Safari 10
Safari 10
THEME :
Présenté par :
Sous la direction de :
TUMBARE Falon T
Mme. FELLAG Dalila
NJIVA Ngonidzashe L
Membre du jury:
Président: Mme. Moussi Nassima
Examinateur: Mr. Mahmoudia Mehenna
Rapporteur: Mme. Fellag Dalila
Promotion 2017-2018
Remerciements
Nos remerciements s'adressent d'abord à notre créateur, Dieu seigneur qui ne cesse de
nous bénir et de répandre abondamment sur nous toute espèce de sagesse et intelligence
spirituelle, afin que nous sachions quelle est l'immensité de la richesse et la gloire qu'il
réserve à nous ses élus.
Nous exprimons notre profonde gratitude à notre promotrice Mme FELLAG DALILA
pour avoir accepté d'encadrer ce dit travail du début à la fin malgré ses multiples
occupations.
Nos remerciements s'adressent également aux membres du jury pour leur aimable
acceptation d’évaluer ce travail et de participer à notre soutenance
Nos sentiments de gratitude s'adressent aussi à tous les personnels et les enseignants de
tous les départements de l’Université Mouloud MAMMERI de Tizi-Ouzou qui ont contribué à
notre formation durant notre cursus.
Nos reconnaissances vont à l’ensemble du personnel de NAFTAL, particulièrement
Mr AISSAT pour le temps qu’il nous a consacré tout au long de notre stage.
Enfin, Nous exprimons nos sentiments à tous nos amis, nos camarades qui ont contribué
de près ou de loin à l’élaboration de ce travail et tous ceux qui nous ont aidé d'une manière
ou d'une autre et dont les noms ne sont pas repris ci haut qu'ils trouvent ici l'expression de
notre reconnaissance.
i
Dédicace
longévité.
ii
Dédicace
qui ont partagé avec moi tous les moments d’émotion lors
de la réalisation de ce travail.
l’amour et de la vivacité.
longévité.
iii
La liste d’abréviation
iv
Résumé
Abstract
Understanding the link between capital structure and financial performance is the objective of
our research. In order to understand this link we had to analyse the two (capital structure and
financial performance) separately first. We started off with capital structure theories which
explore the relationship between debt financing, equity financing and market value of the
firm. Thus we asked ourselves, how this capital structure influences financial performance of
a state owned enterprise. For our research we used books, documents and sites dedicated to
corporate finance and analysis of financial performance. Our approach has taught us that in
order to minimize the cost of capital hence improving financial performance, a firm needs to
find its optimal capital structure. However there are other factors like type of activity and
nature of the company which also have an impact on its financial performance.
Keywords: capital structure, financial performance, debt financing, equity financing, cost of
capital, state owned enterprise, optimal capital structure
v
Sommaire
vi
INTRODUCTION
GÉNÉRALE
Introduction générale
Une entreprise peut, bien qu’elle exécute en comparant les résultats des initiatives aux
objectifs, évaluer dans quelle mesure elle rencontrera ses objectifs. Elle peut utiliser les
indicateurs financiers pour évaluer sa performance et la comparer à celle d’autres entreprises
du même secteur.
La performance de l’entreprise est une appréciation synthétique de la façon dont une
organisation exécute sur ses paramètres les plus importants y compris les marches financiers
et la performance de l’entreprise.
La performance de l’entreprise est un sous-ensemble d’analytique d’entreprise qui
s’intéresse à la sante de l’organisation. Traditionnellement elle a été mesurée uniquement en
termes de la performance financière. Ces dernières années, le concept de la sante des
entreprises est devenu plus large.
Une organisation saine est celle qui est considérée comme impliquant non seulement
les considérations financières, mais aussi les autres facteurs notamment la responsabilité
sociale et la réputation, l’innovation, le moral des employés et la productivité.
Malgré cela, la performance financière reste le facteur de performance de l’entreprise.
Elle est une mesure subjective de façon dont une entreprise peut utiliser ses actifs de son
principal mode de l’entreprise à générer des revenus.
La création de valeur sera déterminée à cet effet par la façon dont l’entreprise financera
ses opérations. Une structure financière optimale sera essentielle pour que la firme génère
plus de revenu et d’améliorer sa compétitivité.
Une entreprise a une énorme décision à prendre en termes de définition d’une structure
financière appropriée pour financer ses opérations. Elle finance ses projets par
l’autofinancement, les fonds propres, l’endettement ou une combinaison de deux ou plus de
ces modes de financement.
Cette combinaison déterminera certainement une bonne santé de l’entreprise et la
conduira à d’énormes marges bénéficiaires.
Notre objectif dans cette étude est d'apprécier la structure financière de « Naftal» sur
sa performance financière pendant la période retenue (2015-2017) et de déterminer la
structure financière optimale qui permet de minimiser le coût du capital et maximiser la
performance financière de l'entreprise.
Le thème qu’on a choisi correspond avec notre spécialité (Finance d’entreprise), donc
on a saisi une chance d’appliquer nos connaissances dans une situation pratique. Ce thème
concorde également au type de carrière que nous souhaitons poursuivre à l’avenir.
Hypothèses de recherche
L’hypothèse tend à formuler une relation entre des faits significatifs même plus ou
moins précis. C’est donc une proposition de réponse à la question posée, elle aide à
sélectionner les faits observés, les interpréter, c’est-à-dire de leur donner une signification.
Ainsi, en vue de répondre aux questions que nous nous sommes posés au niveau de la
problématique, nous avons formulé les hypothèses suivantes :
H1 : La proportion de Fonds Propres et dettes a un impact sur la performance financière de
l’entreprise NAFTAL.
H2 : La nature des entreprises publiques influencent leur performance financière.
3
Introduction générale
Méthodologie
Délimitation du sujet
Notre recherche est délimitée clairement dans sa portée spatiale comme dans sa portée
temporaire. En effet, elle se borne à la structure financière et son incidence sur la performance
financière de l’entreprise Naftal en ville d’Oued-Aissi. Elle repose sur les données relatives à
ses états financiers notamment les bilans et les tableaux de compte de résultat (TCR) d'une
période allant de 2015 à 2017. Nous estimons qu'avec ces trois ans, nous pouvons dire oui ou
non si cette entreprise est performante.
La justification du plan
Ce présent mémoire est constitué de trois chapitres : Le premier traite les fondements
théoriques du lien entre structure financière et une introduction aux entreprises publiques. Le
second traite principalement les généralités sur la structure financière et la performance
financière. Le dernier chapitre abordera une analyse de la structure financière de l'entreprise
<<NAFTAL>> et son incidence sur la performance financière.
4
Chapitre 1 : Les
aspects théoriques
généraux; la structure
financière et la
performance financière
des entreprises
publiques
Chapitre 1 : les aspects théoriques généraux, la structure financière et la
performance financière
Introduction :
La finance d’entreprise est définie comme étant l’étude et l’analyse des sources de
financement ainsi que de la structure financière d’une entreprise. Les investissements, les
projets et la croissance nécessitent un financement. L’objectif principal de la finance
d’entreprise est de maximiser la valeur pour l’actionnaire. La théorie financière a identifié
plusieurs objectifs pour l’entreprise à savoir : la pérennité de l’entreprise, l’accroissement du
chiffre d’affaires ou de la part de marché et la minimisation des coûts.
La maximisation de la richesse des actionnaires et l’amélioration de la performance
nécessitent une bonne prise des décisions financières, il s’agit ici de la décision de
financement, celle d’investissement et la décision de distribution. La décision de distribution
consiste en la répartition du profit de la firme entre ses actionnaires (en forme des dividendes)
et les créanciers.
La décision de financement implique la détermination de la structure financière
optimale qui est la meilleure combinaison de dettes et fonds propres .L’endettement est plus
risquée que les fonds propres mais le dernier dilue la valeur de l’actionnariat. Finalement la
décision d’investissement est l’affectation du capital à des projets d’investissement appelé
« capital budgeting ».
Cependant, la détermination de la valeur d’entreprise n’est plus qu’une simple
addition d’éléments mais elle exprime à la fois le résultat des décisions qui ont été prises et la
façon dont ce résultat est perçue par les intervenants sur le marché financier.
Cette innovation dans l’estimation de la valeur de l’entreprise a mis l’accent sur le
problème de la performance de l’entreprise à travers l’évaluation de la pertinence de la prise
des décisions financières qu’elle doit effectuer. Ces décisions doivent concourir à l’atteinte de
l’objectif fondamental de chaque firme à savoir la maximisation de sa valeur et par
conséquent la création de valeur .Cette création de valeur peut être déterminée dans la théorie
financière par plusieurs indicateurs de mesure.
Les plus courants sont :
-Le rendement des actifs (ROA)
-Le rendement des investissements (ROI)
-Le rendement des capitaux propres (ROE)
-Le bénéfice par action (BPA)
-Le Price earnings ratio (PER)
6
Chapitre 1 : les aspects théoriques généraux, la structure financière et la
performance financière
Cependant, plusieurs auteurs, affirment que ces indicateurs montrent une insuffisance de
mesure et offre une vision limitative. Ils constatent aussi qu’aucun moyen de mesure des
performances de l’entreprise n’est exhaustif et bien corrélé avec sa valeur boursière et que ces
mesures assises sur les bénéfices s’attachent, en général, à la gestion du compte de résultat et
négligent le montant et le rythme réel des cash flows.
L'objectif de ce chapitre est de faire une synthèse de la littérature théorique et
empirique sur la structure de capital. Le point de départ est l'article de Modigliani et Miller
(1958) qu’on va analyser dans la section une.
Dans la deuxième section on va ce concentré sur les théories modernes et enfin dans
la dernière section on traitera l’orientation aux entreprises publiques.
En 1958, les travaux de Franco Modigliani et Merton Miller ont démontré que le
choix entre les dettes et capitaux propres n’a pas d’impact sur la valeur de la firme dans un
monde sans impôt et sans coûts de transaction.
Ce théorème a été modifié une première fois en 1963 par l'intégration de la fiscalité
des entreprises. Dans ce cadre , Franco Modigliani et Merton Miller ont démontré que la
valeur de l'actif économique de l'entreprise endettée est égale à la valeur de l'actif
économique d'une entreprise non endettée majorée de la valeur actuelle de l'économie
d'impôt lié à la déductibilité fiscale des intérêts de la dette.
En 1977, Merton Miller a produit un troisième article qui intègre cette fois-ci, non
seulement la fiscalité des entreprises, mais aussi la fiscalité des particuliers et des
investisseurs dans leur raisonnement.
Dans ce cadre, il montre que la prise en compte de ces deux fiscalités produit les
mêmes conclusions que celles de 1958, à savoir que la façon de financer un actif
économique entre les dettes et capitaux propres n'a pas d'influence sur la valeur de cet
actif économique.
D’un point de vue financier, l'objectif d'une entreprise est de créer de la valeur, c'est-
à-dire d’être capable de réaliser un investissement dont le taux de rentabilité dégagé est
supérieur au taux de rentabilité exigé compte tenu du risque.
7
Chapitre 1 : les aspects théoriques généraux, la structure financière et la
performance financière
Avec ;
Ve – valeur de l’entreprise endettée.
Vn –valeur de l’entreprise non endettée.
1
Proposition démontrée par Modigliani et miller <Tax and the cost of capital> American economic review, 1963, P64
8
Chapitre 1 : les aspects théoriques généraux, la structure financière et la
performance financière
Avec ;
D : dettes
C : capitaux propres
Le taux de rendement moyen pondéré du capital est égal aux taux de rendement
des actifs économiques. Il est donc indépendant de la structure de financement.
d’endettement. Il comprend une prime de risque [(Ra-Rd) D/C] qui rémunère le risque
financier de l’entrepreneur.
2
Georges Langlois et Michelle mollet<manuel de gestion financière, Edition Berti, Alger, 2011, P299
9
Chapitre 1 : les aspects théoriques généraux, la structure financière et la
performance financière
Avec ;
D : dettes
C : capitaux propres
Ve = Vn + D + t
Avec ;
D : dettes
t : taux d’imposition
10
Chapitre 1 : les aspects théoriques généraux, la structure financière et la
performance financière
Le taux des rendements requis des capitaux propres de l’entreprise endettée (ou
coût des capitaux propres) peut être déterminé en fonction du taux de rendement après
impôt Ra, requis des actifs économiques de l’entreprise non endettée ou ce qui revient au
même en fonction du coût des capitaux propres de l’entreprise endettée.
Avec ;
D : dettes
C : capitaux propres
11
Chapitre 1 : les aspects théoriques généraux, la structure financière et la
performance financière
Les capitaux propres ne sont pas gratuits. Ce coût n’est pas observable
directement sur le marché comme un taux d’intérêt (il n’est pas explicit comme coût de
la dette). La théorie financière a développée plusieurs modèles permettant d’évaluer le
taux de rentabilité que les actionnaires attendent sur leur investissement en action. Selon
le MEDAF (Modèle d’évaluation des actifs financiers), le taux de rentabilité attendu par
les actionnaires est donné par la relation suivante :
Kcp= Rf + (Erm-Rf)βi
12
Chapitre 1 : les aspects théoriques généraux, la structure financière et la
performance financière
Selon le modèle de Gordon et Shapiro la valeur d’une action est égale à la somme
actualisée à l’infini de dividendes futurs. Si on fait l’hypothèse d’un taux de croissance g
de dividendes on obtient :
Po = Dt/R-g
Avec ;
Po : valeur d’une action
Dt : dividendes
R : taux de rendement exigé par les actionnaires
g : taux de croissance
Le modèle de Gordon et Shapiro montre qu’une modification des dividendes versés
n’aura pas l’impact prévu initialement. Si l’entreprise conserve le même programme
d’investissement et la même structure financière tant qu’elle procède à des augmentations du
capital pour compenser l’augmentation faite aux actionnaires4.
3
YAAKOUBIAhlem et OlfaRiahi « Les déterminants de la structure de capital» mémoire de fin d'études,
Université de la Manouba, 2007, p.47
4
Vernimen P, <Corporate Finance: theory and practice>, 2014, 4th. Edition p126
13
Chapitre 1 : les aspects théoriques généraux, la structure financière et la
performance financière
Conclusion
Modigliani et Miller ont mis à nu que, dans le marché des capitaux parfait, la valeur d’une
entreprise est indépendante de sa structure financière. C’est-à-dire que n’importe quel nombre
de différentes proportions des dettes et fonds propres peut entrainer à la même valeur de
l’entreprise. Tandis que la politique de l’entreprise, le modèle de Modigliani et Miller est en
particulier non attachant, leur travail a déjà mis en place une fonction importante. En
particulier, les suppositions des marchés parfaits ont permis le passage pour expliquer la
structure financière.
14
Chapitre 1 : les aspects théoriques généraux, la structure financière et la
performance financière
On trouve ici la théorie d‘agence et la théorie des signaux parmi les autres. Les
propositions de base de la finance néo-classique sont alors ;
• D’aborder les différents coûts appelés les coûts d’agence qui sont associés aux
conflits qui peuvent surgir entre les dirigeants, actionnaires et créanciers,
• La présentation des moyens de résolution de ces conflits entre les parties
prenantes telle que l’endettement,
• Les moyens de surveillance, de contrôle et d’incitation des dirigeants tels que le
conseil d’administration.
Deux classes d’agents sont implicitement considérées, les actionnaires et les créanciers.
Cette théorie par Jensen et Meckling en 1976 définie la firme comme « une boite noire »,
c’est-à-dire elle est considérée comme un « nœud des contrats » entre les individus (l’agent ou
mandataire) et (le mandant ou le principal) ayant des intérêts différents et conflictuels5. Cette
relation de l’agence ou de mandat est celle par laquelle le principal fait confiance au
mandataire d’agir en son nom et pour son compte.
Cette analyse remise en cause la séparabilité des décisions de financement et celles
d’investissement, elle justifie les interactions entre les deux politiques. La théorie de l’agence
conteste l’hypothèse de MM qui suppose que les intérêts des actionnaires et ceux des
dirigeants sont toujours alignés. En réalité chaque agent cherche à maximiser ses objectifs
personnels. Il existe une multitude des conflits au sein d’une entreprise entre les dirigeants et
les travailleurs et les dirigeants et les fournisseurs. La théorie de l’agence se concentre sur les
conflits découlant de la relation entre les nouveaux et les anciens actionnaires et ceux entre les
créanciers et les dirigeants-actionnaires.
Dans le cas où les dirigeants ne sont pas simultanément les actionnaires « séparation
entre la propriété et la gestion », ils essayent des maximiser leurs rémunérations salariales
compte tenu du maintien de leur emploi. Cependant les actionnaires cherchent à maximiser le
rendement de leurs titres compte tenu du risque supporté. Le conflit entre les deux parties
devient du fait que la rémunération du dirigeant est prélevée des avoirs des actionnaires et
diminue la valeur de la firme.
5
Jensen M, et Meckling J,<The theory of the firm: Managerial behavior agency cost and ownership structure>1976 p21
15
Chapitre 1 : les aspects théoriques généraux, la structure financière et la
performance financière
L’endettement est un moyen d’inciter la performance des dirigeants parce que plus une
entreprise s’endette, plus le risque d’insolvabilité augmente , donc les dirigeants vont investir
dans les projets rentables en vue de rembourser les dettes. Pour les dirigeants, la faillite
signifie la perte de leur emploi, de leurs rémunérations et leurs avantages, ils sont donc incités
à maximiser les profits et la valeur de l’entreprise.
Du coté des actionnaires, la croissance est un objectif prioritaire, le financement de cette
croissance vient soit de l’émission d’actions nouvelles ou soit le recours à l’endettement.
L’augmentation du capital présente l’avantage de répartition des risques mais l’inconvénient
de dilution du capital.
Par le choix d’une structure financière endettée, les dirigeants donnent l’assurance aux
actionnaires d’une gestion conformément à leurs intérêts. L’endettement réduit « le cash-flow
libre »mise à la disposition du dirigeant lorsqu’il ne distribue pas le surplus après le
financement des investissements.
• Entre les dirigeants et les actionnaires d’une part, les créanciers et les prêteurs d’autre
part (agencycosts of debt)
Les dirigeants et les actionnaires peuvent détourner à leurs gains une partie de bénéfice de
la firme au détriment des créanciers et prêteurs. Les auteurs A. Quintart et R.Zisswiller (1985)
proposent six types des solutions à ces conflits6.
6
Hirigoyen G, et Jobard J, <Financement de l’entreprise : évolution récente et perspectives nouvelles>, p1362
16
Chapitre 1 : les aspects théoriques généraux, la structure financière et la
performance financière
Son objectif principal est de résoudre les problèmes posés par l’asymétrie
informationnelle entre les dirigeants et les partenaires à l’externe de la firme. L’asymétrie
informationnelle est définie comme une situation dans laquelle tous les participants dans un
marché ne disposent pas de la même information. Comme la théorie d’agence, les décisions
financières s’obtiennent par la minimisation des coûts d’agence. Cette théorie propose aux
dirigeants qui sont supposés être mieux informés de communiquer la qualité de leurs firmes
aux actionnaires et créanciers par l’émission des signaux.
17
Chapitre 1 : les aspects théoriques généraux, la structure financière et la
performance financière
Elle se base sur la théorie de S.Ross par laquelle la structure financière choisie par un
dirigeant pour son entreprise est un signal émis par lui pour caractériser le type de son
entreprise et le niveau d’endettement des entreprises performantes est supérieur à celui des
entreprises de la qualité médiocre.
Pour Ross, la valeur perçue d’une entreprise sur le marché qui dépend d’un signal (le
niveau d’endettement de l’entreprise) est différente de la valeur « réelle » parce que le marché
n’évalue que les flux de liquidités générés par les investissements futurs et le risque de faillite
augmentent en fonction du niveau des dettes. Selon son model une bonne entreprise est celle
qui s’endette, qui respecte ses obligations et rembourse à l’échéance.
Les niveaux de l’endettement ou des dividendes versés sont des signaux qui informent
les investisseurs de la qualité réelle des opportunités des investissements, la santé financière
de l’entreprise et le comportement des dirigeants. Une entreprise qui verse les dividendes
élevées est une entreprise qui n’accroisse pas parce qu’au lieu de réinvestir ses bénéfices dans
les projets rentables elle verse les dividendes. D’autre part celle qui a un niveau des dettes
élevés a les opportunités des investissements et donc d’accroitre.
L’asymétrie informationnelle favorise l’endettement plutôt que les fonds propres, les
dettes émettent un signal que l’investissement est rentable et la firme est sous-évaluée.
Contrairement l’émission des nouvelles actions émet un signal que l’entreprise est surévaluée
et que les dirigeants profitent de cette surévaluation et par conséquence cette émission
entraine une baisse du cours de l’action.
18
Chapitre 1 : les aspects théoriques généraux, la structure financière et la
performance financière
Cette théorie soulève des questions telles que l’émission des signaux trompeurs par les
dirigeants et l’arbitrage entre les risques présentés par l’endettement et la valeur perçue d’une
entreprise endettée.
Cette théorie fait partie de la gouvernance de l’entreprise, elle traite les mêmes
problèmes que la théorie d’agence. Toutefois, où la théorie d’agence se concentre sur chaque
agent individuellement, la théorie de coûts de transaction se concentre sur chaque transaction.
La théorie d’agence analyse la tendance des dirigeants d’agir dans leurs intérêts personnels et
de maximiser leurs rémunérations, tandis que la théorie de coûts de transaction suppose que
les dirigeants peuvent faire les transactions d’une manière « opportuniste8 ».
La transaction (ou échange) implique au moins deux agents qui peuvent êtres les firmes,
les unités opérationnelles différentes au sein de la même entreprise. Le niveau d’analyse n’est
donc pas l’individu, la firme ou le contrat mais bien la transaction. Cette démarche élargit la
théorie de l’agence par l’intégration d’autres partenaires ou « stake holders » de l’entreprise
(les salaries, les clients, les fournisseurs, les pouvoirs publics, les créanciers et les
concurrents).Il existe deux types des coûts de transactions (internes et externes).
7
Pour une étude plus complète de la théorie de signaux, on peut se reporter A.Quintart et R. Zisswiller (1985) p205-245
8
Williamson O.E. (corporate finance and corporate governance) 1988, journal of finance V43, p567-569
19
Chapitre 1 : les aspects théoriques généraux, la structure financière et la
performance financière
20
Chapitre 1 : les aspects théoriques généraux, la structure financière et la
performance financière
Plusieurs définitions ont étés proposés par différentes auteurs, parmi elles ;
Ces règles s’organisent autour d’un schéma à trois étages : les actionnaires réunis en
assemblée générale délèguent leur pouvoir de contrôle à un conseil d’administration (ou de
surveillance), qui lui-même supervise l’action opérationnelle de la direction générale de
l’entreprise.
9
Myers S.C, et Majluf N.S,< corporate financing and investment decisions when firms have information that investors
don’t have>, p187 volume 13, journal of financial economics
21
Chapitre 1 : les aspects théoriques généraux, la structure financière et la
performance financière
Le gouvernement des entreprises est fondé sur les théories modernes précédentes, à
savoir les théories de l’agence, des signaux et de coûts de transactions. Il fournit aux
actionnaires un ensemble des mécanismes internes et externes afin d’éviter des conflits et de
réduire les coûts d’agence et de gérer les transactions entre l’entreprise et les différentes
parties prenantes. La gouvernance d’entreprise « corporate governance » constitue un moyen
d’assurer une bonne gestion (de discipliner et de contrôler le comportement des dirigeants).
Ils sont distingués en deux, les mécanismes internes et les mécanismes externes.
• Les mécanismes internes sont les moyens internes à l’entreprise disposés par les
actionnaires en vue d’inciter les dirigeants de gérer dans leurs intérêts (à maximiser la valeur
de l’entreprise).Il convient de les distinguer en deux ; les moyens de supervision ou de
contrôle (le conseil d’administration et les moyens d’incitation).
- Le conseil d’administration a le pouvoir de nommer et de révoquer des dirigeants.
Il a le rôle de surveiller la performance d’un dirigeant et si nécessaire de le sanctionne tenant
en compte de la performance des entreprises concurrentielles.
- Les modes de rémunération des managers jouent un rôle d’inciter leurs
performances. La rémunération en fonction de la performance, s’assure que les intérêts des
dirigeants sont mieux alignés sur ceux des actionnaires.
• Les mécanismes externes constituent l’environnement légal et règlementaire qui
exige la transparence d’information des dirigeants par la publication des rapports annuels.
Pour E.F. Fama , le principal mécanisme de contrôle est le marché des dirigeants, compte tenu
de l'importance du capital humain dans leur patrimoine.
22
Chapitre 1 : les aspects théoriques généraux, la structure financière et la
performance financière
Cette théorie repose sur le principe de l’effet de levier. Les firmes sont financées
simultanément par l’endettement et par capitaux propres. Le financement par dettes a les
avantages fiscaux grâce à la déductibilité des charges d’intérêts mais il a aussi les
inconvénients appelés « les coûts de détresse financière ».
L’hypothèse de cette théorie est l’existence d’un ratio de dettes sur fonds propres
optimal, ce ratio est spécifique à chaque entreprise selon ses caractéristiques.
La structure financière optimale se déterminera alors, par une balance « trade-off » entre
les coûts et les avantages associés à l’endettement. Selon Kraus et Litzenberger ça se
détermine par l’équilibre entre les avantages fiscaux et les coûts de faillite10.
A l’opposé, l’hypothèse de l’existence d’un ratio de dette sur fonds propres optimal au
niveau individuel est rejetée par les modèles de « hiérarchie ».
Toujours en raison des asymétries d’information entre les agents aussi bien à l’intérieur
de l’entreprise qu’à l’extérieur, l’entreprise suit une hiérarchie des financements précise dictée
par la nécessité de fonds externes et non par une tentative de trouver la structure de capital
optimal.
10
Myers S.C,< the capital structure puzzle> p175, the journal of finance 39, n3 July 1984
23
Chapitre 1 : les aspects théoriques généraux, la structure financière et la
performance financière
Dans ces deux cas, le dirigeant agit pour maximiser l’intérêt de certains membres de
l’entreprise (Myers et Majluf 1984). Dans le cas où le dirigeant agit dans l’intérêt des
actionnaires existants, celui-ci est amené à établir une hiérarchie entre les différentes sources
de financement.
Dans le cas où l’objectif du dirigeant est de maximiser son utilité, Myers (1984) définit
un surplus organisationnel composé d’attributs divers (salaire élevé, consommation de biens
et services à titre personnel, gratifications).
Conclusion :
Les théories financières modernes abordent les différents coûts qui déterminent le choix
d’une structure financière d’une firme. Elles apportent des recommandations pour tous les
stake holders de l’entreprise qu’ils doivent tenir en compte dans les décisions financières. Au
dirigeant, les moyens de communication financière et de régler les problèmes liés à
l’asymétrie informationnelle. Du côté des actionnaires, elles mettent en place les mécanismes
de contrôle, surveillance et d’incitation du dirigeant. Elles s’assurent que les créancières se
protègent et que les entreprises réduisent des risques de faillite.
24
Chapitre 1 : les aspects théoriques généraux, la structure financière et la
performance financière
1- Les généralités
1-1-Définition
L’entreprise publique est une entité légale, autonome, a personnalité morale. Elle est la
propriété de l’Etat avec lequel elle coopère dans le secteur économique dans les pays
développés, on les appelle entreprises d’Etat. Dans les pays en développement, les raisons de
cette émergence sont à la fois économiques, politiques et voire idéologiques. La nature des
entreprises publiques est complexe en raison des règles de distribution du pouvoir entre elles
et l’Etat. C’est ainsi que l’Etat qui possède un pouvoir de direction et de control, cède à
l’entreprise publique un pouvoir de gestion. 11.
C’est par rapport au mode de structure, de stratégie et de décision que l’on peut
distinguer une entreprise publique d’une autre entreprise.
D’après les chercheurs, la structure d’une organisation n’est rien d’autre que la somme
des moyens et méthodes employés afin de diviser le travail en tâches simples pour ensuite en
assurer la coordination nécessaire. Ainsi, le travail de différenciation puis d’intégration est
influencé par des facteurs de contingence, comme l’âge, la dimension, la nature de
l’organisation et le type d’environnement dans lequel les activités évoluent.
- Elles sont gérées, détenues et contrôlées par l’Etat et non par les individus,
- L’objectif principal est de fournir des biens et services et non pas de réaliser un
profit,
- La plupart ont le monopole public(ou le monopole d’Etat) qui est le droit réservé à
l’Etat de produire ou de commercialiser des biens et services par le biais d’entreprises
publiques ce qui interdit l’entrée de toutes entreprises privées concurrentes dans ce secteur.
11
Melbouci L, <Le modèle des entreprises publique Algériennes échec au fin de mission>, 2008 p17
25
Chapitre 1 : les aspects théoriques généraux, la structure financière et la
performance financière
La stratégie
La stratégie est de clarifier des finalités et la mise en œuvre des moyens qui vont
permettre de combiner les activités d’individus isolés pour les atteindre. C’est ainsi qu’une
bonne stratégie tend en général à rendre prévisibles les actions des membres de l’organisation
en vue de réaliser un objectif donné. Les entreprises publiques des pays en développement tel
que l’Algérie sont contrôlées étroitement par leur gouvernement qui est le siège de conflits
paralysants entre les objectifs politiques et économiques. Ces conflits sont la plupart du temps
très difficiles à résoudre du fait de la jeunesse des institutions de ces pays ainsi que de
l’absence de traditions pertinentes.
C’est pour ces raisons que les entreprises publiques paraissent être géré politiquement
sans considération réelle pour leur rentabilité ou pour leur efficacité.
b-La mission
Leur mission consiste à s’assurer au moindre coût des biens ou des services dont elles
ont la charge. Elles doivent donner l’exemple de la compétitivité et être des fers de lance de
l’économie nationale. La décision dans les entreprises publiques est diffusée plutôt externe.
Le secteur public dans les pays en développement sert une grande diversité d’objectifs
économiques, sociaux et politiques.
c-Les rôles
Les entreprises publiques sont généralement créées pour résoudre des problèmes
pressants et conjoncturels. Selon T.HAFSI en 1990, elles sont créées à l’initiative de
départements gouvernementaux différents et avec les temps, à l’initiative de départements
gouvernements différents. En Algérie, ces entreprises sont mêmes chargées d’une tâche
administrative comme la gestion d’un monopole d’Etat, qui est d’ailleurs leurs premières
missions.
Elles sont soumises à un principe de spécialisation qui leur confère des missions et un
champ d’action, elles sont affectées une dotation initiale et des moyens qui constituent un
patrimoine de départ. Le secteur public n’avait pas toujours comme souci de rentabilité
financière immédiate, notamment à une époque où l’on parlait surtout de créer un maximum
d’emplois, de procéder à l’équilibre régional, etc.
26
Chapitre 1 : les aspects théoriques généraux, la structure financière et la
performance financière
• L’autofinancement
Il représente la capacité d’une entreprise à financer ses investissements avec ses propres
moyens financiers c’est-à-dire sans appel à des financements externes. Il est constitué des
amortissements comptables, des réserves (bénéfices non distribués et provisions) et des plus-
values des exercices comptables antérieures.
L’absence des créanciers signifie l’absence des charges d’intérêts liés à l’endettement
ainsi que l’absence de control par ces pourvoyeurs des fonds et la flexibilité et rapidité des
décisions.
Une subvention, appelée « subsidy » en anglais est une aide financière accordée par l’Etat
à un bénéficiaire (l’entreprise publique) en vue de la réalisation d’un objet, pour l’entreprise
elle correspond à une ressource financière et elle peut être directe ou indirecte12.
Les exemples de subventions directes sont les subventions en espèces, et les prêts sans
intérêts et ceux de subventions indirectes sont les allègements fiscaux (l’exonération fiscale et
la réduction fiscale).
12
Gillis M, Jenkins G and Lessard D,< public enterprise finance towards a synthesis>, July1981 p12
27
Chapitre 1 : les aspects théoriques généraux, la structure financière et la
performance financière
On distingue ;
- Les subventions d’exploitation qui servent à faire face à des charges d’exploitation ou
de combler l’insuffisance des produits d’exploitation. Elles sont accordées aux
entreprises en difficulté ou nouvelles.
- Les subventions d’investissement (d’équipement) accordées en vue de l’acquisition
d’une immobilisation ou la réalisation d’un investissement.
- Les subventions d’équilibre versées aux entreprises qui réalisent les activités non
rentables mais nécessaire pour l’intérêt général.
• L’emprunt indivis
Une entreprise peut solliciter un crédit auprès d’un établissement financier. L’emprunt
améliore la rentabilité des fonds propres des actionnaires mais l’endettement toujours apporte
des risques pour l’entreprise. Elle n’assure pas l’indépendance financière de l’entreprise, elle
doit être remboursée et il existe des intérêts qui lui s’attachent.
Les avantages
Les domaines d’activités gérés par le Service public présentent les avantages suivants :
• La même qualité du service rendu pour chaque personne (ou client) quels que soient sa
situation géographique, ses revenus, sa situation sociale,
• Le Service public est présent sur tout le territoire, que ce soient dans les grandes
villes ou à la campagne,
• Le travail réalisé est en général efficace et de bonne qualité,
• Les subventions sont utilisées au mieux dans l’intérêt général c’est-à-dire que
l’investissement du Service public concerne une majorité de citoyens et non pas
seulement les élites ou autres,
• Les conditions de travail des salariés sont optimales (bien que cela soit en cours
d’évolution négative),
• Les droits des salariés sont généralement respectés (heures supplémentaires
payées),
• Les salariés sont informés de leurs droits et devoirs et des engagements de
l’entreprise (ou Service public).
28
Chapitre 1 : les aspects théoriques généraux, la structure financière et la
performance financière
Les inconvénients
Cependant, tout n’est pas parfait dans le Service public, il reste des améliorations à
effectuer dans quelques domaines :
• Les subventions fournies par l’État doivent être complètement utilisées sinon
l’année d’après, les subventions fournies sont inférieures voire nulles. Ce mode de
fonctionnement entraîne parfois du gâchis dans de l’achat de matériels inutiles,
• Il peut se produire un certain laxisme de la part de quelques salariés. En toute
objectivité, le même problème apparaît dans les entreprises privées sauf qu’il est
mieux caché (par exemple, effectuer des heures de présence sans travail effectif),
• Un manque d’innovation apparaît dans certaines activités du Service public
(problèmes politiques et de management).
Un bien ou un service marchand est vendu sur le marché en vue de réaliser des
bénéfices. L’État produit quelques biens et services marchands par l’intermédiaire des
entreprise publiques, l’État a acheté un certain nombre d’entreprises dans des
domaines stratégiques par exemple transports, énergie, télécommunications. C’est ce
que l’on nomme nationalisation, il s’agit d’entreprise qui produisent des biens et
services marchands. Aujourd’hui, la tendance est plutôt inverse, de nombreuses
entreprise publiques étant revendues au moins en partie. Les sociétés dont le capital
n’est contrôlé que partiellement par l’État sont des sociétés d’économie mixte.
29
Chapitre 1 : les aspects théoriques généraux, la structure financière et la
performance financière
30
Chapitre 1 : les aspects théoriques généraux, la structure financière et la
performance financière
Conclusion de chapitre
Les théories de l’entreprise ont été profondément enrichies avec les travaux de
Modigliani et Miller 1958 qui ont démontré que le choix d’une structure du capital n’a pas
d’intérêt car il est neutre sur la valeur de l’entreprise. Après quarante ans de recherche sur ce
sujet, le cadre de réflexion de MM est aujourd’hui unanimement reconnu dans le champ de la
finance.
Il est possible d’inclure les coûts d’agence dans une perspective élargie de trade-off
theory. Les difficultés financières exacerbent les conflits d’intérêts entre actionnaires et
créanciers, mais ceux-ci existent pour toutes entreprises endettées.
Plusieurs auteurs ont montré que pour maximiser la valeur des fonds propres les
actionnaires peuvent être amenés à investir de manière sous optimale afin de s’approprier une
partie de la richesse qui aurait dû revenir aux obligataires. Jensen et Meckling 1976 ont
souligné que les actionnaires ont une préférence pour les projets les plus risqués car les
obligataires supportent le risque additionnel sans contrepartie en termes d’espérance de gains.
L’autre face de ce problème, le sous-investissement a été identifié par Myers 1977.
Les obligataires anticipant ces problèmes d’agence, ils en feront supporter le coût aux
actionnaires. Néanmoins, le financement par emprunt a des avantages car il permet de réduire
les coûts d’agence entre les actionnaires et les managers. En concentrant le capital, il permet
d’améliorer la convergence des intérêts entre l’actionnaire dirigeant et les autres actionnaires.
De plus l’obligation de rembourser la dette à échéance fixe discipline les managers sur
l’utilisation du free-cashflow.
32
Chapitre 2 : Le lien
entre la structure
financière et la
performance financière
de l’entreprise
Chapitre 2 : Le lien entre la structure financière et la performance financière
de l’entreprise
Introduction
Dans ce chapitre nous analysons les deux documents financiers fondamentaux qui sont ;
le bilan financier et le tableau de soldes intermédiaires de gestion ainsi que les indicateurs de
la performance financière.
Pour tout investissement d’entreprise, il est essentiel d’estimer le montant du capital qui
pourrait être exigé pour l’entreprise. Après avoir déterminé le financement nécessaire pour un
projet à entreprendre.
La structure financière se réfère à la proportion des capitaux propres, dettes à long terme
et dettes à court terme. Une proportion de l’entreprise, de la dette à court terme et long terme
est considérée comme lorsqu’on analyse la structure financière, tel qu’on analyse le ratio
d’endettement de l’entreprise.
34
Chapitre 2 : Le lien entre la structure financière et la performance financière
de l’entreprise
Généralement, une entreprise qui est largement financée par la dette a une structure
financière plus agressive et constitue par conséquent le plus grand risque pour les
investisseurs13.
Une structure financière optimale signifie une combinaison idéale de capital emprunté
et possédé qui peut atteindre l’objectif marginal, c’est-à-dire, la maximisation de la valeur
marchande par action ou minimisation du coût du capital. La valeur marchande sera
maximisée lorsque le coût réel de chaque source de financement est minimal.
Une structure financière idéale :
1) maximise la valeur de l’entreprise
2) réduit les coûts des fonds
3) maximise le bénéfice aux actionnaires
4) est équitable pour les employés, les créanciers et d’autres.
1-2-Les objectifs
a- Objectifs économiques
- Minimisation des coûts : Fonds devraient être levés au moindre coût possible en
ce qui concerne les intérêts, dividendes et la relation des gains au prix des actions.
- Minimisation des risques : Risques commerciaux, risques fiscaux, risques de
taux d’intérêt, etc.., devrait être minimisés en apportant des ajustements appropries.
- Maximisation du rendement : Les share holders devraient obtenir le rendement
maximum. Il peut être atteint en réduisant au minimum le coût de financement.
- Liquidité : La liquidité est nécessaire pour la solvabilité de l’entreprise par
conséquent, un équilibre adéquat entre l’actif immobilise et l’actif liquide devrait être
maintenu.
- Pleine utilisation : La pleine utilisation des capitaux disponibles se réfèrera à un
coût minimal. Pour ce faire, il devrait y avoir une coordination appropriée entre le montant du
capital et les besoins financiers de l’entreprise.
13
www.investopedia.com
35
Chapitre 2 : Le lien entre la structure financière et la performance financière
de l’entreprise
b-D’autres objectifs
- Simplicité : La structure financière doit être simple. Au début, une entreprise doit
déclencher seulement le capital social c’est-à-dire la part de capitaux propres permettant
d’améliorer le crédit de la société.
- Flexibilité : La structure financière doit être souple afin qu’elle peut être modifiée
selon les exigences ou les besoins de l’entreprise.
Les dirigeants de l’entreprise doivent avoir une structure financière ciblée. Il existe
plusieurs sources de financements donc les dirigeants doivent bien déterminer leurs structures
financières et prendre en considération les déterminants de la structure financière suivante ;
a-Coût du capital
Le coût d’une source de financement doit être minimal. Le coût du capital se trouve sur
la base du rendement attendu par le fournisseur de la source particulière des finances.
Rendements attendu dépend de l’entendu du risque qui est assumé par divers fournisseurs de
finances.
Une dette est généralement moins chère qu’equity, parce que les détenteurs de la dette
supposent moins de risques que les actionnaires. La dette est encore moins cher puisqu’elle
s’agit davantage fiscal en ce qui concerne la déductibilité des intérêts14.
14
www.mataf.net< Definition Théorie du pecking order –Mataf>
36
Chapitre 2 : Le lien entre la structure financière et la performance financière
de l’entreprise
En revanche, une préoccupation qui ne peut fournir des recettes stables en raison de la
nature de son activité devra s’appuyer principalement sur les capitaux propres. La taille de
l’entreprise influe aussi grandement sur la disponibilité de fonds provenant de différentes
sources.
c-Contrôle
Dans la conception de la structure du capital, parfois la gestion existante est régie par
son désir de poursuivre le contrôle de l’entreprise. L’équipe de gestion existante ne peut pas
accepter seulement ce qu’il faut être élu au Conseil d’administration mais peut également
désirer gérer la société sans aucune interférence extérieure.
d-Levier financier
L’utilisation des sources de financement avec un coût fixe, comme le capital, la dette et
les actions, pour financer l’actif de l’entreprise est connu comme effet de levier financier. Si
les actifs financés par la dette donnent un rendement supérieur au coût de la dette, le bénéfice
par action augmentera sans une augmentation des investissements des propriétaires15.
15 r
D RédaK, <Management financière> p251
16
Titman S,<The M-M theorem and the integration of financial markets, financial management.>, 2002p101-105
37
Chapitre 2 : Le lien entre la structure financière et la performance financière
de l’entreprise
Le niveau d’endettement de l’entreprise est mesuré par plusieurs variables. Selon Frank
et Goyal (2003), la dette totale et les dettes à long terme ainsi que taux d’intérêt de couverture
pour mesurer le levier17.
Selon S. Myers (1984), la théorie du pecking order tend à justifier la classification des
modes de financement des entreprises.
Les entreprises privilégient tout d’abord l’autofinancement. Si les besoins de
financement des investissements dépassent le montant de l’autofinancement, les entreprises
recourent au financement externe.
17
Dr Réda K, <Management financière> p251
38
Chapitre 2 : Le lien entre la structure financière et la performance financière
de l’entreprise
Dans ce cas, elles privilégient le recours au crédit bancaire puis, quand elles le peuvent,
à l’émission d’obligations. Ce n’est qu’en dernière hypothèse que l’entreprise va recourir à
l’augmentation de capital et au risque de dilution que cela implique pour ses actionnaires18.
f-Conditions économiques
L’économie influe sur le cours des actions. Lorsque le marché financier baisse, les
entreprises forment des structures de capital et d’emprunt. Lors des sommets de marché, les
entreprises maintiennent des structures de fonds propres.
La structure financière d’une société représente une répartition entre ses dettes
financières, ses dettes bancaires et ses capitaux propres, ces éléments permettent à l’entreprise
de pouvoir vivre et se financer pour exister.
L’analyse de la structure financière apporte un état des lieux de la santé de l’entreprise
pour vérifier sa solvabilité, sa viabilité et anticiper son avenir.
La composition de la structure financière dépend fortement de la stratégie de
l’entreprise incluant les investissements, les financements et l’exploitation mise en place, de
son écosystème économique et de la nature de son activité.
Logiquement, les investissements à long terme (VIN) sont financés par les ressources à
long terme (fonds propres et dettes à long terme) pour éviter les risques associés (le risque de
non remboursement) et les investissements à courte terme (VE et VR) doivent être financés
par le financement à courte terme (DCT).
18
www.managementstudyguide.com
39
Chapitre 2 : Le lien entre la structure financière et la performance financière
de l’entreprise
L’actif de bilan financier est appelé l’emploi, il précise ce que possède l’entreprise. Il
contient des actifs immobilisés et des actifs circulants, leurs classifications se fait suivant le
degré de liquidité croissante. On distingue19 :
Les valeurs immobilisées (actif immobilisé) : Elles correspondent à l’ensemble des
biens et de créances figurants dans le patrimoine de l’entreprise et destiner à être
utiliser de façon durable. Cette définition fait ressortir la fonction économique que
remplissent les éléments de l’actif immobilisé au-delà de leur différenciation par
nature : immobilisation corporelle, incorporelle et financière20.
• Les immobilisations corporelles : Elles se composent des actifs physiques
durables dont l’entreprise est propriétaire tel que les terrains, les constructions, les
installations techniques, etc.
• Les immobilisations incorporelles : Cette rubrique regroupe des emplois
durables des fonds qui ne correspondent ni à des actifs physiques, ni à des actifs
financiers. Il s’agit de droit obtenus en contrepartie de dépenses, mais aussi de
charges activées en comptabilité. Par exemple les concessions, les brevets, les
licences et les marques.
• Les immobilisations financières : Elles regroupent des emplois durables, de
fonds qui correspondent à des actifs financiers. Elles comportent les titres de
participation, les obligations détenues, etc.
L’actif circulant : Il correspond à l’ensemble des emplois a moins d’un an relatif au
cycle d’exploitation. Il regroupe les valeurs d’exploitation, les valeurs réalisables et les
valeurs disponibles.
• Les valeurs d’exploitation : Elles représentent l’ensemble des stocks que possède
l’entreprise. On distingue les marchandises pour les entreprise commerciales, les
matières premières, les produits intermédiaires, les produits en cours pour
l’entreprise industrielles.
19
Hubert de la Bruslerie<Analyse Financière>, (Information financière, Evaluation, Diagnostic) 4eme édition 2010 p26
20
www.cours-comptabilite.com
40
Chapitre 2 : Le lien entre la structure financière et la performance financière
de l’entreprise
• Les valeurs réalisables : Elles représentent une partie des créances qui peut être
transformé en argent liquide dans une durée inférieure à un an.
• Les valeurs disponibles : Elles regroupent l’ensemble des moyens de règlement
(l’autre part des créances) dont dispose l’entreprise, c’est-à-dire les chèques, les
valeurs à encaisser, la banque et la caisse.
Le passif du bilan financier est appelé ressources, leurs classification se fait suivant le
degré d’exigibilité croissante. Il indique l’origine des fonds qui ont été mis à la disposition de
l’entreprise21.
Les fonds propres : Ils représentent les capitaux qui appartiennent en propre à
l’entreprise qu’elle ne doit rembourser à personne. Ils ont pour origine les apports mis
à la disposition de l’entreprise au départ par les associes et/ou générées par son
exploitation au fils des années, ainsi que le report à nouveau et l’écart de réévaluation.
• Le capital social : Il représente les fonds apportés par les propriétaires à la
création de l’entreprise, auxquels s’ajoutent d’éventuelles augmentations de
capital. Le capital est un passif non exigible c’est-à-dire non remboursable.
• Les réserves : Elles sont des bénéfices affectés durablement à l’entreprise jusqu’à
décision contraire des organes compétents. Ces bénéfices que sont les réserves
constituent un élément important dans le patrimoine d’une entreprise et sont
affectées à divers postes22.On distingue les réserves légales et les réserves
facultatives.
Remarque : la réserve légale est calculée par une fraction de 5% du résultat net, elle est
obligatoire à constituer et elle s’arrête lorsqu’elle atteint 10% du capital social. Son intérêt est
de l’utiliser en cas d’un besoin de financement et éviter le financement extérieur.
• L’écart de réévaluation : C’est la contrepartie des plus-values dégagées sur les
immobilisations dans le cadre d’opération de réévaluation de bilan.
21
-Hubert de la Bruslerie, Hubert de la Bruslerie<Analyse Financière>, (Information financière, Evaluation, Diagnostic)
eme
4 édition 2010 p26
22
-www.cours-comptabilite.com
41
Chapitre 2 : Le lien entre la structure financière et la performance financière
de l’entreprise
L’équilibre financier est défini comme étant la stabilité entre les emplois et les
ressources financières d’une entreprise. Il est atteint par l’application de la règle de l’équilibre
minimum qui impose la nécessité de rapport entre la durée d’un moyen de financement et la
durée de l’opération à financer. Les ressources employées pour le financement d’un actif
doivent rester à la disposition de la société pour une période qui correspond à la durée de vie
de l’actif qu’ils financent23.
Pour cette raison les ressources stables (internes et externes) financent les emplois
stables et l’actif circulant est financé par le passif circulant. Ces indices sont déterminés à
partir d’un bilan en grande masse. Dans cette section on va étudier les trois indices
d’équilibre ; le fonds de roulement net global (FRNG), le besoin en fonds de roulement(BFR)
et la trésorerie nette (TN).
23
www.petite-entreprise.net
42
Chapitre 2 : Le lien entre la structure financière et la performance financière
de l’entreprise
Le FRNG mesure aussi la part des capitaux permanents qui peut être utilisée pour le
financement des dépenses d’exploitation24.
Actifs immobilises
nets
Capitaux permanents
Fond de roulement net global
Actifs à court terme
Dettes à court
terme
source : Cohen E. < Analyse financière> 6eme Edition, Economica, p250
D’après le schéma on voit que le FRNG est déterminé soit par le haut ou soit par le
bas du bilan.
Calcul par le haut du bilan :
24
www.compta-facile.com
43
Chapitre 2 : Le lien entre la structure financière et la performance financière
de l’entreprise
Par le bas du bilan, dans ce cas, les liquidités potentielles ne couvrent pas la totalité des
exigibilités potentielles.
Les fonds de roulement=0 : Le FRNG est nul lorsque les capitaux permanents
et les actifs immobilisés sont égaux. Dans ce cas, les premiers financent les
derniers et aucun excédent n’est dégagé.
Par le bas du bilan, les actifs à court terme sont égaux aux dettes à court terme ce qui
signifie que la solvabilité à court terme est assurée.
Les fournisseurs accordent des délais de paiement à l’entreprise et ce dernier octroi les
délais de règlement à ces clients (c’est-ce qu’on appelle un laps de temps entre la vente et
l’encaissement). Les périodes ou décalages temporels entre les encaissements et les
décaissements se traduisent par un besoin d’argent.
25
Cohen E,<Analysefinanciere> 6eme Edition, Economica, p263
44
Chapitre 2 : Le lien entre la structure financière et la performance financière
de l’entreprise
La TN est l’argent qui se trouve en caisse au sein de l’entreprise, elle correspond aux
excédents des ressources stables (le FRNG) ainsi qu’aux excédents générés par les activités
d’exploitation(le BFR).Elle est perçue comme la différence entre le FRNG et le BFR.
Calcul par le haut du bilan :
Les disponibilités représentent l’ensemble des postes d’actifs à court terme monétaires
du bilan, les principaux sont les avoirs détenus en banque, les sommes présentées en caisse et
les valeurs mobiliers de placement(VMP).Cependant, trésorerie passive est constituée des
concours bancaires (découverts bancaires).Alors la TN peut être calculée aussi à partir du bas
du bilan, par la formule ci-dessous :
Une trésorerie presque zéro prémunit la firme contre d’une part de surliquidités
non investis et d’autre part, la dépendance à l’égard des banques.
46
Chapitre 2 : Le lien entre la structure financière et la performance financière
de l’entreprise
Il est essentiel de savoir si le BFRE est égal, supérieur ou inférieur au FRNG. Face à ces
trois possibilités, l'entreprise peut optimiser son équilibre financier en agissant soit sur l'un ou
soit sur l'autre. Cette analyse s'effectue à partir d'un tableau d'équilibre financier. Il s'agit d'une
synthèse de l'analyse fonctionnelle du bilan sous forme d'un tableau qui montre à gauche les
emplois à financer (BFR et trésorerie) et à droite les ressources de financement (FRNG).
Si le BFR ou la trésorerie sont négatifs, ils deviennent des ressources et passent à droite.
Si le FRNG est négatif, il devient un besoin à financer et passe à gauche.
Si le BFR est entièrement couvert par le FRNG, la trésorerie est nulle (trésorerie zéro) :
on considère que l'équilibre financier est réalisé à un instant donné.
Si le BFR est positif (besoin à financer), les situations 1 à 3 peuvent se présenter ;
Situation 1 : Le fonds de roulement finance entièrement le cycle d'exploitation et permet de
dégager de la trésorerie. Il convient de s'assurer que cette trésorerie ne correspond pas à un
sous-emploi des capitaux.
BFR>0
FRNG>0
TN>0
Situation 2 : Le BFR est financé par des ressources stables et par des emprunts à court terme.
On peut augmenter le FRNG (augmenter les capitaux propres ou diminuer les
immobilisations) ; on peut réduire le BFR (rotation des stocks, clients, fournisseurs).
FRNG>0
BFR>0
TN<0
FRNG<0 TN<0
BFR>0
47
Chapitre 2 : Le lien entre la structure financière et la performance financière
de l’entreprise
Situation 5 : Une partie de l'actif immobilisé financée par un découvert. Il existe un fort
risque de dépendance financière.
BFR<0
FRNG<0
TN<0
Situation 6 : Le BFR finance une partie des actifs immobilisés et dégage de la trésorerie. Un
renforcement des ressources stables est à envisager.
FRNG<0
BFR<0
TN>0
48
Chapitre 2 : Le lien entre la structure financière et la performance financière
de l’entreprise
Pour évaluer la performance d’une société, il est nécessaire d’effectuer les mesures à
tous les niveaux ; financier, social, économique etcetera.
1-2- L’objectif
Les systèmes de mesure de performance ont pour but de mobiliser les membres d'une
organisation afin d'atteindre les objectifs fixés par les dirigeants soit directement soit
indirectement après actions correctives. Donc pour remplir sa mission, l'entreprise fixe des
objectifs intermédiaires, opérationnels ou d'exploitation qui permettent de s'acquitter de sa
mission ultime. Ces objectifs peuvent être le profit maximum, la survie, la puissance et le
pouvoir, la part de marché, l'augmentation du chiffre d'affaire etc.
26
http://sabbar.fr> Management>Performance d’entreprise
49
Chapitre 2 : Le lien entre la structure financière et la performance financière
de l’entreprise
a- La performance organisationnelle
b- La performance humaine
Il est de plus en plus reconnu que l’entreprise n’est pas durablement performante
financièrement si elle n’est pas performante humainement et socialement. Les questions liées
aux compétences, à la capacité d’initiative, à l’autonomie, à l’adhésion des salaries, à la
réalisation des objectives, voire au projet et donc à la culture de l’entreprise, constituent des
éléments déterminants.
Une structure socialement performante est une structure qui met en place un mode de
prévention et de règlement des conflits efficaces. Les indicateurs sont La rotation du
personnel, l'absentéisme, la communication, etc. Réfléchissant sur l'obtention de la
performance dans une organisation, S.Michel et M. Ledru considèrent que si les compétences
sont toujours une source de performance, elles ne suffisent pas à elles seules à en déterminer
le niveau27.
27
Michel S, et Ledru M, « Capital-Compétence dans l'entreprise », éditeur : ESF, 2000, p113
50
Chapitre 2 : Le lien entre la structure financière et la performance financière
de l’entreprise
d- La performance financière
28
Morin E, et Savoie A, <Développement récent dans les représentations de l’efficacité organisationnelle> Revue
Psychologie, Université de Coimbra, Portugal 2002, n27 p13
29
De La Villarmois, < Le concept de performance et sa mesure : un état de l’art>, Cahiers de recherche de l’IAE de
Lille, 2001, p1
51
Chapitre 2 : Le lien entre la structure financière et la performance financière
de l’entreprise
Les SIG31 sont présentées dans un tableau qui calcule étape par étape les indicateurs suivants :
Ce solde concerne les entreprises qui réalisent des activités industrielles (fabrication des
produits pour exemple). La production de l’exercice est le cumul de toutes les productions
quel que soit leur destination (vente, stockage, livraison à soi-même) et elle inclut trois
éléments principaux :
• La production vendue évaluée au prix de vente
30
www.compta-facile.com
31
Cohen E, < Analyse financière> 6th édition, p409
52
Chapitre 2 : Le lien entre la structure financière et la performance financière
de l’entreprise
Remarque : Une même entreprise peut réaliser à la fois des activités de nature différente ;
commerciale, industrielle et de services.
Elle mesure la richesse brute crée par l’entreprise et elle permet de rémunérer les
différents acteurs ayant contribué à la production ; le personnel, l’Etat et les apporteurs de
capitaux. L’excèdent sera conservée par l’entreprise elle-même pour financer ses
investissements futurs.
53
Chapitre 2 : Le lien entre la structure financière et la performance financière
de l’entreprise
Le résultat financier est la différence entre les produits financiers et les charges
financières. Il met en évidence les choix effectués en matière de financement (l’endettement
et le placement) et l’impact du mode de financement sur le résultat de l’entreprise.
Celui-ci est obtenu par addition du résultat courant avant impôt et du résultat
exceptionnel et en soustrayant en suite la participation des salariés et l’impôt sur les bénéfices.
54
Chapitre 2 : Le lien entre la structure financière et la performance financière
de l’entreprise
LIBELLE N N-1
Chiffre d’affaires
Cout d’achat de marchandises vendues
I- Marge commerciale
Production vendue
Production stockée
Production immobilisée
II- Production de l’exercice
Achat de matières premières consommées
Service extérieurs et autre consommation
Total des consommations intermédiaires
III- Valeur ajoutée
Subventions d’exploitation
Impôts, taxes et versements assimiles
Charges de personnel
IV- Excèdent brut d’exploitation
Reprise sur pertes de valeur et provisions
Autres produits d’exploitation
Dota aux amort / prov perte de valeur
Autres charges d’exploitation
Autres produits opérationnels
V- Résultat d’exploitation
Produits financiers
Charges financières
VI- Résultat financier
VII- Résultat courant avant impôt
Produits exceptionnels
Charges exceptionnelles
VII- Résultat exceptionnel
Participation
Impôt sur les bénéfices
VIII- Résultat net de l’exercice
Source : Cohen E, <Analyse financière> 6eme édition Economica p409
32
www.compta-facile.com
55
Chapitre 2 : Le lien entre la structure financière et la performance financière
de l’entreprise
La CAF peut être affectée à plusieurs enjeux par les gestionnaires de l’entreprise :
La CAF peut être calculée via deux méthodes différentes à partir de deux éléments clés du
tableau des soldes intermédiaires ;
- Les produits encaissables et les charges décaissables, il s’agit les entrées et sorties de
trésorerie non compris dans le calcul de l’EBE (charges financières, produits
financiers etc.)
56
Chapitre 2 : Le lien entre la structure financière et la performance financière
de l’entreprise
b-La méthode de calcul de la CAF à partir du résultat net (la méthode additive)
2-3-Les Ratios
Les ratios sont les indicateurs utilisés pour conduire des analyses financiers
d’entreprise. Ils sont le plus souvent utilisés par le dirigeant pour suivre son entreprise ou par
des investisseurs notamment dans le cadre d’une évaluation.
33DIVISIA Cité par LAUZELP, et CIBERTA, <Les déterminants de la structure financière des PME, 2eme éd, 2001, p.63>
57
Chapitre 2 : Le lien entre la structure financière et la performance financière
de l’entreprise
L’analyse de la performance financière par la méthode des ratios permet de savoir si les
moyens financiers dont dispose l’entreprise ont été utilisés pour atteindre son objectif
financier36. Cette méthode permet aux responsables de
•Suivre les progrès de leur entreprise (performance financière).
•Connaitre l’entreprise et évaluer l’importance de ses capacités et de ses qualités pour
les exploiter.
•Evaluer l’importance de ses faiblesses pour mieux remédier
•Assurer la rentabilisation des opérations.
•Assurer l’efficacité dans la gestion de ses patrimoines
La performance financière existe à différents niveaux de l’organisation.
Traditionnellement, les indicateurs de la performance financière sont divisés dans les
catégories suivantes :
• Rentabilité
• Liquidités / roulement
• Structure financière
Le ratio du rendement de l’actif total indique dans quelle mesure les placements d’une
entreprise génèrent une valeur, ce qui en fait une importante de la productivité d’une
entreprise.
Rentabilité de l’actif = (résultat net / total d’actif) * 100
b-Rentabilité économique
58
Chapitre 2 : Le lien entre la structure financière et la performance financière
de l’entreprise
c-Rentabilité financière
Où
t : taux d’imposition sur les bénéfices
RE : rentabilité économique
i : taux d’intérêt
34 r
D Reda K, <Management financière > p251
59
Chapitre 2 : Le lien entre la structure financière et la performance financière
de l’entreprise
D : dettes
FP : fonds propres
L’effet de levier de l’endettement est la différence entre la rentabilité des capitaux
propres et la rentabilité économique. Il résulte de la différence entre la rentabilité économique
et le coût de la dette et dépend de la proportion de dette par rapport aux capitaux propres.
L’effet de levier se traduit par la tautologie comptable suivante :
• L’effet de levier peut jouer dans les deux sens : s’il peut accroître la rentabilité des
capitaux propres par rapport à la rentabilité économique, il peut aussi la minorer quand la
rentabilité économique devient inférieure au coût de l’endettement.
• Les taux de rentabilité économique ou des capitaux propres, ou le coût comptable
de l’endettement, ne correspondent pas à ce qu’exigent les actionnaires, les pourvoyeurs des
fonds ou les créanciers. Ce sont des qui ne relèvent pas du domaine de la finance car ils ne
prennent pas en compte les deux paramètres fondamentaux qui sont le risque et la
valorisation. Ils correspondent aux taux de rentabilités obtenus, mesurés de façon comptable;
ils relèvent de l’analyse et du control financiers.
• L’effet de levier permet de connaitre l’origine d’une bonne rentabilité des
capitaux propres qui provient de la rentabilité de l’actif économique et/ou de la pure
construction financière qu’est l’effet de levier. C’est son seul intérêt.
e-Actif économique
Les actifs immobilisés et le besoin de fonds de roulement d’une entreprise sont finances
par ses fonds propres, ses bénéfices et son endettement. Les actifs immobilisés sont les
immobilisations corporelles, incorporelles et financières. Le fonds de roulement inclut l’actif
circulant, c’est-à-dire la trésorerie, les créances et les stocks.
Pour calculer la valeur de l’actif économique ;
(Actifs immobilisés + fonds de roulement) – endettement net
La valeur de l’actif économique, rapportée à ses bénéfices, est l’un des éléments qui mesurent
la performance d’une entreprise35.
35
www.boursedescredits.com
60
Chapitre 2 : Le lien entre la structure financière et la performance financière
de l’entreprise
La liquidité d’une entreprise est appréhendée à partir de sa capacité à dégager des flux
financiers suffisants pour faire face à ses obligations36.
Le ratio de liquidité générale se construit à partir du rapport entre les actifs à moins d’un
an et le passif à moins d’un an. Il mesure la capacité de l’entreprise à rembourser ses dettes les
plus exigibles à partir de la liquidation de ses actifs les plus disponibles
Ratio de liquidité générale = (actifs à moins d’un an / passif moins à d’un an)*100
Les actifs à moins d’un an comprennent les stocks, les créances clients et les autres
clients créances et liquidités. Le passif à moins d’un an comprend l’ensemble des dettes dont
l’échéance est moins d’un an.
Le ratio de liquidité réduite rapporte des actifs à moins d’un an moins les stocks dont la
liquidité est incertaine, au passif exigible à court terme. Il corrige le précèdent en prenant en
compte le caractère de certains stocks.
Ratio de liquidité réduite = (actifs à moins d’un an hors stocks / dettes à court terme)*100
Le ratio de liquidité immédiate rapporte, quant à lui, les seules liquidités au passif
exigible. Il traduit la capacité de l’entreprise, à partir de ses seules liquidités, à faire face à ses
dettes les plus exigibles. Autrement dit, l’entreprise est-elle capable, en l’état de payer
l’ensemble de ses dettes à court terme avec la trésorerie dont elle dispose ?
Le numérateur de ce ratio intègre les valeurs mobilières de placement et les disponibilités au
sens comptable.
[(disponibilités + valeur mobilières de placement) / dette à court terme]*100
36
www.Comptabilte.Savoir.fr/Rentabilitefinanciere.com
61
Chapitre 2 : Le lien entre la structure financière et la performance financière
de l’entreprise
Le taux d'endettement net (Dette Nette / Capitaux Propres), aussi connu sous le nom de
Gearing, est un ratio qui mesure le niveau d'endettement d'une société par rapport à ses fonds
propres. Plus le ratio est élevé, plus l'entreprise est endettée.
Taux d’endettement = (dette nette/capitaux propres)*100
Ce ratio définie la capacité de l’entreprise à couvrir la totalité de ses dettes avec son
actif. Le ratio doit être supérieur à 137.
Ratio de Solvabilité = (total dettes / total actif)*100
37
www.comptabilite.Savoir.fr/Rentabilitéfinanciere.com
62
Chapitre 2 : Le lien entre la structure financière et la performance financière
de l’entreprise
Conclusion
Au cours de ce chapitre, la quête d’une structure financière à pour point de départ la
question de la neutralité ou non de choix de financement sur la situation des actionnaires.
L’effet de l’endettement de l’entreprise sur le rendement des capitaux propres et risque
supporté par les actionnaires nous impose une contrainte, on ne peut raisonner qu’à situation
comparable, ce qui en bon langage financier signifie que l’on doit comparer la situation des
actionnaires selon la présence ou non des dettes, à niveau de risque équivalent.
La structure financière doit se présenter un aspect pour qu’elle maximise la valeur de
l’entreprise qui est la maximisation des fonds propres en jouant sur les mécanismes de l’effet
de levier. L’étude de la structure financière se base sur la comparaison des différentes sources
de financement à savoir les fonds propres et les dettes. En effet, l’entreprise choisie le mode
de financement le plus adéquat à sa situation et le plus créateur de valeur, en se basant sur le
principe d’arbitrage entre les coûts et les gains inhérents à la fois au financement par fonds
propres et au financement par dettes, lorsque la rentabilité des capitaux engagés (investis) est
supérieure au coût de la dette (le taux d’intérêt), la rentabilité des fonds propres atteint son
maximum et l’entreprise privilégie le financement par dettes.
Le concept de valeur ne fait pas l’unanimité, il s’est métamorphose au fil des ans. En
effet l’entreprise a successivement été assimilée à une boite noire, à une entité de type
contractuel et enfin à une organisation partenariale. Parallèlement sa valeur correspond
respectivement au profit, à la valeur actionnariale et à la valeur partenariale.
Les coûts de capital exigent l’ensemble des pourvoyeurs de fonds de l’entreprise pour
accepter de la financer et de dégager ses investissements sur moyenne période. Les dettes sont
moins onéreuses que les capitaux propres car ils sont moins risqués. Dès lors, tout
accroissement modelé de l’endettement permet de réduit les coûts de capital puisqu’il ya
substitution d’une ressource peu onéreuse, et les capitaux propres justifient l’utilisation de
l’effet de levier.
En effet tout accroissement de la dette augmente le risque pour son détenteur. Le
marché exige alors le rendement des fonds propres plus élevé. Cette augmentation des coûts
de capital requis sur les capitaux propres annule donc une partie de la diminution de coûts
entrainée par le recours à l’endettement.
63
Chapitre 3:
L’évaluation de la
performance
financière des
entreprises publiques
à travers leur
structure
financière ; cas de
NAFTAL
Chapitre 3 : L’évaluation de la performance financière des entreprises
publiques à travers leur structure financière ; cas de NAFTAL
Introduction
65
Chapitre 3 : L’évaluation de la performance financière des entreprises
publiques à travers leur structure financière ; cas de NAFTAL
66
Chapitre 3 : L’évaluation de la performance financière des entreprises
publiques à travers leur structure financière ; cas de NAFTAL
a- au niveau central :
b- au niveau opérationnel :
67
Chapitre 3 : L’évaluation de la performance financière des entreprises
publiques à travers leur structure financière ; cas de NAFTAL
Pour atteindre cet objectif, NAFTAL a engagé des réformes qui lui permettront de se
moderniser, de s’ouvrir sur l’extérieur et de se projeter sur l’avenir à travers la mise en place
de mécanismes organisationnels, économiques, commerciaux et managériaux répondant aux
normes et à l’esprit de l’économie de marché.
68
Chapitre 3 : L’évaluation de la performance financière des entreprises
publiques à travers leur structure financière ; cas de NAFTAL
• de l’enfûtage GPL
69
Chapitre 3 : L’évaluation de la performance financière des entreprises
publiques à travers leur structure financière ; cas de NAFTAL
Assistance de
Sécurité Interne
70
Chapitre 3 : L’évaluation de la performance financière des entreprises
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a-Département commercial :
a-1-Cellule recouvrement :
C’est une cellule rattachée directement au département. Elle a pour fonction principale :
elle Suit et contrôle le règlement des clients à terme.
elle Procède aussi au recouvrement des créances sur clients.
elle établit les reçus d’encaissement et saisis éventuellement les clients
retardataires.
Pour ce faire. Elle est en contact permanent avec les autres services.
a-2-Service carburants
Chargé de:
la commercialisation des carburants.
traiter et analyser les données du marché potentiel pour pouvoir établir les plans
prévisionnels.
gérer et contrôler le mouvement des stocks puis s’assurer de la qualité et de la
conformité du produit.
enregistre, analyser et suggérer les solutions remédiant aux doléances de la
clientèle.
71
Chapitre 3 : L’évaluation de la performance financière des entreprises
publiques à travers leur structure financière ; cas de NAFTAL
suivi et de l’analyse des ventes des produits commercialisés par le centre multi
produits.
élaboration des plans d’approvisionnements, de distributions et répond aux
doléances des clients.
gérer les réseaux des stations-service en l’occurrence les gestions directes (GD),
les gestions libres (GL), les points de ventes agrées (PVA).
analyser la performance de ses stations en gestion direct.
veiller aux respects des normes de gestion.
veiller à la présentation de l’image de marque de NAFTAL.
72
Chapitre 3 : L’évaluation de la performance financière des entreprises
publiques à travers leur structure financière ; cas de NAFTAL
73
Chapitre 3 : L’évaluation de la performance financière des entreprises
publiques à travers leur structure financière ; cas de NAFTAL
Le centre multi produit est un lieu de stockage et de vente d’une gamme variée de
produits à s’avoir : les lubrifiants, les pneus, les acides et l’eau distillée.
74
Chapitre 3 : L’évaluation de la performance financière des entreprises
publiques à travers leur structure financière ; cas de NAFTAL
Le CSD de Tizi-Ouzou est implanté sur une surface de dix (10) hectares dans la zone
industrielle d’Oued-Aissi, environ 10km à l’est de cette ville, de la wilaya.
Administrativement, il fait partir de la commune de Tizi-Ouzou, il est mis en marche le 02
février 2001.Il est doté d’installations annexes et générales, d’unités de stockage et de
distribution des carburants et d’un hangar de stockage pneumatiques et lubrifiants. La capacité
de stockage du CSD est de 3000 m de carburants et de 500 met 200 m d’huile usagée. Le
centre reçoit, stocke, vend et distribue les carburants, il s’approvisionne auprès des unités de
caroubier et d’El Harrach.
75
Chapitre 3 : L’évaluation de la performance financière des entreprises
publiques à travers leur structure financière ; cas de NAFTAL
Tableau N°8 : Les emplois des bilans financiers pour 2015, 2016,2017
Emplois 2015 2016 2017
Valeurs d’immobilisation 427, 256, 848.2 511, 721, 843.91 507, 584, 009.62
Immobilisations corporelles 402, 657, 852.55 494, 427, 819.44 483, 777, 112.83
Immobilisations en cours 16, 223, 163.00 8, 950, 024.47 13, 439, 896.79
Immobilisations financières 8, 375, 832.77 8, 344, 000.00 10, 367, 000.00
Valeurs d’exploitation 180, 099, 748.83 190, 635, 618.26 259, 075, 312.37
Stock et en cours 180, 099, 748,83 190, 635, 618.26 259, 075, 312.37
Valeurs réalisables 95, 816, 895.63 102, 026, 619.88 108, 169, 517.20
Clients 70, 858, 336.27 75, 857, 029.51 73, 513, 912.74
Autres débiteurs 13, 212, 346.46 13, 828, 998.53 16, 152, 045.36
Impôts et assimiles 11, 746, 212.90 12, 340, 591.84 18, 503, 559.10
Valeurs disponibles 403, 860, 493.87 700, 264, 615.18 611, 031, 096.57
Trésorerie 403, 860, 493.87 700, 264, 615.18 611, 031, 096.57
76
Chapitre 3 : L’évaluation de la performance financière des entreprises
publiques à travers leur structure financière ; cas de NAFTAL
Tableau N°9 : Les ressources des bilans financiers pour 2015,2016 et 2017
Ressources 2015 2016 2017
Fonds propres 992, 973, 023.84 1, 127, 069, 984.83 1, 037, 862, 515.81
Capital émis 1, 100, 000, 000.00 1, 100, 000, 000.00 1, 100, 000, 000.00
Résultat net -107, 026, 976.16 27,069,984.83 -62, 137, 484.19
Dettes à long et m. terme 23, 617, 280.74 2, 437, 230.74 202, 084, 035.89
Dettes non courantes 1, 683, 672.69 1, 746. 172.69 1, 774, 035.69
Provision et produits comptabilisés 21, 933, 608.05 691, 058.05 200, 310, 000.20
Dettes à court terme 90, 443, 682.07 375, 141, 481.66 245, 913, 384.06
Fournisseurs et comptes rattaches 56, 332, 333.65 69, 133, 879.34 41, 601, 222.96
Autres dettes 34, 111, 348.42 306, 007, 602.32 204, 312, 161.10
Totaux 1, 107, 033, 986.65 1, 504, 648, 697.23 1, 485, 859, 935.76
Source : Document interne NAFTAL (Naft-Compta V 2.02)
Tableau N°10 : Les emplois des bilans en grande masse pour (2015 à 2017)
Eléments 2015 % 2016 % 2017 %
V. immobilisées 427, 256, 848.32 38.59 511, 721, 843.91 34.01 507, 584, 009.62 34.16
V. d’exploitation 180, 099, 748.83 16.27 190, 635, 618.26 12.67 259, 075, 312.37 17.44
V. réalisables 95, 816, 895.63 8.66 102, 026, 619.88 6.78 108, 169, 517.20 7.28
V. disponibles 403, 860, 493.87 36.48 700, 264, 615.18 46.54 611, 031, 096.57 41.12
Totaux 1, 107, 033, 986.6 100 1, 504, 648, 697.23 100 1, 485, 859, 935.76 100
5
Source : Etabli par nous-mêmes à partir de l’actif des bilans
Tableau N°11 : Les ressources des bilans en grande masse pour (2015 à 2017)
Eléments 2015 % 2016 % 2017 %
Fonds propres 992, 973, 023.84 89.7 1, 127, 069, 984.83 74.91 1, 037, 862, 515.81 69.85
DLMT 23, 617, 280.74 2.13 2, 437, 230.74 0.16 202, 084, 035.89 13.60
DCT 90, 443, 682.07 8.17 375, 141, 481.66 24.93 245, 913, 384.06 16.55
Totaux 1, 107, 033, 986.65 100 1, 504, 648, 697.23 100 1, 485, 859, 935.76 100
77
Chapitre 3 : L’évaluation de la performance financière des entreprises
publiques à travers leur structure financière ; cas de NAFTAL
Les emplois :
Les valeurs immobilisées prennent une partie considérable dans l’actif du bilan pour
tous les trois ans, soit 38.59% en 2015,34.01% et 34.16% en 2016 et 2017 respectivement. On
constate une augmentation de ces valeurs par19.77% de 427, 256, 848.32 en 2015 à
511, 721, 843.91 en 2016 puis une légère diminution par 0.81% à 507, 584, 009.62 en 2017.
Le pourcentage des valeurs réalisables varie légèrement pour les trois exercices, à savoir
8.66% en 2015, 6.78% en 2016 et 7.28%.Elles augmentent faiblement durant les trois
exercices.
a) Les valeurs disponibles
Elles sont importantes par rapport au total de l’actif. En 2015 elles représentent 36.48% du
total de l’actif, 46.54% en 2016 et 41.12%, Ceci qui signifie une bonne gestion. On remarque
une forte augmentation par 73.34% de 403, 860, 493.87 en 2015 à 700, 264, 615.18 grâce à
l’augmentation des ventes en 2016 et une diminution par 12.74% entre 2016 et 2017.
Les ressources :
Ils représentent plus qu’une moitié de total des ressources pour les trois années, 89.7%
en 2015, 74.91% en l’année 2016 et 69.85% en 2017, ce qui implique que l’entreprise a une
indépendance financière parfaite. Toutefois, ils sont en diminution.
La baisse enregistrée entre 2016 et 2017 est due au résultat négatif (une perte de
62, 137, 484.19DA) réalisée en 2017.
78
Chapitre 3 : L’évaluation de la performance financière des entreprises
publiques à travers leur structure financière ; cas de NAFTAL
Les taux des DLMT sont faibles par rapport à ceux des capitaux propres et par rapport
au total du passif. Le pourcentage des DLMT (2.13% pour 2015, 0.16% pour 2016 et 13.6%
en 2017) signifie que l’entreprise ne recourt pas excessivement à l’emprunt pour financer ses
investissements.
On constate une baisse entre 2015 et 2016 grâce à la forte diminution des provisions et
produits comptabilisés. Inversement une hausse se reflète en 2017 où le pourcentage passe de
0.16% de l’actif en 2016 à 13.60% en 2017 a raison de l’augmentation des provisions et
produits comptabilisés qui augmentent fortement de 691, 058.05DA à 200, 310, 000.20DA.
On remarque une hausse entre 2015 et 2016 le taux a presque triplé parce que les autres
dettes ont augmenté par 271, 89, 253.90DA et puis il a baissé en 2017 grâce à la baisse des
fournisseurs et des autres dettes.
FRNG=(1) +(2)-(3) 589, 333, 456.26 617, 785, 371.66 732, 362, 542.08
Source : Etabli par nous-mêmes
D’après les résultats obtenus du tableau, on remarque que le fonds de roulement est
positif pour les trois années, ceci indique que l’entreprise a réalisé un équilibre financier à
long et à moyen terme. Les ressources stables financent la totalité des emplois durables et
dégagent aussi d’une marge de sécurité qui est affectée aux financements des emplois
circulants.
79
Chapitre 3 : L’évaluation de la performance financière des entreprises
publiques à travers leur structure financière ; cas de NAFTAL
FRNG=(1) +(2) +(3)-(4) 589, 333, 456.26 617, 785, 371.66 732, 362, 542.08
Source : Etabli par nous-mêmes
BFR=(1) +(2)-(3) 185 472 962,39 -82 479 243,52 121 331 445,51
L’entreprise dégage un BFR positif en 2015 et en 2017, cela signifie que les ressources
d’exploitation sont inférieures aux besoins d’exploitation (un déséquilibre financier à court
terme. Le solde positif obtenu indique le financement de besoins liés à l’activité restent a la
charge de l’entreprise qu’elle doit alors financer soit par son fonds de roulement soit par des
découverts bancaires.
Néanmoins en 2016, le BFR est négatif, ce qui représente une ressource en fonds de
roulement pour l’entreprise.
a- La trésorerie nette
TN=(1)-(2) 403, 860, 493.87 700, 264, 615.18 611, 031, 096.57
80
Chapitre 3 : L’évaluation de la performance financière des entreprises
publiques à travers leur structure financière ; cas de NAFTAL
Pour les trois années, la trésorerie nette est positive, ce qui signifie l’existence d’un
équilibre financier immédiat. En 2015 et 2017, l’entreprise dégage d’un fonds de roulement
important qui est suffisant pour financer son cycle d’exploitation et dégageant d’un excédent
en trésorerie. La trésorerie nette est plus élevée en 2016 parce qu’elle dégage à la fois un
fonds de roulement positif et une ressource en fonds de roulement.
Les différents soldes significatifs qui renseignent sur l’activité de NAFTAL sont
présentés dans le tableau suivant :
81
Chapitre 3 : L’évaluation de la performance financière des entreprises
publiques à travers leur structure financière ; cas de NAFTAL
I-PRODUCTION DE L'EXERCICE 1, 234, 446,447.93 1, 432, 175,882.31 16.02% 1, 360, 317,918.93 -5.02%
Dota aux amort / prov perte de 115, 473,168.93 102, 740,614.25 111, 312,234.81
valeur
Reprise sur pertes de valeur et 21, 572,216.99 22, 445,893.15 1, 270,303.20
provisions
V- RÉSULTAT D’EXPLOITATION -122, 333,122.54 11, 009,154.98 108.98% -101, 565,499.67 -1,025.04%
VI - RÉSULTAT FINANCIER 15, 306,146.38 16, 060,829.85 4.93% 39, 428,015.48 145.49%
VII-RÉSULTAT ORDINAIRE -107, 026,976.16 27, 040,354.08 125.26% -62, 137,484.19 -329.80%
AVANT IMPÔTS (V+VI)
Impôts exigibles sur résultats 0.00 0.00 0.00
ordinaires
Impôts différés (variations) sur 0.00 0.00 0.00
résultats ordinaires
VIII- RÉSULTAT DE -107, 026,976.16 27, 069,984.83 125.26% -62, 137,484.19 -329.80%
L'EXERCICE
82
Chapitre 3 : L’évaluation de la performance financière des entreprises
publiques à travers leur structure financière ; cas de NAFTAL
a- La production de l’exercice
La richesse crée par le travail du personnel et par l’entreprise elle-même est stable entre
les trois années. Une hausse de 16.8% de 2015 à 2016 a influencé par la marge, la variation
de ce ratio est due à la croissance de l’activité de l’entreprise NAFTAL qui est mesurée par la
production de l’exercice. Entre 2016 et 2017 l’entreprise réalisé une baisse de 2.43% due à la
mauvaise maitrise de consommations externes et la régression de chiffres d’affaires de
l’entreprise.
La richesse crée par l’entreprise grâce à son exploitation a augmenté de 461.5% entre
les années 2015 et 2016. Le taux de croissance est élevé, cela indique une forte capacité de
développement des activités industrielles et commerciales de l’entreprise. En 2016 à 2017 le
taux de variation de l’EBE a diminué dû à l’augmentation des charges du personnel et les
impôts, taxes et versements assimiles.
Le résultat courant avant impôt a connu une hausse de 125.26% entre les années 2015 et
2016 à cause de l’augmentation du résultat financier et principalement de l’augmentation du
résultat d’exploitation en 2016. Pour les années 2016 à 2017 l’entreprise Naftal a réalisé une
baisse de 329.8% influencé par la forte diminution du résultat d’exploitation.
83
Chapitre 3 : L’évaluation de la performance financière des entreprises
publiques à travers leur structure financière ; cas de NAFTAL
Le résultat net a connu une hausse de 125.26% durant les années 2015 à 2016 grâce à un
gain de 27, 040,354.08 DA en 2016 et une baisse de 329.80% à cause d’une dune perte réalisé
en 2017 de -62, 137,484.19DA.
84
Chapitre 3 : L’évaluation de la performance financière des entreprises
publiques à travers leur structure financière ; cas de NAFTAL
A partir des tableaux des comptes des résultats des trois années (2015à 2017), on a
déterminé la capacité de l’entreprise NAFTAL à se financer, en effet, elle présente une CAF
négative durant l’année 2015 de -13, 126,024.22DA, une positive en 2016 de 107,
335,075.2DA et en 2017 de 47, 904,447.42DA
L’entreprise NAFTAL est une société par action étatique qui ne distribue pas des
dividendes, donc l’autofinancement est égal à la CAF.
Ce sont des ratios qui mettent en rapport les éléments stables du bilan dont l’évolution traduit
les mutations de la structure de l’entreprise.
Ratio de financement =
é
Il mesure le degré de couverture des investissements d’une entreprise par ses moyens
propres.
Fonds propres 992, 973, 023.84 1, 127, 069, 984.83 1, 037, 862, 515.81
Actifs immobilisés 427, 256, 848.32 511, 721, 843.91 507, 584, 009.62
85
Chapitre 3 : L’évaluation de la performance financière des entreprises
publiques à travers leur structure financière ; cas de NAFTAL
Les ratios sont supérieurs à 1, ce qui implique l’existence d’un fonds de roulement
important pour les trois années. En effet les ratios sont supérieurs à 2, cela signifie que
l’entreprise peut financer ses emplois stables par ses fonds propres deux fois.
Le ratio est un indicateur qui détermine dans quelle mesure une firme est capable de
s’endetter.
Capitaux propres 992 973 023,84 1 127 069 984,83 1 037 862 515,81
DLMT 23 617 280,74 2 437 230,74 202 084 035,89
Solvabilité générale =
! !
Ce ratio correspond à la capacité d’une entreprise à faire face à ses engagements en cas
de cessation d’activité (arrêt d’exploitation) ou de liquidation (vente des actifs).
Total d’actif 1, 107, 033, 986.65 1, 504, 648, 697.23 1, 485, 859, 935.76
Total des dettes 114, 060, 962.80 377, 578, 712.30 447, 997, 419.8
Solvabilité générale 9,71 3,98 3,32
Source : Etabli par nous-mêmes
86
Chapitre 3 : L’évaluation de la performance financière des entreprises
publiques à travers leur structure financière ; cas de NAFTAL
Le total d’actif dépasse les dettes, alors l’entreprise arrive à faire face à ses engagements
financiers, ce qui donne une sécurité générale pour ses créanciers.
Actif circulant 679, 777, 138.33 992, 926, 853.32 978, 275, 926.14
Dettes à court terme 90, 443, 682.07 375, 141, 481.66 245, 913, 384.06
Liquidité générale 7.52 2.65 3.98
Source : Etabli par nous-mêmes
Les trois ratios obtenus sont supérieur à 1 signifiant un équilibre financier à
court terme et d’un fonds de roulement positif. L’entreprise est donc capable de régler ses
dettes exigibles par ses actifs à court terme.
Ce ratio exprime la liquidité correspondant au rapport des actifs circulants les plus
liquides (l’actif circulant sans stock) sur les dettes exigibles à court terme. Les stocks sont
retirés de ce ratio car leur liquidité est incertaine.
87
Chapitre 3 : L’évaluation de la performance financière des entreprises
publiques à travers leur structure financière ; cas de NAFTAL
Les ratios sont supérieurs à 1, qu’il s’agit que les valeurs réalisables et les valeurs
disponibles de l’entreprise couvrent ses passifs exigibles, ce qui traduit que l’entreprise ne
trouvera pas des difficultés à rembourser ses créanciers s’ils demandent à être payes sans
attendre.
Résultat net -107, 026, 976.16 27, 069,984.83 -62, 137, 484.19
Total d’actif 1, 107, 033, 986.65 1, 504, 648, 697.23 1, 485, 859, 935.76
88
Chapitre 3 : L’évaluation de la performance financière des entreprises
publiques à travers leur structure financière ; cas de NAFTAL
Les rentabilités de l’actif pour 2015 et 2017 sont négatives, c’est-à-dire que les
ressources employées par l’entreprise réalisent de pertes. En 2016 l’entreprise NAFTAL retire
une rentabilité insuffisante ou faible de 2% par rapport à ses emplois.
Autrement appelé la rentabilité des capitaux investis, il mesure la rentabilité qu’une firme
réalise en fonction des capitaux investis.
Résultat d’exploitation -122, 333, 122.54 11, 009,154.98 -101, 565, 499.67
Capitaux permanents 1, 016 590, 304.58 1, 129, 507, 215.57 1, 239, 946, 551.70
Conclusion
Pendant les trois années précédentes (2015 à 2017) l’entreprise NAFTAL du district
Tizi-Ouzou a fait les investissements de la création d’une nouvelle station-service et la
rénovation du parc roulant (camion et véhicule).
L’augmentation de valeurs immobilisées est due à l’acquisition de ces immobilisations
mentionnées ci-dessus. En 2017 l’entreprise a cédé les anciens camions ce qui traduit la
diminution de ses valeurs immobilisées.
L’entreprise a augmenté son niveau de valeur d’exploitation à cause de la création d’une
nouvelle station-service (la croissance de l’activité) et elle a augmenté ses ventes et a fait face
à l’augmentation de la demande de consommation en carburant.
A la fin de chaque exercice comptable, L’entreprise commerciale NAFTAL du district
de Tizi-Ouzou a transféré 75% de son chiffre d’affaires vers le district carburant (toujours
structure NAFTAL de Tizi-Ouzou). Ce phénomène explique les deux résultats négatifs en
2015 et 2017 et aussi un faible résultat positif en 2016.Il existe d’autres aspects contribuant à
la réalisation de résultats défavorables tels que l’augmentation de charges salariales et achat
consommée a raison de la croissance de l’activité.
En plus, cette entreprise est étatique c’est-à-dire ses prix de ventes sont administrés
(déterminés par l’État), par conséquent ses charges dépassent ses ventes.
90
Conclusion
générale
Conclusion générale
Au bout de notre travail de recherche, il importe de faire la revue des grandes lignes qui
le composent et de présenter brièvement les résultats, auquel il a abouti.
Le choix de ce sujet a été motivé par le fait que NAFTAL contribue beaucoup dans la
production, le montage, le développement et la recherche dans le domaine de carburant au
sein d’Algérie. En outre, la seconde motivation a été celle d'apporter notre modeste
contribution à l'amélioration de la performance des entreprises publiques. Il a été également
pour nous une occasion de rechercher les conditions de l'équilibre financier de cette entreprise
mentionné et de mesurer le niveau de la performance financière afin d'établir un diagnostic
sur sa structure financière pour servir de support à un pronostic.
Pour appréhender notre étude et répondre effectivement à nos questions de recherche,
nous avons formulé des hypothèses générales. La première hypothèse de notre recherche est
la proportion des fonds propres et dettes à un impact sur la performance financière de
l’entreprise NAFTAL. On a conclu qu’elle n’est pas performante par rapport aux proportions
des dettes et des fonds propres. La deuxième hypothèse est confirmée, il existe certain
éléments telle que les prix réglementaire pour les entreprises publiques qui influencent leur
performance financière.
La vérification de ces hypothèses a nécessité l'utilisation des techniques et des
méthodes. Ainsi, nous avons utilisé la technique documentaire.
Quant aux méthodes, il a été employé la méthode historique, la méthode analytique, la
méthode qualitative et la méthode quantitative.
Nous avons délimité notre sujet dans le domaine, dans le temps et dans l'espace. Dans le
domaine, le sujet se limite à l'analyse financière, plus spécifiquement à l'analyse de la
structure financière, l'étude de la rentabilité et de l'autofinancement. Dans le temps, notre
recherche s'étale sur une période de trois ans allant de 2015 à 2017. Dans l'espace, notre étude
s'est focalisée sur l’entreprise NAFTAL du district Tizi-Ouzou et à son unité de Carburant.
En vue d'arriver à vérifier nos hypothèses de recherche, nous avons subdivisé notre travail en
trois chapitres outre l'introduction générale et la conclusion générale.
Le premier chapitre porte sur le cadre théorique qui comprend les Fondements
théoriques du lien entre structure financière et valeur d’entreprise et aussi l’orientation aux
entreprises publiques. Le deuxième chapitre concerne la structure financière et les indicateurs
de la performance financière. Le troisième chapitre porte sur l'analyse de la structure
financière de NAFTAL.
92
Conclusion générale
Il débute par la présentation de cette entreprise et ses bilans financiers et par l'analyse de
son équilibre financier, la détermination de sa trésorerie ainsi que de son degré de solvabilité;
et nous a aidés à répondre notre question :
Pour répondre à notre question -Quels sont les déterminants du choix d'une structure
financière? On a présenté une synthèse des contributions au débat sur la structure financière
et montré que le choix d'une structure financière dépend des contraintes de l’équilibre
financier, le niveau d’effet de levier offert par l’emprunt et le coût du financement.
En effet, la théorie de compromis met en œuvre une structure financière qui résulte d'un
arbitrage entre les économies d'impôts liés à l'endettement et les coûts d'une éventuelle
faillite. La théorie des préférences hiérarchisées de financement montre que la structure
financière est influencée par les asymétries d'information, la théorie de <<Market timing>>,
qui affirme que la structure financière des entreprises dépend des conditions de marché, n'a
pas fait l'objet de vérification empirique.
Le financement par la dette est plus qu’utile pour la gestion des conflits d’intérêts
(Jensen & Meckling, 1976) entre dirigeants et actionnaires.
93
Conclusion générale
En effet, la théorie d’agence stipule que sans dette contractée, les dirigeants pourraient
prendre des décisions qui serviraient leurs propres intérêts au détriment de ceux des
actionnaires. Cependant, en levant de la dette, ils sont obligés d’optimiser les décisions
d’investissement qu’ils entreprennent afin de pouvoir honorer leurs engagements à temps.
À l’issue de cette étude, nous pouvons déduire que la structure financière a une
influence significative sur la performance de l’entreprise. L’entreprise NAFTAL du district
Tizi-Ouzou a une structure financière équilibre il s’agit elle est autonome financièrement,
toutefois elle n’est pas rentable à cause du fait qu’elle transfère 75% de son chiffre d’affaires
vers le district carburant (toujours structure NAFTAL de Tizi-Ouzou).Tous ces éléments nous
ont permis de confirmer notre hypothèse, la structure financière a un impact sur la
performance d’une entreprise.
94
Bibliographie
BIBLIOGRAPHIE
Ouvrages
1. Jensen M, et Meckling J,<The theory of the firm: Managerial behaviour agency cost
and ownership structure>1976
2. Hirigoyen G, et Jobard J, <Financement de l’entreprise : évolution récente et
perspectives nouvelles>
3. Gillis M, Jenkins G, and Lessard D,< public enterprise finance towards a synthesis>,
July1981
4. Quintart A, et Zisswiller R,<Theorie de la finance aimable>, (1985)
5. Dr Réda K, <Management financière> 3eme Edition
6. Cohen E,<Analysefinancière> 6eme Edition, Economica
7. Bartoli A,< Le management des organisations publiques >, Dunod, Paris, 1997
8. Michel S, et Ledru M,« Capital-Compétence dans l'entreprise », éditeur : ESF, 2000
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financial management.>, 2002
10. Melbouci L, <Le modèle des entreprises publique Algériennes échec au fin de
mission>, 2008
11. Hubert de la Bruslerie<Analyse Financière>, (Information financière, Evaluation,
Diagnostic) 4eme édition 2010
12. Vernimen P, <Corporate Finance: theory and practice>, 2014, 4th. Edition
95
Bibliographie
Articles
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American economic review, 1963
2. Myers S.C,< the capital structure puzzle>, the journal of finance 39, n3 July 1984
3. Williamson O.E, (corporate finance and corporate governance) 1988, journal of
finance V43
4. Myers S.C, et Majluf N.S,< corporate financing and investment decisions when firms
have information that investors don’t have>, volume 13, journal of financial
economics
5. De La Villarmois, < Le concept de performance et sa mesure : un état de l’art>,
Cahiers de recherche de l’IAE de Lille, 2001
6. Morin E, et Savoie A,<Développement récent dans les représentations de l’efficacité
organisationnelle> Revue Psychologie, Université de Coimbra, Portugal 2002, n27
7. Georges Langlois et Michelle mollet, <manuel de gestion financière, Edition Berti,
Alger, 2011, P299
96
Liste des tableaux et schémas
97
Annexes
Annexes
ANNEXE N°1
BILAN AU 31/12/2015 AU 31/12/2016 (Unité : 815 DISTRICT COM TIZI OUZOU)
SERVICE FINANCES & COMPTABILITE
ACTIF
98
Annexes
ANNEXE N° 2
BILAN 31/12/2015 AU 31/12/2016 (Unité : 815 DISTRICT COM TIZI OUZOU)
SERVICE FINANCES & COMPTABILITE
PASSIF
99
Annexes
ANNEXEN°3
BILAN 31/12/2016 AU 31/12/2017 (Unité : 815 DISTRICT COM TIZI OUZOU)
SERVICE FINANCES & COMPTABILITE
ACTIF
2017
2017
2017
2017
2017
2017
2017
2017 TOTAL GENERAL 2, 518, 372,222 1, 032, 512,286 1, 485, 859,936 2, 473, 476,750 968, 857,683 1, 504, 619,066
ACTIF
Naft-Compta V 2.02 Editer le : 21/05/2018
100
Annexes
ANNEXE N°4
BILAN 31/12/2016 AU 31/12/2017 (Unité : 815 DISTRICT COM TIZI OUZOU)
SERVICE FINANCES & COMPTABILITE
PASSIF
101
Annexes
ANNEXE N°5
COMPTE DE RESULTAT
(Par Nature)
72 Variation stocks produits finis -35, 500,891.31 -38, 287,505.01 -40, 166,755.22
68 Dot aux amortis, prov et pertes 115, 473,168.93 102, 740,614.25 111, 312,234.81
102
Table des matières
Résumé ............................................................................................................................. v
Sommaire ......................................................................................................................... vi
1-1-Définition ......................................................................................................... 25
b- La mission ...................................................................................................... 26
c-Les rôles........................................................................................................... 26
a-Les avantages................................................................................................... 28
c-Contrôle ........................................................................................................... 37
104
Table des matières
1-2- L’objectif......................................................................................................... 49
105
Table des matières
c-Rentabilité financière....................................................................................... 59
106
Table des matières
107
Table des matières
108
Table des matières
b-Le ratio de financement des immobilisations par les fonds propres : ............. 85
Conclusion générale................................................................................................................ 91
Bibliographie .................................................................................................................. 95
109
Table des matières
Annexes .......................................................................................................................... 98
110