MINESEC ANNEE SCOLAIRE
INSTITUT SAINTE MARTHE 2024_2025
Département de : FRANÇAIS Epreuve de Langue française Harmonisée n°5
Classe : 2nd A /C Durée : 1H Coefficient : 1
Nom de l’enseignant : Mme NGAH Note/20 :
TEXTE :
(Pour se rapprocher de l’école, Maximilien s’est installé chez sa tante. Il raconte à Mayiha,
un jeune garçon de son âge qu’il a rencontré sur le chemin, ce qu’il endure…)
Je dormais sur l’un des lits de la cuisine, je n’avais pas de couverture … en tant de pluies
c’était très dure j’avais parfois l’impression que mon corps se raidissait, tellement j’avais
froid. Je me levais au beau milieu de la nuit et me mettais à sautiller sur place ou courir le
long des murs de la cuisine.
Une nuit, pendant que je m’échauffais ainsi pour éviter que mon sang se coagule, j’entendis
un bruit bizarre sur la voiture comme des brins de pailles qu’on enlevait. En levant les yeux,
je vis qu’il s’agissait d’un serpent. Tonnerre ! Mon cœur a faillit s’arrêter. Je savais qu’il était
inutile de crier. Qui pouvait venir à mon secours en une nuit si froide ? Ma tante allait encore
conclure qu’il s’agissait d’un désir d’attirer l’attention. Mais là, j’avais peur. Je n’arrivais plus
à me coucher. Je surveillais les mouvements du monstre pour qu’il ne me tombe pas dessus.
A un moment donné, il entreprit de se dérouler du bois de la charpente sur lequel il était
enroulé. Je fis un bond en arrière et j’atterris dans la marmite d’eau à boire dans un fracas
épouvante. J’avais à présent plus peur de ma tante que du serpent. Si elle savait que je m’étais
plongé tout entier dans sa marmite d’eau…
Pendant quelques secondes, j’avais oublié le serpent et je vérifiais que le couvercle de la
grosse marmite en aluminium n’était pas abimé. Dieu était avec moi. La marmite était intacte.
Je venais d’être sauvé d’une bastonnade qui m’aurait sans doute enlevé la peau des fesses.
J’allais pousser un ouf de soulagement lorsque je me rappelai ce qui m’avait poussé à atterrir
dans la marmite. Je levais les yeux vers le toit. Le serpent avait disparu. Où avait-il pu
passer ? S’était-il introduit sous un des lits de la cuisine pendant que je m’affolais pour la
marmite d’eau ?
D’un autre bond, je me retrouvai sur le lit en bambou situé près du feu. Une chose est certaine
pensai-je alors, le serpent n’aime pas le feu. J’entrepris de jeter dans le foyer les déchets de
noix de palmes.
Sophie Françoise Bapambe Yap Ibock, Les couloirs du bonheur, 2012.
I- COMMUNICATION (5pts)
1) A partir d’indices textuels dites qui est l’émetteur de ce texte ? (2pts)
2) Quel est le référent dans ce texte ? (1pts)
3) Identifie la fonction du langage dominante et justifie son emploi par le locuteur
(2pts)
II- MORPHOSYNTAXE ET SEMANTIQUE (7pts)
1) Quels sont les deux temps verbaux dominants du deuxième paragraphe ? (2pts)
2) Donnez leurs valeurs d’emploi (2pts)
3) A quel sens est employé le verbe dans le passage « j’atterris dans la marmite
d’eau à boire » (2pts)
4) Que signifie- t-il ? (1pt)
III- STYLISTIQUE ET RHETORIQUE (7pts)
1) Construis le champ lexical de la souffrance et celui de la peur (2pts)
2) Que révèle leur association ? (1pt)
3) A partir d’indices textuels précis, dites à quel type appartient ce texte (2pts)
4) Identifie une figure de style dans le texte (1pts)
Justifie son emploi par l’auteur (1pt)
PRESENTATION 1pt.
BONNE CHANCE !