Agropastoral de l’afrique subsharienne, ou il contribue a la fois maillon essentielle de
l’approvisionnement en proteines animales tout en representant Cependant, la rentabilite de
cette activite est fortement entravee par alimentaire et dynamique economique des milieux
ruraux (Fasina et al., 2009 ; FAO, 2012). Toutefois, la rentabilité de cette filière reste
fortement compromise par le coût élevé de l’alimentation, qui peut représenter jusqu’à 70 %
des charges totales de production (Dorh et al., 2018 ; Adeola, 2015 ; USDA, 2015). Face à
cette contrainte, il devient nécessaire de trouver des alternatives alimentaires locales, moins
coûteuses et faciles d’accès, tout en maintenant de bonnes performances de croissance et une
bonne santé des animaux. Dans ce cadre, les sous-produits agricoles apparaissent comme une
option durable. Issus des récoltes ou de la transformation agro-industrielle, ils sont
disponibles localement, peu chers et encore peu utilisés (Makkar, 2018 ; Aregheore, 2002).
). Parmi ces sous-produits, les épluchures de banane se distinguent par leur richesse en fibres,
en sucres fermentescibles, en potassium et en magnésium (Khamsaw et al., 2024 ; Wani et
Dhanya, 2025 ; Atanassova et al., 2022). Utilisées comme sources de fibres digestibles, elles
contribuent à l’amélioration de la santé intestinale et de la digestion chez les porcs. Des études
antérieures ont montré que l’incorporation de 20 à 60 % de farine d’épluchures de banane
dans la ration porcine n’entraîne pas de baisse significative des performances zootechniques, à
condition que l’équilibre nutritionnel de la ration soit respecté ( Rizk et al.,2014). Selon
(Akinfala et Tewe 2004), le remplacement total du maïs par de la farine issue de la plante
entière de manioc (racines, feuilles et tiges) n’a aucun effet néfaste sur les performances de
croissance ni les paramètres sanguins chez les porcs. Cependant, Au-delà des performances
zootechniques telles que le gain de poids, l’indice de consommation ou le poids final, la
qualité de l’alimentation influence aussi de manière significative certains paramètres sanguins
indicateurs de la santé et du métabolisme. D’où le lien entre la ration alimentaire et des
biomarqueurs sanguins comme l’hémoglobine, les globules rouges et blancs, les protéines
totales, ou encore les taux d’urée et de créatinine (Adewale et al., 2021 ; Zhang et al., 2022).
Ainsi leur valorisation optimale permettrait non seulement de réduire la dépendance aux
intrants importés, mais aussi de limiter les pertes post-récolte et de renforcer la durabilité de la
production porcine (Ohouko et al., 2020 ; Ossebi et al., 2019) .
Integrated Taxonomic Information System (ITIS). (2024). Sus scrofa Linnaeus, 1758. Retrieved June
17, 2025, from [Link]
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| Race | Origine | Description morphologique |
Caractéristiques de prolifération | Performances zootechniques | Résistance
|
|--------------------|--------------------|----------------------------------------------------------------------------------------|
------------------------------------------------|--------------------------------------------------|--------------------|
| Porc de savane | Afrique de l’Ouest | Petit gabarit, robe noire ou tachetée, oreilles petites et
dressées | 5–8 porcelets, sevrage tardif | 300–450 g/j, bonne adaptation au climat
| Excellente |
| Ashanti Dwarf | Ghana, Côte d’Ivoire| Format trapu, robe noire, oreilles courtes et triangulaires,
dressées | 5–6 porcelets, prolificité faible | Croissance lente, valorise les sous-
produits | Très bonne |
| Porc Noir de Corse | France (Corse) | Robe noire, gabarit moyen, oreilles moyennes et tombantes
| 6–8 porcelets, allaitement prolongé | Croissance lente, viande traditionnelle | Très
bonne |
| Porc Gascon | Sud-Ouest France | Robe noire, museau allongé, oreilles longues et fines,
tombantes | 7–8 porcelets, bon instinct maternel | Rendement modéré, bonne
qualité de viande | Très bonne |
| Porc Basque | Pays Basque | Robe noire et blanche, oreilles longues et larges, tombantes
couvrant les yeux | 8–10 porcelets, très bonne mère | Croissance lente, viande très
persillée | Très bonne |
Large White | Angleterre | Robe blanche, format allongé, oreilles dressées, triangulaires, pointées
vers l’avant | 10–14 porcelets, bonne laitière | 800–950 g/j, bon indice de consommation
| Moyenne |
| Landrace | Danemark | Robe blanche, corps long, oreilles longues et tombantes couvrant les
yeux | 11–15 porcelets, très bonne mère | Croissance rapide, bon rendement carcasse
| Moyenne |
| Pietrain | Belgique | Robe tachetée gris-noir, très musclé, oreilles courtes et dressées
| 8–10 porcelets, mauvaise mère | 650–900 g/j, viande maigre, très musclée | Faible
|
| Duroc | USA | Robe brun-rouge, corps compact, oreilles épaisses semi-tombantes vers
l’avant | 8–10 porcelets, bonne vigueur | 700–950 g/j, viande juteuse |
Moyenne à bonne |
| Berkshire | Angleterre | Robe noire avec extrémités blanches, oreilles semi-dressées orientées
horizontalement| 7–9 porcelets, bonne laitière | Croissance modérée, viande persillée
| Moyenne | |
Environnement naturel, les porcs passent environ 30 % de leur temps d’activité diurne à
chercher de la nourriture et à s’alimenter (Stolba & Wood-Gush, 1989). En groupe, ils ont
tendance à synchroniser leur comportement alimentaire (Nielsen et al., 1996). En bâtiment, la
recherche de nourriture est inexistante puisque la localisation est toujours identique. Par
ailleurs la synchronisation n’est pas toujours possible, si la place à l’auge est limitée. Certains
systèmes d’alimentation ne permettent pas nécessairement à tous les porcs de la case de se
nourrir simultanément, ce qui peut occasionner des combats (par exemple chez les truies)
(Arey & Edwards, 1998). Nielsen et al. (1996) ont montré que des porcs logés en groupe de
10 et disposant d’un nourrisseur à quatre places font des repas plus courts et plus fréquents
que des porcs disposant d’un nourrisseur à une place, et ils mangent souvent quand l’un
d’entre eux est déjà à l’auge (61 %). Le comportement alimentaire peut également être
influencé par le type d’aliment. Ainsi, par exemple, les fibres permettent de prolonger la
satiété des porcs (De Leeuw et al., 2008) et donc d’espacer les repas, pour un même apport
énergétique. Pour les truies gestantes qui sont rationnées afin de limiter les problèmes à la
mise bas (Robert et al., 1993), l’apport de fibres permet de diminuer le stress physiologique
dû à la restriction qui peut conduire à l’expression de stéréotypies (Appleby & Lawrence,
1987). Enfin l’environnement peut influencer le comportement alimentaire. Ainsi, les
températures élevées diminuent l’ingestion d’aliment par les porcs (Collin et al., 2001).
(Feddes et al.,1989) ont également montré que la lumière pouvait influencer le rythme du
comportement alimentaire. Dans leur étude, les porcs exprimaient spontanément deux
périodes préférentielles de prise alimentaire autour de l’allumage de la lumière le matin à 5 h
et peu avant son extinction le soir à 21 h. L’abreuvement fait partie de l’alimentation des
porcs. L’eau est un composé essentiel des fluides corporels et est impliquée dans de
nombreuses réactions biochimiques (Ramonet et al., 2017). L’abreuvement est lié au rythme
de l’alimentation, avec deux pics journaliers autour des repas. Les porcs boivent très peu la
nuit. L’abreuvement dépend de la température et permet de réguler la température interne en
cas de pic de chaleur. Le porc adapte donc sa consommation d’eau à la température. L’eau
étant une ressource importante, il existe une compétition autour de l’abreuvoir si les animaux
n’ont pas assez de sources d’abreuvement, si l’eau est accessible de manière intermittente ou
avec un débit faible. Les porcs peuvent aussi jouer avec l’eau, ce qui peut causer des glissades
dans les parcs, donc des blessures. Il faut donc disposer d’un matériel adapté et en quantité
suffisante pour garantir un accès permanent à l’eau.
Toutes les cellules animales contiennent des protéines très diverses qui renferment l’azote.
Comme celui-ci doit être fourni à l’animal sous forme d’acide aminé, on voit apparaitre un
double problème : quantitatif et qualitatif (SERRES ,1977). Quantitativement, il faut que
l’alimentation apporte suffisamment d’azote digestible pour remplacer celui que l’organisme
élimine en raison du renouvellement cellulaire pour édifier les tissus nouveaux et assurer les
productions comme le lait. Ce sont les jeunes qui ont les 20 besoins les plus élevés puisque
leur kilogramme de croit contient davantage de protéines et aussi les truies nourrices qui
secrètent beaucoup de protéines par le lait. Normalement, on définit une quantité de matière
azotée quotidienne en fonction du poids et de l’âge de l’animal. Cependant, il existe un
rapport étroit entre l’utilisation de l’énergie de la ration et le niveau de satisfaction du besoin
azoté. Si la ration manque d’azote, l’énergie alimentaire est orientée vers la synthèse de
matières grasses plus onéreuses. Les gains quotidiens diminuent et l’indice de consommation
augmente, ce qui est défavorable. D’autre part la consommation excessive de matières azotées
oblige l’organisme à éliminer une partie par un travail métabolique qui consomme inutilement
une quantité notable de l’énergie. C’est pour cela que l’on exprime aussi les besoins en
matières azotées en pourcentage par rapport à la ration. Qualitativement, les protéines
porcines ont une composition déterminée en acides aminés qui n’est pas la même que celle
des protéines alimentaires surtout végétales. Ces dernières contiennent beaucoup moins de
lysine et de méthionine, mais souvent aussi de tryptophane, thréonine et isoleucine qui sont
des AA indispensables. Il est donc nécessaire de complémenter des protéines végétales de la
ration soit par les protéines d’origine animale soit par des AA de synthèse (SERRES, 1973)
Pour sa croissance, tout être vivant à besoin d‛un régime alimentaire adéquat et équilibré ;
Dans le cas contraire il peut acquérir un retard dans son développement et/ou être appelé à
disparaître (ANONYME, 2005). Les porcs peuvent être élevés dans une porcherie où il
faudra les nourrir deux fois par jour, le matin et le soir. Ceux qui sont élevés en liberté dans
un champ peuvent recevoir de la farine une fois par jour ou, si l’on en dispose un supplément
de nourriture comme des déchets de légumes ou des eaux grasses (PRESTON, 1987). Le
porc se nourrit d’aliments d’origine animale ou végétale. Bien qu’il ne soit pas très exigeant,
on ne peut pas lui donner n’importe quoi. Il ne s’agit pas non plus de le laisser paître pour
qu’il se nourrisse uniquement d’aliments fibreux. Un porc sain et productif a besoin d’une
nourriture abondante et de bonne qualité. D’où aussi l’importance de lui proposer un
abreuvoir propre pour maintenir la propreté des aliments et éviter les gaspillages. Dans les
régions où les ressources alimentaires sont déjà comptées, l’utilisation d’aliments comme les
céréales pour nourrir les animaux doit être envisagée avec précaution.
Il est souvent plus judicieux de se limiter aux aliments qui ne sont pas directement utilisables
par l’homme, ou qui proviennent des déchets de cuisine ou du jardin ainsi que les sous-
produits de l’industrie alimentaire ou sucrière (le son, la mélasse, drèches de brasseries, etc.).
La productivité de l’élevage dépend cependant de la qualité et de la quantité de la nourriture
fournie au cheptel (KLOOSTER et al., 2011). Tous être vivant évolué doit poursuivre,
satisfaire ses besoins en différents éléments : oxygène, eau, sources d’énergie et de matériaux
nécessaires pour l’entretien et la construction de l’organisme ainsi que pour les différentes
synthèses qu’il est amené à réaliser afin de produire. Il est possible de quantifier ces besoins
en fonction des différents usages auxquels ils sont affectés : maintien en vie de l’organisme,
exercice physique, croissance, gestation, production de viande ou réserves lipidiques
(CAUTY et al., 2009).