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Pfe Safaa Fin

Ce mémoire de fin d'études aborde le financement des PME au Maroc, en soulignant leur rôle crucial dans l'économie nationale et les défis qu'elles rencontrent. Il explore les différentes approches et définitions des PME, ainsi que les sources de financement internes et externes disponibles. La recherche met en lumière l'importance des PME pour la création d'emplois et le développement économique régional.

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Pfe Safaa Fin

Ce mémoire de fin d'études aborde le financement des PME au Maroc, en soulignant leur rôle crucial dans l'économie nationale et les défis qu'elles rencontrent. Il explore les différentes approches et définitions des PME, ainsi que les sources de financement internes et externes disponibles. La recherche met en lumière l'importance des PME pour la création d'emplois et le développement économique régional.

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Mémoire de fin d’études en vue de l’obtention de la

license des études fondamentales


filière :LF économie et gestion
Promotion 2019-2020

Financement des pme


au maroc

Réalisé par :
Safaa Fadel iddine

Encadré par :
Hicham el bouanani
Remerciements :
Au terme de ce modeste travail, je souhaite remercier en premier lieu monsieur Hicham El
Bouanani professeur à la faculté des sciences juridiques, économiques et sociales d’Ain
Sebaa, de m’avoir encadrée et orientée et conseillée durant mon projet de fin d’étude.

Je voudrais aussi adresser toute ma gratitude à mes très chers parents, Mohamed et Khadija,
qui ont toujours été là pour moi . Je remercie mon amie Salma pour son soutien
inconditionnel et son support moral et intellectuel.
Sommaire
1 La première partie: Les PME et la nouvelle charte......................................................................5
1.1 CHAP1: Différentes approches et définitions de la PME..................................................6
1.1.1 SECT1: Image de la PME Marocaine................................................................................6
1.1.2 SECT2: Poids de la PME dans le tissu productif national..........................................7
1.1.3 SECT3: Répartition des PME par branche d’activité économique.........................9
1.1.4 SECT4: Evolution de la PME au Maroc..........................................................................10
1.2 CHAP2: La nouvelle charte de la PME...................................................................................11
1.2.1 SECT1: Les principes et les objectifs fondamentaux de la charte :...................11
1.2.2 SECT2: Cadre institutionnel de promotion de la PME :...........................................13
1.2.3 SECT3: Mesures d’aide à la PME:...................................................................................14
1.3 CHAP3: Les contraintes au développement des PME :....................................................16
1.3.1 SECT1: Les contraintes financières:..............................................................................16
1.3.2 SECT2: Les obstacles d’ordre législatif, administratif et judiciaire :..................19
1.3.3 SECT3: Les contraintes intrinsèques aux PME face à une concurrence
accrue : 21
2 •La deuxième partie : Les différentes modes de financement de la PME au Maroc :...23
2.1 Chapitre 1 : Sources de financement internes :................................................................24
2.1.1 SECT1 : Autofinancement :...............................................................................................24
2.1.2 SECT2 : Les capitaux propres apportés par l’entreprise elle-même :.............26
2.1.3 SECT3:Les comptes courants associés:.......................................................................28
2.1.4 SECT4: les cessions d’éléments d’actifs :...................................................................28
2.1.5 SECT 5 -les prélèvements sur le fonds de roulement :...........................................29
2.2 Chapitre 2 : Les sources de financement externes :.......................................................29
2.2.1 SECT1 : Le Financement par le système bancaire :................................................29
2.2.2 SECT 2 : Financement par la bourse :..........................................................................34
2.2.3 SECT 3 : Le financement par le capital risque :........................................................37
2.3 CHAP 3 : Autres sources de financement :..........................................................................39
2.3.1 SECT1 : Le crédit-bail le leasing" :.................................................................................39
2.3.2 SECT2 : Les aides de l'État :............................................................................................41
3 Conclusion générale :..........................................................................................................................42
4 Bibliographie...........................................................................................................................................43
1 La première partie: Les PME et la
nouvelle charte

A ce jour là les décideurs et les responsables de la politique économique considèrent que la


PME est l’un des acteurs du monde économique les plus souvent cités, elle compose la base
du tissu productif, souligner sa contribution à l’emploi, insister sur son rôle actif dans le
processus de croissance et n’oubliant pas ses nombreuses difficultés à naître, se développer,
se financer.

Au Maroc, la PME rencontre de certains problèmes qui empêchent à son développement, et


qu’on peut qualifier d’obstacles et contraintes à sa survie.

Apparemment la PME représente un facteur clé du positionnement du Maroc, et malgré ça


sa part dans la création de la valeur ajoutée reste très faible. Elle ne dépasse pas 20% de
l'ensemble de la valeur ajoutée engagée.

Raison pour laquelle le soutien aux PME a constitué un sujet de débats et de rencontres, qui
ont abouti à la naissance de la nouvelle charte en 2002, qui constitue un cadre réglementaire
de cette entité.

L’adoption de cette idée par la Maroc est une importante avancée pour la promotion et le
développement des PME.

On essaiera dans ce chapitre, de mener dans la première section les différentes approches
de la PME, tandis que le rôle et la place des PME dans l’économie marocaine, feront l’objet
de la deuxième section.
1.1 CHAP1: Différentes approches et
définitions de la PME

1.1.1 SECT1: Image de la PME Marocaine


Jusqu'en juillet 2002, il n'existait pas de définition "officielle" de la PME au Maroc.
Jusqu'alors existe deux approches :

La première, largement répandue, consistait à considérer comme PME toute entreprise


dont le Chiffre d'Affaires était de 75 millions DH.

Pour la deuxième elle a été proposée en septembre 2001 par les auteurs du document «
Vision de l’avenir du Maroc, Quelle vision pour les PME/PMI » rédigé à l'occasion du projet
"Maroc - Vision 2020". Grace à une observation approfondie sur la notion de PME au Maroc
et grâce à la comparaison d'un échantillon composé de près de 10 000 entreprises, donc les
PME/PMI marocaines se définissent sur la base des deux critères suivants :

- total effectifs : < 200personnes

- chiffres d’affaires : < 50 millions de Dhs

- total bilan : < 30 millions de Dhs

Les PME doivent avoir les deux conditions suivantes :

- contenir un effectif permanent ne dépassant pas 200 personnes,

-réaliser, au cours des deux derniers exercices, soit un chiffre d’affaires hors taxes inférieur à
75 millions de DH, soit un total de bilan inférieur à 50 millions de DH.

Cette même charte contient également des critères spécifiques aux entreprises
nouvellement créées (c'est à dire celles qui ont moins de deux années d'existence) : sont
considérées comme PME les entreprises qui engagent un programme d’investissement
initial inférieur à 25 millions de DH et contenant un ratio d’investissement par emploi
inférieur à 250 000 DH.

PETITE ET EFFECTIF C.A TOTAL BILAN


MOYENNE 200 personnes 75 millions de DH 50millions de DH
ENTREPRISE
Lorsque la PME détient directement ou indirectement plus de 25% du capital ou des droits
de vote dans une ou plusieurs entreprises, il est fait addition des effectifs permanents et des
C.A. H.T. des totaux des bilans annuels de la dite P.M.E. et des autres entreprises précitées
On peut citer au moins sept définitions qui ont été utilisées au Maroc :

- Définition de la banque Mondiale (B.I.R.D) ;

- Définition du code des investissements de 1983 ;

- Définition de la banque européenne d’investissement (BEI) ;

- Définition de la banque africaine de développement (BAD) ;

- Définition de l’OPEP ;

- Définition de Bank al Maghreb (circulaires) ;

- Fonds de soutien aux jeunes promoteurs (loi 36-87) ;

Chacune de ces définitions propose des critères spécifiques et différents les uns des autres.
On va citer la définition de la BAM qui constitue une des définitions parmi les plus
importantes.

« L’institut d’émission a décidé de relever les paramètres définissant la PME » qui sont
ventilés comme suit :

 Un actif net de 7500.000 DHs.

 En cas d’extension ; le total bilan avant investissement ne doit pas dépasser 15 millions de
DHS.

Le programme d’investissement finançable est de 7.5 millions de DHs.

Noter bien que la nouvelle procédure mise en place par l’institut d’émission ; fait grâce aux
banques commerciales de transiter par le comite restreint . Elles présentent actuellement
directement les demandes de crédits de leurs clients à la BAM.

Alors les « nouvelles » butées donnent la possibilité à tout investisseur potentiel de réaliser
un projet qu’elle qu’en soit la nature.

1.1.2 SECT2: Poids de la PME dans le tissu


productif national
Ce sont les PME qui créent les emplois, innovent et contribuent au développement de façon
déterminante c’est une démonstration faite grâce à l’analyse de la croissance économique
dans plusieurs pays développés.

Le rôle socio-économique des PME dans la stratégie de développement des pays joue un
rôle important par rapport à leur difficulté d’adoption aux différentes créativités d’emploi,
leur mobilisation de l’Epargne individuel et son orientation dans les investissements
productifs.

A- La PME facteur de développement régional :


On ne peut pas avoir un développement régional sans PME car de par leur taille et la nature
de leur activité. Donc la promotion des PME hors des villes exerce un impact direct sur celle-
ci et contribue à la résolution des problèmes urbains.

La PME agit au ralentissement, voir même à la suppression des bidons villes qui croissent
dans les périphéries de la ville, et permet donc l’amélioration du niveau de vie des habitants
de villes. Elle contribue aussi à réduire et voire même éponger les problèmes d’emploi,
d’habitation, de transport etc.

«La petite et moyenne entreprise crée un véritable levier de développement régional, elle
permet de promouvoir la classe moyenne et d’assurer l’intégration sociale la PME apparaît
ainsi comme le seul élément capable de relancer l’investissement et de créer des emplois. »

B- La PME marocaine facteur d’emploi :


L’importance en nombre et en emploi de la PME reste vaste, elle se présente souvent à la
base du dynamisme de nouvelles régions et du renouveau économique des villes.
La PME reste au cœur des transformations de nos économies dans le cadre de la 3éme
évolution industrielle ou de la mutation de nos économies.

Les PME constituent un instrument efficace de promotion de l’emploi .En effet, aucun ne
retient l’importance économique et sociale de la PME pour les pays en voie de
développement. Des études ont démontré que le nombre d’emploi crées par rapport aux
investissements est plus élevé dans les petites entreprises.

Elles encouragent le développement économique, soit par une contribution direct à


l’activité nationale, soit par des activités complémentaires à celle des grandes entreprises. Le
développement des PME en milieu rural peut réduire l’exode rural vers les villes.

La création excessive des PME qui exploitent une main d’œuvre considérable dans les
différentes régions du pays (50% de la main d’œuvre) permettra l’essor de toutes les régions
économiques nationales et partant de toute l’économie nationale, ce qui autorisera de faire
de la PME un instrument fondamental pour le développement économique et social des
pays.

C- L’apport de la PME à l’économie marocaine :


Nous pouvons affirmer sans doute de nous tromper que la PME se considère comme la
cheville ouvrière de la croissance économique au Maroc. Disant que la PME est le parent
pauvre d’une politique industrielle, c’est le moyen efficace de contribuer à notre expansion
économique pour diverses raisons :

- La création des PME constitue un moyen de diversifier les activités industrielles orientées
vers la substitution aux importations et autre moyen de chercher la croissance, la rentabilité
et l’emploi avec des capitaux pas trop grands.

- La PME contribue à rationaliser la production industrielle et diminuer les coûts ainsi qu’elle
améliore la concurrence, la décentralisation et garantie la qualité des produits et la
rationalité des prix.

- Leur implantation régionale renforce les liens existant entre agriculture et industrie.

Les PME sont la base de développement industrielle régional, car par leur taille et la nature
de leur activité, ses PME s’adoptent aisément aussi bien dans les grandes agglomérations
que dans les petites et moyennes villes.
1.1.3 SECT3: Répartition des PME par branche
d’activité économique
La PME reste active dans tous les secteurs de l’activité économique marocaine :

L’industrie, L’artisanat et le BTP, les commerces et enfin les services qui englobent le
tourisme, les communications, les transports, les services financiers,…

Pour l’industrie, parmi les 500.000 emplois que compte aujourd’hui le secteur, la PMI
constitue près de la moitié répartie comme suit : textile et habillement (35%), chimie et
parachimie (26%), agroalimentaire (24%), mécanique et la métallurgie (12%), électrique et
électronique (3%).

Et pour le secteur artisanal, la PME prédomine encore plus dans la pêche, la sylviculture,
l’élevage, et surtout dans les métiers traditionnels à forte valeur ajoutée culturelle et sociale
(tapis, produits de terre, métaux, cuir, couture traditionnelle, etc.).

Elle crée aussi une présence remarquable dans le secteur du BTP où mis à part la production
des matériaux de construction (sidérurgie, cimenteries, fabrication de conduites) la grande
majorité des entreprises marocaines de construction entrent dans cette Catégorie. Ainsi,
l’ensemble de ce secteur artisanal qui compte près de 2 millions d’emplois est constitué dans
sa plus grande majorité de PME.

Apparemment pour le secteur du commerce qui compte 888.000 emplois (hors informel) est
constitué dans presque son intégralité de PME.

Le secteur des services, et tout d’abord dans le tourisme qui procure près de 600.000
Emplois, la PME constitue un outil privilégié dans la promotion de l’hôtellerie, de la
restauration et des agences de voyages.

Pour les grandes mutations liées aux technologies de l’information qu’a connues le secteur
des communications, combinées à sa privatisation, ont causé une apparition de PME
nouvelles dans les services de l’Internet, des publiphones, de la téléphonie sans fil, de
l’audio-visuel et de la réception par satellites, …

La PME a également marqué une présence remarquable dans le domaine des transports
urbains et interurbains depuis leur privatisation au milieu des années 90.
Les nouvelles PME ont été crées grâce à la réforme du marché financier et la dynamisation
de la bourse tel que intermédiaires boursiers, sociétés de crédit à la consommation,
intermédiaires d’assurances, …
1.1.4 SECT4: Evolution de la PME au Maroc
La place prépondérante des PME dans le contexte économique marocain peut être éprouvée
au regard de trois critères retenus par les données statistiques portant sur (A) l’ensemble
des entreprises patentées ;(B) celles qui présentent un bilan à l’administration fiscale ou (C)
qui sont affiliées à la caisse nationale de sécurité sociale.

A- Les entreprises patentées :


Pour les années 1988 et 1995 ; le nombre des entreprises patentées est passé de 392.300 à
527.500 ; soit 135.200 créations d’entreprises ou une progression annuelle moyenne de
19300 entités.

Pourtant, selon les données de 1988 ; les entreprises comprenant moins de 50 salariés et
pouvant être rangées dans la catégorie des PME représentaient 99,6% de l’ensemble des
entreprises ; dont 63% exerçaient dans le secteur informel. La tendance des données
statistiques entre 1995 et 2000 permet de conclure, que sur les quelques 600.000
entreprises ; 200.000 environ relèvent du secteur formel.

B- Les entreprises présentant un bilan fiscal :


Avec une présentation d’un bilan à l’administration fiscale s’élève à 42.600 en 2000 dont
92% étaient considérés comme des PME car elles réalisaient un chiffre d’affaire annuel
inférieur à 10 millions de dirhams.

C- Les entreprises affiliées à la caisse nationale de sécurité


sociale :
Citant que leur nombre est passé de 60.000 en 1996 à 96.000 en 2000. En partant de
l’hypothèse que le nombre des entreprises affiliées, qui ne cotisant plus à la CNSS s’élève a
4500 et que le nombre des grandes entreprises est d’environ 1500, il est possible de
conclure que le nombre des PME encore affiliées est de 90.000 ; soit 92% du total des
entreprises.
La prépondérance numérique de la PME dans le tissu productif marocain est notoire
quelque soit le critère d’identification retenu ou la source consultée.

1.2 CHAP2: La nouvelle charte de la PME

1.2.1 SECT1: Les principes et les objectifs


fondamentaux de la charte :
Les principes

Les petites et moyennes entreprises se considèrent comme la base du tissu économique du


Maroc. Numériquement de loin les plus nombreuses, elles participent positivement à la
croissance économique, à la création d'emplois et au développement régional et local.

Les PME ont besoin d’aide tant sur le plan du financement et de la formation que des
infrastructures d’implantation et des incitations fiscales à l’investissement, vu leur
importance et leur rôle de l’initiative privée pour le développement économique et social,
alors les pouvoirs publics n’ont pas manqué de lui apporter l’appui nécessaire.

La PME doit avoir un comportement spécial dans son traitement par rapport à la grande
entreprise et un soutien spécifique. Vu la fragilité de ses structures et la faiblesse de ses
moyens, la PME demeure en effet plus exposée aux contraintes de son environnement
général dont elle subit, plus que la grande entreprise. Cela se montre par un taux d'échec
élevé pour les nouvelles entreprises et par un niveau de compétitivité et des performances
insuffisants pour les PME existantes.

Aussi bien une nouvelle politique de promotion spécifique à la PME doit-elle être intégrée.
La loi formant charte de la PME représente à cet égard, le cadre de référence de l'action que
compte mener l'Etat, en partenariat avec les acteurs privés dans les années venir.

Cette politique demande qu’elle soit élaborée, mise en œuvre et coordonnée en relation
avec toutes les parties concernées, sur la base des principes de la concertation, de la
participation et de la transparence pour qu’elle soit efficace.

L’Etat encourage la participation des PME , à côté des instances publiques à l'échelon local,
provincial, régional et national dans la mise en œuvre des mesures d'aide et de soutien qui
seront prises dans différents domaines intéressant la PME. Il s’engagera ainsi à favoriser la
mise en place d'un cadre institutionnel de promotion des PME basé sur des structures et des
mécanismes de concertation, de dialogue et de collaboration avec les opérateurs et les
institutions représentatives des PME.

Elles doivent faire un effort important en matière de création d'emplois, de modernisation


et de compétitivité, par la formation, l'amélioration de l'encadrement et le développement
des ressources humaines, par la promotion de la qualité, la recherche développement,
l'utilisation de technologies modernes, la préservation de l'environnement, ainsi que par une
gestion saine et transparente, conformément aux règles morales régissant une entreprise
citoyenne. Tout cela pour être en mesure de participer à cette action commune, de
s'organiser dans des structures représentatives dynamiques.

A son rôle classique de création d'emplois et de valeur ajoutée, s'ajoute celui de répartition
des richesses, de formation et d'insertion. Grace à tout ça la PME devient alors un centre sur
lequel se cristallisent plusieurs fonctions : économique, sociale et culturelle, qui
caractérisent une économie performante et solidaire.
Les objectifs

La qualité de PME a donné lieu à une identification qui doit être produite pour bénéficier des
avantages prévus aux articles 22 et 24 de la présente loi dont la procédure est fixée par voie
réglementaire.

Au sens de la présente loi, l'appui à la création de PME comprend:

- l'assistance au promoteur dans la conception et la réalisation du projet.

- le soutien pour le démarrage et le développement des activités au cours des trois


premières années de vie de l'entreprise.

1.2.2 SECT2: Cadre institutionnel de promotion


de la PME:

Agence nationale de promotion des PME au Maroc :

Les petites et moyennes entreprises « PME » sont au centre de la politique de


développement économique et sociale au Maroc , de par leur place prépondérante dans le
tissu économique national et leur rôle déterminant dans une croissance forte, durable et
génératrice d'emplois.
Dans le contexte actuel, marqué par une dynamique d'ouverture internationale sans
précédant, la modernisation compétitive des PME marocaines est un choix stratégique dont
le succès dépend notamment de l'instauration par les pouvoirs publics d'un cadre
institutionnel adéquat de promotion, de coordination et d'accompagnement.

La création de l'Agence Nationale pour la Promotion de la Petite et Moyenne Entreprise «


ANPME », conformément à la Loi 53-00 formant Charte de la PME en Novembre 2002,
répond à cet objectif, en ce sens qu'elle vise à doter les PME d'un outil performant pour la
mise en œuvre du programme national de la modernisation compétitive des entreprises.

L'ANPME met en place les moyens, les conditions et les supports nécessaires à
l'accompagnement personnalisé des chefs d'entreprises dans leurs efforts de modernisation
et de renforcement de leur compétitivité, tout cela pour assurer son rôle de catalyseur et de
fédérateur des énergies et des ressources engagées dans le processus de la modernisation
compétitive des entreprises .

Selon l’article 7, 8, 9,10 et 11 de la loi n°53-00 formant la charte des PME au Maroc, la
promotion réside dans la création d’un conseil national consultatif de la PME, ou siégeront
des représentants d’organismes publics et privés.

Cette agence est une institution d’association d’utilité économique ayant pour mission
d’assurer les prestations de service d’assistance technique, de conseil spécialisé en faveur
des PME.

Les articles 12,13, et 15 sont consacrés à instaurer des mesures d’incitation à la promotion
des PME ; à savoir la Prise en charge par l'Etat d'une partie des dépenses engagées par la
très petite et la petite entreprise en matière de prestations de services d'information, de
conseil, d'assistance technique, d'expertise et de formation en gestion d'entreprise, ainsi que
les dépenses engagées par les PME aux titre de leurs projets d'extension et de
modernisation.

Mais aussi la Prise en charge par l'Etat d'une partie des dépenses d'aménagement de
terrains ou de locaux professionnels destinés aux PME

La Mobilisation d'un pourcentage de 20% minimum des dotations budgétaires annuelles


faisant l'objet de marchés publics en faveur des PME.

Ainsi Les axes stratégiques d'intervention de l'Agence portent sur :

La promotion du partenariat et des réseaux des PME ;

 Le soutien aux structures d'appui des PME ;

 Le renforcement du secteur de la consultance locale ;

 L’instauration d'une écoute permanente des PME ;

 L’adoption d'une stratégie de communication et de proximité ;


 La mise en place d'une politique active de coopération et de partenariat ;

 La participation et l'implication accrue dans l'amélioration de l'environnement de la PME.

1.2.3 SECT3: Mesures d’aide à la PME:

A- Les mesures d’ordre financier, foncier et administratif :


Les PME en cours de création ainsi que celles qui justifient de trois années d'activité au plus
et qui remplissent certains conditions peuvent bénéficier d'une prise en charge par l'Etat
d'une partie des dépenses afférentes aux prestations de services qui leur sont rendues en
matière d'information, de conseil, d'assistance technique, d'expertise et de formation en
gestion de l'entreprise, ces conditions sont :

a) Lorsqu'il s'agit de création d'une entreprise, le promoteur doit présenter une étude
préliminaire du projet qui doit être retenue;
b) Les nouvelles entreprises: le programme d'investissement initial global ne doit pas
dépasser cinq millions de dirhams et le ratio d'investissement par emploi doit être inférieur
ou égal à cent mille dirhams ;

c) Pour les entreprises existantes : l'entreprise doit avoir pour les deux derniers exercices un
effectif permanent employé ne dépassant pas cinquante personnes et justifier pour les dits
exercices :

- un total de bilan annuel qui ne dépasse pas dix millions de dirhams

- un chiffre d'affaires annuelles hors taxes dépassant pas quinze millions de dirhams.

En même temps elles bénéficient d'une prise en charge d'une partie des dépenses
afférentes aux actions qu'elles engagent en vue de :

- l'évolution de la qualité de leurs produits et services en utilisant un processus de


certification de la qualité, de normalisation ou d'acquisition de nouvelles technologies ;

- la recherche-développement et l'innovation dans le but de mettre au point de nouveaux


produits ou de nouveaux procédés ;

- la constitution de groupements ou d'associations de PME dont l'objet est l'accès à la


commande publique et aux marchés extérieurs ou l'approvisionnement en produits et
services.

Pour les PME qui ont plus de trois années d'activité après leur constitution et qui remplissent
les conditions suivantes : * justifier pour les deux derniers exercices, soit d'un total de bilan
annuel compris entre dix et cinquante millions de dirhams, soit d'un chiffre d'affaires annuel
hors taxes compris entre quinze millions de dirhams et soixante-quinze millions de
dirhams ;employer au cours des deux derniers exercices un effectif permanent .

B- Dispositions relatives au financement des PME :


a- Fonds collectifs d’investissement en capital :

La Société d'Investissement en Capital (SIC) est une société anonyme qui a pour objet
exclusif la gestion d'un portefeuille composé pour une part supérieure à la moitié de son
actif total, de valeurs mobilières sous forme de prises de participations dans le capital de
sociétés de capitaux ayant la qualité de PME au sens de l'article premier de la présente loi,
non inscrites à la cote de la bourse des valeurs.

Cette prise de participations ne peut dépasser un pourcentage du capital de la société


émettrice et de l'actif total de la société d'investissement. Les conditions d'émission, de
souscription et de rachat des actions de la SIC par ses souscripteurs ou actionnaires sont
fixées par ses statuts conformément à la législation qui lui est applicable.

b- Sociétés régionales de financement :


Des sociétés régionales de financement des PME peuvent être créées en application de
l'article 10, 3e alinéa du dahir portant loi n° 1-93-147 du 15 moharrem 1414 relatif à
l'exercice de l'activité des établissements de crédit et de leur contrôle et de la présente loi.

Les sociétés régionales de financement des PME exercent leurs activités dans le cadre de la
région, telle que définie par la loi n° 96 relatives à l'organisation de la région.

Elles ont pour objet exclusif l'octroi de prêts destinés au financement des besoins
d'investissement et d'exploitation des PME.

Les sociétés régionales de financement des PME qui réalisent au moins 75% de leur activité,
dans des provinces ou préfectures dont le niveau de développement justifie une aide
particulière de l'Etat, peuvent être autorisées à émettre des emprunts avec la garantie de
l'Etat.

c- Organismes de crédit mutuel et coopératif :

Est considéré comme établissement de crédit mutuel et coopératif, toute coopérative


constituée conformément à la loi n° 24-83 fixant le statut général des coopératives et les
missions de l'Office du développement de la coopération, par dérogation aux dispositions de
ses articles premier et 13, par des PME répondant à la définition de la présente loi et dont
l'objet est l'exercice au profit exclusif de ses membres de l'activité d'établissement de crédit
telle que définie par le dahir portant loi n° 1-93-147 du 15 moharrem 1414..

Les conditions d'exercice de l'activité d'établissement de crédit par les établissements de


crédit mutuel et coopératif sont fixées ultérieurement.

d- Organismes de capital risque

Sont considérés comme organismes de capital risque, les sociétés de capital risque et les
fonds communs de placement à risque.

1.3 CHAP3: Les contraintes au


développement des PME:
1.3.1 SECT1: Les contraintes financières:
Les PME se considèrent aussi comme les grandes et moyennes entreprises (GME) afin de
réaliser leur production elles acquièrent des facteurs et des inputs, l'accès au capital
constitue donc une étape importante. De plus, puisque les PME soient essentiellement
utilisatrices de main-d’œuvre (fonction de production intense en travail), alors elles ont
besoin d'un équipement minimum pour démarrer leur activité. Donc le problème du
financement des PME est intimement lié au marché des capitaux.

A/ Description du marché marocain des capitaux


Dans ce paragraphe on va savoir si les réformes du marché des capitaux au Maroc
cherchent à défavoriser les PME, en accroissant leurs coûts, comparativement aux GME.

1- Les réformes du marché financier et le soutien aux


investissements
Pendant les années 1960 et 1970, la place et le rôle de l'Etat s'est développé, d'une part du
fait de la création d'entreprises publiques et d'offices et d'autre part, du fait de
réglementations nombreuses et en particulier au niveau des prix et des échanges extérieurs.

Apparemment l’appareil productif a nui a cause de, l'inefficacité de ces structures et des
interventions. Rajoutant à ça les conjonctures internationales défavorables, qui ont entraîné
une exacerbation des déséquilibres macro-économiques et une crise d'endettement. Tout
cela a conduit le Maroc à adopter des réformes pour un ajustement des structures
économiques.

Les mesures entreprises par le Ministère de l'Economie et des Finances dans le secteur
financier font suite à une politique d'ajustement structurel entre 1983 et 1992. Les mesures
adoptées visaient à :

Équilibrer les finances publiques et réduire les déficits intérieurs et extérieurs;

Réorganiser les entreprises publiques (programme PERL soutenu par la Banque Mondiale) en
vue de réduire leur déficit de gestion et par-là, la contribution de l'Etat à leur financement.
(Pour certaines de ces entreprises, il fallait les préparer à être privatisées);

Réformer le système fiscal en vue de le rendre plus efficace et de l'harmoniser avec les
standards internationaux : introduction de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), de l'impôt sur
les sociétés (IS) et de l'impôt général sur le revenu (IGR). L'objectif était de simplifier le
système fiscal et de réduire les taux pour favoriser un élargissement de l'assiette fiscale;

Libéralisation de l'économie : prix intérieurs, échanges extérieurs et mouvements des


capitaux;

La modernisation du secteur financier au Maroc en réduisant l'intervention du


Gouvernement dans le secteur bancaire et en renforçant le rôle du marché dans l'allocation
des ressources financières.

2- Les effets des réformes du marché financier : des distorsions


défavorables aux PME
Avec la libéralisation progressive, des taux plafonds débiteurs ont été en vigueur jusqu'en
1995. La diminution des taux d'intérêt débiteurs a découragé la rémunération des dépôts et
donc l'épargne.
Suite à l’excès de demande de crédits, les banques et les autres institutions financières ont
répondu par un rationnement des crédits (fonds peu abondants). Elles donnaient la priorité
aux entreprises de grande dimension et les PME étaient défavorisées, leurs demandes étant
considérées en dernier lieu.

Un certain nombre d’études montrent qu'une partie du différentiel de taux auquel font face
les PME comparées aux GME, représente le risque plus élevé des prêts aux PME et des coûts
de transaction plus importants pour instruire leur dossier.

Selon une étude de Rhyne E. et Otero M les méthodes utilisées par les banques
commerciales pour faire face aux risques d'impayés ne sont pas adaptées au financement
des PME.., ces méthodes comprennent :

L’étude du dossier de demande de crédit et la recherche d'un maximum d'informations sur


les caractéristiques du client potentiel ;

L'évaluation du projet pour lequel le prêt est demandé ;

La nécessité de contreparties demandées à la PME pour garantir le prêt.

Les PME comptent presque exclusivement sur leurs fonds propres ou le crédit-bail, alors que
les GME ont pu emprunter auprès des banques et d'autres institutions du secteur financier.

Cependant, dans le financement extérieur des PME, l’existence de sociétés de crédit-bail est
insuffisante, c’est le cas en Espagne, au Portugal et même en France. En conséquence, le
financement par crédit-bail ne représente actuellement que 5% de la FBCF et 15 à 20% en
Europe.

L'explication nous semble résider dans le fait que les PME-PMI au Maroc qui ne disposent
pas des garanties nécessaires pour accéder à un financement extérieur, ont quelques marges
de manœuvre et recourent au crédit bancaire traditionnellement moins cher (autour de 12%
actuellement, contre 15,63% pour les sociétés de crédit-bail ; mais pendant longtemps, ces
sociétés étaient à 24% alors les banques pratiquaient des taux entre 15 et 18%). Il semble
qu'il y ait un phénomène d'inertie qui s'estompera au fur et à mesure que le différentiel de
taux va diminuer. L'information des opérateurs est peut-être insuffisante également.

L'introduction d'une « culture » de l'information est un moyen efficace de promouvoir les


activités économiques. A côté de l'effet sur l'octroi de crédit par les banques ou les sociétés
de crédit, il y a également un effet sur l'amont. L'obligation de publier les comptes certifiés
permettra au marché de reconnaître les performances réelles de celles-ci et la mobilisation
de fonds (via le lancement d'obligations) sera facilitée.

Les besoins de financement des PME concernent soit les investissements lors de la création
ou l'extension, soit le fonds de roulement en cours d'activité, ceci est lié aux travaux de
Liedholm qui a décrit les besoins de financement des PME au cours de leur « cycle de vie ».
Durant la première phase, il s'agit de besoins à long terme pour financer les équipements.
Ensuite, les besoins en fonds de roulement sont les plus pressants. Si la PME se maintient,
des besoins de financement à moyen et long terme vont se faire à nouveau sentir, pour
permettre une extension des capacités de production. Dans la même logique, Mc Cleod a lié
l'âge et la réputation de la PME à l'origine de son financement.

On observe ainsi que plus la PME donne une image de pérennité, plus l'accès au
financement par des tiers devient possible : les crédits fournisseurs d'abord, les banques
ensuite, quand l'entité est une « petite entreprise ». .

B/ Le point de vue des dirigeants des PME sur les banques :

Les résultats des études faites à la base d'une enquête ont montré qu'à propos des relations
avec les banques font valoir que les problèmes posés aux PME concernent plus l'accès au
financement (garanties excessives exigées par les banques, retard dans les études de
dossier) que le niveau des taux d'intérêt, et que les gestionnaires souhaitent aussi des délais
de grâce, le temps que leur activité prenne une « vitesse de croisière ».

1.3.2 SECT2: Les obstacles d’ordre législatif,


administratif ET judiciaire:
I- Le droit des sociétés
Les normes législatives régissant le droit des sociétés et les règles qui organisent les rapports
de travail au sein de l'entreprise ne reconnaissent aucune particularité à la PME.

En introduisant la possibilité de créer une société unipersonnelle, le droit commercial, et en


particulier la réforme du droit des sociétés ont été innovés. Cependant, la réforme du droit
des sociétés ne tient pas compte de la taille de la société considérée.

Le droit des sociétés prescrit des sanctions pénales pour le non accomplissement d'un
certain nombre de règles de procédures, tant en ce qui concerne les formalités à remplir lors
de la constitution des sociétés que celles à effectuer au cours de leur fonctionnement ou lors
de leur dissolution.
Par exemple, des sanctions pénales peuvent être appliquées lorsque les délibérations
parlementaires n’ont pas de procès-verbal de réunion. Or, si la société anonyme constitue le
type par excellence des sociétés de capitaux avec tous les attributs qui s'y attachent et
justifie un tel encadrement juridique, ce n'est pas le cas de la société à responsabilité
limitée, ni des sociétés de personnes, qui fonctionnent généralement dans le cadre familial
et qui sont dotées d'une structure administrative légère, à la dimension de leur activité. A la
suite de la réforme du Code des sociétés, un nombre significatif de sociétés ont préféré
prendre la forme de SARL pour éviter les contraintes que leur faisait peser leur statut
antérieur de société anonyme.

II/ Le Code des douanes


Si la procédure de la « Déclaration unique de marchandise » améliore considérablement la
lourdeur des formalités douanières, celles qui organisent les modalités des exportations et
des importations sont souvent interprétées de façon restrictive par les agents douaniers
quant à la classification et l'évaluation des marchandises, ce qui freinent les initiatives.

III/ La législation comptable et fiscale


Le Plan comptable est considéré par les professionnels comme un document complexe et
inadapté pour les PME. Les obligations en terme de production d'informations financières
sont globalement lourdes pour les PME. Plus de trente formulaires contenant les mêmes
informations et devant être accompagnés des mêmes pièces doivent être remis par les chefs
d'entreprises pour leurs déclarations fiscales. Les investisseurs estiment que la complexité
du système fiscal
marocain mène souvent à la confusion et à de nombreuses erreurs dans les déclarations.

Il en résulte que le processus complexe des déclarations fiscales impose aux investisseurs de
recourir aux services des fiduciaires et de cabinets de conseils. Pour les PME, le coût de ces
conseillers est très élevé et grève considérablement leurs capacités financières. Ceci incite
bon nombre d'entre elles à l'évasion fiscale, engendrant d'importantes pertes dans les
recettes publiques.

IV/ Les procédures administratives et judiciaires


Selon les conclusions de l'étude initiée par le MAGG, « le problème le plus fréquemment
mentionné par les investisseurs au cours de chaque étape du processus de démarrage de
l'investissement est le manque de transparence des procédures ».

Une telle situation est due à l'enchevêtrement des compétences entre les différentes
administrations, mais parfois au sein d'une même administration. Ce phénomène est
perceptible dans l'ensemble des administrations et il surgit entre les différents
départements ministériels et entre leurs services extérieurs (les délégations régionales). Là
où le problème de l'enchevêtrement des compétences prend le plus d'ampleur, c'est à
l'occasion du jeu de navette auquel se livrent les autorités communales et leur autorité de
tutelle (province ou préfecture) dans l'étude d'un dossier ou l'octroi d'une autorisation pour
la réalisation ou l'extension d'un projet de PME.
A l'enchevêtrement des compétences, il faut ajouter les interprétations divergentes des
procédures légales, parfois subjectives voir même abusives de la part des agents de
l'administration. Ceci incite les entrepreneurs, et particulièrement les PME, soit à faire valoir
leur demande par des moyens occultes, soit à poursuivre leur projet en marge des normes et
procédures légales, c'est-à-dire de manière informelle, ce qui n'est pas favorable à la
croissance de leur activité, car cela leur interdit de répondre à des appels d'offres ou de
fournir des biens ou des prestations de services à des clients qui demandent des factures.

En somme, les problèmes qu'engendre la complexité des procédures administratives ne sont


pas propres au Maroc, ce phénomène existe même dans les pays les plus avancés. En
revanche, ce qui persiste encore au Maroc et constitue un véritable obstacle à la liberté
d'entreprendre, c'est l'abus et l'excès de pouvoir que les autorités administratives
commettent dans l'interprétation et l'application des lois et règlements qui fixent leurs
compétences.

On retiendra que toute l'histoire du recours pour excès de pouvoir, depuis la mise en place
de la Chambre administrative de la Cour suprême en 1957, jusqu'à la mise en place des
tribunaux administratifs en 1993, vise à en faire « un instrument mis à la portée de tous,
pour la défense de la légalité méconnue ». Cependant, le recours pour excès de pouvoir
contre les décisions administratives entre à peine dans les mœurs des citoyens marocains et
la lenteur du système juridictionnel continue à peser négativement sur la promotion des
affaires.

La liberté du commerce et de l'industrie est une liberté publique qui a une valeur
constitutionnelle. Cela signifie que la loi qui aménage les modalités d'exercice de cette
liberté reste soumise à cette liberté constitutionnelle. Cela signifie aussi que l'administration
chargée par la loi d'exercer un contrôle de légalité ou de conformité lors d'une demande
d'autorisation, ne dispose d'aucun pouvoir d'appréciation discrétionnaire. Autrement dit, la
consécration jurisprudentielle du principe constitutionnel de la liberté du commerce et de
l'industrie implique que chaque fois que l'administration exerce un contrôle de légalité ou de
conformité sa compétence reste toujours une compétence liée.

D'une manière générale, l'organe juridictionnel marocain, composé de juridictions civiles,


pénales, commerciales et administratives, est doté de codes et de règles de procédures très
convenables. Il appartient donc aux juges de faire valoir leur fonction pour que l'organe dont
ils font partie assume sa mission et contribue ainsi avec les autres pouvoirs publics au
renforcement de l'Etat de droit.

C'est dans cet esprit et cette logique que s'inscrivent toutes les réformes amorcées depuis la
dernière décennie. Il s'agit de « réformes qualitatives post-ajustement structurel »
1.3.3 SECT3: Les contraintes intrinsèques aux
PME face à une concurrences accrue:
Parmi les contraintes intrinsèques à la croissance des PME, certaines tiennent aux
techniques de gestion de l'entreprise, d'autres, liées aux premières, tiennent à la capacité
des entrepreneurs à relever les défis de la compétitivité, face à l'ouverture des marchés et
qui conditionnent le devenir et la viabilité de l'entreprise.

I/ Les méthodes de gestion des PME marocaines : la qualité du «


gérant propriétaire »
Parmi les obstacles majeurs qui limitent le développement des PME, on relèvera d'une part,
le taux d'analphabétisme particulièrement élevé parmi les dirigeants de PME, et d'autre
part, une gestion de l'entreprise très fortement marquée par la personnalité du gérant qui
en est généralement le propriétaire.« Les caractéristiques des gestionnaires », cependant,
les pourcentages sont biaisés en raison de l'échantillon des entreprises touchées.

En effet, pour des raisons culturelles, les entrepreneurs sont assez réticents à partager leur
pouvoir et à répartir les tâches entre divers centres de décisions. Il en résulte que les
dirigeants ont souvent une appréciation erronée du risque à prendre, et que parfois
l'extrême prudence les amène à prendre des décisions déraisonnables. De plus, faute de
moyens financiers, les gérants de PME ne s'entourent pas de cadres compétents pour
renforcer leur capacité de gestion ou compenser leurs lacunes techniques en matière de
marketing, comptabilité, finance, approvisionnement, production ou gestion des stocks.

Pour des raisons encore culturelles, mais aussi financières, les dirigeants sont réticents à
faire appel au conseil externe. Refusant d'admettre ou n'ayant pas conscience de leur
méconnaissance des techniques de gestion, ils s'obstinent à ne pas percevoir l'intérêt du
conseil, souvent par crainte de révéler le secret de leurs affaires. A ceci, il faut ajouter les
divergences entre associés quant aux méthodes de gestion de l'entreprise et des
perspectives de son
développement, qui souvent dégénèrent en conflit et sont à l'origine de la dissolution de
certaines PME.

Enfin, pour des raisons toujours culturelles, ils n'ont pas conscience que les différents stades
de vie de l'entreprise sont intimement liés à leur capacité d'organisation et que la croissance
de l'entreprise doit s'accompagner d'une gestion des ressources humaines et d'une
meilleure répartition fonctionnelle des tâches. Ils ne perçoivent pas encore les bénéfices
d'une délégation d'une partie de leur pouvoir de décision aux personnes compétentes et le
fait qu'un investissement en formation du personnel constitue un capital qui implique à
terme des retombées bénéfiques pour l'entreprise en termes de qualité et de compétitivité.

Tous ces facteurs combinés nuisent aux capacités des PME marocaines à suivre les progrès
des méthodes de gestion et à innover pour mieux s'adapter aux contraintes du marché et
aux besoins des clients.

II/ La compétitivité des PME marocaines


Les mesures prises pour la libéralisation de l'économie ont très largement contribué à
valoriser les activités exportatrices. Elles ont eu aussi un impact favorable sur la
compétitivité des entreprises marocaines qui, exposées à la concurrence, sont amenées à
améliorer la qualité et l'efficacité.

La mondialisation des économies et la stratégie d'ouverture du marché marocain sur


l'extérieur nécessitent impérativement la mise en place d'une politique en faveur des PME.
Or à la faveur de cette ouverture, les exportateurs marocains (de textiles, d'habillement ou
de l'agroindustriel) vers le principal client du pays (l'UE), doivent s'attendre à faire face à une
concurrence étrangère accrue que ce soit au niveau de leurs débouchés traditionnel ou sur
leur propre marché interne .

Etant moins équipées, moins organisées et ne bénéficiant d'aucune politique spécifique de


l'Etat, les PME marocaines risquent d'avoir peu de chance de relever les défis de la
compétitivité face aux entreprises européennes et celles des autres pays émergeants.

Toutefois, une stratégie de promotion des PME et de croissance orientée vers les
exportations peut leur être bénéfique en raison de l'environnement commercial
international plus libéral si, d'une part, l'accord de libre-échange avec l'Union Européenne
est accompagné d'une réduction non discriminatoire de la protection commerciale, afin de
maximiser les gains du Maroc, et si, d'autre part, compte tenu de la dépendance vis-à-vis des
droits de douanes, la poursuite du processus de libération de l'économie marocaine est
accompagnée de réformes fiscales, afin de maximiser les gains au niveau de l'emploi avec la
réforme du marché du travail. La réforme du marché du travail aidera probablement le
secteur privé à équilibrer l'offre et la demande de la main d'œuvre entre les entreprises
exportatrices qui se développent par le biais de la promotion des exportations, et celles qui
sous-traitent suite à la concurrence accrue des importations.

2 •La deuxième partie: Les


différentes modes de financement
de la PME au Maroc:
L’importance stratégique des petites et moyennes entreprises PME pour l’économie d’un
pays, que ce soit en termes d’emploi , d’innovation ou de contribution aux exportations ,
amène à porter une attention particulière aux conditions dans lesquelles s’opère le
financement de leur création, et de leur développement. La spécificité de ces entreprises
(taille, actionnariat, surface financière …) limite en effet a priori leur accès aux marchés
financiers et les rend plus dépendantes du financement que les grandes entreprises.

Des financements sont nécessaires pour les aider à créer et étendre leur activité, développer
de nouveaux produits, et investir dans de nouvelles recrues ou de nouveaux sites de
productions. De nombreuses PME naissent d’une idée formulée par une ou deux personnes
qui investissent leur propre argent. Mais une fois la réussite est au rendez-vous, toutes les
PME en croissance ont à un moment ou à un autre besoin d’investir pour se développer ou
innover d’avantage. C’est à ce moment là que, souvent, se pose le problème de l’obtention
de financement auprès des banques, des marchés financiers, ou d’autres bailleurs de
crédits , qui sont beaucoup moins ouverts à leurs demandes qu’à celles des entreprises de
plus grande taille.

Les pouvoirs publics ont pris ces dernières années une série de mesures favorables au
financement des PME. Le renforcement des fonds propres de ces entreprises a fait l’objet de
différentes initiatives prises souvent en partenariat avec les organismes de financement.
Dans le même temps le marché du capital-risque et du capital investissement s’est
développé venant compléter la palette des investissements de financement à la disposition
des PME au Maroc .

Les PME disposent de deux formes de financement ; on a d’un coté le financement interne
c’est à dire le financement par les fonds propres, et d’un autre coté les financements
externes par des organismes financiers.

2.1 Chapitre 1 : Sources de financement


internes :
2.1.1 SECT1 : Autofinancement :
A Définition :
L'autofinancement joue un rôle fondamental dans le développement de l'entreprise. Il
garantit la croissance des actifs économiques sans recours à des tiers et sans frais financiers
directs : intérêts et remboursements.

L'autofinancement contribue directement au processus de croissance cumulée qui résulte


du fait que tout nouvel investissement augmente, par sa rentabilité et sa consommation,
l'autofinancement pour les périodes à venir.

L’autofinancement est aussi égal à la marge d’autofinancement diminuée de dividendes.


Cette marge est celle qu’on désigne généralement par ; cash flow.

C'est la principale source interne qui provient du bénéfice net résultant de l'activité de la
PME elle-même, et dans ce cas, elle s'autofinance.
B- Mesures de l’autofinancement :
L'autofinancement est l'un des moyens traditionnels de financement des moyennes et
petites entreprises. Il provient des éléments suivants :
1- Les réserves:
Il représente l'autofinancement que la société a tiré de ses bénéfices, appelés :
autofinancement de croissance
Il s'agit de bénéfices non répartis qui correspondent à une partie de l'excédent de trésorerie
de la société.
Réserves légales : Les entreprises doivent déduire chaque année une part
des bénéfices réalisés pour former ce qu'on appelle : Fonds de réserve. Ce
prélèvement est obligatoire, a un rôle dans le maintien de la stabilité du
capital et donne donc une garantie supplémentaire aux créanciers de la
société. Cette réserve peut être convertie en capital après augmentation
du capital et utilisée pour compenser la perte.
Réservations statutaires ou contractuelles : Elle résulte d'un contrat et
dans le cas de sociétés anonymes, elle résulte des lois. Ces réserves sont
constituées lors de la distribution des bénéfices et ne peuvent être
distribuées qu'avec l'approbation de l'Assemblée Générale
Extraordinaire.
Réservations facultatives : Les lois, statues ou clauses contractuelles ne
prévoient pas ces réserves. Parfois, cela résulte d'événements qui peuvent
bénéficier à l'entreprise et que nous utilisons pour construire cette
réserve.
2-L’amortissement :
L’amortissement est la mesure de la dépréciation à laquelle les immobilisations sont
exposées, et c'est une déduction qui peut être déduite de l'assiette fiscale, et permet ainsi
aux entreprises d'obtenir des ressources supplémentaires, pourquoi les financiers préfèrent
les voir en arrêtant le mécanisme de financement interne et même la possibilité de
renouveler les immobilisations.
Par conséquent, l'amortissement compense la dépréciation des immobilisations il est
considéré comme un moyen de remplacer les immobilisations lorsqu'ils cessent de les
utiliser. D'un point de vue financier, l'amortissement est une ressource cohérente avec
toutes les ressources d'une entreprise constamment constituée et non utilisée
exclusivement pour le remplacement.
En conséquence, l’autofinancement de l’entreprise en tant que ressource majeure pour cet
amortissement qui, en attendant de financer la composition du renouvellement des actifs,
augmentera toutes les ressources financières.
3- les provisions :
Toutes les provisions ne font pas partie de l'autofinancement, seules les provisions à
caractère de réserve sont incluses, c'est-à-dire qu'elles sont constituées sans objet spécifique
ou très aléatoire dans le compte d'autofinancement.
Par conséquent, il est nécessaire de renoncer aux provisions qui ne sont pas calculées
comme coûts futurs comme provisions pour créances irrécouvrables et provisions pour
dépréciation des capitaux propres..
4- Le rapport à nouveau RAN:
Il s'agit du montant des bénéfices des années précédentes qui n'a pas été distribué ou
affecté à un compte de réserve. Ces bénéfices sont maintenus dans l'activité d'une année sur
l'autre pour être ajoutés aux bénéfices de l'exercice suivant.

C- Avantages d'autofinancement :
Avantages d’autofinancement sont les ressources annuelles libérées qui peuvent
être accumulés au sein de l'entreprise par le biais :
Réinitialiser, mettre à jour et même augmenter les capacités de
production.
Remplacement progressif des capitaux propre .
 Mais il faut noter que l'autofinancement peut parfois avoir des inconvénients.
D- Inconvénients de l'autofinancement :
C'est une des principales sources de financement interne pour les PME marocaines, mais il
ne faut pas oublier que l'utilisation systématique de cette pratique présente des
inconvénients.
La faille la plus grave tient au fait que l'autofinancement Il n'est vu que par le
standard gratuit. Ce dernier amène souvent les PME à faire preuve d'un certain
nombre de négligences dans le choix des investissements. En d'autres termes, les
PME qui utilisent l'autofinancement perdent et dissipent uniquement les
ressources détenues.
Un autofinancement trop important peut avoir comme méfait de geler des
fonds dont la PME n’a pas besoin  Ces fonds, s'ils sont alloués aux actionnaires,
peuvent étendre le marché financier et ainsi financer le développement d'autres
sociétés. Elle ne peut pas contribuer à une meilleure répartition de
l’investissement depuis les marchés des capitaux.
Ce sont les raisons pour lesquelles les PME ne sont pas satisfaites de la capacité
d'autofinancement pour réaliser la croissance souhaitée et ne peuvent donc garantir sa
compétitivité et même sa survie.
2.1.2 SECT2: Les capitaux propres apportés par
l’entreprise elle-même :
Pour financer ses investissements et ses opérations d'exploitation, et même l'écart entre le
lancement de l'activité et la génération de revenus, les PME doivent pré-contribuer sous
forme de fonds (en espèces ou en nature) à l'avance. Même au démarrage. Après avoir
déterminé cette contribution, nous travaillerons avec deux méthodes pour augmenter ceux-
ci.
A- la définition :
Le capital est le moteur de la naissance et du démarrage des petites et moyennes
entreprises, et c'est l'argent nécessaire pour créer des petites et moyennes entreprises afin
d'assurer leur croissance et leur travail.

Par conséquent, nous pouvons définir les capitaux propres d’une entreprise comme des
fonds pouvant être utilisés de manière permanente avant la liquidation. Ils résultent des
apports des associés, des bénéfices non distribués et des corrections d’évaluation de l’actif.
C’est la situation nette comptable.

Ainsi, l’entreprise n’existera jamais et ne pourra pas faire des affaires (approvisionnement,
rémunération des employés, etc.) sans ses propres actifs. Autrement dit, un apport
personnel et un apport d’associé vont être obligatoire. Ces fonds ne peuvent être affectés
que dans des cas exceptionnels : augmentation, réductions effectuées en amortissement de
pertes ou dissolution de la société.

B- Les formes d'augmentation des capitaux propres :


L'augmentation de capital peut se faire de plusieurs manières et la modification qu'elle
apporte à la structure financière de l'entreprise varie selon qu'il s'agit d'un apport en
espèces ou en nature ;
Augmentation de capital en numéraire :
L'augmentation du capital en espèces est un processus généralement utilisé pour financer
l'investissement. Les entreprises sont autorisées :
- renforcer leurs ressources financières en les adaptant à leurs besoins en équipements ;
- assurer une certaine indépendance financière ;
- Augmenter son crédit auprès des autres et des banques, ainsi que leurs possibilités
d'emprunt.
C'est le seul moyen de fournir des liquidités aux entreprises et est compatible avec un
investissement à long terme dans l'épargne disponible. Il permet d'obtenir des ressources
valorisant le capital de l'entreprise ainsi que sa capacité d'emprunt.
En effet, pour assurer une augmentation de leur capital, les PME invitent soit les actionnaires
existants soit les nouveaux actionnaires. Pour cette raison, les PME n'ont recours à des
apports en espèces que si la disponibilité des actionnaires existants le permet, compte tenu
des problèmes posés par l'ouverture de leur capital à des tiers.
Augmentation du capital en nature :
C'est une contribution non pas sous forme d'argent, mais plutôt une contribution de biens
matériels tels que des marchandises et des meubles etc...
Une telle contribution permet donc non seulement une augmentation du passif, mais aussi
de l’actif en augmentant les différentes utilisations qui représentent les biens qui sont
importés. De ce fait, la structure financière de l'entreprise n'a pas forcément été améliorée
par un processus de ce type.
Cette forme d'augmentation fournit aux PME un financement indirect de leurs activités en
leur permettant de:
- Augmenter ou valoriser les parts qui ont déjà contribué.
- L’augmentation des actifs de l'entreprise, et elle peut se manifester sous différentes
formes : l'apport de terrains, d'installations et d'équipements, etc...
On peut dire que les actions apportées présentent de nombreux avantages:
C'est la source de financement la plus stable, du fait de sa durée et de sa vulnérabilité
uniquement dans des cas exceptionnels.
Ils maintiennent l'autonomie et l'indépendance de l'extérieur.
Les coûts impliqués sont faibles et parfois même absents.
Augmentation de capital par incorporation de réserves, de créances sur la société ou
réévaluation des actifs :
Ces différentes augmentations ont des implications juridiques importantes mais ont peu
d'impact sur le financement de l'entreprise car elles n'apportent pas de nouvelles
ressources.
2.1.3 SECT3: Les comptes courants associés:
L'utilisation de comptes courants d'associés, qui consiste à prêter de l'argent à leur
entreprise sous la forme d'un compte courant, est une pratique répandue qui présente de
nombreux avantages, tant pour l'entreprise elle-même. La même chose pour les prêteurs
adjoints. En effet, cette méthode simple qui nécessite peu de démarches administratives
formelles est un moyen efficace de financer l'entreprise et un investissement financier
attractif pour les partenaires. .
En d'autres termes, ce sont les dirigeants qui fournissent l'argent ou laissent les sommes
qu'ils tirent de leur activité aux PME. En absorbant les autres montants mentionnés ci-
dessus, les comptes courants liés fournissent aux PME un capital permanent. Ainsi, il
surmonte les avantages et les inconvénients.
A- Les avantages des comptes courants associés:
Ces modes de financement offrent certains avantages aux partenaires et à la société, car ils
constituent un système rentable pour tous les contribuables;
 Par conséquent, ce système offre une plus grande flexibilité à la société, car il ne
nécessite pas de changement dans la position sociale de l'entreprise (par opposition
à l'augmentation du capital). Elle s'accompagne également de très peu de formalités,
ce qui est négligeable.
 Principale caractéristique de l’utilisation des prêts dans la forme d'un compte courant
pour un partenaire pour l’entreprise est que le dernier a les avantages potentiels de
réduction payés aux entreprises associés de leurs bénéfices imposables par rapport
aux services bancaires d'investissement,
 Participant au système de compte courant leur permettra de récupérer de la main à
tout moment les avances accordées à l’entreprise.
 Garantira un taux d'intérêt beaucoup plus élevé que tous les comptes
d’intérêts fournis par les banques .
Enfin, l'indépendance financière de l'entreprise.
B- Les inconvénients des comptes courants associés :
Les comptes courants liés, par rapport aux droits de propriété, représentent l'inconvénient
de ne pas être représentés aux yeux des tiers, une contribution qui entraînerait une
augmentation des droits de propriété de l'entreprise, comme il apparaît au passif du bilan. Il
convient également de noter qu'un partenaire disposant d'un compte courant très
important peut avoir un impact sur les partenaires et autres bénéficiaires dans l'exercice
effectif de l'autorité dans l'entreprise, ce qui peut entraîner des désaccords entre tous les
partenaires.

2.1.4 SECT4: les cessions d’éléments d’actifs:


La cession de certains actifs (caution d'investissement, équipements, bâtiments, terrains,
etc.) apporte un soutien financier important, lorsqu'ils interviennent soit dans le cadre de la
modernisation ou du renouvellement de biens d'équipement, soit lorsqu'ils se prolongent
dans le cadre d'une nouvelle unité (changement de lieu d'exploitation par exemple).
Cela peut parfois refléter le désir des gestionnaires d'investir dans d'autres secteurs ou de
faire face à des difficultés financières.
Cependant, ces sources de financement peuvent être qualifiées d'exceptionnelles,
notamment pour nos petites et moyennes entreprises marocaines, tant que la majorité des
petites et moyennes entreprises exercent leurs activités opérationnelles à cause des
équipements et des machines de valeur nulle en termes de comptabilité également, ces
entreprises continuent à travailler avec ces équipements même s'ils ont été complètement
consommés et vieillis.
Sur le plan économique, il convient toutefois de noter que la cession de ces actifs a des
conséquences sur la réduction de la valeur productive d'une entreprise.
2.1.5 SECT 5 -les prélèvements sur le fonds de
roulement:
Lorsque le fonds de roulement de l'entreprise est supérieur à ses besoins opérationnels
(excédent de trésorerie), celui-ci peut en prendre certains montants pour réaliser des
investissements.
Ces retraits doivent avoir lieu sans préjudice du solde financier et des flux de trésorerie,
autres que ce qui est généralement accepté , à savoir: 15 jours à un mois de chiffre
d'affaires.
Le retrait du fonds de roulement qui n'a pas été fait à bon escient peut entraîner des
difficultés commerciales et financières.
D'autre part, si les PME ne sont pas en mesure de couvrir les dépenses résultant du
processus et si les besoins en fonds de roulement augmentent du jour au lendemain; Il lui
reste à surmonter les problèmes liés à la finance, au contournement et aux ressources
internes, et c'est-à-dire les différentes possibilités d'approvisionnement en espèces,
bancaires et marchés [Link], les sources externes de financement font l'objet du
deuxième chapitre.
2.2 Chapitre 2: Les sources de financement
externes:
2.2.1 SECT1 : Le Financement par le système
bancaire :
L'investissement dans la croissance économique du pays dépend de l'homme d'affaires il
nécessite un effort financier, intellectuel et physique, compte tenu de l'importance des
montants requis dans ce processus, et compte tenu des fonds propres insuffisants pour les
petites et moyennes entreprises qui forment à la base du tissu industriel marocain, le
recours au système bancaire semble nécessaire pour financer l'équipement des entreprises.
Conscient de l'importance des petites et moyennes entreprises, les banques sont impliquées
depuis longtemps dans le développement de cette catégorie d'entreprises, et ont donc
toujours été soucieuses de renforcer leurs relations par l'amélioration continue de leur
accompagnement et de leur soutien à travers une structure décentralisée interconnectée et
un ensemble d'outils de financement, quels que soient l'enjeu et la finalité des petits et
moyens projets.
Avant d'aborder la contribution du marché bancaire au financement des PME, nous
tenterons d'abord de présenter les types de crédit les plus utilisés.
A- Les types de crédits les plus fréquents :
* Le crédit à moyen terme direct :
Ce type de financement a pour objet le financement direct de tout projet d'investissement
lié à la construction externe ou à la modernisation des équipements de l'entreprise.
Le financement maximum est de 70% du coût total d'investissement, fonds de roulement
compris. La durée du prêt est de 7 ans à moyen terme et de 7 à 12 ans à long terme.
Ce type de financement peut être lié à d'autres sources de financement par crédit ou
financement avec capital-risque.
* Le crédit à moyen terme réescomptable :
Bank Al-Maghrib continue de privilégier les investissements de financement à crédit à
moyen terme non redevables, contrairement à tous les autres crédits d'équipement
bancaire encouragés par les autorités monétaires qui ont été particulièrement avantageux
en investissements productifs ou qui se sont orientés vers l'exportation et le crédit à moyen
terme, il est ouvert à tous les secteurs d'activité, notamment les activités de service.
Son objectif est d'encourager l'investissement dans tous les domaines, en permettant la
création de grandes opportunités d'emploi et une amélioration très significative des produits
et services nationaux à différents niveaux.
Ainsi, le taux attractif varie aujourd'hui entre 8% fixes fournis par certaines banques et 11%
selon les établissements bancaires. A ce taux, une commission est parfois ajoutée (prix fixe
ou en pourcentage du mandat jusqu'à un maximum, le même varie selon l'établissement du
crédit en question). Cette commission dépasse rarement 0,20%.
* Le crédit à moyen terme non réescomptables :
Ce type de crédit est accordé dans le cadre d'une transaction particulière, qui ne peut être
acceptée à escompte, au profit de personnes ou d'entreprises ayant un intérêt client
important.
Cette catégorie de crédit est considérée comme importante pour les promoteurs lorsque le
projet n'est pas éligible dans le cadre de la procédure accélérée simplifiée.
* les cautions et avals à l’équipement :
Les garanties et l'accompagnement des équipements sont des moyens accordés par les
banques marocaines en faveur d'une institution bancaire ou d'un fournisseur externe pour
faciliter leurs clients (investisseurs), et obtenir un crédit acheteur ou crédit fournisseur du
pays d'origine des biens d’équipement.
Ces garanties concernent généralement le montant total des crédits accordés par la banque
ou la société étrangère ainsi que la période qui peut être à moyen ou long terme.
B- Le financement par la Banque populaire :
La promotion, le financement et l’assistance à la PME constituent l’un des domaines les plus
importants de l’action de BP. La portée de son engagement envers le secteur des entreprises
est telle que :

- une entreprise sur deux financée par la Banque Populaire ;


-La Banque populaire est le partenaire financier de 60% des PME / PMI.
Consciente de l'importance des petites et moyennes entreprises, la Banque Populaire est
depuis longtemps impliquée dans le développement de cette catégorie d'entreprises, elle a
donc toujours été soucieuse de renforcer ses relations en améliorant constamment son
accompagnement à travers une structure décentralisée cohérente et un ensemble d'outils
de financement, quels que soient l'enjeu et la finalité des petits et moyens projets.
Le réseau de la Banque populaire, composé de 620 agences et 610 GAB fin 2007, est
également : - Le premier collecteur d'épargne du système bancaire marocain. - La banque
qui a le plus grand bénéfice net du secteur ;
Le crédit banque populaire :
La Banque populaire de crédit s'est fixé pour objectif de fournir un soutien à toutes les
moyennes et petites entreprises, qu'elles soient professionnelles, industrielles ou de
services, et d’octroyer des prêts à court, moyen et long terme. .
Le microcrédit est un système de financement conçu pour permettre aux personnes qui ne
peuvent bénéficier d'une assistance du secteur bancaire d'établir ou de développer leur
activité ou services productifs afin d'assurer leur intégration économique.. Le système de
financement des PME repose sur des structures légères qui peuvent être facilement
adaptées à diverses situations. Il nécessite des procédures d’appropriation simples et
rapides. C'est aussi une approche qui allie dans un même mouvement le financement,
l’encadrement, la formation et le suivi du micro crédit.
Outils bancaires et produits de financement populaires :
Ainsi, les outils bancaires populaires sont conçus pour répondre aux besoins des petites et
moyennes entreprises, et pour combler leurs lacunes en termes de financement, à la fois en
termes d’investissement, de stocks et de garanties, ainsi que les besoins d'exploitation. .
Investissement:
- crédit à moyen terme réescomptable / PME ; Avec un taux d'intérêt préférentiel de 8%,
financement jusqu'à 70% du coût du projet sur une période allant jusqu'à 7 ans, y compris
un retard pouvant aller jusqu'à deux ans .
- objet de financement : Financement de projets d'investissement liés à la création, à
l'expansion ou à la modernisation d'entreprises qui produisent des biens et des services.
- critères d'éligibilité : Toute petite et moyenne entreprise dont le bilan total n'excède pas
15 millions de dirhams avant investissement et le programme d'investissement doit
être (IP) Est égal ou inférieur à 7,5 millions de dirhams, avec la possibilité d'inclure la valeur
du terrain avec un maximum de 25% et 20% de PI successivement.
- Quantum du financement : 70% Du programme d'investissement.
- Durée du crédit : 7 ans maximum, y compris la période différée de 2 ans maximum.
- taux: Négociable entre 9 et 12%.
- " crédit à moyen et long terme IZDIHAR" : Un produit créé par la Banque populaire, qui
permet de financer entre 70 et 80% du coût du projet d'investissement, y compris les
besoins en terrains et en fonds de roulement. Il peut durer jusqu'à 12 ans, dont un à trois
ans de paiement différé. Le taux d'intérêt sur ce prêt est actuellement de 9%.
-Objet du financement : Financement de la création ou de la modernisation d'entreprises.
- critères d’éligibilité : Toute entreprise qui produit des biens et services opérant dans
l'industrie, l'agriculture, les transports, le tourisme, les professions libérales et d'autres
activités de services. Les sociétés immobilières ne peuvent pas être financées.
- Durée: 12 ans avec un report maximum de trois ans maximum pour l’établissement et 2
ans maximum pour agrandir ou actualiser.
- Montant finançable: 70% En cas d’établissement, 800 / O En cas d'extension ou de mise à
jour des œuvres.
- Taux d'intérêt : Prix de référence bancaire (TRB) + 3 Points si la période est inférieure ou
égale à 7 ans. TRB + 4 Si la période est supérieure à 7 ans.
Remarque: Le coût d'acquisition d'un terrain et de bâtiments d'exploitation ainsi qu'un
montant ne doivent pas dépasser FORD 50 % De IP Général, sauf cas exceptionnels.
- Quantum: 90% Du projet d'investissement avec un plafond de 1 000 000 dirhams.
- Durée et taux: Les mêmes crédits offerts aux jeunes promoteurs
- Le crédit jeune promoteur c’est d’encourager les jeunes diplômés de l’enseignement
supérieur et la formation professionnelle, ainsi que les personnes qui ont assez pour
préparer des qualifications professionnelles sur leur propre, grâce aux conditions de
financement ne sont pas très restrictives en termes de contribution personnelle et
extrêmement utile en termes du même crédit .
Les bénéficiaires sont des personnes physiques qui remplissent les conditions suivantes:
- Etre de nationalité marocaine.
Il doit avoir au moins 21 ans et 40 ans au plus à la date de demande de prêt.
- Il est titulaire d'un diplôme de l'enseignement supérieur, d'un diplôme de formation
professionnelle où il produit un certificat attestant d'une qualification professionnelle qui
permet d'exercer l'activité.
C’est l'une des opérations de financement les plus favorables du marché, en particulier pour
les jeunes créateurs d’entreprises confrontés à un inventaire insuffisant et à un manque de
garanties. Il s'agit d'un prêt assumé à parts égales entre l'État et la banque, qui finance 90%
du coût du projet, jusqu'à un maximum d'un million de dirhams par bénéficiaire, et 3
bénéficiaires, sur la base de critères définis par la loi. Ce prêt à des taux d'intérêt attractifs et
la période de remboursement peut aller jusqu'à 15 ans.
Fonds propres :

En ce qui concerne le capital risque ou capital investissement, la PB dispose d’une filiale


spécialisée, en partenariat avec la BEI, PROPARCO et COFIDES, la société MOUSSAHAMA qui
intervient dans les prises de participation directes au titre de la création et du
développement des PME. En fait il s’agit d’un apport de fonds propres avec partage de
risques. Bank al Amal, finance des projets dans lesquels participent des marocains résidant à
l’étranger par l’intermédiaire de prêts participatifs, finançant 40% du programme
d’investissement finançable, sur une durée pouvant atteindre 15 ans, dont un différé
maximum de 3 ans.

Des lignes de financement externes, à taux d'intérêt avantageux, sont proposées aux PME:
- crédits acheteur négociés avec des banques étrangères, qui financent jusqu'à 85% du prix
des équipements importés.
-Ligne BEI IV, nominée "Reconversion compétitive des entreprises Marocaines ", qui vise à
renforcer les fonds propres des entreprises des secteurs de la production et des services.
- Une ligne PROPARCO,Réservé au financement des PME par la création, le développement
et / ou la restructuration de projets, sous forme de prise de participation directe.
 Besoins d'exploitation:
Quant au financement des besoins opérationnels, différentes lignes de crédit sont à la
disposition des petites et moyennes entreprises pour financer les besoins de stockage et
mobiliser les créances locales ou étrangères. En effet, lorsque la Banque populaire finance la
création ou l'expansion d'une petite ou moyenne entreprise, la règle est de l'accompagner
dans le financement de ses opérations.
Financement de l'activité internationale:
La Banque populaire propose différentes formes, à court et moyen et long terme, en
dirhams ou en devises étrangères, pour faciliter les flux de trésorerie.
Financement en DHS
- préfinancement des exportations: dédié au financement des dépenses nécessaires à
la mise en œuvre des commandes à l'exportation, notamment l’approvisionnement en
matières premières et fournitures, les frais d'exploitation et de stockage, etc. Il passe à un an
et est couvert par 10% du volume des exportations réalisées au cours de l'exercice
précédent. Le taux d'intérêt associé à ce crédit est actuellement de 7,5%.
- Avances sur créances à l'exportation: destinées à financer des périodes de recouvrement
des exportations, réalisées grâce à une avance accordée à la banque pour combler les
créances nées des exportations. Durée variable: jusqu'à 30 jours pour la dette à vue et un
maximum de 180 jours pour la dette en cours. Le taux d'intérêt actuel est de 7,5% avec un
plafond compris entre 70 et 100% de chaque créance sur les clients étrangers pour les PME.
Financement en devises
- mobilisation des créances nées en devises: dédiées aux créances à escompte avec ou sans
droit de recours, pendant une durée de 30 jours et un minimum de 150 jours
maximum. L'emballage concerne toute créance supérieure à 300 000 dirhams et est
accompagné du prix de marché de la devise concernée en plus de la marge bancaire.
- préfinancement en devises pour les exportations: provision pour financement partiel en
devises des frais de préparation d'une commande spécifique ou plus pour le compte
d’un client étranger lié. Sa durée varie en fonction du délai de paiement de la commande,
mais sans dépasser 150 jours. Pour des raisons pratiques, ce préfinancement ne peut être
inférieur à l'équivalent de 500 000.
C- Les sociétés de financement :
Les sociétés appelées précédemment des agences de financement spécialisées, créées pour
intervenir dans des domaines spécialisés, et qui sont créées pour intervenir dans des
secteurs spécifiques, principalement disparates par IL puisqu'elles n’ont pas reçu
directement les dépôts du public; Ses activités ont été financées par des dons ou des
subventions de l'État et la question d'affecter le marché financier national ou extérieur .
Actuellement, avec la réforme bancaire de 1993, les sociétés financières sont autorisées à
recevoir des dépôts des succursales publiques et ouvertes. Sous l’impulsion des activités
monétaires, elle tend également à se rapprocher des banques commerciales, mais elle est
encore loin d’obtenir la position de la banque. Parmi eux, quatre FSO Principale:
BNDE,spécialisée dans la finance industrielle, CNCA En agriculture et CIH Dans l'immobilier,
comme dans CDG,Accorde des prêts aux communautés locales FEC Et les secteurs d'intérêt
public.
Même si y a une grande diversité des sociétés de financement, les PME marocaines sont
toujours insatisfaites des caractéristiques des entreprises, car elles ne leur accordent pas de
crédit qui valorise leurs investissements. Cela est dû au fait que ces entreprises commencent
à s'abandonner à la promotion des investissements, au fait qu'elles sont devenues des
entreprises similaires aux banques commerciales, ce qui nécessite, comme les banques
privées, des garanties d'octroi de crédits qui constituent le premier obstacle au processus
d'octroi de prêts, en particulier pour les entreprises en difficulté. Dans la nature par le
financement.
2.2.2 SECT 2: Financement par la bourse:
Le marché financier, ou ce qu'on appelle généralement le marché boursier, est un lieu de
rencontre entre les agents économiques qui ont besoin de financement et ceux qui ont un
surplus de capital disponible.. C'est un mécanisme indispensable pour les décisions
d'investissement et de financement.
Il s'agit d'un marché réglementé pour les titres convertibles, qui sont des titres négociables
(actions et obligations) qui procurent des revenus à leurs détenteurs. En effet, la bourse a
une triple fonction pour le marché primaire, le marché secondaire et la valorisation des actifs
qui y sont cotés.
Sur le marché, l’image est le financement direct, ou elle est négociée en titres à moyen et
long terme, et est un lieu privilégié pour tenir des rencontres entre entreprises à la
recherche d'un capital de développement et d'investissement.
1- rôle de la BVC (Bourse de valeur de Casablanca)
- Historique récent du marché boursier :
La Bourse de Casablanca est la bourse officielle du Maroc. La Bourse de Casablanca a été
créée le 7 novembre 1929, Sous le nom d'un bureau Cotation des Valeurs Mobilières Et a
subi trois réformes consécutives; La première en 1967, la deuxième en 1986 et la troisième
en 1993. La Bourse de Casablanca est la première au Maghreb et en Afrique de l'Ouest et la
troisième en Afrique après Johannesburg et Le Caire. Son capital s'élève à 60 milliards
d'euros. Il y a 74 sociétés cotées à la Bourse de Casablanca et 9 sociétés boursières.
Il s'agit d'un établissement public placé sous la tutelle du ministère des Finances et géré par
un conseil d'administration et un directeur, et nommé par Dahir.
La loi de septembre 1993 sur la Bourse modifie le statut juridique d'une société BVC,Et
l'établit en tant que société anonyme de droit privé, dont la gestion est confiée au groupe
des sociétés de bourse sur de la place, qui maintient son capital à part égales. Puis la bourse
de valeur de Casablanca (SBVC). Cette loi a conduit à une réforme fondamentale du marché,
de sa régulation et de son fonctionnement.
- Les produits financiers de la Bourse de valeur de Casablanca :
Actions :
La procédure est un titre de propriété délivré à toute personne qui détient une petite partie
du capital de la société afin de pouvoir prouver ses droits dans l'entreprise associée. Ce sont
des titres à revenu variable, et le stock est un titre négociable.
Cette sécurité vous donne une récompense appelée "profits" et une participation au pouvoir
de décision. Les bénéfices distribués varient en fonction du niveau de résultats et de la
politique menée par l'entreprise. Les décisions sont prises à l'assemblée générale des
actionnaires et chaque action donne droit à une voix.
Ce titre accorde également une souscription préférentielle lors de l’augmentation de capital,
le droit d’attribution lors de l’augmentation de capital par fusion des réserves, ainsi que le
droit d’informer les documents de la société.
Obligations :
Les obligations sont des titres émis lors d'emprunts auprès de l'État ou de certaines des
grandes entreprises. En achetant l'obligation, vous devenez créancier de l'entreprise, ce qui
ne vous donne que des intérêts fixes ou variables (prédéterminés) par opposition au capital
prêté.
Ce sont nécessairement des titres émis sous forme de titres négociables. Ils représentent des
créances à la source qui accordent à leurs détenteurs le droit d'obtenir des intérêts et de
rembourser le capital à l'échéance.
Les obligations sont des titres émis lors d'emprunts auprès de l'État ou de certaines des
grandes entreprises. En achetant l’obligation, vous devenez créancier de l’entreprise, ce qui
ne vous donne que des intérêts fixes ou variables (prédéterminés) en prime du capital de
prêt. Ce sont nécessairement des titres émis sous forme de titres négociables. Ils
représentent des créances à la source qui accordent à leurs détenteurs le droit d'obtenir des
intérêts et de rembourser le capital à l'échéance.
- Le rôle économique de la bourse :
La bourse a trois fonctions principales:
Financer l'économie nationale
En levant des capitaux directement auprès d'agents économiques ayant la capacité de
financer, la bourse fournit des ressources à long terme à l'État, aux administrations
publiques et aux entreprises. Cette fonction de financement est sans aucun doute la fonction
économique la plus visible et la plus importante du marché financier.
Ainsi, depuis 1993, les processus de privatisation conduits par l'Etat marocain ont eu recours
au premier appel public à l'épargne, générant des revenus d'environ 3,5 milliards de
dirhams.
Organiser la liquidité de l’épargne
Le deuxième métier de la Bourse, qui complète le premier métier, est de lutter contre le
risque de gel de l'épargne qui peut être réticent à s'y conformer s'il n'est pas rassuré de
pouvoir redevenir liquide.
Valoriser les actifs des entreprises
A travers un devis pour chaque action cotée, la bourse constitue un outil de mesure
indispensable pour estimer la valeur d'une entreprise d'une certaine taille et d'une liquidité
normale.
Cette mesure est plus importante car elle reflète les attentes des investisseurs concernant
les perspectives de croissance de l'entreprise.
Les PME à très faible rentabilité ne peuvent pas émettre de titres. Par conséquent, la
tendance de la plupart des entreprises à rester souvent hésitantes dans ce mode de
financement.
- La relation bourse-PME:
" Les entreprises marocaines représentent 29% qui ne connaissent pas les conditions de
l'introduction en bourse, 52% ne connaissent pas le processus et les procédures
d'introduction en bourse et 34% ne sont pas suffisamment conscients des avantages de
l'utilisation du marché boursier. ».
La note statistique de la liste officielle de la Bourse de Casablanca montre un très petit
nombre de titres. Parmi les obstacles objectifs à l'introduction en bourse, il nous semble qu'il
est intéressant de soulever le problème de la sous - estimation de la valeur des titres dans
l'introduction en bourse, et l'évaluation du prix de l'introduction en bourse à Casablanca est
basée sur un prix déterminé par la valorisation avant . Formé à la pratique de sous
- estimant le cours d’introduction systématique, sans un doute, avec l’avènement des titres
puissants freins et certaines entreprises privées la majorité des échanges PME. Un prix de
lancement trop bas entraîne une atténuation des avantages de la valeur nette des
actionnaires qui vendent.
Cependant, des cours d'introduction bien inférieurs à la valeur économique réelle posent le
problème de la justice morale et économique.

2 / L’introduction en bourse :
Une offre publique est l'offre d'actions d'une société connue sous le nom d'émetteur sur le
marché.
L'émetteur peut être proposé à la souscription publique soit en augmentant le capital et en
émettant ainsi les actions déjà existantes.
En entrant en bourse soit en augmentant le capital et donc en émettant de nouvelles
actions, soit en vendant une part du capital et donc en émettant des actions qui existent
déjà.
En offrant des actions au public, l'émetteur fournit une partie de son capital aux
investisseurs, et donc aux épargnants. En souscrivant, ils deviennent actionnaires et peuvent
ainsi bénéficier des avantages suivants:
Recevoir une partie des bénéfices sous forme de bénéfices.
Réaliser des plus-values de cession de titres en cas de cours élevés.
Vendre leurs titres sur le marché à tout moment et disposer rapidement de leur argent.
Avant de souscrire à l'offre publique initiale, il est très important de lire le prospectus, qui
permet aux futurs actionnaires de se forger leur propre opinion sur la société et de juger de
l'opportunité d'y investir.
Le marché financier joue un rôle essentiel dans la politique économique, car il constitue une
source de financement à caractère non monétaire garanti.
2.2.3 SECT 3: Le financement par le capital
risque:
Les entreprises marocaines, notamment les PME régionales, sont souvent confrontées à des
difficultés récurrentes: le véritable manque d'égalité et d'assistance limite leur
croissance. Dans un tel contexte, l'activité de financement participatif et de capital-risque en
particulier représente l'innovation financière résultant de la transformation du système
financier occidental mais répond pleinement aux fondements du système financier islamique
et représente à l'avance un outil approprié pour répondre aux besoins financiers spécifiques
des PME régionales.
Raisons de la création d'organisations de financement participatif (OFP) La profession
régionale est due à ses caractéristiques structurelles d'acteurs locaux et à la nature des
financements qu'elle entend apporter aux entreprises.
1- Fondement et mécanismes du mode de financement par le
capital risque :
Le terme «capital-risque» semble être un concept très complexe. Cependant, cela découle
de la logique simple de l'association des bailleurs de fonds et promoteurs qui associeront les
risques commerciaux et partagera leurs bénéfices potentiels. Cette idée simple est à la base
du soi-disant financement participatif islamique. Il a également été la source de capitaux
d'investissement occidentaux.
De cette définition, un certain nombre de caractéristiques émerge et varie selon le sens
restrictif ou large de l'approche suivie, le temps et le lieu.
- sur le plan financier: il est un financement par le capital contribution de l’investissement
au capital et le partage des risques et opportunités pour l’entreprise financée;
-Sue le plan managérial: Le financier joue un rôle actif dans l'entreprise financée, conseille
l'équipe de direction et cherche à stimuler le développement de l'entreprise;
- Contrairement au financement bancaire traditionnel, à durée limitée, l'acquisition
des droits de propriété a une durée indéterminée, sans aucune garantie, avec possibilité
de récompense aléatoire;
- Cette contribution aux droits de propriété et à l'assistance technique et administrative est
apportée par des organisations qui participent dans une certaine mesure à la gestion de
l'entreprise, afin de réaliser des plus-values à moyen terme par la vente de titres;
Le processus de décision sur l'investissement collectif de financement est réduit à un
processus en six étapes qui s'étend de l'origine de l'entreprise au retrait des investisseurs
(origine de l'entreprise; liquidation, évaluation; création de contrat; suivi et
désengagement).
2- Opportunités des organismes de capital-risque et besoins
spécifiques des PME:
Toutes les études réalisées ces dernières années ont montré que la situation des PME est
particulièrement fragile et connaît des difficultés de financement incontestables. Le résultat
de cette situation est de trouver de nombreux déséquilibres structurels dans la structure
financière des petites et moyennes entreprises, principalement en raison de la faible taille
du capital, de l'instabilité de l'autofinancement, et d'une grande importance pour les besoins
en fonds de roulement et une dette excessive avec des crédits à court terme fréquents.. Par
conséquent, le problème se pose dans le maintien et le développement d'outils de
financement des PME.
A l'instar des pays développés, la création d'organisations régionales de financement
participatif (capital risque) au Maroc vise à répondre aux premières exigences de la politique
d'aménagement du territoire en mettant à disposition des entreprises régionales des
intermédiaires financiers locaux susceptibles de contribuer à leur développement,
jusqu'alors perdu..
Les raisons de la création de ces organisations régionales sont dues à leurs caractéristiques
structurelles en tant qu'acteurs locaux et à la nature du financement qu'elles entendent
fournir aux PME.
- Les moyens d’actions privilégiés pour les PME innovantes et de
technologie avancée :
Les petites et moyennes entreprises dotées d'une technologie de pointe visent à atteindre
l'objectif principal, non pas pour former un héritage, mais pour croître et occuper des parts
de marché, elles devront assurer leur survie et leur rentabilité. À cet égard, une technologie
de financement par capital-risque peut être fournie en réponse aux besoins spécifiques de
ces sociétés. En particulier, il permet aux PME en phase de démarrage et de démarrage de
trouver les moyens financiers dont elles ont besoin que les banquiers traditionnels rejettent
souvent.
En effet, les fonctions des organisations de financement participatif (sélection de projets,
accompagnement relationnel, assistance à la négociation, etc.) sont une unité cohérente et
irremplaçable. Ainsi, ces organisations comblent une forme de déséquilibre qui existe entre
les sphères réelle et financière qui prend la forme d'un processus de sélection très rigoureux
pour les demandes de prêt, laissant peu de place aux PME plus sérieuses telles que les PME
innovantes en phase et en fait le développement rassemble L'un des risques est l'instabilité
des structures des petites entreprises et des activités innovantes.
Dans ce sens, il semble clair que ce mécanisme financier ne peut remplacer aucune autre
solution de soutien global aux entreprises de technologies innovantes ou avancées.
- Des instruments utiles au service des jeunes promoteurs :
L'intérêt pour la création d'entreprises notamment dans les petites et moyennes entreprises
est une préoccupation qui depuis quelques années est au centre de toute politique
économique et sociale régionale. À cet égard, il sera utile de rappeler que la philosophie du
financement du capital-risque est de surmonter les problèmes causés par le financement
traditionnel. . En fait, la formule de financement du capital d'investissement se compose du
fournisseur d'argent (la banque ou l'institution similaire) qui joue le partenaire. Il devient
déjà partenaire et ne demande pas à d'autres partenaires les garanties exigées par un
banquier traditionnel. De même, il ne peut prétendre à une indemnité pour sa participation
à un taux d'intérêt fixe.
En outre, la création d'une structure de financement par capital-risque au Maroc qui répond
aux attentes de nombreux Marocains entraînera une augmentation des activités bancaires et
d'investissement; Les clients épuisés ne posséderont pas actuellement en particulier ceux
qui ont peur d'entrer dans les tombés en payant ou en payant des intérêts fixes. .
En conséquent, le financement des capitaux de risque au Maroc même s’il présente
des avantages et des perspectives sont prometteuses, malheureusement, est toujours pas
compris . L'amélioration de l'information des entreprises en matière de financement par
capital-risque nécessite une meilleure connaissance par les chefs d'entreprise de ce mode de
financement et de ses sources disponibles au niveau national.
Par conséquent, il sera nécessaire de faciliter les communications entre les chefs
d'entreprise et les centres d'information dont la couverture régionale devrait être
développée par des procédures de formation et d'information.
2.3 CHAP 3: Autres sources de
financement:
2.3.1 SECT1 : Le crédit-bail le leasing" :
Le crédit-bail est une méthode de financement relativement proche pour les prêts à moyen
terme ré-actualisables. Il joue un rôle très minime dans le financement des PME par rapport
à d'autres formes de financement.
C'est une forme d'origine anglo-saxonne qui a été introduite au Maroc dans les années 1960
mais a été prise à une certaine échelle. Les sociétés de crédit-bail ont la technologie pour
obtenir des matériaux à la demande d'un homme d'affaires, puis les lui louer pour une
période spécifique convenue avec lui, généralement de 3 à 5 ans.
Elle connaît actuellement une évolution significative, expliquée par l'augmentation des
besoins de financement des PME. Pour ces raisons, nous avons cherché à traiter les
caractéristiques et le rôle du crédit-bail dans le financement des petites et moyennes
entreprises au Maroc.
1- Le rôle du leasing dans le financement des PME :
L'idée généralement acceptée est que le crédit-bail est une méthode de financement
particulièrement favorable pour les petites et moyennes entreprises, car ces entreprises
n'offrent pas de garanties suffisantes pour être éligibles aux prêts bancaires, ou même si
elles représentent la garantie requise, elles sont déjà suffisamment endettées. .
Au Maroc, "le loyer sera davantage impliqué dans le financement des programmes
d'investissement pour les grandes unités de production, soit à titre primaire soit
supplémentaire". Par rapport aux grandes entreprises, les PME utilisent peu ou rarement ce
mode de financement. Il convient de noter que la mise en place de mécanismes d’octroi
et de facilitation de crédit accordés par des organisations financières n'a pas affecté le
recours des PME au crédit-bail .
2- Caractéristiques du leasing:
Le crédit-bail opère principalement dans des secteurs qui nécessitent des infrastructures
solides (travaux publics, génie civil et textile). Les entreprises financées sont généralement
de grandes unités de production. En revanche, les PME marocaines sont plus spécialisées
dans l'artisanat qui nécessite peu d'équipements et d'unités de production.
Cependant, le nombre de PME qui recourent à un financement aussi modeste diminue
considérablement malgré les avantages qu'elles offrent et le coût plus élevé dont elles ont
été accusées.
3- Les avantages du leasing :
En raison du capital insuffisant des PME et des obstacles qu'elles rencontrent dans la
recherche de ressources extérieures, le crédit - bail apparaît comme un moyen de
financement adéquat. . Il est autorisé à financer des investissements dans les transports
industriels et du matériel informatique. Parmi les avantages du leasing:
-sur le plan des procédures : Le crédit-bail se caractérise par la rapidité des décisions et des
formalités, en raison des cercles d'étude et des organismes d'intervention limités.
- sur le plan financier: - Contrairement au crédit bancaire, le financement peut être exécuté
par le crédit-bail jusqu'à 100% du montant requis. Par conséquent, il est peu probable que la
société influence ses fonds et les utilise pour financer son activité indicative.
- calculé sur la base du montant du financement hors taxes. De même, le financement requis
sera calculé sur la base du montant, hors taxes, où la taxe sur la valeur ajoutée sera versée
en faveur de l'Etat et récupérée sur les loyers mensuels..
Grâce à cette fonctionnalité, le leasing permet à l'entreprise de ne pas supporter la charge
de la TVA et de la répartir sur la période de location.
Le contrat de location n'ajoute pas aux immobilisations corporelles du bilan et les contrats
de location correspondants sont comptabilisés simplement en charges d'exploitation.
- La durée du crédit-bail immobilier (10 à 20 ans) devrait être beaucoup plus longue que la
période de paiement des crédits bancaires d'investissement (5 à 12 ans).. Les échéances
périodiques sont relativement inférieures à celles accordées par les banques (même si les
taux de location sont légèrement supérieurs).
- sur le plan économique : Cette technologie touche toutes les branches d'activité
professionnelle et toutes les entreprises, même celles qui ne peuvent généralement pas
obtenir de crédit bancaire à moyen et long terme. Il leur permet également de s'adapter au
progrès technique et de se renouveler rapidement.
4- Les inconvénients du leasing :
Nous critiquons généralement la location:
- Pour en faire une banque difficile à exploiter du financement (crédits d'exploitation) dans la
mesure où une société de location que les banques peuvent offrir des garanties sur des biens
que vous ne possédez pas et qu'ils ont la jouissance.
- et que les coûts sont relativement plus élevés que les prêts aux banques à moyen et long
terme (le taux effectif actuel appliqué par le Maroc est supérieur à celui appliqué dans le cas
du crédit à moyen terme.
2.3.2 SECT2: Les aides de l’État:
Parmi les principaux objectifs de l'État et des pouvoirs publics figurent la création de
nouvelles entreprises. Et puis accorder à l'Etat les facilités dans les domaines financier,
douanier et financier. Ces procédures répondent aux difficultés des organisations
financières.
A- les facilités fiscales et douanières :
Les services publics ont un double objectif; Des coûts fiscaux plus faibles, des coûts
d'investissement plus faibles et des coûts d'exploitation inférieurs pour les PME,
notamment :
-Exonération des droits d'importation sur les matériaux, outils et biens d'équipement afin
d'encourager le développement technologique des PME marocaines.
-Exonération de la taxe sur la valeur ajoutée sur les matériaux, outils et biens d'équipement importés
acquis localement, directement ou par crédit-bail .

-Exemption des frais d'inscription.


-Exemption totale de IGR Et l'État islamique pendant les cinq premières années consécutives de son
exploitation après la date de sa création ou de l'extension de ses activités et une réduction de 50% au
cours des cinq prochaines années.

B- Les facilités financières :


Afin d'encourager le développement des petites et moyennes entreprises, l'État leur a fourni
un certain nombre de facilités afin d'améliorer leurs conditions d'obtention de crédit et de
diversifier leurs ressources financières.
En conséquence, le pays a libéralisé les taux d'intérêt et réformé les marchés financiers et
monétaires.
Cependant, ces facilités ne sont toujours pas suffisantes pour certaines petites et moyennes
entreprises qui ne peuvent pas répondre aux exigences des banques, en termes de garanties
et de conditions de financement spéciales. Dans ce contexte, l'ingérence de l'État a été
démontrée par la signature d'un certain nombre d'accords:
- 28 novembre 1997, l’Etat a signé deux accords avec DAR Andamanne Et le Fonds central de
sécurité lié à la création de deux fonds de garantie, le premier fonds appelé "FOGAM" Doté
d'une enveloppe initiale de 100 millions de dirhams,il vise à faciliter l'accès des petites et
moyennes entreprises au crédit bancaire avec un ensemble d'actions de garantie de 60%.
La deuxième case nommée "OXYGENE" Avec une enveloppe initiale de 50 000 000 dirhams,
destinée à assurer 200 000 dirhams dans un rayon de 200 000 dirhams des soldes
d'exploitation accordés par les banques aux PME nouvellement créées qui ont des difficultés
à faire circuler les financements.
- la signature de trois accords entre le groupe du Fonds central de garantie CCG Et le groupe
professionnel des banques marocaines GPBM En ce qui concerne la création de 3 formes de
garanties pour les PME, ces accords sont les suivants:
+ Le premier traite des garanties qu'il offre CCG En faveur des banques qui accordent des
prêts aux PME pour les aider à financer leurs investissements.
+ Le deuxième accord concerne la garantie des marchés de l'emploi, qui vise à résoudre le
problème de la sécurité temporaire, qui constitue un obstacle pour la plupart des petites et
moyennes entreprises.
+ Le troisième accord porte sur la signature d'un nombre spécifique d'accords relatifs au
fonds de garantie de crédit. Plus précisément, il insiste sur les accords de coopération avec
les banques CCG, Qui vise à améliorer les mécanismes de garantie

Lancé à l’initiative du Roi Mohammed VI, ce programme a connu l’adhésion de toutes les
banques commerciales dont la nouvelle offre sera greffée sur celle conçue par la Caisse
centrale de garantie.

Il s’appuie sur le Fonds de soutien à l’entrepreneuriat créé dans le cadre de la loi de finances
2020 et doté initialement de 6 milliards de DH sur 3 ans (3 MMDH apportés par les banques
et autant par l’Etat), avant que le Fonds Hassan II ne soit mis à contribution avec 2 milliards
de DH supplémentaires, en faveur du monde rural.

Au total, 8 milliards de DH serviront donc à garantir les crédits qui seront octroyés par les
banques et dans une moindre mesure à cofinancer les bénéficiaires du programme. L’effet
de levier est de 6 à 7, ce qui veut dire que les crédits à octroyer peuvent atteindre 56
milliards de DH, soit 14% de l'encours de crédits actuel des entreprises. La population
cible s’élève à près d’un million de personnes.

Selon les banques participantes, les nouvelles offres seront disponibles dans les réseaux
d’agences à partir de ce mardi 4 février. Mais le déploiement sera progressif. De même, le
processus d’accueil, de traitement et de déblocage sera rodé au fur et à mesure de la mise
en œuvre.

En tous les cas, les banques promettent une réponse au bout de 3 semaines maximum, à
compter de la date du dépôt d’un dossier de demande complet. Et pour plus de célérité,
l’octroi de la garantie de la CCG a été délégué aux banques.

Aucune garantie personnelle ne sera exigée des emprunteurs, en dehors des garanties liées
au projet à financer (matériel, foncier…).

Voici les caractéristiques des trois offres phares du programme :

3 Damane Intelak (monde urbain)


- Cible : auto-entrepreneurs, jeunes diplômés, micro-entreprises & TPE, informel, petites
entreprises exportatrices vers l’Afrique.

- Conditions : primo-accédants au crédit, entreprises de moins de 5 ans d’existence (sauf


pour les exportateurs) et chiffre d’affaires inférieur à 10 MDH.

- Nature de crédit : crédit d’investissement ou de trésorerie.

- Plafond : 1,2 MDH sauf pour les exportateurs.

- Garantie : par la CCG à hauteur de 80% du montant du crédit.

- Apport personnel : 20% minimum du montant du projet dans le cadre des crédits
d’investissement.

- Durée de remboursement : à définir par la banque.

- Taux d’intérêt : 2% hors taxe, 2,2% TTC.

- Frais de dossier et commission de garantie CCG : zéro.

4 Damane Intelak Al Moustatmir Al Qarawi (monde rural)


- Cible : TPE, petites entreprises, jeunes porteurs de projets, jeunes entreprises innovantes,
auto-entrepreneurs, petites exploitations agricoles & projets bâtis sur l’opération de
Melkisation, petites entreprises exportatrices.

- Conditions : primo-accédants aux crédits, entreprises de moins de 5 ans d’existence (sauf


pour les exportateurs), et chiffre d’affaires inférieur à 10 MDH.

- Nature de crédit : crédit d’investissement ou de trésorerie

- Plafond : 1,2 MDH sauf pour les exportateurs.

- Garantie : par la CCG à hauteur de 80% du montant du crédit.

- Apport personnel : 20% minimum du montant du projet dans le cadre des crédits
d’investissement

- Durée de remboursement : à définir par la banque


- Taux d’intérêt : 1,75% hors taxe, 1,925% TTC

- Frais de dossier et commission de garantie CCG : zéro

5 Financement Start-TPE
- Cible : TPE, petites entreprises, jeunes porteurs de projets, jeunes entreprises innovantes,
auto-entrepreneurs, petites exploitations agricoles & projets bâtis sur l’opération de
Melkisation, petites entreprises exportatrices.

- Conditions : crédit d’investissement garanti par Intelak de 300.000 DH maximum.

- Nature du crédit : prêt sur l'honneur pour financer le besoin en fonds de roulement de
démarrage.

- Plafond : 20% maximum du montant du crédit d’investissement garanti, dans la limite de


50.000 DH.

- Durée de remboursement : In fine après 5 ans.

- Garantie : aucune

- Taux d’intérêt : 0%.

6 On ne peut convertir un ancien crédit en "Intelaka"


A noter que chaque banque adoptera son propre habillage de ces produits de base et pourra
inclure son offre dans des packs comprenant d’autres services financiers. Le détail des offres
de chaque banque sera disponible ultérieurement.

En théorie, le premier contact de la population cible pour bénéficier de ce programme est la


banque.

Si un bénéficiaire potentiel est déjà bancarisé et dispose d’un projet bien ficelé ou d’un
investissement en marche avec un besoin de trésorerie, il peut s’adresser à sa propre
banque.

S’il n’est pas bancarisé et qu’il dispose d’un projet bien ficelé ou d’un investissement en
marche avec un besoin de trésorerie, il peut s’adresser à la banque de son choix. Dans le
monde rural, le Crédit Agricole du Maroc et Al Barid Bank disposent d’une couverture
territoriale large.

S’il n’est pas bancarisé ou s’il est encore au stade de l’idée de projet, il peut s’adresser aux
acteurs chargés de l’accompagnement : centres régionaux d’investissement, OFPPT, Maroc
PME, associations mises à contribution.

Selon le patron d’Al Barid Bank, dans le monde rural les banques iront à la recherche des
entrepreneurs et assureront même la mission d’encadrement.

Précisons enfin que ce programme s’adresse aux primo-accédants au crédit. Un


entrepreneur qui a un crédit bancaire en cours ne peut le convertir en crédit « Intelaka ».

7 Conclusion générale :
Les petites et moyennes entreprises affichent 60 à 70 % de l’emploi et plus de 95 % de
l’ensemble des entreprises; ce sont elles qui ont créé une grande partie des emplois
nouveaux dans les économies de l’OCDE. Elles ont des avantages et des inconvénients qui
leur sont propres et qui peuvent appeler des mesures particulières. En raison des nouvelles
technologies et de la mondialisation, les économies d’échelle perdent leur importance dans
de nombreuses activités, de sorte que la contribution potentielle des petites entreprises est
renforcée. Dans le même temps, ils sont traditionnellement confrontés à de nombreux
problèmes :

Dans le contexte de la mondialisation ou la technologie domine, l’insuffisance des fonds, les


difficultés se développement technique, les capacités de gestion limitées, la faible
productivité et la lourdeur des réglementations se multiplient :

Les petites entreprises sont dans le besoin d’améliorer leurs compétences de gestion, leur
capacité de recueil d’informations et leur base technologique. Il incombe aux pouvoirs
publics d’améliorer l’accès des PME au financement, aux infrastructures d’information et aux
marchés internationaux. Pour garantir une réglementation propice à l’esprit d’entreprise, qui
a son tour facilite la création et le développement des petites entreprises, les cadres
juridiques et financiers doivent devenir des priorités.

Favoriser les partenariats public privé et les réseaux et regroupements de petites entreprises
est peut-être le meilleur moyen de dynamiser le PME. Les PME peuvent souvent être plus
souples et plus réactives aux besoins des clients que les grandes entreprises intégrées.

Ces groupements leur permettent de mettre en commun leurs ressources et de partager les
coûts de formation, de recherche et de commercialisation ; ils facilitent les échanges de
personnel et la diffusion des technologies et créent de nouvelles possibilités de gains
d’efficience. Ces réseaux locaux et systèmes de soutien peuvent aider les PME à relever les
défis de la mondialisation.

Les petites et moyennes entreprises, individuellement ou en groupe, recherchent une


expansion internationale à travers des alliances stratégiques, des franchises et des co-
entreprises.

Les actions des pouvoirs publics doivent prendre en compte les facteurs régionaux et locaux
qui affectent l’entrepreneuriat, et utiliser ces particularités pour encourager les partenariats
entre les petites entreprises. Elle doit utiliser les institutions locales, les groupes d’activités
et les contacts commerciaux pour établir et renforcer les liens microéconomiques, ce qui
permettra d’accroitre la compétitivité à l’échelle mondiale. Une politique des PME doit, en
s’appuyant sur les atouts locaux, accompagner la nouvelle dynamique de l’entreprenariat et
des regroupements de petites entreprises pour faire face aux défis posés par la
mondialisation.
8 Bibliographie
[Link]. (ed 1999). « comment financer votre entreprise au Maroc ». Paris.
Bakal, B. ( S. 1994). « la structure financière des entreprises au Maroc».

Berrada, M. « techniques de banques et crédit et de commerce extérieur».

Chakib. ( A.1997). « le financement participatif : quelles implications pour les PME au Maroc ».

international, S. (2002). « finances méditerranée ».

Statistiques de l’agence nationale de la promotion des PME.

(Chakib, A.1997; Bakal, S. 1994; international, 2002; Berrada; [Link], ed 1999; Statistiques
de l’agence nationale de la promotion des PME.)

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