Chapitre Ii. Les Sociétés de Capitaux
Chapitre Ii. Les Sociétés de Capitaux
Paragraphe 1. La constitution
A-Les conditions de fonds
La constitution d'une SA porte en principe sur certaines conditions de fonds et de forme
Potamen, le capital social et les associés. S'agissant des conditions de fonds : la loi n° 17-95
dermine le montant du capital social à une valeur qui ne doit pas être inférieure à 3.000.000 disi
la société fait appel public à l'épargne et d'un montant de 300.000 dhs le cas contraire 16.
Alors que pour le nombre des actionnaires, la loi exige un nombre minimal de cinq associés
capables d'accomplir l'objet et d'assurer la gestion et le contrôle de la société.
B/- Les conditions de forme
Par ailleurs, les conditions de forme portent sur plusieurs éléments notamment, la souscription
du capital social, la signature des statuts, la désignation des dirigeants l'enregistrement des
statuts et leurs dépôts au greffe du tribunal et enfin, l'immatriculation de la SA et sa publicité.
La SA n'est constituée que par l'accomplissement des actes suivants : la signature des statuts
par l'ensemble des actionnaires; la libération de chaque action en numéraire d'au moins le quart
de sa valeur nominale ; le transfert à la société en formation des apports en nature après leur
évaluation et l'accomplissement des formalités de publicité.
En vertu de la loi en vigueur, la souscription du capital social est considérée comme un acte
juridique par lequel une personne exprime sarvolonté de s'engager dans une société en
contribuant à sa constitution via l'apport d'une somme d'argent. d'un montant égal à la valeur
nominale des titres qu'elle va acquérir en contrepartie ou bien, d'un bien en nature, «à défaut la
société ne peut être constituée »17 Lesdits statuts doivent obligatoirement être établis par écrit
et signés. soit par les actionnaires personnellement, soit par mandataire justifiant d'un pouvoir
spéciall18 Ils contiennent un certain nombre de mentions engageant les actionnaires, à savoir :
Premièrement, la forme de la société; sa durée n'excédant pas 99 ans, sa dénomination sociale,
son siège social, son objet ainsi que le montant de son capital social déterminé
par les statuts 19. Deuxièmement, de déterminer le nombre des actions émises et leur valeur
nominale en distinguant les différentes catégories d'actions créées et les droits afférents.
Troisièmement, de préciser la forme qui peut être soit exclusivement nominative, soit nominative
ou au porteur des actions. Quatrièmement, de déterminer les conditions particulières auxquelles
est soumis l'agrément des cessionnaires, en cas de restriction à la libre négociation ou cession
des actions..Cinquièmement, outre la mention de l'identité des apporteurs en nature, il est
essentiel de mentionner également, l'évaluation de l'apport effectué par chaque associé ainsi
que le nombre d'actions remises en contrepartie de l'apport.
Sixièmement, de mentionner l'identité des bénéficiaires d'avantages particuliers et leur nature.
Septièmement, de déterminer les clauses relatives à la composition, au fonctionnement et aux
pouvoirs des organes de la société. Et enfin, de préciser les dispositions relatives à la répartition
des bénéfices, à la constitution des réserves et à la répartition du boni de liquidation.
À défaut de l'une ou de toutes les mentions susmentionnées ou même en cas de
leur irrégularité, la loi considère comme recevable le droit à tout intéressé, d'ester en justice pour
demander la régularisation de la constitution de la société. De même, qu'elle permet au ministère
public d'agir aux mêmes fins. Toutefois, l'action en question, se prescrit dans un délai de 3 ans à
compter, soit de l'immatriculation de la société au registre du commerce, soit de l'inscription
modificative à ce registre et du dépôt en annexe des actes modifiant les statuts120
En outre, les statuts servent également à désigner les premiers administrateurs, les premiers
membres du conseil de surveillance ainsi que les premiers commissaires aux comptes (comme
ils peuvent être désignés par acte séparé). En effet, dès leur nomination, les administrateurs
sont habilités à désigner le président du conseil d'administration, le cas échéant, de désigner un
ou des directeurs généraux et un ou des directeurs généraux délégués.
Par contre, ceux désignés pour être membres du conseil de surveillance, ils relèvent de leur
compétence de désigner dès leur nomination, les membres du directoire. Ainsi, la prise des
fonctions des uns comme des autres n'est possibles qu'à compter de l'immatriculation de la SA
au registre du commerce.
par les statuts'19. Deuxièmement, de déterminer le nombre des actions émises et leur valeur
nominale en distinguant les différentes catégories d'actions créées et les droits afférents,
Troisièmement, de préciser la forme qui peut être soit exclusivement nominative, soit nominative
ou au porteur des actions. Quatrièmement, de déterminer les conditions particulières auxquelles
est soumis l'agrément des cessionnaires, en cas de restriction à la libre négociation ou cession
des actions. Cinquièmement, outre la mention de l'idenié des apporteurs en nature, il est
essentiel de mentionner également, l'évaluation de l'apport effectué par chaque associé ainsi
que le nombre d'actions remises en contrepartie de l'apport.
Sixièmement, de mentionner l'identité des bénéficiaires d'avantages particuliers et leur nature,
Septièmement, de déterminer les clauses relatives à la composition, au fonctionnement et aux
pouvoirs des organes de la société. Et enfin, de préciser les dispositions relatives à la répartition
des bénéfices, à la constitution des réserves et à la répartition du boni de liquidation.
À défaut de l'une ou de toutes les mentions susmentionnées ou même en cas de
leur irrégularité, la loi considère comme recevable le droit à tout intéressé, d'ester en justice pour
demander la régularisation de la constitution de la société. De même, qu'elle permet au ministère
public d'agir aux mêmes fins. Toutefois, l'action en question, se prescrit dans un délai de 3 ans à
compter, soit de l'immatriculation de la société au registre du commerce, soit de l'inscription
modificative à ce registre et du dépôt en annexe des actes modifiant les statuts120
En outre, les statuts servent également à désigner les premiers administrateurs, les premiers
membres du conseil de surveillance ainsi que les premiers commissaires aux comptes (comme
ils peuvent être désignés par acte séparé). En effet, dès leur nomination, les administrateurs
sont habilités à désigner le président du conseil d'administration, le cas échéant, de désigner un
ou des directeurs généraux et un ou des directeurs généraux délégués.
Par contre, ceux désignés pour être membres du conseil de surveillance, ils relèvent de leur
compétence de désigner dès leur nomination, les membres du directoire. Ainsi, la prise des
fonctions des uns comme des autres n'est possibles qu'à compter de l'immatriculation de la SA
au registre du commerce. Ensuite, après le rassemblement des apports de chaque associé, il
s'en suit la finalisation du contrat qui les lie notamment, la signature des statuts qui constitue
l'engagement définitif des associés pour participer à la société. Leur enregistrement s'effectue
auprès de la Direction Régionale des Impôts (DRI) représentée au sein du Centre Régional
d'Investissement (CRI).
Les frais de dépôt varient d'une forme de société à une autre. Ainsi, pour la SA, il faut payer 1,%
du capital social, avec un minimum de 1000 dhs auquel s'y ajoute également un timbre de 20 dhs
par feuille. Alors que l'enregistrement du contrat de bail, il coûte 200dhs (délai 30 jours).
De surplus, les fondateurs et les premiers membres des organes d'organisation ; du directoire,
ainsi que ceux du conseil de surveillance doivent déposer au secrétariat-greffe du tribunal dans
le ressort duquel se trouve le siège social de la société, l'original ou une expédition des statuts;
l'expédition du certificat de souscription et de versement des fonds qui précisent les
souscriptions au capital social en plus de la part des actions libérée par chaque actionnaire. Ils
sont tenus également, de la liste légalisée des souscriptions mentionnant : leur prénom, nom,
adresse, nationalité, qualité et profession, le nombre des actions souscrites et le montant des
versements effectués par chacun d'eux ; le rapport du commissaire aux apports, le cas échéant,
et une copie du document de désignation (faite par acte séparé) des premiers membres des
organes d'administration, de gestion ou de direction et des premiers commissaires aux comptes.
Et enfin, la phase d'immatriculation de la société, qui s'effectue au registre du commerce (en
respectant l'ensemble des conditions relatives aux modalités de publicité effectuées sur les deux
registres: central et local) 121, auprès du greffe du tribunal où se situe le siège social de la SA.
Ainsi, la requête d'immatriculation n'est recevable sur le RC qu'après production d'un certificat
d'inscription au rôle d'imposition à l'impôt des patentes.
Le cas échéant, la production de la location-gérance ou de l'acte de cession du fonds de
commerce 122
Conformément aux dispositions de l'article 45 du CC, la déclaration d'immatriculation doit
obligatoirement contenir un certain nombre de mentions notamment, l'objet de la société ; la
forme juridique de la société; le montant du capital social ; la date à laquelle la société a
commencé et celle à laquelle elle doit finir, ainsi que la date et le numéro du dépôt des statuts
au secrétariat-greffe du tribunal compétent. De même, cette déclaration doit préciser les tom et
prénoms des associés, la date et le lieu de naissance, la nationalité de chacun d'entre en plus du
numéro de la carte d'identité nationale et pour les étrangers résidents celi a la carte
d'immatriculation ou pour les non-résidents le numéro de passeport ou de toute an pièce
d'identité en tenant lieu. On y trouve également, sur la déclaration, la raison sociale m la
dénomination de la société et l'indication de la date du certificat négatif délivre par te regite
central du commerce et le siège social et le cas échéant, les lieux où la société a des sucoursal
au Maroc ou à l'étranger ou le lieu de domiciliation de son siège social, le cas échéan Une fois la
SA est immatriculée sur le RC, la société acquiert de ce fait, la personnalité morte. et fait l'objet
des formalités de publicité au bulletin officiel ou dans un journal d'annonog
légales, dans un délai n'excédant pas les 30 jours.
Paragraphe 2. Le fonctionnement
La SA, comme les autres sociétés, est gérée par un conseil d'administration (CA), soit par un
directoire, soit par un conseil de surveillance (CS), ces deux organes auxques s'ajoute le
commissaire aux comptes (CAC) qui exerce un contrôle sur le bon fonctionnement de la société.
A/- Le conseil d'administration (CA)
Les sociétés qui adoptent un CA sont administrées et dirigées par le président de ce conseil. Ce
dernier, bien qu'étant l'homme qui dirige la société, il est révocable à tout moment par le CA 23.
En effet, il est composé de trois (3 membres) au moins et de douze (12 membres) au plus et qui
peut atteindre quinze (15 membres) si les actions de la SA sont inscrites à la cote de la bourse
des valeurs. Cependant, en cas de fusion le nombre des administrateurs (12 et 15 membres),
peut être dépassé jusqu'à concurrence du nombre total des administrateurs en fonction depuis
plus de six mois dans les sociétés fusionnées à condition qu'il ne dépasse pas vingt-quatre (24
membres), vingt-sept (27 membres), lorsque les actions de l'une des sociétés en fusion sont
cotées en bourse. Alors qu'en cas de fusion entre deux sociétés dont les actions sont cotées en
bourse, le nombre des membres peut même atteindre
trente (30 membres).
Les administrateurs (personnes physiques ou morales) sont nommés par l'assemblée générale
ordinaire à l'exception des premiers administrateurs dont la désignation est effectuée soit par les
statuts, soit dans un acte séparé, mais faisant corps avec lesdits statutg124 Cependant, en cas
de fusion ou de scission la nomination peut être faite par l'assemblée générale extraordinaire. Ils
doivent être titulaires du nombre minimum d'actions fixé par les statuts. Ces actions sont
affectées en tant que garantie de la responsabilité résultant des actes de gestion qu'ils
accomplissent et ne peuvent être inférieures à celui exigé par les statuts afin d'ouvrir aux
actionnaires le droit d'assister à l'assemblée générale ordinaire, le cas échéantl2s
La durée de leur mandant ne dépasse pas 6 ans en cas de nomination par l'assemblée générale
et 3 ans en cas de désignation par les statuts. Ils sont révocables à tout moment par l'assemblée
générale ordinaire, sans que leur révocation soit mise à l'ordre du jour du CA126.
Si la société fait appel public à l'épargne, la désignation d'un ou plusieurs administrateurs
indépendants devient obligatoire au sein du conseil d'administration à condition qu'ils ne
dépassent pas le tiers du nombre total des administrateurs. En outre, l'administrateur
indépendant ne peut exercer ni les fonctions de président du conseil d'administration, de
directeur général, ni celles de directeur général délégué ou tout autre mandant exécutif.
Toutefois, les mêmes modalités appliquées aux administrateurs en matière de nomination,
rémunération et révocation lui sont applicables. De même, son statut spécial lui procure la
possibilité de jouir à titre spécial et temporairement d'une rémunération exceptionnelle qui peut
lui être allouée pour les missions accomplies 27
Par contre, si la société en question ne fait pas appel public à l'épargne, elle peut désigner
également un ou plusieurs administrateurs indépendants au sein de son conseil, mais à condition
de ne pas avoir été, au cours des trois ans précédant sa nomination, salarié, ni membre des
organes d'administration, de surveillance ni membre de direction de la société.
En plus, cet administrateur ne peut ni occuper le poste de représentant permanent, ni d'être
salarié ou membre de l'organe d'administration, de surveillance ou de direction d'un actionnaire
ou d'une société que ce dernier consolide, ni même d'occuper la même qualité cen tant que
membre de l'organe d'administration au soin d'une soit dans auel la socité détient une
participation quel que soit son pourcentage. Également, la loi en vigueur lui d'occuper une telle
fonction au sein d'une société dans laquelle la société dispose d'un mandant au sein de l'organe
d'administration ou de surveillance, ou dans laquelle un membre
des organes d'administration ou de surveillance ou de direction de la société, en exercice ou
l'ayant depuis moins de trois ans, détiens un mandat au sein de son organe d'administration,
de surveillance ou de direction.
De surplus, il lui est interdit de représenter pendant les trois dernières années
un partenaire commercial ou financier ou exerçant une mission de conseil auprès de la société,
d'une d'avoir un lien de parenté jusqu'au deuxième degré avec un actionnaire ou un membre du
conseil d'administration de la société ou son conjoint d'autre part ni d'être commissaire aux
comptes de la société au cours des six ans précédant sa nomination.
B/- Le directoire et le conseil de surveillance (CS)
a- Le directoire
Le mode d'administration d'une SA comprend un organe de direction dit le directoire qui cumule
les pouvoirs du conseil d'administration et du président est un organe permanent de surveillance
(CS), plus vigilant que l'assemblée générale, chargé de représenter les actionnaires et
d'autoriser certains actes tels que : la cession d'immeubles par nature, les garanties données par
la société, la constitution des cautions...
Le nombre des membres du directoire est fixé par les statuts qui n'excède pas cinq
(5 membres). Néanmoins, leur nombre peut atteindre sept (7 membres) si les actions de la
société en question sont cotées en bourse. S'il s'agit, d'une SA dont le capital social est inférieur
à un million cinq cent mille dirhams (1.500.000 dhs), les fonctions du directoire sont attribuées à
une seule personne nommée le directeur général unique 28, , sous le contrôle
du CS qui est habilité à nommer les membres du directoire et de faire de l'un d'eur le président
(ils sont obligatoirement des personnes physiques qui peuvent être chos en dehors des
actionnaires, comme ils peuvent être des salariés de la SA) 2. Leur révocaton est prononcée par
l'assemblée générale et si les statuts le prévoient, par le CS à condition que: la décision porte
sur juste motif, à défaut, elle donne lieu au paiement des dommages cl intérêts 30.
. Si un siège de membre du directoire est vacant, le CS doit le pourvoir dans un delai
dépassant pas deux mois (2 mois). À défaut, le président du tribunal statuant en référé est aisi
par tout intéressé pour la nomination d'un remplaçant à titre provisoire qui peut être
emplacée par le CS à tout moment.
En outre, il est interdit aux membres du CS de faire partie du directoire 131
'. La durée du
mandat de ce dernier est fixée par les statuts. Elle est entre deux et six ans (2 et 6 ans).
Toutefois, si aucune disposition n'est prévue par les statuts, la durée du mandat est de quatre
ans (4 ans) 132.
Si un membre du conseil de surveillance est nommé au directoire, son mandant au conseil prend
fin dès son entrée en fonction. Le directoire est investi des pouvoirs les plus étendus pour agir
en toutes circonstances au nom de la société, il les exerce dans la limite de l'objet social et sous
réserve de ceux attribués expressément par la loi aux CS et aux assemblées d'actionnaires. Vis-
à-vis des tiers, la SA reste engagée par les actes accomplis par le directoire, même ceux qui ne
relèvent pas de son objet social, à moins que la société ne prouve que le tiers sût que lesdits
actes dépassent cet objet ou qu'il ne pouvait pas les ignorer compte tenu des circonstances et
que seule la publication des statuts suffit à constituer dans ce sens un moyen de preuve.
En plus, le directoire exerce d'autres fonctions notamment, il délibère et prend ses décisions
conformément aux conditions prévues par les statuts. En effet, sauf clause contraire des statuts
et après avoir obtenu l'autorisation de CS, les membres du directoire peuvent répartir entre eux
les tâches de la direction, sans que cette répartition ne puisse « retirer au directoire son
caractère d'organe assurant collégialement la direction de la société »133 Il est également
responsable des informations destinées aux actionnaires et au public prévues par la loi et
réglementes en vigueur, surtout, dans le cas des sociétés faisant appel public à
b- Le conseil de surveillance (CS)
Le CS est composé de trois membres (3 membres) au moins et de douze membres
(12 membres) au plus134
* Il peut être porté à quinze (15 membres) si la SA est cotée en bourse.
Néanmoins, les membres pourront dépassés le nombre susmentionné jusqu'à concurrence du
nombre total des membres du CS en tenant en considération l'exercice de ces membres depuis
plus de six mois au sein de chacune des deux sociétés fusionnées, à condition qu'il ne dépasse
pas vingt-quatre (24 membres) et vingt-sept (27 membres), lorsque les actions de l'une des
sociétés en fusion sont cotées en bourse. Alors qu'en cas de fusion entre deux sociétés don les
actions sont cotées en bourse, le nombre des membres peut même atteindre trente (30
membres) 135.
La nomination des membres du CS s'effectue soit par les statuts, soit au cours de la vie sociale
par l'assemblée générale ordinaire. En effet, lorsqu'ils sont nommés par les statuts la durée de
leurs fonctions ne peut excéder six ans (6 ans), alors que s'ils sont désignés par les assemblées
générales dans ce cas cette durée ne peut dépasser les trois (3 ans) En revanche, en cas de
scission ou de fusion, leur nomination s'effectue par l'assemblée générale extraordinaire. Ils sont
rééligibles sauf clause contraire des statuts et c'est à l'assemblée générale ordinaire que revient
leur révocation qu'elle peut prononcer à tout
moment.
Dans le cadre de l'exercice au sein du CS, les fonctions de ses membres prennent fin à l'issue de
la réunion de l'assemblée générale ordinaire ayant statué sur les comptes de l'exercice écoulé et
qui s'est tenu durant l'année au cours de laquelle le mandat dudit membre arrive à son terme.
Le CS élit un président et un vice-président parmi ses membres qui se chargent de convoquer le
conseil et d'en diriger les débats, détermine et fixe également, le cas échéant, leur rémunération.
Toutefois, en cas du décès du président ou d'empêchement temporaire, le CS délègue à l'un de
ses membres le pouvoir d'exercer les fonctions du président.
Dans la première situation, la délégation est fixée pour une durée limitée et elle est renouvelable.
Tandis que dans la seconde éventualité dite le décès la délégation demeure valable jusqu'à
l'élection d'un nouveau président.
Il exerce un contrôle permanent de la gestion de la SA par le directoire. Chaque opération
contractée par le directoire au nom de la SA, mais qui dépasse le montant fixé par le CS, exige
son autorisation pour l'accomplir. Il se charge également, des vérifications et des contrôles qu'il
juge opportuns à toute époque de l'année comme il peut se faire communiquer les documents
qu'il estime utiles à l'accomplissement de sa mission notamment, ceux liés aux comptes
d'exercice de la société et ce, dans un délai n'excédant pas trois mois
À l'instar des AGO, une assemblée spéciale ne délibère valablement sur premiè convocation
(première assemblée) que si les actionnaires (présents ou représentés) disposent au moins du
quart (1/4) des actions ayant le droit de vote. Alors que, sur la deuxième convocation (deuxième
assemblée) aucun quorum n'est requis. Sauf stipulation statutaire contraire, les actionnaires qui
participent à cette assemblée par des moyens de visioconférence ou par d'autres procédés
équivalents assurant leur identification sont réputés présents, pour le calcul du quorum et de la
majorité.
En outre, la décision d'une AG de modifier les droits liés à une catégorie d'actions n'est définitive
qu'après l'acceptation par l'assemblée spéciale des actionnaires de cette même catégorie.
Paragraphe 3. Les modalités de convocation et de délibérations
des assemblées
A/- Les modalités de convocation des assemblées
En vertu des dispositions de l'article 116 et 116 bis, les modalités de convocation
de l'assemblée générale exercée par le directoire ou le CA, sont également applicables pour la
convocation de l'assemblée spéciale 42. À défaut, et en cas d'urgence, l'assemblée peut être
convoquée par :
un ou des commissaires aux comptes (CAC). Toutefois, il ou ils ne peuvent convoquer
l'assemblée des actionnaires qu'après avoir vainement requis sa convocation par le CA ou le CS
et le directoire. En cas de pluralité des CAC, ils agissent en un commun accord en eux et
déterminent l'ordre du jour. En cas de désaccord sur l'opportunité de convoquer l'assemblée
(dont les frais entraînés par la réunion sont à la charge de la société), l'un d'eux peut adresser
une demande au président du tribunal en sa qualité de juge des référés (qui n'est susceptible
d'aucune voie de recours), pour obtenir l'autorisation de procéder à la convocation, des autres
commissaires, le président du CA ou du CS et du directoire dûment appelés ;
un mandataire désigné par le président du tribunal en sa qualité de juge des référés à la
demande de tout intéressé en cas d'urgence, soit de la part d'un ou plusieurs actionnaires
regroupant au moins le dixième (10°) du capital social ;
Les liquidateurs ;
Les actionnaires majoritaires en capital social ou en droits de vote suite à une offre publique
d'achat ou d'échange ou suite à une cession d'un bloc de titres modifiant le contrôle de la SA ;
Le CS.
Les convocations aux assemblées sont faites par un avis publié dans un journal
d'annonces légales. S'il s'agit des actions nominatives, l'avis susmentionné peut être remplacé
par une convocation adressée à chaque actionnaire conformément aux statuts.
En revanche si la société en question, fait appel public à l'épargne et ne reçoit aucune demande
d'inscription des projets de résolution à l'ordre du jour par l'un des actionnaires, doit publier
« 30 jours au moins avant la réunion de l'assemblée des actionnaires dans un journal figurant
dans la liste fixée par les textes législatifs et réglementaires en vigueur. »143
Et cet avis de réunion tient lieu d'avis de convocation tel qu'il a été publié.
B/- Les délibérations des assemblées
Les assemblées d'actionnaires sont présidées par le président du CA ou du CS ou en son
absence, la personne désignée dans les statuts. À défaut, la personne désignée par l'assemblée
elle-même son président.
Leurs délibérations sont constatées par un procès-verbal signé par les membres du
bureau et établi sur un registre ou sur des feuilles mobiles 44
Le PV mentionne les dates et lieux de réunion, le mode de convocation, l'ordre du jour, la
composition du bureau, le nombre d'actions participant au vote et le quorum atteint, les
documents et rapports soumis à l'assemblée, en plus, d'un résumé des débats, le texte des
résolutions mises aux voix de vote et le résultat de ces votes..
Il précise également, au moins pour chaque résolution, le nombre d'actions pour lesquelles des
votes ont été exprimés valablement, le nombre total des votes valablement exprimés, la
proportion du capital social représenté par lesdits votes, ainsi que le nombre des votes exprimés
pour et contre chaque résolution et le cas échéant, le nombre d'abstentions.
S'il s'agit d'une société cotée en bourse, elle est tenue de publier sur son site inten dans un délai
n'excédant pas quinze (Í5) jours après la réunion de l'assemblée et l'affichage des résultats des
votes conformément aux modalités susmentionnées. 145
Section III. La dissolution et la liquidation de la société anonyme
Il s'agit des deux procédures qui énoncent la fin de la vie d'une société anonyme,
en fonction d'un ensemble de causes qui justifient le prononcé de l'une des deux décisions.
Paragraphe 1. La dissolution
La dissolution anticipée d'une SA est prononcée soit par l'AGE 46, soit en justice 47 et qui peut
émanée de plusieurs causes spécifiques notamment, à cause des pertes constatées dans les
états de synthèses où la situation nette de la SA devient inférieure au quart (1/4) du capital
social. Dans une telle éventualité, le CA ou le directoire doit dans les trois (3) mois
qui
suivent l'approbation des comptes exposant cette perte, convoquer l'AGE pour décider s'il y a
lieu de prononcer la dissolution de la société148
Si la décision de dissolution est favorable par l'assemblée générale dans ce cas, elle doit
faire l'objet de publication dans un journal d'annonces légales et au bulletin officiel (BO),
déposée au greffe du tribunal et inscrite au registre du commerce.
À défaut de réunion de l'AG ou si cette assemblée n'a pu délibérer valablement sur
dernière convocation, toute personne concernée peut demander en justice la dissolution de la
société. De même, si la société qui souffre de pertes n'a pas réduit son capital d'un montant au
moins égal à celui des pertes qui n'ont pas pu être imputées sur les réserves si - au plus tard à la
clôture du deuxième (2°) exercice suivant celui au cours duquel la constatation des pertes est
Intervenue - les capitaux propres n'ont pas été restitués à concurrence d'une
valeur au moins égale au quart (1/4) du capital social, sa dissolution est prononcée.
En cas de constatation d'une réduction du nombre des actionnaires à moins de cinq
(5 actionnaires) au plus d'un an, tout intéressé peut demander en justice la dissolution de la SA
concernée que le tribunal ne peut accorder qu'après l'impossibilité pour la société de régulariser
sa situation pendant le délai maximum d'un an 49.
À l'égard des tiers, la dissolution de la société ne produit ses effets qu'à compter de
la date à laquelle elle est inscrite au registre du commerce.
Il est à souligner qu'il existe une troisième éventualité où la dissolution de la société est
prononcée sans sa liquidation notamment, dans le cadre d'une fusion qui entraine sa dissolution
et où la société en question disparait et transmet universellement son patrimoine à la société
bénéficiaire 150.
Paragraphe 2. La liquidation
La liquidation d'une SA est régie par les dispositions prévues dans les statuts et celles
contenues dans le DOC, mais qui ne sont pas contraires. En effet, une SA est en liquidation du
moment où la décision de dissolution est prononcée pour quelconque raison.
Sa dénomination sociale est suivie de la mention « société anonyme en liquidation ». La société
concernée sauvegarde sa personnalité morale jusqu'à la clôture de sa liquidation pour les
besoins de celle-ci.
Par la suite, un acte de nomination des liquidateurs est publié dans un journal
d'annonces légales et dans le bulletin officiel si la société a fait appel public à l'épargne et ce,
dans un délai de trente (30) jours. Cet acte doit contenir les indications suivantes :
La dénomination de la société suivie, le cas échéant, de son sigle ;
La forme de la société, suivie de la mention « en liquidation » ;
Le montant du capital social ;
L'adresse du siège social ;
Le numéro d'immatriculation de la société au RC ;
La cause de la liquidation ;
Les coordonnées des liquidateurs : noms, prénoms et domicile ;
Le cas échéant, les limitations apportées à leurs pouvoirs ;
Également, il est indiqué dans la même insertion, le lieu où la correspondance doit être adressée
et celui où les actes et les documents relatifs à la liquidation doit être notifiés,
la différence d'une SA, dans une SAS, en cas de réunion en une seule m. de toutes les actions,
la société en question continue d'exister, une telle possibilité ne constitu pas un motif de
dissolution de la société. Néanmoins, la modification de la dénomination de la société s'impose
156.
Paragraphe 3. Le commissaire aux comptes
Les associés peuvent nommer à la majorité des associés, un ou plusieurs commissaires aux
comptes (nomination facultative). Par ailleurs, les sociétés, dont le chiffre d'affaires à la clôture
d'un exercice comptable dépasse un montant fixé par voie réglementaire, doivent nommer au
moins un commissaire aux comptes.
Même si le seuil du chiffre d'affaires n'est pas atteint, tout associé peut s'adresser au président
du tribunal en sa qualité du juge des référés pour demander la désignation d'un ou plusieurs
CAC.
Ce CAC est tenu selon le cas, de fournir aux associés, un rapport sur les conventions intervenues
directement ou par une personne interposée entre la SAS et son président ou ses dirigeants. Ils
sont tenus de statuer sur ledit rapport.
Les contrats non approuvés produisent toutefois leurs effets, à charge pour la personne
intéressée et éventuellement pour les dirigeants et le président d'en supporter les conséquences
des dommages causés à l'entreprise. Néanmoins, s'il s'agit des opérations courantes et de
conventions conclues à des conditions normales, la loi en vigueur n'engage aucunement ni le
président ni les autres dirigeants pour de tels contrats 57.
de sorte à interdire aux autres d'utiliser cette invention sans l'autorisation préalable du
titulaire de l'invention.
– En outre, ce brevet d'invention qui protège toute innovation technique pendant
– une durée de 20 ans dans le territoire où le titre est délivré assure également à son
titulaire des avantages stratégiques et commerciaux face à la concurrence et les
imitateurs de sorte à renforcer la place de son titulaire sur le marché d'une part et devenir
une source de revenus pour lui son invention fait l'objet de licences.
– Dans ce sens, nous allons traiter dans un premier lieu, l'acquisition du brevet
– d'invention (A), avant de s'attarder sur ses effets (B).
– A/- L'acquisition du brevet
– L'acquisition du titre brevet d'invention est principalement soumise au respect d'un certain
nombre de conditions de fond (a) et de forme, liées à la procédure d'inscription de
l'invention (b).
– a- Les conditions de fond
– En pratique, une idée n'est pas brevetable, seuls les procédés techniques
– Permettant sa matérialisation le sont. La loi en vigueur souligne une liste d'invention exclut
– à la brevetabilité 174. Elle concerne, les découvertes, les théories scientifiques et les mét
mathématiques; les créations esthétiques; les méthodes de traitement chirurgical
thérapeutique du corps humain ou animal en plus des méthodes de diagnostic appliquées
au corps humain ou animal; les inventions contraires à l'ordre public et aux bonnes
mœurs ; les variétés végétales ou les races animales en outre, des procédés
essentiellement biologiques d'obtention de végétaux ou de sélection de races d'animaux ;
les présentations d'informations ; les plans, principes et méthodes dans l'exercice
d'activités intellectuelles, en matière de jeu ou dans le domaine économique ainsi que les
programmes d'ordinateurs considérés comme tels.
– Ainsi, pour être brevetable, une invention doit obligatoirement répondre à trois
– critères: premièrement, la nouveauté ce trait repose sur la méconnaissance préalable du
public de l'invention objet de brevet (n'a pas été divulguée auparavant publiquement) elle
doit être une découverte nouvelle sans précédent non rendu public (soit par des
communications orales ou par l'usage, soit dans la publication de brevets, soit dans
d'autres types de publications).
– Ce qui explique la nécessité d'effectuer une recherche bibliographique préalable avant de
déposer toute demande de brevetabilité.
– Deuxièmement, l'invention en question doit porter sur une activité inventive
– ne découlant pas pour la personne qui est compétente dans un domaine précis, d'une
manière évidente de l'état technique'
– Troisièmement, l'applicabilité industrielle de l'invention ne se réalise que du moment
– que la création objet de brevetabilité présente une utilité déterminée, probante et crédible.
– b- Les conditions de forme
– L'ensemble des conditions de forme en matière de brevetabilité des inventions porte
– principalement sur la procédure d'enregistrement de la création auprès de l'OMPIC qui
vérifie la régularité de la demande déposée.
– Elle s'effectue soit par le propriétaire de la création en personne (personne physique
– ou morale), soit par une tierce personne (un mandataire).
– 4 Le dépôt du dossier de brevet d'invention
– Le dossier de dépôt d'une demande d'invention doit comporter un certain nombre
d'éléments notamment, un formulaire (B1)176 de dépôt de ladite demande ; une
description détaillée de l'invention portant sur son domaine, l'état de la technique
antérieur, une description du problème technique et de la solution apportée par l'invention
et les applications industrielles envisageables; de déposer également, une ou plusieurs
revendications, qui déterminent l'objet et les limites de la protection demandée; les
dessins, s'ils sont indispensables à la compréhension de l'invention; ainsi qu'un abrégé qui
résume le contenu technique de
– l'invention.
– Pour la validité de la procédure, il est impératif de disposer au moment du dépôt de la
demande de brevet d'invention, dudit formulaire et de la description de l'invention ou du
renvoi à une demande déposée antérieurement à défaut, ladite demande est considérée
comme irrecevable. L'intéressé ou son mandataire dispose d'un délai d'un (1) mois à
compter de la date de dépôt pour payer les droits exigibles de dépôt da ladite demande,
sinon elle est considérée comme retirée. Une requête en poursuite de procédure! peut être
envisagée pour se rattraper178.
– Il est à souligner que durant cette procédure qu'un rapport de recherche préliminaire
– accompagné d'un avis sur la brevetabilité visant à apprécier la nouveauté, l'activité
inventive et l'application industrielle de l'invention en question, soit établi par un
examinateur brevet spécialiste dans le domaine technique de l'invention. Il cite l'état de la
technique, autrement dit qu'il dresse une liste de brevet d'inventions et de documents en
relation avec cette invention et qui ont été rendus accessibles au public avant la date de
dépôt de ladite demande de brevet d'invention.
– Le rapport est accompagné d'une opinion sur la brevetabilité de l'invention.
– Cette opinion permettra d'interpréter le rapport de recherche en ce qui concerne les
critères de brevetabilitél Après l'expiration d'un délai de 18 mois à compter de la date de
dépôt
– de la demande de brevetabilité, et si cette demande n'a pas été rejetée ni retirée, celle-
publiée. Si le rapport de recherche préliminaire est établi, il est publié avec, à défau ils
sont publiés séparément. Il arrive qu'après la publication, certains tires se manifestem
pour présenter des observations sur la brevetabilité de l'invention. Ils disposent d'un délai
de deux mois après la publication de la demande pour se manifester et ils joussent d'un
délai de deux mois (2 mois) pour réceptionner une réponse de la part du déposant de la
demande.
– • Avant la délivrance du titre de brevet d'invention, un rapport de recherche définitif est
arrêté en fonction du rapport de recherche préliminaire et des observations du demandeur
et/ ou des tiers et des revendications éventuellement modifiées 80. La vérification de
l'absence des motifs de rejet (comme l'absence manifeste de nouveauté ou d'activité
inventive), le brevet d'invention est délivré après acquittement des droits exigibles. Ainsi,
le brevet sera publié avec le rapport définitif et l'OMPIC remet dans ce cas le titre du
brevet d'invention délivré, sur demande, à son titulaire ou son mandataire 181
– B/- Les effets du brevet d'invention
– À compter du jour du dépôt de la demande de brevetabilité, le brevet octroie à son titulaire
un droit exclusif d'utilise et, de jouir et de disposer de son invention soit à titre personnel
ou par un tiers. Le titulaire du brevet peut le vendre (cession totale ou partielle entre le
cédant et le cessionnaire), le mettre en gagel82 (afin d'obtenir des fonds pour
l'entreprise) voire même le louer (acte de concession de licence où le donneur de licence
accorde à un tiers l'autorisation d'exploiter l'invention brevetée à des fins mutuellement
convenues), etc.
– Quelle que soit la manière dont il l'exploite, les actes affecteront la vie dudit brevet
devront être inscrits sur le registre national des brevets.
– En effet, l'utilité de ces inscriptions réside dans le fait qu'elles rendent les actes
– réalisés sur le brevet, public et opposables aux tiers, comme la possibilité de transmettre
les droits attachés à la demande de brevet ou au brevet, qui : soit comprend tous les droits
attachés à la demande de brevet ou au brevet, soit se limite uniquement à certains droits;
ou bien de concéder une licence d'exploitation exclusive ou non exclusive attachée à la
demande de brevet d'invention ou au brevet d'invention; ou d'envisager la possibilité que
es droits attachés à la demande de brevet d'invention ou au brevet d'invention fassent
l'objet d'une mise en gage.
– Par ailleurs, le titulaire du brevet assure également, dans le cadre de l'exploitation de son
invention une obligation de paiement d'annuités qui permet de maintenir le brevet
d'invention en vigueur pour une période de 20 ans. Au-delà de cette période, l'invention
tombe dans le domaine public et par conséquent, ne jouit plus de la même protection et
toute personne peut l'exploiter.
– Paragraphe 2. Les dessins et modèles industriels (DMI)
– Selon l'article 104 de la loi n° 17-97 : « est considéré comme dessin industriel tout
assemblage de lignes ou de couleurs et comme modèle industriel toute forme plastique,
associée ou non à des lignes ou à des couleurs, pourvu que cet assemblage ou cette
forme donne une apparence spéciale à un produit industriel ou artisanal et puisse servir de
type pour la fabrication d'un produit industriel ou artisanal», ainsi, les dessins et modèles
peuvent être définis comme des créations qui ont un caractère esthétique, qui donnent au
produit une certaine originalité, et une forme plus attrayante.
– A - Les conditions de dépôt des DMI
– La loi ne protège que les créations qui apportent quelque chose de nouveau à la société.
– Un dessin ou modèle est nouveau s'il n'a pas été rendu accessible au public avant la date
de son dépôt. Néanmoins, il n'est pas considéré comme rendu accessible au public par le
seul fait que, dans les six mois précédant la date de son dépôt, il a figuré pour la première
fois dans une exploitation internationale officielle organisée sur le territoire de l'un des
pays de l'union international pour la protection de la propriété industrielle183
– Lorsque le même objet constitue une invention brevetable, et que le dessin ou modèle
– industriel est nouveau, et si les éléments constitutifs de la nouveauté du dessin ou modèle
–
industriel sont inséparables de ceux de l'invention, ledit l'objet ne peut être protégé que
comme conformément aux dispositions applicables aux brevets d'invention. En effet, un
dessin ou modèle n'est considéré comme nouveau que lorsque l'impression visuelle
d'ensemble qu'il suscite chez l'observateur averti diffère de celle produite par tout dessin
ou modèle rendu accessible au public par une publicité ou tout autre moyen, avant la date
de son dépôt ou, le cas échéant, avant la date de priorité. La vérification de ce trait de
nouveauté avant le de d'une demande d'enregistrement semble indispensable pour éviter
le rejet de cette procédure d'enregistrement.
– B/-Les formalités de dépôt et d'enregistrement des DMI
– Le dépôt de la demande d'enregistrement peut s'effectuer par toute personne physique ou
morale, ayant un domicile ou un établissement industriel ou commercial au Maroc. Elle
peut déposer une demande d'enregistrement de dessin ou modèle industriel. Les
personnes ne satisfont pas cette condition, peuvent faire élection de domicile auprès d'un
mandataire domicilié ou ayant son siège social au Maroc. Il doit être déposé au siège de
l'OMPIC à Casablanca, auprès de l'une des antennes régionales réparties sur le territoire
national, au niveau des espaces de services dédiés auprès de la chambre de commerce de
Casablanca ou la chambre française de commerce à Casablanca; ou en ligne à travers la
plateforme www.directinfo.ma.
– Un même dépôt peut porter jusqu'à cinquante dessins ou modèle industriels s'ils sont du
– même genre. Le dépôt fait l'objet d'un enregistrement au registre national des dessins et
modèles industrielsl8+
– *, afin de permettre au propriétaire du dessin ou modèle de se prémunir contre la
contrefaçon
– et faire valoir ses droits devant les tiers. La date de dépôt est celle de l'enregistrement.
– Le dossier de dépôt doit comporter une demande de dépôt de dessin ou modèle
– industriel mentionnant l'objet du dessin ou modèle industriel, il doit comporter également
une reproduction graphique ou photographique ou trois exemplaires des dessins ou
modèles industriels et l'intitulé des reproductions graphiques ou photographiques qui s'y
rapportent.
– Cette reproduction peut être accompagnée d'une brève description. Enfin, le dossier doit
compter la justification des droits exigibles! 85
– L'utilité d'une telle procédure réside dans le fait qu'elle permet d'assurer la protection
– dudit dessin ou modèle qui ne se concrétise que la délivrance d'un certificat
d'enregistrement.
– Toutefois, le titulaire devra veiller à maintenir en vigueur ses droits et à mettre à jour
toutes les informations concernant ses dessins ou modèles sur le registre national. En
effet, l'enregistrement d'un dessin ou modèle industriel produit ses effets durant cinq
années à compter de la date du dépôt. Il est renouvelable pour deux périodes
consécutives de cinq années. Le renouvellement de l'enregistrement doit être effectué
dans les six mois précédant
– 'expiration de sa durée de validité. Pourtant, le droit exclusif d'exploitation attaché au
dessin ou modèle industriel protégé prend fin à l'expiration d'un délai maximum de quinze
–
par les dispositions du CC19, mais, d'un acte de commerce par accessoire accomplit par un
futur commerçant pour les besoins de son futur commerce.
Paragraphe 2. Les effets d'une vente d'un fonds de commerce
A/- Les obligations des contractants
Le vendeur d'un fonds de commerce est tenu de la double obligation de délivrer le fonds qu'il
vend et qui consiste pour lui de mettre en possession l'acquéreur de tous les éléments du fonds
énumérés dans le contrat.
Les modalités de la délivrance (tous les éléments du fonds sont soumis à la possession de
l'acquéreur) varient selon la nature des éléments du fonds. En ce qui concerne la clientèle, il est
prévu dans le contrat que le vendeur facilitera les rapports de son successeur avec elle, en la lui
présentant et en l'assistant techniquement durant la période de transition d'une part.
D'autre part, de garantir l'acheteur contre les vices cachés et du fait personnel où le vendeur est
garant de l'éviction de son acheteur. Cette garantie prend la forme d'une interdiction de troubler
l'acquéreur dans sa jouissance et son exploitation paisible du fonds, en respectant la clause de
non-concurrence - à condition qu'elle soit limitée dans le temps et dans l'espace pour qu'elle ne
bafoue pas le principe de la liberté du commerce - qui empêche le vendeur de s'établir à
proximité du fonds vendu.
Quant aux obligations qui incombent à l'acheteur, ce dernier n'est tenu de payer que le prix de la
vente et ses frais accessoires (le droit de timbre des actes, les frais de la publicité légale, le droit
d'enregistrement...), comme il doit également, honorer les contrats de travail du personnel
employé par l'ancien acquéreur, puisqu'il s'agit dans ce cas d'une exception à l'effet relatif du
contrat de vente.
B/- Les mesures de protection prises à l'égard des parties : le vendeur et
l'acheteur
S'agissant de la protection du vendeur, elle permet de prémunir le vendeur contre le risque de
non-paiement. La loi en vigueur a créé à son profit un privilège et une action résolutoire. En effet,
tant qu'il n'a pas été payé, le vendeur se voit offrir le privilège qui lui permettra de se faire payer
par priorité (droit de préférence) sur le prix du fonds en cas de revente, comme il peut jouir d'un
droit de suite qui lui permet de suivre le fonds de mains en mains en cas de cession successive.
Pour bénéficier de ce privilège, il suffit de l'inscrire dans un délai de quinze (15) jours197, sous
peine de nullité, à compter de la date de l'acte de vente au registre national électronique des
suretés mobilières 198 , soit personnellement
soit par un tiers au secrétariat-greffe du tribunal, en présentant l'un des exemplaires de l'acte de
la vente 199
En outre, le privilège garanti séparément chacun des prix des éléments incorporels, du matériel
et des marchandises et s'exerce séparément sur les prix éventuels de revente de ces éléments.
En inscrivant son privilège, le vendeur peut se réserver expressément une action
résolutoire qui lui permet de faire anéantir rétroactivement la vente, si le vendeur n'est pas payé
à l'une des échéances convenues200
. La résolution éventuelle oblige le vendeur à reprendre
tous les éléments du fonds de commerce, même ceux sur lesquels son privilège et son action
sont éteints et le rend « comptable du prix des marchandises et du matériel existant au moment
de sa reprise de possession »201
Le vendeur doit obligatoirement la notifier aux créanciers inscrits sur le fonds, au domicile
désigné par eux dans leurs inscriptions. Le jugement ne peut intervenir que trente
(30) jours après la notification. Cette notification est également exigée en cas de résolution
amiable obtenue par le vendeur de la part de l'acheteur ou lorsqu'il s'agit de résolution de plein
droit. Il est tenu de notifier aux créanciers inscrits, à domicile élu, la résolution encourue ou
consentie qui ne deviendra définitive que trente jours après la notification ainsi faite.
Quant à la protection de l'acheteur, ce dernier se trouve assuré par les mentions l'identité du
vendeur, la nature, la date et le prix de l'acquisition202; l'état des privilèges et nantissement
grevant le fonds; s'il y a lieu le bail, sa date, sa durée, le montant du loyer actuel et l'identité du
bailleur; l'origine de la propriété du fonds de commerce) à inscrire dans l'ac
destiné à le renseigner sur la valeur réelle du fonds.
En cas d'omission des indications précitées, l'acheteur peut demander l'annulation du
contrat s'il en résulte pour lui un préjudice.
Par contre, en cas d'inexactitude de ces nentions, l'acheteur peut faire jouer le droit commun de
la nullité relative pour dol, si les inexactitudes sont non dolosives, on peut les assimiler à des
vices cachés auquel cas elles donneront lieu soit à la résolution de l'acte, soit à la résolution du
prix et l'attribution de dommages-intérêts.
Dans tous les cas, l'action doit être formée dans le délai d'une année à compter de
la date de la vente.
C/- Les mesures de protection prises à l'égard des tiers : les créanciers
du vendeur
La protection des créanciers du vendeur se réalise de prime abord, par le biais de la publicité de
la vente puisque, toute cession de fonds de commerce doit faire l'objet d'une inscription au
registre de commerce et d'une publication au bulletin officiel et dans un journal d'annonces
légales et ce, dans les quinze (15) jours de la date de l'acte de vente.
Avertis par la publicité qui est renouvelée à la diligence de l'acquéreur entre le 8° et le 15° jour
après la première insertion, les créanciers peuvent faire opposition dans les 15 jours qui suivent
la deuxième insertion - même si leurs créances ne sont pas échues - au paiement du prix de la
vente.
Si les créanciers n'ont pas fait d'opposition dans le délai précité, ils perdent tout droit de recours
contre l'acquéreur. En effet, l'opposition doit être adressée par lettre recommandée avec accusé
de réception ou déposée au secrétariat-greffe du tribunal qui a reçu l'acte. Elle doit être justifiée
et énoncée, sous peine de nullité, le montant et les causes de la créance. Durant le délai de 15
jours accordé aux créanciers, l'acheteur doit s'abstenir de payer le prix de la vente au vendeur.
Au cas contraire, il s'expose à devoir régler les créanciers du vendeur.
Ces créanciers disposent par la même occasion, d'un droit de surenchère. En effet, le créancier
inscrit ou qui a formé opposition qui estime que le prix de la vente du fonds est insuffisant pour
désintéresser les créanciers, peut dans les 30 jours qui suivent la dernière insertion, former une
surenchère du sixième203
. Autrement dit, de se porter
acquéreur du fonds en proposant un prix dont le montant est égal au prix majoré du sixième de la
valeur des éléments incorporels seulement.
Le fonds du commerce est alors mis en vente aux enchères publiques et adjugé
au créancier qui a surenchéri s'il n'y a pas d'offre plus avantageuse.
En cas de vente judiciaire du fonds de commerce ou de vente poursuivie à la requête d'un syndic
de redressement ou de liquidation judiciaire ou de copropriétaires indivis du fonds de commerce
faite par voie des enchères publiques, la mesure surenchère du sixième n'est pas admise204
Section II. Le nantissement du fonds de commerce
Le nantissement du fonds de commerce en tant que gage, qu'un commerçant utilise pour
garantir son fonds de commerce contre ses dettes tout en conservant sa jouissance.
Cette sureté mobilière qui « se forme sans dépossession »205 est régie par les dispositions du
CC (art. 106 et s.), fait échec aux règles classiques du gage puisqu'il n'y a pas dépossession et
que le bien grevé (le fonds de commerce) demeure entre les mains du débiteur (le commerçant).
Paragraphe 1. Les conditions du nantissement
Le nantissement est soumis à des conditions de fond, de forme et de publicité destinées à avertir
les tiers que le fonds qui se trouve entre les mains du commerçant est l'objet d'un nantissement.
A/- Les conditions de fond
Le nantissement peut porter sur les éléments du fonds de commerce énumérés dans l'article 80
du CC notamment, la clientèle et l'achalandage, le nom commercial, l'enseigne, le droit au bail,
matériel et outillage, droits de propriété industrielle, littéraire ou artistique (les brevets
d'invention, les dessins et modèles, les marques de fabrique, les licences etc.) attachés au
fonds. Toutefois, les marchandises ne peuvent pas être comprises dans le nantissement206.
Elles sont exclues, car elles sont destinées à être vendues. Les inchure e le nantissement
équivaudrait en effet, à empêcher le commerçant de poursuivre l'exploitation
du fonds.
À défaut de désignation expresse et précise dans le contrat des éléments nantis, le nantissement
ne portera que sur le nom commercial, l'enseigne, le droit au bail, la clientèle et l'achalandage. Si
le nantissement porte sur ún fonds de commerce et ses succursales, celles-ci doivent être
désignées avec précision en fonction de leur siège207.
B/- Les conditions de forme et de publicité
Le nantissement doit, sous peine de nullité, être constaté par un acte écrit (notarié ou sous seing
privé) enregistré. Une expédition de l'acte notarié ou un double de l'acte sous seing privé doit
dans les 15 jours de sa date, être déposé au secrétariat-greffe du tribunal dans le ressort duquel
est exploité le fonds. La même formalité doit être effectuée auprès de chaque tribunal dans le
ressort duquel se trouve une succursale du fonds comprise dans le nantissement208
L'extrait de l'acte dressé doit en outre, être inscrit au registre du commerce dans les 15 jours à
compter de sa date. Cette inscription n'est pas soumise à la publication dans les journaux 209
Paragraphe 2. Les effets du nantissement
A/- La jouissance des créanciers nantis d'un droit de préférence et d'un
droit de suite
Le nantissement permet au créancier nanti de jouir d'un droit réel de garantie comportant un
droit de préférence et un droit de suite. Le droit de préférence correspond au droit pour le
créancier nanti (en tant que créancier privilégié inscrit) d'être payé avant les créanciers
chirographaires. Le créancier nanti impayé peut après avoir sommé son débiteur de payer,
demander devant le tribunal dans le ressort duquel est exploité le fonds, sa mise en vente aux
enchères publique210. En cas de pluralité des créanciers nantis, ils sont payés dans l'ordre de
leurs inscriptions?l1
Le créancier nanti jouit également d'un droit de suite212 qui lui permet de procéder à la vente du
fonds de commerce même si celui-ci a changé de propriétaire entre-temps.
Par ailleurs, l'acquéreur est néanmoins protégé par le fait qu'il peut prendre connaissance du
gage grevant le fonds après consultation du registre des inscriptions des nantissements.
Il est possible à l'acquéreur d'opérer la purge du nantissement en offrant aux créanciers nantis
de leurs verser le prix d'acquisition.
Si le prix est jugé insuffisant, tout créancier nanti peut former surenchère du dixième du prix
principal non compris le matériel et les marchandises. C'est-à-dire, que le créancier
surenchérisseur, doit offrir un prix au moins égal au prix du précédent acquéreur augmenté de
10% sur la valeur des éléments incorporels. Il doit donner caution pour le paiement du prix et
charges ou justifier d'une solvabilité suffisante213. Le fonds en question est alors mis aux
enchères publiques et adjugé si personne ne surenchérit. La vente judiciaire dudit fonds opère
purge de plein droit des créanciers inscrits et aucune surenchère du sixième n'est alors,
admise214
B/- La protection des créanciers nantis face au déplacement du fonds et
la diminution de la valeur du gage
Le déplacement du fonds peut lui faire perdre sa clientèle et réduire de ce fait sa valeur.
En effet, la loi en vigueur impose au propriétaire du fonds, avant de procéder à son déplacement
d'en informer les créanciers inscrits 15 jours à l'avance. À défaut du respect de cette exigence,
les créances inscrites deviendront de plein droit exigibles. De même, les créances antérieures
ayant pour cause l'exploitation du fonds deviennent également exigibles par le fait de
l'inscription du nantissement. Tout rancer nant doi, ans la quinzaine de 'avis qui tu es noire ou
dans ar jous où il a eu conisnce du déplament, modifier l'inscription existante sur le jours où il a
eu connaissance du déplacement, modifier l'inscription existante sur le registre national
électronique des sûretés mobilières en indiquant le nouveau siège du fonds.
Le créancier inscrit qui n'observe pas ces formalités peut être déchu de son privile si sa
négligence a causé un préjudice aux tiers en les induisant en erreur sur la condition
juridique du fonds de commerce 215.
Si le déplacement du fonds de commerce entraîne sa dépréciation, les créanciers qui n'y ont pas
consenti, peuvent demander devant le tribunal du ressort duquel est exploité le fonds, la
déchéance du terme et le remboursement immédiat de leurs créances.
De même, la vente séparée d'un ou plusieurs éléments d'un fonds de commerce grevé
d'inscriptions peut entraîner la diminution de sa valeur voire même sa disparition.
En effet, les dispositions de l'article 120 du CC, prévoient des mesures protectrices dans le cas
d'une vente grevé d'inscriptions poursuivies soit sur saisie-exécution, soit en vertu de la
réalisation du gage. L'une de ces mesures consiste à notifier aux créanciers inscrits, le
déclenchement de la vente séparée qui ne peut avoir lieu, que dix jours au plus tôt après la
notification de la poursuite aux créanciers qui se feront inscrits quinze jours au moins avant
ladite notification au domicile élu par eux dans leurs inscriptions. Cependant, cette vente
séparée ne peut s'appliquer au droit du bail.
Tout créancier inscrit, que sa créance soit ou non arrivée à son terme, pourra durant le délai de
dix jours, adresser une requête au tribunal dans le ressort duquel est exploité le fonds, pour
demander une vente intégrale de tous les éléments du fonds de commerce 216
Section III. L'apport en société
Les apports en société sont les biens qui sont mis en commun par les associés lors de la création
d'une société. Ces apports peuvent être en numéraire, en industrie ou en nature.
Chaque associé reçoit en contrepartie de ses apports des droits sociaux (actions ou parts
sociales). Ils traduisent la volonté des personnes de s'associer et plus encore d'œuvrer au
développement d'une entreprise commune, ce qui explique pourquoi la constitution d'un apport
est exigé dans toutes les formes de sociétés.
Bien que l'apport en société ressemble dans ses modalités de paiement, les mentions
obligatoires qui doivent être mentionnées sur l'acte définitif, la garantie d'éviction et des vices
cachés avec la vente du fonds de commerce. Toutefois, une différence entre les deux opérations
se manifeste notamment, au nivéau du mode de paiement. En effet, l'équivalent fourni à
l'apporteur n'est pas une somme d'argent, mais plutôt des parts sociales ou des actions.
Paragraphe 1. La publicité légale
L'apport d'un fonds de commerce à une société est soumis aux mêmes modalités de publicité
que dans une vente notamment, après enregistrement, une expédition de l'acte notarié ou un
une copie de l'acte sous seing privé doit être, dans les quinze jours de sa date, déposé au
secrétariat-greffe du tribunal dans le ressort duquel est exploité le fonds ou le principal
établissement du fonds en cas de succursale.
Un exemplaire de cet extrait est inscrit au registre du commerce et publié en entier et
sans délai par le secrétaire-greffier, au bulletin officiel et dans un journal d'annonces légales, aux
frais des intéressées. Cette publication est renouvelée à la diligence de l'acquéreur entre le
huitième et le quinzième jour après la première insertion?7.
Tout créancier non inscrit de l'associé apporteur fera connaître par une déclaration
au secrétariat-greffe - qui lui délivrera un récépissé de sa déclaration - du tribunal qui a reçu
l'acte, la somme qui lui est due et ce, dans les 15 jours au plus tard après la deuxième insertion
dans un journal d'annonces légales218
Paragraphe 2. Les options offertes aux associés
Les associés de l'apporteur peuvent accepter ou refuser la reprise du passif déclaré.
Ils peuvent dans les trente (30) jours qui suivent la deuxième insertion, d'adresser une demande
en annulation de la société ou de l'apport devant le tribunal du lieu du siège social.
Si l'annulation est prononcée, le fonds tombe à nouveau dans le patrimoine de l'apporteur, qui
demeure responsable de manière personnelle du passif qui le grève. Toutefois, si cette demande
en annulation n'est pas formulée par les coassociés ou l'un d'eux ou si elle n'est pas prononcée,
la société responsable solidairement avec le débiteur
principal du paiement du passif déclaré et dûment justifié 21ºe.
S'il s'agit d'apport de société à une autre société à la suite d'une fusion ou d'une scission les
mêmes modalités susmentionnées sont applicables, mais sous réserve de celles prévues par la
loi dans les cas de fusions et scissions de sociétés.
Section IV. La gérance libre
Le propriétaire d'un fonds de commerce peut le donner en location-gérance à un gérant libre.
Cette location-gérance est considérée comme « un contrat par lequel le propriétaire ou
l'exploitant d'un fonds de commerce en concède totalement ou partiellement la location à un
gérant qui l'exploite à ses risques et périls »220.
La gérance libre est régie par les dispositions des articles 152 à 158 du CC.
Ces dispositions portent d'une part, sur les formalités de publicité (Paragraphe 1). Et d'autre
part, sur les effets qu'elle produit (Paragraphe 2).
Paragraphe 1. Les formalités de publicité
Le contrat de gérance libre doit être publié dans la quinzaine de sa date sous forme d'un extrait,
au bulletin officiel et dans un journal d'annonces légales afin de pouvoir porter à la connaissance
des tiers, la mise en gérance du fonds de commerce.
Le gérant libre doit en outre, être inscrit au registre du commerce alors que le bailleur, s'il est
inscrit doit radier son inscription personnelle ou la faire modifier pour signaler de manière
expresse la mise en gérance libre dudit fonds. La fin de la gérance libre est également soumise
aux mêmes formalités de publicité.
Par ailleurs, le gérant est tenu de préciser à l'en tête de tous les documents liés à son activité
commerciale: factures, lettres ainsi que sur toutes les pièces signées par lui, son numéro
d'immatriculation au registre du commerce, le siège du tribunal où il est immatriculé et sa qualité
de gérant libre du fonds. L'inobservation de cette disposition est sanctionnée par le paiement
d'une amende de
2.000 à 10.000 dirhams221.
À défaut du respect des formalités de publicité ou l'atteinte aux dispositions de la loi en vigueur,
le contrat de location-gérance consentit par le bailleur du fonds de commerce ou son
propriétaire est passible de nullité. Cependant, cette dernière ne peut être invoquée par les
contractants à l'égard des tiers222
Paragraphe 2. Les effets du contrat de gérance
Le gérant libre dispose de la qualité de commerçant et se trouve soumis à toutes les obligations
qui en découlent (Immatriculation au RC, formalités de dépôt et de publicité la mention de la
qualité de gérant sur tous ses documents commerciaux, etc.). Il gère le fonds en son propre nom
et à ses risques et périls.
Lorsque le contrat de gérance libre est de nature à porter préjudice aux créanciers du
bailleur du fonds, en mettant en péril le recouvrement de leurs créances, ils peuvent faire
prononcer par le tribunal du ressort la déchéance du terme et l'exigibilité immédiate de leurs
créances antérieures ayant pour cause l'exploitation du fonds de commerce. Ils sont tenus
d'intervenir sous peine de forclusion, dans un délai de trois (3) mois à compter de la publication
du contrat de location-gérance.
Tant que le contrat de gérance libre n'a pas été publié et pendant les six (6) mois qui suivent
cette publication, « le loueur est responsable solidairement es dettes contractées 223 dans le
cadre de l'exploitation du fonds par le gérant.
À la fin de la location-gérance, les dettes contractées par le gérant libre durant sa gérance
pour l'exploitation du fonds de commerce deviennent immédiatement exigibles