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Les Connaissances Des Femmes Enceintes Sur La Toxoplasmose EN 2011

Ce mémoire évalue les connaissances des femmes enceintes sur la toxoplasmose, une infection potentiellement grave pendant la grossesse. Il aborde la physiopathologie, l'épidémiologie et les mesures de prévention, ainsi que la méthodologie et les résultats d'une étude menée à Limoges en 2011. Les résultats soulignent l'importance d'une information adéquate pour réduire les risques de séroconversion et ses conséquences pour le fœtus.

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Lucas Landry
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Les Connaissances Des Femmes Enceintes Sur La Toxoplasmose EN 2011

Ce mémoire évalue les connaissances des femmes enceintes sur la toxoplasmose, une infection potentiellement grave pendant la grossesse. Il aborde la physiopathologie, l'épidémiologie et les mesures de prévention, ainsi que la méthodologie et les résultats d'une étude menée à Limoges en 2011. Les résultats soulignent l'importance d'une information adéquate pour réduire les risques de séroconversion et ses conséquences pour le fœtus.

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UNIVERSITÉ DE LIMOGES

FACULTÉ DE MÉDECINE

ÉCOLE DE SAGES-FEMMES

************

ANNEE 2012 MEMOIRE N°

LES CONNAISSANCES DES FEMMES ENCEINTES SUR LA TOXOPLASMOSE


EN 2011

MÉMOIRE POUR LE DIPLOME D’ÉTAT DE SAGE-FEMME

Présenté et soutenu publiquement

Le 24 mai 2012

par

Diane POUPEL

née le 15 juin 1988, à PARIS (15ème)

Pr. M-L. DARDE..............................................................Maître de mémoire


Mme. Agnès BARAILLE ...............................................Guidante du mémoire
REMERCIEMENTS

Je remercie Mme DARDE Marie-Laure, pour son investissement, son soutien et


sa disponiblité,

Je remercie Mme WALLON Martine pour ses conseils,

Et je remercie Mme BARAILLE Agnès pour son accompagnement, son aide, ses
conseils et son soutien.

2
SOMMAIRE

REMERCIEMENTS

SOMMAIRE

INTRODUCTION

PREMIERE PARTIE: LA TOXOPLASMOSE

1. LA TOXOPLASMOSE

1.1 Cycle du parasite et mode de contamination


1.2 Epidémiologie
1.3 Physiopathologie de la toxoplasmose

2. TOXOPLASMOSE ET GROSSESSE

2.1 La toxoplasmose congénitale


2.2 Cadre législatif de la surveillance sérologique
2.3 Prévention et dépistage pendant la grossesse
2.4 Prise en charge d’une séroconversion toxoplasmique

3. ETAT DES LIEUX DE L’EFFICACITE DE LA PREVENTION


3.1 La prévention en France
3.2 Recommandations pour l’information des femmes
3.3 La prévention à Limoges

DEUXIEME PARTIE: METHODOLOGIE ET RESULTATS

1. PROTOCOLE DE L’ETUDE

1.1 Problématique
1.2 Objectif de recherche
1.3 Hypothèses de recherche
1.4 Intérêt de l’étude
1.5 Schéma d’étude
1.6 Méthodologie de l’étude

2. RESULTATS DE L’ETUDE

3
2.1 Description de la population
2.2 Les connaissances par rapport à la toxoplasmose
2.3 Les connaissances par rapport au dépistage
2.4 Connaissances par rapport à la prévention
2.5 Application des conseils de prévention
2.6 Désir d’information
2.7 Notation du questionnaire et influence des caractéristiques de la
population

TROISIEME PARTIE: ANALYSE ET DISCUSSION

1. LES FORCES ET FAIBLESSES DE L’ETUDE


1.1 Les points forts
1.2 Les points à améliorer
1.3 Les biais

2. CONFRONTATION AUX HYPOTHESES


2.1 Première hypothèse: les femmes ont des connaissances suffisantes
sur le mode de contamination de la maladie
2.2 Deuxième hypothèse: les femmes connaissent les risques maternels
et foetaux d’une séroconversion toxoplasmique en cours de grossesse
2.3 Troisième hypothèse: les femmes connaissent les moyens de
prévention à respecter afin d’éviter une contamination en cours de
grossesse
2.4 Quatrième hypothèse: les femmes connaissent les modalités du
dépistage de la toxoplasmose durant la grossesse

3. AUTRES RESULTATS
3.1 Caractéristiques de la population étudiée
3.2 Le rôle des professionnels de santé
3.3 Les autres sources d’information
3.4 Le support de l’information
3.5 Le comportement face à la prévention
3.6 Le désir d’information

4. COMPARAISON AVEC LA LITTERATURE

5. LES POSSIBILITES D’AMELIORATION

CONCLUSION

4
ANNEXE I

ANNEXE II

ANNEXE III

ANNEXE IV

ANNEXE V

BIBLIOGRAPHIE

TABLE DES MATIERES

TABLE DES TABLEAUX

5
INTRODUCTION

Aujourd’hui en France, le dépistage sérologique de la toxoplasmose


pendant la grossesse est une obligation légale (1). Il est aussi obligatoire de
dispenser à toutes les femmes enceintes non immunisées les conseils de
prévention à respecter afin d’éviter une séroconversion en cours de grossesse,
qui peut avoir de graves conséquences pour l’enfant à naître. Cette prévention
est actuellement le seul moyen donc nous disposons pour éviter la
séroconversion.

Ces mesures, mises en place progressivement depuis la fin des années


70, sont de plus en plus nécessaires du fait de la diminution constante de la
séroprévalence de la toxoplasmose dans notre pays (1). Le Limousin fait partie
des régions où la séroprévalence est la plus basse (2).

Notre étude vise donc à évaluer les connaissances des femmes


séronégatives sur la toxoplasmose à l’Hôpital de la Mère et de l’Enfant (HME)
de Limoges en 2011.

Une première partie traitera de la toxoplasmose, de son impact et de sa


prise en charge pendant la grossesse, et les mesures de prévention mises en
oeuvre.

Nous présenterons ensuite la méthodologie de l’étude et ses résultats.

La dernière partie sera consacrée à l’analyse de ces résultats, leur


discussion, leur comparaison à la littérature, et à des propositions
d’amélioration.

6
PREMIÈRE PARTIE: LA TOXOPLASMOSE

1. LA TOXOPLASMOSE
1.1 Cycle du parasite et mode de contamination
Toxoplasma gondii est un parasite qui se présente sous plusieurs formes
selon la phase de son cycle. Le tachyzoïte est la forme pouvant pénétrer tous
les types de cellules, le bradyzoïte se retrouve dans les kystes, et le sporozoïte
est contenu dans les oocystes qui résistent dans le milieu extérieur. Ces
différents stades permettent au toxoplasme de contaminer ses hôtes par
différentes voies (3).

Les chats, et les félidés en général, sont les hôtes définitifs du parasite.
C’est dans leur organisme que se produit la reproduction sexuée du
toxoplasme, aboutissant à la libération dans leurs excréments de millions
d’oocystes, qui renferment le parasite au stade sporozoïte. Ceux-ci se
retrouvent alors dans l’environnement, où ils devront rencontrer un milieu
humide propice pour devenir potentiellement contaminants au bout de
quelques jours, et survivre pendant plusieurs mois (durée variable selon
l’humidité et la température, l’idéal étant une température de quatre degrés
Celsius environ). Le chat, une fois contaminé, n’excrètera des oocystes qu’au
moment de la primo-infection (une dizaine de jours), ou lors d’une
immunodépression.

Les oocystes présents dans l’environnement vont alors souiller l’eau et


les végétaux (fruits, légumes, salades, herbes…), qui seront ensuite
consommés par les hôtes intermédiaires du toxoplasme : l’homme et les
animaux (mammifères, oiseaux). L’homme peut donc être contaminé par
ingestion directe du parasite, à partir de végétaux ou d’un environnement
souillé, ou par consommation de viande d’animaux eux-mêmes infestés (3).

7
Le cycle de Toxoplasma gondii (3)

En effet, une fois l’oocyste ingéré par un hôte intermédiaire, les


sporozoïtes vont se transformer en tachyzoïtes, infestant tout l’organisme par
multiplication. Ceux-ci se transformeront ensuite rapidement en bradyzoïtes,
qui vont persister à vie sous forme de kystes dans les cellules musculaires et
du système nerveux central (ceci est aussi valable pour les hôtes définitifs).
Ces kystes se retrouvent donc dans les viandes venant d’animaux contaminés,
en particulier dans les viandes de mouton, de porc, de bœuf ou de gibier (2).

La contamination de l’homme se fait donc par ingestion d’aliments


souillés (viandes, végétaux), mais elle peut également se faire in utero, par
transmission du parasite de la mère au fœtus via le placenta, suite à une
infection maternelle. De façon plus exceptionnelle, la contamination peut
survenir lors de la transplantation d’un greffon infecté.

Ainsi, le respect de règles hygiéno-diététiques adaptées reste le meilleur


moyen de prévenir l’infection toxoplasmique.

1.2 Epidémiologie
Le système français de dépistage de la toxoplasmose pendant la
grossesse a été mis en place à la fin des années 70. A cette époque, la
séroprévalence de la population générale était de 66% (en 1982). Elle est
aujourd’hui de 44% (en 2003) (3). Cette diminution se retrouve dans la
plupart des pays industrialisés, et notamment en Europe, où la contamination
se fait généralement à partir de viande infestée. Elle serait due au
développement de la consommation de viande congelée (la congélation tuant
le toxoplasme) et à la diminution de consommation de viande saignante, voire
8
crue (1). L’amélioration de l’hygiène joue aussi un rôle important, notamment
en ce qui concerne le lavage des mains et des végétaux consommés crus, ainsi
que la généralisation de l’utilisation de nourriture industrielle pour les chats
(1).

Malgré cette tendance nationale à la diminution de la séroprévalence, il


persiste des différences régionales très marquées. Ceci est notamment dû aux
différents climats : faible prévalence dans les zones froides et montagneuses
(38%), prévalence plus élevée dans les zones chaudes et humides (68%) dans
lesquelles les oocystes survivent plus longtemps (2).

Les habitudes de cuisson des viandes jouent aussi un rôle


(consommation de viande de mouton peu cuite plus répandue dans le sud-
ouest par exemple). Ainsi, la prévalence de la toxoplasmose en Limousin est
de 40,7%, alors qu’elle est de 57,2% (la plus élevée en France métropolitaine)
dans la région Aquitaine voisine. Au niveau départemental, c’est la Creuse qui
présente la prévalence nationale la plus basse : 14,8% (4).

D’autres critères entrent en considération dans ces variations de


prévalence. Ce sont l’âge (31% chez les 14-19 ans contre 58,2% chez les 40-
54 ans), la parité (39,4% chez les primigestes contre 46,1% chez les
multigestes), le niveau d’étude (41,9% si niveau inférieur au baccalauréat
contre 46,8% si niveau supérieur), la catégorie socio-professionnelle (41,2%
chez les ouvrières contre 50,6% chez les cadres), la nationalité (44% pour les
femmes de nationalité française contre 48% pour les femmes d’origine
africaine) (chiffres de l’Institut National de Veille Sanitaire (InVS) 2003) (4).

L’augmentation du nombre de personnes non immunisées contre la


toxoplasmose dans la population française s’applique également aux femmes
enceintes, qui sont donc de plus en plus nombreuses à être concernées par le
dépistage mensuel systématique (3). Cette augmentation progressive au fil
des années a entrainé une hausse des dépenses en santé publique dans ce
domaine.

Le risque de contracter la toxoplasmose étant aujourd’hui diminué dans


la population générale, il l’est aussi pour les femmes durant la grossesse, avec
un chiffre estimé à 2700 pour l’année 2000 (5). Le nombre de toxoplasmoses
congénitales diagnostiquées en France en 2007 était de deux cent soixante-
douze (1).

9
1.3 Physiopathologie de la toxoplasmose
La toxoplasmose peut avoir différentes conséquences selon l’individu
chez qui elle se présente. On distingue alors l’infection acquise du sujet
immunocompétent, la toxoplasmose acquise ou par réactivation du sujet
immunodéprimé, et la toxoplasmose congénitale, acquise in utero (5). Dans
tous les cas, une fois la primo-infection faite, le sujet restera séropositif à vie
pour la toxoplasmose. Il sera donc immunisé, et une nouvelle infection ne sera
possible qu’en cas d’immunodépression.

Chez le sujet immunocompétent, il s’agit dans 80% des cas d’une


infection bénigne qui passe inaperçue. Le diagnostic sera fait a posteriori lors
d’une sérologie de dépistage systématique (pendant la grossesse notamment).
En cas de manifestation clinique, il existe trois formes plus ou moins graves.

- La forme ganglionnaire est la plus fréquente (15 à 20% des cas) (5) et
la moins grave. Elle entraîne dans 90% des cas une adénopathie, cervicale
et/ou occipitale le plus souvent. Les ganglions peuvent être volumineux, mais
ils restent toujours souples, indolores et non-inflammatoires. Une forte
asthénie y est associée, et elle perdurera plusieurs semaines après la
disparition des ganglions. La présence d’une fièvre modérée est inconstante,
de même que l’apparition de myalgies. Ces symptômes peuvent être associés
à un syndrome mononucléosique au niveau biologique (monocytose). Le
diagnostic différentiel avec la mononucléose se fera donc à partir des
sérologies toxoplasmiques (6). Tous ces symptômes régressent seuls en
quelques mois.

- La forme oculaire est beaucoup plus rare, mais plus sévère. Elle peut se
manifester immédiatement ou plusieurs années après la date de
contamination, par réactivation de kystes latents dans les cellules rétiniennes.
Elle se présente sous la forme d’une rétinochoroïdite, pouvant engager le
pronostic visuel de l’individu. Le diagnostic se fait par réalisation d’un fond
d’œil. Il semblerait que la fréquence de cette forme oculaire soit sous-estimée
dans la population générale, du fait de la difficulté de son diagnostic (5).

- Enfin, des atteintes sévères peuvent s’associer à la toxoplasmose


ganglionnaire telles que des atteintes cutanées (éruptions maculo-papuleuses
diffuses), hépatiques, cardiaques (myocardites, péricardites), pulmonaires
(toux, dyspnées) ou neurologiques.

Dans les deux dernières formes de toxoplasmose, un traitement devra


être mis en place pour obtenir la guérison du sujet atteint. Chez les patients
immunodéprimés, les manifestations de l’infection seront plus sévères (5).

10
Dans tous les cas, après guérison, le toxoplasme persistera dans
l’organisme sous forme de kystes dans les cellules des muscles, du cerveau et
de la rétine, qui sont des cellules à longue durée de vie.

2. TOXOPLASMOSE ET GROSSESSE
2.1 La toxoplasmose congénitale
Quand une femme enceinte contracte la toxoplasmose, l’infection passe
inaperçue dans la majorité des cas. Mais si le toxoplasme franchit la barrière
placentaire, les conséquences pour le fœtus peuvent être gravissimes.

2.1.1 L’infection toxoplasmique


Le diagnostic maternel de séroconversion toxoplasmique se fait en
général au décours du dépistage mensuel systématique. Dans 80% des cas,
l’infection a, en effet, été asymptomatique (2). Mais il arrive qu’à l’annonce du
diagnostic la femme rapporte un épisode d’asthénie, parfois associé à une
fébricule et/ou une adénopathie occipitale, contemporains de la date présumée
de séroconversion. Ces symptômes régressent généralement seuls en quelques
semaines. L’apparition de céphalées, d’exanthème, de myalgies et
d’hépatosplénomégalie a été décrite, mais reste rare.

La certitude de la date d’apparition de tels symptômes chez la patiente


(et notamment de l’adénopathie occipitale, signe le plus spécifique), associé
aux résultats sérologiques, peut permettre de dater de façon certaine la primo-
infection. Cette date est importante car le pronostic foetal en dépend.

En effet, le risque pour le fœtus n’existe que si l’infection se fait pendant


la grossesse. Quand les sérologies retrouvent une date de séroconversion
proche de celle de la conception, il peut être très difficile, sans connaissance
d’une période symptomatique, de savoir si elle a eu lieu juste avant ou juste
après celle-ci.

Cependant, des cas de toxoplasmose congénitale ont été décrits suite à


une infection maternelle anté-conceptionnelle (2). Dans la majorité des cas,
l’infection était symptomatique chez la mère. Ainsi, une séroconversion
toxoplasmique très symptomatique survenue dans les six mois précédant la
conception doit amener à surveiller particulièrement le fœtus puis le nouveau-
né, car le risque d’atteinte ne peut être écarté.
11
De même, il existe un risque chez les femmes enceintes séropositives
pour la toxoplasmose et pour le VIH. L’immunodépression créée par le virus
peut entraîner des réactivations des tachyzoïtes que le système immunitaire de
la patiente ne pourra contenir, créant un risque de contamination fœtale par
dissémination sanguine. Ce risque existe notamment si le taux de CD4
maternel est inférieur à 200/mm³. De plus, l’amniocentèse n’est pas
recommandée chez ces patientes du fait du risque de transmission du VIH au
fœtus (8).

2.1.2 La transmission materno-foetale


Quand l’infection a lieu au cours de la grossesse, le degré de gravité de
l’atteinte fœtale dépend de l’âge gestationnel. Les atteintes sont d’autant plus
sévères qu’elles surviennent tôt dans la grossesse, pouvant aller de la perte
fœtale avant treize semaines d’aménorrhée (SA) à une forme infraclinique
après 26 SA. Parallèlement, le risque de passage transplacentaire augmente
avec l’âge de la grossesse. La transmission varie ainsi de 2 % avant 10 SA à
plus de 50 % après 36 SA (2).

En raison de ces deux phénomènes, le risque de toxoplasmose


congénitale suite à une séroconversion maternelle est de 30 % en moyenne
pendant la grossesse, mais varie de 4 à 14% au premier trimestre à près de
90 % à la fin du troisième trimestre (1). La période la plus à risque est donc
comprise entre 10 et 16 SA, si on cumule le risque de transmission et le degré
d’atteinte fœtale (2).

La transmission du parasite de la mère au fœtus se fait par voie


hématogène. Le placenta est le premier à être colonisé lors de l’infection
maternelle. Il existe ensuite un temps de latence variable avant l’infection du
fœtus lui-même. C’est pendant ce délai que le traitement visant à éviter
l’infection fœtale sera efficace. Mais la durée séparant la colonisation
placentaire de celle du fœtus est imprévisible, et le plus souvent assez courte.
C’est pourquoi il persiste une grande incertitude dans l’efficacité de ce
traitement, qui doit donc être administré dès le diagnostic de séroconversion
toxoplasmique, pour avoir le plus de chance de couvrir la période de latence.

L’infection fœtale à partir du placenta se fait d’autant plus facilement que


celui-ci est plus mature, avec une circulation sanguine plus développée. C’est
la raison pour laquelle la transmission se fait plus fréquemment en fin de
grossesse.

12
Le placenta infecté par le toxoplasme pourra être œdématié et parfois
présenter des zones de nécrose. On retrouve alors des tachyzoïtes au niveau
des villosités choriales et dans le liquide amniotique.

2.1.3 Les formes cliniques


Selon le terme de la séroconversion toxoplasmique, le fœtus peut
présenter des atteintes de degré variable. Ces atteintes concernent
principalement le cerveau et les yeux, et elles seront donc d’autant plus
importantes que l’infection a eu lieu tôt dans la grossesse.

Une séroconversion très précoce (premières semaines de grossesse)


donnera généralement lieu à une mort fœtale in utero. Il existe ensuite quatre
formes décrites de toxoplasmose congénitale :

- forme infra clinique : la plus fréquente, correspondant très souvent à


une infection au-delà de 26 SA. L’enfant ne présente aucun symptôme à la
naissance (les lésions cérébrales sont exceptionnelles après 26 SA). Il faut
malgré tout mettre en place un traitement et un suivi ophtalmologique pendant
au moins un an afin de détecter l’apparition de lésions oculaires tardives (dont
la gravité dépendra de la localisation des lésions par rapport à la macula), qui
peuvent apparaitre dans les premières années de vie.

- forme d’expression modérée : l’enfant présente une atteinte oculaire


sans altération de l’acuité visuelle. Il peut y avoir des calcifications
intracrâniennes associées, sans autre trouble cérébral, et généralement sans
expression clinique. Le pronostic est bon, mais il y a un risque de survenue de
récidives oculaires.

- forme sévère : généralement retrouvée dans les séroconversions


précoces. Présence d’une atteinte oculaire (à type de choriorétinite maculaire,
de microphtalmie ou de cataracte) avec forte baisse de l’acuité visuelle
pouvant aller jusqu’à la cécité. Une hydrocéphalie d’intensité variable y est
souvent associée, avec un risque de retentissement intellectuel.

- forme disséminée : forme très rare en France, pouvant présenter des


atteintes cutanées (exanthème, purpura), hépatiques (ictère et
hépatomégalie), endocriniennes, pulmonaires, et parfois oculaires et
neurologiques.

Les trois dernières formes nécessitent un suivi oculaire jusqu’à l’âge de


vingt-cinq ans afin de dépister les récidives tardives.

13
La fréquence des atteintes oculaires dans la toxoplasmose congénitale
est supérieure à celle des toxoplasmoses acquises, car la diffusion du parasite
se fait par voie hématogène et non digestive. Une étude française de 2003 a
évalué l’incidence des lésions oculaires isolées à 18,3 %, et celles des atteintes
cérébrales à 10,7 % chez les enfants de mère ayant fait une séroconversion
toxoplasmique pendant la grossesse (1).

La gravité des éventuelles atteintes fait que le dépistage sérologique


mensuel de la toxoplasmose pendant la grossesse est indispensable afin de
pouvoir mettre en place le plus rapidement possible un traitement permettant
de limiter les conséquences fœtales.

2.2 Cadre législatif de la surveillance sérologique


La France et l’Italie sont les seuls pays au monde à avoir mis en place
dans leur législation un système de surveillance sérologique mensuel.
L’Autriche, la Lituanie et la Slovénie possèdent également une législation à ce
propos, avec un dépistage trimestriel. En Angleterre par exemple, le coût d’un
tel dépistage serait trop élevé par rapport au bénéfice (séroprévalence à 8 %
en 1998 (5)).

Les premières surveillances biologiques en France ont débuté dans les


années 60. Elles ont été rendues obligatoires en 1978 lors du dépistage
prénuptial. Puis une circulaire ministérielle du 27 septembre 1983 (1) oblige à
informer les femmes enceintes non immunisées sur la prévention de la
toxoplasmose. Le décret de 1992 relatif aux examens obligatoires prénuptial,
pré et postnatal (9) rend obligatoire le dépistage sérologique au premier
trimestre chez toutes les femmes enceintes, puis avec une périodicité
mensuelle pour celles qui ne sont pas immunisées. La loi du 4 mars 2002 (10)
rend obligatoire l’information du patient sur tous les actes médicaux et actions
de prévention proposés. La loi du 20 décembre 2007 (11) a annulé l’obligation
du dépistage prénuptial.

Par contre, la loi ne prévoit pas encore de contrôle sérologique à distance


de l’accouchement (quatre semaines), afin de vérifier qu’il n’y a pas eu de
séroconversion dans les derniers jours de la grossesse. Cependant, cette
dernière sérologie se pratique déjà dans certaines maternités françaises.

14
2.3 Prévention et dépistage pendant la grossesse

2.3.1 La prévention primaire


La dispensation de conseils hygiéno-diététiques aux femmes concernées
est indispensable pour lutter contre la toxoplasmose congénitale. Elle constitue
en effet le seul moyen efficace de prévention, le mode de contamination étant
principalement alimentaire.

Cette prévention primaire repose donc sur la distribution obligatoire


d’une information écrite, mais elle doit impérativement être associée à une
information orale faite par les professionnels de santé. Celle-ci permet de
donner aux patientes des conseils plus détaillés, et de s’assurer que les
mesures de prévention et leur intérêt sont bien compris.

En 2009, la Haute Autorité de Santé (HAS) publie une mise à jour des
connaissances et de nouvelles recommandations en santé publique concernant
le dépistage et la prévention de la toxoplasmose et de la rubéole chez la
femme enceinte (1). Ces recommandations sont le résultat d’une revue de
toutes les études menées sur le sujet, et de la réflexion d’un groupe de travail
composé de médecins, sages-femmes, parasitologues, agents de santé
publique… (Annexe I)

Elles constituent la nouvelle référence en terme de prévention de la


toxoplasmose congénitale, avec comme recommandations pour les femmes
enceintes non-immunisées :

- de bien cuire à cœur toutes les viandes, en particulier le mouton mais


toutes les viandes sont concernées. La cuisson doit se faire à plus de soixante-
sept degrés Celsius pour détruire le parasite, ce qui correspond à une viande
pour laquelle ne s’écoule pas de jus rosé à la coupe. La surgélation
(température inférieure à dix-huit degrés Celsius) de la viande permet aussi de
détruire le toxoplasme et écarte donc tout risque de contamination, mais à
l’inverse, la cuisson au four à micro-ondes n’est pas suffisante. De même, les
viandes traitées par salaison et fumigation n’ont pas suffisamment démontré
leur innocuité et sont donc déconseillées. La consommation de charcuteries est
elle aussi déconseillée.

- de laver à grande eau tous les végétaux consommés crus : fruits,


légumes, plantes aromatiques, salades… et être particulièrement vigilant avec
tous ceux constamment souillés par la terre (salades, fraises…). Il faut
également noter que la congélation n’est pas efficace en ce qui concerne les
végétaux (n’élimine pas les oocystes). Il est aussi recommandé de ne pas

15
consommer de crudités à l’extérieur du domicile (incertitude sur l’origine et le
bon lavage avant préparation).

- de laver à grande eau également tous les ustensiles et plans de travail


utilisés pour la préparation des viandes crues et des crudités.

- de se laver consciencieusement les mains après avoir manipulé de la


viande crue ou des crudités, après avoir jardiné, et avant chaque repas.

- de faire laver chaque jour par une autre personne le bac à litière du
chat. Le lavage doit se faire à l’eau bouillante, et l’utilisation d’eau de Javel est
à proscrire car elle ne tue pas le toxoplasme. Si la femme enceinte doit
changer elle-même la litière, elle doit porter des gants et prendre soin de bien
se laver les mains ensuite, le but étant d’éviter tout contact avec les déjections
de chat.

- d’éviter le contact avec les chiens et autres animaux vivants à


l’extérieur, car leur pelage peut contenir des parasites. Le contact avec les
chats n’est pas à éviter, dans la mesure où le pelage de ces animaux est très
exceptionnellement souillé. La possession d’un chat ne constitue donc pas un
risque majeur, si les précautions par rapport à la litière sont prises. De plus, un
chat contractant la toxoplasmose n’excrètera des oocystes dans ses fèces que
pendant une dizaine de jours, et sera ensuite immunisé. Faire réaliser un
dépistage sérologique de la toxoplasmose à son chat n’a pas montré d’intérêt
dans la prévention de la maladie. Afin d’éviter cette contamination (qui se fait
par voie digestive), il est donc recommandé de nourrir son chat avec des
aliments industriels, et de ne pas lui donner de viande crue. De plus, les
griffures de chat n’ont pas été retrouvées comme facteur de risque dans les
différentes études menées sur le sujet.

Il n’existe pas encore de vaccin humain permettant de prévenir la


toxoplasmose. Chez les patientes séropositives pour le VIH et non infectées
par le toxoplasme, les conseils de prévention restent les mêmes.

16
2.3.2 Le dépistage systématique
En plus de ces conseils donnés aux femmes, un dépistage sérologique
mensuel a été mis en place avec trois objectifs :

- identifier les patientes séronégatives pour pouvoir limiter les


séroconversions en cours de grossesse

- diagnostiquer précocement les séroconversions pour pouvoir les traiter


et limiter les infections fœtales

- diagnostiquer de façon rétrospective une infection survenue en début


de grossesse.

Le dépistage repose sur le diagnostic sérologique indirect, par dosage


dans le sang maternel des immunoglobulines G et M (IgG et IgM)
principalement. S’il n’existe pas de sérologie positive antérieure connue chez la
patiente, un premier dépistage est obligatoire en début de grossesse.
L’interprétation des résultats repose sur la connaissance de la cinétique des
anticorps. Elle peut être complétée par la mesure de l’avidité de ces anticorps
si besoin. L’évaluation de la cinétique se fait sur deux prélèvements réalisés à
trois semaines d’intervalle.

Au moment de la première sérologie, il existe quatre cas possibles (12):

- absence d’IgG et absence d’IgM : patiente non immunisée contre la


toxoplasmose. Le dépistage doit se poursuivre tous les mois jusqu’à
l’accouchement, et il faut donner à la femme les conseils de prévention contre
la toxoplasmose.

- présence d’IgG et absence d’IgM : il s’agit certainement d’une infection


ancienne. Un deuxième prélèvement doit être réalisé trois semaines après. S’il
est identique, on peut affirmer que la patiente est immunisée, et arrêter le
dépistage.

- absence d’IgG et présence d’IgM : il peut s’agir d’une réaction non


spécifique des IgM, ou plus rarement d’une infection très précoce. Un
deuxième prélèvement à trois semaines d’intervalle permettra de faire la
distinction. Dans le premier cas, il sera identique, dans le deuxième, il y aura
une apparition des IgG.

- présence d’IgG et présence d’IgM : s’il existe une sérologie négative


antérieure, il s’agit d’une séroconversion récente. Le traitement préventif doit
être mis en place sans délai, et une deuxième sérologie sera effectuée trois
semaines plus tard afin de pouvoir dater l’infection selon l’évolutivité des
anticorps. S’il n’y a pas de sérologie négative antérieure, il faudra dater
17
l’infection par rapport à l’âge de la grossesse (test d’avidité des IgG, évolution
du taux des IgG à trois semaines). Les IgM pouvant être détectées pendant
plus d’un an après l’infection avec les techniques actuelles, leur présence n’est
pas synonyme d’une infection récente.

Ainsi, une sérologie positive en début de grossesse, en l’absence de


dépistage antérieur, pose le problème de la datation de la séroconversion. Si
l’infection a été asymptomatique, il sera parfois très difficile de déterminer si
elle a eu lieu avant ou après la conception. C’est pour cette raison que certains
préconisent de réaliser une sérologie de dépistage au moment de l’arrêt de la
contraception, ou du moins au moment du désir de grossesse, pour éviter les
difficultés d’interprétation (12).

Malgré cela, les récents progrès des techniques de laboratoire


permettent aujourd’hui de diagnostiquer et de prendre en charge le plus
précocement possible les séroconversions, afin d’éviter au maximum les
infections fœtales sévères (5).

Le dépistage sérologique mensuel concerne un très grand nombre de


femmes enceintes, et représente donc un coût important en terme de santé
publique. Ce coût n’a jamais été évalué, mais il a été estimé qu’il était moins
important que celui de la prise en charge des patientes faisant une
séroconversion en cours de grossesse (1). Cependant, si la baisse de la
séroprévalence de la toxoplasmose se poursuit en France, le nombre de
femmes concernées par ce dépistage augmentera de façon proportionnelle: il
sera alors nécessaire de réévaluer la pertinence de ce système français (4).

2.4 Prise en charge d’une séroconversion toxoplasmique

2.4.1 En cours de grossesse


Si le dépistage sanguin maternel montre une séroconversion, il est
nécessaire de prendre en charge la patiente le plus précocement possible, pour
pouvoir prévenir l’infection fœtale.

2.4.1.1 Diagnostic positif


Le diagnostic de la toxoplasmose congénitale repose tout d’abord sur la
réalisation d’une amniocentèse, qui permettra la recherche du parasite dans le
liquide amniotique. Si le toxoplasme a en effet passé la barrière placentaire, il

18
sera retrouvé dans le sang fœtal, mais aussi dans le liquide amniotique. Ce
dernier sera analysé de deux façons : par PCR (réaction en chaîne par
polymérase) et par inoculation à la souris (cette dernière est souvent plus
sensible). L’amniocentèse peut être réalisée à partir de 18 SA, et au moins
quatre semaines après la date présumée de séroconversion, afin d’éviter les
faux négatifs liés au délai de latence de la transmission materno-fœtale (6).

2.4.1.2 Surveillance
A partir du diagnostic maternel, une échographie sera réalisée tous les
mois jusqu’à l’accouchement, à la recherche d’anomalies signant une
toxoplasmose congénitale. Ces anomalies sont le plus souvent une dilatation
des ventricules cérébraux et des calcifications intracrâniennes. On peut aussi
voir une hépatomégalie, une ascite fœtale et un placenta œdématié. Plus
l’infection était précoce, plus ces signes seront marqués. Une IRM fœtale peut
être demandée pour confirmer ou préciser des anomalies découvertes à
l’échographie. Mais une absence d’anomalie échographique ne signifie pas
forcément que le fœtus n’est pas atteint. Ainsi, l’amniocentèse reste l’examen
de choix dans le diagnostic de la toxoplasmose congénitale (5).

2.4.1.3 Traitement préventif


Le résultat de la PCR sur liquide amniotique est obtenu en vingt-quatre
heures, mais il faut attendre trois à quatre semaines pour avoir celui de
l’inoculation à la souris. C’est pour cette raison qu’il est recommandé de mettre
en place un traitement dès l’annonce de séroconversion maternelle (2).

Ce traitement de première intention aura pour but de prévenir la


transmission materno-fœtale, et non de traiter le fœtus, c’est la prévention
secondaire. Il s’agit d’un traitement per os de spiramycine (ROVAMYCINE®), à
raison de 9MUI par jour, en trois prises. La spiramycine se fixe
particulièrement dans les cellules placentaires, et permet ainsi d’éviter la
transmission. Elle doit être prise jusqu’à l’amniocentèse. Le traitement sera
ensuite ajusté en fonction du résultat de celle-ci.

En cas d’amniocentèse négative et d’absence d’anomalie échographique,


ce traitement sera poursuivi jusqu’à l’accouchement.

19
2.4.1.4 Traitement curatif
Si les échographies sont normales mais que l’amniocentèse est positive,
le traitement devient pyriméthamine et sulfadiazine (MALOCIDE® 50mg par
jour et ADIAZINE® 3g par jour), ou pyriméthamine-sulfadoxine (FANSIDAR®
deux comprimés par semaine), toujours jusqu’à l’accouchement. Ces deux
traitements sont équivalents en termes d’efficacité, et l’ajout d’un sulfamide
(sulfadiazine ou sulfadoxine) à la pyriméthamine potentialise son effet par six.

Dans la situation où la séroconversion a été tardive, et que


l’amniocentèse s’est faite après 30 SA, même si le résultat est négatif, il est
recommandé malgré tout de mettre en place le traitement. En effet, à cette
période, le risque de transmission est élevé, et l’amniocentèse et moins
sensible.

La sulfadiazine peut entrainer une cristallurie et une lithiase urinaire, et il


est donc important de maintenir une bonne diurèse chez les patientes sous
traitement. La pyriméthamine peut quand à elle entraîner des conséquences
hématologiques (thrombocytopénie, anémie macrocytaire…). Il faudra donc
mettre en place une supplémentation par acide folinique tout au long du
traitement, à raison de deux comprimés de 25mg par semaine. Une
surveillance hebdomadaire de l’hémogramme sera également nécessaire.

La pyriméthamine n’a pas d’action sur les kystes, et ne prévient donc pas
les rechutes oculaires dans l’enfance. De plus, cette molécule se trouve être
tératogène chez l’animal, c’est pourquoi son utilisation est déconseillée au
premier trimestre de grossesse (12).

Dans le cas où l’infection fœtale est prouvée par l’amniocentèse, et que


des anomalies morphologiques apparaissent à l’échographie, l’interruption
médicale de grossesse peut être envisagée (2). Certains la proposent aussi en
cas de contamination très précoce prouvée (avant 10 SA) sans atteinte
échographique visible, du fait de la gravité des lésions potentielles.

20
2.4.2 Pour l’enfant après la naissance
Le diagnostic post-natal de toxoplasmose congénitale est indispensable
après toute séroconversion maternelle, avec ou sans diagnostic prénatal.

2.4.2.1 Prise en charge systématique


Le diagnostic se fait à partir de l’analyse du placenta, d’un échantillon de
sang fœtal provenant du cordon ombilical, et de prélèvements sanguins du
nouveau-né. Les deux premiers sont destinés à la PCR et à l’inoculation à la
souris, le troisième à la réalisation de sérologies.

Ces sérologies seront répétées tous les deux à trois mois durant la
première année de vie de l’enfant en cas de négativité, car le traitement
prénatal peut masquer l’apparition des anticorps. Puis, après la disparition des
IgG maternels vers six mois de vie, il faudra au moins deux prélèvement
négatifs pour confirmer l’absence de toxoplasmose congénitale.

Si la grossesse a été menée jusqu’à son terme, une surveillance régulière


de l’enfant sera faite au niveau oculaire et cérébral dès la naissance. Une
échographie transfontanellaire, un fond d’œil et un examen neurologique
complets seront réalisés les premiers jours de vie pour mettre en évidence les
éventuelles manifestations cliniques de l’infection.

En cas d’absence de sérologie positive au-delà de un an après la


naissance, on peut affirmer que l’enfant n’a pas contracté la toxoplasmose in
utero, et donc arrêter la surveillance.

2.4.2.2 En cas de séroconversion avérée


Si les sérologies sont positives mais que l’enfant ne présente pas de
signes cliniques, il s’agit d’une toxoplasmose congénitale infraclinique. L’enfant
sera traité, et il faudra mettre en place une surveillance ophtalmique
rigoureuse, notamment au moment de la puberté, pour détecter les
éventuelles récidives (suivi au moins annuel).

Si l’enfant présente des signes cliniques de toxoplasmose congénitale


associés à des sérologies positives, un traitement doit immédiatement être mis
en place. Il n’existe pas actuellement de consensus pour ce traitement, mais il
doit reposer sur l’association de pyriméthamine et d’un sulfamide, ainsi que
d’acide folinique. Il doit être prolongé durant au moins la première année de

21
vie de l’enfant, et son arrêt est souvent suivi d’un rebond sérologique ne
nécessitant pas de traitement. Un suivi ophtalmologique trimestriel doit
également être mis en place la première année, et être maintenu de façon
annuelle jusqu’à l’adolescence, de même que le suivi sérologique.

Toute cette prise en charge et ces traitements représentent un coût


important en terme de santé publique, c’est pourquoi il est indispensable de
dispenser aux femmes enceintes non immunisées contre la toxoplasmose des
conseils hygiéno-diététiques, d’autant que l’efficacité du traitement est
aujourd’hui remise en cause (1). En effet, les molécules utilisées sont vieilles
d’une cinquantaine d’années, et sont certes efficaces chez l’immunodéprimé,
mais aucune étude ne démontre leur réelle efficacité pour la toxoplasmose
congénitale (notamment pour la spiramycine), et la toxoplasmose congénitale
n’a toujours pas disparu en France.

3. ETAT DES LIEUX DE L’EFFICACITÉ DE LA PRÉVENTION


3.1 La prévention en France
Des études ont déjà été menées en France pour évaluer l’efficacité de la
prévention primaire (13, 14, 15). Mais elles ont toutes eu lieu dans le nord et
l’est du pays, et datent des années 90. La plupart montrent que l’information
écrite est nécessaire pour une meilleure compréhension des femmes
concernées, et donc un meilleur respect des conseils hygiéno-diététiques.

Ces études montrent aussi que malgré de bonnes connaissances


théoriques pour la majorité des femmes, il reste encore des lacunes pour
certaines d’entre elles, et qu’elles sont nombreuses à ne pas vraiment tenir
compte des recommandations. Il est donc primordial d’insister auprès des
patientes sur l’importance de respecter les recommandations pour protéger
leur enfant.

3.2 Recommandations pour l’information des femmes


La HAS a publié en 2005 des recommandations professionnelles sur le
thème : « Comment mieux informer les femmes enceintes ? » (16). Elle
préconise entre autre d’accorder du temps à l’information, d’offrir à la femme
ou au couple une écoute attentive, de délivrer une information s’appuyant sur
des preuves scientifiques, et d’utiliser un langage adapté à l’interlocuteur. Les

22
conseils doivent être délivrés tout au long de la grossesse, et le professionnel
de santé doit rester disponible et à l’écoute de la patiente.

Il est en effet important de bien expliquer aux patientes les raisons de ce


dépistage systématique, ses modalités, et les résultats successifs, car il s’agit
malgré tout d’une situation anxiogène pour elles. Elles sont ainsi contraintes à
être en vigilance permanente par rapport à leur alimentation, parfois frustrées
de ne pas pouvoir manger certains aliments. Et le dépistage mensuel est à
chaque fois une étape, où elles peuvent s’attendre à un résultat pathologique.

Le rôle des sages-femmes, médecins traitants et gynécologues-


obstétriciens est primordial dans l’information, et donc pour l’efficacité du
système de prévention français.

3.3 La prévention à Limoges

3.3.1.1 Etude de 1995


A Limoges, une évaluation des connaissances des femmes a été réalisée
en 1995 dans le cadre d’un mémoire de sage-femme.

Cette étude, menée auprès de 200 accouchées non immunisées contre la


toxoplasmose, montrait que 22 % d’entre elles ne connaissaient pas le résultat
de la première sérologie effectuée. Une femme sur dix ne savait pas qu’elle
avait eu une sérologie mensuelle. A l’époque, seuls 34 % des femmes disaient
avoir reçu une information écrite. 31 % ignoraient qu’il existait des moyens de
prévention contre la toxoplasmose, mais 80 à 85 % des accouchées semblaient
connaître les conseils de prévention, et 80 % disaient les avoir suivis.

Cette étude montrait donc que, malgré de bonnes connaissances


globales, la prévention gagnait à être renforcée, et que la distribution d’une
information écrite était corrélée à une meilleure connaissance des moyens de
prévention contre la toxoplasmose (17).

3.3.1.2 En 2011
Aujourd’hui, une information écrite énonçant les conseils de prévention
est intégrée au carnet de santé de la maternité, distribué à toutes les femmes
en début de grossesse. Mais parmi les conseils donnés, ce carnet préconise de
désinfecter les bacs à litière des chats avec de l’eau de javel, ce qui n’a aucun

23
effet sur le toxoplasme (Annexe II). Une feuille d’information est également
distribuée, rédigée par le service de parasitologie de l’hôpital (Annexe III).

Lors de la remise de ce document, les règles hygiéno-diététiques sont


expliquées oralement par la sage-femme ou le médecin aux femmes non
immunisées contre la toxoplasmose. C’est aussi à ce moment-là que
l’information sur le dépistage mensuel est donnée.

Mais il n’existe pas de moyen mis en œuvre pour savoir si les femmes
ont vraiment bien compris les conseils et leur importance, et si elles les
respectent.

24
DEUXIÈME PARTIE: MÉTHODOLOGIE ET
RÉSULTATS

1. PROTOCOLE DE L’ÉTUDE
1.1 Problématique
Quelles sont aujourd’hui les connaissances des femmes enceintes
séronégatives par rapport à la prévention et au dépistage de la toxoplasmose ?

1.2 Objectif de recherche


L’objectif de l’étude est d’évaluer les connaissances des femmes
enceintes non immunisées sur la toxoplasmose, sa prévention et son
dépistage.

1.3 Hypothèses de recherche


- A l’HME, les femmes enceintes non immunisées contre la toxoplasmose
ont des connaissances suffisantes sur le mode de contamination de cette
maladie.

- Elles connaissent les risques encourus en cas de séroconversion


pendant la grossesse.

- Elles connaissent les moyens de prévention à respecter afin d’éviter


une contamination en cours de grossesse.

- Les femmes enceintes connaissent les modalités du dépistage mensuel


de la toxoplasmose pendant la grossesse.

25
1.4 Intérêt de l’étude
Cette étude permet de savoir si l’information dispensée à l’HME est bien
comprise par les femmes concernées, leur apportant de bonnes connaissances.
Celles-ci leur permettent de comprendre la nécessité de respecter les mesures
de prévention, et comment bien les appliquer.

A partir des résultats, il pourra être envisagé d’améliorer la qualité de


cette information, afin de prévenir au maximum l’apparition de
séroconversions toxoplasmiques pendant la grossesse.

1.5 Schéma d’étude

1.5.1 Type d’étude


Il s’agit d’une étude prospective, monocentrique et descriptive, et
comparaison de pourcentages.

1.5.2 Variables

1.5.2.1 Critères permettant de décrire la population


Variables quantitatives

- L’âge
- La parité : permet de distinguer les primipares des multipares, qui ont
normalement déjà reçu une information sur la toxoplasmose lors de leurs
précédentes grossesses.

Variables qualitatives

- La catégorie socio-professionnelle : le niveau social et la profession


peuvent avoir une incidence sur la capacité des femmes à comprendre et à
retenir les informations données. Les femmes exerçant une profession
médicale peuvent déjà avoir des notions concernant la toxoplasmose.

- Le niveau d’éducation : il peut aussi influer sur les capacités des


femmes à comprendre et retenir l’information.

- Le lieu d’habitation : il permet de connaître l’origine de la population.

- L’origine géographique et la date d’arrivée en France : le niveau de


connaissances peut varier avec l’origine des patientes.

26
1.5.2.2 Critères permettant d’évaluer les connaissances par rapport
à la toxoplasmose (variables qualitatives)
- La connaissance avant cette grossesse de l’existence de la
toxoplasmose, du risque pour le fœtus en cas de contamination maternelle.

- Les connaissances des femmes sur la toxoplasmose acquises pendant


la grossesse, le réservoir du parasite, les différents modes de contamination,
l’existence d’une immunisation définitive, la possibilité d’une prise en charge
en cas de séroconversion.

1.5.2.3 Critères d’évaluation des connaissances sur la prévention de


la toxoplasmose pendant la grossesse (variables
qualitatives)
- L’existence de moyens de prévention : savoir qu’ils existent et en quoi
ils consistent.

- La provenance de l’information : support, ressources.

1.5.2.4 Critères d’évaluation des connaissances sur le dépistage de


la toxoplasmose (variables qualitatives)
- Les modalités du dépistage : type de dépistage, fréquence, obligation
légale.

- La compréhension de l’information donnée : les patientes se savent-


elles non immunisées ?

1.5.2.5 Critères d’évaluation de l’impact de l’information donnée


(variables qualitatives)
- La compréhension par les patientes de l’importance de la prévention.

- La mise en application des conseils de prévention.

27
1.5.3 Population

1.5.3.1 Population cible


Accouchées du service de maternité de l’HME, non immunisées contre la
toxoplasmose.

1.5.3.2 Critères d’exclusion


Les femmes ne parlant et ne lisant pas ou mal le français ont été exclues
de l’étude, de même que celles ayant présenté un déni de grossesse complet.

1.5.3.3 Echantillonnage
Le calcul du nombre de sujets nécessaires se fait à partir de la formule
suivante :

n = (i)²p(1-p)/a².

Avec : i = intervalle de confiance = 1,96

p = proportion attendue de femmes ayant de bonnes connaissances =


70% : pourcentage obtenu d’après une étude similaire menée à Limoges en
1995 dans le cadre d’un mémoire de sage-femme.

a = risque d’erreur = 5%

Donc : n = (1,96)²x0,70(1-0,70)/(0,05)² = 323

Pour que l’étude soit représentative de la population de l’HME, il faut donc


qu’elle comprenne 323 patientes.

28
1.6 Méthodologie de l’étude

1.6.1 Support de recueil de données


L’évaluation s’est faite à partir d’un questionnaire anonyme (Annexe IV)
distribué à la maternité de l’HME, à toutes les patientes séronégatives pour la
toxoplasmose, parlant et lisant correctement le français.

Le questionnaire comporte des questions fermées et à choix multiples.


Ces dernières proposent des réponses correctes et incorrectes. Pour chaque
question, il est possible de répondre que l’on ne connait pas la réponse.

Le questionnaire est introduit par une note explicative à l’attention des


patientes qui y répondent. Celle-ci y garantit la non obligation de réponse et
l’anonymat.

Il s’agit d’un questionnaire scoré, chaque réponse concernant les


connaissances correspondant à un nombre de points défini en fonction de
l’importance de l’item dans la prévention de la toxoplasmose (la notation des
réponses n’apparaît pas sur les questionnaires distribués). L’analyse du
questionnaire donne donc lieu à une note. Le niveau de connaissances des
femmes est évalué en fonction de celle-ci.

1.6.2 Distribution du support


Le questionnaire a été distribué par les sages-femmes de salles de
naissances, lors de l’admission pour mise en travail des femmes non
immunisées contre la toxoplasmose rentrant dans l’étude. Les sages-femmes
ont pu, à ce moment là, expliquer aux patientes l’intérêt de remplir ce
questionnaire, et comment le remplir, mais sans donner d’élément pouvant
influencer la réponse de celles-ci (informations sur la toxoplasmose en
général).

Les questionnaires ont ensuite été récupérés par les sages-femmes du


service de maternité, avant la sortie des accouchées. Ces dernières ont ainsi
eu le temps d’y répondre durant leur séjour.

Ce mode de distribution a permis d’éviter que les patientes n’utilisent les


fiches d’informations distribuées pendant le suivi de grossesse, raison pour
laquelle le questionnaire n’a pas été distribué pendant les consultations
prénatales.

29
1.6.3 Mise en place de l’étude
Après accord des sages-femmes cadres des services de salles de
naissances et de maternité, une enquête préliminaire a été réalisée début avril
2011 dans les mêmes conditions, sur un nombre restreint de patientes
(quarante-quatre).

Elle a permis de tester la bonne compréhension du questionnaire par les


accouchées, et de réaliser quelques ajustements : nombre de questions,
structure du questionnaire, notation.

Elle a également établi que la distribution et le recueil par les sages-


femmes se faisaient facilement, sans être trop contraignants dans leur exercice
professionnel.

Durant cette première phase, je me suis rendue régulièrement dans les


services de maternité et de salle de naissances afin d’expliquer aux sages-
femmes l’étude et son déroulement.

L’étude à proprement parler a débuté début mai 2011, et s’est poursuivie


jusqu’à mi-décembre 2011, afin d’obtenir un nombre suffisant de cas
exploitables (325 cas recueillis).

Une pochette contenant les questionnaires vierges a été mise à


disposition dans le bureau des sages-femmes en salles de naissances,
accompagnée d’une note explicative rappelant l’objectif de l’étude et son
déroulement. Une note identique a été placée dans le classeur de
transmissions des sages-femmes.

Trois autres pochettes ont été placées dans chaque bureau de maternité,
également accompagnées d’une note explicative, de même qu’une dans le
service de grossesses à haut risque accueillant parfois des accouchées.

Je suis passée réapprovisionner ces pochettes et récupérer les questionnaires


tous les quinze jours.

1.6.4 Cotation du questionnaire


Les questions sont numérotées de 1 à 38. Les sept premières questions
ne rentrent pas dans la notation, car elles concernent les caractéristiques des
patientes, permettant de décrire la population et de comparer les
pourcentages. De même, les questions 10, 19, 21, 23, 30, et 34 à 38 ne sont

30
pas notées, car elles ne concernent pas directement les connaissances des
femmes. Il y a donc vingt-et-une questions qui rentrent en compte dans la
notation.

Concernant ces questions, la réponse « ne sait pas » est considérée


comme une réponse fausse, n’apportant pas de point. Cette réponse est
considérée comme une absence de connaissance.

Pour les réponses « autre », un point supplémentaire est accordé si la


réponse ajoutée par la patiente est exacte, et aucun si elle est fausse.

Les réponses fausses de chaque question n’apportent aucun point. Les


réponses justes donnent un ou deux points selon leur importance dans la
prévention de la toxoplasmose et son dépistage.

Ainsi le questionnaire est noté sur soixante points. Une note de 35/60 et
plus correspond à un niveau de connaissances suffisant des femmes sur la
toxoplasmose, sa prévention et son dépistage.

1.6.5 Exploitation des données


Les données recueillies ont été organisées sous forme de tableau dans le
logiciel Excel Microsoft office®, à partir duquel les statistiques ont été
réalisées.

L’analyse descriptive s’est faite à partir du calcul du pourcentage


représentant l’effectif de chaque item du questionnaire (Annexe V).

Nous avons calculé les intervalles de confiance (à 95%) pour étendre nos
données à la population source, lorsqu’il s’agissait de comparer des
pourcentages en fonction du niveau de connaissances des femmes.

Le test du chi carré nous a permis de savoir s’il existait une différence
significative lors de ces comparaisons de pourcentages. Pour un risque alpha à
5%, la diférence était significative si p<0,05.

31
2. RÉSULTATS DE L’ETUDE
Nous avons récupéré 325 questionnaires remplis pour 550 distribués, soit
41% de non réponse.
L’ensemble des effectifs pour chaque item du questionnaire est rappelé
dans un tableau (Annexe V).

2.1 Description de la population

2.1.1 L’âge
Parmi les 325 questionnaires, il y a une non-réponse pour l’âge.

Tableau 1

Distribution de la population selon la classe d’âge

40 37,2 %
35 29,2 %
30
25
20 15,4 % 16,3 %
15
10
5 1,5 %
0
< 20 ans [20 ;25[ [25 ;30[ [30;35[ > 35 ans

La moyenne d’âge est de 29,25 ans, avec une étendue allant de 14 à 43


ans. L’écart type est de 5,086.

32
2.1.2 Le département d’origine

Tableau 2

Distribution de la population selon le département

3% 5% 4%
Haute-Vienne
Corrèze
Creuse
Autres
88%

La majorité des femmes sont originaires de Haute-Vienne (88%). 3% et


5% sont respectivement originaires de la Corrèze et de la Creuse.

Les 4% restant sont majoritairement originaires de Dordogne, mais aussi


de Charente et de l’Indre.

2.1.3 La profession

Tableau 3

Distribution de la population selon la profession

45 41,5 %
40
35
30
25 21,2 %
20 16,6 % 17,2 %
15
10 3,4 %
5
0
Sans Agricole, Employée, Cadre Profession
profession, Commerçante Ouvrière Médicale,
Etudiante Paramédicale

33
La majorité des patientes exerce en tant qu’employée ou ouvrière
(41,5%).

On note qu’il existe une forte proportion de femmes exerçant des


professions médicales et paramédicales (17,2%).

2.1.4 Le niveau d’études


Parmi la population, deux femmes n’ont pas répondu pour le niveau
d’études.

Tableau 4

Distribution de la population selon le niveau d’études

< Baccalauréat
26%
Baccalauréat

Enseignement
52% supérieur

22%

26% de la population a un niveau inférieur au baccalauréat, dont 15,1%


ont un niveau brevet, et trois femmes (0,9%) un niveau équivalent à l’école
primaire ou non scolarisé (il s’agit de femmes françaises).

La majorité des femmes ont un niveau d’enseignement supérieur (52%).

34
2.1.5 L’origine ethnique

Tableau 5

Distribution de la population selon l'origine ethnique

14%
France
métropolitaine
Etranger
et DOM-TOM

86%

86% de la population est originaire de France métropolitaine. L’exclusion


de l’étude des femmes ne parlant pas français a certainement entraîné
l’augmentation de ce pourcentage par rapport à la population générale.

Parmi les autres 14%, on retrouve des femmes venant d’Afrique du Nord
(4,9%), d’Europe occidentale (3,1%), d’Afrique Noire (2,1%), des DOM-TOM
(1,8%), mais aussi de façon ponctuelle Europe de l’Est, Océan Indien, Asie et
Amérique du Sud.

35
2.1.6 La parité

Tableau 6

Distribution de la population selon la parité

47% Primipares

Multipares
53%

Il y a 171 primipares dans la population (53%). Parmi les 154


multipares, on retrouve 102 deuxième pares (31,4%).

36
2.2 Les connaissances par rapport à la toxoplasmose

2.2.1 Connaissances antérieures à cette grossesse


84,9% des femmes interrogées déclarent avoir déjà entendu parler de
toxoplasmose avant cette grossesse.

• Source de l’information

Parmi ces femmes, presque la moitié ont reçu cette information de leur
famille ou de leurs amis (48,9%):

Tableau 7

Origine de l'information antérieure

60
48,9%
50
40,6%
40
30 28,6%
18,8%
20
9,4%
10 3,6%
0
Entourage Grossesses Etudes, Presse Internet Laboratoire
précédentes profession

40,6% connaissent la toxoplasmose grâce à une grossesse antérieure.


Parmi les dix qui citent le laboratoire comme source d’information, huit citent
également une grossesse antérieure. On peut en conclure que cette
information a pu être donnée par le laboratoire lors de la grossesse
précédente.

28,6% en ont entendu parler lors de leurs études ou dans l’exercice de


leur profession, alors que seulement 17,2% des patientes exercent une
profession médicale ou paramédicale.

Une femme dit avoir reçu une information de la part de son médecin
traitant, et une autre lors du dépistage prénuptial.

37
2.2.2 Information en cours de grossesse
91,1% des femmes disent avoir reçu une information pendant cette
grossesse, et 7,1% ne pas en avoir reçu. Ces dernières ont significativement
de moins bonnes connaissances sur la toxoplasmose que les autres (p<0,001).

• Source de l’information

Tableau 8

Origine de l'information 1

90 78,6%
80
62,7%
70
60
50
40 26,4%
30
20 9,8% 7,8% 11,2%
4,1%
10
0
Entourage Médecin Sage- Etudes, Presse Internet Laboratoire
femme profession

Pami ces 91,1%, l’information en début de grossesse est essentiellement


donnée par les médecins (78,6%), et par les sages-femmes (62,7%).

38
2.2.3 Information répétée pendant la grossesse
Parmi les 91,1% de femmes ayant eu une information en cours de
grossesse, seules 62,1% déclarent que l’information leur a ensuite été répétée.

• Source de l’information secondaire

Tableau 9

Origine de l'information 2

80 71,3%
70 60,4%
60
50
40
30
20,8%
20 14,8%
8,9% 9,9%
10 2,5%
0
Entourage Médecin Sage- Etudes, Presse Internet Laboratoire
femme profession

Pendant la grossesse, ce sont les sages-femmes qui délivrent le plus


souvent l’information (71,3%), et les médecins (60,4%).

Les autres sources d’information sont relativement stables, et une


femme a déclaré avoir reçu des conseils d’une diététicienne.

39
2.2.4 Pathogénicité du toxoplasme
• Immunisation

Seulement 57,5% des femmes interrogées savent qu’il existe une


immunisation après contamination par le toxoplasme.

• Transmission

Tableau 10

Peut-on empêcher la transmission mère-fœtus ?

32%
37% Oui

Non

Ne sait pas

31%

32% savent qu’il existe une prise en charge permettant d’éviter la


transmission materno-foetale en cas de séroconversion matenelle.

On remarque que 37% de la population ne sait pas répondre à cette


question, et que 31% pensent que non.

40
• Connaissance des symptômes maternels en cas d’infection
toxoplasmique

Tableau 11

Atteinte maternelle

60 49,5%
50
40 32,3%
30 25,2%
20,3%
20
10
0
Aucun symptôme Fébricule Pas de trouble Pas de méningite
digestif

49,5% des femmes savent que la toxoplasmose peut se manifester par


une fébricule, mais seulement 25,2% savent qu’elle peut être
asymptomatique.

Trois femmes savaient qu’elle pouvait se manifester par une


adénopathie, deux par une grande fatigue, et une par un syndrôme grippal.
Une femme pensait qu’il pouvait y avoir des problèmes visuels (réponse
considérée comme fausse car les conseils de prévention mettent plutôt l’accent
sur les atteintes visuelles chez le nouveau-né, nous considérons donc ici que la
patiente a fait l’amalgame).

41
• Connaissance du risque foetal
Tableau 12

Risque foetal

60 51,4%
50
40,9%
40
32,9% 31,7%
30
20
7,7%
10 6,8%
0
Pas de Fausse- Atteinte Atteinte Pas de Existence d’un
malformation couche oculaire cérébrale RCIU risque
des membres

Seuls 51,4% des femmes savent qu’il existe un risque pour le foetus en
cas de séroconversion pendant la grossesse.

Parmi elles, 40,9% savent qu’il y a un risque de fausse-couche, 32,9%


une atteinte oculaire, et 31,7% une atteinte cérébrale.

Les risques de mort foetale et d’hydrocéphalie ont été cités une fois,
mais aussi des risques d’atteinte cardiaque et de surdité.

42
2.3 Les connaissances par rapport au dépistage

2.3.1 Les modalités


• Mode de dépistage

Tableau 13

Comment dépiste-t-on la toxoplasmose?

3%1%

Prise de sang

Analyse d’urines

Ne sait pas

96%

La majorité des femmes savent que le dépistage de la toxoplasmose se


fait à partir de prises de sang.

• Durée

95,1% des patientes savent que le dépistage doit se poursuivre jusqu’à


l’accouchement.

43
• Législation

Tableau 14

Dépistage obligatoire

21,8%
Oui

Non

Ne sait pas
15,4%
61,2%

Seuls 61,2% savent que ce dépistage est une obligation légale.

Et elles sont 75,1% à savoir qu’il est inutile de poursuivre la surveillance


au-delà de l’accouchement s’il n’y a pas eu de séroconversion (6,5% pensent
le contraire).

2.3.2 Intérêt porté au dépistage


95,4% des femmes savent qu’elles ont bénéficié d’un test de dépistage
en début de grossesse.

• Profession du prescripteur

Tableau 15

Prescription de la première sérologie

15,8% 0,3%
Gynécologue

Médecin
traitant
51%
Sage-femme
34,5% Ne sait pas

44
Se sont majoritairement les gynécologues et les médecins traitants qui
prescrivent les premières sérologies.

• Résultat rendu par le laboratoire

Tableau 16

Connaissance du résultat de la sérologie

2%
20% Négatif

Positif

Ne sait pas

78%

La majorité des femmes (78%) sait que le résultat de la première


sérologie était négatif.

• Connaissance du risque

91% des femmes de la population savent qu’elles avaient un risque de


contracter la toxoplamsose au cours de leur grossesse:

Tableau 17

Interprétation du résultat négatif

7% 2%
Risque

Pas de risque

Ne sait pas

91%

Il n’est donc pas clair pour 13% des femmes qu’un résultat négatif pour
une sérologie de la toxoplasmose signifie qu’elles sont exposées à l’infection.

45
• Fréquence du dépistage

94,4% des patientes interrogées savent qu’elles ont bénéficié d’un


dépistage régulier pendant leur grossesse, parmi lesquelles 98% savent que la
fréquence était mensuelle.

Il y a donc 5,6% de femmes qui ignorent les recherches faites lors de


leur bilan biologique mensuel.

2.4 Connaissances par rapport à la prévention

2.4.1 L’information
• Information distribuée

91,4% des femmes interrogées disent avoir reçu des conseils de


prévention durant leur grossesse. 5,8% déclarent ne pas avoir eu
d’information, et 2,1% ne savent pas répondre à cette question.

• Support

Tableau 18

Support de l'information

6%
Ecrit

Oral

40% Ecrit et
54% oral

54% des patientes ont reçu des conseils écrits et oraux.

46
Tableau 19

Niveau de connaissances selon le support d'information

95
90,6%
90 88,9%

85
80 76,7%
75
70
65
Ecrit et oral Ecrit Oral

Les patientes ayant reçu à la fois des conseils écrits et oraux ont
significativement de meilleures connaissances que les autres (p<0,001):
90,6% d’entre elles ont des connaissances satisfaisantes (Intervalle de
confiance à 95% (IC 95%) compris entre 86% et 95,1%).

Parmi celles n’ayant reçu que des conseils écrits, 88,9% ont de bonnes
connaissances (IC 95% compris entre 74,4% et 100%), alors qu’il n’y en a que
76,7% pour celles qui n’ont eu que des conseils oraux (IC 95% compris entre
69% et 84,4%).

47
2.4.2 Les moyens de prévention
• Vaccin

Tableau 20

Existence d'un vaccin

21%
Non

Oui

9% Ne sait pas

70%

La majorité des femmes sait qu’il n’existe pas de vaccin contre la


toxoplasmose (70%).

48
• Conseils reçus par les femmes pour prévenir l’infection toxoplasmique

Tableau 21

Les moyens de prévention

Réponse Réponse Ne sait


exacte fausse pas
Viandes cuites à cœur 93,8 (oui) 3,1% (non) 3,1%

Laver crudités 96,9% (oui) 0,6% (non) 2,5%

Eviter poisson cru 16% (non) 73,8% (oui) 9,2%

Eviter contact avec les chats 94,8% (oui) 3,4% (non) 1,8%

Avoir des rapports protégés 87,4% (non) 2,5% (oui) 9,8%

Eviter fromage au lait cru 29,5% (non) 61,5% (oui) 8,3%

Eviter contact avec les chiens 15,1% (oui) 74,8% (non) 8,9%

Laver les mains avant le repas 88,6% (oui) 7,7% (non) 3,1%

Eviter de boire l’eau du robinet 81,2% (non) 5,2% (oui) 13,2%

Eviter crudités hors du domicile 55,1% (oui) 32,9% (non) 11,1%

Laver ustensiles et plans de travail 72,9% (oui) 15,1% (non) 9,8%

Eviter griffures de chat 8,6% (non) 84% (oui) 6,1%

Porter des gants pour jardiner 84% (oui) 4% (non) 10,5%


Laver les mains après avoir touché
91,4% (oui) 1,2% (non) 6,1%
la terre

Les pourcentages indiqués en bleu représentent la majorité pour chaque


item. Les oui et non entre parenthèses sont les bonnes réponses qui étaient
attendues à la question.

Des patientes ont rajouté comme moyens de prévention de consommer


du lait pasteurisé, d’éviter les excréments de moutons, et de laver le frigo à
l’eau de javel! (une patiente pour chaque).

49
• Recommandations pour les propriétaires de chats

Parmi les 325 femmes ayant participé à l’enquête, 200 ont répondu aux
questions concernant les propriétaires de chats, soit 61,5% des patientes.

Tableau 22

Les moyens de prévention envers les chats

Réponse Réponse Ne sait


exacte fausse pas
Faire changer la litière par une
96% (oui) 0,5% (non) 3,5%
autre personne

Faire un dépistage au chat 76% (non) 6% (oui) 13,5%

Se laver les mains après l’avoir


84% (oui) 10,5% (non) 3%
caressé
Ne donner que des aliments
16% (oui) 61% (non) 19,5%
industriels
Mettre des gants pour changer la
83,5% (oui) 7% (non) 7,5%
litière

Deux patientes ont rajouté de nettoyer la litère tous les jours et de faire
garder le chat durant la grossesse.

82% des patientes ayant un chat ont de bonnes connaissances générales


sur la toxoplasmose (IC 95% compris entre 76,1% et 87,9%). Mais le fait
d’avoir un chat n’augmente pas significativement les connaissances des
femmes (p>0,05).

50
2.5 Application des conseils de prévention
• Connaissance de la durée

Tableau 23

Durée d'application des conseils de prévention

9% 1%
18% 1er trimestre
grossesse
Accouchement

Fin allaitement
72% maternel
Ne sait pas

72% des accouchées savent qu’il faut suivre les conseils de prévention
jusqu’à l’accouchement. Mais on note que 18% pensent que ces conseils
s’appliquent également durant toute la durée de l’allaitement maternel.

• Mise en pratique des conseils donnés

Tableau 24

Observance

12% 1% Oui
5%
Non

Un certain temps

Certains conseils

82%

La majorité des femmes déclarent avoir suivi les recommandations


durant toute la grossesse.

Pour les autres, la plus grande partie dit ne les avoir suivis qu’un certain
temps.

51
La principale raison évoquée pour justifier cette non observance est le
fait que la prévention soit trop contraignante (51,7%). 24,1% disent qu’elles
ont reçu trop d’informations, ce qui a entrainé une confusion, et 22,4%
déclarent avoir eu peu ou pas d’information.

Les autres raisons évoquées sont l’oubli (deux patientes), le manque de


temps, le refus de trop s’inquiéter, le fait de ne pas avoir été contaminée en
trente ans de vie, de n’avoir suivi que les conseils du médecin ou du
vétérinaire.

• Les mesures prises par les femmes


Tableau 25

Mesures générales prises par les femmes


Non
Adaptée Non adaptée
concernée
Viandes cuites à cœur 90,1% (oui) 5,2% (non) 3,4%

Laver crudités 95,4% (oui) 2,1% (non) 1,8%

Eviter poisson cru 11,1% (non) 76% (oui) 11,4%

Eviter contact avec les chats 74,5% (oui) 20,6% (non) 3,7%

Avoir des rapports protégés 77,8% (non) 2,8% (oui) 11,6%

Eviter fromage au lait cru 23,4% (non) 66,5% (oui) 7,4%

Eviter contact avec les chiens 13,2% (oui) 72,6% (non) 11,4%

Laver les mains avant le repas 89,5% (oui) 6,1% (non) 1,5%

Eviter de boire l’eau du robinet 76,6% (non) 10,1% (oui) 10,5%

Eviter crudités hors du domicile 37,2% (oui) 52,6% (non) 7,1%

Laver ustensiles et plans de travail 78,8% (oui) 14,5% (non) 3,7%

Eviter griffures de chat 8,9% (non) 80,6% (oui) 6,5%

Porter des gants pour jardiner 66,2% (oui) 18,8% (non) 16,6%
Laver les mains après avoir touché
89,8% (oui) 3,4% (non) 3,7%
la terre

On observe que la répartition des mesures que les femmes déclarent


avoir mises en œuvre correspond à leurs connaissances des moyens de

52
prévention, a l’exception du fait d’éviter les crudités hors du domicile (55,1%
le savent, mais seuls 37,2% l’appliquent).

• Comportement des propriétaires de chats

Tableau 26

Mesures concernant les chats


Non
Fait Non fait
concernée
Faire changer la litière par une
69% (oui) 10% (non) 19%
autre personne

Faire un dépistage au chat 71,5% (non) 8% (oui) 17%

Se laver après l’avoir caressé 65% (oui) 21,5% (non) 10,5%

Ne donner que des aliments


29,5% (oui) 50,5% (non) 16,5%
industriels
Mettre des gants pour changer la
53% (oui) 14,5% (non) 30%
litière

Ici aussi, les comportements sont en accord avec les connaissances des
femmes sur les mesures à prendre.

2.6 Désir d’information

Tableau 27

Auriez-vous aimé recevoir plus d'information?

10,5%
Non
24,9%
Oui

Ne sait pas
62,1%

On note que seules 24,9% des femmes auraient souhaité recevoir plus
d’informations sur la toxoplasmose.
53
A la question “Par quel moyen auriez vous souhaité cette information?”,
les femmes ont majoritairement répondu “par écrit” (43 femmes). Quelques-
unes ont répondu “par oral” ( 10 femmes), que ce soit par la sage-femme (7),
ou le médecin (19).

Les femmes semblent principalement attendre des informations sur les


risques liés à la toxoplasmose (12), des documents synthétiques et plus précis
(4).

Certaines ont proposé des séances d’information en groupe, un affichage


en salle d’attente, des vidéos, plaquettes magnétiques...

2.7 Notation du questionnaire et influence des


caractéristiques de la population
La moyenne générale des patientes ayant participé à l’enquête est de
39/60. Les notes s’étendent de 0 à 54/60.

Tableau 28

Répartition des notes

120 108
100
76 74
80
60
40 34
26
20 7
0
[0:15[ [15:30[ [30:35[ [35:40[ [40:45[ [45:60]

La moyenne des patientes possédant un chat est de 3,5/5. La note la


plus basse est 0, la plus élevée 5/5.

La population de l’étude a été divisée en deux groupes:

Les femmes ayant des connaissances suffisantes, soit une note


supérieure ou égale à 35/60. Cela concerne 258 patientes, soit 79,4% de la
population étudiée (Intervalle de Confiance à 95% (IC 95%) compris entre
75% et 84%).

54
Les femmes ayant des connaissances insuffisantes, correspondant à une
note inférieure à 35/60. Ce groupe comprend 67 patientes, soit 20,6% (IC
95% compris entre 16,2% et 25%).

2.7.1 En fonction de l’âge


Pourcentage de femmes ayant de bonnes connaissances sur la
toxoplasmose selon la tranche d’âge:

- [20;25[ : 70% (IC 95% compris entre 57,3% et 82,7%).

- [25;30[ : 86,8% (IC 95% compris entre 80,3% et 93,2%).

- [30;35[ : 81% (IC compris entre 72,3% et 89,8%).

- > 35 ans: 75,5% (IC 95% compris entre 62,1% et 88,8%).

Aucune patiente de moins de 20 ans n’a de connaissances suffisantes.

On remarque donc que l’âge au-delà de 20 ans n’intervient pas de façon


significative dans le niveau de connaissances des femmes (seulement
significatif pour les moins de 20 ans (p<0,01)).

2.7.2 En fonction de la profession


Pourcentage des femmes ayant de bonnes connaisances selon la
catégorie professionnelle:

- Etudes et sans profession: 56,5% (IC 95% compris entre 44,8% et


68,2%).

- Professions agricoles et commerçantes: 63,6% (IC 95% compris entre


35,2% et 92,1%).

- Ouvrières et employées: 81,5% (IC compris entre 74,9% et 88%).

- Cadres: 92,6% (IC 95% compris entre 85,6% et 99,6%).

- Professions médicales et paramédicales: 92,6% (IC 95% compris entre


85,6% et 99,6%).

Les patientes sans profession ont donc de moins bonnes connaissances


(p<0,001).

55
2.7.3 En fonction du niveau d’études
Pourcentage de patientes ayant de bonnes connaissances selon le niveau
d’études:

- Niveau inférieur au baccalauréat: 60,7% (IC 95% compris entre 50%


et 71,1%).

- Niveau baccalauréat: 76,4% (IC 95% compris entre 66,6% et 86,2%).

- Enseignement supérieur: 91% (IC 95% compris entre 86,7% et


95,4%).

Les patientes ayant un niveau d’études inférieur au baccalauréat ont de


moins bonnes connaissances (p<0,001).

Celles qui ont un niveau d’études supérieures ont de meilleures


connaissances que les autres (p<0,001).

2.7.4 En fonction de l’origine


Pourcentage de patientes ayant de bonnes connaisances selon l’origine
géographique:

- France: 84,2% (IC 95% compris entre 79,9% et 88,5%).

- Etranger: 51,1% (IC 95% compris entre 36,8% et 65,3%).

Les femmes françaises d’origine francaise ont de meilleures


connaissances (p<0,001).

Nous n’avons pas détaillé le niveau de connaissances en fonction du pays


d’origine, en raison d’effectifs trop faibles pour chaque sous-population.

2.7.5 En fonction de la parité


Pourcentage de femmes ayant des connaissances suffisantes selon la
parité:

- Primipares: 79,5% (IC 95% compris entre 73,5% et 85,6%).

- Multipares: 79,2% (IC 95% compris entre 72,8% et 85,6%).

Il n’y a donc pas d’influence significative de la parité sur le niveau de


connaissances (p>0,90).

Cette différence n’existe pas non plus en fonction du nombre d’enfants


chez les multipares.

56
TROISIÈME PARTIE: ANALYSE ET DISCUSSION

1. LES FORCES ET FAIBLESSES DE L’ÉTUDE


1.1 Les points forts
Malgré la longueur du questionnaire, les femmes y ont très bien répondu
jusqu’à la fin: le taux le plus élevé de non réponse est de 64 sur 325 (sont
exclues les questions auxquelles il ne fallait répondre que si l’on avait répondu
à la question précédente).

L’étude a permis de déceler une erreur dans les conseils de prévention


contre la toxoplasmose dans le carnet de santé de la maternité (document de
référence), qui conseille de désinfecter le bac à litière des chats avec de l’eau
de javel. Ce point pourra donc être amélioré.

Cette étude a aussi montré que les femmes avaient globalement de


bonnes connaissances sur la toxoplasmose, et donc que l’information faite à
l’HME de Limoges était de relativement bonne qualité, même si des points
restent encore à améliorer.

1.2 Les points à améliorer


Le principal point à améliorer dans la mise en place de cette étude est le
mode de distribution des questionnaires.

En raison du nombre d’accouchements à l’HME et de la proportion


attendue de femmes séronégatives dans la population, l’enquête aurait dû se
terminer fin octobre (avec marge de temps supplémentaire incluse).

Or si la distribution des questionnaires a bien fonctionné les deux


premiers mois, elle s’est ensuite essouflée pour devenir parfois quasi
inexistante (et ce malgré mon passage régulier dans les services afin de
rappeler aux sages-femmes que l’étude n’était pas terminée).

De plus, les questionnaires étaient souvent mis dans les dossiers au


moment de l’admission de la parturiente, et n’étaient ensuite pas distribués.

57
Il aurait été finalement plus judicieux que je passe directement dans les
chambres des patientes séronégatives pour la toxoplasmose pour leur
distribuer le questionnaire.

Le nombre de sujets nécessaires à été atteint, mais il semble finalement


trop faible pour obtenir des résultats significatifs applicables à la population
cible, certains sous-effectifs étant insuffisants.

1.3 Les biais

1.3.1 Le biais de sélection


Parmi les 225 questionnaires distribués et non retournés, il est
impossible de savoir le nombre exact qui a été réellement distribué aux
patientes et le nombre de questionnaires restés dans les dossiers.

Il existe malgré tout un biais de sélection dans la mesure où les femmes


qui n’ont pas remis le questionnaire avaient peut-être des caractéristiques et
des connaissances différentes de celles qui ont accepté de participer.

Un autre biais de sélection est le fait que les patientes ne parlant pas
français aient été exclues de l’étude. Celà entraine forcément une diminution
de la proportion de femmes d’origine étrangère par rapport à la population
générale.

1.3.2 Le biais de prévarication


Le fait que les réponses aux questions se soient faites sous la forme “oui,
non, ne sait pas” a pu influencer la réponse des patientes, en particulier pour
les mesures de prévention qu’elles ont suivis. Elles peuvent avoir répondu en
se sentant jugées si elles disaient ne pas avoir suivi les conseils.

1.3.3 Le biais de souvenir


Le fait que les questions étaient à choix multiples a pu suggérer aux
patientes des réponses qu’elles avaient oublié et qu’elles n’auraient pas cité
d’elles même.

58
1.3.4 Le biais de communication
Les patientes ont peut-être reçu une information juste et complète, mais
elles ne l’ont pas ou mal comprise.

2. CONFRONTATION AUX HYPOTHÈSES


2.1 Première hypothèse: les femmes ont des
connaissances suffisantes sur le mode de
contamination de la maladie
A partir de la question sur les moyens de prévention nous avons constaté
que les femmes savent que la contamination se fait par le contact avec la terre
au travers de leur connaissance des moyens de prévention tels que laver les
crudités (96,9%), porter des gants pour jardiner (84%), se laver les mains
après avoir touché la terre (91,4%). Mais elles ne font pas le lien avec le
contact des chiens qui eux se roulent dans la terre (15,1%), et le fait de
consommer des crudités hors du domicile, sans savoir si le lavage a été correct
(55,1%).

Ce lien de contact avec la terre ne semble donc pas établi.

Elles savent que la viande mal cuite peut être à l’origine d’une infection
(93,8%), et que les chats sont les vecteurs de la maladie (94,8%).

On peut donc dire que les femmes ne connaissent qu’une partie des
différents modes de contamination de la toxoplasmose, mais une question
directe sur ceux-ci aurait sans doute permis une réponse plus précise. Une
telle question avait été envisagée, mais finalement retirée, car trop répétitive
par rapport aux deux autres questions énonçant les conseils de prévention. Elle
aurait pu entrainer une lassitude des patientes qui auraient moins bien
répondu au questionnaire.

59
2.2 Deuxième hypothèse: les femmes connaissent les
risques maternels et foetaux d’une séroconversion
toxoplasmique en cours de grossesse
En faisant la moyenne des femmes ne connaissant pas les symptômes
probables de la maladie, nous pouvons dire que 70% des femmes ne
connaissent pas du tout les risques maternels liés à la séroconversion. Ces
risques sont en effet très peu abordés par les professionnels, car considérés
comme négligeables par rapport aux risques foetaux.

Mais en faisant de même pour le risque foetal, ont constate qu’environ


80% des femmes n’ont aucune idée des risques réels, même si 51,4%
connaissent l’exitence d’un risque. Cette partie de l’information gagnerait à
être renforcée, car elle permettrait aux femmes de mieux comprendre
pourquoi il est important de suivre les conseils de prévention (augmentation de
l’intérêt porté).

Nous pouvons donc conclure qu’en 2011, les femmes enceintes ne


connaissent pas les risques liés à la séroconversion toxoplasmique en cours de
grossesse.

L’information sur ces risques semble être de moins bonne qualité qu’en
1995, puisqu’à l’époque, les femmes savaient presque toutes qu’il y avait un
risque pour le bébé, alors qu’elles ne sont que la moitié aujourd’hui (17).

Mais actuellement, les femmes connaissent tout de même mieux les


risques encourus. Cet écart est certainement dû à la formulation de la
question. En 1995, il s’agissait d’une question ouverte, où les femmes devaient
citer les risques qu’elles connaissaient. Dans notre étude, il s’agit d’une
question à choix multiple. L’effort de mémoire à fournir est donc moins
important, puisque les patientes n’ont qu’à se rappeler si chaque item est
correct.

Pour ce qui est des risques maternels il n’y a pas eu de réelle différence
entre les deux.

60
2.3 Troisième hypothèse: les femmes connaissent les
moyens de prévention à respecter afin d’éviter une
contamination en cours de grossesse
L’étude montre que la majorité des femmes connaissent les principes de
prévention essentiels (entre 72,9% et 96,9% pour chaque question): bien
cuire les viandes à coeur, bien laver les crudités, éviter le contact avec les
chats, se laver les mains avant les repas et après avoir touché la terre ou la
viande crue, laver les ustensiles et plans de travail après utilisation, porter des
gants pour jardiner.

Mais le fait d’énoncer les items dans le questionnaire et d’attendre une


réponse “oui, non ou ne sait pas” a pu inciter les femmes à en cocher certains
par réflexion, et non par connaissance acquise en cours de grossesse
(notamment pour l’hygiène des mains, des ustensiles et le jardinage, qui sont
souvent des réflexes de la vie quotidienne). Demander de citer les moyens de
prévention aurait peut-être été plus représentatif.

Par contre, seulement 55,1% pensent qu’il faut éviter de consommer des
crudités hors de leur domicile, et seuls 15,1% savent qu’il est préférable
d’éviter le contact avec les chiens. Ces items sont semble-t-il peu abordés par
les médecins et sages-femmes (voir peu connu pour le contact avec les
chiens), et ne sont pas inscrits sur les documents distribués.

On remarque aussi que la majorité des femmes (respectivement 73,8%


et 61,5%) font la confusion entre la prévention de la toxoplasmose et celle de
la listériose à propos de la consommation de poisson cru et de fromage au lait
cru. Cet amalgame est souvent fait car les conseils de prévention pour les deux
maladies sont donnés en même temps. Mais le principal est finalement qu’ils
soient appliqués!

Enfin, 84% des patientes pensent que les griffures de chats peuvent être
à l’origine d’une infection toxoplasmique. Cette idée est très souvent véhiculée
par l’entourage des femmes. Mais l’éviction du contact des chats sous entend
l’éviction des griffures. Par contre cette dernière n’est pas suffisante, et c’est
l’éviction du contact qui prime.

Globalement, les patientes possédant un chat ont de bonnes


connaissances sur les précautions à prendre avec les chats (entre 76 et 96%
de bonnes réponses pour chaque question), mais la majorité (61%) ignorent
tout de même qu’il vaut mieux nourrir son chat avec des aliments industriels.

61
En faisant la moyenne des pourcentages de réponses justes aux moyens
de prévention à mettre en oeuvre, on obtient 65% des femmes qui savent les
conseils de prévention. Mais si on ne prend en compte que les items essentiels
de la prévention (on ne prend pas en compte les items où la réponse exacte
était “non”), on obtient une moyenne de 76%.

Ainsi, les trois quarts des femmes connaissent les moyens de prévention
contre la toxoplasmose.

En comparant nos résultats avec l’étude de 1995 (17), nous avons


aujourd’hui une plus grande proportion de femmes qui sait qu’il faut bien laver
les crudités, se laver les mains avant les repas, porter des gants pour jardiner,
se laver les mains après avoir touché la terre et que l’eau du robinet n’est pas
une source de contamination.

Il n’y a pas eu d’amélioration pour les autres conseils de prévention, qui


étaient déjà satisfaisants à l’époque.

Mais on remarque aussi que seul un tiers des femmes sait qu’il existe
une prise en charge en cas de séroconversion maternelle pour tenter d’éviter
une contamination foetale.

2.4 Quatrième hypothèse: les femmes connaissent les


modalités du dépistage de la toxoplasmose durant la
grossesse
La moyenne des pourcentages des questions concernant le dépistage
nous montre que 83% des patientes connaissent les modalités du dépistage
systématique de la toxoplasmose (mode de dépistage, fréquence, durée).

Mais un tiers des femmes ignorent qu’il s’agit d’une obligation légale,
faisant partie des dépistages obligatoires de la grossesse.

On remarque aussi qu’il persiste 5% de femmes qui ignorent les


recherches faites lors de leurs prises de sang mensuelles, et 12,9% qui ne
savent pas qu’elles sont susceptibles de contracter la toxoplasmose.

Cela démontre un manque d’intérêt de leur part concernant la prise en


charge de leur grossesse, car elles ne semblent pas se poser de questions,
malgré un manque évident d’information.

62
Par rapport à 1995, les femmes ont gardé un niveau de connaissances
similaire concernant le dépistage de la toxoplasmose en cours de grossesse
(17).

3. AUTRES RÉSULTATS
3.1 Caractéristiques de la population étudiée

3.1.1 La démographie
Les patientes de plus de vingt-cinq ans sont largement majoritaires dans
l’échantillon, ce qui correspond à la tendance actuelle d’augmentation de l’âge
des femmes au moment des grossesses, et notamment des primipares (qui
représentent plus de la moitié des femmes de l’étude).

La majorité de la population a une niveau socio-économique correct,


avec trois quarts des accouchées titulaires du baccalauréat, et plus de la moitié
ayant un niveau d’enseignement supérieur. Ceci peut expliquer le bon niveau
global de connaissances de l’enquête, puisque les femmes ayant un niveau
d’études supérieures ont des connaissances suffisantes à 91%.

Les 14% de femmes d’origine étrangère sont majoritairement arrivées en


France dans les années 1990 et 2000, ce qui explique leur maîtrise suffisante
du français, et fait qu’elles sont obligatoirement mieux informées que les
femmes ne parlant ou ne lisant pas ou mal la langue, à qui il est difficile de
donner une information satisfaisante.

En comparaison avec l’étude réalisée en 1995 auprès de 200 accouchées,


notre population est légèrement plus âgée (moyenne d’âge supérieure de deux
points), et touche une catégorie socio-professionnelle plus élevée (plus de
niveaux enseignement supérieur et moins de femmes sans profession) (17).

Les autres caractéristiques démographiques sont similaires.

3.1.2 Leur influence sur les connaissances


Nous avons été étonnées de constater que le niveau de connaissances ne
dépendait pas de la parité. On aurait pu s’attendre à ce que les multipares
aient accumulé des connaissances sur la toxoplasmose au cours des
grossesses précédentes (d’autant plus avec l’augmentation de la parité). Mais
il semblerait que souvent, les professionnels (et les patientes elles-même)
63
considèrent qu’elles ont acquis les connaissances nécessaires lors des
grossesses précédentes, et ne renouvellent pas (ou très peu) l’information. Or
la répétion est le meilleur moyen d’ancrer des connaissances.

On constate également que le fait d’exercer une profession médicale ou


paramédicale n’augmente pas le niveau de connaissances. Seules les femmes
sans profession ou encore étudiantes ont un niveau plus bas.

Ceci est corrélé à un niveau inférieur au baccalauréat, à un âge inférieur


à 20 ans et à l’origine étrangère, qui sont aussi des facteurs entrainant un
niveau de connaissances plus faible.

3.2 Le rôle des professionnels de santé


La très grande majorité des femmes déclare avoir reçu une information
sur la toxoplasmose. Les médecins et les sages-femmes sont les interlocuteurs
privilégiés en matière d’information de la femme enceinte. Il est donc
primordial qu’ils s’attachent à délivrer une information la plus claire et la plus
complète possible.

De plus, 51% des premières sérologies ont été prescrites par un


gynécologue, 34,5% par un médecin traitant, et 15,8% par une sage-femme.
L’information sur la toxoplasmose se faisant principalement au moment de la
première prescription de sérologie, les gynécologues, médecins généralistes et
sages-femmes se doivent d’avoir des connaissances suffisantes pour informer
au mieux leurs patientes.

3.3 Les autres sources d’information


Internet est une source d’information qui semble peu utilisée. Les
femmes ne semblent pas être à la recherche d’information supplémentaire sur
la toxoplasmose. Cela peut traduire un manque d’intérêt pour la prévention
(tant que tout va bien pour elles), ou le fait qu’elles estiment être
suffisamment informées (62,1% d’entre elles ne souhaitent pas plus
d’information).

On note également que très peu de femmes déclarent avoir reçu une
information du laboratoire, alors qu’une feuille d’information est
systématiquement remise avec la première sérologie négative. Dans la
pratique, ont observe que ces feuilles restent très souvent dans les dossiers
médicaux, et ce, même après l’accouchement.
64
En 1995, les femmes avaient plus souvent entendu parler de la
toxoplasmose avant la grossesse, ce qui est étrange car à l’époque la
prévention contre cette maladie était moins connue du grand public, et
l’entourage comme source d’information était beaucoup moins cité
qu’aujourd’hui.

3.4 Le support de l’information


La grande majorité des patientes déclare avoir reçu des conseils de
prévention pendant la grossesse (91,4%), mais il devrait s’agir de la totalité!

Seuls 53,9% de la population ont reçu une information écrite et orale,


comme il est recommandé par la HAS. Ces patientes ont significativement de
meilleures connaissances que les autres.

Pour ce qui est de l’information écrite, il n’a pas été demandé dans
l’enquête quel était le document en question. Il peut s’agir de la feuille
d’information distribuée par le laboratoire, ou du carnet de santé de la
maternité. Cela aurait permis de savoir le pourcentage de femmes qui
reçoivent effectivement la feuille du laboratoire.

Pour les conseils oraux, on ne sait pas non plus s’il s’agit réellement de
ceux délivrés par les professionnels de santé, ou par l’entourage, les médias...

Malgré tout, le plus grand progrès fait dans la prévention entre les deux
études est la distribution d’un support écrit. En 1995, 65% de l’information
était faite par voie orale, et seules 26% des patientes déclaraient avoir reçu
une information écrite et orale (17).

3.5 Le comportement face à la prévention


Il semble que presque un cinquième des femmes pense que le
toxoplasme peut passer dans le lait maternel, car elles pensent que les
conseils de prévention doivent s’appliquer pendant toute sa durée.

Ces résultats sont cohérents avec ceux de la durée du dépistage


sérologique.

81,5% des femmes déclarent avoir suivi les conseils de prévention


durant toute la grossesse, ce qui correspond à la moyenne des mesures
qu’elles disent avoir respecté (sauf pour la consommation de crudités hors du
domicile).
65
Il est difficile de savoir si les femmes ont réellement suivi les conseils de
prévention, ou si elles ont répondu oui en accord avec leurs réponses à la
question 31 de peur d’être jugées, malgré l’anonymat explicité.

Les propriétaires de chats ont globalement moins suivi les mesures de


prévention qu’elles connnaissaient, ce qui peut faire penser qu’un certain
nombre de patientes a tout de même répondu sincèrement aux questions sur
le comportement face à la prévention.

Lors de l’étude précédente, l’application des conseils se faisait également


dans les mêmes proportions, l’amélioration des connaissances entrainant
l’augmentation de leur suivi (17).

3.6 Le désir d’information


Plus de la moitié des femmes interrogées (62,1%) n’aurait pas souhaité
recevoir plus d’informations sur la toxoplasmose. La formulation de la question
implique qu’il s’agit bien de l’information pendant la grossesse, et non après
l’accouchement.

Les femmes se sentent donc suffisamment informées, et cela peut se


comprendre dans la mesure où 79,4% des patientes ont des connaissances
suffisantes. En effet, si les patientes connaissent plutôt bien les moyens de
prévention, des lacunes persistent notamment pour les risques maternels et
foetaux, la durée du dépistage, et l’interprétation des sérologies.

Mais il peut aussi s’agir d’un certain manque d’intérêt vis à vis de la
maladie, qui ne semble pas tellement les inquiéter, et dont les mesures de
prévention relèvent plutôt pour elles de la contrainte, ajoutée aux autres
mesures de prévention recommandées pendant la grossesse.

Il y a aujourd’hui plus de femmes qui ne souhaitent pas recevoir


d’informations supplémentaires qu’en 1995 (17). Cette constatation est
certainement corrélée à l’augmentation de la distribution d’une information
écrite, et à l’amélioration des connaissances des accouchées.

66
4. COMPARAISON AVEC LA LITTÉRATURE
Une étude cas-témoins réalisée en 1995 dans le nord de la France
montraient que la distribution d’une information écrite était corrélée à un
meilleur niveau de connaissances des femmes (15), ce qui est également
confirmé dans notre étude. Nous avons aussi montré que l’association de
conseils écrits et oraux était supérieure.
Une autre étude nationale réalisée auprès de 2010 accouchées montrait
qu’en 1986, 29% de la population avait de mauvaises connaissances sur la
toxoplasmose (13). Nous pouvons donc dire qu’à Limoges, la prévention s’est
amélioré, cette proportion n’est plus que de 20%.

5. LES POSSIBILITÉS D’AMÉLIORATION


Notre étude montre que l’information concernant les risques (notamment
foetaux) doit être renforcée. Ils sont en effet peu connus des femmes, mais
pourraient être motivants pour respecter des recommandations parfois très
contraignantes.
Cette tâche revient donc principalement aux sages-femmes et aux
médecins, qui doivent poursuivre une distribution de l’information écrite
associée à des conseils oraux, l’association des deux étant plus efficace.
Il reste encore des leviers d’action à mettre en place:
- pour améliorer encore la justesse des connaissances des femmes, il faudra
corriger le carnet de santé de la maternité édité par le conseil général de la
Haute-Vienne (concernant la désinfection à l’eau de Javel).
- afin que les feuilles d’information du laboratoire ne restent pas dans les
dossiers, elles pourraient par exemple être envoyées directement au domicile
des patientes.
- et d’autres moyens pourraient également être mis en place, tels qu’un
affichage dans les salles d’attentes, ou la diffusion de vidéos d’informations
rappelant divers conseils de prévention pendant la grossesse, les étapes du
suivi...

67
CONCLUSION

Les résultats de notre étude montrent que dans l’ensemble, les femmes
enceintes non immunisées contre la toxoplasmose ont des connaissances
suffisantes sur la maladie, son dépistage et les recommandations à suivre pour
éviter une séroconversion en cours de grossesse.

Ces connaissances semblent leur permettre une bonne observance des


moyens de prévention, les protégeant ainsi autant que possible d’une infection
toxoplasmique.

Mais elle montre aussi que l’information doit encore être renforcée
(notamment sur les risques d’une séroconversion en cours de grossesse).

Le rôle du personnel médical (médecins et sages-femmes) reste


primordial dans le dépistage mais aussi la prévention, grâce aux informations
écrites et orales données.

L’étude a permis de mettre en avant des actions possibles, qui


permettraient de renforcer les connaissances des femmes enceintes
séronégatives pour la toxoplasmose, et donc de diminuer le risque de
séroconversion.

Il pourrait être intéressant de mettre en oeuvre ces préconisations et de


réaliser par la suite une autre étude, afin d’évaluer leur efficacité.

68
ANNEXE I

Tableau des nouvelles recommandations de l’AFSSA (3)

69
ANNEXE II

Information du carnet de santé de la maternité

70
ANNEXE III

Feuille d’information distribuée par le laboratoire de parasitologie

71
ANNEXE IV

Questionnaire distribué aux accouchées

ENQUETE : QUE SAVEZ-VOUS DE LA TOXOPLASMOSE ?

Bonjour, je m’appelle Diane POUPEL, et je suis étudiante sage-femme. Je réalise, dans le


cadre de mon mémoire de fin d’étude, une enquête sur les connaissances des femmes
venant d’accoucher à propos de la toxoplasmose.
Cette étude permettra de savoir si l’information dispensée pendant la grossesse sur cette
maladie est de bonne qualité, dans le but de l’améliorer si nécessaire.
Il s’agit d’une enquête totalement anonyme. Pour certaines questions, plusieurs
réponses sont possibles.
Vous pourrez y répondre durant votre séjour à la maternité, et remettre le
questionnaire aux sages-femmes du service avant votre départ.
Je vous remercie d’avance pour votre participation, et vous souhaite un bon séjour !

1. Quel âge avez-vous ? …………..

2. Où vivez-vous ? Nom de la commune et code postal : ……………………………

3. Quelle est votre profession ?


□ exploitant agricole
□ commerçante, artisan, petit patron
□ profession médicale, paramédicale
□ cadre supérieur, profession libérale
□ cadre moyen, technicienne
□ enseignement
□ employée
□ ouvrière
□ étudiante
□ sans profession

4. Quel est votre niveau d’étude ?


□ école primaire ou non scolarisée
□ brevet des collèges ou équivalent
□ terminale
□ baccalauréat
□ enseignement supérieur

5. Quelle est votre origine géographique ?


□ France métropolitaine
□ DOM-TOM
□ Europe occidentale
□ Europe de l’est
□ Afrique du nord
□ Afrique noire
□ Asie
□ autre : ……………………………….

72
6. Si vous êtes née à l’étranger, en quelle année êtes-vous arrivée en France ? …………….

7. Avant cette grossesse, combien de fois avez-vous déjà accouché ?


□0
□1
□2
□3
□ plus de trois fois : ……….

QUE SAVEZ-VOUS DU DEPISTAGE DE LA TOXOPLASMOSE :

8. Comment dépiste-t-on la toxoplasmose chez la femme enceinte ?


□ prise de sang (2 pts)
□ analyse d’urines (0 pts)
□ mesure de la hauteur de l’utérus (0 pts)
□ ne sait pas (0 pts)
□ autre : …………………………………………………………….

9. Vous a-t-on prescrit un test de dépistage de la toxoplasmose au début du suivi de votre


grossesse ?
□ oui (1 pts) □ non (0 pts) □ ne sait pas (0 pts)(si non ou ne sait pas :
allez à la question 13)

10. Si oui, qui vous l'a prescrit ?


□ médecin traitant
□ gynécologue-obstétricien
□ sage-femme
□ ne sait pas

11. Quel était le résultat ?


□ positif (0 pts) □ négatif (1 pts) □ ne sait pas (0 pts)

12. Ce résultat signifie :


□ que vous avez un risque de contracter la toxoplasmose (2 pts)
□ que vous ne présentez pas ce risque (0 pts)
□ ne sait pas (0 pts)

13. Avez-vous bénéficié d'un dépistage régulier de la toxoplasmose durant votre grossesse ?
□ oui (1 pts) □ non (0 pts) □ ne sait pas (0 pts)

14. A quelle fréquence ?


□ tous les mois (2 pts)
□ tous les trimestres (0 pts)
□ ne sait pas (0 pts)
□ autre : …………………………………………..

15. Ce dépistage doit-il se faire jusqu'à l'accouchement ?


□ oui (1 pts) □ non (0 pts) □ ne sait pas (0 pts)

16. Est-il obligatoire ?


□ oui (1 pts) □ non (0 pts) □ ne sait pas (0 pts)

17. Est-il nécessaire de poursuivre la surveillance après votre accouchement ?


□ oui (0 pts) □ non (1 pts) □ ne sait pas (0 pts)

73
QUE SAVEZ-VOUS DE LA TOXOPLASMOSE :

18. Connaissiez-vous le mot « toxoplasmose » avant cette grossesse ?


□ oui (1 pts) □ non (allez à la question 10) (0 pts)

19. Si oui, par quel(s) moyen(s) ?


□ internet
□ magazines, télévision, radio…
□ famille, amis
□ études, profession
□ médecin ou sage-femme lors d’une précédente grossesse
□ autre : ………………………………………………………

20. Vous a-t-on parlé de la toxoplasmose au cours de cette grossesse ?


□ oui (1 pts) □ non (0 pts) □ ne sait pas ( q.24) (0 pts)

21. Si oui, qui vous en a parlé ?


□ internet
□ magazines, télévision, radio…
□ famille, amis
□ études, profession
□ médecin
□ sage-femme
□ laboratoire
□ autre : ……………………………………………………....

22. L’information a-t-elle été répétée par la suite ?


□ oui (1 pts) □ non( q.24) (0 pts) □ ne sait pas (0 pts) ( q.24)

23. Si oui, par qui ?


□ internet
□ magazines, télévision, radio
□ famille, amis
□ études, profession
□ médecin
□ sage-femme
□ laboratoire
□ autre : ………………………………………………………

24. Peut-on avoir plusieurs fois la toxoplasmose ?


□ oui (0 pts) □ non (2 pts) □ ne sait pas (0 pts)

25. Que risquerait une femme enceinte pour elle-même si elle contractait la toxoplasmose ?
- aucun symptôme □ oui (1 pts) □ non (0 pts) □ ne sait pas (0 pts)
- légère fièvre □ oui (1 pts) □ non (0 pts) □ ne sait pas (0 pts)
- troubles digestifs □ oui (0 pts) □ non (1 pts) □ ne sait pas (0 pts)
- méningite □ oui (0 pts) □ non (1 pts) □ ne sait pas (0 pts)
- autres : ………………………………………………

26. Quel(s) serai(en)t le(s) risque(s) d’une contamination pour le bébé ?


- malformations des membres □ oui (0 pts) □ non (1 pts) □ ne sait pas (0 pts)
- fausse-couche □ oui (1 pts) □ non (0 pts) □ ne sait pas (0 pts)
- atteintes des yeux □ oui (1 pts) □ non (0 pts) □ ne sait pas (0 pts)
- atteintes du cerveau □ oui (1 pts) □ non (0 pts) □ ne sait pas (0 pts)
- retard de croissance □ oui (0 pts) □ non (1 pts) □ ne sait pas (0 pts)
- aucun risque □ oui (0 pts) □ non (1 pts) □ ne sait pas (0 pts)
- autre : ………………………………………………..

74
27. Peut-on empêcher la transmission de la maladie de la mère au fœtus ?
□ oui (2 pts) □ non (0 pts) □ ne sait pas (0 pts)

QUE SAVEZ-VOUS SUR LA PREVENTION DE LA TOXOPLASMOSE :

28. Existe-t-il un vaccin contre la toxoplasmose ?


□ oui (0 pts) □ non (2 pts) □ ne sait pas (0 pts)

29. Vous a-t-on donné des conseils de prévention ?


□ oui (1 pts) □ non (0 pts)( q.31) □ ne sait pas (0 pts)( q.31)

30. Si oui, étaient-ils :


□ écrits □ oraux □ les deux

31. Que faut-il faire pour ne pas contracter la toxoplasmose?


- bien cuire les viandes à cœur
□ oui (2 pts) □ non (0 pts) □ ne sait pas (0 pts)
- bien laver fruits et légumes consommés crus
□ oui (2 pts) □ non (0 pts) □ ne sait pas (0 pts)
- ne pas consommer de poisson cru
□ oui (0 pts) □ non (2 pts) □ ne sait pas (0 pts)
- éviter le contact avec les chats
□ oui (2 pts) □ non (0 pts) □ ne sait pas (0 pts)
- avoir des rapports protégés
□ oui (0 pts) □ non (2 pts) □ ne sait pas (0 pts)
- ne pas consommer de fromages au lait cru
□ oui (0 pts) □ non (2 pts) □ ne sait pas (0 pts)
- éviter le contact avec les chiens
□ oui (1 pts) □ non (0 pts) □ ne sait pas (0 pts)
- se laver les mains avant les repas
□ oui (2 pts) □ non (0 pts) □ ne sait pas (0 pts)
- ne pas boire l’eau du robinet
□ oui (0 pts) □ non (2 pts) □ ne sait pas (0 pts)
- éviter de consommer des crudités hors du domicile
□ oui (2 pts) □ non (0 pts) □ ne sait pas (0 pts)
- bien laver les ustensiles de cuisines et plans de travail après utilisation
□ oui (2 pts) □ non (0 pts) □ ne sait pas (0 pts)
- porter des gants pour jardiner
□ oui (2 pts) □ non (0 pts) □ ne sait pas (0 pts)
- se laver les mains après avoir touché de la terre ou de la viande crue
□ oui (2 pts) □ non (0 pts) □ ne sait pas (0 pts)
- autre : …………………………………………………………..

32. Si vous avez un chat, quels conseils vous a-t-on donné ? (sinon q.33)
- faire changer sa litière par une autre personne
□ oui (2 pts) □ non (0 pts) □ ne sait pas (0 pts)
- lui faire réaliser un dépistage de la toxoplasmose
□ oui (0 pts) □ non (2 pts) □ ne sait pas (0 pts)
- se laver les mains après l’avoir caressé
□ oui (2 pts) □ non (0 pts) □ ne sait pas (0 pts)
- ne lui donner que des aliments industriels (pas de viande crue)
□ oui (2 pts) □ non (0 pts) □ ne sait pas (0 pts)
- mettre des gants pour changer sa litière
□ oui (2 pts) □ non (0 pts) □ ne sait pas (0 pts)
- autre : …………………………………………………………..

75
33. Jusqu'à quand faut-il suivre ces recommandations ?
□ fin du premier trimestre (0 pts)
□ accouchement (2 pts)
□ fin de l'allaitement maternel (0 pts)
□ ne sait pas (0 pts)
□ autre : ……………………………………………………………..

34. Avez-vous suivi les conseils de prévention ?


□ oui □ non □ un certain temps □ uniquement certains conseils

35. Si non ou en partie, pour quelle raison ?


□ peu/pas d'information reçue
□ trop d’information (confusion)
□ prévention trop contraignante
□ autre : …………………………………………………………….

36. Quelle(s) mesure(s) avez-vous prise ?


- bien cuire les viandes à cœur
□ oui □ non □ non concernée
- bien laver fruits et légumes consommés crus
□ oui □ non □ non concernée
- ne pas consommer de poisson cru
□ oui □ non □ non concernée
- éviter le contact avec les chats
□ oui □ non □ non concernée
- avoir des rapports protégés
□ oui □ non □ non concernée
- ne pas consommer de fromages au lait cru
□ oui □ non □ non concernée
- éviter le contact avec les chiens
□ oui □ non □ non concernée
- se laver les mains avant les repas
□ oui □ non □ non concernée
- ne pas boire l’eau du robinet
□ oui □ non □ non concernée
- éviter de consommer des crudités hors du domicile
□ oui □ non □ non concernée
- bien laver les ustensiles de cuisines et plans de travail après utilisation
□ oui □ non □ non concernée
- ne pas se faire griffer par un chat
□ oui □ non □ non concernée
- porter des gants pour jardiner
□ oui □ non □ non concernée
- se laver les mains après avoir touché de la terre ou de la viande crue
□ oui □ non □ non concernée
- faire changer la litière de votre chat par une autre personne
□ oui □ non □ non concernée
- lui faire réaliser un dépistage de la toxoplasmose
□ oui □ non □ non concernée
- se laver les mains après l’avoir caressé
□ oui □ non □ non concernée
- ne lui donner que des aliments industriels (pas de viande crue)
□ oui □ non □ non concernée
- mettre des gants pour changer sa litière
□ oui □ non □ non concernée
- autre : …………………………………………………………..

76
37. Lors de votre grossesse, auriez-vous aimé recevoir plus d’information sur la
toxoplasmose ?
□ oui □ non □ ne sait pas

38. Si oui, par quel moyen ?


………………………………………………………………………….
………………………………………………………………………….
………………………………………………………………………….
………………………………………………………………………….

Merci d’avoir répondu à ce questionnaire. N’oubliez pas de le remettre avant votre


sortie.

77
ANNEXE V

Tableau récapitulatif des effectifs de l’étude

EFFECTIFS %
AGE
Moins de 20 ans 5 1,5
[20 ;25[ 50 15,4
[25 ;30[ 121 37,2
[30 ;35[ 95 29,2
Plus de 35 ans 53 16,3
Non réponse 1 0,3
DEPARTEMENT
Haute-Vienne 285 87,7
Corrèze 10 3,1
Creuse 16 5,9
Autres 14 4,3
PROFESSION
Sans profession 64 19,7
Etudiante 5 1,5
Profession agricole 2 0,6
Commerçante, artisan, petit
9 2,8
patron
Employée 126 38,8
Ouvrière 9 2,8
Cadre moyen, technicienne 35 10,8
Cadre supérieur, profession
8 2,5
libérale
Enseignement 11 3,4
Profession médicale,
56 17,2
paramédicale
NIVEAU D’ETUDE
Ecole primaire, non scolarisée 3 0,9
Brevet des collèges ou équivalent 49 15,1
Terminale 32 9,8
Baccalauréat 72 22,1
Enseignement supérieur 167 51,4
Non réponse 2 0,6
ORIGINE GEOGRAPHIQUE
France métropolitaine 278 85,5
DOM-TOM 6 1,8
Europe occidentale 10 3,1
Europe de l’est 1 0,3
Afrique du nord 16 4,6
Afrique noire 7 2,1
78
Asie 5 1,5
Océan indien 1 0,3
Amérique du sud 1 0,3
PARITE
Primipare 171 52,6
Deuxième pare 102 31,4
Troisième pare 39 12
Quatrième pare 10 3,1
Plus de quatre enfants 3 0,9
CONNAISSANCES AVANT LA
GROSSESSE
Oui 276 84,9
Non 49 15,1
ORIGINE DE L’INFORMATION
ANTERIEURE *
Internet 26 9,4
Presse 52 18,8
Entourage 135 48,9
Etudes, profession 79 28,6
Grossesses précédentes 111 40,6
Laboratoire 10 3,6
Autres 3 0,9
Non réponse 52 16
INFORMATION PENDANT LA
GROSSESSE
Oui 296 91 ,1
Non 23 7,1
Ne sait pas 3 0,9
Non réponse 3 0,9
ORIGINE DE LA
PREMIERE INFORMATION *
Internet 24 7,8
Presse 29 9,8
Entourage 78 26,4
Etudes, profession 12 4,1
Médecin 232 78,6
Sage-femme 186 62,7
Laboratoire 33 11,2
Non réponse 29 9,8
REPETITION DE
L’INFORMATION
Oui 202 62,1
Non 92 28,3
Ne sait pas 8 2,5
Non réponse 23 7,1
ORIGINE DE LA DEUXIEME
INFORMATION *
Internet 20 9,9
Presse 18 8,9
79
Entourage 42 20,8
Etudes, profession 5 2,5
Médecin 122 60,4
Sage-femme 144 71,3
Laboratoire 30 14,8
Autres 1 0,3
Non réponse 126 38,8
EXISTENCE D’UNE
IMMUNISATION
Oui 187 57,5
Non 33 10,2
Ne sait pas 102 31,1
Non réponse 3 0,9
RISQUE MATERNEL
Aucun symptôme
Oui 82 25,2
Non 101 31,1
Ne sait pas 105 32
Non réponse 37 11,4
Fébricule
Oui 161 49,5
Non 29 8,9
Ne sait pas 104 31,7
Non réponse 31 9,5
Troubles digestifs
Oui 65 20
Non 66 20,3
Ne sait pas 145 44 ,3
Non réponse 49 15,1
Méningite
Oui 24 7,4
Non 105 32,3
Ne sait pas 142 43,4
Non réponse 54 16,6
Autres 6 1,8
RISQUE FOETAL
Malformations des membres
Oui 129 39,7
Non 22 6,8
Ne sait pas 137 41,8
Non réponse 37 11,4
Fausse-couche
Oui 133 40,9
Non 29 8,9
Ne sait pas 130 39,7
Non réponse 33 10,1
Atteinte oculaire
Oui 107 32,9
Non 22 6,8
80
Ne sait pas 152 46,5
Non réponse 44 13,5
Atteinte cérébrale
Oui 103 31,7
Non 24 7,4
Ne sait pas 156 47,7
Non réponse 42 12,9
RCIU
Oui 109 33,5
Non 25 7,7
Ne sait pas 148 45,2
Non réponse 48 13,2
Aucun risque
Oui 6 1,8
Non 167 51,4
Ne sait pas 88 26,8
Non réponse 64 19,7
Autres 3 0,9
PRISE EN CHARGE SI
SEROCONVERSION
Oui 100 30,8
Non 98 30,1
Ne sait pas 118 36
Non réponse 9 2,8
MOYEN DE DEPISTAGE *
Prise de sang 319 98,1
Analyse d’urines 11 3,4
Mesure de la hauteur utérine 0 0
Ne sait pas 5 1,2
REALISATION D’UNE
SEROLOGIE DE DEPISTAGE
Oui 310 95,4
Non 12 3,7
Ne sait pas 2 0,6
Non réponse 1 0,3
PRESCRIPTEUR PREMIERE
SEROLOGIE
Médecin traitant 107 34,5
Gynécologue-obstétricien 158 51
Sage-femme 49 15,8
Ne sait pas 1 0,3
Non réponse 16 4,9
RESULTAT PREMIERE
SEROLOGIE
Positif 62 18,7
Négatif 240 75,2
Ne sait pas 8 1,9
Non réponse 15 4,6
INTERPRETATION DU RISQUE
81
Existence d’un risque 283 87,1
Pas de risque 23 7,1
Ne sait pas 7 2,1
Non réponse 12 3,7
SEROLOGIES REGULIERES
PENDANT LA GROSSESSE
Oui 307 94,5
Non 12 3,7
Ne sait pas 5 1,2
Non réponse 1 0,3
FREQUENCE DES SEROLOGIES
Tous les mois 301 92,6
Tous les trimestres 5 1,5
Ne sait pas 4 1,2
Autres 1 0,3
Non réponse 14 4,3
DEPISTAGE JUSQU'A
L’ACCOUCHEMENT
Oui 309 95,1
Non 9 2,8
Ne sait pas 5 1,2
Non réponse 2 0,6
DEPISTAGE OBLIGATOIRE
Oui 199 61,2
Non 50 15,4
Ne sait pas 71 21,8
Non réponse 5 1,5
DEPISTAGE POURSUIVI EN
POST-NATAL
Oui 21 6,5
Non 244 75,1
Ne sait pas 57 17,2
Non réponse 3 0,9
EXISTENCE D’UN VACCIN
Oui 29 8,9
Non 221 68
Ne sait pas 67 20,3
Non réponse 8 2,5
CONSEILS DE PREVENTION
DONNES
Oui 297 91,4
Non 19 5,8
Ne sait pas 7 1,8
Non réponse 2 0,6
SUPPORT DE L’INFORMATION
Ecrit 18 6,1
Oral 116 39,3
Ecrit et oral 159 53,9
Non réponse 32 9,8
82
MOYENS DE PREVENTION
Cuire les viandes à cœur
Oui 305 93,8
Non 10 3,1
Ne sait pas 10 3,1
Laver les végétaux crus
Oui 315 96,9
Non 2 0,6
Ne sait pas 8 2,5
Ne pas consommer de poisson
cru
Oui 240 73,8
Non 52 16
Ne sait pas 30 9,2
Non réponse 3 0,9
Eviter le contact avec les
chats
Oui 308 94,8
Non 11 3,4
Ne sait pas 6 1,8
Avoir des rapports protégés
Oui 8 2,5
Non 284 87,4
Ne sait pas 32 9,8
Non réponse 1 0,3
Ne pas consommer de
fromage au lait cru
Oui 200 61,5
Non 96 29,5
Ne sait pas 27 8,3
Non réponse 2 0,6
Eviter le contact avec les
chiens
Oui 49 15,1
Non 243 74,8
Ne sait pas 29 8,9
Non réponse 4 1,2
Se laver les mains avant les
repas
Oui 288 88,6
Non 25 7,7
Ne sait pas 10 3,1
Non réponse 2 0,6
Ne pas boire l’eau du robinet
Oui 17 5,2
Non 264 81,2
Ne sait pas 43 13,2
Non réponse 1 0,3
Eviter de consommer des
83
crudités hors du domicile
Oui 179 55,1
Non 107 32,9
Ne sait pas 36 11,1
Non réponse 3 0,9
Laver ustensiles et plans de
travail
Oui 237 72,9
Non 49 15,1
Ne sait pas 32 9,8
Non réponse 7 2,1
Ne pas se faire griffer par un
chat
Oui 273 84
Non 28 8,6
Ne sait pas 20 6,1
Non réponse 4 1,2
Porter des gants pour jardiner
Oui 273 84
Non 13 4
Ne sait pas 34 10,5
Non réponse 5 1,5
Se laver les mains après avoir
touché la terre
Oui 297 91,4
Non 4 1,2
Ne sait pas 20 6,2
Non réponse 4 1,2
PREVENTION ENVERS LES
CHATS (200 cas)
Faire changer la litière par
une autre personne
Oui 192 96
Non 1 0,5
Ne sait pas 7 3,5
Faire un dépistage au chat
Oui 12 6
Non 152 76
Ne sait pas 27 13,5
Non réponse 9 4,5
Se laver les mains après
l’avoir caressé
Oui 168 84
Non 21 10,5
Ne sait pas 6 3
Non réponse 5 2,5
Ne lui donner que des
aliments industriels
Oui 32 16
84
Non 122 61
Ne sait pas 39 19,5
Non réponse 7 3,5
Mettre des gants pour changer
la litière
Oui 167 83,5
Non 14 7
Ne sait pas 15 7,5
Non réponse 4 2
DUREE D’APPLICATION DES
CONSEILS
Fin du premier trimestre 1 0,3
Accouchement 231 71
Fin de l’allaitement maternel 58 17,8
Ne sait pas 28 8,6
Non réponse 7 2,1
OBSERVANCE DES CONSEILS
Oui 265 81,5
Non 15 4,6
Un certain temps 40 12,3
Uniquement certains conseils 3 0,9
Non réponse 2 0,6
RAISON DE LA NON
OBSERVANCE *
Peu ou pas d’information 13 22,1
Trop d’information (confusion) 14 23,7
Prévention trop contraignante 30 50,8
Autres 8 13,6
Non réponse 267 82,1
MESURES PRISES
Cuire les viandes à cœur
Oui 293 90,1
Non 17 5,2
Non concernée 11 3,4
Non réponse 4 1,2
Laver les végétaux crus
Oui 310 95,4
Non 7 2,1
Non concernée 6 1,8
Non réponse 2 0,6
Ne pas consommer de poisson
cru
Oui 247 76
Non 36 11,1
Non concernée 37 11,4
Non réponse 5 1,5
Eviter le contact avec les
chats
Oui 242 74,5
85
Non 67 20,6
Non concernée 12 3,7
Non réponse 4 1,2
Avoir des rapports protégés
Oui 9 2,8
Non 253 77,,8
Non concernée 54 11,6
Non réponse 9 2,8
Ne pas consommer de
fromage au lait cru
Oui 216 66,5
Non 76 23,4
Non concernée 24 7,4
Non réponse 9 2,8
Eviter le contact avec les
chiens
Oui 43 13,2
Non 236 72,6
Non concernée 37 11,4
Non réponse 9 2,8
Se laver les mains avant les
repas
Oui 291 89,5
Non 20 6,1
Non concernée 5 1,5
Non réponse 9 2,8
Ne pas boire l’eau du robinet
Oui 33 10,1
Non concernée 249 76,6
Ne sait pas 34 10,5
Non réponse 9 2,8
Eviter de consommer des
crudités hors du domicile
Oui 121 37,2
Non 171 52,6
Non concernée 23 7,1
Non réponse 10 3,1
Laver ustensiles et plans de
travail
Oui 256 78,8
Non 47 14,5
Non concernée 12 3,7
Non réponse 10 3,1
Ne pas se faire griffer par un
chat
Oui 262 80,6
Non 29 8,9
Non concernée 21 6,5
Non réponse 13 4
86
Porter des gants pour jardiner
Oui 215 66,1
Non 45 18,9
Non concernée 54 16,6
Non réponse 11 3,3
Se laver les mains après avoir
touché la terre
Oui 292 89,9
Non 11 3,4
Ne sait pas 12 3,7
Non réponse 10 3,1
Faire changer la litière par
une autre personne (200 cas)
Oui 138 69
Non 20 10
Non concernée 38 19
Non réponse 4 2
Faire un dépistage au chat
(200 cas)
Oui 16 8
Non 143 71,5
Non concernée 34 17
Non réponse 7 3,5
Se laver les mains après
l’avoir caressé (200 cas)
Oui 130 65
Non 43 21,5
Non concernée 21 10,5
Non réponse 6 3
Ne lui donner que des
aliments industriels (200 cas)
Oui 59 29,5
Non 101 50,5
Non concernée 33 16,5
Non réponse 7 3,5
Mettre des gants pour changer
la litière (200 cas)
Oui 106 53
Non 29 14,5
Non concernée 60 30
Non réponse 5 2,5
DESIRE PLUS D’INFORMATION
Oui 81 24,9
Non 202 62,1
Ne sait pas 34 10,5
Non réponse 8 2,5
MOYENS SOUHAITES
Document écrit 43 13,2
Information orale 10 3,1
87
Médias 3 0,9
Site internet officiel ARS ou
1 0,3
ministère de la santé
Par la sage-femme 7 2,1
Par le médecin 19 5,8
Sur les risques maternels et
12 3,7
fœtaux
Information plus précise 4 1,2
Séances d’information en groupe 4 1,2
Information en salle d’attente 2 0,6
Autres 7 2,1
* Plusieurs réponses possibles

88
BIBLIOGRAPHIE

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(9) Décret n° 92-143 relatif aux examens obligatoires prénuptial, pré et


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(11) Loi n° 2007/1787 relative à la simplification du droit. 20 décembre 2007


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90
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(16) Haute Autorité de Santé, Comment mieux informer les femmes enceintes?
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sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/infos_femmes_enceintes_rap.pdf

(17) THIBAUD H. Toxoplasmose et grossesse : que savent-elles? Limoges :


Ecole de sages-femmes de Limoges 1995

91
TABLE DES MATIÈRES

REMERCIEMENTS....................................................................................2

SOMMAIRE ............................................................................................3

INTRODUCTION......................................................................................6

PREMIERE PARTIE: LA TOXOPLASMOSE ..................................................... 7

1. LA TOXOPLASMOSE .............................................................................. 7

1.1 Cycle du parasite et mode de contamination ................................. 7


1.2 Epidémiologie ...........................................................................8
1.3 Physiopathologie de la toxoplasmose ......................................... 10

2. TOXOPLASMOSE ET GROSSESSE ............................................................. 11


2.1 La toxoplasmose congénitale .................................................... 11
2.1.1 L’infection toxoplasmique .................................................... 11
2.1.2 La transmission materno-foetale........................................... 12
2.1.3 Les formes cliniques ........................................................... 13
2.2 Cadre législatif de la surveillance sérologique .............................. 14
2.3 Prévention et dépistage pendant la grossesse ............................. 15
2.3.1 La prévention primaire ........................................................ 15
2.3.2 Le dépistage systématique................................................... 17
2.4 Prise en charge d’une séroconversion toxoplasmique ................... 18
2.4.1 En cours de grossesse ......................................................... 18
2.4.1.1 Diagnostic positif ........................................................... 18
2.4.1.2 Surveillance .................................................................. 19
2.4.1.3 Traitement préventif....................................................... 19
2.4.1.4 Traitement curatif .......................................................... 20
2.4.2 Pour l’enfant après la naissance............................................ 21
2.4.2.1 Prise en charge systématique .......................................... 21
2.4.2.2 En cas de séroconversion avérée ...................................... 21

3. ETAT DES LIEUX DE L’EFFICACITE DE LA PREVENTION ..................................... 22

92
3.1 La prévention en France........................................................... 22
3.2 Recommandations pour l’information des femmes ....................... 22
3.3 La prévention à Limoges .......................................................... 23
3.3.1.1 Etude de 1995 ............................................................... 23
3.3.1.2 En 2011........................................................................ 23

DEUXIEME PARTIE: METHODOLOGIE ET RESULTATS ................................. 25

1. PROTOCOLE DE L’ETUDE ...................................................................... 25

1.1 Problématique ........................................................................ 25


1.2 Objectif de recherche .............................................................. 25
1.3 Hypothèses de recherche ......................................................... 25
1.4 Intérêt de l’étude .................................................................... 26
1.5 Schéma d’étude ...................................................................... 26
1.5.1 Type d’étude ..................................................................... 26
1.5.2 Variables ........................................................................... 26
1.5.2.1 Critères permettant de décrire la population ...................... 26
1.5.2.2 Critères permettant d’évaluer les connaissances par rapport à
la toxoplasmose (variables qualitatives) .......................................... 27
1.5.2.3 Critères d’évaluation des connaissances sur la prévention de la
toxoplasmose pendant la grossesse (variables qualitatives)................ 27
1.5.2.4 Critères d’évaluation des connaissances sur le dépistage de la
toxoplasmose (variables qualitatives) .............................................. 27
1.5.2.5 Critères d’évaluation de l’impact de l’information donnée
(variables qualitatives).................................................................. 27
1.5.3 Population ......................................................................... 28
1.5.3.1 Population cible ............................................................. 28
1.5.3.2 Critères d’exclusion ........................................................ 28
1.5.3.3 Echantillonnage ............................................................. 28
1.6 Méthodologie de l’étude ........................................................... 29
1.6.1 Support de recueil de données ............................................. 29
1.6.2 Distribution du support ....................................................... 29
1.6.3 Mise en place de l’étude ...................................................... 30
1.6.4 Cotation du questionnaire .................................................... 30
1.6.5 Exploitation des données ..................................................... 31

2. RESULTATS DE L’ETUDE....................................................................... 32

2.1 Description de la population ..................................................... 32


93
2.1.1 L’âge ................................................................................ 32
2.1.2 Le département d’origine ..................................................... 33
2.1.3 La profession ..................................................................... 33
2.1.4 Le niveau d’études ............................................................. 34
2.1.5 L’origine ethnique ............................................................... 35
2.1.6 La parité ........................................................................... 36
2.2 Les connaissances par rapport à la toxoplasmose ........................ 37
2.2.1 Connaissances antérieures à cette grossesse .......................... 37
2.2.2 Information en cours de grossesse ........................................ 38
2.2.3 Information répétée pendant la grossesse.............................. 39
2.2.4 Pathogénicité du toxoplasme ................................................ 40
2.3 Les connaissances par rapport au dépistage ............................... 43
2.3.1 Les modalités .................................................................... 43
2.3.2 Intérêt porté au dépistage ................................................... 44
2.4 Connaissances par rapport à la prévention ................................. 46
2.4.1 L’information ..................................................................... 46
2.4.2 Les moyens de prévention ................................................... 48
2.5 Application des conseils de prévention ....................................... 51
2.6 Désir d’information.................................................................. 53
2.7 Notation du questionnaire et influence des caractéristiques de la
population....................................................................................... 54
2.7.1 En fonction de l’âge ............................................................ 55
2.7.2 En fonction de la profession ................................................. 55
2.7.3 En fonction du niveau d’études ............................................. 56
2.7.4 En fonction de l’origine ........................................................ 56
2.7.5 En fonction de la parité ....................................................... 56

TROISIEME PARTIE: ANALYSE ET DISCUSSION......................................... 57

1. LES FORCES ET FAIBLESSES DE L’ETUDE.................................................... 57


1.1 Les points forts ....................................................................... 57
1.2 Les points à améliorer ............................................................. 57
1.3 Les biais ................................................................................ 58
1.3.1 Le biais de sélection............................................................ 58
1.3.2 Le biais de prévarication ...................................................... 58
1.3.3 Le biais de souvenir ............................................................ 58

94
1.3.4 Le biais de communication ................................................... 59

2. CONFRONTATION AUX HYPOTHESES ......................................................... 59


2.1 Première hypothèse: les femmes ont des connaissances suffisantes
sur le mode de contamination de la maladie ........................................ 59
2.2 Deuxième hypothèse: les femmes connaissent les risques maternels
et foetaux d’une séroconversion toxoplasmique en cours de grossesse .... 60
2.3 Troisième hypothèse: les femmes connaissent les moyens de
prévention à respecter afin d’éviter une contamination en cours de
grossesse ....................................................................................... 61
2.4 Quatrième hypothèse: les femmes connaissent les modalités du
dépistage de la toxoplasmose durant la grossesse ................................ 62

3. AUTRES RESULTATS .......................................................................... 63


3.1 Caractéristiques de la population étudiée ................................... 63
3.1.1 La démographie ................................................................. 63
3.1.2 Leur influence sur les connaissances ..................................... 63
3.2 Le rôle des professionnels de santé ........................................... 64
3.3 Les autres sources d’information ............................................... 64
3.4 Le support de l’information ....................................................... 65
3.5 Le comportement face à la prévention ....................................... 65
3.6 Le désir d’information .............................................................. 66

4. COMPARAISON AVEC LA LITTERATURE ...................................................... 67

5. LES POSSIBILITES D’AMELIORATION ........................................................ 67

CONCLUSION ....................................................................................... 68

ANNEXE I ............................................................................................ 69

ANNEXE II ........................................................................................... 70

ANNEXE III .......................................................................................... 71

ANNEXE IV .......................................................................................... 72

ANNEXE V ........................................................................................... 78

BIBLIOGRAPHIE ................................................................................... 89

TABLE DES MATIERES ........................................................................... 92

95
TABLE DES TABLEAUX ........................................................................... 97

96
TABLE DES TABLEAUX

Tableau 1 ...................................................................................32
Tableau 2 ...................................................................................33
Tableau 3 ...................................................................................33
Tableau 4 ...................................................................................34
Tableau 5 ...................................................................................35
Tableau 6 ...................................................................................36
Tableau 7 ...................................................................................37
Tableau 8 ...................................................................................38
Tableau 9 ...................................................................................39
Tableau 10 .................................................................................40
Tableau 11 .................................................................................41
Tableau 12 .................................................................................42
Tableau 13 .................................................................................43
Tableau 14 .................................................................................44
Tableau 15 .................................................................................44
Tableau 16 .................................................................................45
Tableau 17 .................................................................................45
Tableau 18 .................................................................................46
Tableau 19 .................................................................................48
Tableau 20 .................................................................................49
Tableau 21 .................................................................................50
Tableau 22 .................................................................................51
Tableau 23 .................................................................................51
Tableau 24 .................................................................................52
Tableau 25 .................................................................................53
Tableau 26 .................................................................................53
Tableau 27 .................................................................................54

97

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