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I) Les Effets Antérieurs Au Jugement Déclaratif

Le jugement d'ouverture d'une procédure collective marque le début d'une phase cruciale pour une entreprise en cessation de paiement, pouvant mener à un redressement judiciaire ou à une liquidation des biens. Ce jugement entraîne des effets tant antérieurs qu'après son prononcé, notamment des inopposabilités d'actes accomplis par le débiteur et une assistance obligatoire du syndic en cas de redressement. En liquidation, le débiteur est dessaisi de l'administration de ses biens, permettant au liquidateur de gérer l'ensemble de son patrimoine.

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I) Les Effets Antérieurs Au Jugement Déclaratif

Le jugement d'ouverture d'une procédure collective marque le début d'une phase cruciale pour une entreprise en cessation de paiement, pouvant mener à un redressement judiciaire ou à une liquidation des biens. Ce jugement entraîne des effets tant antérieurs qu'après son prononcé, notamment des inopposabilités d'actes accomplis par le débiteur et une assistance obligatoire du syndic en cas de redressement. En liquidation, le débiteur est dessaisi de l'administration de ses biens, permettant au liquidateur de gérer l'ensemble de son patrimoine.

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La vie d’une entreprise n’est pas un long fleuve tranquille, et elle peut se retrouver en difficulté,

notamment en situation de cessation des paiements. Toutefois, tout n’est pas perdu, sous
certaines conditions, elle peut déclencher une procédure collective qui pourra aboutir en
redressement judiciaire ou en liquidation des biens. Cette procédure commence par un
jugement d’ouverture, qui occasionnera des conséquences à l’égard du débiteur. C’est dans
ce sillage que s’inscrit l’affirmation suivante : « les effets du jugement d’ouverture à l’égard du
débiteur »
Ainsi, le jugement d’ouverture apparaît comme le véritable point de départ de la procédure
collective, il désigne la décision par laquelle le juge saisi constate la cessation de paiement
après avoir entendu le débiteur et prononce l’ouverture de la procédure du redressement
judiciaire ou de la liquidation des biens. Dans ce processus le débiteur, personne physique ou
morale à l’endroit de laquelle est ouverte la procédure est la personne ayant une obligation à
l’égard d’une autre.
Dès lors, quels sont les effets du jugement d’ouverture à l’égard du débiteur ?
L’étude d’un tel sujet présente un intérêt pratique dans la mesure où, il nous renseigne que le
débiteur qui est en cessation de paiement peut faire une déclaration pour obtenir un jugement
d’ouverture pour éventuellement procéder au redressement de son entreprise, ou sinon le
juge prononce la liquidation des biens.
Pour mieux apporter de la lumière à notre sujet, nous allons voir les effets antérieurs au
jugement d’ouverture à l’égard du débiteur (I), avant d’expliquer les effets postérieurs au
jugement d’ouverture à l’égard du débiteur (II).

I) Les effets antérieurs au jugement déclaratif


À la suite du jugement déclaratif, certains actes accomplis par le débiteur sont, ou peuvent
être déclarés inopposables à la masse des créanciers. Ce sont les inopposabilités de droit et
facultatives (A). Une fois mise en œuvre, ces inopposabilités produisent des effets (B).
A) Les différents types d'inopposabilités
L'inopposabilité s'entend d'un acte juridique dont la validité n'est pas contestée mais dont
les effets peuvent être écartés par les tiers. D'une part, il y a les inopposabilités de droit. Ainsi,
il faut préciser que les inopposabilités de droit ne sont pas des inopposabilités de plein droit.
Ces dernières opèrent sans jugement, c'est-à-dire, elles se suffisent à elles-mêmes sans
décision de justice. Tandis que pour les inopposabilités de droit, il est nécessaire d'obtenir une
décision de justice et que le juge n'aura aucun pouvoir d'appréciation, car il est tenu de
déclarer l'acte inopposable dès qu'il constate qu'il fait partie de ceux qui sont visés par la loi
et qu'il a été accompli pendant la période suspecte. De ce fait, les actes concernés sont au
nombre de six et sont tous cités dans l’article 68 de l’AUPCAP.
Et d'autre part, contrairement aux inopposabilités de droit, pour les inopposabilités
facultatives, le juge dispose des pouvoirs souverain et d'appréciation de déclarer ou non
certains actes. En effet, si les actes posés par le débiteur ne causent aucun préjudice à la
masse des créanciers, le juge ne va pas les déclarer inopposables.
Ces actes sont énumérés dans l’article 69 de l’AUPCAP.
B) La mise en œuvre des inopposabilités
D'après l'article 70 de l'AUPCAP, l'action en déclaration d'inopposabilité n'est exercée que
par le syndic. Autrement dit, il est nécessaire d'obtenir une décision du tribunal rendue à la
demande du syndic, qui peut agir jusqu'au jour de l'arrêté de l'état des créances. Et toujours
selon l'article 70 précité, l'action relève de la compétence de la juridiction ayant ouvert la
procédure redressement ou de liquidation des biens. Et celle-ci, à peine de d'irrecevabilité, ne
peut être exercée après l'homologation du concordat de redressement judiciaire, ni après la
clôture de la liquidation des biens.
D'un autre côté, les inopposabilités produisent les mêmes effets, qu'il s'agisse
d'inopposabilité de droit ou facultative. Cependant, des différences existent selon la nature de
l'acte et l'article 71 AUPCAP en a fourni cinq (05). Il s'agit : d'abord de la constitution de sûreté
déclarée inopposable, ensuite d'acte à titre gratuit déclaré inopposable, puis de paiement
déclaré inopposable, de plus de contrat commutatif déséquilibré, déclaré inopposable et enfin
d'acte à titre onéreux déclaré inopposable.
Donc, le jugement déclaratif produit des effets antérieurement à son application. Ce sont les
inopposabilités, qui peuvent être de droit ou facultative. Ainsi, la mise en œuvre de ces
inopposabilités constitue les mêmes effets qu’il soit d’inopposabilités droit ou facultative, mais
l’article 71 de l’AUPCAP donne plus de détails.
Ainsi, ce même jugement déclaratif entraîne des effets sur les actes accomplis par le
débiteur, mais cette fois-ci postérieurement au jugement d’ouverture.

II) les effets postérieurs au jugement d’ouverture à l’égard du débiteur


Le débiteur est assisté en redressement judiciaire (A) et dessaisi en liquidation des biens(B)
A) l’assistance obligatoire du débiteur en redressement judiciaire
D’abord, En cas de redressement judiciaire, le débiteur est assisté par le syndic. En effet, ce
qui est interdit au débiteur agissent seul ou lui-même les actes d’administration et de
disposition. Selon les termes de l'alinéa 1er de l'article 52 de l'AUPCAP révisé, les actes passés
seul par le débiteur et qui concernent l’administration et la disposition de son patrimoine, sans
l’assistance obligatoire du syndic sont de plein droit frappé d’inopposabilité à l’égard de la
masse des créanciers même s’il reste valable entre le débiteur et son cocontractant.
Cependant, il faut relever que la limitation des pouvoirs du débiteur en redressement n’a pour
domaine que les actes de disposition et ceux d’administration.
En conséquence, il relève que le débiteur peut accomplir valablement seul les actes de
conservatoire et ceux de gestions courantes. Par ailleurs, si le syndic refuse son assistance
pour l’accomplissement des actes d’administration ou de disposition, le débiteur ou le dirigeant
de la personne morale ou les contrôleurs peuvent y contraindre par décision du juge
commissaire. Ces règles exigent du syndic qu’il fasse preuve d’une grande diligence dans
l’accomplissement de la mission qui est plus dense dans le cadre de la liquidation des biens.
B) Le dessaisissement du débiteur en liquidation des biens
Le dessaisissement concerne non seulement les biens présents mais également les biens à
venir c’est-à-dire ceux que le débiteur pourra acquérir.
D’abord, le débiteur est dessaisi de l’administration et de la disposition de ses biens dès
l’ouverture d’une liquidation judiciaire. Cette mesure vise à éviter les actes qui seraient
préjudiciables pour les créanciers. Le dessaisissement du débiteur commence à l’ouverture
de la liquidation judiciaire et prend fin à la clôture de celle-ci. Tous les droits et actions
concernant le patrimoine du débiteur sont exercés par le liquidateur tout au long de la
procédure. Si le débiteur est une personne morale, le liquidateur exerce des fonctions de
dirigeant.
S’il s’agit d’une personne physique, le liquidateur exerce des droits relevant du patrimoine
personnel du débiteur. Une fois dessaisi, le débiteur ne peut plus vendre un actif, encaissé
une somme d’argent, résilier un contrat, ou encore participer à un partage amiable d’indivision.

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