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DES CINQ
SUJETS 2016
Ces distinctions permettent d’être précis lorsque l’on décrit une procédure. Une procédure de retour à
l’unité insiste sur la valeur pour « un », alors qu’une procédure de recherche du coefficient de
proportionnalité insiste sur le coefficient multiplicatif qui lie une grandeur à l’autre.
Le tableau de proportionnalité est un tableau de valeurs de la fonction linéaire associée à la situation. La
construction d’un tel tableau relève d’une compétence d’organisation et de gestion de données. Cette
structure s’avère efficace pour clarifier une situation de proportionnalité, en particulier identifier le statut
des différentes données, éventuellement mieux « visualiser » des liens entre les nombres présents
(correspondant à une même grandeur ou liés par la relation), et pour schématiser la procédure utilisée
par l’élève. Les propriétés additive et/ou multiplicative sont généralement représentées par des flèches
avec un symbole « » ou « », le coefficient de proportionnalité par une flèche avec « » qui « fait
passer » d’une grandeur à l’autre, le passage à l’unité est exprimé en ajoutant, le cas échéant, une ligne ou
une colonne avec la valeur pour « un ». Un tableau de proportionnalité ne donne pas la réponse à la
1 Référence :
[simard2012] Simard A., « Fondements mathématiques de la proportionnalité dans la perspective d’un usage
didactique », Petit x, n° 89, 2012, 51-63
Remarque :
Lorsque l’élève considère l’utilisation d’un tableau comme une technique de résolution, il peut être amené à
conclure que tout tableau à double entrée est un tableau de proportionnalité (ce qui est une erreur
fréquente).
Finalement il semble important de faire le point sur trois procédures particulières : « le passage à l’unité »,
« la règle de trois » et « le produit en croix ». Pour cela on se donne un exemple de situation tiré de la
partie 3.C. du sujet du Groupement 2 du CRPE 2014.
Lorsque je fais une mousse au chocolat pour 8 personnes, j’utilise 6 œufs.
Quand je fais une mousse au chocolat pour 12 personnes, j’utilise 9 œufs.
Combien faudra-t-il d’œufs si je fais une mousse au chocolat pour 20 personnes ?
La procédure de passage à l’unité consiste à chercher le nombre d’œufs pour 1 personne puis à multiplier
ce résultat par 20 pour répondre à la question. Dans cet exemple, s’il faut 6 œufs pour 8 personnes, il faut
œuf par personne, et donc oeufs pour 20 personnes.
Remarque :
- dans cette procédure, le premier calcul est une division, le second est une multiplication. Le résultat de la
division peut être entier, décimal ou rationnel non décimal… ce qui représente une difficulté selon le
niveau de l’élève ;
- si le résultat de cette division est non décimal, l’utilisation d’une valeur approchée peut donner un résultat
final approximatif et faux (par exemple : pour 3 personnes il faut 2 œufs, donc pour une personne il faut
œufs donc pour 30 personnes il faut œufs… au lieu de 20 œufs) ;
- le résultat de la division peut être difficile à re-contextualiser 0,75 œuf par personne n’a pas beaucoup de
sens dans la réalité.
La procédure de la règle de trois consiste à répondre à la question en trois temps sans faire de calculs
intermédiaires.
S’il faut 6 œufs pour 8 personnes
alors il faut huit fois moins, donc œufs pour une personne
(dans l’exemple cité est une suite de calculs dans les entiers, alors que le calcul
La procédure du produit en croix est vue au collège (programme de la classe de quatrième). Cette
procédure consiste à ranger les valeurs en jeu dans un tableau (de proportionnalité) et à faire un calcul
(multiplication puis division ou division puis multiplication).
8 6
20 ?
Remarque :
Il s’agit d’une procédure dé-contextualisée et purement technique qui masque le sens de la notion de
proportionnalité. Cette procédure ne fait pas partie du programme de l’école élémentaire.
L’expression « écriture d’un nombre » fait référence aux différentes écritures possibles pour un même
nombre.
Attention à l’utilisation du terme “chiffre“. On écrit le nombre 15 en dessinant le chiffre 1 puis le chiffre 5.
Mais dans une consigne du type « Prends 2 jetons », 2 est un nombre et non un chiffre, puisqu’il exprime
une quantité.
Dans les programmes de cycle 2, on trouve l’expression « l’écriture en unités de numération » qui désigne
des écritures du type « 5d 6u », mais aussi « 4d 16u » ou « 6u 5d » pour 56.
On réserve le terme de fraction aux écritures fractionnaires dont le numérateur et le dénominateur sont
des nombres entiers.
Les nombres rationnels sont les nombres qui peuvent s’écrire sous la forme d’une fraction.
Il n’y a pas unicité de l’écriture d’un nombre rationnel sous forme de fraction :
Une fraction décimale désigne une écriture fractionnaire dont le dénominateur est 10, 100, 1000… (ou
toute autre puissance de 10).
Les nombres décimaux sont les nombres qui peuvent s’écrire sous la forme d’une fraction décimale.
• L’écriture à virgule.
L’écriture à virgule est une convention d’écriture des nombres.
L'écriture à virgule d'un nombre décimal s'appelle son écriture décimale. Elle peut s’écrire avec un
nombre fini de chiffres.
Les nombres non décimaux peuvent aussi s’écrire avec une virgule, mais leur écriture comporte alors une
infinité de chiffres :
• Périodique dans le cas d’un rationnel ; par exemple :
• Non périodique dans le cas d’un réel non rationnel (cas de l’écriture à virgule de π par exemple).
On proscrira l’expression « nombre à virgule », car « à virgule » est une caractéristique de l’écriture du
nombre et non du nombre lui-même.
Il s’agit dans les écritures de bien distinguer les trois concepts : l’objet, la grandeur et la mesure ; et
d’éviter au maximum les abus de langage.
Le langage courant et le langage des manuels contiennent de nombreuses formes incorrectes, où sont
confondues grandeur et mesure.
Exemples :
D’autre part, certains mots sont polysémiques : par exemple diamètre désigne parfois un segment ou une
longueur ou la mesure de cette longueur.
Dans ces annales, on utilise le verbe « mesurer » uniquement pour l’action de mesurer avec un instrument
ou des unités étalons.
On utilisera des expressions telles que « la hauteur de la tour Eiffel est (ou vaut) 320 m », plutôt que la
formulation incorrecte : « la tour Eiffel mesure 320 m ».
Les programmes de cycle 3 précisent : « La notion de mesure d’une grandeur, consiste à associer, une
unité étant choisie, un nombre (entier ou non) à la grandeur considérée. Il s’agit de déterminer combien
d’unités ou de fractionnements de l’unité sont contenus dans la grandeur à mesurer. Les opérations sur les
grandeurs permettent également d’aborder les opérations sur leurs mesures… »
Les programmes de cycle 4 indiquent que les élèves doivent « mener des calculs impliquant des grandeurs
mesurables, notamment des grandeurs composées, en conservant les unités. »
Dans ces annales, nous nous conformerons autant que possible aux injonctions des programmes.
Exemples :
Calcul de la somme de la masse de deux objets, l’un de masse 1 kg 800 g et l’autre de masse 450 g :
1 kg + 800 g + 450 g = 1 kg + 1250 g = 2 kg + 250 g = 2,250 kg
Exemples :
1) Un triangle ABC rectangle en A est tel que AB = 3 cm ; AC = 4 cm. Calculer BC.
Dans la correction de cet exercice, on note de la même manière les grandeurs AB, AC, BC et leur mesure pour
effectuer les calculs sur les nombres.
A. Volume de la piscine
1. Étude graphique
2. Étude algébrique
2. a) Expression du volume de la piscine en fonction de la largeur de la piscine
Quelle que soit sa largeur, la piscine a la forme d’un prisme droit dont les bases sont les trapèzes ABCD et
EFGH, et dont une hauteur est le segment [AE] ; son volume est donc égal à l’aire de sa base EFGH
multipliée par sa largeur AE.
AE est la largeur de la piscine, soit ;
EFGH est un trapèze rectangle en E et H, de petite base EF = 1,10 m, de grande base HG = 1,50 m et de
hauteur EH.
EH est la longueur de la piscine, égale à 1,6 fois sa largeur AE, donc EH = .
Ainsi,
Par conséquent, si on note V(x) la mesure du volume de la piscine, avec le m3 pour unité, on a, quel que
soit , = .
Ainsi, la mesure du volume de la piscine exprimée en mètre cube est donnée par la formule :
B. Mise en eau
1. a) Contenance en eau de la piscine pour un niveau d’eau à 10 cm du bord
Sachant que le débit du tuyau d’arrosage est de 18 L/min, il faudra min pour remplir la piscine de
48 000 L d’eau, soit environ 2 667 min (arrondi à l’unité).
Méthode 1 :
1h, c’est 60 min et = 44,45 donc 2667 min, c’est 44 h complètes, qui correspondent à 2 640 min (car
44 60 min= 2640 min).
Puisque 2 667 min – 2 640 min = 27 min, on a : 2 667 min = 44 h + 27 min.
(La division euclidienne de 2667 par 60 permet d’obtenir directement cette égalité : 2 667 = 44 60 + 27).
Dans un jour il y a 24 h et 44 h = 24 h + 20 h, donc 44 h, c’est 1 j et 20 h.
On en déduit : 2 667 min = 1 j 20 h 27 min.
La durée de remplissage de la piscine est donc de 1j 20h 27min.
Méthode 1 :
5 cm correspond à la moitié de la hauteur du pavé droit ADHEA’D’H’E’ donc une baisse du niveau d’eau de
5 cm correspond à une perte de la moitié du volume de ADHEA’D’H’E’ calculé en 1.a, soit à 2 m3.
En une semaine, 2 m3 d’eau ont donc été perdus.
Méthode 2 :
Le volume d’eau perdu correspond au volume d’un pavé droit de largeur 5 m, de longueur 8 m, et de
hauteur 5 cm = 0,05 m.
Le volume de ce pavé est : .
Donc, en une semaine, il a perdu 2 m3 d’eau.
Méthode 3 :
Le volume d’eau perdu correspond à la différence entre le volume d’eau initial et le volume d’eau actuel.
Le nouveau volume d’eau est celui du prisme droit A’BCD’E’FGH’ de hauteur E’A’= 5 m et de bases
trapézoïdales A’BCD’ et E’FGH’.
D’après la question 1.a. (méthode 3), E’FGH’ est un trapèze rectangle en E’ et H’, de hauteur 8 m, et dont les
longueurs des bases ont diminué de 5 cm = 0,05 m (ou de 15 cm = 0,15 m par rapport à EF et HG), donc
E’F = 0,95 m et H’G = 1,35 m.
Volume (A’BCD’E’FGH’) = Aire (E’FGH’) E’A’ = 5 m = 46 .
La piscine contient maintenant 46 m3 d’eau au lieu de 48 m3, donc son volume a diminué de 2 m3.
En une semaine, 2 m3 d’eau ont donc été perdus.
La quantité d’eau perdue en une semaine représente donc environ 4,2% de la quantité d’eau
initiale.
Remarque :
Si elle demande un peu moins de connaissances sur les pourcentages, la deuxième méthode est plus
fastidieuse et nettement moins efficace que la précédente. Elle est ici encore utilisable à la rigueur (cinq
augmentations successives), mais nécessite souvent de conserver des résultats intermédiaires suffisamment
précis pour ne pas aboutir à un résultat final trop approximatif. Ici, par précaution, on a gardé 4 décimales
mais les arrondis successifs au 100ème auraient abouti à 239,95 et des arrondis au 10ème à 239,99, soit un
arrondi final à l’unité de 240 dans tous les cas.
Remarque :
Cette méthode s’appuie sur le fait que les diviseurs communs à plusieurs nombres sont exactement les
diviseurs de leur pgcd et sur le recours à la décomposition en facteurs premiers de chacun des nombres pour
en déduire leur pgcd.
Méthode 2 : utilisation de la liste exhaustive des diviseurs de l’un des trois nombres
On dresse la liste des diviseurs de l’un des trois nombres, par exemple 120, et, parmi ces diviseurs, on ne
conserve ensuite que les nombres qui sont aussi des diviseurs des deux autres.
Pour déterminer les diviseurs de 120, on essaie de le diviser par chacun des entiers naturels strictement
positifs inférieurs à sa racine carrée, et on ne conserve que les cas où le quotient est un nombre entier :
arrondi à l’unité inférieure.
120 = 1 =2 = 3 40 = 4 = 5 24 = 6 20 = 8 .
Les diviseurs de 120 sont donc 1, 2, 3, 4, 5, 6, 8, 10, 12, 15, 20, 24, 30, 40, 60, 120.
On cherche parmi ces nombres ceux qui sont des diviseurs de 500 : seuls conviennent 1, 2, 4, 5, 10, 20.
Ces six nombres divisent aussi 800, donc ce sont les diviseurs communs aux trois nombres 120, 500
et 800.
Les longueurs possibles du côté des dalles sont donc 1 cm, 2 cm, 4 cm, 5 cm, 10 cm et 20 cm.
Remarque :
Dans la méthode présentée, on décompose la surface à paver en deux rectangles de 800 cm sur 120 cm, deux
rectangles de 500 cm sur 120 cm et quatre carrés de 120 cm de côté.
On aurait pu décomposer cette surface différemment, par exemple :
1. en deux rectangles de 1040 cm sur 120 cm et deux autres de 500 cm sur 120 cm (schéma n°1) :
on cherche alors le pgcd de 1040, 500 et 120 ;
2. en deux rectangles de 740 cm sur 120 cm et deux autres de 800 cm sur 120 cm (schéma n°2) :
on cherche alors le pgcd de 740, 800 et 120 ;
3. en deux rectangles de 920 cm sur 120 cm et deux autres de 620 cm sur 120 cm (schéma n°3) :
on cherche alors le pgcd de 920, 620 et 120.
Remarque complémentaire :
Les nombres trouvés sont tous des diviseurs de l’aire de la surface à paver, mais ce ne sont pas
nécessairement tous les diviseurs de cette aire. On ne peut donc pas répondre à cette question en se
contentant de rechercher les diviseurs de l’aire de la surface à paver.
Par exemple, un rectangle de dimensions 50 cm par 40 cm ne peut pas être pavé par des dalles carrées
entières de 20 cm de côté, alors que son aire (2 000 cm2) est divisible par l’aire d’une dalle (400 cm2).
Figure 2
On applique le résultat ci-dessus pour chacun des rectangles de la décomposition.
120 cm = 6 20 cm et 6 6 = 36 donc chaque carré de 120 cm de côté est recouvert par 36 dalles ;
500 cm = 25 20 cm, 120 cm = 6 20 cm, et 25 6 = 150 donc chaque rectangle de 500 cm sur
120 cm est recouvert par 150 dalles ;
800 cm = 40 20 cm, 120 cm = 6 20 cm, et 40 6 = 240 donc chaque rectangle de 800 cm sur
120 cm contient 240 dalles.
On calcule le nombre total de dalles utilisées : 4 36 + 2 150 + 2 240 = 924.
On utilisera donc 924 dalles de 20 cm de côté.
Remarque :
On peut utiliser cette méthode avec chacune des autres décompositions de la surface à carreler présentées
dans la question précédente.
Remarque :
On peut utiliser cette méthode avec chacune des autres décompositions de la surface à carreler présentées
dans la question précédente.
Méthode 1a : décompte direct du nombre de petites dalles dans chaque grande dalle
20 = 5 4 donc sur chaque côté d’une dalle carrée de 20 cm de côté on doit mettre 4 dalles de 5 cm de
côté, donc il faut 4 4 = 16 dalles de 5 cm de côté pour recouvrir une dalle carrée de 20 cm de côté, donc il
faut 16 fois plus de dalles de 5 cm que de dalles de 20 cm.
On calcule : 16 924 = 14 784.
Donc, s’il avait choisi des dalles de 5 cm de côté, il lui aurait fallu 14 784 dalles.
Méthode 1b : utilisation du coefficient de proportionnalité entre les longueurs des deux types de dalles
Les deux types de dalles étant des carrés, les grandes sont des « agrandissements » des petites.
Le rapport entre les longueurs de leurs côtés est : = 4, donc le rapport entre leurs aires est 42 = 16.
En choisissant des dalles carrées de 5 cm de côté, il faudra donc 16 fois plus de dalles, soit
16 924 = 14 784.
Donc, s’il avait choisi des dalles de 5 cm de côté, il lui aurait fallu 14 784 dalles.
Remarque :
On aurait pu obtenir directement le nombre de dalles de 5 cm nécessaires en reprenant l’une ou l’autre des
méthodes de la question 2.a) mais l’énoncé demandait de « déduire » ce résultat du précédent.
DEUXIÈME PARTIE
EXERCICE 1
1. Calcul des nombres obtenus à l’issue de chacun des deux programmes pour deux valeurs
particulières choisies comme nombres de départ
3
Multiplier par 4 Ajouter 3
12 6
Multiplier les
deux résultats
obtenus
72
Ainsi, quand on choisit 3 comme nombre de départ, on obtient bien 72 avec chacun des deux
programmes.
On en calcule le résultat :
Ainsi, quand on choisit comme nombre de départ, on obtient avec chacun des deux
programmes.
On calcule R1 pour x = : R1 = .
Remarque :
La démonstration d’un résultat qui doit être valable quel que soit le nombre considéré nécessite de désigner
ce nombre « quelconque » par une lettre et de calculer avec cette lettre : c’est de « l’algèbre ». Si on a choisi
cette méthode pour la question 1., il suffit ici d’utiliser les expressions R 1 et R2 déterminées précédemment.
Pour cela, on désigne par le nombre choisi au départ.
Quelle que soit la valeur de ,
le premier programme calcule : – ;
le second programme se déroule comme en page suivante :
4 ( )
Remarque :
Il est facile de constater que si l’on choisit 0 comme nombre mis en entrée, on obtient également 0 en sortie :
(2 0 + 3) (2 0 + 3) – 9 = 3 3 – 9 = 9 – 9 = 0.
Mais 0 est-il le seul nombre solution ?
? ?
Multiplier par 4 Ajouter 3 Multiplier par 4 Ajouter 3
ou
0 0
0 0
En « remontant » dans chacune des branches des schémas ci-dessus, on trouve deux solutions : 0 (à
gauche) et – 3 (à droite).
Donc, pour obtenir 0 avec le programme 1, il faut choisir 0 ou comme nombre de départ.
Méthode 3a.
On a vu que si désigne le nombre choisi, alors la valeur obtenue en sortie du programme 1 est égale à
– .
On peut factoriser cette expression en reconnaissant une identité remarquable : quelle que soit la valeur
de
Il suffit donc de résoudre l’équation .
Un produit de facteurs est nul si et seulement si l’un de ses facteurs est nul donc :
si et seulement si ( ou
Or :
l’équation a une unique solution : 0 ;
si et seulement si , autrement dit si et seulement si
Donc, pour obtenir 0 avec le programme 1, il faut choisir 0 ou comme nombre de départ.
Méthode 3b
Comme on l’a démontré en 2. les deux programmes renvoient le même nombre quel que soit le nombre
mis en entrée, et si désigne le nombre choisi, alors la valeur calculée par le programme 2 est égale à
4 ( ).
Pour trouver les nombres qui, mis en entrée du programme 1, conduisent à 0 en sortie, il suffit donc de
résoudre l’équation 4 ( ) = 0.
Un produit de facteurs est nul si et seulement si l’un de ses facteurs est nul donc :
4 ( )= 0 si et seulement si 4x = 0 ou x + 3 = 0 ce qui équivaut à x = 0 ou x =
Donc, pour obtenir 0 avec le programme 1, il faut choisir 0 ou comme nombre de départ.
EXERCICE 2
Affirmation 1 :
« Le produit de deux nombres décimaux strictement positifs a et b est plus grand qu’au moins un
de ces deux nombres. »
Cette affirmation est fausse.
Il suffit de donner un contre-exemple : si on multiplie le nombre décimal strictement positif 0,1 par 0,2, le
produit est égal à 0,02, qui est strictement inférieur à 0,1 et à 0,2.
Remarque :
Tout couple de deux nombres compris entre 0 et 1 fournit un contre-exemple.
Affirmation 2 :
« Pour tout nombre entier naturel n, le nombre est un multiple de 4. ».
Cette affirmation est vraie.
Affirmation 3 :
« Pour tout nombre entier naturel n, est le carré d’un nombre entier. »
Cette affirmation est fausse. Il suffit de donner un contre-exemple :
si n est égal à 2, on a – – .
Or il n’existe par d’entier dont 2 soit le carré puisque 2 n’est le carré que de et de , deux nombres
qui ne sont pas entiers. Donc l’affirmation est bien fausse.
EXERCICE 3
1. Calcul de la probabilité d’obtenir une boule bleue quand on tire au hasard une boule dans
l’urne initiale
Les boules contenues dans l’urne étant indiscernables au toucher, la probabilité d’obtenir une boule bleue
est égale à la proportion de boules bleues dans l’urne (autrement dit au rapport entre le nombre de boules
bleues et le nombre total de boules dans l’urne).
On peut lire sur le diagramme fourni le nombre de boules de chacune des couleurs.
Couleur rouge vert jaune bleu marron
Nombre de boules 3 4 5 7 6
Le nombre total de boules peut alors être calculé : 3 + 4 + 5 + 7 + 6 = 25.
Il y a donc 7 boules bleues parmi 25 boules dans l’urne.
On en déduit la probabilité d’obtenir une boule bleue : , ou encore 0,28.
2. Calcul du nombre minimal de boules à ajouter dans l’urne initiale pour que la probabilité de
tirer une boule bleue soit supérieure ou égale à 0,4
Nous cherchons la valeur minimale à donner à b pour que cette probabilité soit supérieure ou égale à 0,4,
ce qui revient à résoudre dans l’ensemble des nombres entiers non nuls l’inéquation : .
Puisque b est strictement positif, 25 + b est aussi strictement positif et donc, dans l’ensemble des nombres
entiers non nuls, les inégalités suivantes sont équivalentes :
– 7.
0,6 3.
.
3. Calcul du nombre minimal de boules rouges à ajouter dans l’urne initiale pour que la
probabilité de tirer une boule bleue soit inférieure ou égale à 0,2
D’après la question 1, la probabilité de tirer une boule bleue dans l’urne initiale est = 0,28.
Remarque :
Comme dans la question précédente, on peut commencer par remarquer que plus il y a de boules rouges dans
l’urne (les boules des autres couleurs étant conservées), plus la proportion de boules bleues dans l’urne est
faible : autrement dit, la probabilité de tirer une boule bleue va décroître au fur et à mesure des ajouts de
boules rouges. On peut alors adopter une méthode exhaustive analogue à la méthode 1 présentée pour la
résolution de la question précédente : on ajoute une à une des boules rouges en contrôlant à chaque étape la
probabilité de tirer une boule bleue alors atteinte, jusqu’à atteindre comme probabilité 0,2 ou une valeur
inférieure. Nous en présentons ici une alternative, par essais et ajustements.
Si on ajoute 5 boules rouges, il y a alors 7 boules bleues parmi 30 boules (25 + 5) dans l’urne ; la
probabilité de tirer une boule bleue est alors , soit 0,23 au centième près par défaut : cette
probabilité est supérieure à 0,2, donc trop grande. Le nombre de boules rouges ajoutées est trop
petit.
Si on ajoute 8 boules rouges, la probabilité de tirer une boule bleue devient , soit 0,21 au
centième près par défaut : cette probabilité est encore trop grande.
Si on ajoute 12 boules rouges, la probabilité de tirer une boule bleue est alors égale à , soit 0,18
au centième près par défaut. Cette fois-ci, la probabilité obtenue est inférieure à 0,2.
Si on ajoute 10 boules rouges, la probabilité de tirer une boule bleue est égale à , qui est égal
exactement à 0,2.
Avec 9 boules rouges, on obtiendrait une probabilité strictement supérieure à celle que l’on vient
d’obtenir pour 10 boules rouges, donc strictement supérieure à 0,2, donc trop grande. On peut donc en
déduire que le nombre minimal de boules rouges à ajouter pour atteindre la probabilité souhaitée est 10.
Pour que la probabilité de tirer une boule bleue soit inférieure ou égale à 0,2, il faut donc ajouter
au minimum 10 boules rouges dans l’urne.
Remarque :
Ici, nous avons détaillé le raisonnement pour chacun des essais mais une présentation sous forme de tableau
similaire à celui utilisé pour la méthode 1 de la question 2. conviendrait aussi.
Remarque :
En constatant que , on est amené à résoudre l’inéquation dont les solutions sont les
nombres vérifiant c’est-à-dire
EXERCICE 4
Construire la figure à l’échelle consiste à construire une figure où les longueurs sont 10 fois plus petites
que les longueurs réelles. Ainsi, le segment [AB] est représenté par un segment de longueur 6,5 cm ; le
segment [AC] par un segment de longueur 5,6 cm ; le segment [BC] par un segment de longueur 3,3 cm, et le
segment [AR] par un segment de longueur 3,9 cm.
Remarque :
Comme les traits de construction en témoignent, le point C est l’un des deux points d’intersection du cercle de
centre A et de rayon 6,5 cm et du cercle de centre B et de rayon 3,3 cm.
Remarque :
Constater sur la figure, visuellement ou avec des instruments, que le triangle ABC est rectangle en C ne
permet pas d’affirmer qu’il l’est effectivement.
3. Calcul de la longueur AS
On sait que :
- les points A, R et B d’une part, et A, S et C d’autre part sont alignés (d’après l’énoncé) ;
- les droites (RS) et (BC) sont parallèles (on vient de le prouver).
Les triangles ASR et ABC sont donc dans une configuration où on peut utiliser le théorème de Thalès (le
triangle ASR est une réduction du triangle ABC) :
par conséquent
Donc la longueur AS est 33,6 cm.
Remarque :
On peut vérifier sur la figure que la longueur obtenue est plausible (sur la figure à l’échelle , la longueur du
segment qui représente [AS] est bien comprise entre 3,3 cm et 3,4 cm).
Remarque :
Dans le triangle ARS rectangle en S, nous connaissons désormais les longueurs de deux côtés. Nous savons
qu’il est alors possible de déterminer les mesures en degrés de chacun des angles du triangle, en utilisant une
formule adéquate de trigonométrie puis la calculatrice.
Ici, nous connaissons les longueurs AS et AR, et nous nous intéressons à l’angle : le sinus de cet angle
permet de relier ces trois grandeurs.
Remarque 1 :
On peut vérifier sur la figure que l’angle obtenu est plausible (dans une réduction, les angles sont conservés,
et sur la figure construite ci-dessus, on peut mesurer l’angle avec un rapporteur : on obtient bien une
valeur proche de 59°).
Remarque 2 :
Les droites (RS) et (BC) étant parallèles, les angles et sont correspondants, donc égaux. On peut
donc aussi déterminer l’angle à partir des longueurs des côtés du triangle ABC (données par l’énoncé) et à
l’aide de l’une quelconque des trois fonctions trigonométriques usuelles (sinus, cosinus ou tangente). Cette
méthode est particulièrement utile lorsqu’on n’a pas su calculer la longueur AS ou qu’on n’est pas sûr de son
résultat.
TROISIEME PARTIE
Avertissement pour les candidats au CRPE :
Dans toute cette partie, nous proposons un inventaire le plus complet possible des réponses envisageables,
dans un objectif de formation. Lors de l’épreuve du concours, il est impératif de respecter le nombre de
méthodes, erreurs, etc. demandé dans l’énoncé. Le candidat risque d’être pénalisé s’il en propose davantage.
SITUATION 1
1. a) Analyse a priori
Remarques préliminaires :
Dans la suite, on considère que sur chaque carte fournie aux élèves sont représentées cinq collections
séparées par des lignes verticales, et on suppose que, sur les photographies fournies par l’énoncé
pour les cartes A, B et D, ces lignes ont été décalées par rapport au matériel des élèves.
L’énoncé demande de proposer des méthodes que pourraient utiliser les élèves pour « dénombrer les
collections proposées », c’est-à-dire en déterminer le nombre d’éléments. Or il est indiqué par ailleurs
que l’objectif de l’enseignant est de « faire réaliser des collections de jetons de cardinaux identiques à
ceux de la carte », tâche qui ne nécessite pas a priori de « dénombrer » ces collections, sauf demande
explicite de l’enseignant. L’énoncé est donc ambigu.
Dans le cadre d’une analyse a priori, l’intérêt de l’enseignant est d’examiner l’ensemble des
techniques que l’élève peut utiliser pour effectuer l’exercice proposé. Ici, au vu du matériel donné et
conformément à l’objectif annoncé, nous considérons que la tâche de l’élève consiste à construire des
collections de jetons équipotentes aux collections de la carte, sans procédure imposée. C’est pourquoi
nous choisissons dans la suite de commencer par présenter des méthodes qui n’utilisent pas le
dénombrement.
L’énoncé demande de distinguer les deux configurations : même si, a priori, la plupart des méthodes
utilisables dans l’une des configurations le sont aussi dans l’autre, nous privilégierons les plus
probables dans chaque cas.
Configuration 1
Configuration 2
SITUATION 2
a) Sa démarche
Quentin a représenté les douze têtes. Il a alors fait un premier essai en supposant qu’il y avait autant de
chameaux que de dromadaires : sous les six premières têtes, il a écrit « D », et sous les six suivantes, il a
écrit « C ». Il a alors représenté sur la ligne suivante les bosses correspondantes, puis en a indiqué le
nombre. Ceci lui a permis de déterminer le nombre total de bosses obtenues, soit 18.
Comme cela ne suffisait pas pour satisfaire la deuxième contrainte (20 têtes au total), il a « ajouté une
bosse à un dromadaire » (remplaçant 1 par 2), autrement dit il a remplacé un dromadaire par un
chameau. Ceci lui a donné 19 bosses (écrit au bout de la ligne, avec « 18 » barré).
Comme cela ne suffisait toujours pas, il a renouvelé sa démarche, et a cette fois-ci bien obtenu 20 bosses.
Il a alors correctement dénombré les dromadaires restants (4), et a rédigé une phrase de conclusion.
Remarque :
Ce raisonnement arithmétique s’appelle « méthode de la fausse position »
a) Sa démarche
Ramia a aussi représenté les 12 têtes. Elle a ensuite dessiné une bosse au-dessous de chacune d’elles, puis
a commencé une deuxième ligne de bosses jusqu’à arriver à un total de 20 bosses. Il lui restait 4 têtes
n’ayant qu’une bosse, ce qui correspondait au nombre de dromadaires du troupeau. Sa conclusion est
correcte.
Remarque :
Le sujet demande d’appliquer le « raisonnement » des élèves après avoir expliqué leur « démarche ». Les
valeurs numériques des questions b) ne se prêtent pas à l’utilisation d’un schéma pour résoudre le problème.
Il est donc nécessaire d’identifier dans les démarches des élèves les raisonnements sous-jacents puis de les
mettre en œuvre par des calculs adaptés, en s’affranchissant du dessin et du comptage.
SITUATION 3
Remarque :
Il s’agit d’un problème de proportionnalité dans un contexte de mesure de volume. Pour le résoudre, il faut
admettre que l’accroissement de la hauteur d’eau dans le récipient est proportionnel au volume d’eau ajouté.
:2
:2
Justification mathématique :
Dans cette méthode, la propriété mathématique sous-jacente est la linéarité multiplicative de la fonction
qui au nombre de litres versés associe le nombre de centimètres supplémentaires de la hauteur d’eau.
Remarque :
Dans cette situation de proportionnalité, la fonction f qui au nombre de litres versés associe le nombre de
centimètres supplémentaires de la hauteur d’eau est une fonction linéaire.
Cette fonction f vérifie, : quels que soient les réels k et x, f (k x) = k f (x).
:2
:2
+
Justification mathématique :
Dans cette méthode, les propriétés mathématiques sous-jacentes sont les propriétés de linéarité
multiplicative et additive de la fonction qui au nombre de litres versés associe le nombre de centimètres
supplémentaires de la hauteur d’eau.
Remarque :
La fonction linéaire f (cf. méthode 1) vérifie :
- quels que soient les réels k et x, f(k x) = k f(x) ;
- quels que soient les réels a et b, f(a + b) = f(a)+ f(b).
Ici, après l’utilisation de la propriété multiplicative pour calculer f(2) (cf. méthode 1), on utilise :
f(6) = f(4 + 2) = f(4)+ f(2) = 2 + 1 = 3.
Justification mathématique :
Dans cette méthode, on utilise le fait que le rapport entre deux grandeurs proportionnelles est constant :
ce rapport est le coefficient de proportionnalité.
Remarque :
Dans cette situation de proportionnalité, la fonction linéaire f est telle qu’il existe un nombre a tel que, quel
que soit le réel x, f(x) = a x .
Ici, on sait d’une part que f(4) = 2 et d’autre part que f(4) = a 4 ; on en déduit que 4 a = 2, donc que a =
puis que .
:4
:4
Justification mathématique :
On utilise successivement deux fois la propriété multiplicative de la linéarité (cf. méthode 1) avec
l’intermédiaire du « retour à l’unité », donc ici une première division par 4 (ou multiplication par 1/4).
Remarque :
Cette méthode, basée sur un raisonnement systématique, utilise la propriété multiplicative de la linéarité.
Du point de vue des calculs, elle peut paraître identique à la méthode 3, mais du point de vue des
raisonnements sous-jacents, ces deux méthodes sont différentes.
En effet, dans les deux cas, la première étape consiste à diviser 2 par 4 et on obtient 0,5 :
- dans la méthode 3, on cherche ainsi un coefficient qui permet de passer d’une grandeur à l’autre (du
volume à la hauteur) : ;
- dans la méthode 4, on utilise un rapport entre deux valeurs d’une même grandeur (calculé de volume à
volume, puis utilisé de hauteur à hauteur : .
Remarque :
La technique du « produit en croix » pour la recherche d’une quatrième proportionnelle ne relève pas du
programme de CM2.
A. Lectures graphiques
Remarques préliminaires :
Toute lecture graphique permet d’estimer une valeur approchée mais ne donne pas la valeur exacte.
Les mesures de longueur auxquelles il est fait référence dans ce corrigé ont été effectuées sur la figure du
sujet en page 25 de ces annales. Les figures qui suivent peuvent être à des échelles différentes.
Plusieurs méthodes sont envisageables pour obtenir une valeur approchée de yA.
On en déduit la mesure (en mm) dans la réalité : (valeur approchée à 10-1 près).
Remarque :
Dans cette méthode, la longueur de référence est très petite, ce qui rend l’erreur d’approximation plus
importante. Un candidat aurait pu retenir 3,9 mm ce qui aurait donné un résultat approché de 69,2 mm.
Remarque :
Dans cette méthode, on aurait pu proposer comme valeur approchée représentant xB (en unités) : 10 + ou
Remarque :
La notion de fonction continue n’est pas exigible d’un candidat au CRPE, mais elle est nécessaire pour pouvoir
affirmer que les nombres qui conviennent sont bien ceux de l’intervalle[xD, xC].
Pour estimer xD et xC, on emploie l’une des deux méthodes citées dans la partie précédente.
Remarque :
On aurait pu proposer 5 + pour la mesure de la longueur correspondant à xD, ce qui aurait conduit au
résultat suivant : xD = 10,5.
Pour une focale comprise entre 55 et 200 mm, les angles de champ correspondant sont compris
entre 10,5° et 36° environ.
Pour une focale comprise entre 55 et 200 mm, les angles de champ correspondant sont compris
entre 10,5° et 36,3° environ.
Soit : ou : donc : .
Remarque :
On aurait pu choisir une autre unité de mesure de longueur. Par exemple, le choix du mètre aurait conduit à
l’égalité : . La largeur L aurait alors été exprimée en mètres : L 12,3 (valeur
approchée à 0,1 près par défaut).
1. b) Détermination des focales permettant que la largeur de la scène photographiée soit au moins
aussi grande que la largeur du théâtre
La largeur de la scène du théâtre est : 15 m = 15 000 mm.
Comme dans la question précédente, toutes les mesures de longueur sont exprimées en millimètres.
Dans cette question, on veut déterminer les focales pour que L soit supérieure ou égale à 15 000.
Soit : ou .
Ainsi : (valeur approchée par défaut à 10-2 près).
La focale correspondant à une largeur de scène de 15 m est d’environ 28,73 mm.
D’après le schéma de l’appareil photo, l’angle de champ et la largeur de la scène photographiée L sont en
relation : la distance D à la scène étant constante, plus l’angle est grand, plus la largeur L est grande.
De plus, le graphique donné partie A, montre que pour augmenter l’angle de champ (donc la largeur L), il
faut diminuer la focale. Pour que la largeur de la scène photographiée soit supérieure à 15 m, il faut alors
que la focale soit inférieure à 28,73 mm.
Le photographe peut donc utiliser toutes les focales inférieures (ou égales) à 28 mm.
Si L , et puisque l = 36, on a : .
Or d’après la formule : .
2. Véracité de l’affirmation « Si on est placé deux fois plus loin de la scène, il faut une focale deux
fois plus longue pour photographier la même largeur de scène »
L’affirmation donnée sous-entend que l’appareil photo utilisé est le même. Dans ce cas, la largeur du
capteur numérique l ne change pas.
Par ailleurs, la largeur L de scène photographiée ne change pas. Par conséquent ne change pas.
Alors, si on multiplie D par 2, pour que le rapport reste identique il faut aussi multiplier f par 2.
C. Étude théorique
1. a) Justification du parallélisme des droites (AH) et (A’K)
D’après l’énoncé, le point C appartient à la droite (HK).
Le codage sur la figure indique que la droite (HK) est perpendiculaire aux droites (AB) et (A’B’), que le
point H appartient au segment [AB] et que le point K appartient au segment [AA’]. Alors les droites (AB) et
(AH) (et respectivement (A’B’) et (A’K)) sont confondues.
On en déduit que les droites (AH) et (A’K) sont toutes les deux perpendiculaires à (HK).
Les droites (AH) et (A’K) sont donc parallèles.
Méthode 2 : identification des images des points de la figure par la symétrie d’axe (HK)
Remarque :
La droite (d) est axe de symétrie d’un segment [MM’] (autrement dit M’ est l’image du point M par la symétrie
d’axe (d)) si et seulement si (d) est la médiatrice de ce segment.
D’après le codage de la figure, H est le milieu du segment [AB]. Ainsi la droite (HK) est perpendiculaire au
segment [AB] et passe par son milieu. On en déduit que (HK) est la médiatrice du segment [AB]. Alors dans
la symétrie d’axe (HK), l’image de A est B, et l’image du segment [AB] est lui-même (la symétrie axiale
conserve l’alignement, donc l’image d’un segment est un segment).
De même, le codage de la figure indique que K est le milieu du segment [A’B’]. Ainsi la droite (HK) est
perpendiculaire au segment [A’B’] et passe par son milieu. On en déduit que (HK) est la médiatrice du
segment [A’B’] et par suite que l’image de A’ par la symétrie d’axe (HK) est B’ et l’image du segment [A’B’]
est lui-même.
Par conséquent, l’image du segment [AA’] est le segment [BB’].
Comme C, H et K appartiennent à l’axe de symétrie (HK), ils sont leur propre image et l’image du segment
[HK] est lui-même.
Ainsi tous les points de la figure ont pour image un point de la figure par la symétrie d’axe (HK).
On en déduit que (HK) est axe de symétrie de la figure.
2. Justification de l’égalité
D’après l’énoncé, les droites (AA’) et (HK) se coupent en C. Par ailleurs nous avons montré (question 1.a.)
que (AH) est parallèle à (A’K). Ainsi, les deux triangles AHC et A’KC sont en configuration de Thalès.
D’après le théorème de Thalès dans les triangles AHC et CKA’ : .
3. Démonstration de la relation
De plus : et l.
Alors : .
Ou encore : .
DEUXIÈME PARTIE
EXERCICE 1
Remarque préliminaire :
Le diagramme proposé présente le nombre d’archers du club A ayant obtenu un nombre de points donné
(compris entre 0 et 10), pendant le championnat. En revanche, le diagramme ne présente pas le nombre de
points obtenus par un archer donné.
Remarque :
Cette question porte implicitement sur les archers du club A.
Par lecture directe du graphique, on peut déterminer sur l’axe des ordonnées combien d’archers du club A
ont obtenu de 0 à 10 points :
1. b) Nombre d’archers (du club A) ayant gagné trois points ou plus au cours du championnat
Pour calculer le nombre d’archers ayant obtenu trois points ou plus lors de ce championnat, on peut
ajouter le nombre d’archers ayant obtenu de 3 à 10 points, soit : 9 + 8 + 12 + 14 + 6 + 8 + 18 = 75.
Ainsi 75 archers du club A ont gagné au moins trois points au cours du championnat.
Méthode 1 :
Le nombre d’archers ayant obtenu un score inférieur ou égal à six est : 5 + 9 + 8 + 12 = 34.
Le nombre d’archers ayant obtenu un score inférieur ou égal à sept est : 34 + 14 = 48.
On peut en déduire que 40 archers au moins ont obtenu un score inférieur ou égal à sept, et 40 archers au
moins ont obtenu un score supérieur ou égal à sept.
Le score médian des archers du club A est alors égal à sept.
Méthode 2 :
Le nombre d’archers ayant obtenu un score supérieur ou égal à huit est : 6 + 8 + 18 = 32.
Le nombre d’archers ayant obtenu un score supérieur ou égal à sept est : 6 + 8 + 18 + 14 = 46.
Ainsi 40 archers au moins ont obtenu un score supérieur ou égal à 7, et on en déduit que 40 archers au
moins ont obtenu un score inférieur ou égal à sept.
Le score médian des archers du club A est alors égal à sept.
Pour le club B, nous savons que son score moyen est de 7 points.
On peut en conclure que le club B a un score moyen plus élevé que le club A.
2. b) Comparaison des scores des dix meilleurs archers des deux clubs
Dans le club A, la lecture directe du graphique indique que 18 archers ont réalisé le score maximal de 10.
Les 10 meilleurs archers du club A ont donc obtenu 10 points. Par conséquent leur score moyen est 10.
De plus nous savons que les dix meilleurs archers du club B ont un score moyen de 9,9 points.
On peut en conclure que, pour les dix meilleurs archers, le club A a un score moyen plus élevé que
le club B.
EXERCICE 2
Remarque préliminaire :
Dans cette correction, on interprète l’affirmation de Sophie comme « la probabilité d’obtenir un 1 (au moins)
est deux fois plus importante que celle d’obtenir un double 1 ». Cela suppose que Sophie a déjà pris le corps de
son cochon et cherche principalement à obtenir les oreilles et la queue du cochon.
2 (2 ; 1) (2 ; 2) (2 ; 3) (2 ; 4) (2 ; 5) (2 ; 6)
3 (3 ; 1) (3 ; 2) (3 ; 3) (3 ; 4) (3 ; 5) (3 ; 6)
4 (4 ; 1) (4 ; 2) (4 ; 3) (4 ; 4) (4 ; 5) (4 ; 6)
5 (5 ; 1) (5 ; 2) (5 ; 3) (5 ; 4) (5 ; 5) (5 ; 6)
6 (6 ; 1) (6 ; 2) (6 ; 3) (6 ; 4) (6 ; 5) (6 ; 6)
Sur ces 36 possibilités, une seule (en gras et soulignée dans le tableau) permet d’obtenir exactement
deux 1 et douze (en gras dans le tableau) permettent d’obtenir un 1 (dans dix cas possibles, un seul dé
présente la face 1 ; et dans un cas, les deux dés présentent la face 1). On a douze fois plus de chances
d’obtenir exactement deux 1 que d’obtenir au moins un 1.
Si on considère que Sophie a déjà pris le corps de son cochon et qu’elle lance les dés pour tenter
d’obtenir les attributs (les oreilles et la queue) de l’animal, on peut conclure de ce qui précède que
son affirmation est fausse.
Dé n°1 Dé n°2
Dé n°1 Dé n°2
1
2 1
3 2
1 1 3
4 4
5 5
6 6
1
1 2
2 3
2 4
3
2 5
4
6
5 1
6 2
1 3 3
4
2 5
3 6
3 1
4 2
5 3
4 4
6
1 5
6
2 1
3 2
4 3
4 5 4
5 5
6 6
1 1
2
2 3
3 6 4
5 5
4
5 6
6
1
2
3
6
4
5
6
Sur ces 36 possibilités, une seule (entourée dans l’arbre) permet d’obtenir exactement deux 1 et douze (en
gras) permettent d’obtenir un 1. On a douze fois plus de chances d’obtenir exactement deux 1 que
d’obtenir au moins un 1.
Si on considère que Sophie a déjà pris le corps de son cochon et qu’elle lance les dés pour tenter
d’obtenir les attributs de l’animal, on peut conclure de ce qui précède que son affirmation est
fausse.
Remarque :
On peut également considérer que si Sophie obtient un double 1, elle prendra la queue plutôt que les oreilles.
Dans ce cas, il y a dix chances d’obtenir une oreille et une seule d’obtenir la queue. Elle a dix fois plus de
chances d’obtenir exactement deux 1 que d’obtenir exactement un 1. L’affirmation reste fausse.
3. Probabilité qu’un joueur ne puisse pas prendre le corps du cochon au cours des deux premiers
tours de jeu
Méthode 1 :
Grâce au tableau précédent, on peut en déduire que suite à un lancer des deux dés, il y a 25 possibilités
parmi les 36 issues possibles de ne pas obtenir de 6, soit une probabilité de .
Or deux lancers sont deux évènements indépendants. Suite à deux lancers successifs, la probabilité de ne
pas obtenir de 6 est donc : .
La probabilité qu’un joueur ne puisse pas prendre le corps du cochon après deux tours de jeux
est (soit environ 0,48).
Remarque :
On peut également s’appuyer sur un arbre de probabilité.
Méthode 2 :
Grâce au tableau précédent, on peut en déduire que suite à un lancer des deux dés, il y a 11 possibilités
parmi les 36 issues possibles d’obtenir au moins un 6. Par conséquent, le nombre de possibilités de ne pas
en obtenir est de : 36 – 11 = 25.
La probabilité de ne pas obtenir un 6 suite à un lancer des deux dés est alors de .
Or deux lancers sont deux évènements indépendants. Suite à deux lancers successifs, la probabilité de ne
pas obtenir de 6 est donc : .
La probabilité qu’un joueur ne puisse pas prendre le corps du cochon après deux tours de jeux est
(soit environ 0,48).
Méthode 3 :
Pour chaque lancer d’un dé, la probabilité de ne pas obtenir un 6 est .
Deux lancers de deux dés reviennent à lancer quatre fois un dé car tous ces évènements sont
indépendants. La probabilité qu’un joueur ne puisse pas prendre le corps du cochon après deux tours de
jeux est alors : .
La probabilité qu’un joueur ne puisse pas prendre le corps du cochon après deux tours de jeux est
(soit environ 0,48).
Remarque :
La valeur approchée de la probabilité n’était pas attendue dans cet exercice.
EXERCICE 3
La formule à saisir en E3 pour que la recopie vers le bas permette un calcul correct est donc
« = B3* (4 + 4/2) » ou bien « = $B3 * (4 + E$2/2) ».
Remarques :
Sans calculer les débits, on peut remarquer que et conclure à l’égalité des débits.
Pour résoudre cette question, il est également envisageable d’utiliser les deux expressions algébriques
données dans l’énoncé pour exprimer le débit, puis en déduire que le débit ne dépend que de n (c’est l’objet de
la question suivante que nous traitons ci-dessous). Puisque le débit ne dépend pas de la vitesse, alors il est
identique pour des vitesses de 2 m/s ou 3 m/s.
Méthode de calcul 1 :
On a donc :
Dans le cas où on choisit l’espacement minimal en fonction de la vitesse, le débit peut bien s’exprimer
uniquement en fonction du nombre de sièges par véhicule.
Par conséquent, le débit est indépendant de la vitesse, ce qui confirme le résultat de la question
précédente.
Méthode de calcul 2 :
De (2) on déduit : .
Soit : .
EXERCICE 4
1. Affirmation 1
Remarque :
En revanche, « Si les diagonales d’un parallélogramme sont perpendiculaires alors c’est un losange » est une
affirmation vraie.
2. Affirmation 2
Remarque :
La procédure qui consiste uniquement à calculer le prix après double réduction d’un article dont le prix initial
aurait été fixé (par exemple à 100€) sans expliciter la généralisation, ne permet pas de conclure. Elle ne
constitue donc pas une réponse attendue.
3. Affirmation 3
Or : et .
Remarque :
Le choix d’un multiple de 4 (comme 16) donne des nombres entiers d’enfants mais d’autres nombres
conduisant à des situations moins réalistes conduisent également à un raisonnement mathématiquement
correct.
On note g le nombre de garçons dans la classe. Alors le nombre de filles dans la classe est : .
Or : et .
Ainsi : soit : ou : .
C’est-à-dire : .
4. Affirmation 4
Dans la division euclidienne de par 7, le quotient est et le reste 3.
Ainsi : avec .
Dans la division euclidienne de par 7, le quotient est et le reste 4.
Ainsi : avec .
On a donc : .
TROISIEME PARTIE
SITUATION 1
1) Existence éventuelle de nombres non décimaux pouvant s’écrire sous la forme d’une fraction
Remarque préliminaire :
Dans ce sujet, « fraction » est utilisé pour désigner une écriture d’un nombre rationnel, mais dans certaines
questions le terme « fraction » fait référence à un nombre.
Tous les nombres qui peuvent s’écrire sous la forme d’une fraction sont des nombres rationnels. Parmi les
nombres rationnels, certains ne sont pas des nombres décimaux : on citera par exemple ; ; ;…
Ainsi il existe des nombres qui peuvent s’écrire sous la forme d’une fraction, mais qui ne sont pas
des nombres décimaux.
2) Existence éventuelle de nombres décimaux ne pouvant pas s’écrire sous la forme d’une fraction
Un nombre décimal est un nombre rationnel qui peut s’écrire sous la forme d’une fraction dont le
dénominateur est une puissance de 10 (par exemple est un nombre décimal car il peut s’écrire ou
, …). Par conséquent, tous les nombres décimaux peuvent s’écrire sous la forme d’une fraction.
Autrement dit, il n’existe aucun nombre décimal ne pouvant pas s’écrire sous la forme d’une
fraction.
3) Exemple de procédure ou de raisonnement correct avec les nombres entiers, mais pouvant
s’avérer erroné avec les nombres décimaux
Remarques préliminaires :
La formulation de cette question est vague, laissant place à une très large interprétation des termes
« procédure » ou « raisonnement ». On peut se placer du point de vue de l’élève (qui transpose sur les
décimaux de manière erronée une procédure ou un raisonnement sur les entiers), ou du point de vue des
propriétés mathématiques.
Une seule procédure ou un seul raisonnement était attendu(e) du candidat.
123 123
Exemples : Correct Incorrect
+ 58 + 5,8
123 123
Correct – 58 Incorrect – 5,8
SITUATION 2
Remarque :
Ni l’analyse de la situation, ni la résolution du problème présentées ci-dessous n’étaient attendues du
candidat.
Selon la typologie de Vergnaud, il s’agit d’un problème de proportionnalité simple de type quatrième
proportionnelle :
Masse de pommes (en kg) 2 ?
2 1/2
Prix (en €) 4 5
La situation évoquée est issue de la vie courante et consiste à exprimer le prix payé (exprimée en €) en
fonction de la masse de pommes achetée (exprimée en kg).
La fonction linéaire f associée est donnée par : .
Le problème consiste à rechercher l’antécédent de 5 par la fonction f, c’est-à-dire le nombre tel que :
.
On aboutit à l’équation : .
Soit : .
Léo a donc acheté 2,5 kg de pommes.
Cependant, dans ce problème, on peut également considérer la situation qui consiste à exprimer la masse
de pommes achetée (exprimée en kg) en fonction du prix payé (exprimé en €). La fonction linéaire g
associée est donnée par : .
Le problème posé consiste alors à rechercher l’image de 5 par la fonction g : .
Remarque 1 :
On constate d’après l’analyse précédente que le résultat du problème posé est un nombre décimal (2,5). On
peut alors s’interroger sur la pertinence d’une procédure « au moins ne nécessitant pas le recours aux
nombres décimaux ». Un seul raisonnement est applicable sans intervention des nombres décimaux : il
s’appuie sur la conversion des masses en grammes, même si cela semble peu probable au cycle 3 compte-tenu
des nombres en jeu.
Remarque 2 :
L’utilisation du « produit en croix » pour calculer la masse achetée pour un prix payé de 5 € (résultat du
calcul ) n’est pas une procédure attendue d’un élève de CM1/CM2.
Remarque :
Dans cette procédure, les nombres décimaux n’apparaissent que dans l’expression du résultat final.
Procédure 2 : utilisation de l’opérateur permettant de calculer la masse de pommes en fonction du prix payé
Remarque :
Cette procédure consiste en réalité à chercher le coefficient de proportionnalité pour en déduire l’image de 5
par la fonction g : les nombres décimaux n’apparaissent en fait que dans l’expression du résultat final, même
si l’opérateur « prendre la moitié d’un nombre » consiste en réalité à multiplier ce nombre par .
Toutes les masses sont exprimées en g. Dans ce cas, le coefficient de proportionnalité est .
Remarque :
Cette procédure ne fait pas intervenir les nombres décimaux.
Masse de pommes
2 1 0,5 ?
(en kg)
Prix payé (en €) 4 2 1 5
÷2 ÷2 5
Puisque pour 2 kg de pommes, Nicolas paie 4 €, il paie deux fois moins pour deux fois moins de pommes,
soit 2 € pour 1 kg de pommes. Par suite, il paie 1 € pour 0,5 kg de pommes. Si Léo paie 5 fois plus cher
(5 €), alors il a acheté 5 fois plus de pommes, soit : .
Cette procédure s’appuie sur la propriété multiplicative de la linéarité :
Remarque :
Dans cette procédure, les nombres décimaux apparaissent sous forme fractionnaire (ou sous forme décimale
si l’élève choisit l’écriture 0,5 kg).
Pour 4 €, Nicolas achète 2 000 g de pommes, pour 1 € il achète quatre fois moins de pommes, soit :
2 000 g ÷ 4 = 500 g.
Si Léo paie 5 fois plus cher (5 €), il achète 5 fois plus de pommes, soit : 5 500 g = 2 500 g.
Remarque :
Cette procédure ne fait pas intervenir les nombres décimaux.
+
÷4
Masse de pommes
2 0,5 ?
(en kg)
Prix payé (en €) 4 1 5
÷4
+
Puisque pour 2 kg de pommes, Nicolas paie 4 €, il paie quatre fois moins pour quatre fois moins de
pommes, soit 1 € pour 0,5 kg de pommes. Par suite, si Léo paie 5 €, c’est-à-dire 4 € et encore 1 €, alors il a
acheté 2 kg et encore 0,5 kg de pommes, soit 2,5 kg de pommes.
Cette procédure s’appuie sur la propriété multiplicative de la linéarité ( ) et sur la
propriété additive de la linéarité : f(2,5) = f(2) + f(0,5) = 4 + 1 = 5.
Remarque :
Dans cette procédure, les nombres décimaux apparaissent a priori sous forme décimale.
SITUATION 3
Remarque :
L’usage du signe « = » dans la formulation de cet exercice est abusif, le nom d’une figure géométrique
(« triangle ») n’étant pas une unité de mesure d’aire.
1) Compétences semblant acquises d’après les productions de Terry et Raphaëlle. Analyse des
erreurs éventuelles
Remarque :
Ni la description ni l’analyse des procédures de ces élèves n’est attendue, mais elle est nécessaire pour pouvoir
répondre à la question.
Production de Terry
Terry a dénombré les triangles grisés de la figure sans en oublier. En utilisant la relation donnée dans
l’énoncé (« 4 triangles = 1 cm2 »), il a déduit de 43 triangles le nombre entier « d’unités » (10), qu’il ne relie
pas à « cm2 ». Il a pris en compte le reste (3) en l’identifiant à une fraction de l’unité d’aire cm2, mais sans
l’exprimer sous forme décimale. Sa réponse est correcte, même si « unité » doit être considéré comme
« cm2 ».
Terry n’a pas fait d’erreur.
Les compétences qui semblent acquises par Terry au vu de sa production portent sur différents domaines
des mathématiques et sont les suivantes.
Dans le domaine des grandeurs et mesures, Terry :
- a compris le principe d’additivité des aires (l'aire de la juxtaposition de deux surfaces est la somme
des aires de ces surfaces) ;
- a été capable d’utiliser un pavage pour trouver la mesure de l’aire d’une surface à l'aide d'une unité
de référence.
Dans le domaine des nombres et des calculs, Terry a été capable :
- d’utiliser une fraction pour exprimer une aire (il associe l’aire des 3 triangles à cm2) ;
- de décomposer 43 en .
Production de Raphaëlle
A partir de l’information « 4 triangles = 1 cm2 », Raphaëlle calcule en deux temps l’aire d’un triangle.
Elle dénombre les triangles grisés de la figure, en les regroupant par paquets de 2, de 4 ou de 8 lorsque
c’est possible, en identifiant ces groupements sur la figure (traits indiquant chaque triangle dénombré) et
en indiquant les mesures en cm2 dans un calcul posé en colonne.
Elle effectue enfin ce calcul et trouve un résultat cohérent.
Raphaëlle a oublié deux triangles ce qui rend incorrect son résultat. Cet oubli peut être dû à la surcharge
de son dessin ou à l’organisation de l’énumération des triangles (certains sont comptabilisés alors qu’ils
n’apparaissent pas barrés).
Les compétences qui semblent acquises par Raphaëlle au vu de sa production portent sur différents
domaines des mathématiques.
Dans le domaine des grandeurs et mesures, Raphaëlle :
- a compris le principe d’additivité des aires (l'aire de la juxtaposition de deux surfaces est la somme
des aires de ces surfaces) ;
- a été capable d’utiliser un pavage pour trouver la mesure de l’aire d’une surface ;
- a été capable de calculer la mesure de l’aire d’une surface en utilisant une unité conventionnelle
(le cm2).
Dans le domaine des nombres et des calculs, Raphaëlle a été capable :
- de calculer 1 ÷ 2 et 0,5 ÷ 2 ;
- d’utiliser les relations entre les nombres 1 ; 0,5 et 0,25 ;
- de calculer la somme de nombres décimaux.
Remarque 1 :
On ne parle pas ici de compétences concernant la technique opératoire de l’addition avec des nombres
décimaux car le calcul, même s’il semble posé, a pu être réalisé mentalement.
Remarque 2 :
On ne parle pas non plus de compétences concernant la mise en œuvre d’un dénombrement car celles-ci
relèvent essentiellement de la fin du cycle 1 (et du début du cycle 2).
A. Questions préliminaires
1. Longueur de [BC]
Remarque :
Il s’agit d’un résultat bien connu : une unité de longueur étant choisie, pour un triangle rectangle dont les
longueurs des côtés de l’angle droit ont pour mesures 6 et 8, la mesure de la longueur de l’hypoténuse est 10.
Il s’agit du triplet Pythagoricien (6 ; 8 ; 10).
Remarque :
Nous connaissons les longueurs des trois côtés du triangle rectangle ABC. Il est donc possible de calculer par
l’utilisation du cosinus, du sinus ou de la tangente de l’angle une mesure de cet angle. Nous utiliserons
ici, par exemple, le cosinus.
Dans le triangle rectangle ABC, on a :
3. Égalité AE = DF
Les droites (AB) et (AC) sont perpendiculaires. Le point D appartient à [AB] et le point F appartient à [AC].
Donc (AD) et (AF) sont perpendiculaires.
De même, les droites (AD) et (ED) sont perpendiculaires ainsi que (AF) et (FE).
Le quadrilatère ADEF a donc trois angles droits. C’est un rectangle.
Or un rectangle a ses diagonales de même longueur.
On en déduit que AE = DF.
1.a) Longueurs BD et DE
Le point D appartient à [AB], donc les points A, D et B sont alignés dans cet ordre.
On en déduit que :
Donc = soit DE = = =
1.b) DF = cm
L’angle est un angle droit (cf partie A), donc le triangle DAF est rectangle en A.
D’après le théorème de Pythagore :
DF2 = DA2 + FA2.
Donc DF = cm.
2. Cas général où AD = x
Donc = soit : DE =
3.a) Formule rentrée en cellule B2 et ayant permis par recopie le remplissage la colonne B
Pour répondre à cette question, il faut comprendre que les nombres de la colonne B s’obtiennent à partir
des valeurs de la colonne A et que les premières valeurs de x données dans la colonne A sont dans la
cellule A2. Ainsi voici la réponse à la question posée.
Propositions Réponse
Faux. Cette formule permet de calculer une seule valeur
Proposition 1 : = 1,5625*0²−9*0+36
(cellule B2) car il n’y a pas de référence à la cellule A2.
Proposition 2 : = 1,5625*A2^2−9*A2+36 Correct.
Proposition 3 : = 1,5625*x^2−9*x+36 Faux. Pas de référence à la cellule A2.
Proposition 4 : = 1,5625*A1^2−9*A1+36 Faux. Erreur de cellule de référence (A1 au lieu de A2).
3.b) Explication du choix de poursuivre la recherche avec les valeurs données dans la colonne D du
tableau
La lecture du tableau 1 (voir sujet en page 34) fait apparaître que la valeur de DF2 décroit jusqu’à un
minimum qui se situe entre 2,5 et 3,5, puis se met à croitre ensuite.
Il est donc nécessaire de trouver plus finement où la valeur minimale se trouve en prenant les valeurs de x
comprises entre 2,5 et 3,5.
C’est pour cette raison que l’utilisateur a choisi de poursuivre avec les valeurs comprises entre 2,5
et 3,5.
3.c) Encadrement d’amplitude 0,02 de la valeur de x pour laquelle DF² est minimal
La lecture du tableau 2 (voir sujet en page 35) fait apparaître, à l’aide des colonnes D et E, que la fonction
décroit jusqu’à un minimum qui se situe entre 2,8 et 3.
La lecture des colonnes G et H montre que la fonction décroit jusqu’à un minimum qui se situe entre 2,87
et 2,89. Elle prend en effet successivement les valeurs 23,0402 puis 23,0400 puis 230402 pour les
nombres 2,87 puis 2,88 puis 2,89.
On peut donc en déduire que la valeur de x pour laquelle DF2 est minimale est comprise entre 2,87 et 2,89
ce qui correspond à un encadrement d’amplitude 0,02 de la valeur de x.
donc la distance OM est strictement supérieure à la distance entre le point O et la droite Δ. On en déduit
que : OH < OM.
F E
A D B
Remarque :
Aucun outil n’est précisé dans l’énoncé. Il est donc possible de faire la construction avec l’équerre, qui est la
méthode la plus simple. La construction avec règle et compas est elle aussi possible mais plus longue.
Le triangle rectangle ABC peut aussi être considéré comme un demi-rectangle et donc on peut calculer son
aire comme étant la moitié de l’aire du rectangle :
Donc : et
On a donc : AE = 4,8 cm.
Dans le rectangle ADEF les diagonales sont de même longueur.
On en déduit que DF = 4,8 cm.
DEUXIÈME PARTIE
EXERCICE 1
1. Durée nécessaire à un signal lumineux émis par le Soleil pour parvenir à la Terre
Remarque :
Nous avons remplacé "temps nécessaire à un signal lumineux…" par la formulation plus rigoureuse "durée
nécessaire à un signal lumineux…".
La vitesse de la lumière dans le vide étant exprimée en m/s, exprimons 1UA en mètres :
1UA = 150 106 103 m = 15 1010 m.
A partir de la relation , on obtient :
La durée est donc de 500 s qui est égal à 8 60 s 20 s, c’est à dire à 8 min 20 s.
La durée nécessaire à un signal lumineux émis par le Soleil pour parvenir à la Terre, en supposant
qu’il parcourt 1 UA dans le vide est de 8 min 20 s.
Remarque :
Les calculs permettent d’obtenir une valeur exacte en kilomètres. Or il est demandé dans le sujet une valeur
approchée, sans aucune indication de précision. Différentes réponses sont donc possibles comme par exemple
9467 milliards de kilomètres. Il est aussi possible de conclure en donnant l’écriture scientifique suivante :
9,5 1012 km.
3. a) Distance Neptune-Soleil en UA
La distance moyenne Neptune - Soleil est de 4,5 milliards de kilomètres soit 4,5 109 km ou encore
45 108 km.
Une UA vaut 15 107 km.
Or 45 108 = 30 (15 107).
On en déduit que la distance moyenne Neptune-Soleil est de 30 UA.
Sur la maquette, il faudrait donc placer la Terre à de mètre, soit à environ 33 mm.
EXERCICE 2
Affirmation 2 : « 12 élèves de cette classe ne sont pas partis en vacances à la montagne (ni l’hiver, ni
l’été). » est vraie
Élèves partis à la
3 montagne l’hiver
Élèves partis à la
5 5
montagne l’été
Élèves partis à la
montagne l’hiver et l’été
On en déduit que seulement , soit 13 élèves sont partis à la montagne et donc que 25 – 13, soit
12 élèves ne sont pas partis à la montagne (ni en hiver, ni en été).
En prenant, par exemple, le point de coordonnées (1 ; 4) qui appartient à la droite sur le graphique, on
constate que les coordonnées de ce point ne vérifient pas la relation f(x) 3 x 1.
En effet 3 1 1 2 et non pas 4.
Donc la droite représentée sur le graphique n’est pas la représentation de la fonction affine
.
EXERCICE 3
Ainsi si le nombre de départ est 2, le nombre obtenu par le programme de calcul est 225.
Ainsi si le nombre de départ est , le nombre obtenu par le programme de calcul est 81.
Remarque :
On peut évidemment retrouver ce résultat en développant par une double distributivité l’expression
, ce qui donne : .
Ainsi si le nombre de départ est a, le nombre obtenu par le programme de calcul est donné par
l’expression : .
3. a) Nombres que l’on peut choisir au départ pour obtenir un résultat égal à 0
On cherche le nombre a tel que .
Pour que cette égalité soit vraie il faut que soit égal à 0. On en déduit que a = .
Il existe un nombre et un seul, a = , pour que le résultat du programme de calcul soit égal à 0.
3. b) Nombres que l’on peut choisir au départ pour obtenir un résultat égal à 49
On cherche le nombre a tel que .
Pour cela, on va utiliser la forme développée de l’expression calculée en à la question 2.
L’équation peut donc être remplacée par l’équation
Celle-ci est équivalente à l’équation , soit encore .
Le produit de deux nombres est nul si et seulement l’un des deux nombres est nul.
Ainsi on a deux cas possibles : ou .
On en déduit deux valeurs possibles pour a : ou
Il existe donc deux nombres, 0 et , que l’on peut choisir au départ pour que le résultat du
programme de calcul soit égal à 49.
3. c) Nombres que l’on peut choisir au départ pour obtenir un résultat égal à
On cherche le nombre a tel que .
Tout nombre élevé au carré est positif. Ici l’expression est le carré d’un nombre et, quelle
que soit la valeur de a, donnera une valeur positive donc ne pourra jamais être égale à .
Il n’existe donc pas de nombre tel que le résultat du programme de calcul soit égal à .
TROISIEME PARTIE
SITUATION 1
Il s’agit de déterminer le périmètre (longueur du contour) d’une figure à bords rectilignes, les élèves
disposent de son gabarit.
Préambule :
Pour traiter ce problème, des compétences nécessaires relevant de domaines différents sont en jeu :
géométrie, grandeurs et mesures, nombres et calculs.
Il est nécessaire d’identifier les différents éléments (segments) du contour (ligne brisée). La longueur du
contour est la somme des longueurs de ces différents segments.
Deux types de procédures sont possibles avant d’effectuer la somme des longueurs :
- mesurer les longueurs directement sur le gabarit ;
- reproduire la figure à l’aide du gabarit puis mesurer sur la figure obtenue.
Les compétences numériques mobilisées dans la somme des longueurs dépendent du choix, fait par l’élève, de
l’écriture de chacune des longueurs (en cm avec un nombre décimal, en cm et mm avec deux nombres entiers
ou en mm avec un seul nombre entier).
Remarque :
Il est demandé des compétences « nécessaires » dans la question. Ces compétences doivent donc être en jeu
quelle que soit la procédure utilisée par les élèves.
Ainsi la compétence « reproduire une figure à l’aide d’un gabarit » n’est pas considérée ici comme nécessaire.
On peut donc identifier les compétences suivantes :
- savoir identifier toutes les longueurs des côtés de la figure, nécessaires pour répondre à la
question posée ;
- prendre en compte une fois et une seule chacun des côtés de la figure ;
- mesurer une longueur en utilisant une règle graduée (savoir la positionner correctement, savoir
lire les graduations de la règle en les « traduisant » en nombres et longueurs comme 1,5 cm ou
bien 1 cm 5 mm, …) ;
- savoir calculer la somme de plusieurs mesures de longueurs dans l’ensemble des nombres
entiers ou des décimaux (écriture à virgule), selon les unités de mesures retenues.
Remarque :
Nous aurions pu évoquer aussi la procédure évitant tout calcul qui consiste à reporter les longueurs des
segments du contour du gabarit bout à bout sur une demi-droite. Il s’agira ensuite de mesurer avec une règle
graduée la longueur du segment obtenu. Cette procédure ne mobilise pas la compétence de calcul de
longueurs évoquée ci-dessus.
2. Deux difficultés que les élèves pourraient rencontrer pour cette tâche
En abordant ce problème, les élèves pourraient :
- rencontrer des difficultés dans la manipulation des instruments. Par exemple dans la précision
de l’utilisation du gabarit si l’élève choisi de reproduire la figure ou bien dans l’utilisation de la
règle graduée pour mesurer les segments ;
- oublier de mesurer un côté ou bien le mesurer deux fois (sans ensuite vérifier qu’il n’y a pas de
correspondance entre le nombre de côtés de la figure et le nombre de termes dans l’addition
posée) ;
- commettre des erreurs de calcul (oubli de retenues ; tables d’addition) ;
- commettre des erreurs de conversion de mesures.
Remarque :
Nous ne connaissons pas les dimensions exactes du gabarit donné aux élèves. Il est donc impossible de juger
de la précision des mesures qu’ils effectuent.
Prénom de Compétences mises en
Procédure suivie Erreurs éventuelles
l’élève œuvre
Il trace le contour du gabarit.
Il mesure les longueurs de
tous les côtés de la figure.
Il traduit les longueurs prises
avec la règle graduée par « x
cm y mm ».
Utiliser un gabarit pour
Il calcule ensuite la longueur
reproduire une figure. En posant l’addition en
totale en posant une addition
colonnes, il écrit
en colonne. Identifier toutes les longueurs
« 5 cm 2 mm » au lieu
des côtés de la figure.
Concernant la réponse 24 cm de « 2 cm 5 mm ».
21 mm, deux interprétations Prendre en compte une fois et
Il commet une erreur
Corantin sont possibles : une seule chacun des côtés de
dans le calcul de la
- Soit l’élève cherche à la figure.
somme : il trouve
effectuer une conversion et
Mesurer une longueur en « 31 cm 13 mm » au lieu
fait une erreur difficile à
utilisant une règle graduée. de « 29 cm 13 mm ».
expliquer.
- Soit il mesure la longueur Calculer la somme de
du contour directement plusieurs longueurs en cm
sur le gabarit ce qui et mm.
l’amène à avoir une
mesure plus précise et qui
expliquerait qu’il n’y a pas
de relation visible entre les
deux réponses.
Remarque :
En raison de la formulation de la question, nous ne retenons que la catégorie d’erreurs commune aux deux
élèves.
En relisant le contenu de la dernière colonne à droite du tableau 1, pour ces deux élèves nous identifions
une erreur dans le résultat de l’addition de huit termes. Ces erreurs peuvent provenir d’origine diverses
comme : erreur de table d’addition, difficulté de mémorisation d’un résultat intermédiaire, …
Une première piste de remédiation pourrait consister à leur faire refaire leur calcul « tout haut » devant
l’autre élève ou devant l’enseignant, pour identifier où sont ses difficultés.
Une autre remédiation consiste à faire refaire le calcul en changeant l’ordre des termes pour avoir des
calculs intermédiaires différents.
Une troisième piste serait de proposer un même « grand » calcul d’addition aux deux élèves et de leur faire
comparer leur résultat.
SITUATION 2
Le but du problème est de réaliser trois figures ayant simultanément deux propriétés : le même périmètre
que la figure A donnée et la même aire que la figure B donnée.
3. a) Production d’Axel
Le professeur demande à Axel de trouver une autre figure car deux des trois figures (fermées) qu’il
propose sont superposables.
Pour le quatrième tracé, Axel a déjà réalisé une ligne brisée constituée de 4 côtés de carreaux et de
2 diagonales. Vraisemblablement, il ne complète pas son tracé car il s’aperçoit d’avance (il anticipe) :
- que la figure aurait un plus grand périmètre que la figure A pour qu’elle puisse avoir la même aire que
la figure B ;
- ou alors qu’avec les deux côtés de carreaux qui lui manquent pour le périmètre il ne pourra pas
« fermer » la figure.
3. b) Production de Jean
Le but du problème est de réaliser trois figures ayant simultanément deux propriétés : le même périmètre
que la figure A et la même aire que la figure B.
Jean propose cinq figures et non pas trois. En outre, une seule figure répond aux conditions imposées.
Parmi les quatre autres, deux répondent seulement à la condition relative au périmètre et les deux
dernières seulement à la condition relative à l’aire. Jean désigne par une lettre (A ou B) chacune des
figures produites car, en effet, il réalise des figures répondant à une condition (A, avoir le même périmètre
que la figure A ; B, avoir la même aire que la figure B).
C’est comme s’il traduisait la consigne de la manière suivante : « Construire trois figures dont les sommets
sont des nœuds du quadrillage et qui ont même périmètre que la figure A ; puis, construire trois figures dont
les sommets sont des nœuds du quadrillage et qui ont même aire que la figure B ».
On peut se demander si Jean a réalisé par hasard une figure répondant aux deux conditions.
3. c) Production de Timeo
Timeo produit bien trois figures mais une seule respecte simultanément les deux conditions. Les deux
autres ont certes la même aire que la figure B et elles ont même périmètre mais pas le même que celui de
la figure A, et ne respectent donc pas la consigne proposée.
Remarque :
Dans cette question, il est demandé de vérifier que le triangle est rectangle. Il faut donc en déduire qu’il s’agit
de vérifier l’égalité qui permettra de démontrer (en utilisant un théorème) que le triangle est rectangle.
Le triangle ABC est rectangle en C si la relation de Pythagore AB² = AC² + CB² est vérifiée.
D’après les données de l’exercice : AB² = 7,5² = 56,25 ; AC² + CB² = 4,5² + 6² = 20,25 + 36 = 56,25.
L’égalité est donc vérifiée : d’après la réciproque du théorème de Pythagore, le triangle ABC est
rectangle en A.
1. b) Calcul de la longueur CH
En utilisant de nouveau la formule de l’aire du triangle ABC mais cette fois en prenant [AB] comme base,
on obtient : .
Soit : .
1. c) Calcul de la longueur AH
Le triangle AHC est rectangle en H. D’après le théorème de Pythagore, on a : AC² = AH² + CH²
Alors : AH² = AC² – CH² = 4,5² – 3,6² = 7,29.
D’où : AH = cm= 2,7 cm.
La longueur AH est égale à 2,7 cm.
Calcul de la longueur BH
2. b) Vérification de l’égalité
Donc :
Remarque :
Toute lecture graphique permet de donner des valeurs approchées mais ne fournit pas nécessairement les
valeurs exactes.
Remarque :
Afin de distinguer la longueur de sa mesure, nous faisons le choix de réserver la notation BH à l’expression de
la longueur du segment [BH] ; x désigne alors sa mesure.
Pour trouver, à l’aide du graphique, les valeurs de la mesure de BH correspondant à l’aire de 2π cm2, il
faut tout d’abord repérer les points d’ordonnée 2π appartenant à la courbe puis lire leurs abscisses
correspondantes.
N N’
O n n'
Sur le graphique, on voit que deux points de la courbe, N et N’, ont pour ordonnée 2π. On lit leur abscisse.
L’aire vaut 2π cm2 pour deux valeurs de la mesure de BH : environ 0,8 et environ 9,2.
1. c) Valeurs de la mesure de BH pour lesquelles l’aire de l’arbelos est comprise entre 0 et 4 π cm2
Trouver ces valeurs nécessite de repérer tout d’abord les points sur la courbe dont les ordonnées
correspondent aux valeurs extrêmes indiquées (0 et 4π).
Il existe sur la courbe :
- deux points d’ordonnée 0 : le point O d’abscisse environ 0 et le point P d’abscisse environ 10 ;
- deux points d’ordonnée 4π : le point Q d’abscisse environ 2 et le point Q’ d’abscisse environ 8.
Les aires comprises entre 0 cm2 et 4π cm2 sont alors associées aux points de la courbe situés entre les
points O et Q d’une part et Q’ et P d’autre part (car la fonction A est croissante et continue entre O et Q ;
décroissante et continue entre Q’ et P).
Les valeurs de la mesure de BH correspondantes sont alors les abscisses de tous les points de ces deux
portions de courbe, c’est-à-dire tous les nombres compris entre environ 0 et 2 d’une part, et compris entre
environ 8 et 10 d’autre part.
Q
Q’
P
O
2. Vérification algébrique
Remarque :
La réponse peut être exprimée de différentes manières. Voici plusieurs expressions possibles :
On a donc bien :
étant une constante (ne dépend pas de x), on déduit de l’expression précédente que A(x) est
On retrouve donc bien les valeurs déterminées graphiquement à la question B-1. d).
D. Prolongement
1. Périmètre et aire dans le cas où n = 2
Si n = 2, la surface (partie hachurée) est délimitée par [AB] et deux demi-cercles de 5 cm de diamètre.
La mesure, exprimée en cm, de son périmètre est
La mesure, exprimée en cm², de son aire est .
3. a) Périmètre
La mesure, exprimée en cm, du périmètre de la surface hachurée est :
3. b) Aire
L’aire de la surface hachurée est égale à :
4. Plus petite valeur de n pour que l’aire soit inférieure à 0,1 cm²
Pour que l’aire soit inférieure à 0,1 cm², il faut que n soit tel que soit inférieur à 0,1.
DEUXIÈME PARTIE
EXERCICE 1
2) Probabilité d’obtenir 8
En lançant les deux dés en même temps, on obtient 36 possibilités différentes équiprobables que l’on peut
écrire sous forme de couples (a ; b) où a est le nombre de points sur le premier dé et b celui sur le
deuxième dé :
1 2 3 4 5 6
1 (1 ; 1) (1 ; 2) (1 ; 3) (1 ; 4) (1 ; 5) (1 ; 6)
2 (2 ; 1) (2 ; 2) (2 ; 3) (2 ; 4) (2 ; 5) (2 ; 6)
3 (3 ; 1) (3 ; 2) (3 ; 3) (3 ; 4) (3 ; 5) (3 ; 6)
4 (4 ; 1) (4 ; 2) (4 ; 3) (4 ; 4) (4 ; 5) (4 ; 6)
5 (5 ; 1) (5 ; 2) (5 ; 3) (5 ; 4) (5 ; 5) (5 ; 6)
6 (6 ; 1) (6 ; 2) (6 ; 3) (6 ; 4) (6 ; 5) (6 ; 6)
Les cas où la somme des points sur les deux dés est 8 sont au nombre de 5 :
(2 ; 6), (3 ; 5), (4 ; 4), (5 ; 3), (6 ; 2).
En ce qui concerne les deux pions bleus, pour le premier, il y a 17 possibilités sur les 42 disponibles. Pour
le deuxième il y a plus que 16 possibilités sur les 41 pions restants (car il reste dans le sac 41 pions dont
16 sont bleus).
La probabilité d’obtenir l’un après l’autre deux pions bleus est donc :
La probabilité d’obtenir l’un après l’autre deux pions de même couleur est donc :
EXERCICE 2
EXERCICE 3
Remarque préalable :
Implicitement, les nombres de départ choisis sont des entiers.
Choisir un nombre 5 10
Ajouter 6 11 6
Multiplier par le nombre de départ 55 160
Ajouter 9 64 169
Afficher le résultat 64 169
EXERCICE 3
Remarque préalable :
Les formulations des affirmations 1 et 2 entretiennent la confusion entre grandeur et mesure. Il serait plus
correct de les reformuler ainsi : « au moins 75% des carottes de l’échantillon prélevé sur la parcelle B ont une
longueur de moins de 10 cm » ; « la longueur de la plus grande carotte de l’échantillon prélevé sur la parcelle
A est 14 cm ».
Affirmation 1
« Au moins 75 % des carottes de l’échantillon prélevé sur la parcelle B mesurent moins de 10 cm. »
Elle est vraie.
Sur la parcelle B, le troisième quartile est 9 cm. Donc 75% des carottes ont une longueur inférieure à 9 cm,
soit moins de 10 cm.
Affirmation 2
« La plus grande carotte de l’échantillon prélevé sur la parcelle A mesure 14 cm. »
Elle est fausse.
Sur la parcelle A, la plus petite carotte a une longueur de 4,5 cm. L’étendue étant de 9 cm, la plus grande a
une longueur de 13,5 cm, donc moins de 14 cm.
Affirmation 3
« La longueur moyenne d’une carotte est 9,15 cm. »
Elle est fausse.
La longueur moyenne des 400 carottes de la parcelle A est de 9,5 cm. Celle des 500 carottes de la parcelle
B mesure 8,8 cm.
La moyenne des 900 carottes regroupées est donc :
Remarque :
Comme les quantités de carottes sur les deux parcelles sont différentes, la moyenne des 900 carottes
regroupées n’est pas égale à la moyenne des deux moyennes des deux parties.
Affirmation 4
« La valeur médiane des longueurs des carottes est 6,9 cm. »
Elle est fausse.
Sur la parcelle A, la valeur médiane est de 10 cm. 200 carottes ont une longueur de plus de 10 cm.
Sur la parcelle B, la valeur médiane est de 8,5 cm. 250 carottes ont une longueur de plus de 8,5 cm.
Donc on peut affirmer que ces 450 carottes ont une longueur de plus de 8,5 cm ce qui est plus que 6,9 cm.
Autre méthode :
Sur les deux parcelles, le premier quartile est 7 cm, donc les trois quarts des 900 carottes ont une longueur
supérieure à 7 cm et donc a fortiori à 6,9 cm, ce qui est incompatible avec une médiane de 6,9 cm.
TROISIÈME PARTIE
SITUATION 1
Remarque :
Le nombre de parts n’étant pas écrit en chiffres et le nombre 20 étant pair, un enfant pourrait interpréter le
terme « équitablement » comme signifiant en « deux moitiés » et partager donc les biscuits en deux (10 et 10).
réponse donnée. recte mais la conclusion parts et non en trois réponse donnée.
Erreurs
quantité en trois pa- puis 1 à 1 d’une quan- 10 10. Notion de partage équi-
quets. tité en trois paquets. Notion de moitié (ou table.
Notion de partage équi- double).
table.
SITUATION 2
SITUATION 3
Préambule :
Pour tout couple (a, b) d'entiers naturels, b étant non nul, il existe un unique couple (q, r) d’entiers naturels
tel que : a = b q + r, avec 0 ≤ r < b.
On dit que q est le quotient de la division euclidienne de a par b. L'entier r est le reste. L'entier a est le
dividende, b est le diviseur.
La condition 0 ≤ r < b assure l'unicité du quotient et du reste.
Sur cet exemple, le quotient 38 correspond au nombre maximum de caisses que Laurent peut
complètement remplir et le reste 16 (inférieur à 23) atteste que celui-ci ne peut pas en remplir une autre
complètement. Ainsi les deux questions posées sont complémentaires et éclairent le sens à donner à
chacun des deux nombres obtenus.
Remarque préalable :
Il est difficile de savoir si Arthur pose ces additions pour anticiper le chiffre à écrire au quotient ou pour
vérifier le chiffre choisi. Une première étape consisterait à l’interroger sur sa démarche.
Il s’agit pour le maître d’amener Arthur à utiliser la table de multiplication de 23. Dans ce but, il peut dans
un premier temps lui demander de noter l’écriture multiplicative correspondant aux additions posées.
Dans un second temps, il l’encouragera à construire la table de multiplication car cela lui permettrait
d’anticiper sur le choix du chiffre à mettre au quotient à chacune des étapes.
On obtient une valeur approchée de la mesure de l’angle à l’aide de la fonction réciproque de la fonction
tangente, en utilisant la calculatrice (en utilisant, selon les modèles, la touche Arctan ou la touche tan-1).
selon que l’on ait conservé la valeur exacte de ou utilisé une de ses valeurs approchées.
Dans tous les cas, on obtient bien 7,2° comme valeur arrondie au dixième de degré près de l’angle .
b) Évaluation de l'angle
Comme l’on considère les rayons solaires comme parallèles, les droites (BC) et (OS) sont parallèles.
Les angles et sont situés de part et d’autre de la sécante (OC). Ils sont donc alternes-internes et ont
donc même mesure.
Ainsi, comme , la valeur arrondie au dixième de degré de l’angle est 7,2°.
1 Le mot « circonférence » est polysémique dans les usages : dans l’énoncé de la question, il renvoie à la mesure du
périmètre du cercle, il peut désigner aussi l’objet ou la grandeur. Voir mise au point pages 63-64.
Remarque :
On pouvait évidemment utiliser toute procédure de résolution s’appuyant sur les propriétés de la
proportionnalité.
En particulier, on pouvait utiliser explicitement :
la propriété de linéarité multiplicative en remarquant (calcul mental) que 7,2 est le double de 3,6 qui
est lui-même le centième de 360.
Ainsi le tour complet de 360° est égal à 50 fois l’angle .
La circonférence du cercle est donc 50 fois la longueur de l’arc et on a :
.
Le coefficient de proportionnalité = = 109,375 permet, en le multipliant par 360 de
trouver le résultat.
La valeur, arrondie au kilomètre, du rayon de la Terre obtenue par cette méthode est donc
6267 km.
Remarque :
Le théorème de la droite des milieux est un cas particulier du théorème de Thalès qui pouvait être mobilisé
pour répondre à cette question.
1. b)
longueur du segment joignant les deux milieux de deux côtés du triangle est égale à la moitié de la
longueur du troisième côté donc .
La pyramide SA’B’C’D’ est une réduction de la pyramide SABCD avec un coefficient de réduction de car O’
étant le milieu de [SO], SO’ = SO. Toutes les longueurs dans la pyramide réduite sont obtenues en
multipliant les longueurs correspondantes de la grande pyramide par ce coefficient donc A’B’ = AB.
o d’où .
3. a) Expression de t en fonction de h
3. b) Expression de V en fonction de x et h.
t/m3) de l’obélisque.
On a et .
d’où .
Par le calcul, on obtient donc 2,59 m comme valeur approchée au centimètre près de la longueur du côté
de la base de l’obélisque de Sethi 1er.
Remarque :
Il est nécessaire de prendre un nombre suffisant (important ici) de chiffres après la virgule, pour obtenir le
degré de précision demandé par l’énoncé.
DEUXIÈME PARTIE
EXERCICE 1
Affirmation 1 fausse :
« Si un nombre entier est multiple de 6 et de 8, alors il est aussi multiple de 48. »
Il suffit de produire un contre-exemple pour dire que l’affirmation est fausse : par exemple 24 (ou 72) est
à la fois un multiple de 6 (24 = 6 4) et de 8 (24 = 3 8) mais n’est pas un multiple de 48.
Remarque :
Les multiples de deux nombres a et b sont les multiples de leur PPCM. Ici, le PPCM de 6 et 8 est 24 donc les
multiples communs de 6 et 8 sont les multiples de 24.
Affirmation 2 fausse :
« Le nombre 60 a exactement 10 diviseurs. »
On peut faire la liste des diviseurs de 60 : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 10, 12, 15, 20, 30, 60 et s’apercevoir qu’il y a 12
diviseurs à 60.
On peut aussi décomposer 60 en produit de facteurs premiers : .
Le nombre de diviseurs est donné par le produit des exposants augmentés de 1 :
Affirmation 3 fausse :
« 143 a exactement deux diviseurs. »
Les nombres qui ont exactement deux diviseurs sont les nombres premiers.
143 n’est pas un nombre premier, il est en particulier divisible par 11 et se décompose en 143 = 11 13
donc il a exactement quatre diviseurs et non deux (1, 11, 13, 143).
Remarque :
2, 3, 5, 7 ne sont pas des diviseurs de 143.
Affirmation 4 fausse :
« Le 2 mai 2016 est un lundi. Le 2 mai 2026 sera aussi un lundi. »
Une année a 365 jours et 365 = 7 52 1 donc on décale d’un jour en plus chaque année et de deux jours
les années bissextiles (le 2 mai étant situé après le 29 février et une année bissextile est une année
multiple de 4, ici 2020 et 2024 entre 2016 et 2026).
On peut construire un tableau sans oublier les années bissextiles notées en italique :
2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026
Mardi Mercredi Jeudi Samedi Dimanche Lundi Mardi Jeudi Vendredi Samedi
Autres méthodes :
1) Le nombre de jours écoulés entre le 2 mai 2016 et le 2 mai 2026 est égale à 10 ×365 jours auquel il faut
ajouter 2 jours pour les deux années bissextiles, soit 3652 jours.
La division euclidienne de 3652 par 7 donne 3652 = 7 521 5.
Entre le 2 mai 2016 et le 2 mai 2026, il s’est donc écoulé 521 semaines et 5 jours.
On retrouve bien que le 2 mai 2026 est un samedi.
2) Si le 2 mai 2016 et le 2 mai 2026 étaient le même jour de semaine, alors le nombre de jours écoulés
entre les deux dates serait un multiple de 7. Une année a 365 ou 366 jours, il y a 10 années dont deux
années bissextiles entre 2016 et 2026. Le nombre de jours écoulés est :
EXERCICE 2
Le graphique représenté comprend des classes d’âges : on prendra des intervalles ouverts pour chacune
des bornes supérieures de chaque classe.
Les données du graphique ont été relevées dans le tableau suivant.
Pour le calcul de la moyenne, il est nécessaire de prendre le centre des classes pour les calculs.
âge [20 ; 25[ [25 ; 30[ [30 ; 35[ [35 ; 40[ [40 ; 45[ [45 ; 50[ [50 ; 55[ [55 ; 60[
nombre de
0 29 16 3 0 8 2 0
salariés
centre des
22,5 27,5 32,5 37,5 42,5 47,5 52,5 57,5
classes
produit
0 797,5 520 112,5 0 380 105 0
effectif*centre
effectifs cumulés
0 29 45 48 48 56 58 58
croissants
effectifs cumulés
58 29 13 10 10 2 0 0
décroissants
3. a) Probabilité que le gagnant appartienne à la classe des salariés ayant entre 30 et 35 ans
La classe des salariés ayant entre 30 et 35 ans comprend 16 individus.
Donc la probabilité qu’un salarié ayant plus de 44 ans soit tiré au sort est = .
EXERCICE 3
Méthode experte : résolution d’un système de deux équations à deux inconnues
Chaque cible comporte deux zones. Soit la valeur prise par une fléchette tirée dans la zone centrale et
la valeur prise par une fléchette tirée dans la zone extérieure.
Inès a lancé 3 fléchettes dans la zone centrale et 5 fléchettes dans la zone extérieure et a gagné 36 points,
ce qui se traduit par 3 + 5 = 36.
Nathan a lancé 7 fléchettes dans la zone centrale et 3 fléchettes dans la zone extérieure et a gagné 58
points, ce qui se traduit par 7 + 3 = 58.
On résout le système de deux équations à deux inconnues par une méthode au choix (substitution ou
combinaison linéaire) :
Par combinaison linéaire, en multipliant la 2ème équation par 5 et la 1ère par 3 et en soustrayant on obtient :
35 15 – (9 15 ) 290 – 108 soit 26 182 on en déduit la valeur de : soit 7.
Pour trouver la valeur de y, on peut procéder encore par combinaison linéaire ou on peut remplacer la
valeur trouvée à x dans une des équations : 3 7 5 36 d’où 5 36 21 ; 3.
La zone centrale vaut 7 points et la zone extérieure vaut 3 points donc Faïza ayant tiré 5 fléchettes dans la
zone centrale et 4 dans la zone extérieure a gagné points.
Le score de Faïza est donc de 47 points.
Remarque :
L’énoncé suggère implicitement l’idée qu’il n’y a qu’une seule solution. On pouvait éviter de tester toutes les
valeurs, une fois vérifié que les valeurs 7 et 3 donnent les totaux attendus pour Inès et Nathan.
EXERCICE 4
Remarque :
Il est implicite dans cet énoncé que Béatrice et Samira travaillent chacune de façon régulière.
Méthode 1
Béatrice repeint le salon en 4 heures donc en une heure Béatrice repeint du salon ;
Samira repeint le même salon en 2 heures donc en une heure Samira repeint du salon.
Méthode 2
Les rectangles représentent le salon repeint.
Béatrice
1h00 1h00
Béatrice & Samira (avec Samira travaillant deux fois plus vite que Béatrice)
d’heure
1h00
Par conséquent pour repeindre le restant dans les mêmes conditions, il faudra h c’est-à-dire 20 min.
Méthode 3
Si on les faisait travailler toutes deux pendant 4h, Béatrice aurait repeint un salon et Samira aurait repeint
2 salons. À elles deux elles auraient repeint 3 salons en 4h.
Pour repeindre un seul salon, il leur faut trois fois moins de temps donc h soit 1h 20 min.
Remarque :
Il est tentant de faire un raisonnement faux (comme celui amenant à dire que le salon est repeint à moitié en
2h par Béatrice et à moitié en 1h par Samira et ensuite d’ajouter les temps et répondre 3h). Une réponse
supérieure à 2h est forcément fausse car Samira repeint seule le salon en 2h.
TROISIÈME PARTIE
SITUATION 1
1. Proposition d’un nombre pair à trois chiffres pour lequel la procédure ne fonctionne pas
La procédure proposée est une technique qui consiste à considérer séparément chacun des chiffres du
nombre pair à trois chiffres. Elle consiste à remplacer chacun d’eux par la moitié du nombre qu’il
représente. Ainsi, sur l’exemple proposé, « 264 », il faut remplacer « 2 » par la moitié de 2, soit « 1 », « 6 »
par la moitié de 6, soit « 3 » et « 4 » par la moitié de « 4 », soit 2. Le nombre ainsi obtenu « 132 » est la
moitié de « 264 ».
Cette technique « fonctionne » si les chiffres des centaines et des dizaines du nombre sont pairs : 0 ; 2 ; 4 ;
6 ou 8.
Le nombre à proposer s’écrira donc avec 1, 3, 5, 7 ou 9 au rang des dizaines ou des centaines. Par
exemple : 254 ou 964 ou 734…
2. Procédure écrite de calcul de la moitié d’un nombre ne nécessitant pas le recours à une
opération posée
Nous prendrons pour exemple le nombre 734.
En utilisant la propriété, « la moitié d’un somme/différence est égale à la somme/différence des moitiés
des termes de la somme », plusieurs procédures écrites s’appuyant sur différentes décompositions
additives/soustractives de ce nombre sont envisageables.
Décomposition canonique :
734 = 700 30 4,
d'où moitié de 734 = moitié de 700 + moitié de 30 moitié de 4.
Les élèves peuvent mobiliser des connaissances sur les moitiés de nombres particuliers, ici 70 et 30, et sur
les propriétés de la multiplication/division, pour poursuivre le calcul :
moitié de
d'où moitié de .
Décomposition soustractive :
–
d'où moitié de 734 = moitié de 800 – moitié de 66.
–
d'où moitié de 734 = moitié de 740 – moitié de 6.
SITUATION 2
1. Analyse des productions d’Edmond et de Ninon : leurs erreurs, avec pour chacune une origine
possible
Dans la situation proposée, la quantité de pièces d’or (86) à partager équitablement entre trois pirates est
donnée uniquement par une représentation : huit caisses de dix pièces et six pièces isolées. Le nombre
« 86 », qui représente le cardinal de cette collection, n’est pas explicitement mentionné.
Ninon n’a pas non plus utilisé le nombre 86, elle utilise la décomposition donnée par la représentation.
Cependant elle envisage une caisse comme dix pièces (que l’on peut extraire) et poursuit par la
distribution des pièces. Pour cela, elle utilise le calcul (connaissances des multiples de trois).
En résumé, la compétence supplémentaire à celles d’Edmond est la reconnaissance du nombre 26 dans les
deux caisses restantes et les 6 pièces. Elle mobilise des savoirs de la numération relatifs à la dizaine.
2. Pertinence de cet exercice pour donner du sens à l’algorithme de la division posée avec une
potence
Rappelons l’algorithme de la division posée :
8 6 3
6 28
2 6
2 4
2
Dans l’énoncé au travers de la représentation en caisses et en pièces, le nombre (dividende) est déjà
décomposé en dizaines et unités.
Cette présentation incite :
- à commencer par partager les dizaines, ici 6 dizaines ;
- à déterminer le nombre des dizaines restantes, ici 2 dizaines ;
- à considérer le nombre total de pièces (unités) restantes en ajoutant les unités à ces dizaines restantes,
soit ici 26, composé de deux dizaines et six unités ;
- répéter le partage avec les unités.
Ainsi les différentes étapes de l’algorithme traduisent les manipulations (concrètes ou représentées)
successives.
SITUATION 3
1. Exercices qui relèvent d’un problème de partage (détermination de la valeur d’une part)
Exercices 1 et 2.
Exercice 1 : 204 billes à partager entre 8 enfants. On cherche la valeur de la part de chaque enfant.
Exercice 2 : 204 euros à partager entre 8 amis. On cherche la valeur de la part de chaque ami.
Ce sont des problèmes de division-partition : une grandeur est donnée (le nombre total de billes/d’euros),
et on veut la partager en un nombre (entier) connu de parts identiques (8) ; on cherche la valeur de
chacune des parts (qui est une grandeur de même nature que la grandeur donnée). La réponse attendue
est un nombre entier pour l’exercice 1 (division euclidienne) et un nombre décimal pour l’exercice 2.
Remarque 1 :
Une situation de division euclidienne ne se traduit pas uniquement par cette égalité : il faut aussi vérifier que
le reste est plus petit strictement que le diviseur, ici préciser que 4 < 8.
Remarque 2 :
Il existe une autre définition de la division euclidienne : l’encadrement du dividende par deux multiples
consécutifs du diviseur et le calcul du reste. Cette définition est celle mise en œuvre dans l’algorithme de la
division posée. Ici –
SITUATION 4 :
Règle de trois : utilisation deux fois de la linéarité multiplicatives (une division suivie d’une multiplication)
Recherche du prix d’un objet (passage à l’unité)
- 10 objets coûtent 22 € ;
- un objet coûte 10 fois moins que 10 objets : 22 € : 10 = 2,20 € ;
- 15 objets coûtent 15 fois plus qu’un objet : 15 2,20 € = 33,00 €.
:2 3
Nombre d’objets 10 objets 5 objets 15 objets
Prix 22 € 11 € 33 €
:2 3
Remarque :
On pouvait citer éventuellement la représentation graphique (connaissance non explicitement au
programme du cycle 3 dans le cas de la proportionnalité) mais il fallait absolument éviter de proposer le
produit en croix qui relève explicitement du programme du cycle 4.