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Les Épluchu

Les épluchures de banane, résidu agricole abondant, sont valorisées en alimentation porcine, réduisant les coûts d'alimentation et générant des revenus pour les producteurs. Leur utilisation s'inscrit dans une logique d'économie circulaire en diminuant les pertes post-récolte. Par ailleurs, l'alimentation porcine nécessite un apport adéquat en matières protéiques et énergétiques pour assurer la croissance et la production des animaux.

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Les épluchures de banane, résidu agricole abondant, sont valorisées en alimentation porcine, réduisant les coûts d'alimentation et générant des revenus pour les producteurs. Leur utilisation s'inscrit dans une logique d'économie circulaire en diminuant les pertes post-récolte. Par ailleurs, l'alimentation porcine nécessite un apport adéquat en matières protéiques et énergétiques pour assurer la croissance et la production des animaux.

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Les épluchures de banane représentent un résidu agricole abondant dans les zones tropicales,

issu de la consommation domestique et de la transformation industrielle de la banane. Leur


valorisation en alimentation porcine permet une réduction significative des charges
d’alimentation. Contrairement à d’autres matières premières importées, les épluchures de
banane sont disponibles localement et ne nécessitent pas de dépenses importantes pour leur
acquisition (Ly et al., 2001). En remplaçant partiellement les concentrés énergétiques ou les
fibres commerciales, elles réduisent le coût total des rations. Sánchez et al. (2006) ont montré
que les porcs nourris avec des régimes contenant jusqu’à 30 % d’épluchures de banane
traitées présentaient des performances comparables à ceux nourris avec des régimes
classiques, avec un coût alimentaire par kg de poids vif réduit de 15 à 25 %. Par ailleurs, leur
intégration dans les systèmes d’élevage permet de générer un revenu additionnel pour les
producteurs de bananes en créant une demande pour ce sous-produit souvent gaspillé. Enfin,
l’utilisation des épluchures de banane s’inscrit dans une logique d’économie circulaire en
réduisant les pertes post-récolte et en valorisant les déchets de la filière bananière, ce qui
représente une valeur économique environnementale significative (Methu et al., 2001).

Il est recommandé de donner au porc des matières protéiques azotées en quantité et en qualité
suffisantes. Les matières protéiques constituent les matériaux de construction des cellules et
de leurs sécrétions. On les appelle les matières plastiques. Elles assurent :

➢ le renouvellement continu des cellules (entretien des cellules) ;

➢ l’accroissement du nombre de cellules et de leur taille (croissance) ;

➢ les secrétions nécessaires au fonctionnement de l’organisme (hormones, enzymes) ;

➢et les besoins de production (lait, fœtus…).

Les acides aminés sont au nombre de vingt dont neuf ne peuvent être synthétisés par les
monogastriques dont le porc et sont appelés acides aminés essentiels. Il existe des acides
aminés limitants des aliments pour le porc car leur déficience entraîne une baisse de la
production. Seule la lysine est l’acide aminé le plus limitant des aliments pour porcs et les
limitants secondaires sont la méthionine, la thréonine et le tryptophane (henri, 1988). Il est
alors souvent recommandé l’apport de la lysine et de la méthionine dans les proportions de
4,5 à 5,6 g/UF en fonction du poids et du stade physiologique. Toujours dans le souci
d’optimiser les performances de production de viande maigre mais pour un coût alimentaire
amoindri par réduction de 21 la teneur en protéines du régime, ARC (1981) propose l’apport
d’une protéine dite idéale dans laquelle la teneur de chacun des 9 acides aminés qui la
composent est voisine de la dose idéale

Le premier besoin de l’animal concerne ses dépenses énergétiques (INRA, 1989). L’énergie
prend des formes variées et réciproquement convertibles (énergie chimique, énergie
thermique, énergie alimentaire) selon la matière qui produit. Selon HOLNES (1994),
exception faite de l’eau, les sources d’énergie constituent la part la plus importante des
besoins alimentaires du porc et leur insuffisance a sur la survie de l’animal, l’impact le plus
rapide. L’importance de l’énergie n’est plus à 20 démontrer puisque le porc en a besoin non
seulement pour son entretien mais également pour sa croissance et sa production (gestation,
lactation). La valeur énergétique d’un aliment est égale à son énergie brute (EB). L’énergie
digestible est égale à l’énergie brute moins l’énergie perdue par les fèces (ED=EBEF).
L’énergie métabolisable prend en compte les pertes d’énergie dans les urines et les gaz
(EM=0,96 ED). L’unité de l’énergie est la calorie ou le joule, mais en général pour
l’alimentation, on l’exprime en kcal ED ou UF (unité fourragère). L’énergie est apportée au
porc par les matières glucidiques ou amylacées, les matières grasses (lipides) et même les
protéines.

Pour évaluer certains paramètres physiologiques, des prélèvements sanguins ont été réalisés à
la fin de l’essai. Trois porcelets par groupe ont été sélectionnés de manière aléatoire, en tenant
compte de leur état sanitaire. Cette étape a permis d’obtenir des échantillons nécessaires aux
analyses hématologiques et biochimiques. Le sang a été recueilli par ponction de la veine
jugulaire externe, une technique bien documentée chez les suidés, notamment pour sa fiabilité
et son efficacité dans les conditions expérimentales (Swindle, 2007 ; Pluschke et al., 2017).
Les animaux ont été maintenus debout, immobilisés à l’aide d’un dispositif de contention
simple (corde ou harnais nasal). Après désinfection de la zone cervicale, une aiguille stérile de
calibre adapté (20–22G pour les porcelets) a été insérée perpendiculairement dans le sillon
jugulaire, entre les muscles sternocéphalique et brachiocéphalique. Le sang a été prélevé dès
l’apparition du reflux sanguin (Gasthuys et al., 2017).

Deux types de tubes ont été utilisés pour la collecte :


Des tubes avec EDTA pour les examens hématologiques (numération globulaire, hématocrite,
hémoglobine, etc.) ;

Des tubes secs pour les analyses biochimiques sériques (urée, créatinine, protéines totales,
etc.), conformément aux méthodes décrites par Kaneko et al. (2008). Le volume sanguin
prélevé par animal n’a pas dépassé 10 ml, ce qui reste dans les limites acceptables pour un
animal de ce poids, sans provoquer d’effet physiologique notable (Carroll& Forsberg,
2007). Après la ponction, une pression a été exercée localement pendant une trentaine de
secondes afin de stopper tout saignement et d’éviter la formation d’un hématome (Pluschke
et al., 2017). Les échantillons ont ensuite été transportés dans une glacière réfrigérée vers le
laboratoire. Une centrifugation à 3000 tours par minute pendant 10 minutes a permis de
séparer le plasma ou le sérum, lequel a ensuite été conservé à –20 °C jusqu’à l’analyse
(Gasthuys et al., 2017). Cette méthode a été retenue car elle permet un prélèvement rapide,
bien toléré par l’animal, tout en assurant la qualité des échantillons obtenus, comme cela est
reconnu dans plusieurs travaux expérimentaux réalisés chez le porc (Swindle, 2007 ; Kaneko
et al., 2008 ; Gasthuys et al., 2017).

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