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Le document traite de l'énergie nucléaire, en se concentrant sur les concepts de fusion et de fission. Il explique l'équivalence masse-énergie, la découverte de la fission, et l'importance de l'énergie de liaison dans la stabilité des noyaux atomiques. Les applications de ces concepts dans la recherche nucléaire et l'énergie civile sont également abordées.

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Thèmes abordés

  • énergie de masse,
  • deutérium,
  • fission,
  • énergie sous forme de lumière,
  • masse-énergie,
  • protons,
  • énergie de liaison,
  • Albert Einstein,
  • réactions nucléaires,
  • physique nucléaire
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Le document traite de l'énergie nucléaire, en se concentrant sur les concepts de fusion et de fission. Il explique l'équivalence masse-énergie, la découverte de la fission, et l'importance de l'énergie de liaison dans la stabilité des noyaux atomiques. Les applications de ces concepts dans la recherche nucléaire et l'énergie civile sont également abordées.

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Lycée Galilée Gennevilliers

L'énergie nucléaire :
fusion et fission
chap. 6
JALLU Laurent

I. Introduction ......................................................................................................................... 2
La source d’énergie nucléaire ......................................................................................... 2

II. Équivalence masse-énergie ................................................................................................. 3


Bilan de masse de la désintégration ....................................................................................... 4
Le postulat d’Einstein............................................................................................................. 4
L’équivalence masse – énergie .............................................................................................. 5

III. Énergie de liaison ............................................................................................................ 6


L’énergie de liaison par nucléon ............................................................................................ 7
La courbe d’Aston .................................................................................................................. 7

IV. Fusion et fission nucléaires ............................................................................................. 8


La fusion thermonucléaire ............................................................................................... 8
Dans les étoiles ....................................................................................................................... 8
Sur Terre ............................................................................................................................... 10
La fission ....................................................................................................................... 11
TS 2008-2009 L’énergie nucléaire : fusion-fission
Jallu L. Transformations nucléaires

L’énergie nucléaire : fusion et fission

Parmi les
pionniers,
on retrouve,
de gauche à
droite, Bertrand
Goldschmidt,
Lew Kowarski
et Frédéric
Joliot-Curie.

I. Introduction
a matière est constituée d’atomes. En 1912, le physicien anglais Ernest Rutherford

L (qui avait montré que l’atome avait un noyau), et le physicien danois Niels Bohr
mettent au point un modèle dans lequel l’atome est constitué d’un noyau de charge
positive entouré d’un cortège d’électrons. En 1913, Rutherford découvre le proton et en
1932, le physicien anglais Chadwick le neutron.
En 1938, Hahn et Strassmann découvrent la fission spontanée et le physicien français
Frédéric Joliot-Curie, assisté de Lew Kowarski et Hans Von Halban, montre, en 1939, que
ce phénomène de cassure des noyaux d’uranium s’accompagne d’un intense dégagement de
chaleur. La découverte de la réaction en chaîne permettra l’exploitation de l’énergie
nucléaire.
Pendant la guerre de 1939-1945, les études sur la fission se sont poursuivies aux États-Unis,
avec la participation de physiciens émigrés. Le projet Manhattan est lancé, avec pour
objectif de doter ce pays d’une arme nucléaire (qui a été utilisée à Hiroshima et à Nagasaki
en 1945). Dès la fin de la guerre, les recherches sur l’énergie dégagée par la réaction de
fission nucléaire sont poursuivies dans le but d’une utilisation civile. En France, en 1945, le
CEA (Commissariat à l’énergie atomique) est créé sous l’impulsion du général de Gaulle.
Cet organisme public de recherche est chargé de donner à la France la maîtrise de l’atome
dans les secteurs de la recherche, de la santé, de l’énergie, de l’industrie, de la sûreté et de
la défense.
L’énergie nucléaire : fusion et fission : Revue thématique du CEA janvier 2002

La source d’énergie nucléaire


Le noyau de l’atome est un assemblage de protons et de
neutrons concentrés dans un très petit volume et soumis à
deux forces différentes: « la force nucléaire forte » et « la
force électrique ».

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TS 2008-2009 L’énergie nucléaire : fusion-fission
Jallu L. Transformations nucléaires
Les protons, tous de même signe, ont tendance à se repousser. Pourtant, dans le noyau, les
protons et les neutrons restent bien associés. Cette constatation permet de dire que la force
nucléaire, qui n’agit qu’à très “courte” distance sur les protons et les neutrons, est plus intense
pour ces courtes distances que la force électrique.

Cependant, la force nucléaire ne peut pas


compenser à l’infini la force électrique
pour la cohésion des protons et des
neutrons dans les noyaux. Lorsqu’il y
a beaucoup de protons, les noyaux des
atomes sont moins liés et deviennent instables.

Par des techniques très précises, il est possible de mesurer la masse d’un noyau, celle
d’un proton isolé ou d’un neutron isolé.
La masse du noyau est inférieure à la somme des masses de chacun de ses
nucléons.
Qu’est devenue la masse manquante ?
Cette masse ne disparaît pas mais se transforme en énergie. Selon la formule d’Einstein,
E = m.c2,
cette « énergie de liaison » équivalente à la perte de masse sert de ciment pour tenir ensemble
les constituants du noyau.
Les atomes les plus liés sont les atomes de masse moyenne. Leur perte de masse est
plus grande par nucléon : toutes les transformations de noyaux tendant à produire des noyaux
de masse moyenne vont permettre de libérer de l’énergie nucléaire.
Ces transformations sont appelées réactions nucléaires.
Exemple :

Réaction de fusion de noyaux légers Réaction de fission d’un noyau lourd

II. Équivalence masse-énergie

Exemple de la désintégration du radium 22868Ra :

Lors de cette radioactivité naturelle : 22868Ra → 22826Rn + 42He +

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–1 4
Le Radon Rn et la particule sont émis avec une vitesse ( ≈20 000 km.s pour 2He) :

ils possèdent une énergie cinétique (½mv2) !


h.c
Un rayonnement électromagnétique , paquet d’énergie (E = ) est émis lors de la
λ
désexcitation du fils : très haute énergie puisque la longueur d’onde est très petite !

D’où provient l’énergie ?

 Bilan de masse de la désintégration

Définition : L’« unité de masse atomique (u) » est en moyenne, la masse d’un nucléon du
carbone 12. (NA est la constante d’Avogadro NA = 6,02214 × 10 23 mol–1)

m (12 C) M (12 C)
1u = 6 = 6 = 1,66 054 10-27 kg
12 12.N
A

D’où bien entendu : ◙ m (12 C) = 12 u, masse d’un atome de carbone 12,


6
◙ m ( 868Ra) = 225,9770 u, masse d’un atome de radium,
22

◙ m (22826Rn) = 221,9703 u, masse d’un atome de radon,

◙ m (42He) = 4,0015 u, masse d’un atome d’hélium, …

(Remarque : Les électrons –01e, sont 1860 fois plus légers que les nucléons et sont négligés
dans la masse des atomes).
m (22826Rn) m (22868Ra)

Il vient alors pour 22868Ra → 22826Rn + 4 He + + m (42He)


2
22 2 4 22 6
m = m ( 86Rn) + m (2He) – m ( 88Ra) = 221,9703 + 4,0015 – 225,9770
m = – 0,0052 u.

Il y donc au cours de cette réaction nucléaire :


- perte de masse m, la masse des noyaux fils est plus faible que
celle du noyau père !
- la perte de masse est de 0,0023 %.
( m / m (22868Ra) = 0,0052 / 225,9770 = 0,000023).
- Cette perte de masse est à l’origine de l’énergie libérée.

 Le postulat d’Einstein

1905 Albert Einstein (25 ans) : Relativité, Espace – temps, équivalence masse – énergie.
Après l’énergie sous forme de chaleur, de lumière, de
vitesse … voici celle sous forme de masse !

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Postulat : Un système au repos de masse « m » possède une « énergie de masse ».
E = m.c2_ . C’est « l’équivalence masse – énergie ».
Plus précisément, il vaut mieux parler de variation d’énergie E d’un système au repos dont
la masse varie de m :
E = m.c2_ m2.s–2 : carré de la vitesse de la
lumière c = 2,9979 × 108 m.s–1.
J
kg

Pour 22868Ra → 22826Rn + 42He + où m = – 0,0052 u alors :

– 15 J par atome
E = m.c2 = – 0,0052 × 1,66 054 82
10-27 × (3,00 × 10 ) = – 777,13 × 10
de radium (– 4678,3 × 10 8 J par mole).

Définition : À l’échelle microscopique, on utilise comme unité d’énergie « l’électron volt


(eV) » selon la conversion 1 eV = 1,60 22 × 10– 19 J, et ses multiples keV, MeV
et GeV.

(Remarque : [eV] = [Q] × [U] = [I] × T × [U] = [U] × [I] × T = [P] × T = [W]il s’agit en
effet d’une énergie).

– -777,13 × 10 - 15
Pour 22868Ra → 22826Rn + 42He + 15
où E = – 777,13 × 10 J=
1,6022 × 10 - 19
E = – 485,04 × 10 4 eV = – 4,85 × 10 6 eV= – 4,85 MeV

Cette énergie libérée, équivalente au défaut de masse lors de la désintégration du


radium, est communiquée aux noyaux fils sous forme cinétique (22826Rn et 42He) ainsi
que dégagée sous forme de rayonnement électromagnétique de très haute énergie
(rayonnement ).

 L’équivalence masse – énergie

Au niveau microscopique, masse et énergie sont confondues. On substitue


fréquemment aux masses des particules élémentaires, leurs équivalents énergétiques.
On passe des unes aux autres (u en eV), en multipliant la masse par 931,5 MeV :

E (1u) = 1,66 054 10-27 × (2,9979 × 108)2 = 14,924 × 10-11 J


14,924×10-11
E (1u) =
1,6022×10-19

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TS 2008-2009 L’énergie nucléaire : fusion-fission
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E (1u) = 931,5 MeV

Ainsi :

Noyau
proton 1 p neutron 1 n électron –0
1 0 1e d’hélium 4 He
2
Masse (u) 1 1,007277 1,008665 0,00055 4,001506
Énergie de
masse 931,5 938,2785 939,5714 0,512325 3727,40
(MeV)

On remarque que proton et neutron sont plus lourds que l’unité de masse !
Il arrive par ailleurs que la masse soit exprimée en MeV/c² : 1 u = 931,5 MeV/c²

III. Énergie de liaison


Définition : « L’énergie de liaison EL » est l’énergie qu’il faut fournir à un noyau au repos
pour le dissocier en ces différents constituants (nucléons).
Ou encore, l’énergie de liaison correspond à l’énergie que les protons et les neutrons doivent
céder pour former un noyau.

Selon le principe d’équivalence – énergie, le défaut de masse obtenu dans le cas d’un noyau
correspond à son énergie de liaison.

L'énergie de liaison a pour expression générale :

EL = [mconstituants – mnoyau] .c2= [[Link] + (A – Z).mn – mnoyau].c2

Exemples
du radium 22868Ra :

EL (22868Ra) = [88 × 1,007277 + (226 – 88) × 1,008665 – 225,9770] × 931,5


226
EL ( 88Ra) = [1,859146] × 931,5 = 1731,79 MeV

du radon 22826Rn :

EL (22826Rn) = [86 × 1,007277 + (222 – 86) × 1,008665 – 221,9703] × 931,5

EL (22826Rn) = [1,833962] × 931,5 = 1708,34 MeV

de l’hélium 42He :

EL (42He) = [2 × 1,007277 + (4 – 2) × 1,008665 – 4,0015] × 931,5

EL (42He) = [0,030384] × 931,5 = 28,3027 MeV.

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Application à la désintégration du radium :

Pour 22868Ra → 22826Rn + 42He + El (22868Ra) – El (22826Rn) – El (42He) = – 4,8527 MeV = E.

L’énergie libérée au cours de la désintégration correspond à la perte d’énergie de liaison


lors du passage du noyau père aux noyaux fils.
Comme lors de la formation des atomes à partir des particules séparées, la perte
d’énergie correspond à une stabilisation de la matière.

La formation de l’atome conduit à une organisation stable de la matière.


Mais comment apprécier la stabilité d’un noyau ?

 L’énergie de liaison par nucléon


E
L’énergie de liaison est désormais rapportée au nombre des nucléons du noyau : L.
A
Exemples
du radium 22868Ra :

E ( 228 Ra) 1731,79


L 86 = = 7,6 MeV/nucléon.
A 228
222
du radon 86Rn :

E ( 222 Rn) 1708,34


L 86 = = 7,7 MeV/nucléon.
A 222
de l’hélium 42He :

E ( 4 He) 28,3027
L 2 = = 7,08 MeV/nucléon.
A 4

E
L’énergie de liaison par nucléon « L » permet de comparer la stabilité des différents noyaux
A
afin de prévoir la nature d’éventuelles réactions nucléaires. Plus cette énergie est grande et plus
le noyau est stable. Elle représente ce « ciment » qui crée la cohésion du noyau de l’atome.

On compare les noyaux à partir de la « courbe d’Aston ».

 La courbe d’Aston

Les différents nucléides y figurent par nombre de masse croissant.


E
En ordonnée, il s’agit de « – L » l’opposé de l’énergie de liaison par nucléon pour figurer
A
une « cuvette de la stabilité » vers laquelle tendent les noyaux instables.

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Noyaux
légers Noyaux lourds
Fusion Fission

Les noyaux les plus liés sont ceux dont l’énergie de liaison par nucléon est la plus élevée
(en valeur absolue). Ils sont situés dans la zone centrale (jaune)

Le noyau de fer 56 est le plus stable car son énergie de liaison par nucléon est la plus
élevée.

Les noyaux les moins liés sont situés aux extrémités de la courbe d’Aston.

Les réactions de « fusion nucléaire » affecteront les noyaux les plus légers.

Les réactions de « fission nucléaire » affecteront les noyaux les plus lourds.

IV. Fusion et fission nucléaires


La fusion thermonucléaire

 Dans les étoiles

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La fusion est le mariage de noyaux légers qui donne naissance à des noyaux plus lourds
comme l’hélium, par exemple.
Elle s’accompagne d’une très forte libération d’énergie.
Cette réaction est difficile à réaliser car les forces nucléaires qui lient les nucléons n’agissent
qu’à très faible distance alors que la force électrique crée une barrière répulsive qui empêche
les noyaux des atomes, qui sont chargés positivement, de s’approcher assez près les uns des
autres. Pour passer cette barrière, les noyaux doivent se trouver dans un état d’agitation
thermique très grand. C’est le cas lorsqu’ils sont portés à très haute température.
La fusion existe naturellement dans les environnements extrêmement chauds que sont les
étoiles comme le Soleil. Il y a, au cœur du Soleil, une température de l’ordre de plusieurs
dizaines de millions de degrés qui permet la fusion de noyaux légers comme ceux
d’hydrogène en hélium. Ces réactions de fusion thermonucléaire libèrent beaucoup d’énergie
et expliquent la très haute température de cet astre qui atteint en surface les 5700 °C. Une
très petite partie de l’énergie rayonnée par le Soleil atteint la Terre et permet la vie sur celle-
ci. Dans des étoiles plus massives que le Soleil, des températures encore plus hautes
permettent la fusion de noyaux plus lourds que ceux de l’hydrogène. Ces réactions
produisent, entre autres, des noyaux de carbone, d’oxygène et même de fer au cœur des
étoiles les plus chaudes.
L’énergie nucléaire : fusion et fission : Revue thématique du CEA janvier 2002

Étape 1 :
1p + 1p 2H 0e
1 1 1 1

Étape 2 :
2 H + 1p 3 He
1 1 2

Étape 3
3 He + 3 He 4 He + 2 1p
2 2 2 +1

CHAP VI 9 / 11
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 Sur Terre

L’homme cherche à maîtriser les réactions de fusion pour récupérer cette fabuleuse énergie.
Il a réussi à maîtriser celle-ci dans les bombes nucléaires de type H mais pas encore pour
produire de l’électricité.
Pour une application civile de la fusion, la réaction la plus étudiée est la fusion de deux
noyaux d’isotopes de l’hydrogène, le deutérium et le tritium qui fusionnent pour créer un
noyau plus lourd, celui de l’hélium. Pour atteindre des températures très élevées et des
densités suffisantes de noyaux et pour augmenter la probabilité qu’ils se rencontrent,
l’homme se heurte à de nombreuses difficultés techniques. Deux types d’expériences sont
étudiés en laboratoire :
• à faible concentration, le mélange d’isotopes d’hydrogène gazeux (deutérium et tritium) à
fusionner peut être renfermé à l’intérieur de parois immatérielles créées par des champs
magnétiques. Les noyaux sont portés à plus de 100 millions de degrés dans des machines
appelées Tokamak ;
• à forte concentration, le mélange d’isotopes d’hydrogène à fusionner est contenu dans une
microbille que l’on irradie très rapidement avec des faisceaux de lasers très puissants
L’énergie nucléaire : fusion et fission : Revue thématique du CEA janvier 2002

International Thermonucléar
Expérimental Réactor

2 H+ 3 H 4 He 1n
1 1 2 0

m = – 1,889 ×10 –2 u,
E = – 17,6 MeV. (4,6 fois celle de la fission de
l’uranium 235).

300L d’eau de mer renferment 1 g de


Deutérium ; Le Tritium est fabriqué à partir du
litium.
Non polluante

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La fission

La fission est la rupture d’un gros noyau (noyau d’uranium 235, par exemple) qui, sous
l’impact d’un neutron, se scinde en deux noyaux plus petits.
La fission s’accompagne d’un grand dégagement d’énergie. Simultanément se produit la
libération de deux ou trois neutrons. Les neutrons ainsi libérés peuvent provoquer à leur tour
la fission d’autres noyaux et la libération d’autres neutrons, et ainsi de suite…On a une
réaction en chaîne puisqu’en induisant une seule fission dans la masse d’uranium, on peut
obtenir si on ne contrôle pas les neutrons au moins 2 fissions, qui vont en provoquer 4, puis 8,
puis 16, puis 32…
Les deux principales utilisations de la fission sont les réacteurs nucléaires et les bombes
nucléaires de type A. Dans les réacteurs, la réaction en chaîne est stabilisée à un niveau
donné, c’est-à-dire qu’une grande partie des neutrons est capturée afin qu’ils ne provoquent
pas d’autres fissions. Il suffit seulement qu’un neutron, à chaque fission, provoque une
nouvelle fission pour libérer régulièrement de l’énergie. Au contraire, pour la bombe, la
réaction en chaîne doit être la plus divergente possible dans le temps le plus court: on
favorise sa croissance exponentielle et l’on confine l’énergie le plus longtemps possible. La
réalisation d’une bombe nécessite de grandes connaissances technologiques et un matériau
fissile très pur.
L’énergie nucléaire : fusion et fission : Revue thématique du CEA janvier 2002

1n + 235 U 94 Sr 139 Xe + 3 1n 1n + 235 U 91 Kr 142 Ba + 3 1n


0 92 38 54 0 Ou 0 92 36 56 0

Déchets radioactifs
polluants à traiter

CHAP VI 11 / 11

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