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La Direction

Le document traite des systèmes de direction des véhicules, en mettant l'accent sur leur fonctionnement, qualité et types, notamment la direction à boîtier et à crémaillère. Il aborde également l'assistance de direction, tant hydraulique qu'électrique, ainsi que les procédures d'entretien et d'autodiagnostic. Enfin, il souligne l'importance d'un rapport de direction approprié pour garantir la précision et la sécurité lors de la conduite.

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La Direction

Le document traite des systèmes de direction des véhicules, en mettant l'accent sur leur fonctionnement, qualité et types, notamment la direction à boîtier et à crémaillère. Il aborde également l'assistance de direction, tant hydraulique qu'électrique, ainsi que les procédures d'entretien et d'autodiagnostic. Enfin, il souligne l'importance d'un rapport de direction approprié pour garantir la précision et la sécurité lors de la conduite.

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CHAPITRE : LA DIRECTION

I- Fonction globale

II- Fonction

Diminuer l’effort du conducteur sur le volant. La direction permet de guider le véhicule, en


ligne droite comme en virage ou sur les roues directrices.

III- Qualité

Une direction doit être précise, c'est-à-dire avoir le moins de jeu possible pour obéir
exactement au volant.

Elle ne doit pas être trop démultipliée, c'est-à-dire qu'on ne doit pas être obligé de tourner
beaucoup le volant quand on veut tourner : on dit alors que la direction est directe.
Elle doit être irréversible, c'est-à-dire que le chauffeur ne doit pas sentir dans le volant les
réactions au sol sur les roues : le chauffeur doit pouvoir faire tourner les roues facilement.

Mais les irrégularités du sol, réagissant sur les roues doivent avoir du mal à faire tourner le
volant.

Pour qu'une direction soit irréversible, les constructeurs ont trois possibilités :

- la démultiplier, mais nous avons vu que cela complique la conduite si la


démultiplication est trop importante,
- calculer l'orientation des filets de vis dans le boîtier de direction, utiliser une direction
assistée. Dans ce cas-là, ce n'est pas la force du conducteur qui fait tourner les roues. Il
ne fait que commander une autre force (hydraulique) qui fera le travail à sa place et
qui évite une démultiplication importante.

IV- Principe de fonctionnement

Un réservoir (4) alimente une pompe (la pompe est dans le réservoir dans cet exemple). Cette
pompe débite le fluide sous très haute pression (jusqu’à 100 bar) au distributeur. Le
distributeur, commandé par le volant, envoie le fluide sous pression à un vérin qui agit dans
un sens ou dans l’autre. le vérin agit sur la crémaillère puis sur les rotules de direction. Pour
des raisons de sécurité, ce système ne remplace pas la direction “classique ” mais la complète.

1- valve distributrice ; 2- piston ; 3- crémaillère ; 4- réservoir ; 5- pompe à engrenages

6-limiteur de pression
V- Différents types
1- La direction à boitier
a- Description

Vis globique et galet tournant Vis et écrou

b- Principe de fonctionnement

En tournant le volant à droite ou à gauche, le conducteur fait pivoter la bielle pendante en


arrière ou en avant grâce au renvoi d'angle contenu dans le boîtier de direction. La bielle
pendante tire ou pousse la barre de connexion qui fait pivoter de La roue gauche, en agissant
sur le levier de commande de fusée . La roue droite pivote dans le même sens que la gauche
grâce aux leviers de fusée et à la barre d'accouplement.

c- Inconvénients
Manque de sensibilité et de précision.

2- La direction à crémaillère
a- Description

b- Principe de fonctionnement

Le volant fait tourner un pignon par l'intermédiaire du tube de direction qui doit être articulé.
Ce pignon peut déplacer la crémaillère d'un côté ou de l'autre.

La crémaillère est reliée aux leviers par des biellettes qui permettent le débattement en
hauteur des roues. Les biellettes sont parfois fixées au milieu de la crémaillère et non à chaque
bout.

c- Avantages : précise, faible prix de revient.


d- Inconvénients: réversible, faible démultiplication.
VI- Assistance de direction

Un système de direction mécanique se compose :

- d’une colonne de direction,

- d’un mécanisme de direction (pignon, crémaillère, carter, biellettes).

Sur ce système, l'effort nécessaire à la rotation des roues avant doit en totalité être appliqué au
volant par le conducteur. Cet effort est conditionné par les pneumatiques, la charge sur le train
avant et les angles formés par les différents éléments du train avant :

- le carrossage, - l'inclinaison du pivot, - la chasse, - le parallélisme...

Il existe deux types de directions assistées : la direction assistée hydraulique ; la direction


assistée électrique.

1- Rôle

La direction assistée est destinée à :

- diminuer l'effort physique du conducteur sur le volant lors des manœuvres de


changement de direction du véhicule, limiter le rapport de démultiplication, fournir
une assistance importante dans les manœuvres de parking,
- limiter l'assistance à vitesse élevée ou sur verglas permettant ainsi une bonne stabilité
directionnelle du véhicule,
- maintenir un contrôle mécanique de la direction en cas de défaillance du système
d'assistance.
2- Assistance hydraulique
a- Description

Un système de direction assistée hydraulique possède en complément des éléments de la


direction mécanique :

 un réservoir placé au-dessus d'une pompe,

Cette pompe est entraînée en rotation par le moteur et fournit un débit d'huile proportionnel à
la vitesse de rotation,

 un régulateur destiné à réguler la pression d'huile en dérivant éventuellement une


partie du débit, ceci en fonction des conditions de fonctionnement,
 une valve rotative commandée à la fois

- par le volant de direction, - par le pignon de crémaillère.

Elle permet de diriger l'huile haute d'un côté ou de l'autre du piston d'un vérin selon le sens de
sollicitation du volant. Ce vérin est intégré au boîtier de crémaillère.
b- Fonctionnement

En ligne droite, l’huile arrivant de la pompe (5) retourne au réservoir (4) par l’intermédiaire
des fuites (8) (détail A) : l’assistance est nulle, le piston (2) de la crémaillère (3) ne se
déplace pas.
En braquage, pour un effort volant, la force résistante exercée par les roues via la crémaillère
se traduit par un couple au niveau de la chemise (b). La barre de torsion (e) se vrille et le
rotor (c) de la valve se décale par rapport à la chemise (b).

En fonction de l’effort du conducteur, ce décalage ferme certains étranglements de la valve,


ce qui permet de :

- créer une pression d’huile et de l’orienter vers une chambre du vérin,

- diriger l’huile en provenance de l’autre chambre du vérin vers le réservoir.

Lors d’un braquage en butée (butée parking, dégagement trottoir, dans une ornière, etc...), la
valve dirige toute l’huile vers un côté du vérin : l’assistance est maximum. Le limiteur de
pression (6) s’ouvre à partir de 100 ou 110 bars suivant la version de GEP.

3- Assistance électrique
a- Description

Le système de direction assistée électromécanique comprend les éléments essentiels suivants :


Capteur de couple de braquage ; Boîtier électronique ; Moteur électrique avec capteur de
position ; Réducteur ; Boîtier de direction à crémaillère 6.

VII- Entretien

Le changement du liquide d’assistance varie suivant les constructeurs. Reportez-vous toujours


au manuel d’utilisation du véhicule. Le contrôle du niveau de liquide d’assistance fait parti
des contrôles quotidiens.

En voici 2 exemples :

Si vous constatez un manque d’efficacité de l’assistance de direction cela est probablement


dût à un manque de liquide et à une fuite. Pour vous dépanner vous pouvez rajouter du
liquide.
NB : Compte tenu des pressions importantes utilisées dans l’assistance de direction, le “
bricolage ” d’un joint, d’un raccord ou d’un flexible est à proscrire.

VIII- Anomalie de fonctionnement

constatations Causes possibles du défaut


La direction est dure Défaut d’assistance Manque d’huile
Des deux cotés Des deux cotés : manque Défaut de la pompe ou de
de pression général. l’entrainement
Fuite au refoulement
Colmatage (canalisation ; filtre)
Emulsion

D’un seul coté D’un seul coté : pression Défaut de soupape limitatrice
insuffisante ; distributeur de braquage (tarage ; étanchéité)
actionné d’un seul coté.

Dans les Défaut de pompe (étanchéité,


manœuvres rapides Lors d’une action rapide : entrainement)
débit insuffisant. Emulsion (prise d’air)

Au retour Grippage pivots ; rotules


Défaut de graissage
La direction manque de
précision
Le véhicule tire d’un
coté ou la direction flotte.
La pompe est bruyante vibrations Manque de fluide (fuite)
Canalisation en contact avec la
carrosserie
Dépression anormale à
l’aspiration (colmatage, coude ;
viscosité).

IX- Autodiagnostic

A chaque mise d u contact, le calculateur effectue un autocontrôle du système ; il vérifie


l'absence de court -circuit ou circuit ouvert sur ses lignes électriques.

Les défauts reconnus par le calculateur sont les suivants :

-défaut signal vitesse

-défaut électrovanne

-défaut calculateur

En cas de défaillance reconnue par le calculateur, celui-ci adopte une stratégie de sécurité
(mode dégradé) qui consiste :
-à passer en assistance moyenne en 10 secondes maxi (I = 380 mA), pour un défaut du signal
vitesse,

-à passer en assistance mini, pour un défaut électrovanne,

-à passer en assistance mini, pour un défaut calculateur.

Le retour au fonctionnement normal se fera après coupure, remise du contact et roulage du


véhicule, si le défaut n'est plu s présent.

X- LE RAPPORT DE DIRECTION

Une direction trop directe présente plusieurs inconvénients :

- Au moindre mouvement du volant, le véhicule fait un écart de trajectoire


- Le couple résistant au pivotement des roues demande un effort exagéré au
conducteur en manœuvrant
- Les chocs reçus par les roues sont répercutés au volant
Nous devons donc interposer entre le volant et les roues, un mécanisme démultiplicateur
quipermette :

- de donner plus de précision à la direction


- de diminuer la force à appliquer au volant
- de limiter la réversibilité
Si l’on désire que le couple appliqué au volant ne dépasse pas 2 daN.m, il faut que le
rapport de couple R, soit :

COUPLE AUX ROUES=16


R=
COUPLE AU VOLANT =1

Donc le rapport de démultiplication roue/volant doit être de 1/16

La force fournie par le conducteur est égale à :


'
COUPLE EXERCE SUR L AXE DU VOLANT =C
F=
DIAMETRE DU VOLANT =D

Pour chaque véhicule, nous trouvons pour un angle de rotation du volant


(entrée), un angle de braquage des roues directrices (sortie), (différent pour la
roue intérieure ou extérieure au virage).

Ce rapport k est nommé rapport de direction.

Angle de rotation du volant


K=
Angle de braquage du volant

Il est constant et symétrique.


Toute dissymétrie de braquage entre droite et gauche est significative d’un défaut de
géométrie.

Braquage à gauche

Chambre A Admission du liquide sous pression. Chambre B Échappement retour au


réservoir. Déplacement de la crémaillère vers la droite grâce à F1 force transmise par le

conducteur, et F2 force du piston du vérin : F2 = P.S


Braquage à droite

Chambre A Échappement, Chambre B Admission du liquide sous pression.

Déplacement de la crémaillère vers la gauche grâce à F1 et F2.

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