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Ce mémoire de fin d'études vise à évaluer la performance financière des entreprises publiques, en se concentrant sur la structure financière de Naftal, une entreprise de commercialisation à Tizi-Ouzou. L'étude explore le lien entre la structure financière et la performance financière, en utilisant des théories financières et des données empiriques pour déterminer une structure optimale qui minimise le coût du capital. Les résultats visent à fournir des recommandations pour améliorer la performance financière de l'entreprise.

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Ce mémoire de fin d'études vise à évaluer la performance financière des entreprises publiques, en se concentrant sur la structure financière de Naftal, une entreprise de commercialisation à Tizi-Ouzou. L'étude explore le lien entre la structure financière et la performance financière, en utilisant des théories financières et des données empiriques pour déterminer une structure optimale qui minimise le coût du capital. Les résultats visent à fournir des recommandations pour améliorer la performance financière de l'entreprise.

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UNIVERSITE MOULOUD MAMMERI DE TIZI-OUZOU

FACULTE DES SCIENCES ECONOMIQUES, COMMERCIALES


ET DES SCIENCES DE GESTION
DEPARTEMENT DES SCIENCES DE GESTION

MEMOIRE de fin d’études

Pour l’obtention du diplôme de master en sciences financière

Option : Finance d’entreprise.

THEME :

L’évaluation de la performance financière des


entreprises publiques à travers leurs structures
financière.
Cas de l’Entreprise Naftal« branche commercialisation
district de Tizi-Ouzou ».

Présenté par :
Sous la direction de :
TUMBARE Falon T
Mme. FELLAG Dalila
NJIVA Ngonidzashe L

Membre du jury:
Président: Mme. Moussi Nassima
Examinateur: Mr. Mahmoudia Mehenna
Rapporteur: Mme. Fellag Dalila

Promotion 2017-2018
Remerciements
Nos remerciements s'adressent d'abord à notre créateur, Dieu seigneur qui ne cesse de
nous bénir et de répandre abondamment sur nous toute espèce de sagesse et intelligence
spirituelle, afin que nous sachions quelle est l'immensité de la richesse et la gloire qu'il
réserve à nous ses élus.
Nous exprimons notre profonde gratitude à notre promotrice Mme FELLAG DALILA
pour avoir accepté d'encadrer ce dit travail du début à la fin malgré ses multiples
occupations.
Nos remerciements s'adressent également aux membres du jury pour leur aimable
acceptation d’évaluer ce travail et de participer à notre soutenance
Nos sentiments de gratitude s'adressent aussi à tous les personnels et les enseignants de
tous les départements de l’Université Mouloud MAMMERI de Tizi-Ouzou qui ont contribué à
notre formation durant notre cursus.
Nos reconnaissances vont à l’ensemble du personnel de NAFTAL, particulièrement
Mr AISSAT pour le temps qu’il nous a consacré tout au long de notre stage.
Enfin, Nous exprimons nos sentiments à tous nos amis, nos camarades qui ont contribué
de près ou de loin à l’élaboration de ce travail et tous ceux qui nous ont aidé d'une manière
ou d'une autre et dont les noms ne sont pas repris ci haut qu'ils trouvent ici l'expression de
notre reconnaissance.

i
Dédicace

A ma chère maman, que nulle dédicace ne puisse

exprimer mes sincères sentiments, pour l’amour, son

encouragement continu, son aide, en témoignage de mon

profond amour et respect pour ses grands sacrifices. Je

dédie encore ce modeste travail à mon frère, Brian, mes

sœurs Jemima et Emma sans oublier mon neveu Miguel

et tous ceux qui nous sont chers.

Que Dieu continue à leurs accorder bénédiction et

longévité.

ii
Dédicace

A ma maman, mon père et ma tante décédée qui m’a

soutenu et encouragé durant ces années d’études.

A mes frères, mes sœurs, mes grands-parents et ceux

qui ont partagé avec moi tous les moments d’émotion lors

de la réalisation de ce travail.

A ma famille, mes proches et à ceux qui me donnent de

l’amour et de la vivacité.

A tous mes amis qui m’ont toujours encouragé et à qui

je souhaite plus de succès.

Que Dieu continue à leurs accorder bénédiction et

longévité.

iii
La liste d’abréviation

BFR : Besoin en fonds de roulement


BFRE : Besoin en fonds de roulement d’exploitation
BFRHE : Besoin en fonds de roulement hors exploitation
BPA: Bénéfice par action (BPA)
CAF : Capacité d’autofinancement
CMPC: Coût moyen pondéré du capital
DCT : Dettes à court terme
DLMT : Dettes à long et à moyen terme
EBE : Excèdent brut d’exploitation
FRNG : Fonds de roulement net global
MEDAF: Modèle d’évaluation des actifs financiers
MM: Modigliani et Miller
PER: Price earnings ratio
ROA: Rendement des actifs (return on assets)
ROE: Rendement des capitaux propres (return on capital)
ROI: Rendement des investissements (return on investment)
SIG : Soldes intermédiaires de gestion
SPA : Société par action
TN : Trésorerie nette
VA : Valeur ajoutée
VD : Valeurs disponibles
VE : Valeurs d’exploitation
VI : Valeurs immobilisées
VR : Valeurs réalisables

iv
Résumé

Comprendre le lien entre la structure financière et la performance financière est l’objectif


de notre recherche. Pour comprendre ce lien, on a analysé les deux (la structure financière et
la performance financière) séparément tout d’abord. On a commencé avec les théories
financières qui analysent le rapport entre l’endettement, les fonds propres et la valeur de
l’entreprise. Ainsi nous nous sommes demandé, comment cette structure financière influence-
t-elle la performance financière d’une entreprise publique. Pour notre recherche on a utilisé
des livres, des documents et des sites qui concernent la finance de l’entreprise et l’analyse de
sa performance financière. Notre approche nous a appris que, pour minimiser le coût de
capital, ainsi améliorer sa performance financière, une entreprise doit trouver sa structure
financière optimale. Toutefois, il existe d’autres éléments tels que le type d’activité et la
nature de l’entreprise qui impactent sa performance financière.

Mots-clés : structure financière, performance financière, l’endettement, fonds propres,


coût de capital, entreprise publique, structure financière optimale

Abstract

Understanding the link between capital structure and financial performance is the objective of
our research. In order to understand this link we had to analyse the two (capital structure and
financial performance) separately first. We started off with capital structure theories which
explore the relationship between debt financing, equity financing and market value of the
firm. Thus we asked ourselves, how this capital structure influences financial performance of
a state owned enterprise. For our research we used books, documents and sites dedicated to
corporate finance and analysis of financial performance. Our approach has taught us that in
order to minimize the cost of capital hence improving financial performance, a firm needs to
find its optimal capital structure. However there are other factors like type of activity and
nature of the company which also have an impact on its financial performance.

Keywords: capital structure, financial performance, debt financing, equity financing, cost of
capital, state owned enterprise, optimal capital structure
v
Sommaire

La liste des abréviations ............................................................................................................ iv


Résumé ....................................................................................................................................... v
Sommaire ................................................................................................................................... vi
Introduction générale ............................................................................................................... 2
Chapitre 1 : Les aspects théoriques généraux, la structure financière et la performance
financière des entreprises publiques ....................................................................................... 5
Section 1 : L`apport des théories financières traditionnelles ...................................................... 7
Section 2 : La finance néoclassique : Les théories financières modernes ................................ 14
Section 3 : L’orientation aux entreprises publiques ................................................................. 25
Chapitre 2 : Le lien entre la structure financière et la performance financière de
l’entreprise .............................................................................................................................. 33
Section 1 : La structure financière ............................................................................................ 34
Section 2 : La performance financière d’entreprise.................................................................. 48
Chapitre 3: L’évaluation de la performance financière à travers la structure
financière ; cas de NAFTAL .................................................................................................. 64
SECTION 1 : Présentation et organisation de NAFTAL ....................................................... 66
Section 2 : L’analyse de la performance financière de l’entreprise NAFTAL ......................... 76
Conclusion générale................................................................................................................ 91
Bibliographie ............................................................................................................................ 95
Annexes .................................................................................................................................... 98
Table des matières…………………………………………………………………………...105

vi
INTRODUCTION
GÉNÉRALE
Introduction générale

Une entreprise peut, bien qu’elle exécute en comparant les résultats des initiatives aux
objectifs, évaluer dans quelle mesure elle rencontrera ses objectifs. Elle peut utiliser les
indicateurs financiers pour évaluer sa performance et la comparer à celle d’autres entreprises
du même secteur.
La performance de l’entreprise est une appréciation synthétique de la façon dont une
organisation exécute sur ses paramètres les plus importants y compris les marches financiers
et la performance de l’entreprise.
La performance de l’entreprise est un sous-ensemble d’analytique d’entreprise qui
s’intéresse à la sante de l’organisation. Traditionnellement elle a été mesurée uniquement en
termes de la performance financière. Ces dernières années, le concept de la sante des
entreprises est devenu plus large.
Une organisation saine est celle qui est considérée comme impliquant non seulement
les considérations financières, mais aussi les autres facteurs notamment la responsabilité
sociale et la réputation, l’innovation, le moral des employés et la productivité.
Malgré cela, la performance financière reste le facteur de performance de l’entreprise.
Elle est une mesure subjective de façon dont une entreprise peut utiliser ses actifs de son
principal mode de l’entreprise à générer des revenus.
La création de valeur sera déterminée à cet effet par la façon dont l’entreprise financera
ses opérations. Une structure financière optimale sera essentielle pour que la firme génère
plus de revenu et d’améliorer sa compétitivité.
Une entreprise a une énorme décision à prendre en termes de définition d’une structure
financière appropriée pour financer ses opérations. Elle finance ses projets par
l’autofinancement, les fonds propres, l’endettement ou une combinaison de deux ou plus de
ces modes de financement.
Cette combinaison déterminera certainement une bonne santé de l’entreprise et la
conduira à d’énormes marges bénéficiaires.

La problématique qui se pose :

L’évaluation de la performance d’une entreprise dépend de l’équilibre de la structure


financière. Une structure financière optimale fournit le meilleur ratio de « debt-to-equity »
d’une entreprise et au même temps maximise sa valeur. Un équilibre entre les proportions des
dettes financières et les fonds propres minimise le cout du capital appelé « le coût moyen
pondéré du capital ».
2
Introduction générale

L’effet de levier implique un niveau d’endettement modéré. Plus l’entreprise


s’endette, plus le risque augmente et contrairement trop peu de dettes peuvent également
soulever des questions. Une incapacité à emprunter peut-être un signe que les marges
d’exploitation sont tout simplement faibles. A cet effet, on pose la question suivante :
« Existe-t-il une structure financière optimale pour maximiser la performance
financière de l’entreprise ? »
De cette question principale découle d’autres questions secondaires à subir :
• Comment mesurer la performance financière ?
• Quelles sont les différents types des structures financières ?
• Quels sont les déterminants du choix d’une structure financière ?
Objectif

Notre objectif dans cette étude est d'apprécier la structure financière de « Naftal» sur
sa performance financière pendant la période retenue (2015-2017) et de déterminer la
structure financière optimale qui permet de minimiser le coût du capital et maximiser la
performance financière de l'entreprise.

Motifs du choix de sujet

Le thème qu’on a choisi correspond avec notre spécialité (Finance d’entreprise), donc
on a saisi une chance d’appliquer nos connaissances dans une situation pratique. Ce thème
concorde également au type de carrière que nous souhaitons poursuivre à l’avenir.

Hypothèses de recherche

L’hypothèse tend à formuler une relation entre des faits significatifs même plus ou
moins précis. C’est donc une proposition de réponse à la question posée, elle aide à
sélectionner les faits observés, les interpréter, c’est-à-dire de leur donner une signification.
Ainsi, en vue de répondre aux questions que nous nous sommes posés au niveau de la
problématique, nous avons formulé les hypothèses suivantes :
H1 : La proportion de Fonds Propres et dettes a un impact sur la performance financière de
l’entreprise NAFTAL.
H2 : La nature des entreprises publiques influencent leur performance financière.

3
Introduction générale

Méthodologie

La méthodologie est la séquence logique des opérations élémentaires appliquées à


l'objet d’étude.
Dans le cadre de ce travail, nous avons préconisé les méthodes techniques scientifiques ci
-après :
- Recherche Théorique : basée sur la technique documentaire et sur l'observation
participative
- Recherche Empirique : qui nous a permis de collecter et d'interpréter les données
quantitatives contenues dans les états financiers de l'entreprise mis à notre disposition.

Délimitation du sujet

Notre recherche est délimitée clairement dans sa portée spatiale comme dans sa portée
temporaire. En effet, elle se borne à la structure financière et son incidence sur la performance
financière de l’entreprise Naftal en ville d’Oued-Aissi. Elle repose sur les données relatives à
ses états financiers notamment les bilans et les tableaux de compte de résultat (TCR) d'une
période allant de 2015 à 2017. Nous estimons qu'avec ces trois ans, nous pouvons dire oui ou
non si cette entreprise est performante.

La justification du plan

Ce présent mémoire est constitué de trois chapitres : Le premier traite les fondements
théoriques du lien entre structure financière et une introduction aux entreprises publiques. Le
second traite principalement les généralités sur la structure financière et la performance
financière. Le dernier chapitre abordera une analyse de la structure financière de l'entreprise
<<NAFTAL>> et son incidence sur la performance financière.

Difficultés rencontrées lors de la recherche

Au cours de nos travaux de recherches, nous avons rencontrés un certain nombre de


difficultés liées essentiellement ; aux manques de bases des données, aux difficultés liées à la
rencontre des clients représentatifs, et à la lenteur administrative due aux procédures internes
pour la prise de rendez-vous.

4
Chapitre 1 : Les
aspects théoriques
généraux; la structure
financière et la
performance financière
des entreprises
publiques
Chapitre 1 : les aspects théoriques généraux, la structure financière et la
performance financière

Introduction :
La finance d’entreprise est définie comme étant l’étude et l’analyse des sources de
financement ainsi que de la structure financière d’une entreprise. Les investissements, les
projets et la croissance nécessitent un financement. L’objectif principal de la finance
d’entreprise est de maximiser la valeur pour l’actionnaire. La théorie financière a identifié
plusieurs objectifs pour l’entreprise à savoir : la pérennité de l’entreprise, l’accroissement du
chiffre d’affaires ou de la part de marché et la minimisation des coûts.
La maximisation de la richesse des actionnaires et l’amélioration de la performance
nécessitent une bonne prise des décisions financières, il s’agit ici de la décision de
financement, celle d’investissement et la décision de distribution. La décision de distribution
consiste en la répartition du profit de la firme entre ses actionnaires (en forme des dividendes)
et les créanciers.
La décision de financement implique la détermination de la structure financière
optimale qui est la meilleure combinaison de dettes et fonds propres .L’endettement est plus
risquée que les fonds propres mais le dernier dilue la valeur de l’actionnariat. Finalement la
décision d’investissement est l’affectation du capital à des projets d’investissement appelé
« capital budgeting ».
Cependant, la détermination de la valeur d’entreprise n’est plus qu’une simple
addition d’éléments mais elle exprime à la fois le résultat des décisions qui ont été prises et la
façon dont ce résultat est perçue par les intervenants sur le marché financier.
Cette innovation dans l’estimation de la valeur de l’entreprise a mis l’accent sur le
problème de la performance de l’entreprise à travers l’évaluation de la pertinence de la prise
des décisions financières qu’elle doit effectuer. Ces décisions doivent concourir à l’atteinte de
l’objectif fondamental de chaque firme à savoir la maximisation de sa valeur et par
conséquent la création de valeur .Cette création de valeur peut être déterminée dans la théorie
financière par plusieurs indicateurs de mesure.
Les plus courants sont :
-Le rendement des actifs (ROA)
-Le rendement des investissements (ROI)
-Le rendement des capitaux propres (ROE)
-Le bénéfice par action (BPA)
-Le Price earnings ratio (PER)

6
Chapitre 1 : les aspects théoriques généraux, la structure financière et la
performance financière

Cependant, plusieurs auteurs, affirment que ces indicateurs montrent une insuffisance de
mesure et offre une vision limitative. Ils constatent aussi qu’aucun moyen de mesure des
performances de l’entreprise n’est exhaustif et bien corrélé avec sa valeur boursière et que ces
mesures assises sur les bénéfices s’attachent, en général, à la gestion du compte de résultat et
négligent le montant et le rythme réel des cash flows.
L'objectif de ce chapitre est de faire une synthèse de la littérature théorique et
empirique sur la structure de capital. Le point de départ est l'article de Modigliani et Miller
(1958) qu’on va analyser dans la section une.
Dans la deuxième section on va ce concentré sur les théories modernes et enfin dans
la dernière section on traitera l’orientation aux entreprises publiques.

Section 1 : L`apport des théories financières traditionnelles

1-La théorie de décision de financement de Modigliani et Miller avec ou sans fiscalité.

En 1958, les travaux de Franco Modigliani et Merton Miller ont démontré que le
choix entre les dettes et capitaux propres n’a pas d’impact sur la valeur de la firme dans un
monde sans impôt et sans coûts de transaction.
Ce théorème a été modifié une première fois en 1963 par l'intégration de la fiscalité
des entreprises. Dans ce cadre , Franco Modigliani et Merton Miller ont démontré que la
valeur de l'actif économique de l'entreprise endettée est égale à la valeur de l'actif
économique d'une entreprise non endettée majorée de la valeur actuelle de l'économie
d'impôt lié à la déductibilité fiscale des intérêts de la dette.
En 1977, Merton Miller a produit un troisième article qui intègre cette fois-ci, non
seulement la fiscalité des entreprises, mais aussi la fiscalité des particuliers et des
investisseurs dans leur raisonnement.
Dans ce cadre, il montre que la prise en compte de ces deux fiscalités produit les
mêmes conclusions que celles de 1958, à savoir que la façon de financer un actif
économique entre les dettes et capitaux propres n'a pas d'influence sur la valeur de cet
actif économique.
D’un point de vue financier, l'objectif d'une entreprise est de créer de la valeur, c'est-
à-dire d’être capable de réaliser un investissement dont le taux de rentabilité dégagé est
supérieur au taux de rentabilité exigé compte tenu du risque.

7
Chapitre 1 : les aspects théoriques généraux, la structure financière et la
performance financière

De nombreuses études se sont penchées sur le sujet du financement des


entreprises ; faut-il privilégier comme source de financement par l’endettement ou les
fonds propres ? Et existe-t-il une répartition optimale entre ces deux sources ?
Modigliani et Miller ont répondu à la question, d’abord dans le cadre d’un marché
parfait. Puis en tenant compte de la fiscalité. Enfin, les théories de l’agence et du signal
sont venues compléter ces analyses1.
Les entreprises satisferont leurs besoins financiers soit en réinvestissant leurs
bénéfices ou en faisant appel à des sources de financement externes. Lorsqu’une
entreprise enlève des capitaux auprès d’investisseurs externes elle choisit le type de titres
financiers qui sont émis. En général, les entreprises choisissent de se financer par une
combinaison de capitaux propres et de dettes.
La théorie de Modigliani et Miller est fondée sur les marchés financiers opèrent
sans coût de transactions où les coûts de transactions sont nuls, il n’y a pas d’asymétrie
d’information entre les agents et l’absence des conflits d’intérêts et pas de taxes.

1-1-La théorie de Modigliani et Miller en l’absence d’impôt

Selon la modèle de Modigliani et Miller (Modigliani and Miller`s Capital


Structure irrelevance proposition), cette théorie opère dans une économie où il n’y a
pas d’impôt. Le théorème de Modigliani et Miller dit que la valeur de l’entreprise
dépend uniquement de la valeur de ses actifs. La structure financière n’a aucun effet
sur la valeur de l’entreprise et sur son coût du capital.

Proposition 1 : La neutralité de la structure de financement

La proposition 1 de Modigliani et Miller (ou propriété de neutralité) énonce que


la valeur marchande Ve d’une entreprise endettée est égale à la valeur Vn de la même
entreprise supposée non endettée
Ve = Vn

Avec ;
Ve – valeur de l’entreprise endettée.
Vn –valeur de l’entreprise non endettée.

1
Proposition démontrée par Modigliani et miller <Tax and the cost of capital> American economic review, 1963, P64

8
Chapitre 1 : les aspects théoriques généraux, la structure financière et la
performance financière

Proposition 2 : Le rendement du capital et rendement des capitaux propres


La proposition 2 de Modigliani et Miller énonce que le rendement prévu des capitaux
propres d’une entreprise endettée augmente proportionnellement au ratio de dette et la valeur
de marché des capitaux propres.
a- Le rendement moyen pondère du capital ;

Désignons le taux de rendement des actifs économiques par Ra et le taux de


rendement des capitaux propres par Rc, alors, en l’absence d’impôt et le taux de
rendement d’actif économique est égale à2

Ra = Rc [C/(C+D)] +Rd [D/(C+D)]

Avec ;

Ra : rendement des actifs économiques

Rc: rendements des capitaux propres

D : dettes

C : capitaux propres

Le taux de rendement moyen pondéré du capital est égal aux taux de rendement
des actifs économiques. Il est donc indépendant de la structure de financement.

b- Le rendement des capitaux propres (l’absence d’impôt) ;

Le taux de rendement prévu des capitaux propres s’accroit avec le ratio

d’endettement. Il comprend une prime de risque [(Ra-Rd) D/C] qui rémunère le risque

financier de l’entrepreneur.

Rc=Ra + (Ra - Rd) D/C

2
Georges Langlois et Michelle mollet<manuel de gestion financière, Edition Berti, Alger, 2011, P299

9
Chapitre 1 : les aspects théoriques généraux, la structure financière et la
performance financière

Avec ;

Rc : rendements des capitaux propres

Ra : rendement des actifs économiques

Rd : rendement des dettes

D : dettes

C : capitaux propres

1-2- La théorie de Modigliani et Miller de la valeur de l’entreprise en présence


d’imposition (the trade-off theory of leverage)

a- L’incidence de la structure de financement

La proposition 1 est reformulée, la valeur de l’entreprise endettée est égale à la


valeur de l’entreprise non endettée, majorée de produit de la dette par le taux de l’impôt.
L’économie d’impôt ristournée à l’entreprise par l’Etat profite intégralement à
l’entrepreneur puisque les créanciers reçoivent les mêmes intérêts (Rd * D), quelle que
soit l’imposition de l’entreprise. La richesse de l’entrepreneur s’accroit donc avec le
montant de la dette.

Ve = Vn + D + t

Avec ;

Ve : valeur de l’entreprise endettée

Vn : valeur de l’entreprise non endettée

D : dettes

t : taux d’imposition

10
Chapitre 1 : les aspects théoriques généraux, la structure financière et la
performance financière

b- Le coût des capitaux propres

Le taux des rendements requis des capitaux propres de l’entreprise endettée (ou
coût des capitaux propres) peut être déterminé en fonction du taux de rendement après
impôt Ra, requis des actifs économiques de l’entreprise non endettée ou ce qui revient au
même en fonction du coût des capitaux propres de l’entreprise endettée.

Rc= Ra + (1-t) (Ra-Rd) D/C

Avec ;

Rc : rendement des capitaux propres

Ra : rendement des actifs économiques

Rd : rendement des dettes

D : dettes

C : capitaux propres

c- Le coût moyen pondéré des capitaux

Le coût moyen pondéré du capital (CMPC) ou weighted average cost of capital


(WACC) est le taux de rentabilité exigé par les actionnaires et les créanciers pour
financer l’entreprise. Il est égal au coût moyen pondéré de différentes sources de
financement de l’entreprise (les capitaux propres et l’endettement net)

CMPC=Kcp[CP/ (D + CP)] + Kd[D/ (D+CP)]


Avec ;
Kcp: le coût des capitaux propres
Kd : le coût de l’endettement
D : dettes
CP : capitaux propres
La VE d’une entreprise endettée est égale à la valeur des flux nets d’exploitation après
impôt actualisée au taux d’actualisation. Le coût de la dette calculé après impôts tient compte
de la déductibilité des charges financières et donc de l’économie d’impôt qui en résulte.

11
Chapitre 1 : les aspects théoriques généraux, la structure financière et la
performance financière

La fiscalité met en évidence les effets de la politique d’endettement sur la valorisation


de l’entreprise. D’autres ajustements sont requis dans l’évaluation du coût du capital avec
notamment la prise en compte des coûts de faillite.
Si l’endettement procure un avantage fiscal, les entreprises devraient avoir recours à
des taux d’endettement les plus élevés possibles.

Les capitaux propres ne sont pas gratuits. Ce coût n’est pas observable
directement sur le marché comme un taux d’intérêt (il n’est pas explicit comme coût de
la dette). La théorie financière a développée plusieurs modèles permettant d’évaluer le
taux de rentabilité que les actionnaires attendent sur leur investissement en action. Selon
le MEDAF (Modèle d’évaluation des actifs financiers), le taux de rentabilité attendu par
les actionnaires est donné par la relation suivante :

Kcp= Rf + (Erm-Rf)βi

Erm: taux de rentabilité attend sur le portefeuille du marché

Rf : taux de rentabilité des actifs sans risque


βi :coefficient de risqué systématique
*Risque systématique représente la sensibilité d’une action aux mouvements du
marché dans son ensemble.

1-2-1-La politique de la distribution des dividendes

La notion de politique de dividendes traduit le choix que doit faire l’entreprise


entre la répartition de son résultat par le versement des bénéfices aux actionnaires
(dividendes) et la constitution des réserves dans l’objectif de financer la croissance de
l’entreprise (réinvestissement).
Selon la thèse de Modigliani et Miller de la neutralité de la politique de
dividendes, ils ont démontré que la valeur de la firme ne se détermine que par la capacité
à bénéficier des actifs et sa politique d’investissement et que par conséquent démontrer
que la façon dont le bénéfice est reparti entre les dividendes et le réserve n’a
strictement aucun incident sur cette valeur.

12
Chapitre 1 : les aspects théoriques généraux, la structure financière et la
performance financière

En effet, selon ces auteurs, au moment où la firme va prendre la décision


d’investir, elle doit également décider de conserver les dividendes ou les distribuer par
conséquent d’augmenter son capital en émettant des nouvelles actions d’un montant de
dividendes distribué, afin de pouvoir financer ses investissements.
Modigliani et Miller ont pensé que la diminution de prix de l’action sur le marché
due au recours en financement externe est totalement compensée par l’augmentation de
ce même prix suite au paiement de dividendes.
Par conséquent, l’action sera totalement indifférente entre la distribution de
dividendes ou la rétention de bénéfice3.
Dans un contexte parfait, Modigliani et Miller parviennent à approuver que la
valeur de l’entreprise ne dépend que de cette indice de bénéfice et d’investissement et
que elle est toute a fait indépendante de sa politique de distribution.

1-2-2- L’importance de la politique des dividendes et critique du modèle de M.M

Selon le modèle de Gordon et Shapiro la valeur d’une action est égale à la somme
actualisée à l’infini de dividendes futurs. Si on fait l’hypothèse d’un taux de croissance g
de dividendes on obtient :

Po = Dt/R-g
Avec ;
Po : valeur d’une action
Dt : dividendes
R : taux de rendement exigé par les actionnaires

g : taux de croissance
Le modèle de Gordon et Shapiro montre qu’une modification des dividendes versés
n’aura pas l’impact prévu initialement. Si l’entreprise conserve le même programme
d’investissement et la même structure financière tant qu’elle procède à des augmentations du
capital pour compenser l’augmentation faite aux actionnaires4.

3
YAAKOUBIAhlem et OlfaRiahi « Les déterminants de la structure de capital» mémoire de fin d'études,
Université de la Manouba, 2007, p.47

4
Vernimen P, <Corporate Finance: theory and practice>, 2014, 4th. Edition p126

13
Chapitre 1 : les aspects théoriques généraux, la structure financière et la
performance financière

Certains critiques pensent que le résultat de neutralité de la politique des dividendes


obtenu par Modigliani et Miller découle directement de leur hypothèse d’environnement
certain. Selon eux, le cadre incertain des marchés réels fait que les actionnaires ne soient pas
du tout indifférents entre des gains en capital et des gains en dividendes étant donnée leur
nature averse au risque, ils préfèrent obligatoirement les dividendes.
La seconde critique qui a été essentiellement faite à Modigliani et Miller est reliée au
problème d’incertitude et à la préférence qu’ont les investisseurs pour les gains en dividendes.
Se basant sur la théorie de la signalisation, plusieurs chercheurs affirment que les dividendes
représentent un vecteur d’informations. Cet argument suppose que les dividendes ont un effet
positif sur le prix de l’action, donc sur la valeur de la firme parce qu’ils donnent aux
investisseurs une information sur la capacité bénéficiaire de l’entreprise.

Conclusion

Modigliani et Miller ont mis à nu que, dans le marché des capitaux parfait, la valeur d’une
entreprise est indépendante de sa structure financière. C’est-à-dire que n’importe quel nombre
de différentes proportions des dettes et fonds propres peut entrainer à la même valeur de
l’entreprise. Tandis que la politique de l’entreprise, le modèle de Modigliani et Miller est en
particulier non attachant, leur travail a déjà mis en place une fonction importante. En
particulier, les suppositions des marchés parfaits ont permis le passage pour expliquer la
structure financière.

Section 2 : La finance néoclassique : Les théories financières modernes

Le néo-classicisme financier repose sur un contexte imparfait, d’un marché financier


risqué, c’est-à-dire incertain. Il remet en cause les deux hypothèses sur lesquelles se base la
finance classique, il s’agit de la convergence d’intérêts (qui est la maximisation de la valeur et
des profits de l’entreprise) entre les diverses parties prenantes de la firme (à savoir les
dirigeants, actionnaires et créanciers) et de l’efficience informationnelle.
Il soulève le fait que les conflits d’intérêts parce que les partenaires n’ont pas toujours les
mêmes objectifs et l’asymétrie informationnelle, ils n’ont pas le même accès aux informations
qui concerne l’entreprise. La structure financière optimale correspond à celle qui apporte les
coûts d’agence minimaux, elle s’obtient par l’arbitrage entre les coûts d’agence liés au
financement par dettes et ceux liés au financement par capitaux propres.

14
Chapitre 1 : les aspects théoriques généraux, la structure financière et la
performance financière

On trouve ici la théorie d‘agence et la théorie des signaux parmi les autres. Les
propositions de base de la finance néo-classique sont alors ;
• D’aborder les différents coûts appelés les coûts d’agence qui sont associés aux
conflits qui peuvent surgir entre les dirigeants, actionnaires et créanciers,
• La présentation des moyens de résolution de ces conflits entre les parties
prenantes telle que l’endettement,
• Les moyens de surveillance, de contrôle et d’incitation des dirigeants tels que le
conseil d’administration.

1-La théorie de l’agence :

Deux classes d’agents sont implicitement considérées, les actionnaires et les créanciers.
Cette théorie par Jensen et Meckling en 1976 définie la firme comme « une boite noire »,
c’est-à-dire elle est considérée comme un « nœud des contrats » entre les individus (l’agent ou
mandataire) et (le mandant ou le principal) ayant des intérêts différents et conflictuels5. Cette
relation de l’agence ou de mandat est celle par laquelle le principal fait confiance au
mandataire d’agir en son nom et pour son compte.
Cette analyse remise en cause la séparabilité des décisions de financement et celles
d’investissement, elle justifie les interactions entre les deux politiques. La théorie de l’agence
conteste l’hypothèse de MM qui suppose que les intérêts des actionnaires et ceux des
dirigeants sont toujours alignés. En réalité chaque agent cherche à maximiser ses objectifs
personnels. Il existe une multitude des conflits au sein d’une entreprise entre les dirigeants et
les travailleurs et les dirigeants et les fournisseurs. La théorie de l’agence se concentre sur les
conflits découlant de la relation entre les nouveaux et les anciens actionnaires et ceux entre les
créanciers et les dirigeants-actionnaires.
Dans le cas où les dirigeants ne sont pas simultanément les actionnaires « séparation
entre la propriété et la gestion », ils essayent des maximiser leurs rémunérations salariales
compte tenu du maintien de leur emploi. Cependant les actionnaires cherchent à maximiser le
rendement de leurs titres compte tenu du risque supporté. Le conflit entre les deux parties
devient du fait que la rémunération du dirigeant est prélevée des avoirs des actionnaires et
diminue la valeur de la firme.

5
Jensen M, et Meckling J,<The theory of the firm: Managerial behavior agency cost and ownership structure>1976 p21

15
Chapitre 1 : les aspects théoriques généraux, la structure financière et la
performance financière

Il existe un deuxième type de conflit d’intérêts par le moyen du non maximisation. Le


dirigeant opte pour les projets moins risqués et dégageant des rendements satisfaisants aux
actionnaires au lieu de choisir des projets plus risqué et potentiellement plus rentables.
Ces auteurs montrent comment la politique de financement devient un moyen de
résolution de ces conflits d’intérêts qui émanent des phénomènes traditionnels de risque moral
et de sélection adverse. Le risque moral vient de l’impossibilité pour le mandat d’évaluer
l’effort et les actions du mandataire. Par exemple les actionnaires sont incapables d’apprécier
la complexité et la qualité de la gestion assurée par les dirigeants. La sélection adverse nait de
l’impossibilité du principal contrairement à l’agent d’avoir une connaissance approfondie des
caractéristiques spécifiques de l’entreprise.
La théorie d’agence propose le recours à l’endettement comme une solution aux conflits ;
• Entre les actionnaires et les dirigeants (agency costs of equity)

L’endettement est un moyen d’inciter la performance des dirigeants parce que plus une
entreprise s’endette, plus le risque d’insolvabilité augmente , donc les dirigeants vont investir
dans les projets rentables en vue de rembourser les dettes. Pour les dirigeants, la faillite
signifie la perte de leur emploi, de leurs rémunérations et leurs avantages, ils sont donc incités
à maximiser les profits et la valeur de l’entreprise.
Du coté des actionnaires, la croissance est un objectif prioritaire, le financement de cette
croissance vient soit de l’émission d’actions nouvelles ou soit le recours à l’endettement.
L’augmentation du capital présente l’avantage de répartition des risques mais l’inconvénient
de dilution du capital.
Par le choix d’une structure financière endettée, les dirigeants donnent l’assurance aux
actionnaires d’une gestion conformément à leurs intérêts. L’endettement réduit « le cash-flow
libre »mise à la disposition du dirigeant lorsqu’il ne distribue pas le surplus après le
financement des investissements.
• Entre les dirigeants et les actionnaires d’une part, les créanciers et les prêteurs d’autre
part (agencycosts of debt)

Les dirigeants et les actionnaires peuvent détourner à leurs gains une partie de bénéfice de
la firme au détriment des créanciers et prêteurs. Les auteurs A. Quintart et R.Zisswiller (1985)
proposent six types des solutions à ces conflits6.

6
Hirigoyen G, et Jobard J, <Financement de l’entreprise : évolution récente et perspectives nouvelles>, p1362

16
Chapitre 1 : les aspects théoriques généraux, la structure financière et la
performance financière

- La fixation du plafond de l’endettement et l’interdiction d’émission des emprunts


obligataires du montant supérieur ou égal à celles déjà existantes.
- L’existence des échéanciers de la dette réduit les risques de l’entreprise et ses
créanciers.
- Le recours à l’endettement à court terme constamment renouvelé au lieu d’une
dette à long terme qui incite les dirigeants et les actionnaires à rechercher les investissements
rentables.
La décision d’investissement devient postérieure à l’échéance des dettes à court terme,
les prêteurs ont donc la possibilité de sanctionner à tout moment la gestion des
actionnaires et des dirigeants.
- Les clauses de remboursement qui donnent la possibilité à l’emprunteur(ou le
créancier) d’effectuer (de demander) le remboursement partiel ou total de l’emprunt avant
échéance.
- L’émission des dettes hybrides tels que les obligations convertibles en actions
(OCA) qui donnent le droit aux prêteurs d’obtenir les actions de l’entreprise par une opération
de conversion proportionnelle au nombre d’obligations qu’ils détiennent durant la durée de
l’obligation. Ainsi bien que l’émission des obligations à bons des souscriptions d’actions
(OBSA) auxquelles sont attachées le droit au préteur d’acheter les actions de l’entreprise.
- Les clauses de garanties d’actif qui sert à protéger l’emprunteur contre la baisse de
valeur des éléments d’actif en cas de cession.

La démarche de l’entreprise par la théorie d’agence incite les financiers à intégrer la


théorie des organisations de la firme et se préoccupe des questions relatives à la structure
financière, le conseil d’administration et les systèmes de rémunération du dirigeant.

2-La théorie des signaux (Myers et Majluf-1984) :

Son objectif principal est de résoudre les problèmes posés par l’asymétrie
informationnelle entre les dirigeants et les partenaires à l’externe de la firme. L’asymétrie
informationnelle est définie comme une situation dans laquelle tous les participants dans un
marché ne disposent pas de la même information. Comme la théorie d’agence, les décisions
financières s’obtiennent par la minimisation des coûts d’agence. Cette théorie propose aux
dirigeants qui sont supposés être mieux informés de communiquer la qualité de leurs firmes
aux actionnaires et créanciers par l’émission des signaux.

17
Chapitre 1 : les aspects théoriques généraux, la structure financière et la
performance financière

Elle se base sur la théorie de S.Ross par laquelle la structure financière choisie par un
dirigeant pour son entreprise est un signal émis par lui pour caractériser le type de son
entreprise et le niveau d’endettement des entreprises performantes est supérieur à celui des
entreprises de la qualité médiocre.

Pour Ross, la valeur perçue d’une entreprise sur le marché qui dépend d’un signal (le
niveau d’endettement de l’entreprise) est différente de la valeur « réelle » parce que le marché
n’évalue que les flux de liquidités générés par les investissements futurs et le risque de faillite
augmentent en fonction du niveau des dettes. Selon son model une bonne entreprise est celle
qui s’endette, qui respecte ses obligations et rembourse à l’échéance.

Les niveaux de l’endettement ou des dividendes versés sont des signaux qui informent
les investisseurs de la qualité réelle des opportunités des investissements, la santé financière
de l’entreprise et le comportement des dirigeants. Une entreprise qui verse les dividendes
élevées est une entreprise qui n’accroisse pas parce qu’au lieu de réinvestir ses bénéfices dans
les projets rentables elle verse les dividendes. D’autre part celle qui a un niveau des dettes
élevés a les opportunités des investissements et donc d’accroitre.

La théorie de Myers et Majluf met en application des hypothèses de la théorie


hiérarchique des investissements« pecking order theory », où il s’avère préférable de financer
en prioritaire par l’autofinancement, puis par dette et enfin par l’augmentation de capital (par
l’émission des nouvelles actions).

L’asymétrie informationnelle favorise l’endettement plutôt que les fonds propres, les
dettes émettent un signal que l’investissement est rentable et la firme est sous-évaluée.
Contrairement l’émission des nouvelles actions émet un signal que l’entreprise est surévaluée
et que les dirigeants profitent de cette surévaluation et par conséquence cette émission
entraine une baisse du cours de l’action.

Le raisonnement de la théorie des signaux est fondé sur le degré de diversification du


portefeuille d’actions d’un dirigeant actionnariat. S’il possède un projet d’investissement
rentable son portefeuille d’actions aura un faible degré de diversification, il affectera une
grande partie de son épargne à ce projet au détriment des autres investissements.

18
Chapitre 1 : les aspects théoriques généraux, la structure financière et la
performance financière

Cette faible diversification peut être interprété comme un signal de communiquer la


valeur de l’investissement. Les travaux de H.Leland et D.Pyle déduisent que la valeur d’une
firme est positivement corrélée avec la part du capital détenue par un dirigeant actionnariat7.

Cette théorie soulève des questions telles que l’émission des signaux trompeurs par les
dirigeants et l’arbitrage entre les risques présentés par l’endettement et la valeur perçue d’une
entreprise endettée.

3-La théorie des coûts de transaction (O.E Williamson-1988) :

Cette théorie fait partie de la gouvernance de l’entreprise, elle traite les mêmes
problèmes que la théorie d’agence. Toutefois, où la théorie d’agence se concentre sur chaque
agent individuellement, la théorie de coûts de transaction se concentre sur chaque transaction.
La théorie d’agence analyse la tendance des dirigeants d’agir dans leurs intérêts personnels et
de maximiser leurs rémunérations, tandis que la théorie de coûts de transaction suppose que
les dirigeants peuvent faire les transactions d’une manière « opportuniste8 ».

En d’autres termes, la problématique de la théorie de Williamson est l’accomplissement


efficient et efficace des transactions et non pas de la protection des actionnaires (comme la
théorie d’agence).

La problématique de la théorie de coûts de transaction a été soulevée la première fois


par Coasse (1937) puis développée par Williamson (1988). Ce dernier définit les coûts de
transaction comme étant l’ensemble de coûts spécifiquement liés à la gestion du face à face
entre deux agents économiques intégrant les coûts d’élaboration des contrats, de suivi,
d’exécution et du contrôle.

La transaction (ou échange) implique au moins deux agents qui peuvent êtres les firmes,
les unités opérationnelles différentes au sein de la même entreprise. Le niveau d’analyse n’est
donc pas l’individu, la firme ou le contrat mais bien la transaction. Cette démarche élargit la
théorie de l’agence par l’intégration d’autres partenaires ou « stake holders » de l’entreprise
(les salaries, les clients, les fournisseurs, les pouvoirs publics, les créanciers et les
concurrents).Il existe deux types des coûts de transactions (internes et externes).

7
Pour une étude plus complète de la théorie de signaux, on peut se reporter A.Quintart et R. Zisswiller (1985) p205-245
8
Williamson O.E. (corporate finance and corporate governance) 1988, journal of finance V43, p567-569

19
Chapitre 1 : les aspects théoriques généraux, la structure financière et la
performance financière

 Les coûts liés aux transactions externes :


Ces sont les coûts engendrés lors d’une transaction avec une partie externe ;
• Les coûts de recherche et d’information par exemple la comparaison de prix/qualité
des biens ou prestation des services,
• Les coûts de décision et négociation, en cas d’acquisition d’un actif ou rédaction d’un
contrat,
• Les coûts de la surveillance, le contrôle de la qualité des produits fournis.

Ces coûts sont impactés par ;


• L’opportunisme, la poursuite de la maximisation des objectifs personnels
• La capacité limitée (bounded rationality) à être totalement informé et à comprendre
les réactions des partenaires de l’entreprise
 Les coûts liés aux transactions internes :
Ces coûts surviennent au sein d’une entreprise, entre les départements. Les mêmes
concepts d’opportunisme et de la rationalité limitée sont appliqués.

Williamson a considéré que la politique de financement dépend de la spécificité d’actif.


En effet, la spécificité des coûts de transaction est un générateur de coût de transaction élevé
puisque la valeur d’échange de l’actif est réduite et il est rattaché à l’entreprise et à la
transaction qui l’implique. Autrement dit, l’actif spécifique ne peut pas être affecté à d’autres
usages sans perte de valeur significative.

Il a développé quatre types de spécificité d’actifs ;

• La spécificité du site qui correspond à la localisation géographique de l’actif puisque


les coûts élevés sont engagés en le déplaçant.
• La spécificité physique qui concerne les équipements et les machines spéciales
• La spécificité de l’actif humain correspondant au savoir-faire et les compétences
humaines exigés par l’entreprise.
• La spécificité de destination qui concerne l’affectation de certains actifs à un usage
précis ou à un partenaire exclusif.

20
Chapitre 1 : les aspects théoriques généraux, la structure financière et la
performance financière

Les conclusions tirées de cette théorie sont alors ;

• Les entreprises devraient minimiser l’impact de l’opportunisme et la rationalité limitée


puisque l’opportunisme peut avoir des conséquences sur le financement et la stratégie
d’une firme ainsi que repousser les investisseurs potentiels,
• Les dirigeants deviennent réticents aux risques,
• Les coûts de gouvernance accumulent y compris les coûts de contrôle et de
surveillance de l’équipe dirigeant.

4- La théorie de gouvernance de l’entreprise

Plusieurs définitions ont étés proposés par différentes auteurs, parmi elles ;

« La gouvernance d’entreprise est l’ensemble des règles, législatives et réglementaires,


jurisprudentielles et contractuelles qui définissent les modalités de gestion de l’entreprise. Le
concept est associé à la surveillance économique, financière et morale de l’entreprise9 ».

La gouvernance d’entreprise est l’ensemble des règles permettant aux actionnaires de


s’assurer que les entreprises dont ils détiennent des parts sont dirigées en conformité avec
leurs propres intérêts, ainsi que des informations et des surveillances permettent aux
partenaires d’une institution de voir leurs intérêts respectés et leurs voix entendues dans le
fonctionnement de celle-ci.

Ces règles s’organisent autour d’un schéma à trois étages : les actionnaires réunis en
assemblée générale délèguent leur pouvoir de contrôle à un conseil d’administration (ou de
surveillance), qui lui-même supervise l’action opérationnelle de la direction générale de
l’entreprise.

Selon G.Charreaux la gouvernance est l’ensemble des mécanismes organisationnels et


institutionnels ayant pour effet de délimiter les pouvoirs et d’influencer les décisions des
dirigeants.

9
Myers S.C, et Majluf N.S,< corporate financing and investment decisions when firms have information that investors
don’t have>, p187 volume 13, journal of financial economics

21
Chapitre 1 : les aspects théoriques généraux, la structure financière et la
performance financière

Le gouvernement des entreprises est fondé sur les théories modernes précédentes, à
savoir les théories de l’agence, des signaux et de coûts de transactions. Il fournit aux
actionnaires un ensemble des mécanismes internes et externes afin d’éviter des conflits et de
réduire les coûts d’agence et de gérer les transactions entre l’entreprise et les différentes
parties prenantes. La gouvernance d’entreprise « corporate governance » constitue un moyen
d’assurer une bonne gestion (de discipliner et de contrôler le comportement des dirigeants).

 Les mécanismes du gouvernement des entreprises

Ils sont distingués en deux, les mécanismes internes et les mécanismes externes.

• Les mécanismes internes sont les moyens internes à l’entreprise disposés par les
actionnaires en vue d’inciter les dirigeants de gérer dans leurs intérêts (à maximiser la valeur
de l’entreprise).Il convient de les distinguer en deux ; les moyens de supervision ou de
contrôle (le conseil d’administration et les moyens d’incitation).
- Le conseil d’administration a le pouvoir de nommer et de révoquer des dirigeants.
Il a le rôle de surveiller la performance d’un dirigeant et si nécessaire de le sanctionne tenant
en compte de la performance des entreprises concurrentielles.
- Les modes de rémunération des managers jouent un rôle d’inciter leurs
performances. La rémunération en fonction de la performance, s’assure que les intérêts des
dirigeants sont mieux alignés sur ceux des actionnaires.
• Les mécanismes externes constituent l’environnement légal et règlementaire qui
exige la transparence d’information des dirigeants par la publication des rapports annuels.
Pour E.F. Fama , le principal mécanisme de contrôle est le marché des dirigeants, compte tenu
de l'importance du capital humain dans leur patrimoine.

La bonne gouvernance ne se limite pas à ces mécanismes mentionnés ci-dessus, les


politiques de financement et de dividende jouent un rôle important dans la gestion d’une
firme.

22
Chapitre 1 : les aspects théoriques généraux, la structure financière et la
performance financière

5-Les autres théories financières modernes

5-1- Les modèles de « static trade-off »

Cette théorie repose sur le principe de l’effet de levier. Les firmes sont financées
simultanément par l’endettement et par capitaux propres. Le financement par dettes a les
avantages fiscaux grâce à la déductibilité des charges d’intérêts mais il a aussi les
inconvénients appelés « les coûts de détresse financière ».

L’hypothèse de cette théorie est l’existence d’un ratio de dettes sur fonds propres
optimal, ce ratio est spécifique à chaque entreprise selon ses caractéristiques.

La structure financière optimale se déterminera alors, par une balance « trade-off » entre
les coûts et les avantages associés à l’endettement. Selon Kraus et Litzenberger ça se
détermine par l’équilibre entre les avantages fiscaux et les coûts de faillite10.

5-2- La théorie du financement hiérarchique « pecking order theory »

A l’opposé, l’hypothèse de l’existence d’un ratio de dette sur fonds propres optimal au
niveau individuel est rejetée par les modèles de « hiérarchie ».

Toujours en raison des asymétries d’information entre les agents aussi bien à l’intérieur
de l’entreprise qu’à l’extérieur, l’entreprise suit une hiérarchie des financements précise dictée
par la nécessité de fonds externes et non par une tentative de trouver la structure de capital
optimal.

Cette hiérarchie s’exprime toutefois différemment et ceci, en fonction de l’objectif


poursuivi par le dirigeant de l’entreprise. En effet, le dirigeant peut décider d’agir, en fonction
de son aversion pour le risque, soit pour maximiser la richesse des actionnaires (corporate-
wealth), soit agir dans son propre intérêt.

10
Myers S.C,< the capital structure puzzle> p175, the journal of finance 39, n3 July 1984

23
Chapitre 1 : les aspects théoriques généraux, la structure financière et la
performance financière

Dans ces deux cas, le dirigeant agit pour maximiser l’intérêt de certains membres de
l’entreprise (Myers et Majluf 1984). Dans le cas où le dirigeant agit dans l’intérêt des
actionnaires existants, celui-ci est amené à établir une hiérarchie entre les différentes sources
de financement.

En raison de la forte asymétrie d’information et des problèmes de signalement associés à


l’émission de fonds propres, la préférence en matière de financement va aux fonds internes de
l’entreprise sur les fonds externes, et ensuite de la dette sur les fonds propres, avec une
préférence pour la dette la moins risquée possible.
La hiérarchie financière décroissante définie est donc l’autofinancement, la dette peu
risquée, la dette risquée et l’augmentation de capital en dernier ressort.

Dans le cas où l’objectif du dirigeant est de maximiser son utilité, Myers (1984) définit
un surplus organisationnel composé d’attributs divers (salaire élevé, consommation de biens
et services à titre personnel, gratifications).

Etant donné le caractère assez contraignant, vis à vis du surplus organisationnel, de


l’activité de monitoring liée à l’endettement, le dirigeant établira la hiérarchie suivante
autofinancement, augmentation de capital puis endettement. Myers souligne toutefois que ce
genre de comportement peut être limité par la vigilance plus ou moins stricte
des actionnaires.

Conclusion :

Les théories financières modernes abordent les différents coûts qui déterminent le choix
d’une structure financière d’une firme. Elles apportent des recommandations pour tous les
stake holders de l’entreprise qu’ils doivent tenir en compte dans les décisions financières. Au
dirigeant, les moyens de communication financière et de régler les problèmes liés à
l’asymétrie informationnelle. Du côté des actionnaires, elles mettent en place les mécanismes
de contrôle, surveillance et d’incitation du dirigeant. Elles s’assurent que les créancières se
protègent et que les entreprises réduisent des risques de faillite.

24
Chapitre 1 : les aspects théoriques généraux, la structure financière et la
performance financière

Section 3 : L’orientation aux entreprises publiques

1- Les généralités

1-1-Définition

L’entreprise publique est une entité légale, autonome, a personnalité morale. Elle est la
propriété de l’Etat avec lequel elle coopère dans le secteur économique dans les pays
développés, on les appelle entreprises d’Etat. Dans les pays en développement, les raisons de
cette émergence sont à la fois économiques, politiques et voire idéologiques. La nature des
entreprises publiques est complexe en raison des règles de distribution du pouvoir entre elles
et l’Etat. C’est ainsi que l’Etat qui possède un pouvoir de direction et de control, cède à
l’entreprise publique un pouvoir de gestion. 11.
C’est par rapport au mode de structure, de stratégie et de décision que l’on peut
distinguer une entreprise publique d’une autre entreprise.

D’après les chercheurs, la structure d’une organisation n’est rien d’autre que la somme
des moyens et méthodes employés afin de diviser le travail en tâches simples pour ensuite en
assurer la coordination nécessaire. Ainsi, le travail de différenciation puis d’intégration est
influencé par des facteurs de contingence, comme l’âge, la dimension, la nature de
l’organisation et le type d’environnement dans lequel les activités évoluent.

1-2-Les caractéristiques des entreprises publiques

- Elles sont gérées, détenues et contrôlées par l’Etat et non par les individus,

- L’intégralité ou la plupart de financement provient de l’Etat,

- L’objectif principal est de fournir des biens et services et non pas de réaliser un
profit,

- La plupart ont le monopole public(ou le monopole d’Etat) qui est le droit réservé à
l’Etat de produire ou de commercialiser des biens et services par le biais d’entreprises
publiques ce qui interdit l’entrée de toutes entreprises privées concurrentes dans ce secteur.

11
Melbouci L, <Le modèle des entreprises publique Algériennes échec au fin de mission>, 2008 p17

25
Chapitre 1 : les aspects théoriques généraux, la structure financière et la
performance financière

1-3- La stratégie, la mission et les rôles d’une entreprise publique

La stratégie

La stratégie est de clarifier des finalités et la mise en œuvre des moyens qui vont
permettre de combiner les activités d’individus isolés pour les atteindre. C’est ainsi qu’une
bonne stratégie tend en général à rendre prévisibles les actions des membres de l’organisation
en vue de réaliser un objectif donné. Les entreprises publiques des pays en développement tel
que l’Algérie sont contrôlées étroitement par leur gouvernement qui est le siège de conflits
paralysants entre les objectifs politiques et économiques. Ces conflits sont la plupart du temps
très difficiles à résoudre du fait de la jeunesse des institutions de ces pays ainsi que de
l’absence de traditions pertinentes.
C’est pour ces raisons que les entreprises publiques paraissent être géré politiquement
sans considération réelle pour leur rentabilité ou pour leur efficacité.

b-La mission

Leur mission consiste à s’assurer au moindre coût des biens ou des services dont elles
ont la charge. Elles doivent donner l’exemple de la compétitivité et être des fers de lance de
l’économie nationale. La décision dans les entreprises publiques est diffusée plutôt externe.
Le secteur public dans les pays en développement sert une grande diversité d’objectifs
économiques, sociaux et politiques.

c-Les rôles

Les entreprises publiques sont généralement créées pour résoudre des problèmes
pressants et conjoncturels. Selon T.HAFSI en 1990, elles sont créées à l’initiative de
départements gouvernementaux différents et avec les temps, à l’initiative de départements
gouvernements différents. En Algérie, ces entreprises sont mêmes chargées d’une tâche
administrative comme la gestion d’un monopole d’Etat, qui est d’ailleurs leurs premières
missions.
Elles sont soumises à un principe de spécialisation qui leur confère des missions et un
champ d’action, elles sont affectées une dotation initiale et des moyens qui constituent un
patrimoine de départ. Le secteur public n’avait pas toujours comme souci de rentabilité
financière immédiate, notamment à une époque où l’on parlait surtout de créer un maximum
d’emplois, de procéder à l’équilibre régional, etc.

26
Chapitre 1 : les aspects théoriques généraux, la structure financière et la
performance financière

1-4- Les sources de financement pour les entreprises publiques

Elles sont regroupées en trois ; le financement interne (l’autofinancement), les emprunts


indivis et les subventions de l’Etat.

• L’autofinancement

Il représente la capacité d’une entreprise à financer ses investissements avec ses propres
moyens financiers c’est-à-dire sans appel à des financements externes. Il est constitué des
amortissements comptables, des réserves (bénéfices non distribués et provisions) et des plus-
values des exercices comptables antérieures.

L’autofinancement assure l’autonomie financier au sens que l’entreprise ne recourt pas


à des modes de financement externes. Une entreprise peu endettée est plus attractive aux
investisseurs potentiels.

L’absence des créanciers signifie l’absence des charges d’intérêts liés à l’endettement
ainsi que l’absence de control par ces pourvoyeurs des fonds et la flexibilité et rapidité des
décisions.

Toutefois il présente ses inconvénients, il s’agit de l’autofinancement délimité d’une


rentabilité financière plus élevée induite par l’effet de levier de l’endettement.

• Les subventions d’Etat

Une subvention, appelée « subsidy » en anglais est une aide financière accordée par l’Etat
à un bénéficiaire (l’entreprise publique) en vue de la réalisation d’un objet, pour l’entreprise
elle correspond à une ressource financière et elle peut être directe ou indirecte12.
Les exemples de subventions directes sont les subventions en espèces, et les prêts sans
intérêts et ceux de subventions indirectes sont les allègements fiscaux (l’exonération fiscale et
la réduction fiscale).

12
Gillis M, Jenkins G and Lessard D,< public enterprise finance towards a synthesis>, July1981 p12

27
Chapitre 1 : les aspects théoriques généraux, la structure financière et la
performance financière

On distingue ;

- Les subventions d’exploitation qui servent à faire face à des charges d’exploitation ou
de combler l’insuffisance des produits d’exploitation. Elles sont accordées aux
entreprises en difficulté ou nouvelles.
- Les subventions d’investissement (d’équipement) accordées en vue de l’acquisition
d’une immobilisation ou la réalisation d’un investissement.
- Les subventions d’équilibre versées aux entreprises qui réalisent les activités non
rentables mais nécessaire pour l’intérêt général.
• L’emprunt indivis

Une entreprise peut solliciter un crédit auprès d’un établissement financier. L’emprunt
améliore la rentabilité des fonds propres des actionnaires mais l’endettement toujours apporte
des risques pour l’entreprise. Elle n’assure pas l’indépendance financière de l’entreprise, elle
doit être remboursée et il existe des intérêts qui lui s’attachent.

1-5- Les avantages et les inconvénients

Les avantages

Les domaines d’activités gérés par le Service public présentent les avantages suivants :

• La même qualité du service rendu pour chaque personne (ou client) quels que soient sa
situation géographique, ses revenus, sa situation sociale,
• Le Service public est présent sur tout le territoire, que ce soient dans les grandes
villes ou à la campagne,
• Le travail réalisé est en général efficace et de bonne qualité,
• Les subventions sont utilisées au mieux dans l’intérêt général c’est-à-dire que
l’investissement du Service public concerne une majorité de citoyens et non pas
seulement les élites ou autres,
• Les conditions de travail des salariés sont optimales (bien que cela soit en cours
d’évolution négative),
• Les droits des salariés sont généralement respectés (heures supplémentaires
payées),
• Les salariés sont informés de leurs droits et devoirs et des engagements de
l’entreprise (ou Service public).
28
Chapitre 1 : les aspects théoriques généraux, la structure financière et la
performance financière

Les inconvénients

Cependant, tout n’est pas parfait dans le Service public, il reste des améliorations à
effectuer dans quelques domaines :

• Les subventions fournies par l’État doivent être complètement utilisées sinon
l’année d’après, les subventions fournies sont inférieures voire nulles. Ce mode de
fonctionnement entraîne parfois du gâchis dans de l’achat de matériels inutiles,
• Il peut se produire un certain laxisme de la part de quelques salariés. En toute
objectivité, le même problème apparaît dans les entreprises privées sauf qu’il est
mieux caché (par exemple, effectuer des heures de présence sans travail effectif),
• Un manque d’innovation apparaît dans certaines activités du Service public
(problèmes politiques et de management).

1-6- Les différents types des entreprises publiques

a. Les entreprises publiques des biens et services marchands

Un bien ou un service marchand est vendu sur le marché en vue de réaliser des
bénéfices. L’État produit quelques biens et services marchands par l’intermédiaire des
entreprise publiques, l’État a acheté un certain nombre d’entreprises dans des
domaines stratégiques par exemple transports, énergie, télécommunications. C’est ce
que l’on nomme nationalisation, il s’agit d’entreprise qui produisent des biens et
services marchands. Aujourd’hui, la tendance est plutôt inverse, de nombreuses
entreprise publiques étant revendues au moins en partie. Les sociétés dont le capital
n’est contrôlé que partiellement par l’État sont des sociétés d’économie mixte.

b. Les entreprises publiques des services non marchands

L’essentiel de la production de l’État est tout de même concentrée dans la


production des services non marchands. Ces services sont soit gratuits, soit vendus à
un prix inférieur à la moitié du coût de production. Ils sont financés par les
prélèvements obligatoires, principalement les impôts et taxes.

29
Chapitre 1 : les aspects théoriques généraux, la structure financière et la
performance financière

Ces services non marchand se trouvent essentiellement dans le domaine de :


• L’éducation : l’école publique est gratuite, une partie de l’enseignement
supérieur aussi (facultés) ;
• La santé : les dépenses de santé sont en grande partie remboursées par le
système de sécurité sociale ;
• La sécurité : armée, police, justice.
Ces services sont produits par les administrations centrales ou locales comme la
commune (crèches ou bibliothèque municipale par exemple).

30
Chapitre 1 : les aspects théoriques généraux, la structure financière et la
performance financière

Conclusion de chapitre

Les théories de l’entreprise ont été profondément enrichies avec les travaux de
Modigliani et Miller 1958 qui ont démontré que le choix d’une structure du capital n’a pas
d’intérêt car il est neutre sur la valeur de l’entreprise. Après quarante ans de recherche sur ce
sujet, le cadre de réflexion de MM est aujourd’hui unanimement reconnu dans le champ de la
finance.

La deuxième proposition de MM montre que pour les entreprises de même classe de


risque, la valeur de l’entreprise est une fonction croissante de l’endettement puisque le
traitement fiscal de la dette autorise la déductibilité des charges d’intérêts alors que les
dividendes et les gains en capital sont sujets à l’impôt sur les sociétés. Ce résultat ne tient plus
lorsque la fiscalité personnelle par classe d’investisseurs est prise en compte (Miller). Ce
modèle conclut à nouveau au non pertinence du choix de la structure de financement. Les
études ultérieures ont relâché l’hypothèse de séparation entre les décisions de financement et
d’investissement en introduisant les gains fiscaux non liés à l’endettement.

La théorie de trade-off oppose à l’avantage fiscal de la dette l’augmentation des coûts de


faillite. Les évaluations empiriques des coûts directs de faillite concluent à des montants
relativement faibles. Une fois les coûts directs multipliés par la probabilité de faillite et
actualisés, leur importance n’apparait significative qu’à la condition d’introduire des coûts
indirects de faillite liés à la crainte des obligataires et des autres parties prenantes non
financières d’être expropriés par les actionnaires.

Il est possible d’inclure les coûts d’agence dans une perspective élargie de trade-off
theory. Les difficultés financières exacerbent les conflits d’intérêts entre actionnaires et
créanciers, mais ceux-ci existent pour toutes entreprises endettées.

Plusieurs auteurs ont montré que pour maximiser la valeur des fonds propres les
actionnaires peuvent être amenés à investir de manière sous optimale afin de s’approprier une
partie de la richesse qui aurait dû revenir aux obligataires. Jensen et Meckling 1976 ont
souligné que les actionnaires ont une préférence pour les projets les plus risqués car les
obligataires supportent le risque additionnel sans contrepartie en termes d’espérance de gains.
L’autre face de ce problème, le sous-investissement a été identifié par Myers 1977.

Il correspond à la situation où les actionnaires n’investissent pas dans des projets à


valeur actualisée nette positive car ce surplus revendrait aux obligataires de l’entreprise déjà
passablement endettée.
31
Chapitre 1 : les aspects théoriques généraux, la structure financière et la
performance financière

Les obligataires anticipant ces problèmes d’agence, ils en feront supporter le coût aux
actionnaires. Néanmoins, le financement par emprunt a des avantages car il permet de réduire
les coûts d’agence entre les actionnaires et les managers. En concentrant le capital, il permet
d’améliorer la convergence des intérêts entre l’actionnaire dirigeant et les autres actionnaires.

De plus l’obligation de rembourser la dette à échéance fixe discipline les managers sur
l’utilisation du free-cashflow.

Les entreprises se financent prioritairement par autofinancement puis par emprunts et en


dernier recours par augmentation de capital. Ce comportement de financement hiérarchique a
été modélisé par Myers et Majluf 1984.

L’information privilégiée des managers quant aux perspectives de l’entreprise et la


valeur de ses titres risqués pose le problème de sous-investissement car le recours à un
financement externe risque d’avoir un coût important. Ce coût est tel qu’il balaie les autres
avantages et inconvénients du financement externe et conduit les managers à adopter un mode
de financement hiérarchique.

Dans le cadre de la décision de financement, l’entreprise est amenée généralement à


utiliser une combinaison des ressources financières comme des fonds propres à l’entreprise,
des apports en capitaux et de l’emprunt lors d’une insuffisance de couvertures des dépenses
d’investissement. Elle est amenée ainsi à déterminer la structure financière optimale qui
minimise le coût du capital et maximise la valeur de l’entreprise. Ainsi, dans le chapitre qui
suit traitera du lien entre la structure financière et la performance financière de l’entreprise.

32
Chapitre 2 : Le lien
entre la structure
financière et la
performance financière
de l’entreprise
Chapitre 2 : Le lien entre la structure financière et la performance financière
de l’entreprise

Introduction

L’appréciation de la santé financière d’une entreprise est fondamentale pour plusieurs


acteurs économiques, à savoir les gestionnaires, les actionnaires, les banquiers et l’Etat. Les
gestionnaires ont besoin de connaître la solidité financière de l’entreprise qu’ils gèrent, les
actionnaires se préoccupent de la valeur patrimoniale de l’entreprise et les dividendes.

Les banquiers, par contre cherchent à connaître la situation financière de l’entreprise en


étudiant son endettement. L’État en tant que propriétaire des entreprises publiques peut
prendre certaines mesures (restructuration, privatisation…etc.) mais aussi comme percepteur
d’impôts de toutes les entreprises.

Pour cela, l’analyse de la santé financière de l’entreprise, devient une préoccupation


majeure et essentielle pour les dirigeants. L’analyse financière propose un vaste ensemble
d’outils et de méthodes qu’on peut utiliser et mettre en œuvre pour mieux apprécier la
performance financière de l’entreprise.

Dans ce chapitre nous analysons les deux documents financiers fondamentaux qui sont ;
le bilan financier et le tableau de soldes intermédiaires de gestion ainsi que les indicateurs de
la performance financière.

Section 1 : La structure financière

1- Notion de la structure financière

Pour tout investissement d’entreprise, il est essentiel d’estimer le montant du capital qui
pourrait être exigé pour l’entreprise. Après avoir déterminé le financement nécessaire pour un
projet à entreprendre.

1-1- Définition d’une structure financière et d’une structure financière optimale

a-Définition de la structure financière

La structure financière se réfère à la proportion des capitaux propres, dettes à long terme
et dettes à court terme. Une proportion de l’entreprise, de la dette à court terme et long terme
est considérée comme lorsqu’on analyse la structure financière, tel qu’on analyse le ratio
d’endettement de l’entreprise.

34
Chapitre 2 : Le lien entre la structure financière et la performance financière
de l’entreprise

Généralement, une entreprise qui est largement financée par la dette a une structure
financière plus agressive et constitue par conséquent le plus grand risque pour les
investisseurs13.

b-La structure financière optimale

Une structure financière optimale signifie une combinaison idéale de capital emprunté
et possédé qui peut atteindre l’objectif marginal, c’est-à-dire, la maximisation de la valeur
marchande par action ou minimisation du coût du capital. La valeur marchande sera
maximisée lorsque le coût réel de chaque source de financement est minimal.
Une structure financière idéale :
1) maximise la valeur de l’entreprise
2) réduit les coûts des fonds
3) maximise le bénéfice aux actionnaires
4) est équitable pour les employés, les créanciers et d’autres.

1-2-Les objectifs

a- Objectifs économiques

- Minimisation des coûts : Fonds devraient être levés au moindre coût possible en
ce qui concerne les intérêts, dividendes et la relation des gains au prix des actions.
- Minimisation des risques : Risques commerciaux, risques fiscaux, risques de
taux d’intérêt, etc.., devrait être minimisés en apportant des ajustements appropries.
- Maximisation du rendement : Les share holders devraient obtenir le rendement
maximum. Il peut être atteint en réduisant au minimum le coût de financement.
- Liquidité : La liquidité est nécessaire pour la solvabilité de l’entreprise par
conséquent, un équilibre adéquat entre l’actif immobilise et l’actif liquide devrait être
maintenu.
- Pleine utilisation : La pleine utilisation des capitaux disponibles se réfèrera à un
coût minimal. Pour ce faire, il devrait y avoir une coordination appropriée entre le montant du
capital et les besoins financiers de l’entreprise.

13
www.investopedia.com

35
Chapitre 2 : Le lien entre la structure financière et la performance financière
de l’entreprise

b-D’autres objectifs

- Simplicité : La structure financière doit être simple. Au début, une entreprise doit
déclencher seulement le capital social c’est-à-dire la part de capitaux propres permettant
d’améliorer le crédit de la société.
- Flexibilité : La structure financière doit être souple afin qu’elle peut être modifiée
selon les exigences ou les besoins de l’entreprise.

1-3-Les déterminants de la structure financière

Pour la théorie dite de la structure du capital, la structure financière de l’entreprise est


l’expression du système de préférence rationnelle de ses dirigeants dans un environnement
marqué à la fois par la divergence des intérêts des acteurs économiques (dirigeants,
propriétaires et créanciers) et par l’existence d’asymétrie d’information entres ces acteurs.

Les dirigeants de l’entreprise doivent avoir une structure financière ciblée. Il existe
plusieurs sources de financements donc les dirigeants doivent bien déterminer leurs structures
financières et prendre en considération les déterminants de la structure financière suivante ;

a-Coût du capital

Le coût d’une source de financement doit être minimal. Le coût du capital se trouve sur
la base du rendement attendu par le fournisseur de la source particulière des finances.
Rendements attendu dépend de l’entendu du risque qui est assumé par divers fournisseurs de
finances.

Une dette est généralement moins chère qu’equity, parce que les détenteurs de la dette
supposent moins de risques que les actionnaires. La dette est encore moins cher puisqu’elle
s’agit davantage fiscal en ce qui concerne la déductibilité des intérêts14.

b-Taille et nature de l’entreprise

La nature et la taille d’une entreprise également influencent sa structure financière.


Toutes les préoccupations d’utilité publique à différente structure financière par rapport à
toute fabrication. La préoccupation d’une entreprise de service publique peut employer plus
de dette en raison de la stabilité et la régularité de leurs gains.

14
www.mataf.net< Definition Théorie du pecking order –Mataf>

36
Chapitre 2 : Le lien entre la structure financière et la performance financière
de l’entreprise

En revanche, une préoccupation qui ne peut fournir des recettes stables en raison de la
nature de son activité devra s’appuyer principalement sur les capitaux propres. La taille de
l’entreprise influe aussi grandement sur la disponibilité de fonds provenant de différentes
sources.

c-Contrôle

Dans la conception de la structure du capital, parfois la gestion existante est régie par
son désir de poursuivre le contrôle de l’entreprise. L’équipe de gestion existante ne peut pas
accepter seulement ce qu’il faut être élu au Conseil d’administration mais peut également
désirer gérer la société sans aucune interférence extérieure.

d-Levier financier

L’utilisation des sources de financement avec un coût fixe, comme le capital, la dette et
les actions, pour financer l’actif de l’entreprise est connu comme effet de levier financier. Si
les actifs financés par la dette donnent un rendement supérieur au coût de la dette, le bénéfice
par action augmentera sans une augmentation des investissements des propriétaires15.

e-Le niveau d’endettement

On peut citer trois théorisées :

e-1- La théorie de Myers (the trade-off theory)

Selon Myers, la rentabilité passée et présente joue un rôle dans la détermination de la


structure financière. L’impact de la rentabilité sur le niveau d’endettement fait l’objet d’une
controverse théorique. Dans le cadre de la théorie de trade-off, la relation entre l’endettement
et la rentabilité devrait être positive. Une entreprise rentable aura une préférence pour la dette
car les intérêts sont déductibles de son résultat fiscal. Par ailleurs, si la rentabilité passée est
une bonne approximation de la rentabilité future, une entreprise très rentable aura une
probabilité plus forte de rembourser ses dettes (Brealey et Myers 1996 et Shyam-Sunder et
Myers 1999). La théorie statique prédite donc une relation positive entre l’endettement et la
rentabilité16.
Cette prédiction constitue la grande contradiction du modèle de Trade-off mesurée par :

15 r
D RédaK, <Management financière> p251
16
Titman S,<The M-M theorem and the integration of financial markets, financial management.>, 2002p101-105

37
Chapitre 2 : Le lien entre la structure financière et la performance financière
de l’entreprise

Tableau N°1 : le formule de mesure la rentabilité


• Rentabilité économique (ROE) • Rentabilité financière

= Résultat d’exploitation = Résultat net


Capitaux permanents Capitaux propres

• Rentabilité de l’actif • Rentabilité de l’investissement (ROI)

= Résultat net = Bénéfice de l’investissement


Total de l’actif Coût de l’investissement

Source : Dr Réda K, <Management financière >p99

e-2-La théorie de Market timing :

Le niveau d’endettement de l’entreprise est mesuré par plusieurs variables. Selon Frank
et Goyal (2003), la dette totale et les dettes à long terme ainsi que taux d’intérêt de couverture
pour mesurer le levier17.

Tableau N°2 : calcule du niveau d’endettement


• Ratio d’endettement • Ratio d’endettement

= Dettes totales = Dettes totales


Total actif Valeur du marché des actifs
• Ratio d’endettement • Ratio d’endettement

= Dettes à long terme = Dettes à long terme


Totale actif Valeur du marché des actifs

Source : Dr Réda K, <Management financière > p10

e-3-La théorie du pecking order

Selon S. Myers (1984), la théorie du pecking order tend à justifier la classification des
modes de financement des entreprises.
Les entreprises privilégient tout d’abord l’autofinancement. Si les besoins de
financement des investissements dépassent le montant de l’autofinancement, les entreprises
recourent au financement externe.

17
Dr Réda K, <Management financière> p251

38
Chapitre 2 : Le lien entre la structure financière et la performance financière
de l’entreprise

Dans ce cas, elles privilégient le recours au crédit bancaire puis, quand elles le peuvent,
à l’émission d’obligations. Ce n’est qu’en dernière hypothèse que l’entreprise va recourir à
l’augmentation de capital et au risque de dilution que cela implique pour ses actionnaires18.

f-Conditions économiques

L’économie influe sur le cours des actions. Lorsque le marché financier baisse, les
entreprises forment des structures de capital et d’emprunt. Lors des sommets de marché, les
entreprises maintiennent des structures de fonds propres.

2- Les éléments de la structure financière

La structure financière d’une société représente une répartition entre ses dettes
financières, ses dettes bancaires et ses capitaux propres, ces éléments permettent à l’entreprise
de pouvoir vivre et se financer pour exister.
L’analyse de la structure financière apporte un état des lieux de la santé de l’entreprise
pour vérifier sa solvabilité, sa viabilité et anticiper son avenir.
La composition de la structure financière dépend fortement de la stratégie de
l’entreprise incluant les investissements, les financements et l’exploitation mise en place, de
son écosystème économique et de la nature de son activité.

Tableau N°3 : les éléments de la structure financière


ACTIFS PASSIFS

Valeurs Immobilisées Nettes (VIN) Fonds Propres

Valeurs d’exploitation (VE) Dettes à long terme (DLMT)

Valeurs Réalisable à court terme (VR) Dettes à court terme (DCT)

Valeurs Disponibles (VD)


Source : investopedia.com

Logiquement, les investissements à long terme (VIN) sont financés par les ressources à
long terme (fonds propres et dettes à long terme) pour éviter les risques associés (le risque de
non remboursement) et les investissements à courte terme (VE et VR) doivent être financés
par le financement à courte terme (DCT).

18
www.managementstudyguide.com

39
Chapitre 2 : Le lien entre la structure financière et la performance financière
de l’entreprise

2-1- La composition de la structure financière

2-1-1- La structure de l’actif

L’actif de bilan financier est appelé l’emploi, il précise ce que possède l’entreprise. Il
contient des actifs immobilisés et des actifs circulants, leurs classifications se fait suivant le
degré de liquidité croissante. On distingue19 :
 Les valeurs immobilisées (actif immobilisé) : Elles correspondent à l’ensemble des
biens et de créances figurants dans le patrimoine de l’entreprise et destiner à être
utiliser de façon durable. Cette définition fait ressortir la fonction économique que
remplissent les éléments de l’actif immobilisé au-delà de leur différenciation par
nature : immobilisation corporelle, incorporelle et financière20.
• Les immobilisations corporelles : Elles se composent des actifs physiques
durables dont l’entreprise est propriétaire tel que les terrains, les constructions, les
installations techniques, etc.
• Les immobilisations incorporelles : Cette rubrique regroupe des emplois
durables des fonds qui ne correspondent ni à des actifs physiques, ni à des actifs
financiers. Il s’agit de droit obtenus en contrepartie de dépenses, mais aussi de
charges activées en comptabilité. Par exemple les concessions, les brevets, les
licences et les marques.
• Les immobilisations financières : Elles regroupent des emplois durables, de
fonds qui correspondent à des actifs financiers. Elles comportent les titres de
participation, les obligations détenues, etc.
 L’actif circulant : Il correspond à l’ensemble des emplois a moins d’un an relatif au
cycle d’exploitation. Il regroupe les valeurs d’exploitation, les valeurs réalisables et les
valeurs disponibles.
• Les valeurs d’exploitation : Elles représentent l’ensemble des stocks que possède
l’entreprise. On distingue les marchandises pour les entreprise commerciales, les
matières premières, les produits intermédiaires, les produits en cours pour
l’entreprise industrielles.

19
Hubert de la Bruslerie<Analyse Financière>, (Information financière, Evaluation, Diagnostic) 4eme édition 2010 p26
20
www.cours-comptabilite.com

40
Chapitre 2 : Le lien entre la structure financière et la performance financière
de l’entreprise

• Les valeurs réalisables : Elles représentent une partie des créances qui peut être
transformé en argent liquide dans une durée inférieure à un an.
• Les valeurs disponibles : Elles regroupent l’ensemble des moyens de règlement
(l’autre part des créances) dont dispose l’entreprise, c’est-à-dire les chèques, les
valeurs à encaisser, la banque et la caisse.

2-1-2- La structure de passif

Le passif du bilan financier est appelé ressources, leurs classification se fait suivant le
degré d’exigibilité croissante. Il indique l’origine des fonds qui ont été mis à la disposition de
l’entreprise21.
 Les fonds propres : Ils représentent les capitaux qui appartiennent en propre à
l’entreprise qu’elle ne doit rembourser à personne. Ils ont pour origine les apports mis
à la disposition de l’entreprise au départ par les associes et/ou générées par son
exploitation au fils des années, ainsi que le report à nouveau et l’écart de réévaluation.
• Le capital social : Il représente les fonds apportés par les propriétaires à la
création de l’entreprise, auxquels s’ajoutent d’éventuelles augmentations de
capital. Le capital est un passif non exigible c’est-à-dire non remboursable.
• Les réserves : Elles sont des bénéfices affectés durablement à l’entreprise jusqu’à
décision contraire des organes compétents. Ces bénéfices que sont les réserves
constituent un élément important dans le patrimoine d’une entreprise et sont
affectées à divers postes22.On distingue les réserves légales et les réserves
facultatives.

Remarque : la réserve légale est calculée par une fraction de 5% du résultat net, elle est
obligatoire à constituer et elle s’arrête lorsqu’elle atteint 10% du capital social. Son intérêt est
de l’utiliser en cas d’un besoin de financement et éviter le financement extérieur.
• L’écart de réévaluation : C’est la contrepartie des plus-values dégagées sur les
immobilisations dans le cadre d’opération de réévaluation de bilan.

21
-Hubert de la Bruslerie, Hubert de la Bruslerie<Analyse Financière>, (Information financière, Evaluation, Diagnostic)
eme
4 édition 2010 p26
22
-www.cours-comptabilite.com

41
Chapitre 2 : Le lien entre la structure financière et la performance financière
de l’entreprise

• Le report à nouveau : Il représente les cumuls de bénéfices des années


antérieures non distribués et non affectés en réserves ou le cumul des pertes
antérieures non épongées par les bénéfices de l’année N-1
 Les dettes : Elles représentent les financements externes assures soit par les
établissements financiers, soit par les fournisseurs, soit par tout agent ayant consenti
un crédit à l’entreprise.
• Les dettes à long terme (DLMT) : Elles représentent les dettes dont l’échéance
est supérieure à un an tel que les emprunts bancaires, emprunt obligatoire, etc.
• Les dettes à court terme (DCT) : Elles représentent les dettes dont l’échéance est
inférieure à un an tel que les dettes fiscales, les fournisseurs, les dettes
d’exploitation, etc.

3-Les indices de l’équilibre financier

L’équilibre financier est défini comme étant la stabilité entre les emplois et les
ressources financières d’une entreprise. Il est atteint par l’application de la règle de l’équilibre
minimum qui impose la nécessité de rapport entre la durée d’un moyen de financement et la
durée de l’opération à financer. Les ressources employées pour le financement d’un actif
doivent rester à la disposition de la société pour une période qui correspond à la durée de vie
de l’actif qu’ils financent23.

Pour cette raison les ressources stables (internes et externes) financent les emplois
stables et l’actif circulant est financé par le passif circulant. Ces indices sont déterminés à
partir d’un bilan en grande masse. Dans cette section on va étudier les trois indices
d’équilibre ; le fonds de roulement net global (FRNG), le besoin en fonds de roulement(BFR)
et la trésorerie nette (TN).

3-1-Le fonds de roulement net global

Il vérifie l’équilibre financier à long terme d’une entreprise et il correspond à la


différence entre les ressources financières à long terme et les investissements durables.

23
www.petite-entreprise.net

42
Chapitre 2 : Le lien entre la structure financière et la performance financière
de l’entreprise

Le FRNG mesure aussi la part des capitaux permanents qui peut être utilisée pour le
financement des dépenses d’exploitation24.

Tableau N°4 : La détermination du FRNG

Actifs immobilises
nets

Capitaux permanents
Fond de roulement net global
Actifs à court terme
Dettes à court
terme
source : Cohen E. < Analyse financière> 6eme Edition, Economica, p250

D’après le schéma on voit que le FRNG est déterminé soit par le haut ou soit par le
bas du bilan.
Calcul par le haut du bilan :

FRNG=Capitaux permanents-Valeurs immobilisées

Calcul par le bas du bilan :

FRNG = Actifs à court terme – Passif à court terme

• Interprétation de fonds de roulement


Trois hypothèses peuvent être envisagées:
Les fonds de roulement>0 : Lorsque les capitaux permanents sont supérieurs
aux actifs immobilisés, le FRNG est positif, il s’agit les ressources stables
financent la totalité des emplois stables et génère d’une marge de sécurité qui
contribue à financer le BFR et le solde à former la trésorerie nette.
Néanmoins un FRNG positif (élevé) n’est pas toujours un bon indicateur, il
peut être a raison d’un faible investissement.

Par le bas du bilan, on constate un excèdent de liquidités potentielles à court terme


(actifs à court terme) sur les exigibilités potentielles à court terme (dettes à court terme).

24
www.compta-facile.com

43
Chapitre 2 : Le lien entre la structure financière et la performance financière
de l’entreprise

Les fonds de roulement <0 : Contrairement si les capitaux permanents sont


inférieurs aux actifs immobilisés, cela signifie un déséquilibre financier à long
terme(les capitaux permanents ne suffisent pas à financer les actifs
immobilisés).

Par le bas du bilan, dans ce cas, les liquidités potentielles ne couvrent pas la totalité des
exigibilités potentielles.
Les fonds de roulement=0 : Le FRNG est nul lorsque les capitaux permanents
et les actifs immobilisés sont égaux. Dans ce cas, les premiers financent les
derniers et aucun excédent n’est dégagé.

Par le bas du bilan, les actifs à court terme sont égaux aux dettes à court terme ce qui
signifie que la solvabilité à court terme est assurée.

3-2-Le besoin en fonds de roulement

Le BFR exprime le besoin de financement induit par le cycle d’exploitation et il prend


en compte les éléments cycliques (les emplois cycliques et les ressources cycliques).L’activité
de production nécessite l’achat et le stockage de matières premières, celle de revend l’achat et
le stockage de marchandises, ces sont souvent au crédit .Egalement les entreprises accordent
des crédits à la clientèle lors de la vente des produits25.

Les fournisseurs accordent des délais de paiement à l’entreprise et ce dernier octroi les
délais de règlement à ces clients (c’est-ce qu’on appelle un laps de temps entre la vente et
l’encaissement). Les périodes ou décalages temporels entre les encaissements et les
décaissements se traduisent par un besoin d’argent.

BFR=Actif circulant-Passif circulant

Avec : Actif circulant=valeurs d’exploitation + valeurs réalisables


Passif circulant=dettes à court terme-concours bancaires

25
Cohen E,<Analysefinanciere> 6eme Edition, Economica, p263

44
Chapitre 2 : Le lien entre la structure financière et la performance financière
de l’entreprise

Une analyse plus approfondie permet de décomposer le BFR en deux, le besoin en


fonds de roulement d’exploitation(BFRE) et le besoin en fonds de roulement hors
exploitation(BFRHE).Cette distinction permet d’identifier d’où vient exactement le
besoin/ressource en fonds de roulement (l’activité principale de l’entreprise ou l’activité
secondaire) ;
• Le besoin en fonds de roulement d’exploitation

Le BFRE autrement appelé le besoin de financement du cycle d’exploitation tient en


compte seulement des éléments qui sont liés à l’exploitation (l’activité principale de la firme),
il s’agit des stocks, les créances, les fournisseurs et les autres débiteurs et créditeurs
d’exploitation. Il dépend des caractéristiques du cycle de production et les relations
commerciales avec ses fournisseurs et clients.

BFRE=Actif circulant d’exploitation-Dettes d’exploitation

• Le besoin en fonds de roulement hors exploitation


Le BFRHE regroupe les éléments divers (qui ne sont pas liés à l’exploitation).On trouve
ici les éléments tels que les fournisseurs d’immobilisations, les dettes fiscales et les débiteurs
divers.

BFRHE=Actif circulant hors exploitation-dettes hors exploitation

• Interprétation de besoin en fonds de roulement :


Trois hypothèses peuvent être signalées :
Hypothèse n01 : BFR>0 : Si le passif circulant ne couvrit pas l’actif circulant
(actif circulant>passif circulant, l’entreprise est déséquilibre (à court
terme).L’entreprise doit alors financer ce besoin par la marge de sécurité dégagé
par les ressources stables(FRNG) ou par des découverts bancaires. Le BFR est
souvent positif dans la majorité des entreprises.
Hypothèse n02 : BFR<0 : Inversement le BFR est négatif lorsque les
ressources cycliques sont supérieures aux emplois cycliques. Dans ce cas le
cycle d’exploitation dégagera une « ressource en fonds de roulement ».
Hypothèse n03 : BFR=0 : Lorsque l’actif circulant et le passif circulant sont
égaux, le BFR est nul, le passif circulant est suffisant pour financer l’actif
circulant.
45
Chapitre 2 : Le lien entre la structure financière et la performance financière
de l’entreprise

3-3-La trésorerie nette

La TN est l’argent qui se trouve en caisse au sein de l’entreprise, elle correspond aux
excédents des ressources stables (le FRNG) ainsi qu’aux excédents générés par les activités
d’exploitation(le BFR).Elle est perçue comme la différence entre le FRNG et le BFR.
Calcul par le haut du bilan :

TN=Fonds de roulement net global-Besoin en fonds de roulement

Les disponibilités représentent l’ensemble des postes d’actifs à court terme monétaires
du bilan, les principaux sont les avoirs détenus en banque, les sommes présentées en caisse et
les valeurs mobiliers de placement(VMP).Cependant, trésorerie passive est constituée des
concours bancaires (découverts bancaires).Alors la TN peut être calculée aussi à partir du bas
du bilan, par la formule ci-dessous :

TN=Trésorerie active-Trésorerie passive

• Interprétation de la trésorerie nette :


Hypothèse n01 : TN>0 : Elle correspond à la situation dans laquelle le fonds
de roulement net global assure le financement non seulement du cycle
d’exploitation mais également un excèdent en trésorerie qui permet de
d’effectuer des placements. Dans ce cas les capitaux permanents sont suffisant
pour financer les actifs immobilisés et l’activité d’exploitation (FR>BFR) et
dégagent de liquidités excédentaires.
Hypothèse n02 : TN<0 : Une trésorerie négative signifie un fonds de
roulement net global insuffisant pour financer le besoin en fonds de roulement,
l’entreprise doit alors couvrit le besoin en financement induit par le cycle
d’exploitation par des concours bancaires ce qui pose un risque de dépendance
aux banques qui fournissent ces découverts bancaires.
Hypothèse n03 : TN=0 : L’entreprise se trouve dans cette situation lorsque le
BFR est égal au FRNG.

Une trésorerie presque zéro prémunit la firme contre d’une part de surliquidités
non investis et d’autre part, la dépendance à l’égard des banques.

46
Chapitre 2 : Le lien entre la structure financière et la performance financière
de l’entreprise

3-4- Les tableaux d’équilibre financier

Il est essentiel de savoir si le BFRE est égal, supérieur ou inférieur au FRNG. Face à ces
trois possibilités, l'entreprise peut optimiser son équilibre financier en agissant soit sur l'un ou
soit sur l'autre. Cette analyse s'effectue à partir d'un tableau d'équilibre financier. Il s'agit d'une
synthèse de l'analyse fonctionnelle du bilan sous forme d'un tableau qui montre à gauche les
emplois à financer (BFR et trésorerie) et à droite les ressources de financement (FRNG).
Si le BFR ou la trésorerie sont négatifs, ils deviennent des ressources et passent à droite.
Si le FRNG est négatif, il devient un besoin à financer et passe à gauche.
Si le BFR est entièrement couvert par le FRNG, la trésorerie est nulle (trésorerie zéro) :
on considère que l'équilibre financier est réalisé à un instant donné.
Si le BFR est positif (besoin à financer), les situations 1 à 3 peuvent se présenter ;
Situation 1 : Le fonds de roulement finance entièrement le cycle d'exploitation et permet de
dégager de la trésorerie. Il convient de s'assurer que cette trésorerie ne correspond pas à un
sous-emploi des capitaux.
BFR>0
FRNG>0
TN>0

Situation 2 : Le BFR est financé par des ressources stables et par des emprunts à court terme.
On peut augmenter le FRNG (augmenter les capitaux propres ou diminuer les
immobilisations) ; on peut réduire le BFR (rotation des stocks, clients, fournisseurs).
FRNG>0
BFR>0
TN<0

Situation 3 : La trésorerie finance intégralement les actifs immobilisés et le cycle


d'exploitation. Cette situation est délicate si elle devient récurrente.

FRNG<0 TN<0
BFR>0

47
Chapitre 2 : Le lien entre la structure financière et la performance financière
de l’entreprise

Si le BFR est négatif les situations 4 à 6 peuvent se présenter ;


Situation 4 : Le fonds de roulement et le BFR dégagent un excédent de trésorerie. Il convient
de s'assurer que cette trésorerie n'est pas sous-employée.
FRNG>0
TN>0
BFR<0

Situation 5 : Une partie de l'actif immobilisé financée par un découvert. Il existe un fort
risque de dépendance financière.
BFR<0
FRNG<0
TN<0

Situation 6 : Le BFR finance une partie des actifs immobilisés et dégage de la trésorerie. Un
renforcement des ressources stables est à envisager.
FRNG<0
BFR<0
TN>0

Section 2 : La performance financière d’entreprise

Le concept de la performance intègre des notions diverses tels que la croissance de


l’activité et la rentabilité. Dans cette section on essaye d’expliquer les éléments qui permettent
d’évaluer la performance financière d’une entreprise. Les indicateurs utilisés pour analyser
cette performance sont le chiffre d’affaire, la valeur ajoutée et la production d’un exercice par
rapport aux éléments du bilan(les investissements et les ressources).

L’analyse de la performance financière concerne également les résultats de


l’entreprise(le résultat d’exploitation, le résultat de l’exercice, le résultat financier, et le
résultat exceptionnel) et l’appréciation des indicateurs de cash-flow.

48
Chapitre 2 : Le lien entre la structure financière et la performance financière
de l’entreprise

1-La notion de la performance financière

1-1-Définition de la performance d’entreprise

La performance globale d’une entreprise exprime le degré d’accomplissement des


objectifs poursuivis. Une entreprise performante doit être à la fois efficace et efficiente. Elle
est efficace lorsqu’elle réalise les objectifs qu’elle s’est fixés. L’efficience implique la
minimisation des coûts engagés pour atteindre ces objectifs.

La performance se mesure avec des critères qualitatifs ou quantitatifs, pour mesurer


l’efficacité on utilise un critère qui exprime un rapport entre le résultat réalisé et l’objectif
visé. Quant à l’efficience, un critère qui exprime le rapport entre le résultat obtenu et les
moyens mis en œuvre pour la réalisation de ce résultat26.

Pour évaluer la performance d’une société, il est nécessaire d’effectuer les mesures à
tous les niveaux ; financier, social, économique etcetera.

1-2- L’objectif

Les systèmes de mesure de performance ont pour but de mobiliser les membres d'une
organisation afin d'atteindre les objectifs fixés par les dirigeants soit directement soit
indirectement après actions correctives. Donc pour remplir sa mission, l'entreprise fixe des
objectifs intermédiaires, opérationnels ou d'exploitation qui permettent de s'acquitter de sa
mission ultime. Ces objectifs peuvent être le profit maximum, la survie, la puissance et le
pouvoir, la part de marché, l'augmentation du chiffre d'affaire etc.

1-3-Les types de performances

On distingue quatre grands types de la performance à savoir la performance


organisationnelle, la performance humaine, la performance économique et la performance
financière.

26
http://sabbar.fr> Management>Performance d’entreprise

49
Chapitre 2 : Le lien entre la structure financière et la performance financière
de l’entreprise

a- La performance organisationnelle

Dans un contexte organisationnel, la performance se définit comme étant le résultat


obtenu par rapports aux objectifs, à la stratégie de l’entreprise et/ou aux attentes des parties
prenantes. Elle porte sur la qualité, la quantité, les coûts et les temps.

b- La performance humaine

Il est de plus en plus reconnu que l’entreprise n’est pas durablement performante
financièrement si elle n’est pas performante humainement et socialement. Les questions liées
aux compétences, à la capacité d’initiative, à l’autonomie, à l’adhésion des salaries, à la
réalisation des objectives, voire au projet et donc à la culture de l’entreprise, constituent des
éléments déterminants.

La performance sociale se définie comme la satisfaction et la qualité de vie au travail du


personnel, elle peut aussi comporter une dimension externe et renvoie alors à la question de la
responsabilité sociale de la structure c'est-à-dire aux effets sociaux externes de son activité.
Elle mesure le niveau d'atteinte des objectifs de l'entreprise par rapport à la motivation et
l'implication des salariés. Elle est généralement utilisée dans le cadre de l'évaluation du
système de gestion des ressources humaines.

Une structure socialement performante est une structure qui met en place un mode de
prévention et de règlement des conflits efficaces. Les indicateurs sont La rotation du
personnel, l'absentéisme, la communication, etc. Réfléchissant sur l'obtention de la
performance dans une organisation, S.Michel et M. Ledru considèrent que si les compétences
sont toujours une source de performance, elles ne suffisent pas à elles seules à en déterminer
le niveau27.

c-La performance économique

La performance économique qui peut être appréhendée par la rentabilité, c'est-à-dire un


surplus économique ou marge économique obtenue par la différence entre un revenu et un
coût. Les méthodes de mesure de la création de valeur qui existent dans la littérature traitent
implicitement ou explicitement de la performance économique ou performance financière.

27
Michel S, et Ledru M, « Capital-Compétence dans l'entreprise », éditeur : ESF, 2000, p113

50
Chapitre 2 : Le lien entre la structure financière et la performance financière
de l’entreprise

d- La performance financière

La performance des entreprises a fait l’objet de plusieurs travaux de recherche et parmi


les définitions existantes nous pouvons citer :
• Morin et Savois (2002)28 admettent que la performance est efficacité, ces auteurs
considèrent l’efficacité comme un jugement que porte un individu ou un groupe sur
l’organisation ou sur ses activités, ses produits, ses résultats etc. ;
• De la Villarmoris (2001)29, définit la performance comme l’efficacité et l’efficience.
L’efficacité pourrait être définie comme la capacité à réaliser des objectives et
l’efficience introduit la notion d’optimisation ;
En réalité, il existe différentes formes de performance, mais cette dernière a été toujours
réduite à sa dimension financière. Cette performance consistait à réaliser la rentabilité
souhaitée par les actionnaires avec le chiffre d’affaires et la part de marché qui préservaient la
pérennité de l’entreprise.
Mais aujourd’hui on est passé d’une présentation financière de la performance à des
approches plus globales incluant plusieurs dimensions sociales et environnementales. Donc, la
pérennité des entreprises ne dépend plus seulement de l’aspect financier de leurs activités,
mais également de la manière dont elles se conduisent. Dès lors, la responsabilité des
entreprises s’élargit, elle ne se limite plus aux seuls actionnaires, mais intègre d’autres parties
prenantes (associations, syndicats, clients, fournisseurs, etc.). Ces nouveaux acteurs exigent
d’être entendus et constituent cette nouvelle notion de performance globale.

28
Morin E, et Savoie A, <Développement récent dans les représentations de l’efficacité organisationnelle> Revue
Psychologie, Université de Coimbra, Portugal 2002, n27 p13
29
De La Villarmois, < Le concept de performance et sa mesure : un état de l’art>, Cahiers de recherche de l’IAE de
Lille, 2001, p1

51
Chapitre 2 : Le lien entre la structure financière et la performance financière
de l’entreprise

2- Les indicateurs de la performance financière

2-1- Le tableau de Soldes Intermédiaires de Gestion (SIG)

Les SIG permettent d’identifier et d’analyser les éléments constitutifs du résultat,


quelques indicateurs clés tels que la marge, l’excédent brut d’exploitation et le résultat
d’exploitation. Ce sont des soldes car ils représentent des différences entre des produits et des
charges30.
Ces indicateurs figurant dans les SIG sont utilisés pour se comparer aux statistiques du
secteur(les concurrents) ou pour analyser les évolutions par rapport aux exercices précédentes
et pour calculer les ratios financiers. D’ailleurs il est l’un des éléments composant le
prévisionnel financier.

2-1-1-Le calcul de Soldes Intermédiaires de Gestion

Les SIG31 sont présentées dans un tableau qui calcule étape par étape les indicateurs suivants :

a- Solde N°1 : La marge commerciale

La marge commerciale mesure la capacité de l’entreprise à dégager ses profits sur la


revente de marchandises. Lorsqu’on la divise par le chiffre d’affaires hors taxe, on obtient un
taux de marge qui permet de se comparer aux concurrents du même secteur.

Marge commerciale = vente de marchandises- coût d’achat de marchandises vendues

b- Solde N°2 : La production de l’exercice

Ce solde concerne les entreprises qui réalisent des activités industrielles (fabrication des
produits pour exemple). La production de l’exercice est le cumul de toutes les productions
quel que soit leur destination (vente, stockage, livraison à soi-même) et elle inclut trois
éléments principaux :
• La production vendue évaluée au prix de vente

• La production stockée évaluée au cout de production

30
www.compta-facile.com

31
Cohen E, < Analyse financière> 6th édition, p409

52
Chapitre 2 : Le lien entre la structure financière et la performance financière
de l’entreprise

• La production immobilisée évaluée au cout de revient


Production de l’exercice= production vendue +production stockée +production immobilisée

Remarque : Une même entreprise peut réaliser à la fois des activités de nature différente ;
commerciale, industrielle et de services.

c-Solde N°3 : La valeur ajoutée (VA)

Elle mesure la richesse brute crée par l’entreprise et elle permet de rémunérer les
différents acteurs ayant contribué à la production ; le personnel, l’Etat et les apporteurs de
capitaux. L’excèdent sera conservée par l’entreprise elle-même pour financer ses
investissements futurs.

VA=Marge commerciale+ Production de l’exercice-Consommations de


l’exercice en provenance de tiers

Les consommations correspondent aux coûts d’achat de matières premières


consommées, les services extérieurs et autre consommations
d- Solde N°4 : L’excédent brut d’exploitation (EBE)

L’EBE représente la richesse et le flux potentiel de trésorerie générés par l’entreprise


grâce à son activité principale. Ce solde ne tient pas compte ni la politique de financement et
d’investissement de l’entreprise ni les éléments exceptionnels. Un excédent brut
d’exploitation négatif (Insuffisance brut d’exploitation) signifie que l’activité économique de
la firme n’est pas rentable.

EBE=Valeur ajoutée+Subventions d’exploitation-Impôts, taxes et versements assimilées-Charges


E) Solde 5 : Le résultat d’exploitation de personnel

e-Solde N°5 : Le résultat d’exploitation

Il mesure la performance économique de l’entreprise et il détaille les produits et les


charges d’exploitation de l’entreprise. Un résultat positif signifie d’un bénéfice
(produits>charges) permettant l’entreprise de s’autofinancer et inversement un résultat négatif
ou une perte signifie que les charges sont supérieurs aux produits.

53
Chapitre 2 : Le lien entre la structure financière et la performance financière
de l’entreprise

Résultat d’exploitation=EBE+Reprises sur les provisions d’exploitation+Autre produits


d’exploitation-Dotation aux amortissements et provisions-Autres charges d’exploitation

f-Solde N°6 : Le résultat financier

Le résultat financier est la différence entre les produits financiers et les charges
financières. Il met en évidence les choix effectués en matière de financement (l’endettement
et le placement) et l’impact du mode de financement sur le résultat de l’entreprise.

Résultat financier=Produits financiers-Charges financières

g-Solde N°7 : Le résultat courant avant impôt

Ce résultat (RCAI) est la somme du résultat d’exploitation et du résultat financier.

RCAI=Résultat d’exploitation +Résultat financier

h-Solde N°8 : Le résultat exceptionnel

Il est spécifique aux opérations exceptionnelles.

Résultat exceptionnel=Produits exceptionnels-Charges exceptionnelles

i- Solde N°9 : Le résultat net de l’exercice

Celui-ci est obtenu par addition du résultat courant avant impôt et du résultat
exceptionnel et en soustrayant en suite la participation des salariés et l’impôt sur les bénéfices.

Résultat net= RCAI+Résultat exceptionnel - l’IBS - La participation des salariés

54
Chapitre 2 : Le lien entre la structure financière et la performance financière
de l’entreprise

Tableau N°5 : La structure générale du tableau des soldes intermédiaires de


gestion

LIBELLE N N-1
Chiffre d’affaires
Cout d’achat de marchandises vendues
I- Marge commerciale
Production vendue
Production stockée
Production immobilisée
II- Production de l’exercice
Achat de matières premières consommées
Service extérieurs et autre consommation
Total des consommations intermédiaires
III- Valeur ajoutée
Subventions d’exploitation
Impôts, taxes et versements assimiles
Charges de personnel
IV- Excèdent brut d’exploitation
Reprise sur pertes de valeur et provisions
Autres produits d’exploitation
Dota aux amort / prov perte de valeur
Autres charges d’exploitation
Autres produits opérationnels
V- Résultat d’exploitation
Produits financiers
Charges financières
VI- Résultat financier
VII- Résultat courant avant impôt
Produits exceptionnels
Charges exceptionnelles
VII- Résultat exceptionnel
Participation
Impôt sur les bénéfices
VIII- Résultat net de l’exercice
Source : Cohen E, <Analyse financière> 6eme édition Economica p409

2-2- La capacité d’autofinancement (CAF)

La capacité d’autofinancement (CAF) est un indicateur-clé de l’activité de l’entreprise,


obtenue à partir du compte de résultat. Elle représente le flux potentiel de trésorerie de
l’entreprise, c’est-à-dire l’ensemble des ressources internes générées par l’entreprise dans le
cadre de son activité permettant d’assurer son financement32.

32
www.compta-facile.com

55
Chapitre 2 : Le lien entre la structure financière et la performance financière
de l’entreprise

La CAF peut être affectée à plusieurs enjeux par les gestionnaires de l’entreprise :

• Augmenter ses fonds de roulement, pour sécuriser sa trésorerie

• Réaliser les investissements, pour améliorer sa compétitivité

• Rembourser ses emprunts et dettes fournisseurs, fiscales et sociale, pour renforcer


son indépendance financière

• Verser les dividendes à ses actionnaires

2-2-1- Les méthodes du calcul de la CAF

La CAF peut être calculée via deux méthodes différentes à partir de deux éléments clés du
tableau des soldes intermédiaires ;

a- La méthode de calcul de la CAF à partir de l’EBE (la méthode soustractive) Les


éléments suivants interviennent ;

- L’excédent brut d’exploitation qui traduit le résultat économique de l’entreprise issu


de la valeur ajoutée

- Les produits encaissables et les charges décaissables, il s’agit les entrées et sorties de
trésorerie non compris dans le calcul de l’EBE (charges financières, produits
financiers etc.)

Tableau N°6 : la méthode soustractive de la CAF


EBE (ou insuffisance brut d’exploitation)
+Transferts de charges d’exploitation
-Autres charges d’exploitation
+ ou- Quote-part de résultat sur opérations faites en commun
+Produits financiers
-Charges financières
+Produits exceptionnels
-Charges exceptionnelles
-Participation des salariés aux fruits de l’expansion
-Impôts sur les bénéfices

=Capacité d’autofinancement de l’exercice


Source : Cohen E. <Analyse financière> 6eme édition p411

56
Chapitre 2 : Le lien entre la structure financière et la performance financière
de l’entreprise

b-La méthode de calcul de la CAF à partir du résultat net (la méthode additive)

Les éléments suivants interviennent ;


- Le résultat net, qui est la différence entre les produits et les charges de l’entreprise
- Les charges calculées et produits calculés, des éléments qui ne font pas l’objet
d’entrée ou de sortie de trésorerie (provisions, dotations, amortissements, quote-part
des subventions d’investissements)
- La valeur nette comptable d’éléments d’actifs cédés, ce qui correspond à la cession
d’immobilisations
- Les produits des cessions d’éléments d’actif, qui indiquent le prix de vente de la
cession d’immobilisations

Tableau N°7 : la méthode additive de la CAF


Résultat net
-Plus-values sur cession d’immobilisations
+Moins-values sur cession d’immobilisations
-Quote-part des subventions d’investissement viré au résultat de l’exercice
+Dotation aux amortissements et provisions
-Reprises sur provisions
=CAF
Source : Cohen E. <Analyse financière>,6eme édition p412

2-3-Les Ratios

Les ratios sont les indicateurs utilisés pour conduire des analyses financiers
d’entreprise. Ils sont le plus souvent utilisés par le dirigeant pour suivre son entreprise ou par
des investisseurs notamment dans le cadre d’une évaluation.

2-3-1- Définition d’un ratio

Par définition, un ratio financier représente un coefficient ou un pourcentage calculé par


un rapport entre deux masses. Il se base sur des données existantes et ne donne généralement
aucune information quant à l’évolution future d’une entreprise. Il fournit une indication sur la
rentabilité d’une entreprise, la structure des coûts, sa productivité, sa solvabilité, sa liquidité et
son équilibre financier33.

33DIVISIA Cité par LAUZELP, et CIBERTA, <Les déterminants de la structure financière des PME, 2eme éd, 2001, p.63>

57
Chapitre 2 : Le lien entre la structure financière et la performance financière
de l’entreprise

2-3-2-Les intérêts des ratios

L’analyse de la performance financière par la méthode des ratios permet de savoir si les
moyens financiers dont dispose l’entreprise ont été utilisés pour atteindre son objectif
financier36. Cette méthode permet aux responsables de
•Suivre les progrès de leur entreprise (performance financière).
•Connaitre l’entreprise et évaluer l’importance de ses capacités et de ses qualités pour
les exploiter.
•Evaluer l’importance de ses faiblesses pour mieux remédier
•Assurer la rentabilisation des opérations.
•Assurer l’efficacité dans la gestion de ses patrimoines
La performance financière existe à différents niveaux de l’organisation.
Traditionnellement, les indicateurs de la performance financière sont divisés dans les
catégories suivantes :
• Rentabilité

• Liquidités / roulement

• Structure financière

2-3-3- Les ratios de rentabilité

a-Ratio de rentabilité de l’actif

Le ratio du rendement de l’actif total indique dans quelle mesure les placements d’une
entreprise génèrent une valeur, ce qui en fait une importante de la productivité d’une
entreprise.
Rentabilité de l’actif = (résultat net / total d’actif) * 100

Où le résultat net est le revenu après impôt.

b-Rentabilité économique

D’un point de vue économique, la rentabilité de l’entreprise s’exprime par le rapport


entre le surplus monétaire dégagé et le capital économique (actif économique).
Ce ratio ne prend pas en considération les conditions de financement (part relative des
capitaux propres et des capitaux emprunté à long terme)

58
Chapitre 2 : Le lien entre la structure financière et la performance financière
de l’entreprise

Rentabilité économique = [(résultat d’exploitation)/capitaux permanent]*100

c-Rentabilité financière

La capacité des capitaux propres à dégager un surplus après rémunération des


capitaux empruntés et constatation d’une dotation affectée à la reconstitution du capital
productif.
Rentabilité financière = (résultat net / capitaux propres)*100

Ce ratio donne une indication du taux de rémunération de l’investissement réalisé par


les actionnaires qui ont initialement constitué le capital de l’entreprise ou accepté de laisser en
réserve une partie de bénéfices.
La rentabilité financière et la rentabilité économique sont liées : un recours judicieux à
l’endettement permet d’améliorer la rentabilité financière dans la mesure où la rentabilité
économique est plus élevée que le coût de l’endettement. Ce phénomène est formalisé par le
mécanisme de l’effet de levier.

d-Rentabilité comptable (l’effet de levier)

L’effet de levier montre que le mode de financement de l’actif économique d’une


entreprise a une incidence directe sur sa rentabilité financière. Toutefois il n’aide pas à
répondre à la question de savoir si l’entreprise peut emprunter une, deux, ou trois fois ses
capitaux propres, mais plutôt de s’assurer que les sommes empruntées et investies rapportent
plus qu’elles coûtent34.
L’effet de levier se calcule par la formule :
L = [(1-t) * (RE – i)] * (D/FP)


t : taux d’imposition sur les bénéfices
RE : rentabilité économique
i : taux d’intérêt

34 r
D Reda K, <Management financière > p251

59
Chapitre 2 : Le lien entre la structure financière et la performance financière
de l’entreprise

D : dettes
FP : fonds propres
L’effet de levier de l’endettement est la différence entre la rentabilité des capitaux
propres et la rentabilité économique. Il résulte de la différence entre la rentabilité économique
et le coût de la dette et dépend de la proportion de dette par rapport aux capitaux propres.
L’effet de levier se traduit par la tautologie comptable suivante :
• L’effet de levier peut jouer dans les deux sens : s’il peut accroître la rentabilité des
capitaux propres par rapport à la rentabilité économique, il peut aussi la minorer quand la
rentabilité économique devient inférieure au coût de l’endettement.
• Les taux de rentabilité économique ou des capitaux propres, ou le coût comptable
de l’endettement, ne correspondent pas à ce qu’exigent les actionnaires, les pourvoyeurs des
fonds ou les créanciers. Ce sont des qui ne relèvent pas du domaine de la finance car ils ne
prennent pas en compte les deux paramètres fondamentaux qui sont le risque et la
valorisation. Ils correspondent aux taux de rentabilités obtenus, mesurés de façon comptable;
ils relèvent de l’analyse et du control financiers.
• L’effet de levier permet de connaitre l’origine d’une bonne rentabilité des
capitaux propres qui provient de la rentabilité de l’actif économique et/ou de la pure
construction financière qu’est l’effet de levier. C’est son seul intérêt.

e-Actif économique

Les actifs immobilisés et le besoin de fonds de roulement d’une entreprise sont finances
par ses fonds propres, ses bénéfices et son endettement. Les actifs immobilisés sont les
immobilisations corporelles, incorporelles et financières. Le fonds de roulement inclut l’actif
circulant, c’est-à-dire la trésorerie, les créances et les stocks.
Pour calculer la valeur de l’actif économique ;
(Actifs immobilisés + fonds de roulement) – endettement net

La valeur de l’actif économique, rapportée à ses bénéfices, est l’un des éléments qui mesurent
la performance d’une entreprise35.

35
www.boursedescredits.com

60
Chapitre 2 : Le lien entre la structure financière et la performance financière
de l’entreprise

2-3-4-Les ratios de liquidités

La liquidité d’une entreprise est appréhendée à partir de sa capacité à dégager des flux
financiers suffisants pour faire face à ses obligations36.

a-Ratio de liquidité générale

Le ratio de liquidité générale se construit à partir du rapport entre les actifs à moins d’un
an et le passif à moins d’un an. Il mesure la capacité de l’entreprise à rembourser ses dettes les
plus exigibles à partir de la liquidation de ses actifs les plus disponibles

Ratio de liquidité générale = (actifs à moins d’un an / passif moins à d’un an)*100

Les actifs à moins d’un an comprennent les stocks, les créances clients et les autres
clients créances et liquidités. Le passif à moins d’un an comprend l’ensemble des dettes dont
l’échéance est moins d’un an.

b- Ratio de liquidité réduite

Le ratio de liquidité réduite rapporte des actifs à moins d’un an moins les stocks dont la
liquidité est incertaine, au passif exigible à court terme. Il corrige le précèdent en prenant en
compte le caractère de certains stocks.
Ratio de liquidité réduite = (actifs à moins d’un an hors stocks / dettes à court terme)*100

c-Ratio de liquidité immédiate

Le ratio de liquidité immédiate rapporte, quant à lui, les seules liquidités au passif
exigible. Il traduit la capacité de l’entreprise, à partir de ses seules liquidités, à faire face à ses
dettes les plus exigibles. Autrement dit, l’entreprise est-elle capable, en l’état de payer
l’ensemble de ses dettes à court terme avec la trésorerie dont elle dispose ?
Le numérateur de ce ratio intègre les valeurs mobilières de placement et les disponibilités au
sens comptable.
[(disponibilités + valeur mobilières de placement) / dette à court terme]*100

36
www.Comptabilte.Savoir.fr/Rentabilitefinanciere.com

61
Chapitre 2 : Le lien entre la structure financière et la performance financière
de l’entreprise

2-3-5 Les ratios de la structure financière

Il est intéressant d’étudier l’évolution de la politique de financement d’une entreprise.


Les ratios de structure financière comparent le financement externe aux fonds propres de
l’entreprise.

a- Le ratio d’indépendance financière

Ce ratio défini le degré d’indépendance envers les différents dispensateurs de l’entreprise. Le


ratio doit être supérieur à 50%
Indépendance financière = (capitaux propres / capitaux permanents)*100

b-Taux d'endettement net

Le taux d'endettement net (Dette Nette / Capitaux Propres), aussi connu sous le nom de
Gearing, est un ratio qui mesure le niveau d'endettement d'une société par rapport à ses fonds
propres. Plus le ratio est élevé, plus l'entreprise est endettée.
Taux d’endettement = (dette nette/capitaux propres)*100

c-Le ratio de solvabilité

Ce ratio définie la capacité de l’entreprise à couvrir la totalité de ses dettes avec son
actif. Le ratio doit être supérieur à 137.
Ratio de Solvabilité = (total dettes / total actif)*100

d- Le ratio d’autonomie financière


Il mesure le degré d’importance de financements internes rapportes aux financements totaux.
Il est exprimé en pourcentage et doit, dans la pratique, être de 20% au moins

Ratio d’autonomie financière= (capitaux propres / total passif)*100

37
www.comptabilite.Savoir.fr/Rentabilitéfinanciere.com

62
Chapitre 2 : Le lien entre la structure financière et la performance financière
de l’entreprise

Conclusion
Au cours de ce chapitre, la quête d’une structure financière à pour point de départ la
question de la neutralité ou non de choix de financement sur la situation des actionnaires.
L’effet de l’endettement de l’entreprise sur le rendement des capitaux propres et risque
supporté par les actionnaires nous impose une contrainte, on ne peut raisonner qu’à situation
comparable, ce qui en bon langage financier signifie que l’on doit comparer la situation des
actionnaires selon la présence ou non des dettes, à niveau de risque équivalent.
La structure financière doit se présenter un aspect pour qu’elle maximise la valeur de
l’entreprise qui est la maximisation des fonds propres en jouant sur les mécanismes de l’effet
de levier. L’étude de la structure financière se base sur la comparaison des différentes sources
de financement à savoir les fonds propres et les dettes. En effet, l’entreprise choisie le mode
de financement le plus adéquat à sa situation et le plus créateur de valeur, en se basant sur le
principe d’arbitrage entre les coûts et les gains inhérents à la fois au financement par fonds
propres et au financement par dettes, lorsque la rentabilité des capitaux engagés (investis) est
supérieure au coût de la dette (le taux d’intérêt), la rentabilité des fonds propres atteint son
maximum et l’entreprise privilégie le financement par dettes.
Le concept de valeur ne fait pas l’unanimité, il s’est métamorphose au fil des ans. En
effet l’entreprise a successivement été assimilée à une boite noire, à une entité de type
contractuel et enfin à une organisation partenariale. Parallèlement sa valeur correspond
respectivement au profit, à la valeur actionnariale et à la valeur partenariale.
Les coûts de capital exigent l’ensemble des pourvoyeurs de fonds de l’entreprise pour
accepter de la financer et de dégager ses investissements sur moyenne période. Les dettes sont
moins onéreuses que les capitaux propres car ils sont moins risqués. Dès lors, tout
accroissement modelé de l’endettement permet de réduit les coûts de capital puisqu’il ya
substitution d’une ressource peu onéreuse, et les capitaux propres justifient l’utilisation de
l’effet de levier.
En effet tout accroissement de la dette augmente le risque pour son détenteur. Le
marché exige alors le rendement des fonds propres plus élevé. Cette augmentation des coûts
de capital requis sur les capitaux propres annule donc une partie de la diminution de coûts
entrainée par le recours à l’endettement.

63
Chapitre 3:
L’évaluation de la
performance
financière des
entreprises publiques
à travers leur
structure
financière ; cas de
NAFTAL
Chapitre 3 : L’évaluation de la performance financière des entreprises
publiques à travers leur structure financière ; cas de NAFTAL

Introduction

L’analyse financière est un ensemble de techniques, d’orientation permettant


d’examiner l’état financière d’une entreprise et qui consiste également à saisir de manière
exhaustive la réalité des finances par le biais de l’endettement, de la rentabilité et de trésorerie
.Elle permet aussi d’apprécier l’évolution de la situation financière, d’aider à la prise de
décisions de gestion cohérente et d’évaluer l’entreprise.
On aborde souvent les problèmes financiers à travers des documents comptables, car ils
constituent la principale source d’informations financières sur une firme. L’enregistrement et
l’analyse des données comptables dans ces documents permettent de calculer le bénéfice, dont
la réalisation d’un profit est l’un des objectifs d’une entreprise. Il est difficile de dissocier les
aspects financiers, comptables, fiscaux et juridiques d’une entreprise. En plus, il est nécessaire
à savoir comment lire, résumer, interpréter ces données et comment les comparer pour les
entreprises différentes. C’est l’objet de l’analyse financière.
Apres avoir étudier l’analyse financière et son importance sur la performance financière
dans le chapitre précèdent, on va essayer de mettre en application l’étude théorique sur
l’entreprise NAFTAL qui est une composante prépondérante de l’infrastructure économique
Algérienne.
Ce chapitre est divisé en deux sections, la section une concerne l’orientation à
l’entreprise NAFTAL.
La deuxième section, par contre vise à analyser la situation financière de cette société
durant la période 2015 jusqu’à 2017 à travers les indicateurs de l’équilibre financier, les
soldes intermédiaires de gestion et l’étude de quelque ratios financiers. Pour la conclusion, on
termine par des recommandations nécessaires pour améliorer sa performance financière.

65
Chapitre 3 : L’évaluation de la performance financière des entreprises
publiques à travers leur structure financière ; cas de NAFTAL

SECTION 1 : Présentation et organisation de NAFTAL

Dans ce chapitre on va étudier histoire de NAFTAL, ses objectifs, sa mission , le


patrimoine et les activités de l’entreprise.

1-Présentation générale de NAFTAL

NAFTAL est une entreprise nationale de distribution et de commercialisation des


produits pétroliers. Sur le plan juridique NAFTAL est une société par action (SPA) depuis le
18 avril 1998.
Elle est issue de deux restructurations de l’entreprise Sonatrach.
♣ La première restructuration a eu lieu en 1980 par le décret n° 80101 de la
06/04/1980 portante création de l’ERDP (Entreprise Nationale de Transport et de
Commercialisation des Hydrocarbures) chargée du raffinage des hydrocarbures liquides et la
distribution des produits raffines sur le territoire national.
♣ La deuxième restructuration s’est traduite par la modification du décret n° 80101
du 06/04/1980 par le décret 87189 du 25/04/1987 portant création de l’Entreprise Nationale
de Commercialisation et de Distribution des Produits Pétroliers et dérivés, sous le sigle
NAFTAL. Le 18 avril 1998 NAFTAL est devenu société par action (SPA) son capital social
fixé à 6650 000 000 de DA est détenu entièrement par Sonatrach, il est passé respectivement à
12650 000 000.00 DA en Août 2002, puis à 15 650 000 000.00 DA en Novembre 2002.
NAFTAL a fonctionné sur le plan régional en unité de distribution (UND) jusqu’au 31
décembre 2000.
Un autre plan de restructuration s’est traduit par la création de trois Divisions :
• CLP B (Carburant Lubrifiant Pneumatique).
• GPL (GAZ)
• AVM (Aviation Marine
Représenté à travers le territoire national par des zones de distribution, qui sont
opérationnelles depuis le 01 janvier 2001. Ce dernier schéma d’organisation qui a existée
depuis trois années (2001, 2002 et 2003) a montré ses limites tant au sein de la structure
centrale, qu’au niveau des unités opérationnelles. Par conséquent, la direction générale a
décidé d’opérer aux réajustements suivants à dater du 1er janvier 2004.

66
Chapitre 3 : L’évaluation de la performance financière des entreprises
publiques à travers leur structure financière ; cas de NAFTAL

a- au niveau central :

• création d’une branche chargée des activités internationales.


• création d’une direction communication et relations publiques.
• séparation de la branche CLPB en deux branches.
♣ une branche commercialisation orientée business et à laquelle sont dévolues les
activités marketing.
♣ une branche carburante, chargée de la logistique qui comprend les stockages
produits, le transport massif excluant les livraisons, la gestion et la maintenance des
canalisations et des capacités de stockage.
♣ maintien la branche GPL

b- au niveau opérationnel :

• création de district commercialisation orientés clients chargés de préserver l’image


de marque de la société, de maintenir et d’améliorer le part de marché.
• création de district carburant à vocation régionale chargés de gérer les différents
dépôts et de les approvisionner en produits à partir des sources.
• maintien de district GPL.
Les effets escomptés par cette spécialisation des structures, des acteurs et des tâches
sont :
• un recentrage plus serré sur les métiers de base.
• une orientation globale business plus affirmée tant au plan international que local
et un management plus efficace devant se traduire par des actions rapides et décisives sur le
terrain mais aussi par des décisions centrales plus pérennes, à l’ambition de se hisser au
niveau des meilleurs de l’aval pétrolier élaborées.
Ces réajustements ont été effectués en attendant une organisation finale stable dont l’étude a
été confiée à un bureau international, qui répond aux objectifs de NAFTAL pour son
évolution dans un marché concurrentiel.

c-Nouvelle organisation de NAFTAL à dater du 01 janvier 2006

Dans un contexte de marché marqué par de profonds bouleversements, NAFTAL pour


assurer sa. La transformation nécessairement remet en cause son organisation, son
fonctionnement, ses ressources humaines et ses infrastructures.

67
Chapitre 3 : L’évaluation de la performance financière des entreprises
publiques à travers leur structure financière ; cas de NAFTAL

Pour atteindre cet objectif, NAFTAL a engagé des réformes qui lui permettront de se
moderniser, de s’ouvrir sur l’extérieur et de se projeter sur l’avenir à travers la mise en place
de mécanismes organisationnels, économiques, commerciaux et managériaux répondant aux
normes et à l’esprit de l’économie de marché.

A ce sujet, NAFTAL et le bureau international ACCENTURE ont signé le 29 mai 2005


un contrat portant sur la mise en œuvre d’un nouveau schéma organisationnel qui conforme
aux standards internationaux dans le métier du stockage et de la distribution des
hydrocarbures.

L’analyse de la situation a fait ressortir globalement que l’organisation actuelle de


NAFTAL est lourde, inadaptée aux besoins en termes de processus, structure, infrastructures,
effectifs et outils, et ne permet pas de relever les défis auxquels elle est confrontée. Pour
changer, les transformations à mener sont importantes et lourdes.

La stratégie à mettre en œuvre est basée sur la « recherche de


l’excellence opérationnelle », et aspire à aligner NAFTAL sur les meilleurs pratiques
mondiaux.

Elle vise particulièrement à :


 doter NAFTAL d’une organisation par ligne de produit performantes, centrée
métier et orientée clients.
 moderniser le réseau de stations-services pour qu’il n’ait rien à envier aux
meilleurs.
 mettre à niveau l’outil de distribution (logistique) pour un fonctionnement plus
optimisé et conformément aux normes de sécurité et de protection de l’environnement.
 mettre en place un système d’information plus intégré et plus communiquant.
 mettre à niveau les ressources humaines par une formation ciblée et adaptée aux
métiers de la Naftal (professionnalisme, marketing, développement, compétences métiers,
culture de sécurité).
Après diagnostic, Naftal a décidé sur la base des travaux d’organisation d’ACCENTURE de :
• spécialiser par ligne de produit chaque branche pour une plus grande maîtrise
• des spécifiés de la marche, et des contraintes propres à chaque gamme de produits.
• séparer les activités logistiques de la fonction commercialisation aux fins de
s’intégrer pleinement dans le nouveau contexte économique.

68
Chapitre 3 : L’évaluation de la performance financière des entreprises
publiques à travers leur structure financière ; cas de NAFTAL

• structurer les branches d’activités en entités opérationnelles autonomes fonctionnant


pratiquement sur le mode des filiales.
• développer les activités à l’international.
Ce processus de séparation nécessite la réorganisation des structures des districts et des
centres de stockages carburants.
L’objectif final étant d’alléger la branche commercialisation des missions liées aux flux
carburants qui seront transférés à leur propre branche (carburant) pour qu’elle puisse se
consacrer entièrement aux activités marketing pour mettre fin à l’érosion de notre part de
marché.
Cette séparation s’est concrétisée à dater du 01/01/2006 par la création de :
- 12 District Commercialisation.
- 10 District Carburants.

Les centres carburants ont été également séparés comme suit :


- centre de stockage dépendant du district carburant.
- centre de distribution dépendant du district commercialisation.

1-2-Présentation du district de TIZI-OUZOU

NAFTAL dispose de moyens matériels, humains et financiers adéquats. Elle applique


un système décentralisateur en instaurant des districts dont le district de Tizi-Ouzou. Le
district de Tizi-Ouzou se situe dans la zone industrielle Aissat Idir à Oued-Aissi (environs 13
kilomètres de Tizi-Ouzou ville).Il gère deux centres de stockages, de distribution et centre
multi produits et un réseau de seize stations en gestion directe. En générale, il veille sur la
gestion, l’organisation, la promotion et le développement de l’activité de distribution des
carburants terre, lubrifiants, produits spéciaux et pneumatiques. Il veille aussi sur la
commercialisation des produits et la modernisation du réseau des stations-services.

1-3- Mission et activité de l’organisme d ’Accueil :

NAFTAL a pour mission principale, la distribution et la commercialisation des


produits pétroliers sur le marché national.

Elle intervient dans les domaines :

• de l’enfûtage GPL
69
Chapitre 3 : L’évaluation de la performance financière des entreprises
publiques à travers leur structure financière ; cas de NAFTAL

• de la distribution, stockage et commercialisation des carburants, GPL, lubrifiants,


bitumes, pneumatiques, produits spéciaux
• du transport des produits pétroliers.

2-Organisation générale du District de Tizi-Ouzou

2-1-organigramme général du district de TIZI-OUZOU


Le DISTRICT DE COMMERCIALISATION DE TIZI OUZOU est organisé tel qu’il suit :

Schéma N°2 : Organigramme général du DISTRICT COMMERCIALISATION DE TIZI-


OUZOU

DISTRICT COM DE TIZI-


OUZOU

Assistance de
Sécurité Interne

Service CMP CSD


Secrétariat/Direction
Information de gestion

Département Département Département Département


Transport /Technique Commercial Finance et Administration et
Comptabilité moyen généraux

Cellule Recouvrement Service


Service Exploitation Cellule contrôle Administration
et maintenance et juridique
Service Lubrifiant
et Produit Spéciaux
Service transport
Service Trésorerie
Service
Service Pneumatique
Ressource
Service Etude Service Comptabilité
des réalisations Service Carburant
générale
Service
Service Réseau Moyen
Service Coût et
Budget Généraux
Source : Document interne de NAFTAL

70
Chapitre 3 : L’évaluation de la performance financière des entreprises
publiques à travers leur structure financière ; cas de NAFTAL

2-1-1- Description de l’organigramme général

2-1-2- Présentation des différents départements :

a-Département commercial :

En terme simple, le département commercial veille à :


 l’application de la politique commerciale de l’entreprise adoptée.
 les points de vente.

a-1-Cellule recouvrement :

C’est une cellule rattachée directement au département. Elle a pour fonction principale :
 elle Suit et contrôle le règlement des clients à terme.
 elle Procède aussi au recouvrement des créances sur clients.
 elle établit les reçus d’encaissement et saisis éventuellement les clients
retardataires.

Pour ce faire. Elle est en contact permanent avec les autres services.

a-2-Service carburants

Chargé de:
 la commercialisation des carburants.
 traiter et analyser les données du marché potentiel pour pouvoir établir les plans
prévisionnels.
 gérer et contrôler le mouvement des stocks puis s’assurer de la qualité et de la
conformité du produit.
 enregistre, analyser et suggérer les solutions remédiant aux doléances de la
clientèle.

a-3-Service lubrifiants et produits spéciaux : il s’occupe de ;

 la présentation et conseils à la clientèle en matière d’utilisations des lubrifiants.

71
Chapitre 3 : L’évaluation de la performance financière des entreprises
publiques à travers leur structure financière ; cas de NAFTAL

 suivi et de l’analyse des ventes des produits commercialisés par le centre multi
produits.
 élaboration des plans d’approvisionnements, de distributions et répond aux
doléances des clients.

a-4-Service pneumatique : il s’occupe de ;

 suivi et l’analyse des vents pneumatiques.


 élaboration des plans de ventes.
 établissement des programmes et planning d’approvisionnement.

a-5-Service réseau : chargé de ;

 gérer les réseaux des stations-service en l’occurrence les gestions directes (GD),
les gestions libres (GL), les points de ventes agrées (PVA).
 analyser la performance de ses stations en gestion direct.
 veiller aux respects des normes de gestion.
 veiller à la présentation de l’image de marque de NAFTAL.

b- Département finances et comptabilité :

Il se consacre principalement à l’interprétation des flux financiers en écritures


comptables puis il est traduit au bilan en fin de chaque période comptable. Il coordonne toutes
les activités de comptabilité, de trésorerie budget et de patrimoine. Il comprend :

b-1- Cellule contrôle et juridique : Il veille au ;

 respect des normes de gestion.


 contrôle des TAC (Ticket à crédit).
 la protection du patrimoine.
 suivi des contentieux et litiges qui peuvent subvenir au cours de l’exercice de
l’activité de NAFTAL.

b-2- Service trésorerie : chargé de ;

 Contrôler les flux recettes et dépenses du district.


 Traiter les dossiers de paiement, d’investissement et autres dépenses.
 Etablir la situation de rapprochement des comptes de trésorerie.

72
Chapitre 3 : L’évaluation de la performance financière des entreprises
publiques à travers leur structure financière ; cas de NAFTAL

 Contrôler les impayés et effectuer la comptabilisation des comptes et grand livre


de trésorerie.

b-3- Service comptabilité générale : Il s’occupe de ;

 La traduction des documents aux écritures comptables.


 Suivi de l’état des stocks, l’état des ventes et marges par points de vente ou par
client.
 Suivi du mouvement des stocks, leur réception et leur règlement.
 La comptabilisation des charges salariales et de la déclaration fiscale.

b-4- Service coût et budget : chargé de :

 L’élaboration des budgets prévisionnels d’investissement et de fonctionnement du


district.
 Consolider l’ensemble des charges nécessaires à la détermination du coût.
 Collecter les informations comptables puis procéder au calcul des charges
d’exploitation.

c- Département administration et moyens généraux :

Il a pour mission, d’assurer la gestion des moyens généraux du district, l’administration


et la gestion des ressources humaines. Ce département s’occupe essentiellement du facteur
humain, son épanouissement formation. Toutefois, Ces taches sont réparties comme suit :

c-1-Service moyens généraux : il assure ;

 les prestations de service en matière de transport, télécommunication et


approvisionnement en fournitures.
 la gestion du stock du magasin et de la réception du courrier, son enregistrement et sa
répartition.

c-2-Service administration : charger de ;

 gérer le personnel en déclarant aux assurances sociales.


 élaborer la paie mensuelle.
 fournir les données nécessaires pour le calcul de la prime de rentabilité collective.

73
Chapitre 3 : L’évaluation de la performance financière des entreprises
publiques à travers leur structure financière ; cas de NAFTAL

c-3- Service ressources humaines :

Son rôle est de :

 Suivre l’évolution de l’effectif et du personnel en fonction des besoins du district.


 Elaborer le plan de formation annuel et organiser les départs en retraite.

d- Département transport et technique :

Sa mission consiste en la maintenance du matériel, le plan de distribution ainsi que


l’étude et la réalisation des projets. Il est divisé en plusieurs services :

d-1-Service exploitation et maintenance : Il assure ;

 le maintien du matériel des dépôts en veillant à la maintenance préventive et


curative.
 la répartition des volucompteurs des GD et l’achat de la pièce de rechange et son
emmagasinage.
 l’application des plans de maintenance du réseau.

d-2- Service transport : chargé de ;

 élaborer le plan d’approvisionnement et de la distribution par canal, par commune


et par segments selon les prévisions du service carburant.
 suivre les contrats des transporteurs privés et gérer le matériel roulant, les pièces
de rechange et le personnel de conduite.

d-3-Service d’études et réalisations : son rôle est ;

 élaborer les études technico-économiques et architecturales.


 entreprendre toute étude de rénovation ou d’extension des installations.
 suivre les situations des travaux, les constater sous forme de situations provisoires
et les présenter au paiement.

e- Présentation du Centre Multi Produit (CMP) :

Le centre multi produit est un lieu de stockage et de vente d’une gamme variée de
produits à s’avoir : les lubrifiants, les pneus, les acides et l’eau distillée.
74
Chapitre 3 : L’évaluation de la performance financière des entreprises
publiques à travers leur structure financière ; cas de NAFTAL

Pour l’alimentation du stock, le CMP s’approvisionne de son fournisseur principal qui


est la raffinerie d’Arzew. Le CMP est situer sur la route nationale N° 12 à 500 m du centre-
ville de Tizi-Ouzou.

f- Présentation du centre de stockage et de distribution (CSD) :

Le CSD de Tizi-Ouzou est implanté sur une surface de dix (10) hectares dans la zone
industrielle d’Oued-Aissi, environ 10km à l’est de cette ville, de la wilaya.
Administrativement, il fait partir de la commune de Tizi-Ouzou, il est mis en marche le 02
février 2001.Il est doté d’installations annexes et générales, d’unités de stockage et de
distribution des carburants et d’un hangar de stockage pneumatiques et lubrifiants. La capacité
de stockage du CSD est de 3000 m de carburants et de 500 met 200 m d’huile usagée. Le
centre reçoit, stocke, vend et distribue les carburants, il s’approvisionne auprès des unités de
caroubier et d’El Harrach.

2-2-Situation informatique de l’organisme d’accueil :

• L’aspect Humain : District COM dispose de :


- Deux ingénieurs d’état en informatique dans le service ING (Information de
gestion).
- Deux ingénieurs d’état en informatique au niveau de service réseau et le CSD.
• L’aspect logiciel :

Plusieurs applications ont été développées parmi elles :


 SGC : Système de Gestion des Créances applicable au niveau de la cellule
recouvrement.
 Naft Compta : système pour le service Comptabilité Générale.
 Imosys : Système de Gestion des Investissements.
 Le logiciel paie.
 GRH : le logiciel Gestion des Ressources Humains.
 WINCANAL : pour le service coûts et budget.
 NAFT COM : logiciel de la facturation installer au niveau des centres.
 AMORT : logiciel de gestion des amortissements.

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Chapitre 3 : L’évaluation de la performance financière des entreprises
publiques à travers leur structure financière ; cas de NAFTAL

Section 2 : L’analyse de la performance financière de l’entreprise NAFTAL

Dans cette section on va analyser et exploiter les données comptables de l’entreprise en


vue de constituer les indices d’équilibre, les bilans, les ratios financiers et les tableaux des
soldes intermédiaire de gestion, ce qui va nous permettre d’évaluer sa performance
financière(sa rentabilité ,solvabilité et liquidité).

1-La présentation et analyse des bilans financiers

1-1-Les bilans financiers des années (2015 à 2017)

Tableau N°8 : Les emplois des bilans financiers pour 2015, 2016,2017
Emplois 2015 2016 2017

Valeurs d’immobilisation 427, 256, 848.2 511, 721, 843.91 507, 584, 009.62
Immobilisations corporelles 402, 657, 852.55 494, 427, 819.44 483, 777, 112.83
Immobilisations en cours 16, 223, 163.00 8, 950, 024.47 13, 439, 896.79
Immobilisations financières 8, 375, 832.77 8, 344, 000.00 10, 367, 000.00

Valeurs d’exploitation 180, 099, 748.83 190, 635, 618.26 259, 075, 312.37
Stock et en cours 180, 099, 748,83 190, 635, 618.26 259, 075, 312.37

Valeurs réalisables 95, 816, 895.63 102, 026, 619.88 108, 169, 517.20
Clients 70, 858, 336.27 75, 857, 029.51 73, 513, 912.74
Autres débiteurs 13, 212, 346.46 13, 828, 998.53 16, 152, 045.36
Impôts et assimiles 11, 746, 212.90 12, 340, 591.84 18, 503, 559.10

Valeurs disponibles 403, 860, 493.87 700, 264, 615.18 611, 031, 096.57
Trésorerie 403, 860, 493.87 700, 264, 615.18 611, 031, 096.57

Totaux 1, 107, 033, 986.65 1, 504,648, 697.23 1, 485, 859, 935.76

Source : Document interne NAFTAL (Naft-Compta V 2.02)

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Chapitre 3 : L’évaluation de la performance financière des entreprises
publiques à travers leur structure financière ; cas de NAFTAL

Tableau N°9 : Les ressources des bilans financiers pour 2015,2016 et 2017
Ressources 2015 2016 2017

Fonds propres 992, 973, 023.84 1, 127, 069, 984.83 1, 037, 862, 515.81
Capital émis 1, 100, 000, 000.00 1, 100, 000, 000.00 1, 100, 000, 000.00
Résultat net -107, 026, 976.16 27,069,984.83 -62, 137, 484.19

Dettes à long et m. terme 23, 617, 280.74 2, 437, 230.74 202, 084, 035.89
Dettes non courantes 1, 683, 672.69 1, 746. 172.69 1, 774, 035.69
Provision et produits comptabilisés 21, 933, 608.05 691, 058.05 200, 310, 000.20

Dettes à court terme 90, 443, 682.07 375, 141, 481.66 245, 913, 384.06
Fournisseurs et comptes rattaches 56, 332, 333.65 69, 133, 879.34 41, 601, 222.96
Autres dettes 34, 111, 348.42 306, 007, 602.32 204, 312, 161.10

Totaux 1, 107, 033, 986.65 1, 504, 648, 697.23 1, 485, 859, 935.76
Source : Document interne NAFTAL (Naft-Compta V 2.02)

1-2-L’établissement des bilans financiers en grande masse :

Tableau N°10 : Les emplois des bilans en grande masse pour (2015 à 2017)
Eléments 2015 % 2016 % 2017 %

V. immobilisées 427, 256, 848.32 38.59 511, 721, 843.91 34.01 507, 584, 009.62 34.16
V. d’exploitation 180, 099, 748.83 16.27 190, 635, 618.26 12.67 259, 075, 312.37 17.44
V. réalisables 95, 816, 895.63 8.66 102, 026, 619.88 6.78 108, 169, 517.20 7.28
V. disponibles 403, 860, 493.87 36.48 700, 264, 615.18 46.54 611, 031, 096.57 41.12

Totaux 1, 107, 033, 986.6 100 1, 504, 648, 697.23 100 1, 485, 859, 935.76 100
5
Source : Etabli par nous-mêmes à partir de l’actif des bilans

Tableau N°11 : Les ressources des bilans en grande masse pour (2015 à 2017)
Eléments 2015 % 2016 % 2017 %

Fonds propres 992, 973, 023.84 89.7 1, 127, 069, 984.83 74.91 1, 037, 862, 515.81 69.85
DLMT 23, 617, 280.74 2.13 2, 437, 230.74 0.16 202, 084, 035.89 13.60
DCT 90, 443, 682.07 8.17 375, 141, 481.66 24.93 245, 913, 384.06 16.55

Totaux 1, 107, 033, 986.65 100 1, 504, 648, 697.23 100 1, 485, 859, 935.76 100

Source : Etabli par nous-mêmes à partir du passif des bilans

77
Chapitre 3 : L’évaluation de la performance financière des entreprises
publiques à travers leur structure financière ; cas de NAFTAL

1-3- L’interprétation des bilans financiers des 3 années

 Les emplois :

a- Les valeurs immobilisées

Les valeurs immobilisées prennent une partie considérable dans l’actif du bilan pour
tous les trois ans, soit 38.59% en 2015,34.01% et 34.16% en 2016 et 2017 respectivement. On
constate une augmentation de ces valeurs par19.77% de 427, 256, 848.32 en 2015 à
511, 721, 843.91 en 2016 puis une légère diminution par 0.81% à 507, 584, 009.62 en 2017.

b- Les valeurs d’exploitation

Elles représentent 16.27%, 12.67% et 17.44% pour 2015,2016 et 2017.Les valeurs


d’exploitation enregistrent une augmentation d’une année à l’autre, c’est-à-dire 5.85% entre
2015 et 2016 et une grande augmentation de 35.9% entre 2016 et 2017.

c- Les valeurs réalisables

Le pourcentage des valeurs réalisables varie légèrement pour les trois exercices, à savoir
8.66% en 2015, 6.78% en 2016 et 7.28%.Elles augmentent faiblement durant les trois
exercices.
a) Les valeurs disponibles
Elles sont importantes par rapport au total de l’actif. En 2015 elles représentent 36.48% du
total de l’actif, 46.54% en 2016 et 41.12%, Ceci qui signifie une bonne gestion. On remarque
une forte augmentation par 73.34% de 403, 860, 493.87 en 2015 à 700, 264, 615.18 grâce à
l’augmentation des ventes en 2016 et une diminution par 12.74% entre 2016 et 2017.
 Les ressources :

a- Les fonds propres

Ils représentent plus qu’une moitié de total des ressources pour les trois années, 89.7%
en 2015, 74.91% en l’année 2016 et 69.85% en 2017, ce qui implique que l’entreprise a une
indépendance financière parfaite. Toutefois, ils sont en diminution.
La baisse enregistrée entre 2016 et 2017 est due au résultat négatif (une perte de
62, 137, 484.19DA) réalisée en 2017.

78
Chapitre 3 : L’évaluation de la performance financière des entreprises
publiques à travers leur structure financière ; cas de NAFTAL

b- Les dettes à long et moyen terme

Les taux des DLMT sont faibles par rapport à ceux des capitaux propres et par rapport
au total du passif. Le pourcentage des DLMT (2.13% pour 2015, 0.16% pour 2016 et 13.6%
en 2017) signifie que l’entreprise ne recourt pas excessivement à l’emprunt pour financer ses
investissements.
On constate une baisse entre 2015 et 2016 grâce à la forte diminution des provisions et
produits comptabilisés. Inversement une hausse se reflète en 2017 où le pourcentage passe de
0.16% de l’actif en 2016 à 13.60% en 2017 a raison de l’augmentation des provisions et
produits comptabilisés qui augmentent fortement de 691, 058.05DA à 200, 310, 000.20DA.

c- Les dettes à court terme

On remarque une hausse entre 2015 et 2016 le taux a presque triplé parce que les autres
dettes ont augmenté par 271, 89, 253.90DA et puis il a baissé en 2017 grâce à la baisse des
fournisseurs et des autres dettes.

1-4- L’analyse par les indices de l’équilibre financier

a- Le fonds de roulement net global

Il reflète l’équilibre financier à long terme.

Tableau N°12: Le calcul du FRNG par le haut du bilan


Eléments 2015 2016 2017
Capitaux propres(1) 992, 973, 023.84 1, 127, 069, 984.83 1, 037, 862, 515.81
DLMT(2) 23, 617, 280.74 2, 437, 230.74 202, 084. 035.89
V. Immobilisées(3) 427, 256, 848.32 511, 721, 843.91 507, 584, 009.62

FRNG=(1) +(2)-(3) 589, 333, 456.26 617, 785, 371.66 732, 362, 542.08
Source : Etabli par nous-mêmes

D’après les résultats obtenus du tableau, on remarque que le fonds de roulement est
positif pour les trois années, ceci indique que l’entreprise a réalisé un équilibre financier à
long et à moyen terme. Les ressources stables financent la totalité des emplois durables et
dégagent aussi d’une marge de sécurité qui est affectée aux financements des emplois
circulants.

79
Chapitre 3 : L’évaluation de la performance financière des entreprises
publiques à travers leur structure financière ; cas de NAFTAL

Tableau N°13 : Le calcul du FRNG par le bas du bilan


Eléments 2015 2016 2017
V. d’Exploitations(1) 180, 099, 748.83 190, 635, 618.26 259, 075, 312.37
V. Réalisables(2) 95, 816, 895.63 102, 026, 619.88 108, 169, 517.20
V. Disponibles(3) 403, 860, 493.87 700, 264, 615.18 611, 031, 096.57
DCT(4) 90, 443, 682.07 375, 141, 481.66 245, 913, 384.06

FRNG=(1) +(2) +(3)-(4) 589, 333, 456.26 617, 785, 371.66 732, 362, 542.08
Source : Etabli par nous-mêmes

b- Le besoin en fonds de roulement

Il correspond à l’équilibre financier à court terme

BFR=V. d’exploitations + V. réalisables -DCT

Tableau N°14: Le calcul du BFR

Eléments 2015 2016 2017


V. d’exploitation(1) 180 099 748,83 190 635 618,26 259 075 312,37
V. réalisables(2) 95 816 895,63 102 026 619,88 108 169 517,20
DCT(3) 90 443 682,07 375 141 481,66 245 913 384,06

BFR=(1) +(2)-(3) 185 472 962,39 -82 479 243,52 121 331 445,51
L’entreprise dégage un BFR positif en 2015 et en 2017, cela signifie que les ressources
d’exploitation sont inférieures aux besoins d’exploitation (un déséquilibre financier à court
terme. Le solde positif obtenu indique le financement de besoins liés à l’activité restent a la
charge de l’entreprise qu’elle doit alors financer soit par son fonds de roulement soit par des
découverts bancaires.
Néanmoins en 2016, le BFR est négatif, ce qui représente une ressource en fonds de
roulement pour l’entreprise.

a- La trésorerie nette

b- Tableau N°15: Le calcul de la TN


Eléments 2015 2016 2017
FR(1) 589, 333, 456.26 617, 785, 371.66 732, 362, 542.08
BFR(2) 185, 472, 962.39 -82, 479, 243.52 121, 331, 445.51

TN=(1)-(2) 403, 860, 493.87 700, 264, 615.18 611, 031, 096.57

80
Chapitre 3 : L’évaluation de la performance financière des entreprises
publiques à travers leur structure financière ; cas de NAFTAL

Pour les trois années, la trésorerie nette est positive, ce qui signifie l’existence d’un
équilibre financier immédiat. En 2015 et 2017, l’entreprise dégage d’un fonds de roulement
important qui est suffisant pour financer son cycle d’exploitation et dégageant d’un excédent
en trésorerie. La trésorerie nette est plus élevée en 2016 parce qu’elle dégage à la fois un
fonds de roulement positif et une ressource en fonds de roulement.

2-les soldes intermédiaires de gestion

Les différents soldes significatifs qui renseignent sur l’activité de NAFTAL sont
présentés dans le tableau suivant :

81
Chapitre 3 : L’évaluation de la performance financière des entreprises
publiques à travers leur structure financière ; cas de NAFTAL

LIBELLE 2015 2016 TC% 2017 TC%


Ventes et produits annexes 1,269,947,339.24 1,470,463,387.32 1,400,484,674.15

Variation stocks produits finis et en -35, 500,891.31 -38,287,505.01 -40,166,755.22


cours
Production immobilisée 0.00 0.00 0.00

Subventions d'exploitation 0.00 0.00 0.00

I-PRODUCTION DE L'EXERCICE 1, 234, 446,447.93 1, 432, 175,882.31 16.02% 1, 360, 317,918.93 -5.02%

Achats consommés 388, 329,539.68 444, 312,519.10 375, 932,790.56

Service extérieurs et autre 323, 323,907.32 377, 223,983.22 388, 560,519.79


consommation
II- CONSOMMATION DE 711, 653,447.00 821, 536,502.32 15.44% 764, 493,310.35 -6.94%
L'EXERCISE
III- VALEUR AJOUTÉE (I-II) 522, 793,000.93 610, 639,379.99 16.8% 595, 824,608.58 -2.43%

Charges de personnel 512, 898,877.95 520, 114,713.35 563, 061,820.25

Impôts, taxes et versements 33, 372,449.46 5, 647,973.12 41, 583,225.09


assimilés
IV- EXCÉDENT BRUT -23, 478,326.48 84, 876,693.52 461.5% -8, 820,436.76 -110.39%
D'EXPLOITAT
Autres produits opérationnels 19, 992,611.41 21, 998,044.14 17, 651,888.68

Autres charges opérationnels 24, 946,455.53 15, 600,492.33 355,019.98

Dota aux amort / prov perte de 115, 473,168.93 102, 740,614.25 111, 312,234.81
valeur
Reprise sur pertes de valeur et 21, 572,216.99 22, 445,893.15 1, 270,303.20
provisions
V- RÉSULTAT D’EXPLOITATION -122, 333,122.54 11, 009,154.98 108.98% -101, 565,499.67 -1,025.04%

Produits financiers 15, 527,296.01 16, 315,026.98 40, 745,173.82

Charges financiers 221,149.63 254,197.13 1, 317,158.34

VI - RÉSULTAT FINANCIER 15, 306,146.38 16, 060,829.85 4.93% 39, 428,015.48 145.49%

VII-RÉSULTAT ORDINAIRE -107, 026,976.16 27, 040,354.08 125.26% -62, 137,484.19 -329.80%
AVANT IMPÔTS (V+VI)
Impôts exigibles sur résultats 0.00 0.00 0.00
ordinaires
Impôts différés (variations) sur 0.00 0.00 0.00
résultats ordinaires
VIII- RÉSULTAT DE -107, 026,976.16 27, 069,984.83 125.26% -62, 137,484.19 -329.80%
L'EXERCICE
82
Chapitre 3 : L’évaluation de la performance financière des entreprises
publiques à travers leur structure financière ; cas de NAFTAL

2-1- L’interprétation des soldes intermédiaires de gestion (SIG)

a- La production de l’exercice

La production de l’exercice est relativement stable à cause de l’augmentation des ventes


et la diminution de la variation des stocks de 16.02% durant la période de 2015 à 2016. Entre
2016 et 2017 le taux de variation de la production de l’exercice a diminué de 5.02% à cause
d’une baisse de ventes et de variation de stocks.

b-La valeur ajoutée

La richesse crée par le travail du personnel et par l’entreprise elle-même est stable entre
les trois années. Une hausse de 16.8% de 2015 à 2016 a influencé par la marge, la variation
de ce ratio est due à la croissance de l’activité de l’entreprise NAFTAL qui est mesurée par la
production de l’exercice. Entre 2016 et 2017 l’entreprise réalisé une baisse de 2.43% due à la
mauvaise maitrise de consommations externes et la régression de chiffres d’affaires de
l’entreprise.

c- L’excédent brut d’exploitation (EBE)

La richesse crée par l’entreprise grâce à son exploitation a augmenté de 461.5% entre
les années 2015 et 2016. Le taux de croissance est élevé, cela indique une forte capacité de
développement des activités industrielles et commerciales de l’entreprise. En 2016 à 2017 le
taux de variation de l’EBE a diminué dû à l’augmentation des charges du personnel et les
impôts, taxes et versements assimiles.

d-Le résultat d’exploitation

L’activité courante de l’entreprise a connu une hausse de 108.98% durant la période de


2015 à 2016, cela est dû à la diminution des charges associes aux activités d’exploitation.
Pour 2016 à 2017, une baisse de 1,025.04% à cause de la grave diminution de l’EBE de
l’année 2017.

e-Le résultat courant avant impôt

Le résultat courant avant impôt a connu une hausse de 125.26% entre les années 2015 et
2016 à cause de l’augmentation du résultat financier et principalement de l’augmentation du
résultat d’exploitation en 2016. Pour les années 2016 à 2017 l’entreprise Naftal a réalisé une
baisse de 329.8% influencé par la forte diminution du résultat d’exploitation.
83
Chapitre 3 : L’évaluation de la performance financière des entreprises
publiques à travers leur structure financière ; cas de NAFTAL

f-Le résultat net

Le résultat net a connu une hausse de 125.26% durant les années 2015 à 2016 grâce à un
gain de 27, 040,354.08 DA en 2016 et une baisse de 329.80% à cause d’une dune perte réalisé
en 2017 de -62, 137,484.19DA.

3-La capacité d’autofinancement (CAF)

3-1- détermination de la capacité d’autofinancement par la méthode soustractive

Tableau N°17 : La capacité d’autofinancement par la méthode soustractive


Désignation 2015 2016 2017

EBE/IBE -23, 478,326.48 84, 876,693.53 -8, 820,436.76


+ Autres produits 19, 992,611.41 21, 998,044.14 17, 651,888.68
- Autres charges 24, 946,455.53 15, 600,492.33 355,019.98
+Produits financiers 15, 527,296.01 16, 315,026.98 40, 745,173.82
-Charges financiers 221,149.63 254,497.13 1, 317,158.34
+/- Impôts différés 0.00 0.00 0.00

CAF -13, 126,024.22 107, 335,075.2 47, 904,447.42


Source : Établi par nous-mêmes

3-2- détermination de la CAF par la méthode additive

Tableau N° 18 : La capacité d’autofinancement par la méthode additive


Désignation 2015 2016 2017
Résultat de l’exercice -107, 026,976.16 27, 040,354.08 -62, 137,484.19
+Dotation aux amortissements 115, 473,168.93 102, 740,614.25 111, 312,234.81
-Reprise sur perte de valeur 21, 572,216.99 22, 445,893.15 1, 270,303.20

CAF -13, 126,024.22 107, 335,075.2 47, 904,447.42


Source : Établi par nous-mêmes

84
Chapitre 3 : L’évaluation de la performance financière des entreprises
publiques à travers leur structure financière ; cas de NAFTAL

3-3- L’interprétation de la capacité d’autofinancement

A partir des tableaux des comptes des résultats des trois années (2015à 2017), on a
déterminé la capacité de l’entreprise NAFTAL à se financer, en effet, elle présente une CAF
négative durant l’année 2015 de -13, 126,024.22DA, une positive en 2016 de 107,
335,075.2DA et en 2017 de 47, 904,447.42DA

La capacité d’autofinancement est négative en 2015 à cause de l’augmentation de


charges associée avec son exploitation. La CAF a augmenté fortement en 2016, cette
augmentation est influencé par l’augmentation de l’excédent brut de cette exercice et la
diminution des autres charges, cela signifie que l’entreprise a une bonne rentabilité.

En 2017 la CAF a diminué à cause d’une baisse de l’EBE et l’augmentation de charges


financiers.

L’entreprise NAFTAL est une société par action étatique qui ne distribue pas des
dividendes, donc l’autofinancement est égal à la CAF.

4-L’analyse par les ratios financiers

4-1- Les ratios de structure

Ce sont des ratios qui mettent en rapport les éléments stables du bilan dont l’évolution traduit
les mutations de la structure de l’entreprise.

a- Le ratio de financement des immobilisations par les fonds propres :

 
Ratio de financement =
 é

Il mesure le degré de couverture des investissements d’une entreprise par ses moyens
propres.

Tableau N°20 : Le calcul du ratio de financement


Eléments 2015 2016 2017

Fonds propres 992, 973, 023.84 1, 127, 069, 984.83 1, 037, 862, 515.81
Actifs immobilisés 427, 256, 848.32 511, 721, 843.91 507, 584, 009.62

Ratio de financement 2,32 2,20 2,04

Source : Etabli par nous-mêmes

85
Chapitre 3 : L’évaluation de la performance financière des entreprises
publiques à travers leur structure financière ; cas de NAFTAL

Les ratios sont supérieurs à 1, ce qui implique l’existence d’un fonds de roulement
important pour les trois années. En effet les ratios sont supérieurs à 2, cela signifie que
l’entreprise peut financer ses emplois stables par ses fonds propres deux fois.

c- Le ratio de capacité d’endettement :


 
Capacité d’endettement =


Le ratio est un indicateur qui détermine dans quelle mesure une firme est capable de
s’endetter.

Tableau N°21 : Le calcul de la capacité d’endettement


Eléments 2015 2016 2017

Capitaux propres 992 973 023,84 1 127 069 984,83 1 037 862 515,81
DLMT 23 617 280,74 2 437 230,74 202 084 035,89

Capacité d’endettement 42.04 462.44 5.14

Source : Etabli par nous-mêmes


Le ratio est supérieur à 1, ce qui montre que les capitaux propres sont très importants
que les dettes financières (l’entreprise a une capacité d’endettement).
On constate que cette capacité est erratique, il est plus élevée en 2016 parce que le
niveau d’endettement correspondant est faible et inversement il est plus bas en 2017 parce que
le niveau d’endettement a fortement augmenté.

d-Le ratio de la solvabilité générale :

 
Solvabilité générale =
  !   !

Ce ratio correspond à la capacité d’une entreprise à faire face à ses engagements en cas
de cessation d’activité (arrêt d’exploitation) ou de liquidation (vente des actifs).

Tableau N°22 : Le calcul de la solvabilité générale


Eléments 2015 2016 2017

Total d’actif 1, 107, 033, 986.65 1, 504, 648, 697.23 1, 485, 859, 935.76
Total des dettes 114, 060, 962.80 377, 578, 712.30 447, 997, 419.8
Solvabilité générale 9,71 3,98 3,32
Source : Etabli par nous-mêmes

86
Chapitre 3 : L’évaluation de la performance financière des entreprises
publiques à travers leur structure financière ; cas de NAFTAL

Le total d’actif dépasse les dettes, alors l’entreprise arrive à faire face à ses engagements
financiers, ce qui donne une sécurité générale pour ses créanciers.

e-Le ratio de liquidité générale :


 "#$
Liquidité générale =
%&'

Egalement appelé le « ratio d fonds de roulement », il exprime la capacité d’une


entreprise d’affronter ses dettes à court terme avec ses actifs à court terme.

Tableau N°23 : Le calcul de la liquidité générale


Eléments 2015 2016 2017

Actif circulant 679, 777, 138.33 992, 926, 853.32 978, 275, 926.14
Dettes à court terme 90, 443, 682.07 375, 141, 481.66 245, 913, 384.06
Liquidité générale 7.52 2.65 3.98
Source : Etabli par nous-mêmes
Les trois ratios obtenus sont supérieur à 1 signifiant un équilibre financier à
court terme et d’un fonds de roulement positif. L’entreprise est donc capable de régler ses
dettes exigibles par ses actifs à court terme.

f-Le ratio de liquidité restreinte (réduite) :


( é)( 
Ratio de liquidité restreinte =
*

Ce ratio exprime la liquidité correspondant au rapport des actifs circulants les plus
liquides (l’actif circulant sans stock) sur les dettes exigibles à court terme. Les stocks sont
retirés de ce ratio car leur liquidité est incertaine.

Tableau N°24 : Le calcul de la liquidité réduite


Eléments 2015 2016 2017
V. réalisables 95, 816, 895.63 102, 026, 619.88 108, 169, 517.20
V. disponibles 403, 860, 493.87 700, 264, 615.18 611, 031, 096.57
DCT 90, 443, 682.07 375 141 481,66 245, 913, 384.06

Liquidité réduite 5,52 2,14 2,92


Source : Etabli par nous-mêmes

87
Chapitre 3 : L’évaluation de la performance financière des entreprises
publiques à travers leur structure financière ; cas de NAFTAL

Les ratios sont supérieurs à 1, qu’il s’agit que les valeurs réalisables et les valeurs
disponibles de l’entreprise couvrent ses passifs exigibles, ce qui traduit que l’entreprise ne
trouvera pas des difficultés à rembourser ses créanciers s’ils demandent à être payes sans
attendre.

h- Le ratio de liquidité immédiate :


( 
Ratio de liquidité immédiate=
*

Le ratio de liquidité immédiate permet d’apprécier la capacité pour une firme de


rembourser ses dettes à court terme grâce à la mobilisation de ses disponibilités.

Tableau N°25 : Le calcul de la liquidité immédiate


Eléments 2015 2016 2017
Valeurs disponibles 403, 860, 493.87 700, 264, 615.18 611, 031, 096.57
DCT 90, 443, 682.07 375, 141, 481.66 245, 913, 384.06
Liquidité immédiate 4,47 1,87 2,48
Source : Etabli par nous-mêmes
L’entreprise arrive à régler ses engagements à court terme par l’utilisation de ses valeurs
disponibles.

4-2-Les ratios de rentabilité

a- Le ratio de rentabilité de l’actif :

+é,-./0/ 12/ ∗455


Rentabilité de l’actif =
67/0. 8’0:/;<

Le ratio évalue la capacité d’une entreprise à générer un revenu à partir de ses


ressources matérielles et financières.

Tableau N°26 : Le calcul de la rentabilité de l’actif


Eléments 2015 2016 2017

Résultat net -107, 026, 976.16 27, 069,984.83 -62, 137, 484.19
Total d’actif 1, 107, 033, 986.65 1, 504, 648, 697.23 1, 485, 859, 935.76

Rentabilité de l’actif -10% 2% -4%


Source : Etabli par nous-mêmes

88
Chapitre 3 : L’évaluation de la performance financière des entreprises
publiques à travers leur structure financière ; cas de NAFTAL

Les rentabilités de l’actif pour 2015 et 2017 sont négatives, c’est-à-dire que les
ressources employées par l’entreprise réalisent de pertes. En 2016 l’entreprise NAFTAL retire
une rentabilité insuffisante ou faible de 2% par rapport à ses emplois.

b- Le ratio de rentabilité économique :

+é,-./0/ 8’2=>.7;/0/;71 ∗455


Rentabilité économique =
?0>;/0-= >2@A0121/,

Autrement appelé la rentabilité des capitaux investis, il mesure la rentabilité qu’une firme
réalise en fonction des capitaux investis.

Tableau N°27 : Le calcul de la rentabilité économique


Eléments 2015 2016 2017

Résultat d’exploitation -122, 333, 122.54 11, 009,154.98 -101, 565, 499.67
Capitaux permanents 1, 016 590, 304.58 1, 129, 507, 215.57 1, 239, 946, 551.70

Rentabilité économique -12.03% 0.97% -8.19%


Source : Etabli par nous-mêmes
L’entreprise NAFTAL n’est pas rentable économiquement en 2015 et 2017 car les
résultats dégages par les capitaux durables sont négatifs.
Par contre la rentabilité économique réalisée en 2015 est positive mais faible parce que les
capitaux permanents sont très importants par rapport au profit réalisé.

c- Le ratio de rentabilité financière :


+é,-./0/ 12/ ∗455
Rentabilité financière =
?0>;/0-= >@7>@2,

Il mesure la capacité des capitaux propres de réaliser un certain niveau de rendement.

Tableau N°28 : Le calcul de la rentabilité financière


Eléments 2015 2016 2017
Résultat net -107, 026, 976.16 27, 069,984.83 -62, 137, 484.19
Capitaux propres 992, 973, 023.84 1, 127, 069, 984.83 1, 037, 862, 515.81

Rentabilité financière -10,78% 2,40% -5,99%


Source : Etabli par nous-mêmes
On remarque que les capitaux propres investis réalisent une perte en 2015 et 2017.Une forte
augmentation en 2016 est constatée, la rentabilité financière est légèrement positive mais la
situation est encore en dégradation en 2017
89
Chapitre 3 : L’évaluation de la performance financière des entreprises
publiques à travers leur structure financière ; cas de NAFTAL

Conclusion

Pendant les trois années précédentes (2015 à 2017) l’entreprise NAFTAL du district
Tizi-Ouzou a fait les investissements de la création d’une nouvelle station-service et la
rénovation du parc roulant (camion et véhicule).
L’augmentation de valeurs immobilisées est due à l’acquisition de ces immobilisations
mentionnées ci-dessus. En 2017 l’entreprise a cédé les anciens camions ce qui traduit la
diminution de ses valeurs immobilisées.
L’entreprise a augmenté son niveau de valeur d’exploitation à cause de la création d’une
nouvelle station-service (la croissance de l’activité) et elle a augmenté ses ventes et a fait face
à l’augmentation de la demande de consommation en carburant.
A la fin de chaque exercice comptable, L’entreprise commerciale NAFTAL du district
de Tizi-Ouzou a transféré 75% de son chiffre d’affaires vers le district carburant (toujours
structure NAFTAL de Tizi-Ouzou). Ce phénomène explique les deux résultats négatifs en
2015 et 2017 et aussi un faible résultat positif en 2016.Il existe d’autres aspects contribuant à
la réalisation de résultats défavorables tels que l’augmentation de charges salariales et achat
consommée a raison de la croissance de l’activité.
En plus, cette entreprise est étatique c’est-à-dire ses prix de ventes sont administrés
(déterminés par l’État), par conséquent ses charges dépassent ses ventes.

90
Conclusion
générale
Conclusion générale

Au bout de notre travail de recherche, il importe de faire la revue des grandes lignes qui
le composent et de présenter brièvement les résultats, auquel il a abouti.
Le choix de ce sujet a été motivé par le fait que NAFTAL contribue beaucoup dans la
production, le montage, le développement et la recherche dans le domaine de carburant au
sein d’Algérie. En outre, la seconde motivation a été celle d'apporter notre modeste
contribution à l'amélioration de la performance des entreprises publiques. Il a été également
pour nous une occasion de rechercher les conditions de l'équilibre financier de cette entreprise
mentionné et de mesurer le niveau de la performance financière afin d'établir un diagnostic
sur sa structure financière pour servir de support à un pronostic.
Pour appréhender notre étude et répondre effectivement à nos questions de recherche,
nous avons formulé des hypothèses générales. La première hypothèse de notre recherche est
la proportion des fonds propres et dettes à un impact sur la performance financière de
l’entreprise NAFTAL. On a conclu qu’elle n’est pas performante par rapport aux proportions
des dettes et des fonds propres. La deuxième hypothèse est confirmée, il existe certain
éléments telle que les prix réglementaire pour les entreprises publiques qui influencent leur
performance financière.
La vérification de ces hypothèses a nécessité l'utilisation des techniques et des
méthodes. Ainsi, nous avons utilisé la technique documentaire.
Quant aux méthodes, il a été employé la méthode historique, la méthode analytique, la
méthode qualitative et la méthode quantitative.
Nous avons délimité notre sujet dans le domaine, dans le temps et dans l'espace. Dans le
domaine, le sujet se limite à l'analyse financière, plus spécifiquement à l'analyse de la
structure financière, l'étude de la rentabilité et de l'autofinancement. Dans le temps, notre
recherche s'étale sur une période de trois ans allant de 2015 à 2017. Dans l'espace, notre étude
s'est focalisée sur l’entreprise NAFTAL du district Tizi-Ouzou et à son unité de Carburant.
En vue d'arriver à vérifier nos hypothèses de recherche, nous avons subdivisé notre travail en
trois chapitres outre l'introduction générale et la conclusion générale.

Le premier chapitre porte sur le cadre théorique qui comprend les Fondements
théoriques du lien entre structure financière et valeur d’entreprise et aussi l’orientation aux
entreprises publiques. Le deuxième chapitre concerne la structure financière et les indicateurs
de la performance financière. Le troisième chapitre porte sur l'analyse de la structure
financière de NAFTAL.

92
Conclusion générale

Il débute par la présentation de cette entreprise et ses bilans financiers et par l'analyse de
son équilibre financier, la détermination de sa trésorerie ainsi que de son degré de solvabilité;
et nous a aidés à répondre notre question :

Comment mesurer la performance financière d’une entreprise publique à travers


sa structure financière?

La présentation des soldes intermédiaires de gestion et l'étude des ratios de rentabilité,


l’analyse de sa capacité d'autofinancement et se termine par effet de levier ; et nous ont aidé à
vérifier notre hypothèse. Un choix entre fonds propres et dettes a une influence sur la
performance financière d’une entreprise.

L'analyse de la problématique a abouti au résultat selon lequel, la structure financière de


cette entreprise est bonne mais il y a certains éléments qui nécessitent d’être modifiés tel que
la liquidité immédiate qu’est très élevée en 2015 (doit être positif et inferieur ou égale à
deux), les BFR sont positif en 2015 et 2017 il s’agit d’un déséquilibre financière et les
rentabilités financières et économiques négatives. L’entreprise a une capacité
d’autofinancement négative en 2015. En 2016 et 2017 les capacités d’autofinancement sont
positives.

Pour répondre à notre question -Quels sont les déterminants du choix d'une structure
financière? On a présenté une synthèse des contributions au débat sur la structure financière
et montré que le choix d'une structure financière dépend des contraintes de l’équilibre
financier, le niveau d’effet de levier offert par l’emprunt et le coût du financement.

En effet, la théorie de compromis met en œuvre une structure financière qui résulte d'un
arbitrage entre les économies d'impôts liés à l'endettement et les coûts d'une éventuelle
faillite. La théorie des préférences hiérarchisées de financement montre que la structure
financière est influencée par les asymétries d'information, la théorie de <<Market timing>>,
qui affirme que la structure financière des entreprises dépend des conditions de marché, n'a
pas fait l'objet de vérification empirique.

Les théories de compromis supposent qu’aucun mode de financement n’est a priori


préféré. Par contraire, selon la théorie de financement hiérarchique (Myers, 1984),
l’autofinancement est le moyen privilégié des dirigeants.

Le financement par la dette est plus qu’utile pour la gestion des conflits d’intérêts
(Jensen & Meckling, 1976) entre dirigeants et actionnaires.

93
Conclusion générale

En effet, la théorie d’agence stipule que sans dette contractée, les dirigeants pourraient
prendre des décisions qui serviraient leurs propres intérêts au détriment de ceux des
actionnaires. Cependant, en levant de la dette, ils sont obligés d’optimiser les décisions
d’investissement qu’ils entreprennent afin de pouvoir honorer leurs engagements à temps.

À l’issue de cette étude, nous pouvons déduire que la structure financière a une
influence significative sur la performance de l’entreprise. L’entreprise NAFTAL du district
Tizi-Ouzou a une structure financière équilibre il s’agit elle est autonome financièrement,
toutefois elle n’est pas rentable à cause du fait qu’elle transfère 75% de son chiffre d’affaires
vers le district carburant (toujours structure NAFTAL de Tizi-Ouzou).Tous ces éléments nous
ont permis de confirmer notre hypothèse, la structure financière a un impact sur la
performance d’une entreprise.

Nous ne saurions terminer ce travail sans émettre quelques suggestions et


recommandations à l`endroit des autorités du NAFTAL. En vue des données chiffrées de
notre étude. Vu certaines faiblesses rencontrées au cours de notre analyse, nous suggérons ce
qui suit à l’entreprise, si elle veut améliorer et pérenniser ses activités :

- Réinvestir l’excédent en trésorerie


- Maitriser les coûts d’exploitation
- Cession des actifs immobilisés obsolète
- Réduire le pourcentage de chiffre d’affaires transférées vers le district
carburant (toujours structure NAFTAL de Tizi-Ouzou). Nous estimons ne pas avoir
fait un travail exhaustif. Bien de choses restent à analyser tels que la gestion de stock,
l'étude du marketing, la Gestion des ressources humaines de l’entreprise NAFTAL du
district Tizi-Ouzou.

94
Bibliographie

BIBLIOGRAPHIE

Ouvrages
1. Jensen M, et Meckling J,<The theory of the firm: Managerial behaviour agency cost
and ownership structure>1976
2. Hirigoyen G, et Jobard J, <Financement de l’entreprise : évolution récente et
perspectives nouvelles>
3. Gillis M, Jenkins G, and Lessard D,< public enterprise finance towards a synthesis>,
July1981
4. Quintart A, et Zisswiller R,<Theorie de la finance aimable>, (1985)
5. Dr Réda K, <Management financière> 3eme Edition
6. Cohen E,<Analysefinancière> 6eme Edition, Economica
7. Bartoli A,< Le management des organisations publiques >, Dunod, Paris, 1997
8. Michel S, et Ledru M,« Capital-Compétence dans l'entreprise », éditeur : ESF, 2000
9. Titman S, <The Modigliani-Miller theorem and the integration of financial markets,
financial management.>, 2002
10. Melbouci L, <Le modèle des entreprises publique Algériennes échec au fin de
mission>, 2008
11. Hubert de la Bruslerie<Analyse Financière>, (Information financière, Evaluation,
Diagnostic) 4eme édition 2010
12. Vernimen P, <Corporate Finance: theory and practice>, 2014, 4th. Edition

Les Mémoires et Thèses


1. Ahlem YAAKOUBI et Olfa Riahi « Les déterminants de la structure de capital»
mémoire de fin d'études, Université de la Manouba, 2007
2. MEDIANI Kahina, MEHENI Kahina et KEHLOUCHE Nordine<Analyse financière
d’une entreprise publique : Cas NAFTAL Oued Aissi> mémoire de fin d'études,
Université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou, 2007

95
Bibliographie

Articles
1. Proposition démontrée par Modigliani et miller <Tax and the cost of capital>
American economic review, 1963
2. Myers S.C,< the capital structure puzzle>, the journal of finance 39, n3 July 1984
3. Williamson O.E, (corporate finance and corporate governance) 1988, journal of
finance V43
4. Myers S.C, et Majluf N.S,< corporate financing and investment decisions when firms
have information that investors don’t have>, volume 13, journal of financial
economics
5. De La Villarmois, < Le concept de performance et sa mesure : un état de l’art>,
Cahiers de recherche de l’IAE de Lille, 2001
6. Morin E, et Savoie A,<Développement récent dans les représentations de l’efficacité
organisationnelle> Revue Psychologie, Université de Coimbra, Portugal 2002, n27
7. Georges Langlois et Michelle mollet, <manuel de gestion financière, Edition Berti,
Alger, 2011, P299

Les Sites Internet


1. http://www.petite-entreprise.net
2. http://www.investopedia.com
3. http://www.mataf.net < Definition Théorie du pecking order –Mataf>
4. http:/www.managementstudyguide.com
5. http://www.cours-comptabilite.com
6. http://www.compta-facile.com
7. http://sabbar.fr> Management>Performance d’entreprise
8. http://www.boursedescredits.com
9. http://www.Comptabilte.Savoir.fr/Rentabilitefinanciere.com

Les notes de cours


1. Oukaci, Note de cours de gestion financière, Université Mouloud Mammeri ,2016
2. Moussi N, Note de cours d'analyse des théories financières, Université Mouloud
Mammeri ,2017

96
Liste des tableaux et schémas

Liste des tableaux

Tableau N°1 : le formule de mesure la rentabilité .................................................................... 38


Tableau N°2 : calcule du niveau d’endettement ....................................................................... 38
Tableau N°3 : les éléments de la structure financière .............................................................. 39
Tableau N°4 : La détermination du FRNG............................................................................... 43
Schéma N° 1 : Le triangle de la performance.................................. Erreur ! Signet non défini.
Tableau N°5 : La structure générale du tableau des soldes intermédiaires de gestion ........ 55
Tableau N°6 : la méthode soustractive de la CAF ................................................................... 56
Tableau N°7 : la méthode additive de la CAF .......................................................................... 57
Schéma N°2 : Organigramme général du DISTRICT COMMERCIALISATION DE TIZI-
OUZOU .................................................................................................................................... 70
Tableau N°8 : Les emplois des bilans financiers pour (2015 à 2017 ....................................... 76
Tableau N°9 : Les ressources des bilans financiers pour 2015,2016 et 2017 .......................... 77
Tableau N°10 : Les emplois des bilans en grande masse pour (2015 à 2017) ......................... 77
Tableau N°11 : Les ressources des bilans en grande masse pour (2015 à 2017) ..................... 77
Tableau N°12: Le calcul du FRNG par le haut du bilan .......................................................... 79
Tableau N°13 : Le calcul du FRNG par le bas du bilan ........................................................... 80
Tableau N°14: Le calcul du BFR ............................................................................................. 80
Tableau N°15 : Le calcul de la TN ........................................................................................... 81
Tableau N° 16 : Les soldes intermédiaires des gestions (SIG) ............................................... 82
Tableau N°17 : La capacité d’autofinancement par la méthode soustractive .......................... 84
Tableau N° 18 : La capacité d’autofinancement par la méthode additive ................................ 84
Tableau N°19 : Le calcul de l’autonomie financière ....................... Erreur ! Signet non défini.
Tableau N°20 : Le calcul du ratio de financement ................................................................... 85
Tableau N°21 : Le calcul de la capacité d’endettement .......................................................... 86
Tableau N°22 : Le calcul de la solvabilité générale ................................................................. 86
Tableau N°23 : Le calcul de la liquidité générale .................................................................... 87
Tableau N°24 : Le calcul de la liquidité réduite ....................................................................... 87
Tableau N°25 : Le calcul de la liquidité immédiate ................................................................. 88
Tableau N°26 : Le calcul de la rentabilité de l’actif ................................................................. 88
Tableau N°27 : Le calcul de la rentabilité économique............................................................ 89
Tableau N°28 : Le calcul de la rentabilité financière ............................................................... 89

97
Annexes

Annexes

ANNEXE N°1
BILAN AU 31/12/2015 AU 31/12/2016 (Unité : 815 DISTRICT COM TIZI OUZOU)
SERVICE FINANCES & COMPTABILITE
ACTIF

EX Libellé M. brut Amort 2016 M. brut Amort 2015


2016 ACTIFS NON COURANTS
2016 Ecart d'acquisition (goodwill) 0 0 0 0 0 0
2016 Immobilisations incorporelles 0 0 0 0 0 0
2016 Immobilisations corporelles 1, 449, 367,333 954, 939,514 494, 427,819 1, 271, 725,610 869, 067,757 402, 657,853
2016 Immobilisations en cours 8, 950,024.47 0 8, 950,024.47 16, 223,163 0 16, 223,163
2016 Immobilisations Financières 8, 344,000 0 8, 344,000 8, 375,832.77 0 8, 375,832.77
2016 Impôts différés 0 0 0 0 0 0
2016 TOTAL ACTIF NON 1, 466, 661,358 95, 493,9514 511, 721,844 1, 296, 324,605 869, 067,757 42, 7256,848
COURANT
2016
2016 ACTIFS COURANTS
2016 Stocks et en cours 194, 115,556 3, 479, 937.93 190, 635,618 183, 579,989 3, 480,240.33 180, 099,749
2016 Créance et emplois assimilés 0 0 0 0 0 0
2016 Clients 80, 862,298.8 5, 005, 269.29 75, 857,029.5 76, 848,533.2 5, 990,196.96 70, 858,336.3
2016 Autres débiteurs 19, 194,460.4 5, 365, 461.86 13, 828,998.5 18, 577,808.3 5, 365,461.86 13, 212,346.5
2016 Impôts et assimilés 12, 340,591.8 0 12, 340,591.8 11, 746,212.9 0 1, 174,6212.9
2016 Autres actifs courants 0 0 0 0 0 0
2016 Disponibilités et assimilés 0 0 0 0 0 0
2016 Placements et autres actifs 0 0 0 0 0 0
financiers courant
2016 Trésorerie 700, 332,115 67,500 700, 264,615 403, 941,000 80,505.91 403, 860,494
2016 TOTAL ACTIF COURANT 100, 6845,022 13, 918,169.1 992, 926,853 694, 693,543 14, 916,405.1 679, 777,138
2016
2016
2016
2016
2016
2016
2016
2016
2016
2016
2016 TOTAL GENERAL ACTIF 2, 473, 506,380 968, 857,683 1, 504, 648,697 1, 991, 018,149 88, 398,4162 1, 107, 033,987
Naft-Compta V 2.02 Editer le : 21/05/201

98
Annexes

ANNEXE N° 2
BILAN 31/12/2015 AU 31/12/2016 (Unité : 815 DISTRICT COM TIZI OUZOU)
SERVICE FINANCES & COMPTABILITE
PASSIF

LIBELLE 2016 2015


CAPITAUX PROPRES
Capital émis (ou compte de l’exploitant) 0 0
Primes et réserves 0 0
Ecarts de réévaluation 0 0
Résultat net 27.069.984.83 -107, 026,976.2
Autres capitaux propres 0 0
TOTAL CAPITAUX PROPRES I 27, 069,984.83 -107, 026,976.2

PASSIFS NON COURANTS


Dettes rattachées à des participations 0 0
Impôts (différés et provisionnés) 0 0
Autres dettes non courantes 1, 746,172.69 1, 683,672.69
Provisions et produits comptabilisées 691,058.05 21, 933,608.05
TOTAL PASSIFS NON COURANTS II 2, 437,230.74 23, 617,280.74
PASSIFS COURANTS
Fournisseurs et compte rattachés 69, 133,879.34 56, 332,333.65
Impôts 0 0
Autres dettes 1, 406, 007,602 1, 134, 111,348
Trésorerie Passif 0 0
TOTAL PASSIFS COURANTS III 1, 475, 141,482 1, 190, 443,682

TOTAL GENERAL PASSIF 1, 504, 648,697 1, 107, 033,987


Naft-Compta V 2.02 Editer le : 21/05/2018

99
Annexes

ANNEXEN°3
BILAN 31/12/2016 AU 31/12/2017 (Unité : 815 DISTRICT COM TIZI OUZOU)
SERVICE FINANCES & COMPTABILITE
ACTIF

EX Libellé M. brut Amort 2017 M. brut Amort 2016


2017 ACTIFS NON
COURANTS
2017 Ecart d'acquisition 0 0 0 0 0 0
(goodwill)
2017 Immobilisations 0 0 0 0 0 0
incorporelles
2017 Immobilisations corporelles 1, 502, 674,573 1, 018, 897,460 483, 777,112.8 1, 449, 367,333 954, 939,514 49, 4427,819
2017 Immobilisations en cours 13, 439,896.8 0 13, 439,896.79 8, 950,024.47 0 8, 950,024.47
2017 Immobilisations Financières 10, 367,000 0 10, 367,000 8, 344,000 0 8, 344,000
2017 Impôts différés 0 0 0 0 0 0
2017 TOTAL ACTIF NON 1, 526, 481,470 1, 018, 897,460 50, 7584,009.6 1, 466, 661,358 954, 939,514 511, 721,844
COURANT
2017
2017 ACTIFS COURANTS
2017 Stocks et en cours 262, 661,577 3, 586,264.93 259,075312.37 194, 115,556 3, 479,937.93 190, 635,618
2017 Créance et emplois assimilés 0 0 0 0 0 0
2017 Clients 78, 109,511.8 4, 595,599.1 73, 513,912.74 80, 862,298.8 5, 005,269.29 75, 857,029.5
2017 Autres débiteurs 21, 517,507.2 5, 365,461.86 16, 152,045.36 19, 194,460.4 5, 365,461.86 13, 828,998.5
2017 Impôts et assimilés 18, 503,559.1 0 18, 503,559.10 12, 310,961.1 0 12, 310,961.1
2017 Autres actifs courants 0 0 0 0 0 0
2017 Disponibilités et assimilés 0 0 0 0 0 0
2017 Placements et autres 0 0 0 0 0 0
actifs financiers courant
2017 Trésorerie 611, 098,597 67,500 611, 700, 332,115 67,500 700, 264,615
031,096.57
2017 TOTAL ACTIF 991, 890,752 13, 614,825.9 978, 1, 006, 815,392 13, 918,169.1 992, 897,223
COURANT 275,926.14
2017

2017
2017
2017
2017
2017
2017
2017
2017 TOTAL GENERAL 2, 518, 372,222 1, 032, 512,286 1, 485, 859,936 2, 473, 476,750 968, 857,683 1, 504, 619,066
ACTIF
Naft-Compta V 2.02 Editer le : 21/05/2018

100
Annexes

ANNEXE N°4
BILAN 31/12/2016 AU 31/12/2017 (Unité : 815 DISTRICT COM TIZI OUZOU)
SERVICE FINANCES & COMPTABILITE
PASSIF

Libellé 2017 2016


CAPITAUX PROPRES
Capital émis (ou compte de l’exploitant) 0 0
Primes et réserves 0 0
Ecarts de réévaluation 0 0
Résultat net -62, 137,484.19 27, 040,354.08
Autres capitaux propres 0 0
TOTAL CAPITAUX PROPRES I -62, 137,484.19 27, 040,354.08

PASSIFS NON COURANTS


Dettes rattachées à des participations 0 0
Impôts (différés et provisionnés) 0 0
Autres dettes non courantes 1, 774,035.69 1, 746,172.69
Provisions et produits comptabilisées 0 691,058.05
TOTAL PASSIFS NON COURANTS II 1, 774,035.69 2, 437,230.74
PASSIFS COURANTS
Fournisseurs et compte rattachés 41, 601,222.96 69, 133,879.34
Impôts 0 0
Autres dettes 1, 504, 622,161 1, 406, 007,602
Trésorerie Passif 0 0
TOTAL PASSIFS COURANTS III 1, 546, 223,384 1, 475, 141,482

TOTAL GENERAL PASSIF 1, 485, 859,936 1, 504, 619,066


Naft-Compta V 2.02 Editer le : 21/05/2018

101
Annexes

ANNEXE N°5

COMPTE DE RESULTAT
(Par Nature)

PERIOD DU 31/12/2015 AU 31/12/2017 (Unité : 815 DISTRICT COM TIZI


OUZOU)
Compte libelle 2015 2016 2017
70 Ventes et produits annexes 1, 269, 947,339.24 1, 470, 463,387.32 1, 400, 484,674.15

72 Variation stocks produits finis -35, 500,891.31 -38, 287,505.01 -40, 166,755.22

73 Production immobilisée 0.00 0.00 0.00

74 Subvention d’exploitation 0.00 0.00 0.00

1- PRODUCTION DE LEXERCISE 1, 234, 446,447.93 1, 432, 175,882.31 1, 360, 317,918.93

60 Achats consommés 388, 329,539.68 444, 312,519.10 375, 932,790.56

61 Services extérieurs 323, 323,907.32 377, 223,983.22 388, 560,519.79

2- CONSOMMATION DE LEXERCISE 711, 653,447.00 821, 536,502.32 764, 493,310.35

3-VALEUR AJOUTEE 522, 793,000.93 610, 639,379.99 595, 824,608.58


DEXPLOITATION

63 Charges de personnel 512, 898,877.95 520, 114,713.35 563, 061,820.25

64 Impôts, taxes et versements 33, 372,449.46 5, 647,973.12 41, 583,225.09


assimiles
4- EXCENDENT BRUT -23, 478,326.48 84, 876,693.52 -8, 820,436.76
DEXPLOITATION

75 Autres produits opérationnels 19, 992,611.41 21, 998,044.14 17, 651,888.68

65 Autres charges opérationnelles 24, 946,455.53 15, 600,492.33 355,019.98

68 Dot aux amortis, prov et pertes 115, 473,168.93 102, 740,614.25 111, 312,234.81

78 Reprise sur pertes de valeur 21, 572,216.99 22, 445,893.15 1, 270,303.20

5- RESULTAT OPERATIONNEL -122, 333,122.54 11, 009,154.98 -101, 565,499.67

76 Produits financiers 15, 527,296.01 16, 315,026.98 40, 745,173.82

66 Charges financiers 221,149.63 254,197.13 1, 317,158.34

6- RESULTAT FINANCIERS 15, 306,146.38 16, 060,829.85 39, 428,015.48

7- RESULTAT ORDINAIRE AVANT -107, 026,976.16 27, 040,354.08 -62, 137,484.19


IMPOTS

695 Impôts exigibles sur résultats 0.00 0.00 0.00

692 Impôts différés sur résultats 0.00 0.00 0.00

8- RESULTAT NET -107, 026,976.16 27, 069,984.83 -62, 137,484.19

102
Table des matières

Table des matières

La liste d’abréviation ....................................................................................................... iv

Résumé ............................................................................................................................. v

Sommaire ......................................................................................................................... vi

INTRODUCTION GÉNÉRALE ............................................................................................. 7


Chapitre 1 : Les aspects théoriques généraux, la structure financière et la performance
financière des entreprises publiques ....................................................................................... 5
Section 1 : L`apport des théories financières traditionnelles ............................................ 7

1- La théorie de décision de financement de Modigliani et Miller avec ou sans


fiscalité. .............................................................................................................................. 7

1-1-La théorie de Modigliani et Miller en l’absence d’impôt .................................. 8

1-2- La théorie de Modigliani et Miller de la valeur de l’entreprise en présence


d’imposition (the trade-off theory of leverage) ............................................................ 10

a- L’incidence de la structure de financement .................................................... 10

b- Le coût des capitaux propres .......................................................................... 11

c- Le coût moyen pondéré des capitaux ............................................................. 11

1-2-1-La politique de la distribution des dividendes ...................................... 12

1-2-2- L’importance de la politique des dividendes et critique du modèle de


M.M ...................................................................................................................... 13

Section 2 : La finance néoclassique : Les théories financières modernes ...................... 14

1-La théorie de l’agence : ........................................................................................... 15

2-La théorie des signaux (Myers et Majluf-1984) : .................................................... 17

3-La théorie des coûts de transaction (O.E Williamson-1988) : ................................ 19

4- La théorie de gouvernance de l’entreprise ............................................................. 21

5-Les autres théories financières modernes ................................................................ 23

5-1- Les modèles de « static trade-off » ................................................................. 23

5-2- La théorie du financement hiérarchique « pecking order theory » ................. 23

Section 3 : L’orientation aux entreprises publiques ....................................................... 25


103
Table des matières

1- Les généralités ........................................................................................................ 25

1-1-Définition ......................................................................................................... 25

1-2-Les caractéristiques des entreprises publiques ................................................. 25

1-3- La stratégie, la mission et les rôles d’une entreprise publique ....................... 26

a-La stratégie ...................................................................................................... 26

b- La mission ...................................................................................................... 26

c-Les rôles........................................................................................................... 26

1-4- Les sources de financement pour les entreprises publiques............................ 27

1-5- Les avantages et les inconvénients ................................................................. 28

a-Les avantages................................................................................................... 28

b-Les inconvénients ............................................................................................ 29

1-6- Les différents types des entreprises publiques ................................................ 29

Chapitre 2 : Le lien entre la structure financière et la performance financière de


l’entreprise .............................................................................................................................. 33
Section 1 : La structure financière .................................................................................. 34

1- Notion de la structure financière ............................................................................ 34

1-1- Définition d’une structure financière et d’une structure financière optimale . 34

a-Définition de la structure financière ................................................................ 34

b-La structure financière optimale ...................................................................... 35

1-2- Les objectifs .................................................................................................... 35

a- Objectifs économiques ................................................................................... 35

b-D’autres objectifs ............................................................................................ 36

1-3-Les déterminants de la structure financière ..................................................... 36

a-Coût du capital ................................................................................................. 36

b-Taille et nature de l’entreprise ......................................................................... 36

c-Contrôle ........................................................................................................... 37

d-Levier financier ............................................................................................... 37

104
Table des matières

e-Le niveau d’endettement ................................................................................. 37

e-1-La théorie de Myers (the trade-off theory) ............................................... 37

e-2-La théorie de Market timing : ................................................................... 38

e-3-La théorie du pecking order ..................................................................... 38

f-Conditions économiques .................................................................................. 39

2- Les éléments de la structure financière .................................................................. 39

2-1- La composition de la structure financière ....................................................... 40

2-1-1- La structure de l’actif ........................................................................... 40

2-1-2- La structure de passif ........................................................................... 41

3- Les indices de l’équilibre financier ........................................................................ 42

3-1-Le fonds de roulement net global..................................................................... 42

3-2- Le besoin en fonds de roulement .................................................................... 44

3-3- La trésorerie nette ........................................................................................... 46

3-4- Les tableaux d’équilibre financier .................................................................. 47

Section 2 : La performance financière d’entreprise........................................................ 48

1-La notion de la performance financière................................................................... 49

1-1-Définition de la performance d’entreprise ....................................................... 49

1-2- L’objectif......................................................................................................... 49

1-3-Les types de performances ............................................................................... 49

a-La performance organisationnelle ................................................................... 50

b-La performance humaine ................................................................................. 50

c-La performance économique ........................................................................... 50

d-La performance financière ............................................................................. 51

2- Les indicateurs de la performance financière ......................................................... 52

2-1- Le tableau de Soldes Intermédiaires de Gestion (SIG) ................................... 52

2-1-1-Le calcul de Soldes Intermédiaires de Gestion ..................................... 52

a- Solde N° 1 : La marge commerciale............................................................... 52

105
Table des matières

b- Solde N° 2 : La production de l’exercice ....................................................... 52

c-Solde N° 3 : La valeur ajoutée (VA) ............................................................... 53

d- Solde N° 4 : L’excédent brut d’exploitation (EBE) ....................................... 53

e-Solde N°5 : Le résultat d’exploitation ............................................................. 53

f-Solde N° 6 : Le résultat financier ..................................................................... 54

g-Solde N° 7 : Le résultat courant avant impôt .................................................. 54

h-Solde N° 8 : Le résultat exceptionnel .............................................................. 54

i- Solde N° 9 : Le résultat net de l’exercice ........................................................ 54

2-2- La capacité d’autofinancement (CAF) ............................................................ 55

2-2-1- Les méthodes du calcul de la CAF ...................................................... 56

a- La méthode de calcul de la CAF à partir de l’EBE (la méthode


soustractive)Les éléments suivants interviennent ; .................................................. 56

b- La méthode de calcul de la CAF à partir du résultat net (la méthode additive)


.................................................................................................................................. 57

2-3- Les Ratios........................................................................................................ 57

2-3-1- Définition d’un ratio ............................................................................ 57

2-3-2-Les intérêts des ratios ........................................................................... 58

2-3-3- Les ratios de rentabilité........................................................................ 58

a-Ratio de rentabilité de l’actif ........................................................................... 58

b-Rentabilité économique ................................................................................... 58

c-Rentabilité financière....................................................................................... 59

d-Rentabilité comptable (l’effet de levier) ......................................................... 59

e-Actif économique ............................................................................................ 60

2-3-4- Les ratios de liquidités ........................................................................ 61

a-Ratio de liquidité générale ............................................................................... 61

b- Ratio de liquidité réduite ................................................................................ 61

c-Ratio de liquidité immédiate ........................................................................... 61

106
Table des matières

2-3-5 Les ratios de la structure financière ......................................................... 62

a-Le ratio d’autonomie financière ...................................................................... 62

b-Taux d'endettement net ................................................................................... 62

c-Le ratio de solvabilité ...................................................................................... 62

Chapitre 3: L’évaluation de la performance financière à travers la structure


financière ; cas de NAFTAL .................................................................................................. 64
SECTION 1 : Présentation et organisation de NAFTAL ............................................. 66

1-Presentation générale de NAFTAL ......................................................................... 66

a- au niveau central : ........................................................................................... 67

b- au niveau opérationnel : ................................................................................. 67

c- Nouvelle organisation de NAFTAL à dater du 01 janvier 2006 .................... 67

1-2-Présentation du district de TIZI-OUZOU ........................................................ 69

I-3- Mission et activité de l’organisme d ’Accueil : ............................................... 69

2-Organisation générale du District de Tizi-Ouzou ................................................... 70

Source : Document interne de NAFTAL ................................................................ 70

2-1-1- Description de l’organigramme général ............................................. 71

2-1-2- Présentation des différents départements : .......................................... 71

a-Département commercial : .............................................................................. 71

a-1-Cellule recouvrement : ............................................................................. 71

a-2-Service carburants : .................................................................................. 71

a-3-Service lubrifiants et produits spéciaux : il s’occupe de : ........................ 71

a-4-Service pneumatique : il s’occupe de : ..................................................... 72

a-5-Service réseau : chargé de : ...................................................................... 72

b- Département finances et comptabilité : .......................................................... 72

b-1- Cellule contrôle et juridique : Il veille au : ............................................. 72

b-2- Service trésorerie : chargé de : ................................................................ 72

b-3- Service comptabilité générale : Il s’occupe de : ..................................... 73

107
Table des matières

b-4- Service coût et budget : chargé de : ........................................................ 73

c- Département administration et moyens généraux : ........................................ 73

c-1-Service moyens généraux : il assure : ...................................................... 73

c-2-Service administration : charger de : ........................................................ 73

c-3- Service ressources humaines : son rôle est de :....................................... 74

d- Département transport et technique : ............................................................. 74

d-1-Service exploitation et maintenance : Il assure : ...................................... 74

d-2- Service transport : chargé de : ................................................................. 74

d-3-Service d’études et réalisations : son rôle est : ........................................ 74

e- Présentation du centre Multi Produit (CMP) : ................................................ 74

f- Présentation du centre de stockage et de distribution (CSD) :........................ 75

2-2-Situation informatique de l’organisme d’accueil : ........................................... 75

Section 2 : L’analyse de la performance financière de l’entreprise NAFTAL ............... 76

1-La présentation et analyse des bilans financiers...................................................... 76

1-1-Les bilans financiers des années (2015 à 2017) ............................................... 76

1-2- L’établissement des bilans financiers en grande masse : ................................ 77

1-3- L’interprétation des bilans financiers des 3 années ........................................ 78

a-Les valeurs immobilisées ................................................................................ 78

b-Les valeurs d’exploitation ............................................................................... 78

c-Les valeurs réalisables ..................................................................................... 78

a-Les fonds propres ............................................................................................ 78

b-Les dettes à long et moyen terme .................................................................... 79

c-Les dettes à court terme ................................................................................... 79

1-4- L’analyse par les indices de l’équilibre financier ........................................... 79

a-Le fonds de roulement net global .................................................................... 79

b- Le besoin en fonds de roulement.................................................................... 80

a-La trésorerie nette ............................................................................................ 82

108
Table des matières

2-les soldes intermédiaires de gestion ........................................................................ 81

2-1- L’interprétation des soldes intermédiaires de gestion (SIG)........................... 83

a-Le production de l’exercice ............................................................................. 83

b-La valeur ajoutée ............................................................................................. 83

c-L’excédent brut d’exploitation (EBE) ............................................................. 83

d-Le résultat d’exploitation ................................................................................ 83

e-Le résultat courant avant impôt ....................................................................... 83

f-Le résultat net ................................................................................................... 84

3-La capacité d’autofinancement (CAF) .................................................................... 84

3-1- détermination de la capacité d’autofinancement par la méthode soustractive 84

3-2- détermination de la CAF par la méthode additive .......................................... 84

3-3- L’interprétation de la capacité d’autofinancement ......................................... 85

4- L’analyse par les ratios financiers .......................................................................... 85

4-1- Les ratios de structure ..................................................................................... 85

a- Le ratio d’autonomie financière : .......................... Erreur ! Signet non défini.

b-Le ratio de financement des immobilisations par les fonds propres : ............. 85

c- Le ratio de capacité d’endettement : ............................................................... 86

d-Le ratio de la solvabilité générale : ................................................................. 86

e-Le ratio de liquidité générale : ......................................................................... 87

f-Le ratio de liquidité restreinte (réduite) : ......................................................... 87

h- Le ratio de liquidité immédiate : .................................................................... 88

4-2-Les ratios de rentabilité .................................................................................... 88

a-Le ratio de rentabilité de l’actif : ..................................................................... 88

b-Le ratio de rentabilité économique : ................................................................ 89

c- Le ratio de rentabilité financière : .................................................................. 89

Conclusion générale................................................................................................................ 91
Bibliographie .................................................................................................................. 95

109
Table des matières

Liste des tableaux ........................................................................................................... 97

Annexes .......................................................................................................................... 98

Table des matières ........................................................................................................ 103

110

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