH en faible quantité (le rapport de l’Afs- extrêmement préoccupante, même s’il n’existe
(enregistrement, évaluation et autorisation set de juillet 2008 estime que 50 % des pas de preuve de sa toxicité. De nombreuses
des substances chimiques) a pour objectif entreprises françaises spécialisées dans substances répondant à ces critères se sont en
d’o rir une meilleure connaissance et pro- les nanotechnologies ont une production e et révélées toxiques alors même qu’on les
pensait au dépar t ino ensives.
tection vis-à-vis des substances chimiques inférieure à 750 kg/an) ;
Le passé en o re de multiples exemples :
intentionnellement produites. ■ la deuxième raison tient au fait que les polychlorobiphényles (PCB), le
Elle exige des industries qu’elles fournissent REACH ne di érencie pas les substances dichlorodiphényl-trichloroéthane (DDT ),
les données de sûreté sanitaire et envi- à l’état nanoparticulaire de leurs homo- l’amiante ou le tributyl-étain (TBT ).
ronnementale sur toutes les substances logues de plus grande taille, malgré des En n, cette catégorie compor te également
les substances connues pour inter férer avec
chimiques produites ou mises sur le mar- propriétés physiques et chimiques qui le système hormonal (ou per turbateurs
ché à raison de plus d’une tonne par an. À peuvent être distinctes, conduisant à endocriniens).
l’heure actuelle, seules 4 500 substances des propriétés toxicologiques di érentes
sur 105 000 recensées ont fait l’objet d’une (ex : le dioxyde de titane, enregistré sous
étude approfondie. cette unique appellation, peut être mis

En cas de suspicion sur les e ets CMR


(cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour
la reproduction) des nanomatériaux produits
ou utilisés, il est préconisé aux entreprises
et aux laboratoires de recherche d’adopter
une démarche de précaution, en appliquant,
volontairement, les mesures de gestion des
risques les plus strictes prévues pour les
substances CMR.

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Ce que prévoit la réglementation alimentaire


D’une façon globale, l’Europe s’est munie d’un ensemble de textes complets sur la sécurité sanitaire des aliments pour l’homme
et l’animal : c’est l’ensemble dit Paquet hygiène développé entre 2002 et 2004. Au sein de cette architecture, le règlement (CE)
n° 178/2002 dit food law, socle de la réglementation européenne et française, xe de grands principes de sécurité auxquels ne
dérogent pas les aliments nanos : l’opérateur est garant de la mise sur le marché de produits sûrs, o rant toute garantie d’innocuité.
La législation alimentaire se fonde sur le principe de l’analyse des risques : l’évaluation indépendante des risques fondés sur les
données scienti ques disponibles précède la décision de gestion des risques.
Ingrédient ou aliment nano
Toute denrée alimentaire issue des nanotechnologies et pour laquelle l’utilisation des nanotechnologies a entraîné des
modi cations signi catives dans la structure, la valeur nutritive, le métabolisme ou la teneur en substances indésirables de l’aliment
obtenu est considérée comme nouvelle (c’est-à-dire soumise au champ d’application du règlement novel food (CE) n° 258/97) et sa
mise sur le marché est conditionnée à une autorisation préalable délivrée sur décision de la Commission assistée des États membres
et obtenue après évaluation par, au minimum, une agence de sécurité sanitaire nationale. Chaque État a en e et la possibilité
de consulter son agence nationale sur le dossier présenté. En cas de divergence dans les avis des agences nationales, l’Agence
européenne est saisie.
Ce règlement est actuellement en révision. Le Parlement européen et le Conseil s’accordent pour dire que toute denrée alimentaire
contenant ou consistant en des nanomatériaux manufacturés (modi cations signi catives ou non) doit être considéré comme
nouveau et donc faire l’objet d’une évaluation et autorisation. De plus le Parlement européen, dans sa résolution d’avril 2009,
souhaite qu’aucune autorisation ne soit délivrée tant que des méthodes d’évaluation spéci ques des risques n’auront pas été
développées.
Additif, arôme ou enzyme nano
Le Paquet améliorants (règlements (CE) n° 1332/2008, 1 333/2008, 1 334/2008) prévoit que tout additif, arôme ou enzyme déjà
autorisé et donc inclus sur une liste communautaire et préparé à l’aide des nanotechnologies doit faire l’objet d’une réévaluation.
Ces règlements entrent en application entre 2010 et 2011.
Matériaux au contact des aliments
Pour être déclarés aptes au contact alimentaire, les emballages doivent répondre au principe d’inertie : ils doivent être su samment
inertes pour ne pas céder aux denrées des constituants en une quantité susceptible de présenter un danger pour la santé humaine,
entraîner une modi cation inacceptable de la composition des denrées ou entraîner une altération de leur qualité organoleptique.
La seule dérogation à ce principe concerne les matériaux actifs, qui peuvent relarguer des substances autorisées par ailleurs pour
l’ajout aux aliments (additifs).
Le règlement (CE) n° 450/2009 institue des mesures spéci ques pour la catégorie des matériaux actifs et intelligents et une liste
des substances autorisées dans ces matériaux. Il précise que des substances non autorisées peuvent être utilisées par dérogation
lorsqu’elles sont séparées de ces denrées par une barrière fonctionnelle. Il exclut explicitement de cette dérogation les substances
nanos présentant des propriétés chimiques et physiques fonctionnelles sensiblement di érentes de celles de particules plus
grandes.
Des recommandations de prudence
Dans le cadre des ré exions sur les évolutions réglementaires à venir, des instances consultatives ont été saisies.
Dans son avis du 10 juin 2009, le Conseil national de l’alimentation préconise « qu’en cas d’absence de méthodologie d’évaluation
des risques ou de données reconnues comme su samment ables (ce qui est le cas aujourd’hui des nanomatériaux manufacturés),
la mise sur le marché de toute denrée alimentaire issue de ces nouvelles technologies ne soit pas autorisée ». Pour autant, a n de
ne pas freiner l’innovation, source de compétitivité et de croissance, le CNA recommande que les lacunes actuelles puissent être
comblées dans les meilleurs délais en stimulant les programmes de recherche, tant publics que privés.
L’Afssa indique également dans son avis de mars 2009 que la prudence s’impose à l’égard de l’utilisation de nanomatériaux en
alimentation humaine et animale.

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Gouvernance et régulation
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sur le marché sous di érentes formes avec dispositions font du domaine alimentaire
des propriétés di érentes). Dès lors, les un des domaines pour lequel la protection
nanotechnologies échappent largement réglementaire est la plus avancée.
à l’évaluation et l’enregistrement imposés À ce jour, l’indication sur l’étiquetage de la
par REACH, pour les substances déjà mises forme nano n’est pas obligatoire bien que
sur le marché. souvent revendiquée sous la forme d’une
C’est pourquoi, à la suite d’une première allégation marketing. Dans le projet de révi-
réunion d’un groupe de travail ad hoc en sion du règlement sur les nouveaux aliments,
juillet 2008, les autorités françaises ont il est précisé qu’un étiquetage additionnel
adressé une note à la Commission euro- peut être exigé selon une approche au cas
péenne concernant la pertinence pour les par cas. Le Parlement européen a demandé
nanomatériaux du seuil d’une tonne/an. Elles (dans sa résolution du 25 mars 2009) qu’il
réclament aussi l’identi cation de critères soit obligatoire pour la forme nano des
physico-chimiques pertinents et l’encou- ingrédients. La Commission et le Conseil
ragement d’une démarche volontaire des ré échissent, quant à eux, à un examen des
industriels a n qu’ils mettent à la disposition conditions de l’autorisation et des règles
des utilisateurs une che de données de d’étiquetage au cas par cas. Les discussions
sécurité tenant compte des propriétés des se poursuivent actuellement.
substances à l’état particulaire.
Avis
Réglementation et décisions
des aliments En France
L’utilisation des nanotechnologies dans Le sujet des nanotechnologies, bien que
les aliments et les matériaux au contact de largement méconnu du grand public, suscite
ceux-ci est couverte par la réglementation depuis plusieurs années des ré exions impor-
communautaire actuelle et les di érents tantes dans les institutions spécialisées :
systèmes d’autorisation préalables à la ■ organisation par la direction géné-
mise sur le marché. Toute nouvelle formu- rale de la santé (DGS) d’un séminaire
lation sous forme nano doit faire l’objet gouvernemental en octobre 2006 avec
d’un dossier déposé auprès des autorités la participation des agences de sécurité
a n qu’une évaluation démontrant son sanitaire et animation de réunions avec les
innocuité puisse être conduite par une services et organismes compétents ;
agence sanitaire. La décision d’autorisation ■ création en janvier 2008 d’un groupe
n’est prise par les autorités qu’en présence de veille sur les impacts sanitaires liés aux
de telles données. nanotechnologies sous l’égide du Haut
Cette couverture implicite est progressive- Conseil en santé publique. Ses missions :
ment renforcée par l’introduction de dispo- assurer une veille scienti que sur les publi-
sitions explicites (comme pour les additifs) cations relatives aux impacts sanitaires,
et une révision en cours du règlement relatif environnementaux, sociaux et juridiques
aux nouveaux aliments et aux nouveaux des nanomatériaux et des nanotech-
in gré d ie n ts a lim e n t a ires ( novel food ) nologies ; inventorier les recherches en
(CE n° 258/97) devrait également imposer cours ; émettre des recommandations à
une nouvelle évaluation à toute formulation destination du Gouvernement. Ce groupe
sous forme de nanomatériaux. Ces di érentes a fait l’objet en juin 2008 d’une saisine
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EXPLICATION de la DGS relative à la toxicité poten- ■ soutien par la présidence française


L’eau sous surveillance
tielle des nanotubes de carbone pour du deuxième atelier de dialogue sur la
Le premier rappor t de l’Afssa sur la présence des travailleurs potentiellement exposés sécurité de la nanotechnologie organisé
éventuelle de nanopar ticules dans l’eau fait et a rendu un avis en janvier 2009 (Voir par la direction générale santé des consom-
apparaître que « la réglementation relative au encadré page 63) ; mateurs de la Commission européenne,
traitement de l’eau (dispositifs xes ou mobiles), réunissant tous les décideurs et faisant
permettrait d’utiliser cer tains dispositifs ■ lancement, en juin 2007 à la demande
contenant des nanopar ticules manufacturées de la direction générale du Travail (DGT), l’état de l’art en matière d’expertise et de
sans que ces procédés ne fassent l’objet d’une d’une étude de l’Institut de veille sanitaire réglementation (octobre 2008). Les dix
évaluation préalable par ticulière. (InVS) en lien avec l’Institut de recherche actions issues de cet atelier comprenant,
Compte tenu de l’importance des lacunes actuelles entre autres, un inventaire des produits et la
des connaissances sur les nanoparticules,
en santé publique (Iresp) sur la faisabilité
de travaux de suivi de cohorte épidé- création d’un réseau européen d’expertise
une grande prudence s’impose par rapport
à leur utilisation en tant que composants de miologique ; font l’objet d’une attention particulière
nanomatériaux ou sous formes libres. de la France ;
■ inscription au programme 2008 du
C’est pourquoi, la mise en place d’un dispositif ■ en novembre 2007, l’OCDE a lancé
(type autorisation) permettant de recenser la Conseil national de l’alimentation (CNA)
un programme de parrainage a n de
mise sur le m arché de tout produit contenant d’une ré exion sur le thème du « dévelop-
des nanopar ticules apparaît nécessaire, faciliter la conduite de tests de sécurité
pement de nouvelles technologies dans
notamment dans le dom aine de l’eau. Ce sur un échantillon représentatif de 14
la fabrication, le conditionnement et la
dispositif contribuerait notamment au recueil types de nanomatériaux manufacturés
d’inform ations relatives aux sources, structures conservation des denrées alimentaires :
(Voir page 92). Ce programme s’étend
et caractéristiques des nanopar ticules. Il conséquences, responsabilités des opé-
permettrait également de mieux appréhender sur deux phases, dont la première (2008-
rateurs et acceptabilité sociale ». Le CNA
les besoins pour l’évaluation des risques liés à 2010) consiste en la collecte de données
a rendu son avis le 10 juin 2009 ;
ces par ticules dans l’eau ». disponibles et de génération de tests pour
■ lancement, en juin 2006 et à la demande l’identi cation et la caractérisation du
de la DGS, d’une expertise par l’Agence danger potentiel de ces nanomatériaux.
française de sécurité sanitaire des ali- La deuxième phase prendra en compte
ments (Afssa). Cette expertise a pour but l’évaluation du risque ;
d’identi er et de répertorier les produits
■ la VI e session du forum intergou-
contenant des nanoparticules parmi les
vernemental sur la sécurité chimique
aliments destinés à l’homme ou à l’animal
tenue à Dakar, sous l’égide de l’OMS en
ou parmi les matériaux destinés à entrer
septembre 2008, à laquelle la France a
au contact de ces derniers. Pour les pro- participé, a consacré une journée entière
duits identi és, une quanti cation de leur aux nanotechnologies et nanomatériaux.
Dès mai 2007, l’Unesco a réuni les utilisation et une évaluation béné ces/ Elle a donné lieu à une déclaration sur les
contributions de nombreux experts
en nanotechnologies dans Les
risques sont ensuite menées. Un premier nanomatériaux manufacturés adressée aux
nanotechnologies, l’éthique et les rapport concernant l’eau a été remis en gouvernements, organisations intergou-
politiques. L’ouvrage engage une février 2008. Un second rapport concernant
ré exion éthique sur les enjeux liés vernementales et autres parties prenantes
à la santé et à l’environnement, le les aliments a été remis plus récemment (industriels notamment) ;
contrôle des dispositifs à l’échelle en mars 2009.
nanométrique et les risques liés ■ l’Unesco a invité des experts en nano-
aux applications militaires et Au niveau international technologies à faire un état des lieux de
biomédicales. Il pose en n la
■ publication par la direction générale leur discipline, à examiner les controverses
question des opportunités que les
nanotechnologies pourront apporter recherche de la Commission européenne entourant la dé nition des nanotechno-
à la coopération internationale du code de conduite pour une recherche logies et à explorer les sujets éthiques
pour s’adresser aux besoins les plus
importants des pays en voie de responsable en nanosciences et nano- et politiques liés. Un livre, qui réunit leur
développement. technologies (février 2008) ; ré exion, a été publié en mai 2007.
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Gouvernance et régulation
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Information du public, Ils amorcent de plus des pistes d’actions pour À l’étranger
une gouvernance impliquant, en amont,
participation du public l’ensemble des parties prenantes, à l’instar
De nombreuses initiatives pour informer la
population et la faire participer aux déci-
Les associations revendiquent de plus en plus du Grenelle Environnement. Une dizaine sions ont eu lieu, dès 2005, dans les pays
clairement une participation aux évaluations de forums ont été organisés dans le cadre industrialisés, notamment dans les pays
risques/béné ces et aux choix dans la mise de ce processus depuis 2007. suivants : le Danemark (conférence citoyens),
en œ uvre des applications scienti ques L’association VivAgora, quant à elle, a pris les États-Unis (conférence de citoyens dans
et technologiques. Elles questionnent les l’initiative du cycle Nanomonde articulé le Wisconsin en 2005), le Royaume-Uni
modes de gouvernance actuels où les pré- en six rencontres dès 2006. Il a produit une (NanoJury), la Suisse (publifocus en 2005-
occupations sociales, environnementales et série de recommandations adressées aux 2006), la province du Québec… Depuis ces
éthiques sont, selon elles, insu samment acteurs industriels, académiques, politiques expériences pionnières, une soixantaine
intégrées dans les processus d’innovation. et associatifs. Les collectivités locales de la d’autres processus participatifs consacrés
Elles se font l’écho de questions récurrentes région de Grenoble, où la concentration aux nanotechnologies ont été développés
posées lors des débats publics. d’industries de pointe dans le domaine dans le monde.
rend nécessaire l’implication de la popula-
tion, ont ensuite mandaté VivAgora pour
poursuivre l’expérience avec un nouveau
cycle Nanoviv.
La Cité des sciences et de l’industrie, sollicitée
par les ministères délégués à l’enseignement
supérieur et à la recherche et à l’industrie,
a également organisé en 2007 un point
d’étape sur ce sujet. Les principales parties
prenantes (scienti ques, industriels, politi-
ques) ont ensuite exprimé leurs positions par
Le débat public : une opportunité d’échanger et d’éclairer rapport aux propositions, recommandations L a Cité des sciences et de l’industrie a
les choix à venir. et avis issus des divers débats et travaux. Un organisé une exposition et un débat
en 2007.
document (appelé « Cahiers d’acteurs ») fait
En France la synthèse des points de vue.
De manière originale, le Nanoforum, pro- En n, plusieurs outils de médiation ont
cessus permanent de dialogue mis en place également été conçus depuis 2006, dans
à l’initiative de la direction générale de la le cadre de nancements européens ou
Santé en accord avec les di érents services nationaux tels que des expositions (Expo
des ministères, est porté par le Conservatoire Nano à la Cité des sciences et de l’industrie,
national des arts et métiers, en partenariat CCSTI de Grenoble et de Bordeaux, Nano-
avec le Journal de l’Environnement et l’as- dialogue…), jeux de rôle ([Link].
sociation pour le débat public sciences et org), ateliers scolaires (Nanoyou).
société VivAgora. Il agit en révélateur des Plus largement, de nombreux acteurs de
contraintes et logiques des acteurs et permet la médiation scienti que et du dialogue
de relier les projets, d’examiner le rôle joué science-société interviennent sur l’ensemble
par chacune des parties prenantes et de du territoire national pour faciliter l’information
saisir les responsabilités et points aveugles. du public et la mise en débat des innovations.
Ces échanges permettent de chercher les Les nanotechnologies font partie des thèmes
innovations sociales aptes à intégrer les souvent privilégiés par les centres labellisés
acteurs concernés et locaux dans les projets. « science et culture, innovation ».
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EXPLICATION
Rendre la recherche plus réactive
MOYENS DÉJÀ MIS EN Parmi les actions à développer, citons :
■ favoriser la recherche sur la métrologie
Le nancement par projet, et non plus
structure, pourrait accroître la réactivité de
ŒUVRE OU ENVISAGÉS et les risques (en particulier la caractérisa-
tion physico-chimique des nanomatériaux,
la recherche. Face aux risques émergents, il et leur toxicologie et écotoxicologie a n
Pour accompagner e cacement le déve-
apparaît en e et oppor tun de m aintenir une
veille scienti que assurée notamment par des loppement des nanotechnologies, la France de connaître le devenir des nanomatériaux
enveloppes de crédits spéci ques (en veillant a jusqu’à présent opté pour une stratégie dans les organismes et dans l’environ-
à une évaluation de qualité). En parallèle, il basée sur trois axes majeurs : nement) ;
semble aussi utile de renforcer l’anim ation
de la recherche pour mobiliser les équipes, y ■ l’approfondissement des connaissances ■ développer une recherche en matière
compris de sciences hum aines, sur des thèmes et des méthodes d’expertises, en particulier de sécurité des nanomatériaux ;
nouveaux. à propos des risques ; ■ assurer une veille concernant les études
Cette réactivité passe également par une ■ une présence active au niveau inter- relatives à la sécurité et à la caractérisation
fédération des opérateurs de recherche pour
mieux coordonner les infrastructures et national pour demander la mise en place des nanomatériaux ;
notamment les plates-formes en sciences du de normes et de réglementations adap- ■ assurer une participation active et
vivant (plates-formes technologiques, centres tées au niveau international plutôt qu’au coordonnée aux travaux européens et
de ressources biologiques). niveau national a n de ne pas pénaliser internationaux, en particulier ceux de
ses industries ; l’OCDE (notamment le groupe de travail
■ le cas échéant, l’adoption de mesures et sur les nanomatériaux manufacturés, voir
de réglementations nationales spéci ques page 92) et de l’Iso (TC-229 travaux de
pour pallier l’insu sance de régulation normalisation sur les nanotechnologies,
internationale. voir page 111 et 112) ;
Entre les initiatives spéci ques que peuvent ■ consolider l’élaboration des orienta-
prendre séparément di érents États, y com- tions stratégiques en matière de recher-
pris voisins, et la nécessaire harmonisation ches sur la sécurité des nanomatériaux
internationale, l’Union européenne a un rôle et améliorer la coordination des acteurs,
essentiel à jouer. par exemple à travers un partenariat de
recherche public-privé ;
L’expertise et la recherche
■ faire un point d’étape concernant
Tout programme de recherche industrielle l’avancée des travaux sur l’impact sanitaire
lié aux nanoparticules devrait être associé des produits issus des nanotechnologies
à des travaux visant à évaluer la sécurité réalisés par les agences et institut de veille
sanitaire et environnementale. Dans ce sens, sanitaires (Afssa, AfssaPS, Afsset, InVS) en
il importe de renforcer les nancements de réponse aux saisines des ministères.
la recherche publique sur les nanotechno-
logies, dédiées à l’évaluation du risque. Le Dans un souci de meilleure coordination, le
nancement par projet constitue peut-être ministère chargé de la recherche a également
une solution, car sa réactivité en fait une mis en place des groupes de concertation
réponse complémentaire aux programmes sectoriels (GCS) impliquant les représen-
lourds nancés par unité de recherche. D’une tants des organismes de recherche, des
façon plus générale, il serait souhaitable agences de nancement, des ministères et
d’encourager la création auprès de la Com- des agences sanitaires.
mission européenne d’une unité spécialisée La veille scienti que, qui fait partie des
pour coordonner/superviser les recherches missions des agences sanitaires, doit être
sur les nanoparticules. renforcée par la mutualisation, par l’ensem-
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Gouvernance et régulation
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ble des partenaires concernés, des outils de Les projets de loi Grenelle I et Grenelle II (articles L 523-1 et suivants nouveaux). Un
veille scienti que et technologique. se sont appuyés sur les engagements du décret en Conseil d’État devra préciser les
De plus, alors que le public n’est pas partie Grenelle Environnement et sur les recomman- modalités d’application de ces articles.
prenante de la dé nition des priorités de dations du comité de la précaution et de la Pour les produits cosmétiques, le nouveau
recherche fondamentale, ne conviendrait-il prévention (CPP). La loi de programmation règlement européen en cours d’adoption,
pas de revoir les procédures pour organiser relative à la mise en œuvre du Grenelle de applicable au plus tard 42 mois après sa
une telle participation ? l’environnement (dite Grenelle 1), du 3 août date de publication, constitue une avancée
2009, prend en considération la prévention signi cative en matière d’encadrement des
En n, au plan international, il importe de
des risques pour l’environnement et la santé. produits cosmétiques contenant des nano-
renforcer encore l’expression de la recherche
À ce titre, elle énonce par exemple que la matériaux. Il prévoit en e et un système de
française dans les programmes européens
spéci ques aux nanotechnologies. La France réduction de l’exposition aux substances noti cation préalable avec production par
insiste notamment sur la nécessaire prise en préoccupantes, notamment en milieu profes- l’industriel notamment d’une justi cation
compte des questions de sécurité sanitaire sionnel, nécessite une meilleure information de l’utilisation et l’évaluation spéci que
liées aux nanotechnologies dans les 7 e et des entreprises et de leurs salariés, à laquelle de la sécurité. La Commission européenne
8 e programmes cadres de recherche et de l’État veillera. s’autorise à demander au comité scienti que
développement (PCRD). La loi dispose également que la France européen compétent d’évaluer les risques
encouragera au plan européen une réno- du produit contenant le nanomatériau en
Réglementation vation de l’expertise et de l’évaluation des donnant un avis conditionnant la mise sur le
Plusieurs textes réglementaires existants technologies émergentes a n d’actualiser marché. D’autres dispositions sont prévues,
peuvent faire l’objet de modi cations en les connaissances utilisées en toutes dis- comme la création d’un inventaire.
vue d’une meilleure information sur la pré- ciplines.
sence de nanoparticules dans les produits Concernant plus précisément les nano-
Normes
et l’utilisation des nanotechnologies dans technologies, elle retient, au-delà du débat À côté des dispositions obligatoires à l’étude
les processus de production. public, l’objectif, dans les deux ans suivant par les États, des démarches volontaires
Concernant les nanoparticules, la France sa promulgation, de rendre obligatoire s’engagent également. Ainsi, en matière de
préconise, au niveau communautaire, l’adop- une déclaration portant sur la fabrication, normalisation, un comité technique ISO (ISO/
tion dans le règlement REACH d’obligations l’importation ou la mise sur le marché de TC) pour les nanotechnologies a été créé en
d’enregistrement et de dispositions visant substances à l’état nanoparticulaire ou de mai 2005 (ISO/TC 229 « Nanotechnologies »).
l’amélioration des informations, notamment matériaux destinés à rejeter de telles subs- Il travaille sur la compréhension et le contrôle
via les ches de données de sécurité. Le tances. Cette déclaration à l’autorité admi- de la matière et des processus à l’échelle
nouveau règlement REACH ne prenant pas nistrative prendra notamment en compte nanométrique ainsi que sur l’utilisation des
en compte les substances produites à moins les quantités et les usages. propriétés spéci ques aux objets nanomé-
d’une tonne par an ni la spéci cité des pro- La loi prescrit aussi une obligation d’infor- triques. Cette approche devrait être élargie
priétés liées à l’état nanoparticulaire, sauf s’il mation du public et des consommateurs au développement de normes concernant
est démontré qu’elles sont particulièrement et l’élaboration d’une méthodologie d’éva- notamment la terminologie et la nomen-
préoccupantes, il est envisagé de prendre luation des risques et des béné ces à ces clature, la métrologie et l’instrumentation,
des mesures au niveau national. substances et produits. les méthodologies d’essai, le calcul et la
simulation. (voir page 53)
Concernant la réglementation relative aux Il est ainsi prévu d’introduire dans le code
installations industrielles classées pour la pro- de l’environnement un nouveau chapitre La délégation française, conduite par l’Afnor,
tection de l’environnement, des possibilités (chapitre III du titre II du livre V) consacré est chargée de défendre, devant ce même
d’évolution sont à l’étude a n d’y intégrer à la prévention des risques sanitaires et comité TC 229, les positions suivantes au
les activités relatives à la fabrication des environnementaux liés à ces substances, sein des di érents groupes de travail :
nanomatériaux et leurs impacts éventuels contenant les obligations de déclaration et la ■ favoriser la création d’une nomencla-
sur l’homme et l’environnement. mise à disposition du public des informations ture spéci que des nanomatériaux ;
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■ axer les priorités du comité de stratégie sensibilisant aux dispositions à prendre pour ■ d’entendre des experts sur les risques
sur l’adaptation ou le développement des un développement responsable. associés à ces productions, sur les démar-
méthodes concernant les caractéristiques Cette action devrait se solder, n 2009, par ches suivies ou à engager pour connaître,
physico-chimiques spéci ques identi ées le lancement de plusieurs projets de déve- réduire et supprimer ces risques, et en
des nanomatériaux ; loppement. Deux études ont également été particulier sur les études à conduire ;
■ consolider le projet relatif aux caracté- lancées pour comparer les compétences ■ d’organiser le dialogue économique
ristiques physico-chimiques des nanoma- françaises en matière de nanomatériaux entre les professionnels et les consom-
tériaux en lien avec les activités de l’OCDE à celles d’autres grands opérateurs mon- mateurs pour examiner avec réactivité
et les activités européennes ; diaux (États-Unis, sud-est asiatique, pays les problèmes nouveaux que peuvent
■ soutenir et participer au projet visant émergents) et, d’autre part, faire le point soulever les nanotechnologies ;
à l’élaboration d’une che de données de sur l’état de ce que l’on peut quali er d’in- ■ d’évaluer l’e cacité des règles juri-
sécurité spéci que ; génierie sécurité pour les nanomatériaux. diques existantes et des dispositifs de
■ soutenir le projet de dé nition de Les rapports de ces études sont disponibles contrôle qui protègent le consommateur
bandes de danger qui permettent de sur le site du ministère de l’industrie. lorsqu’il acquiert ou utilise des produits
classer les nanomatériaux en fonction De plus, la présence d’un chapitre « sécurité incorporant des nanotechnologies ;
des données physico-chimiques et toxi-
sanitaire et environnementale » est main- ■ d’identi er les besoins d’accompa-
cologiques disponibles ;
tenant obligatoire dans tous les projets gnement que les nanotechnologies font
■ participer aux discussions relatives au collaboratifs de développement des nano- apparaître et de formuler, s’il y a lieu, des
dioxyde de titane concernant les spéci- technologies. Ainsi, les projets labellisés par propositions visant à compléter la légis-
cations physicochimiques à retenir en les pôles de compétitivité et subventionnés lation et la réglementation, au niveau
fonction des applications. par le Fonds unique interministériel (FUI), national ou européen, a n de les adap-
Le comité TC 229 déploie un ensemble de comprennent-ils systématiquement une ter au contexte du développement des
liaisons avec d’autres comités au sein de part dédiée à la santé et à l’environne- nanotechnologies ;
l’Iso, en particulier dans les domaines de ment. Ce principe vaut également pour les ■ de permettre la mise en place d’une
l’électronique, l’optique et la photonique, projets académiques nancés par l’ANR et information simple et compréhensible
de l’énergie, des matériaux et des activités pour les projets industriels lancés par OSEO du consommateur sur les nanotechno-
de normalisation biomédicales. La future
innovation. logies, les avantages qu’elles procurent,
norme ISO 26 000 en cours d’élaboration,
les risques qu’elles peuvent comporter et
relative à la responsabilité sociétale des Gouvernance les précautions qu’elles appellent. Cette
entreprises, pourrait également s’appliquer
À la demande de plusieurs associations de ré exion portera non seulement sur l’in-
au secteur des nanotechnologies.
consommateurs, le secrétaire d’État chargé formation à caractère général concernant
Vers une dynamique de l’industrie et de la consommation a ces technologies mais aussi sur celle qui
doit accompagner chaque produit mis sur
industrielle responsable décidé le 10 juillet 2008 l’organisation, dans
le marché à titre gratuit ou onéreux.
le cadre du Conseil national de la consom-
Pour inciter les partenaires industriels à se mation (CNC), d’un groupe de travail dont Ce groupe de travail est toujours actif et
positionner sur ce créneau et prendre des il devrait rendre ses conclusions prochai-
l’objet est :
parts de marché tout en respectant les nement.
impératifs sanitaires et environnementaux ■ de rassembler des informations sur
inhérents à ces développements, la direction l’utilisation des nanotechnologies pour
générale de la compétitivité, de l’industrie la production de biens et de services
et des services (DGCIS) a lancé une action destinés aux consommateurs (nature des
collective. Elle vise à former et informer les applications, poids économique global et
industriels (en particulier les PME) sur les par secteur, nombre de consommateurs
potentialités des nanomatériaux tout en les concernés, avantages apportés…) ;
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113
Gouvernance et régulation
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PISTES DE TRAVAIL utilisations des substances à l’état nano-


particulaire permettrait de cibler des plans
à ce jour l’objet de décision. Ainsi sont
évoquées les idées suivantes :
d’actions de formation, de sensibilisation ■ création d’une instance de gouvernance
Plusieurs pistes de travail sont à l’étude pour
et de contrôle ; spéci que des nanotechnologies (conseil
encadrer e cacement le développement
des nanotechnologies. La discussion est ■ tout programme de développement national des nanotechnologies)
naturellement ouverte. La liste ci-dessous de nanoparticules devrait être associé à ■ mise en place d’un groupe interminis-
répertorie simplement les pistes qui appa- des recherches signi catives destinées à tériel sur les nanotechnologies
raissent incontournables pour les pouvoirs évaluer la sécurité sanitaire et environne- ■ mise en place d’une structure de
publics : mentale de ces substances et produits. concertation permanente incluant l’en-
En outre, l’approche méthodologique semble des parties prenantes (élus, asso-
■ en raison des propriétés spéci ques
d’analyse du cycle de vie gagnerait à ciations, industriels, État, individus)
dues à leur taille, les nanoparticules doivent
être développée (voir dé nition page 52
être appréhendées comme des substances ■ création d’une agence spécialisée et/
et 53) ;
en tant que telles ou comme de nouvelles ou d’une instance de coordination voir
entités chimiques, et non comme la sim- ■ en n, d’un point de vue social et éthi- de contrôle.
ple miniaturisation de substances ou de que, les béné ces directs et indirects
produits dont les caractéristiques, risques du développement des nanotechnolo-
et nuisances sont déjà connus ; gies pour la société et pour les individus
devront être systématiquement mis en
■ un principe d’évaluation systématique
relation avec les risques qu’ils peuvent
des nanoparticules doit être établi. Des
engendrer. Dans ce cadre, deux pistes
plates-formes de toxicologie et d’écotoxico-
sont envisagées :
logie dédiées devraient être créées, visibles
et facilement accessibles aux industriels – la création d’un site [Link]
qui en auront besoin. Des tests toxicolo- pour donner accès à l’ensemble des
giques adaptés et standardisés doivent ressources documentaires publiques
être réalisés systématiquement lors de et privées disponibles sur les nano-
la mise en œuvre de toutes les nouvelles technologies ;
variétés de nanoparticules manufacturées, – le renforcement de l’observatoire euro-
en s’appuyant sur les tests prévus dans la péen Nanoobservatory a n d’être doté
réglementation européenne ; d’un observatoire sociétal permanent
■ la traçabilité des produits susceptibles du développement, de la production et
de disperser des nanoparticules (à toutes de l’usage des nanotechnologies pour EXPLICATION
les étapes de la fabrication, de la mise permettre d’interroger l’utilité sociale des
Un observatoire sociétal
en œuvre industrielle, de l’usage et du nanotechnologies et la nécessité de leur Cet observatoire serait le correspondant naturel
recyclage) doit être mise en place ainsi production pour la société dans di érents de l’observatoire européen nancé par le 7e
qu’un étiquetage spéci que (principe domaines d’application. Les modalités PCRD, Observatory nano, qui couvre l’évolution
de transparence) ; d’implication des acteurs concernés de l’état de l’ar t, la mise en réseau des centres
(entreprises, chercheurs, travailleurs, de recherche dans le cadre du projet relié ICPC
■ le lien recherche/réglementation devra Nanonet, et l’inclusion des aspects éthiques,
être renforcé pour une exploitation optimi- usagers, riverains, consommateurs) légaux et sociétaux. Depuis 2008, le CEA
sée et rapide des résultats de la recherche dans cette observation et ce suivi des contribue à ce projet.
à des ns règlementaires et la xation nanotechnologies devront alors être
d’un plan d’action stratégique dédié aux examinées avec soin.
impacts sanitaires et environnementaux Plus généralement, pour encadrer le déve-
des nanomatériaux. À titre d’exemple, une loppement des nanotechnologies, diverses
cartographie précise des productions et pistes sont imaginées, mais aucune ne fait
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– nanotechnologies –n
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nologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies
chnologies – nanotechnologies– nanotechnologies
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Synthèse des problématiques
et perspectives

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chnologies – nanotechnologies
anotechnologies
hnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies

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S
i les nanoparticules existent à l’état la santé, à l’éthique, à l’environnement ?
naturel, les nanotechnologies, grâce Faut-il envisager un moratoire ?
auxquelles chercheurs et producteurs Certaines réponses peuvent être apportées
tirent parti des propriétés de la matière à par les approches techniques, méthodolo-
l’échelle nanométrique connaissent, pour giques et réglementaires existantes, dont
leur part, un développement fortement il convient de veiller a l’adaptation aux
accéléré depuis une dizaine d’années. Il produits intégrant des nanoparticules ou
n’est pour l’instant pas possible de quanti- utilisant des nanosystèmes. L’application du
er l’ampleur de ce que certains quali ent principe de précaution doit être encouragée
de révolution technologique ; cependant, en s’appuyant notamment sur la surveillance,
les nanotechnologies pourraient avoir la veille technologique, la prévention, les
un impact comparable à des innovations dispositifs de suivi et d’encadrement, les
comme la machine à vapeur ou la maîtrise normes et la maîtrise des brevets. Parallè-
de l’électricité. lement, un e ort important de recherche
A l’échelle du nanomètre (le milliardième de et d’études doit être poursuivi pour ren-
mètre), la matière présente des propriétés seigner et protéger les professionnels et
particulières que les nanotechnologies cher- le public qui seront appelés à utiliser ces
chent à exploiter. Ces propriétés o rent de technologies.
nombreuses applications, aux con ns de la Quant à un moratoire national, qui consti-
physique, de la chimie, ou de la biologie. Elles tuerait un frein à certaines avancées tech-
sont d’ores et déjà largement utilisées dans nologiques majeures particulièrement dans
les domaines de l’informatique, notamment le secteur de la santé ou qui priverait la
pour le stockage de l’information, et de la France d’une large partie du béné ce en
téléphonie mobile. Elles le sont de manière termes de développement économique ou
plus limitée, mais prometteuse, dans de d’emplois, pourrait-il être opérationnel alors
nombreux autres domaines tels que les que la di usion des nanotechnologies et des
matériaux de construction, l’automobile, produits mis sur le marché se fait à l’échelle
l’aviation, le textile, les articles de sport, de la planète ? L’idée d’un moratoire n’a
les cosmétiques ou les médicaments. Leurs d’ailleurs pas été retenue par la Commission
capacités à améliorer la performance et européenne qui privilégie l’élaboration de
accroître le confort, pallier les dé ciences codes de conduite qu’elle juge plus e cace
humaines ou protéger l’environnement au niveau international.
sont telles que leur maîtrise jouera un rôle Pour les milieux professionnels ou le public,
important dans le positionnement relatif les nanosciences doivent être transparentes
des économies et pourra modi er à terme et compréhensibles. La con ance dans les
les grands équilibres géo-politiques. nanotechnologies passe notamment par
Mais jusqu’où va le béné ce ? Quelles sont la connaissance de leur présence dans les
ses limites ? Si l’avers de la médaille paraît objets au contact du consommateur et par
positif et prometteur, le revers ne com- l’analyse de leur innocuité. A cette n les
porte- t-il pas des risques que l’état des recherches engagées dans le domaine de
Le développement des nanotechnologies connaissances actuelles ne permet pas la sécurité des nanomatériaux doivent être
peut être comparé, en tant que processus de déterminer ? Des e ets pervers et des poursuivies et accentuées a n de mieux les
d’innovation, à l’invention de la machine à
vapeur ou à la généralisation de l’usage de dérives ne peuvent-ils survenir ? Comment identi er et d’en maîtriser le danger et les
l’électricité. appréhender les questions des atteintes à éventuels risques.
nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechhnologies –

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117
Synthèse des problématiques et perspectivess
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Les pouvoirs publics estiment nécessaire de précaution au niveau mondial a n d’as- à y participer. Garante de la neutralité, la
d’informer, de la manière la plus transpa- surer à ce niveau une gouvernance et des Commission particulière du débat public
rente, de mutualiser les connaissances et dispositifs d’encadrement adaptés ? (CPDP), autorité administrative indépen-
les di user, de recueillir les interrogations La question du développement et de la dante, animera des réunions régionales
et les craintes, de nourrir le dialogue. C’est régulation des nanotechnologies constitue d’information et d’échanges et mettra à la
notamment l’objet du présent débat public, donc un champ d’interrogations complexe disposition de chacun des réponses à ses
qui n’ignore pas les actions déjà engagées sur lequel bien des incertitudes existent et questions. Au-delà, comme le souhaitent les
récemment sur ces questions. des opinions extrêmement diverses, par- pouvoirs publics, le dialogue sera appelé à se
En n, qu’il s’agisse des procédés de fabrica- fois contradictoires, peuvent être émises. poursuivre, sous d’autres formes, favorisées
tion des produits, de leur mise en marché, des Comme bien souvent, aucune conclusion sans aucun doute par l’utilisation des moyens
brevets, ou des aspects liés aux risques, voire dé nitive, aucune vérité générale ni absolue, électroniques appropriés (grandement
de la survenue de dommages, l’exigence d’un ne sauraient être tirées. redevables aux nanotechnologies). Il sera
encadrement réglementaire et la probabilité ainsi possible de continuer à partager la
Au quotidien, il revient à chacun d’entre nous
de litiges existent, comme pour tout autre connaissance et la con ance et de préparer
de s’interroger sur ses besoins réels, sur les
objet. Il importe donc de se pencher aussi sur la prise de responsabilité des décideurs
usages permis et envisageables à travers les
les aspects juridiques. Il est di cile de parler de manière durable, en harmonie avec les
applications possibles des nanotechnologies
d’un droit des nanotechnologies intégré en besoins et les attentes de notre société.
dans les di érents domaines, sur les risques
tant que tel à un code spéci que, d’autant pour la santé et l’environnement, sur ses
que celles-ci se développent rapidement et aspirations quant à l’amélioration de la
sont encore relativement mal connues. En qualité de vie ou de son bonheur individuel,
France comme dans de nombreux pays, ce sur l’évolution des
droit est encadré par des textes de portée coûts, les problèmes
générale ou spéci que, qu’il s’agisse par sociaux et éthiques
exemple des libertés publiques ou du code et le legs aux géné-
du travail. En présence d’un sujet émergent, rations futures.
deux approches juridiques peuvent être
Ce dossier dresse
retenues : soit élaborer une réglementa-
un panorama des
tion particulière, soit intégrer le nouveau
données disponibles
domaine aux réglementations sectorielles
pour alimenter cette
qui existent par ailleurs, en les complétant
ré exion. La dernière
ou en les modi ant.
partie du dossier
Indépendamment de ces considérations, se (Voir Pour en savoir
pose également la question de la capacité à plus, p a g es 118
encadrer le développement des nanotech- à 120) fournit un
nologies dans le contexte d’une économie ensemble de sour-
mondialisée en proie à la compétition. ces dont la lecture
Quelle place pourront-elles prendre dans pourra compléter
la promotion d’un développement durable, utilement les aspects
pour quels avantages et à quel prix ? Quels évoqués. Le temps
changements, voulus ou non, induiront-elles du débat o rira à
dans la vie quotidienne, sur les rapports chacun l’occasion
sociaux et l’identité de chacun ? Le déve- de s’exprimer. Tout
loppement des nanotechnologies n’o re t’il citoyen, comme l’en-
pas l’opportunité d’engager une ré exion semble des parties
sur une application concertée du principe prenantes, est invité

nanotechhnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies

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Introduction Les applications actuelles et envisagées


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s – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologies – nanotechnologie

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119
Pour en savoir plus
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[Link] 120 3/09/09 [Link]


DOSSIER DE PRÉSENTATION 2009 DÉBAT PUBLIC

>
Développement
D É V E L O P P E M E N T E T R É G U L AT I O N D E S N A N O T E C H N O L O G I E S
et régulation
des
N O
NtecAhnologies
MINISTÈRE DE L’ÉCOLOGIE, DE L’ÉNERGIE,
DU DÉVELOPPEMENT DURABLE ET
DE LA MER

MINISTÈRE DE L’ÉCONOMIE,
DE L’INDUSTRIE ET DE L’EMPLOI

MINISTÈRE DU TRAVAIL,
DES RELATIONS SOCIALES,
DE LA FAMILLE, DE LA SOLIDARITÉ
P U B L I C

ET DE LA VILLE

MINISTÈRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR


ET DE LA RECHERCHE
D É B AT

MINISTÈRE DE LA DÉFENSE
>

MINISTÈRE DE LA SANTÉ ET DES SPORTS


2 0 0 9

MINISTÈRE DE L’ALIMENTATION,
P R É S E N TAT I O N

DE L’AGRICULTURE
ET DE LA PÊCHE
D E

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D O S S I E R

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