Les Connaissances Des Femmes Enceintes Sur La Toxoplasmose EN 2011
Les Connaissances Des Femmes Enceintes Sur La Toxoplasmose EN 2011
FACULTÉ DE MÉDECINE
ÉCOLE DE SAGES-FEMMES
************
Le 24 mai 2012
par
Diane POUPEL
Et je remercie Mme BARAILLE Agnès pour son accompagnement, son aide, ses
conseils et son soutien.
2
SOMMAIRE
REMERCIEMENTS
SOMMAIRE
INTRODUCTION
1. LA TOXOPLASMOSE
2. TOXOPLASMOSE ET GROSSESSE
1. PROTOCOLE DE L’ETUDE
1.1 Problématique
1.2 Objectif de recherche
1.3 Hypothèses de recherche
1.4 Intérêt de l’étude
1.5 Schéma d’étude
1.6 Méthodologie de l’étude
2. RESULTATS DE L’ETUDE
3
2.1 Description de la population
2.2 Les connaissances par rapport à la toxoplasmose
2.3 Les connaissances par rapport au dépistage
2.4 Connaissances par rapport à la prévention
2.5 Application des conseils de prévention
2.6 Désir d’information
2.7 Notation du questionnaire et influence des caractéristiques de la
population
3. AUTRES RESULTATS
3.1 Caractéristiques de la population étudiée
3.2 Le rôle des professionnels de santé
3.3 Les autres sources d’information
3.4 Le support de l’information
3.5 Le comportement face à la prévention
3.6 Le désir d’information
CONCLUSION
4
ANNEXE I
ANNEXE II
ANNEXE III
ANNEXE IV
ANNEXE V
BIBLIOGRAPHIE
5
INTRODUCTION
6
PREMIÈRE PARTIE: LA TOXOPLASMOSE
1. LA TOXOPLASMOSE
1.1 Cycle du parasite et mode de contamination
Toxoplasma gondii est un parasite qui se présente sous plusieurs formes
selon la phase de son cycle. Le tachyzoïte est la forme pouvant pénétrer tous
les types de cellules, le bradyzoïte se retrouve dans les kystes, et le sporozoïte
est contenu dans les oocystes qui résistent dans le milieu extérieur. Ces
différents stades permettent au toxoplasme de contaminer ses hôtes par
différentes voies (3).
Les chats, et les félidés en général, sont les hôtes définitifs du parasite.
C’est dans leur organisme que se produit la reproduction sexuée du
toxoplasme, aboutissant à la libération dans leurs excréments de millions
d’oocystes, qui renferment le parasite au stade sporozoïte. Ceux-ci se
retrouvent alors dans l’environnement, où ils devront rencontrer un milieu
humide propice pour devenir potentiellement contaminants au bout de
quelques jours, et survivre pendant plusieurs mois (durée variable selon
l’humidité et la température, l’idéal étant une température de quatre degrés
Celsius environ). Le chat, une fois contaminé, n’excrètera des oocystes qu’au
moment de la primo-infection (une dizaine de jours), ou lors d’une
immunodépression.
7
Le cycle de Toxoplasma gondii (3)
1.2 Epidémiologie
Le système français de dépistage de la toxoplasmose pendant la
grossesse a été mis en place à la fin des années 70. A cette époque, la
séroprévalence de la population générale était de 66% (en 1982). Elle est
aujourd’hui de 44% (en 2003) (3). Cette diminution se retrouve dans la
plupart des pays industrialisés, et notamment en Europe, où la contamination
se fait généralement à partir de viande infestée. Elle serait due au
développement de la consommation de viande congelée (la congélation tuant
le toxoplasme) et à la diminution de consommation de viande saignante, voire
8
crue (1). L’amélioration de l’hygiène joue aussi un rôle important, notamment
en ce qui concerne le lavage des mains et des végétaux consommés crus, ainsi
que la généralisation de l’utilisation de nourriture industrielle pour les chats
(1).
9
1.3 Physiopathologie de la toxoplasmose
La toxoplasmose peut avoir différentes conséquences selon l’individu
chez qui elle se présente. On distingue alors l’infection acquise du sujet
immunocompétent, la toxoplasmose acquise ou par réactivation du sujet
immunodéprimé, et la toxoplasmose congénitale, acquise in utero (5). Dans
tous les cas, une fois la primo-infection faite, le sujet restera séropositif à vie
pour la toxoplasmose. Il sera donc immunisé, et une nouvelle infection ne sera
possible qu’en cas d’immunodépression.
- La forme ganglionnaire est la plus fréquente (15 à 20% des cas) (5) et
la moins grave. Elle entraîne dans 90% des cas une adénopathie, cervicale
et/ou occipitale le plus souvent. Les ganglions peuvent être volumineux, mais
ils restent toujours souples, indolores et non-inflammatoires. Une forte
asthénie y est associée, et elle perdurera plusieurs semaines après la
disparition des ganglions. La présence d’une fièvre modérée est inconstante,
de même que l’apparition de myalgies. Ces symptômes peuvent être associés
à un syndrome mononucléosique au niveau biologique (monocytose). Le
diagnostic différentiel avec la mononucléose se fera donc à partir des
sérologies toxoplasmiques (6). Tous ces symptômes régressent seuls en
quelques mois.
- La forme oculaire est beaucoup plus rare, mais plus sévère. Elle peut se
manifester immédiatement ou plusieurs années après la date de
contamination, par réactivation de kystes latents dans les cellules rétiniennes.
Elle se présente sous la forme d’une rétinochoroïdite, pouvant engager le
pronostic visuel de l’individu. Le diagnostic se fait par réalisation d’un fond
d’œil. Il semblerait que la fréquence de cette forme oculaire soit sous-estimée
dans la population générale, du fait de la difficulté de son diagnostic (5).
10
Dans tous les cas, après guérison, le toxoplasme persistera dans
l’organisme sous forme de kystes dans les cellules des muscles, du cerveau et
de la rétine, qui sont des cellules à longue durée de vie.
2. TOXOPLASMOSE ET GROSSESSE
2.1 La toxoplasmose congénitale
Quand une femme enceinte contracte la toxoplasmose, l’infection passe
inaperçue dans la majorité des cas. Mais si le toxoplasme franchit la barrière
placentaire, les conséquences pour le fœtus peuvent être gravissimes.
12
Le placenta infecté par le toxoplasme pourra être œdématié et parfois
présenter des zones de nécrose. On retrouve alors des tachyzoïtes au niveau
des villosités choriales et dans le liquide amniotique.
13
La fréquence des atteintes oculaires dans la toxoplasmose congénitale
est supérieure à celle des toxoplasmoses acquises, car la diffusion du parasite
se fait par voie hématogène et non digestive. Une étude française de 2003 a
évalué l’incidence des lésions oculaires isolées à 18,3 %, et celles des atteintes
cérébrales à 10,7 % chez les enfants de mère ayant fait une séroconversion
toxoplasmique pendant la grossesse (1).
14
2.3 Prévention et dépistage pendant la grossesse
En 2009, la Haute Autorité de Santé (HAS) publie une mise à jour des
connaissances et de nouvelles recommandations en santé publique concernant
le dépistage et la prévention de la toxoplasmose et de la rubéole chez la
femme enceinte (1). Ces recommandations sont le résultat d’une revue de
toutes les études menées sur le sujet, et de la réflexion d’un groupe de travail
composé de médecins, sages-femmes, parasitologues, agents de santé
publique… (Annexe I)
15
consommer de crudités à l’extérieur du domicile (incertitude sur l’origine et le
bon lavage avant préparation).
- de faire laver chaque jour par une autre personne le bac à litière du
chat. Le lavage doit se faire à l’eau bouillante, et l’utilisation d’eau de Javel est
à proscrire car elle ne tue pas le toxoplasme. Si la femme enceinte doit
changer elle-même la litière, elle doit porter des gants et prendre soin de bien
se laver les mains ensuite, le but étant d’éviter tout contact avec les déjections
de chat.
16
2.3.2 Le dépistage systématique
En plus de ces conseils donnés aux femmes, un dépistage sérologique
mensuel a été mis en place avec trois objectifs :
18
sera retrouvé dans le sang fœtal, mais aussi dans le liquide amniotique. Ce
dernier sera analysé de deux façons : par PCR (réaction en chaîne par
polymérase) et par inoculation à la souris (cette dernière est souvent plus
sensible). L’amniocentèse peut être réalisée à partir de 18 SA, et au moins
quatre semaines après la date présumée de séroconversion, afin d’éviter les
faux négatifs liés au délai de latence de la transmission materno-fœtale (6).
2.4.1.2 Surveillance
A partir du diagnostic maternel, une échographie sera réalisée tous les
mois jusqu’à l’accouchement, à la recherche d’anomalies signant une
toxoplasmose congénitale. Ces anomalies sont le plus souvent une dilatation
des ventricules cérébraux et des calcifications intracrâniennes. On peut aussi
voir une hépatomégalie, une ascite fœtale et un placenta œdématié. Plus
l’infection était précoce, plus ces signes seront marqués. Une IRM fœtale peut
être demandée pour confirmer ou préciser des anomalies découvertes à
l’échographie. Mais une absence d’anomalie échographique ne signifie pas
forcément que le fœtus n’est pas atteint. Ainsi, l’amniocentèse reste l’examen
de choix dans le diagnostic de la toxoplasmose congénitale (5).
19
2.4.1.4 Traitement curatif
Si les échographies sont normales mais que l’amniocentèse est positive,
le traitement devient pyriméthamine et sulfadiazine (MALOCIDE® 50mg par
jour et ADIAZINE® 3g par jour), ou pyriméthamine-sulfadoxine (FANSIDAR®
deux comprimés par semaine), toujours jusqu’à l’accouchement. Ces deux
traitements sont équivalents en termes d’efficacité, et l’ajout d’un sulfamide
(sulfadiazine ou sulfadoxine) à la pyriméthamine potentialise son effet par six.
La pyriméthamine n’a pas d’action sur les kystes, et ne prévient donc pas
les rechutes oculaires dans l’enfance. De plus, cette molécule se trouve être
tératogène chez l’animal, c’est pourquoi son utilisation est déconseillée au
premier trimestre de grossesse (12).
20
2.4.2 Pour l’enfant après la naissance
Le diagnostic post-natal de toxoplasmose congénitale est indispensable
après toute séroconversion maternelle, avec ou sans diagnostic prénatal.
Ces sérologies seront répétées tous les deux à trois mois durant la
première année de vie de l’enfant en cas de négativité, car le traitement
prénatal peut masquer l’apparition des anticorps. Puis, après la disparition des
IgG maternels vers six mois de vie, il faudra au moins deux prélèvement
négatifs pour confirmer l’absence de toxoplasmose congénitale.
21
vie de l’enfant, et son arrêt est souvent suivi d’un rebond sérologique ne
nécessitant pas de traitement. Un suivi ophtalmologique trimestriel doit
également être mis en place la première année, et être maintenu de façon
annuelle jusqu’à l’adolescence, de même que le suivi sérologique.
22
conseils doivent être délivrés tout au long de la grossesse, et le professionnel
de santé doit rester disponible et à l’écoute de la patiente.
3.3.1.2 En 2011
Aujourd’hui, une information écrite énonçant les conseils de prévention
est intégrée au carnet de santé de la maternité, distribué à toutes les femmes
en début de grossesse. Mais parmi les conseils donnés, ce carnet préconise de
désinfecter les bacs à litière des chats avec de l’eau de javel, ce qui n’a aucun
23
effet sur le toxoplasme (Annexe II). Une feuille d’information est également
distribuée, rédigée par le service de parasitologie de l’hôpital (Annexe III).
Mais il n’existe pas de moyen mis en œuvre pour savoir si les femmes
ont vraiment bien compris les conseils et leur importance, et si elles les
respectent.
24
DEUXIÈME PARTIE: MÉTHODOLOGIE ET
RÉSULTATS
1. PROTOCOLE DE L’ÉTUDE
1.1 Problématique
Quelles sont aujourd’hui les connaissances des femmes enceintes
séronégatives par rapport à la prévention et au dépistage de la toxoplasmose ?
25
1.4 Intérêt de l’étude
Cette étude permet de savoir si l’information dispensée à l’HME est bien
comprise par les femmes concernées, leur apportant de bonnes connaissances.
Celles-ci leur permettent de comprendre la nécessité de respecter les mesures
de prévention, et comment bien les appliquer.
1.5.2 Variables
- L’âge
- La parité : permet de distinguer les primipares des multipares, qui ont
normalement déjà reçu une information sur la toxoplasmose lors de leurs
précédentes grossesses.
Variables qualitatives
26
1.5.2.2 Critères permettant d’évaluer les connaissances par rapport
à la toxoplasmose (variables qualitatives)
- La connaissance avant cette grossesse de l’existence de la
toxoplasmose, du risque pour le fœtus en cas de contamination maternelle.
27
1.5.3 Population
1.5.3.3 Echantillonnage
Le calcul du nombre de sujets nécessaires se fait à partir de la formule
suivante :
n = (i)²p(1-p)/a².
a = risque d’erreur = 5%
28
1.6 Méthodologie de l’étude
29
1.6.3 Mise en place de l’étude
Après accord des sages-femmes cadres des services de salles de
naissances et de maternité, une enquête préliminaire a été réalisée début avril
2011 dans les mêmes conditions, sur un nombre restreint de patientes
(quarante-quatre).
Trois autres pochettes ont été placées dans chaque bureau de maternité,
également accompagnées d’une note explicative, de même qu’une dans le
service de grossesses à haut risque accueillant parfois des accouchées.
30
pas notées, car elles ne concernent pas directement les connaissances des
femmes. Il y a donc vingt-et-une questions qui rentrent en compte dans la
notation.
Ainsi le questionnaire est noté sur soixante points. Une note de 35/60 et
plus correspond à un niveau de connaissances suffisant des femmes sur la
toxoplasmose, sa prévention et son dépistage.
Nous avons calculé les intervalles de confiance (à 95%) pour étendre nos
données à la population source, lorsqu’il s’agissait de comparer des
pourcentages en fonction du niveau de connaissances des femmes.
Le test du chi carré nous a permis de savoir s’il existait une différence
significative lors de ces comparaisons de pourcentages. Pour un risque alpha à
5%, la diférence était significative si p<0,05.
31
2. RÉSULTATS DE L’ETUDE
Nous avons récupéré 325 questionnaires remplis pour 550 distribués, soit
41% de non réponse.
L’ensemble des effectifs pour chaque item du questionnaire est rappelé
dans un tableau (Annexe V).
2.1.1 L’âge
Parmi les 325 questionnaires, il y a une non-réponse pour l’âge.
Tableau 1
40 37,2 %
35 29,2 %
30
25
20 15,4 % 16,3 %
15
10
5 1,5 %
0
< 20 ans [20 ;25[ [25 ;30[ [30;35[ > 35 ans
32
2.1.2 Le département d’origine
Tableau 2
3% 5% 4%
Haute-Vienne
Corrèze
Creuse
Autres
88%
2.1.3 La profession
Tableau 3
45 41,5 %
40
35
30
25 21,2 %
20 16,6 % 17,2 %
15
10 3,4 %
5
0
Sans Agricole, Employée, Cadre Profession
profession, Commerçante Ouvrière Médicale,
Etudiante Paramédicale
33
La majorité des patientes exerce en tant qu’employée ou ouvrière
(41,5%).
Tableau 4
< Baccalauréat
26%
Baccalauréat
Enseignement
52% supérieur
22%
34
2.1.5 L’origine ethnique
Tableau 5
14%
France
métropolitaine
Etranger
et DOM-TOM
86%
Parmi les autres 14%, on retrouve des femmes venant d’Afrique du Nord
(4,9%), d’Europe occidentale (3,1%), d’Afrique Noire (2,1%), des DOM-TOM
(1,8%), mais aussi de façon ponctuelle Europe de l’Est, Océan Indien, Asie et
Amérique du Sud.
35
2.1.6 La parité
Tableau 6
47% Primipares
Multipares
53%
36
2.2 Les connaissances par rapport à la toxoplasmose
• Source de l’information
Parmi ces femmes, presque la moitié ont reçu cette information de leur
famille ou de leurs amis (48,9%):
Tableau 7
60
48,9%
50
40,6%
40
30 28,6%
18,8%
20
9,4%
10 3,6%
0
Entourage Grossesses Etudes, Presse Internet Laboratoire
précédentes profession
Une femme dit avoir reçu une information de la part de son médecin
traitant, et une autre lors du dépistage prénuptial.
37
2.2.2 Information en cours de grossesse
91,1% des femmes disent avoir reçu une information pendant cette
grossesse, et 7,1% ne pas en avoir reçu. Ces dernières ont significativement
de moins bonnes connaissances sur la toxoplasmose que les autres (p<0,001).
• Source de l’information
Tableau 8
Origine de l'information 1
90 78,6%
80
62,7%
70
60
50
40 26,4%
30
20 9,8% 7,8% 11,2%
4,1%
10
0
Entourage Médecin Sage- Etudes, Presse Internet Laboratoire
femme profession
38
2.2.3 Information répétée pendant la grossesse
Parmi les 91,1% de femmes ayant eu une information en cours de
grossesse, seules 62,1% déclarent que l’information leur a ensuite été répétée.
Tableau 9
Origine de l'information 2
80 71,3%
70 60,4%
60
50
40
30
20,8%
20 14,8%
8,9% 9,9%
10 2,5%
0
Entourage Médecin Sage- Etudes, Presse Internet Laboratoire
femme profession
39
2.2.4 Pathogénicité du toxoplasme
• Immunisation
• Transmission
Tableau 10
32%
37% Oui
Non
Ne sait pas
31%
40
• Connaissance des symptômes maternels en cas d’infection
toxoplasmique
Tableau 11
Atteinte maternelle
60 49,5%
50
40 32,3%
30 25,2%
20,3%
20
10
0
Aucun symptôme Fébricule Pas de trouble Pas de méningite
digestif
41
• Connaissance du risque foetal
Tableau 12
Risque foetal
60 51,4%
50
40,9%
40
32,9% 31,7%
30
20
7,7%
10 6,8%
0
Pas de Fausse- Atteinte Atteinte Pas de Existence d’un
malformation couche oculaire cérébrale RCIU risque
des membres
Seuls 51,4% des femmes savent qu’il existe un risque pour le foetus en
cas de séroconversion pendant la grossesse.
Les risques de mort foetale et d’hydrocéphalie ont été cités une fois,
mais aussi des risques d’atteinte cardiaque et de surdité.
42
2.3 Les connaissances par rapport au dépistage
Tableau 13
3%1%
Prise de sang
Analyse d’urines
Ne sait pas
96%
• Durée
43
• Législation
Tableau 14
Dépistage obligatoire
21,8%
Oui
Non
Ne sait pas
15,4%
61,2%
• Profession du prescripteur
Tableau 15
15,8% 0,3%
Gynécologue
Médecin
traitant
51%
Sage-femme
34,5% Ne sait pas
44
Se sont majoritairement les gynécologues et les médecins traitants qui
prescrivent les premières sérologies.
Tableau 16
2%
20% Négatif
Positif
Ne sait pas
78%
• Connaissance du risque
Tableau 17
7% 2%
Risque
Pas de risque
Ne sait pas
91%
Il n’est donc pas clair pour 13% des femmes qu’un résultat négatif pour
une sérologie de la toxoplasmose signifie qu’elles sont exposées à l’infection.
45
• Fréquence du dépistage
2.4.1 L’information
• Information distribuée
• Support
Tableau 18
Support de l'information
6%
Ecrit
Oral
40% Ecrit et
54% oral
46
Tableau 19
95
90,6%
90 88,9%
85
80 76,7%
75
70
65
Ecrit et oral Ecrit Oral
Les patientes ayant reçu à la fois des conseils écrits et oraux ont
significativement de meilleures connaissances que les autres (p<0,001):
90,6% d’entre elles ont des connaissances satisfaisantes (Intervalle de
confiance à 95% (IC 95%) compris entre 86% et 95,1%).
Parmi celles n’ayant reçu que des conseils écrits, 88,9% ont de bonnes
connaissances (IC 95% compris entre 74,4% et 100%), alors qu’il n’y en a que
76,7% pour celles qui n’ont eu que des conseils oraux (IC 95% compris entre
69% et 84,4%).
47
2.4.2 Les moyens de prévention
• Vaccin
Tableau 20
21%
Non
Oui
9% Ne sait pas
70%
48
• Conseils reçus par les femmes pour prévenir l’infection toxoplasmique
Tableau 21
Eviter contact avec les chats 94,8% (oui) 3,4% (non) 1,8%
Eviter contact avec les chiens 15,1% (oui) 74,8% (non) 8,9%
Laver les mains avant le repas 88,6% (oui) 7,7% (non) 3,1%
49
• Recommandations pour les propriétaires de chats
Parmi les 325 femmes ayant participé à l’enquête, 200 ont répondu aux
questions concernant les propriétaires de chats, soit 61,5% des patientes.
Tableau 22
Deux patientes ont rajouté de nettoyer la litère tous les jours et de faire
garder le chat durant la grossesse.
50
2.5 Application des conseils de prévention
• Connaissance de la durée
Tableau 23
9% 1%
18% 1er trimestre
grossesse
Accouchement
Fin allaitement
72% maternel
Ne sait pas
72% des accouchées savent qu’il faut suivre les conseils de prévention
jusqu’à l’accouchement. Mais on note que 18% pensent que ces conseils
s’appliquent également durant toute la durée de l’allaitement maternel.
Tableau 24
Observance
12% 1% Oui
5%
Non
Un certain temps
Certains conseils
82%
Pour les autres, la plus grande partie dit ne les avoir suivis qu’un certain
temps.
51
La principale raison évoquée pour justifier cette non observance est le
fait que la prévention soit trop contraignante (51,7%). 24,1% disent qu’elles
ont reçu trop d’informations, ce qui a entrainé une confusion, et 22,4%
déclarent avoir eu peu ou pas d’information.
Eviter contact avec les chats 74,5% (oui) 20,6% (non) 3,7%
Eviter contact avec les chiens 13,2% (oui) 72,6% (non) 11,4%
Laver les mains avant le repas 89,5% (oui) 6,1% (non) 1,5%
Porter des gants pour jardiner 66,2% (oui) 18,8% (non) 16,6%
Laver les mains après avoir touché
89,8% (oui) 3,4% (non) 3,7%
la terre
52
prévention, a l’exception du fait d’éviter les crudités hors du domicile (55,1%
le savent, mais seuls 37,2% l’appliquent).
Tableau 26
Ici aussi, les comportements sont en accord avec les connaissances des
femmes sur les mesures à prendre.
Tableau 27
10,5%
Non
24,9%
Oui
Ne sait pas
62,1%
On note que seules 24,9% des femmes auraient souhaité recevoir plus
d’informations sur la toxoplasmose.
53
A la question “Par quel moyen auriez vous souhaité cette information?”,
les femmes ont majoritairement répondu “par écrit” (43 femmes). Quelques-
unes ont répondu “par oral” ( 10 femmes), que ce soit par la sage-femme (7),
ou le médecin (19).
Tableau 28
120 108
100
76 74
80
60
40 34
26
20 7
0
[0:15[ [15:30[ [30:35[ [35:40[ [40:45[ [45:60]
54
Les femmes ayant des connaissances insuffisantes, correspondant à une
note inférieure à 35/60. Ce groupe comprend 67 patientes, soit 20,6% (IC
95% compris entre 16,2% et 25%).
55
2.7.3 En fonction du niveau d’études
Pourcentage de patientes ayant de bonnes connaissances selon le niveau
d’études:
56
TROISIÈME PARTIE: ANALYSE ET DISCUSSION
57
Il aurait été finalement plus judicieux que je passe directement dans les
chambres des patientes séronégatives pour la toxoplasmose pour leur
distribuer le questionnaire.
Un autre biais de sélection est le fait que les patientes ne parlant pas
français aient été exclues de l’étude. Celà entraine forcément une diminution
de la proportion de femmes d’origine étrangère par rapport à la population
générale.
58
1.3.4 Le biais de communication
Les patientes ont peut-être reçu une information juste et complète, mais
elles ne l’ont pas ou mal comprise.
Elles savent que la viande mal cuite peut être à l’origine d’une infection
(93,8%), et que les chats sont les vecteurs de la maladie (94,8%).
On peut donc dire que les femmes ne connaissent qu’une partie des
différents modes de contamination de la toxoplasmose, mais une question
directe sur ceux-ci aurait sans doute permis une réponse plus précise. Une
telle question avait été envisagée, mais finalement retirée, car trop répétitive
par rapport aux deux autres questions énonçant les conseils de prévention. Elle
aurait pu entrainer une lassitude des patientes qui auraient moins bien
répondu au questionnaire.
59
2.2 Deuxième hypothèse: les femmes connaissent les
risques maternels et foetaux d’une séroconversion
toxoplasmique en cours de grossesse
En faisant la moyenne des femmes ne connaissant pas les symptômes
probables de la maladie, nous pouvons dire que 70% des femmes ne
connaissent pas du tout les risques maternels liés à la séroconversion. Ces
risques sont en effet très peu abordés par les professionnels, car considérés
comme négligeables par rapport aux risques foetaux.
L’information sur ces risques semble être de moins bonne qualité qu’en
1995, puisqu’à l’époque, les femmes savaient presque toutes qu’il y avait un
risque pour le bébé, alors qu’elles ne sont que la moitié aujourd’hui (17).
Pour ce qui est des risques maternels il n’y a pas eu de réelle différence
entre les deux.
60
2.3 Troisième hypothèse: les femmes connaissent les
moyens de prévention à respecter afin d’éviter une
contamination en cours de grossesse
L’étude montre que la majorité des femmes connaissent les principes de
prévention essentiels (entre 72,9% et 96,9% pour chaque question): bien
cuire les viandes à coeur, bien laver les crudités, éviter le contact avec les
chats, se laver les mains avant les repas et après avoir touché la terre ou la
viande crue, laver les ustensiles et plans de travail après utilisation, porter des
gants pour jardiner.
Par contre, seulement 55,1% pensent qu’il faut éviter de consommer des
crudités hors de leur domicile, et seuls 15,1% savent qu’il est préférable
d’éviter le contact avec les chiens. Ces items sont semble-t-il peu abordés par
les médecins et sages-femmes (voir peu connu pour le contact avec les
chiens), et ne sont pas inscrits sur les documents distribués.
Enfin, 84% des patientes pensent que les griffures de chats peuvent être
à l’origine d’une infection toxoplasmique. Cette idée est très souvent véhiculée
par l’entourage des femmes. Mais l’éviction du contact des chats sous entend
l’éviction des griffures. Par contre cette dernière n’est pas suffisante, et c’est
l’éviction du contact qui prime.
61
En faisant la moyenne des pourcentages de réponses justes aux moyens
de prévention à mettre en oeuvre, on obtient 65% des femmes qui savent les
conseils de prévention. Mais si on ne prend en compte que les items essentiels
de la prévention (on ne prend pas en compte les items où la réponse exacte
était “non”), on obtient une moyenne de 76%.
Ainsi, les trois quarts des femmes connaissent les moyens de prévention
contre la toxoplasmose.
Mais on remarque aussi que seul un tiers des femmes sait qu’il existe
une prise en charge en cas de séroconversion maternelle pour tenter d’éviter
une contamination foetale.
Mais un tiers des femmes ignorent qu’il s’agit d’une obligation légale,
faisant partie des dépistages obligatoires de la grossesse.
62
Par rapport à 1995, les femmes ont gardé un niveau de connaissances
similaire concernant le dépistage de la toxoplasmose en cours de grossesse
(17).
3. AUTRES RÉSULTATS
3.1 Caractéristiques de la population étudiée
3.1.1 La démographie
Les patientes de plus de vingt-cinq ans sont largement majoritaires dans
l’échantillon, ce qui correspond à la tendance actuelle d’augmentation de l’âge
des femmes au moment des grossesses, et notamment des primipares (qui
représentent plus de la moitié des femmes de l’étude).
On note également que très peu de femmes déclarent avoir reçu une
information du laboratoire, alors qu’une feuille d’information est
systématiquement remise avec la première sérologie négative. Dans la
pratique, ont observe que ces feuilles restent très souvent dans les dossiers
médicaux, et ce, même après l’accouchement.
64
En 1995, les femmes avaient plus souvent entendu parler de la
toxoplasmose avant la grossesse, ce qui est étrange car à l’époque la
prévention contre cette maladie était moins connue du grand public, et
l’entourage comme source d’information était beaucoup moins cité
qu’aujourd’hui.
Pour ce qui est de l’information écrite, il n’a pas été demandé dans
l’enquête quel était le document en question. Il peut s’agir de la feuille
d’information distribuée par le laboratoire, ou du carnet de santé de la
maternité. Cela aurait permis de savoir le pourcentage de femmes qui
reçoivent effectivement la feuille du laboratoire.
Pour les conseils oraux, on ne sait pas non plus s’il s’agit réellement de
ceux délivrés par les professionnels de santé, ou par l’entourage, les médias...
Malgré tout, le plus grand progrès fait dans la prévention entre les deux
études est la distribution d’un support écrit. En 1995, 65% de l’information
était faite par voie orale, et seules 26% des patientes déclaraient avoir reçu
une information écrite et orale (17).
Mais il peut aussi s’agir d’un certain manque d’intérêt vis à vis de la
maladie, qui ne semble pas tellement les inquiéter, et dont les mesures de
prévention relèvent plutôt pour elles de la contrainte, ajoutée aux autres
mesures de prévention recommandées pendant la grossesse.
66
4. COMPARAISON AVEC LA LITTÉRATURE
Une étude cas-témoins réalisée en 1995 dans le nord de la France
montraient que la distribution d’une information écrite était corrélée à un
meilleur niveau de connaissances des femmes (15), ce qui est également
confirmé dans notre étude. Nous avons aussi montré que l’association de
conseils écrits et oraux était supérieure.
Une autre étude nationale réalisée auprès de 2010 accouchées montrait
qu’en 1986, 29% de la population avait de mauvaises connaissances sur la
toxoplasmose (13). Nous pouvons donc dire qu’à Limoges, la prévention s’est
amélioré, cette proportion n’est plus que de 20%.
67
CONCLUSION
Les résultats de notre étude montrent que dans l’ensemble, les femmes
enceintes non immunisées contre la toxoplasmose ont des connaissances
suffisantes sur la maladie, son dépistage et les recommandations à suivre pour
éviter une séroconversion en cours de grossesse.
Mais elle montre aussi que l’information doit encore être renforcée
(notamment sur les risques d’une séroconversion en cours de grossesse).
68
ANNEXE I
69
ANNEXE II
70
ANNEXE III
71
ANNEXE IV
72
6. Si vous êtes née à l’étranger, en quelle année êtes-vous arrivée en France ? …………….
13. Avez-vous bénéficié d'un dépistage régulier de la toxoplasmose durant votre grossesse ?
□ oui (1 pts) □ non (0 pts) □ ne sait pas (0 pts)
73
QUE SAVEZ-VOUS DE LA TOXOPLASMOSE :
25. Que risquerait une femme enceinte pour elle-même si elle contractait la toxoplasmose ?
- aucun symptôme □ oui (1 pts) □ non (0 pts) □ ne sait pas (0 pts)
- légère fièvre □ oui (1 pts) □ non (0 pts) □ ne sait pas (0 pts)
- troubles digestifs □ oui (0 pts) □ non (1 pts) □ ne sait pas (0 pts)
- méningite □ oui (0 pts) □ non (1 pts) □ ne sait pas (0 pts)
- autres : ………………………………………………
74
27. Peut-on empêcher la transmission de la maladie de la mère au fœtus ?
□ oui (2 pts) □ non (0 pts) □ ne sait pas (0 pts)
32. Si vous avez un chat, quels conseils vous a-t-on donné ? (sinon q.33)
- faire changer sa litière par une autre personne
□ oui (2 pts) □ non (0 pts) □ ne sait pas (0 pts)
- lui faire réaliser un dépistage de la toxoplasmose
□ oui (0 pts) □ non (2 pts) □ ne sait pas (0 pts)
- se laver les mains après l’avoir caressé
□ oui (2 pts) □ non (0 pts) □ ne sait pas (0 pts)
- ne lui donner que des aliments industriels (pas de viande crue)
□ oui (2 pts) □ non (0 pts) □ ne sait pas (0 pts)
- mettre des gants pour changer sa litière
□ oui (2 pts) □ non (0 pts) □ ne sait pas (0 pts)
- autre : …………………………………………………………..
75
33. Jusqu'à quand faut-il suivre ces recommandations ?
□ fin du premier trimestre (0 pts)
□ accouchement (2 pts)
□ fin de l'allaitement maternel (0 pts)
□ ne sait pas (0 pts)
□ autre : ……………………………………………………………..
76
37. Lors de votre grossesse, auriez-vous aimé recevoir plus d’information sur la
toxoplasmose ?
□ oui □ non □ ne sait pas
77
ANNEXE V
EFFECTIFS %
AGE
Moins de 20 ans 5 1,5
[20 ;25[ 50 15,4
[25 ;30[ 121 37,2
[30 ;35[ 95 29,2
Plus de 35 ans 53 16,3
Non réponse 1 0,3
DEPARTEMENT
Haute-Vienne 285 87,7
Corrèze 10 3,1
Creuse 16 5,9
Autres 14 4,3
PROFESSION
Sans profession 64 19,7
Etudiante 5 1,5
Profession agricole 2 0,6
Commerçante, artisan, petit
9 2,8
patron
Employée 126 38,8
Ouvrière 9 2,8
Cadre moyen, technicienne 35 10,8
Cadre supérieur, profession
8 2,5
libérale
Enseignement 11 3,4
Profession médicale,
56 17,2
paramédicale
NIVEAU D’ETUDE
Ecole primaire, non scolarisée 3 0,9
Brevet des collèges ou équivalent 49 15,1
Terminale 32 9,8
Baccalauréat 72 22,1
Enseignement supérieur 167 51,4
Non réponse 2 0,6
ORIGINE GEOGRAPHIQUE
France métropolitaine 278 85,5
DOM-TOM 6 1,8
Europe occidentale 10 3,1
Europe de l’est 1 0,3
Afrique du nord 16 4,6
Afrique noire 7 2,1
78
Asie 5 1,5
Océan indien 1 0,3
Amérique du sud 1 0,3
PARITE
Primipare 171 52,6
Deuxième pare 102 31,4
Troisième pare 39 12
Quatrième pare 10 3,1
Plus de quatre enfants 3 0,9
CONNAISSANCES AVANT LA
GROSSESSE
Oui 276 84,9
Non 49 15,1
ORIGINE DE L’INFORMATION
ANTERIEURE *
Internet 26 9,4
Presse 52 18,8
Entourage 135 48,9
Etudes, profession 79 28,6
Grossesses précédentes 111 40,6
Laboratoire 10 3,6
Autres 3 0,9
Non réponse 52 16
INFORMATION PENDANT LA
GROSSESSE
Oui 296 91 ,1
Non 23 7,1
Ne sait pas 3 0,9
Non réponse 3 0,9
ORIGINE DE LA
PREMIERE INFORMATION *
Internet 24 7,8
Presse 29 9,8
Entourage 78 26,4
Etudes, profession 12 4,1
Médecin 232 78,6
Sage-femme 186 62,7
Laboratoire 33 11,2
Non réponse 29 9,8
REPETITION DE
L’INFORMATION
Oui 202 62,1
Non 92 28,3
Ne sait pas 8 2,5
Non réponse 23 7,1
ORIGINE DE LA DEUXIEME
INFORMATION *
Internet 20 9,9
Presse 18 8,9
79
Entourage 42 20,8
Etudes, profession 5 2,5
Médecin 122 60,4
Sage-femme 144 71,3
Laboratoire 30 14,8
Autres 1 0,3
Non réponse 126 38,8
EXISTENCE D’UNE
IMMUNISATION
Oui 187 57,5
Non 33 10,2
Ne sait pas 102 31,1
Non réponse 3 0,9
RISQUE MATERNEL
Aucun symptôme
Oui 82 25,2
Non 101 31,1
Ne sait pas 105 32
Non réponse 37 11,4
Fébricule
Oui 161 49,5
Non 29 8,9
Ne sait pas 104 31,7
Non réponse 31 9,5
Troubles digestifs
Oui 65 20
Non 66 20,3
Ne sait pas 145 44 ,3
Non réponse 49 15,1
Méningite
Oui 24 7,4
Non 105 32,3
Ne sait pas 142 43,4
Non réponse 54 16,6
Autres 6 1,8
RISQUE FOETAL
Malformations des membres
Oui 129 39,7
Non 22 6,8
Ne sait pas 137 41,8
Non réponse 37 11,4
Fausse-couche
Oui 133 40,9
Non 29 8,9
Ne sait pas 130 39,7
Non réponse 33 10,1
Atteinte oculaire
Oui 107 32,9
Non 22 6,8
80
Ne sait pas 152 46,5
Non réponse 44 13,5
Atteinte cérébrale
Oui 103 31,7
Non 24 7,4
Ne sait pas 156 47,7
Non réponse 42 12,9
RCIU
Oui 109 33,5
Non 25 7,7
Ne sait pas 148 45,2
Non réponse 48 13,2
Aucun risque
Oui 6 1,8
Non 167 51,4
Ne sait pas 88 26,8
Non réponse 64 19,7
Autres 3 0,9
PRISE EN CHARGE SI
SEROCONVERSION
Oui 100 30,8
Non 98 30,1
Ne sait pas 118 36
Non réponse 9 2,8
MOYEN DE DEPISTAGE *
Prise de sang 319 98,1
Analyse d’urines 11 3,4
Mesure de la hauteur utérine 0 0
Ne sait pas 5 1,2
REALISATION D’UNE
SEROLOGIE DE DEPISTAGE
Oui 310 95,4
Non 12 3,7
Ne sait pas 2 0,6
Non réponse 1 0,3
PRESCRIPTEUR PREMIERE
SEROLOGIE
Médecin traitant 107 34,5
Gynécologue-obstétricien 158 51
Sage-femme 49 15,8
Ne sait pas 1 0,3
Non réponse 16 4,9
RESULTAT PREMIERE
SEROLOGIE
Positif 62 18,7
Négatif 240 75,2
Ne sait pas 8 1,9
Non réponse 15 4,6
INTERPRETATION DU RISQUE
81
Existence d’un risque 283 87,1
Pas de risque 23 7,1
Ne sait pas 7 2,1
Non réponse 12 3,7
SEROLOGIES REGULIERES
PENDANT LA GROSSESSE
Oui 307 94,5
Non 12 3,7
Ne sait pas 5 1,2
Non réponse 1 0,3
FREQUENCE DES SEROLOGIES
Tous les mois 301 92,6
Tous les trimestres 5 1,5
Ne sait pas 4 1,2
Autres 1 0,3
Non réponse 14 4,3
DEPISTAGE JUSQU'A
L’ACCOUCHEMENT
Oui 309 95,1
Non 9 2,8
Ne sait pas 5 1,2
Non réponse 2 0,6
DEPISTAGE OBLIGATOIRE
Oui 199 61,2
Non 50 15,4
Ne sait pas 71 21,8
Non réponse 5 1,5
DEPISTAGE POURSUIVI EN
POST-NATAL
Oui 21 6,5
Non 244 75,1
Ne sait pas 57 17,2
Non réponse 3 0,9
EXISTENCE D’UN VACCIN
Oui 29 8,9
Non 221 68
Ne sait pas 67 20,3
Non réponse 8 2,5
CONSEILS DE PREVENTION
DONNES
Oui 297 91,4
Non 19 5,8
Ne sait pas 7 1,8
Non réponse 2 0,6
SUPPORT DE L’INFORMATION
Ecrit 18 6,1
Oral 116 39,3
Ecrit et oral 159 53,9
Non réponse 32 9,8
82
MOYENS DE PREVENTION
Cuire les viandes à cœur
Oui 305 93,8
Non 10 3,1
Ne sait pas 10 3,1
Laver les végétaux crus
Oui 315 96,9
Non 2 0,6
Ne sait pas 8 2,5
Ne pas consommer de poisson
cru
Oui 240 73,8
Non 52 16
Ne sait pas 30 9,2
Non réponse 3 0,9
Eviter le contact avec les
chats
Oui 308 94,8
Non 11 3,4
Ne sait pas 6 1,8
Avoir des rapports protégés
Oui 8 2,5
Non 284 87,4
Ne sait pas 32 9,8
Non réponse 1 0,3
Ne pas consommer de
fromage au lait cru
Oui 200 61,5
Non 96 29,5
Ne sait pas 27 8,3
Non réponse 2 0,6
Eviter le contact avec les
chiens
Oui 49 15,1
Non 243 74,8
Ne sait pas 29 8,9
Non réponse 4 1,2
Se laver les mains avant les
repas
Oui 288 88,6
Non 25 7,7
Ne sait pas 10 3,1
Non réponse 2 0,6
Ne pas boire l’eau du robinet
Oui 17 5,2
Non 264 81,2
Ne sait pas 43 13,2
Non réponse 1 0,3
Eviter de consommer des
83
crudités hors du domicile
Oui 179 55,1
Non 107 32,9
Ne sait pas 36 11,1
Non réponse 3 0,9
Laver ustensiles et plans de
travail
Oui 237 72,9
Non 49 15,1
Ne sait pas 32 9,8
Non réponse 7 2,1
Ne pas se faire griffer par un
chat
Oui 273 84
Non 28 8,6
Ne sait pas 20 6,1
Non réponse 4 1,2
Porter des gants pour jardiner
Oui 273 84
Non 13 4
Ne sait pas 34 10,5
Non réponse 5 1,5
Se laver les mains après avoir
touché la terre
Oui 297 91,4
Non 4 1,2
Ne sait pas 20 6,2
Non réponse 4 1,2
PREVENTION ENVERS LES
CHATS (200 cas)
Faire changer la litière par
une autre personne
Oui 192 96
Non 1 0,5
Ne sait pas 7 3,5
Faire un dépistage au chat
Oui 12 6
Non 152 76
Ne sait pas 27 13,5
Non réponse 9 4,5
Se laver les mains après
l’avoir caressé
Oui 168 84
Non 21 10,5
Ne sait pas 6 3
Non réponse 5 2,5
Ne lui donner que des
aliments industriels
Oui 32 16
84
Non 122 61
Ne sait pas 39 19,5
Non réponse 7 3,5
Mettre des gants pour changer
la litière
Oui 167 83,5
Non 14 7
Ne sait pas 15 7,5
Non réponse 4 2
DUREE D’APPLICATION DES
CONSEILS
Fin du premier trimestre 1 0,3
Accouchement 231 71
Fin de l’allaitement maternel 58 17,8
Ne sait pas 28 8,6
Non réponse 7 2,1
OBSERVANCE DES CONSEILS
Oui 265 81,5
Non 15 4,6
Un certain temps 40 12,3
Uniquement certains conseils 3 0,9
Non réponse 2 0,6
RAISON DE LA NON
OBSERVANCE *
Peu ou pas d’information 13 22,1
Trop d’information (confusion) 14 23,7
Prévention trop contraignante 30 50,8
Autres 8 13,6
Non réponse 267 82,1
MESURES PRISES
Cuire les viandes à cœur
Oui 293 90,1
Non 17 5,2
Non concernée 11 3,4
Non réponse 4 1,2
Laver les végétaux crus
Oui 310 95,4
Non 7 2,1
Non concernée 6 1,8
Non réponse 2 0,6
Ne pas consommer de poisson
cru
Oui 247 76
Non 36 11,1
Non concernée 37 11,4
Non réponse 5 1,5
Eviter le contact avec les
chats
Oui 242 74,5
85
Non 67 20,6
Non concernée 12 3,7
Non réponse 4 1,2
Avoir des rapports protégés
Oui 9 2,8
Non 253 77,,8
Non concernée 54 11,6
Non réponse 9 2,8
Ne pas consommer de
fromage au lait cru
Oui 216 66,5
Non 76 23,4
Non concernée 24 7,4
Non réponse 9 2,8
Eviter le contact avec les
chiens
Oui 43 13,2
Non 236 72,6
Non concernée 37 11,4
Non réponse 9 2,8
Se laver les mains avant les
repas
Oui 291 89,5
Non 20 6,1
Non concernée 5 1,5
Non réponse 9 2,8
Ne pas boire l’eau du robinet
Oui 33 10,1
Non concernée 249 76,6
Ne sait pas 34 10,5
Non réponse 9 2,8
Eviter de consommer des
crudités hors du domicile
Oui 121 37,2
Non 171 52,6
Non concernée 23 7,1
Non réponse 10 3,1
Laver ustensiles et plans de
travail
Oui 256 78,8
Non 47 14,5
Non concernée 12 3,7
Non réponse 10 3,1
Ne pas se faire griffer par un
chat
Oui 262 80,6
Non 29 8,9
Non concernée 21 6,5
Non réponse 13 4
86
Porter des gants pour jardiner
Oui 215 66,1
Non 45 18,9
Non concernée 54 16,6
Non réponse 11 3,3
Se laver les mains après avoir
touché la terre
Oui 292 89,9
Non 11 3,4
Ne sait pas 12 3,7
Non réponse 10 3,1
Faire changer la litière par
une autre personne (200 cas)
Oui 138 69
Non 20 10
Non concernée 38 19
Non réponse 4 2
Faire un dépistage au chat
(200 cas)
Oui 16 8
Non 143 71,5
Non concernée 34 17
Non réponse 7 3,5
Se laver les mains après
l’avoir caressé (200 cas)
Oui 130 65
Non 43 21,5
Non concernée 21 10,5
Non réponse 6 3
Ne lui donner que des
aliments industriels (200 cas)
Oui 59 29,5
Non 101 50,5
Non concernée 33 16,5
Non réponse 7 3,5
Mettre des gants pour changer
la litière (200 cas)
Oui 106 53
Non 29 14,5
Non concernée 60 30
Non réponse 5 2,5
DESIRE PLUS D’INFORMATION
Oui 81 24,9
Non 202 62,1
Ne sait pas 34 10,5
Non réponse 8 2,5
MOYENS SOUHAITES
Document écrit 43 13,2
Information orale 10 3,1
87
Médias 3 0,9
Site internet officiel ARS ou
1 0,3
ministère de la santé
Par la sage-femme 7 2,1
Par le médecin 19 5,8
Sur les risques maternels et
12 3,7
fœtaux
Information plus précise 4 1,2
Séances d’information en groupe 4 1,2
Information en salle d’attente 2 0,6
Autres 7 2,1
* Plusieurs réponses possibles
88
BIBLIOGRAPHIE
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sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/infos_femmes_enceintes_rap.pdf
91
TABLE DES MATIÈRES
REMERCIEMENTS....................................................................................2
SOMMAIRE ............................................................................................3
INTRODUCTION......................................................................................6
1. LA TOXOPLASMOSE .............................................................................. 7
92
3.1 La prévention en France........................................................... 22
3.2 Recommandations pour l’information des femmes ....................... 22
3.3 La prévention à Limoges .......................................................... 23
3.3.1.1 Etude de 1995 ............................................................... 23
3.3.1.2 En 2011........................................................................ 23
2. RESULTATS DE L’ETUDE....................................................................... 32
94
1.3.4 Le biais de communication ................................................... 59
CONCLUSION ....................................................................................... 68
ANNEXE I ............................................................................................ 69
ANNEXE II ........................................................................................... 70
ANNEXE IV .......................................................................................... 72
ANNEXE V ........................................................................................... 78
BIBLIOGRAPHIE ................................................................................... 89
95
TABLE DES TABLEAUX ........................................................................... 97
96
TABLE DES TABLEAUX
Tableau 1 ...................................................................................32
Tableau 2 ...................................................................................33
Tableau 3 ...................................................................................33
Tableau 4 ...................................................................................34
Tableau 5 ...................................................................................35
Tableau 6 ...................................................................................36
Tableau 7 ...................................................................................37
Tableau 8 ...................................................................................38
Tableau 9 ...................................................................................39
Tableau 10 .................................................................................40
Tableau 11 .................................................................................41
Tableau 12 .................................................................................42
Tableau 13 .................................................................................43
Tableau 14 .................................................................................44
Tableau 15 .................................................................................44
Tableau 16 .................................................................................45
Tableau 17 .................................................................................45
Tableau 18 .................................................................................46
Tableau 19 .................................................................................48
Tableau 20 .................................................................................49
Tableau 21 .................................................................................50
Tableau 22 .................................................................................51
Tableau 23 .................................................................................51
Tableau 24 .................................................................................52
Tableau 25 .................................................................................53
Tableau 26 .................................................................................53
Tableau 27 .................................................................................54
97