Basic Technical Reinsurance Accounting
Basic Technical Reinsurance Accounting
DE COMPTABILITE
EN REASSURANCE
Sponsorisé par
LONDON
SCHOOL OF
INSURANCE
The power of knowledge fitting the pieces together
INTRODUCTION.............................................................................................5
Section 1
1.1 Rappel des cours 1 & 2 Se familiariser avec la méthode des
cessions proportionnelles et non proportionnelles,
réassurance facultative et traité............................................................5
1.2 Objectifs d’apprentissage.........................................................................5
Section 2 QU’EST-CE QUE LA COMPTABILITE......................................................7
2.1 Le but de la comptabilité............................................................................7
2.2 Terminologie......................................................................................................7
2.2.1 Actifs.........................................................................................................7
2.2.2 Passifs......................................................................................................7
2.2.3 Excédents..............................................................................................7
2.3 Comptes pertes & profits et bilans annuels....................................7
2.4 Régulation..........................................................................................................8
Section 3 QU’EST-CE QUE LA COMPTABILITE EN REASSURANCE...............9
3.1 Le but de la comptabilité en réassurance........................................9
3.2 Terminologie spécifique à la comptabilité en réassurance....9
3.2.1 Primes....................................................................................................10
3.2.2 Sinistres................................................................................................10
3.2.3 Commissions.....................................................................................10
3.2.4 Réserves...............................................................................................11
3.2.5 Portfefeuilles......................................................................................11
DOCUMENTATION IMPORTANTE POUR LA REASSURANCE......12
Section 4
4.1 Principaux éléments de comptabilité dans les slips................12
4.1.1 Identification de la forme et du type de réassurance.12
4.1.2 Période..................................................................................................12
4.1.3 Devises..................................................................................................12
4.1.4 Rétention / déductible...................................................................12
4.1.5 Méthode de calcul de la prime.................................................12
4.2 Les principaux éléments de comptabilité d’un traité...............13
4.2.1 Proportionnel....................................................................................13
[Link] Parties..........................................................................13
[Link]� Période........................................................................13
[Link]� Clauses de commission....................................13
[Link]� Clause de commission bénéficiaire, le cas
échéant..........................................................................13
STATISTIQUES.............................................................................................47
Section 7
7.1 Préparation des statistiques sur une base clean-cut et une
base d’année de souscription avec exemple..............................47
Section 8 CONCLUSION...............................................................................................53
Section 9 TEST................................................................................................................54
1.1 Rappel des cours 1 & 2 Se familiariser avec la méthode des cessions
proportionnelles et non proportionnelles, réassurance facultative et traité
Il y a sans doute peu de religions ou de sociétés qui ne soutiennent pas l’idée que nous devons nous aider les uns les
autres. Ce principe fondamental d’entraide a existé dès l’origine des premiers groupements familiaux et se perpétue
aujourd’hui avec l’apparition moderne de l’État providence. Sans protection contre les risques fondamentaux de la
nature, il est difficile pour les sociétés d’évoluer. D’une côté, les agriculteurs sont réticents à contracter de lourdes
dettes, lorsqu’ils sont totalement dépendants des conditions météorologiques, et de l’autre, les investisseurs sont
réticents à envoyer des bateaux autour du monde, à construire de grandes entreprises ou à encourager le dévelop-
pement économique lorsque trop de risques sont impliqués.
La notion d’entraide se retrouve aussi bien dans des organisations sans but lucratif et des organismes de bienfai-
sance, que dans des coopératives, des mutuelles, des compagnies d’assurance à but lucratif ou encore plus récem-
ment des takaful.
Quelque soit la forme d’une organisation prenant de grands et complexes risques, elle a besoin de les gérer de
manière responsable si elle souhaite atteindre ses objectifs de façon professionnelle et en protégeant correctement
ses clients.
Il n’y a aucun substitut à l’appréciation technique et à la connaissance lorsqu’il est question de gérer des risques.
Un des buts stratégiques d’Africa Re est de promouvoir et de soutenir l’enseignement et la formation dans le do-
maine de l’assurance et de la réassurance.
Ce cours “Techniques de base de comptabilité en réassurance” est le quatrième d’une série de cours conçus à cette
fin.
Ce cours a été élaboré à la suite du cours “Introduction à la réassurance” qui était destiné à :
- Vous offrir une introduction au monde de la réassurance
- Vous mettre à l’aise avec les éléments et principes de base en vigueur aujourd’hui
Il est une suite au deuxième cours qui a été conçu pour vous fournir les éléments clés de la pratique de la réassu-
rance :
- Une compréhension de la documentation relative à la réassurance
- Une connaissance des autres types de couverture de réassurance non compris dans le cours 1
- Une compréhension de la comptabilité en réassurance
- Une compréhension des statistiques, des sinistres subis mais non déclarés et des profils de risques
- Une compréhension des méthodes de tarification
- Une compréhension du cycle de la réassurance
et également une suite au troisième cours qui définit les principaux éléments vous permettant de concevoir un
programme de réassurance.
L’objectif de ce cours est de convertir les résultats de cette expérience et de cette connaissance dans quelque
chose qui puisse être mesurée, évaluée et transmise aux parties prenantes – en espèces.
Objectif d’apprentissage : comprendre le but de la comptabilité et être familier avec sa terminologie coutumière.
Connaître les principes fondamentaux de la comptabilité, les comptes pertes et profits, les bilans annuels, les actifs,
les passifs et les excédents, ainsi que les réglementations.
Objectif d’apprentissage : comprendre le but de la comptabilité et être familier avec sa terminologie coutumière.
La fourniture des comptes de réassurance, des primes, des sinistres, des commissions, des réserves et des porte-
feuilles.
Objectif d’apprentissage : être familier avec les clauses relatives à la comptabilité dans les slips et les traités.
Objectif d’apprentissage : être familier avec la comptabilité non proportionnelle basique, la préparation des
comptes pour la prime initiale minimum et provisoire, les comptes sinistres et les comptes d’ajustement de prime.
Objectif d’apprentissage : être familier avec la comptabilité proportionnelle sur une base clean-cut et sur une base
d’année de souscription. La préparation des quatre comptes trimestriels sur une base à la fois clean-cut avec des
portefeuilles entrant et sortant et sur une base d’année de souscription, maintenant les comptes de réserves, cré-
ditant l’intérêt et déduisant l’impôt.
• Statistiques
Objectif d’apprentissage : être familier avec la préparation des statistiques sur une base clean-cut et une base
d’année de souscription.
Nous espérons que ce manuel vous apportera la connaissance souhaitée pour atteindre ces objectifs et nous vous
encourageons à poursuivre vos travaux sur cet aspect passionnant de la réassurance.
D’autres manuels seront bientôt disponibles, dans le but de faciliter vos recherches futures.
Objectif d’apprentissage : comprendre le but de la comptabilité et être familier avec sa terminologie coutumière.
Connaître les principes fondamentaux de la comptabilité, les comptes pertes et profits, les bilans annuels, les actifs,
les passifs et excédents, ainsi que les réglementations.
Il existe un dicton bien connu : “l’argent fait tourner le monde”. Dans le monde financier, tout est mesuré par
l’argent qui est généré…ou perdu. La comptabilité convertit essentiellement des événements, actions et décisions en
espèces, dans un format relativement standardisé, de sorte que la performance en termes monétaires puisse être
suivie, contrôlée et comparée.
2.2 Terminologie
2.2.1 Actifs
Un actif, dans le contexte de la comptabilité d’une compagnie, est un élément qui possède une valeur financière
positive et qui est détenue ou contrôlée par la compagnie.
2.2.2 Passif
Un passif, dans le contexte de la comptabilité d’une compagnie, est un élément qui possède une valeur financière
négative et qui est payable aux actionnaires, aux autres prêteurs d’argent et à ceux qui fournissent l’entreprise avec
des biens ou des services.
2.2.3 Excédent
L’excédent est le solde des actifs restant après la déduction des passifs. Un excédent négatif peut se produire
lorsque les passifs d’une compagnie excèdent ses actifs.
Le compte pertes et profits d’une compagnie enregistre le revenu (crédit) et les paiements (débit) durant une
période donnée – habituellement une période de 12 mois, connue comme l’exercice comptable d’une compagnie.
Celui-ci est l’accumulation de toutes les écritures comptables quotidiennes qui ont été faites lors de l’enregistrement
du revenu et des paiements. La plupart des compagnies utilisent ce qu’on appelle le « système à double entrée » de
comptabilité. Ainsi, si la compagnie achète un ordinateur, cet achat est enregistré deux fois. L’achat augmente les
actifs d’une compagnie (augmentation des actifs), mais dans le même temps, soit il augmente les passifs (une somme
due à un fournisseur) soit il diminue le compte en espèces, si l’ordinateur a été acheté en espèces. Ce processus de
double entrée, qui exige des entrées à être équilibrées ou à produire un résultat nul, est un important mécanisme
de contrôle. Evidemment, l’impossibilité de produire une résultat nul témoigne d’un problème pour une compagnie.
Le résultat du compte pertes et profits aura une incidence sur les bénéfices retenus. Si la compagnie réalise un
profit, elle rapportera probablement une part du profit en tant que dividendes et retiendra une autre part en tant
qu’ajout aux fonds ou capitaux propres. Si la compagnie fait une perte, alors cette perte doit être déduite des capi-
Le bilan comptable d’une entreprise enregistre la situation financière globale de la compagnie à un moment donné
dans le temps, habituellement à la fin de l’exercice comptable de la compagnie. Il résume deux éléments principaux
– les actifs et les passifs de la compagnie. Les actifs et les passifs doivent être équilibrés, c’est-à-dire que le résultat
de l’addition de tous les actifs et de tous les passifs dus au tiers doit être égal à zéro. Ce résultat constitue le capital
propre. Si une compagnie fait une perte, les capitaux propres sont réduits. Si une compagnie réalise un bénéfice,
alors les capitaux propres augmentent, moins les dividendes. Si, après le calcul des actifs et passifs, les passifs ex-
cèdent toujours les actifs, alors la compagnie, à défaut d’avoir un plan de recouvrement acceptable, sera mise en
liquidation ou fera faillite.
2.4 Régulation
Les principes fondamentaux de la comptabilité sont définis par la législation du pays. En Angleterre, par exemple,
Generally Accepted Accounting Practice (GAAP) est la source de la régulation, elle dicte aux compagnies comme
elles doivent préparer leurs comptes en Angleterre. Cela comprend non seulement le droit, mais également les
normes d’informations financières (Financial Reporting Standards, FRS). Il est essentiel pour une compagnie d’être
parfaitement consciente et à jour sur sa régulation locale et sur les autres régulations auxquelles elle pourrait être
soumise en opérant hors du pays où elle est établie.
Objectif d’apprentissage : comprendre le but de la comptabilité et être familier avec sa terminologie coutumière.
Comprendre la fourniture des comptes de réassurance, des primes, des sinistres, des commissions, des réserves et
des portefeuilles.
Comme avec la comptabilité, la comptabilité en (ré)assurance convertit essentiellement l’expérience d’une compa-
gnie d’assurance ou de réassurance, les primes souscrites/perçues, les sinistres subis/déclarés/payés, les actions et
décisions de son conseil d’administration et autres parties prenantes en argent, dans un format relativement stan-
dardisé, de sorte que la performance en termes financiers, puisse être mesurée, contrôlée et comparée.
Cela consiste en des procédures quotidiennes de comptabilité qui culminent dans le compte pertes et profits et
dans le capital propre produit à la fin de chaque exercice comptable. Cela comprend tous les rapports financiers
et statistiques à la direction, les comptes et les rapports aux réassureurs, les retours au contrôleur d’assurance, et
toutes autres informations à qui de droit.
Cela inclut tous les mouvements financiers, que ce soient ceux des “affaires” – primes, sinistres, commissions ;
ceux des achats d’ordinateurs, de matériels, de voitures ; ceux des frais de voyage ou de salaires des employés ; ou
tout autre crédit ou débit devant être enregistré par la compagnie.
Alors que dans ce cours, nous nous concentrons sur les “affaires” et particulièrement sur la comptabilité en réas-
surance, les autres éléments de comptabilité ne doivent pas pour autant être omis ou retirés de la comptabilité
générale, celle nécessaire pour fournir une image globale de la performance financière de la compagnie d’assurance
ou de réassurance.
3.2.1 Primes
Les primes recouvrent plusieurs significations différentes.
La prime souscrite est le terme commun. Il renvoie aux primes habituellement souscrites durant le cours de l’an-
née relative à l’application du traité. Dans les cessions proportionnelles, les primes souscrites sont généralement les
primes utilisées pour calculer la commission due à la compagnie cédante et elles forment la base pour le calcul des
réserves de prime et de portefeuilles de prime sortant.
Les primes acquises peuvent aussi être calculées en utilisant les réserves de prime et le résultat en serait le suivant :
Il existe aussi plusieurs façons de calculer les réserves – voir en page 29.
En ce qui concerne les traités non proportionnels, les primes sont souvent la base sur laquelle appliquer le taux
applicable en vertu d’une couverture particulière en excédent de sinistre. Ensuite, les primes sont souvent appelées
« Prime brute nette retenue » ou « Prime brute nette souscrite ». Ces bases ne sont pas exclusives et les définitions
ne sont pas parfaitement standardisées, ainsi il est très important de vérifier la définition qui apparaît dans le libellé
du traité, afin d’éliminer tous malentendus.
La prime brute nette retenue et la prime brute nette souscrite peuvent être définies comme suit : la prime souscrite
moins les retours de primes, les annulations et ristournes, et moins les primes payées pour les cessions en réassu-
rance au bénéfice de la présente couverture, le cas échéant.
3.2.2 Sinistres
Souvent, les comptes de traités proportionnels se réfèrent aux sinistres payés, aux sinistres impayés, aux sinistres
subis, aux réserves de sinistres et aux portefeuilles de sinistre, alors que les comptes de traités non proportionnels
se réfèrent aux sinistres, aux sinistres impayés et aux sinistres subis.
Les sinistres subis sous les traités proportionnels sont calculés comme suit :
Les sinistres payés durant le cours de l’année, moins les sinistres impayés rapportés de l’année précédente, plus
les sinistres impayés à la fin de l’année en cours.
Lorsque le traité a des portefeuilles entrant et sortant, les sinistres subis sont calculés comme suit :
Les sinistres payés durant le cours de l’année, moins le portefeuille de sinistre entrant, plus le portefeuille de si-
nistre sortant à la fin de l’année en cours.
3.2.3 Commissions
Il existe plusieurs types différents de commission, qui seront présentés ici, mais examinés plus en détail par la
suite. Les commissions sont applicables dans les comptes proportionnels, mais elles n’existent pas dans les comp-
tabilités non proportionnelles (et elles ne devraient pas être confondues avec la commission intermédiaire que le
réassureur paie à l’intermédiaire qui introduit ou place l’affaire avec lui).
Souvent, les traités proportionnels ont aussi une commission bénéficiaire et celle-ci est un pourcentage du béné-
fice du traité pour l’année en question, par exemple 15% du bénéfice. Le bénéfice pour l’année sera calculé selon une
formule établie dans le traité et souvent il comprendra plusieurs éléments, tels que les dépenses des réassureurs, et
cela sans considération du report ou du non report des sinistres des années précédentes. Il est très important de se
référer au libellé du traité pour comprendre comment sera calculé le bénéfice. Les commissions bénéficiaires sont
traitées en détail ci-dessous en page 24.
Lorsqu’il est difficile de s’accorder sur les commissions fixes, les parties prenantes au contrat de réassurance pro-
portionnelle pourraient convenir d’une commission d’échelle mobile. Un exemple de commission d’échelle mobile
se présente ainsi :
De l’exemple ci-dessus, il apparaît que la commission augmente de 0.5% pour chaque amélioration du taux de si-
nistre de 1%. Ceci est un exemple. Les commissions d’échelle mobile peuvent varier selon le résultat des négociations
de renouvellement. Les commissions d’échelle mobile sont traitées plus en détail en page XX.
Un autre type de commission est la commission supplémentaire, c’est sous un traité proportionnel une commis-
sion fixe en plus. Elle peut être appliquée lors de circonstances particulières, telles que convenues lors des négocia-
tions de renouvellement.
3.2.4 Réserves
Les réserves ont été historiquement établies pour réduire le risque de crédit aux réassurés. En maintenant les
réserves de prime et de sinistre, le réassuré a en mains un équilibre de trésorerie, si le réassureur devait échouer à
honorer ses obligations en vertu du traité. Les réserves sont un élément en espèces retenu par le réassuré et géné-
ralement le réassuré paie un intérêt sur les réserves qu’il détient, soumis à une taxe sur l’intérêt.
Le pourcentage des réserves de prime et des réserves de sinistre détenues apparaît dans le traité, et les réserves
sont détaillées plus en détail ci-dessous, en page 29.
3.2.5 Portefeuilles
Les portefeuilles s’appliquent uniquement aux traités proportionnels sur une base clean-cut ou sur une base
d’exercice comptable. En vertu d’un système clean-cut ou d’exercice comptable, tous mouvements de prime ou de
sinistre ayant lieu durant l’exercice comptable est crédité ou débité selon les termes et conditions figurant dans le
contrat de réassurance pour l’exercice comptable concerné, indépendamment du départ du risque ou de l’occur-
rence du sinistre.
Dans le but de pouvoir proprement rémunérer le réassureur de l’année concernée pour la responsabilité qu’il accepte,
il est crédité du portefeuille de prime entrant pour couvrir les risques toujours en vigueur de l’année précédente et d’un
portefeuille de sinistre entrant pour couvrir les sinistres en suspens. De même, à la fin de l’année, le réassureur sera
débité des portefeuilles de prime et de sinistre sortant. Les portefeuilles sont traités plus en détail plus loin.
De même, il est aussi important de connaître le “type” de réassurance. Une fois encore, il existera des procédures
différentes de répartition des risques entre, par exemple, les traités quote part et les traités en excédent, et de même,
il existera une procédure différente de répartition de sinistres entre le traité en excédent de sinistre risque et un
traité en excédent de sinistre catastrophe.
4.1.2 Période
La période est importante, car un comptable devra apprécier dans quel exercice comptable la couverture tombera,
et de même, si une part du sinistre non recouvrable sous la couverture actuellement en vigueur est couverte par un
autre contrat de réassurance.
4.1.3 Devises
Si la couverture est dans une devise locale, la gestion des comptes sera beaucoup plus facile, mais si la couverture
ou les sinistres sont dans des devises différentes, alors il est important de pouvoir identifier et comprendre la clause
des devises, et d’être au fait sur la manière d’effectuer les conversions.
4.1.4 Rétention/déductible
Les rétentions sous les couvertures proportionnelles et les déductibles sous les couvertures non proportionnelles
doivent être identifiées en vue de la répartition du risque et de la distribution du sinistre.
4.2.1 Proportionnel
Un exemple de traité proportionnel est inclus dans ce manuel en annexe C.
[Link] Parties
Le comptable doit identifier les parties, lorsque le réassuré est un groupe de compagnies, il peut être
nécessaire de répartir les entrées de compte soit dans un compte de résultats spécifique soit dans des
rapports à un service administratif spécifique. De même, les réassureurs doivent être identifiés, ainsi
que l’adresse où les comptes doivent être envoyés.
[Link] Période
La période est importante, car un comptable devra apprécier dans quel exercice comptable la couver-
ture tombera, et de même, si une part du sinistre non recouvrable sous la couverture actuellement en
vigueur est couverte par un autre contrat de réassurance.
Les commissions doivent être identifiées. Est-ce que la couverture est soumise à une commission fixe, à
une commission mobile ou à une commission supplémentaire ? Comment est calculée la commission ?
S’il existe une commission bénéficiaire, la procédure pour calculer le bénéfice est important. Il sera
aussi nécessaire d’identifier les dépenses des réassureurs et de savoir si des sinistres des années pré-
cédentes, le cas échéant, doivent être inclus.
Si la couverture est soumise à des réserves, le mode de calcul doit être bien identifié.
[Link] Les clauses relatives à l’intérêt sur les réserves, les taxes et impôts
Si les réassureurs doivent déposer des réserves auprès du réassuré, ces dépôts en espèces vont géné-
ralement entrainer un intérêt et il y aura une clause précisant la façon dont sera calculé cet intérêt et la
nécessité de différer l’impôt sur cet intérêt, le cas échéant.
D’autres taxes peuvent aussi être appliquées. Si elles existent effectivement, elles doivent être préci-
sées dans le traité avec une description claire de la façon dont elles vont être calculées.
[Link] Identification du type de compte – clean-cut avec calcul des portefeuilles ou année
de souscription
Les traités clean-cut sont soumis à des procédures différentes de celles du rendu des comptes sur
une base d’année de souscription. Généralement, un traité clean-cut peut être identifié par l’existence
d’une clause dans le traité relative aux “portefeuilles”. Elle précisera s’il existe des portefeuilles entrant
[Link] Clauses relatives au calendrier des comptes, au calendrier des règlements, aux
conséquences de paiements tardifs et à la procédure pour réclamer les sinistres au comptant
Il est important que le comptable sache quand les comptes doivent être rendus aux réassureurs et
quand les soldes doivent être payés. Et ces paramètres sont définis dans le traité. De plus en plus,
les traités exigent également un intérêt à payer sur les soldes impayés après la période même durant
laquelle ils auraient dus être payés. Il est également important de savoir à partir de quel niveau le
réassuré peut demander le paiement d’un sinistre sans avoir à attendre le rendu du prochain compte
semestriel ou trimestriel. Généralement, lorsque le paiement d’un sinistre atteint un certain niveau,
le réassuré a besoin de liquidités et ces liquidités doivent être accessibles dans un bref laps de temps.
Le comptable doit également savoir si le set off est permis entre les parties et si les autres parties ou
si les accords entre les parties sont inclues dans la procédure set off. De même, il doit savoir comment
les primes et les sinistres dans d’autres devises seront convertis dans la devise du traité.
Certains traités exigent encore des bordereaux et des procédures adéquates doivent être mises en
place pour compléter avec précision les informations que les bordereaux contiennent. Les bordereaux
sont des rapports préparés pour les réassureurs, fournissant les détails des risques qui ont été cédés
au traité. Certains réassureurs peuvent demander que seulement certains risques soient signalés, par
exemple, les risques avec une somme assurée excédant un certain montant ou les risques échouant
dans des certaines catégories aléatoires et dangereuses. Certains réassureurs peuvent demander un
détail de tous les risques, incluant les taux et autres informations, afin de mieux comprendre les risques
que la cédante accepte, ainsi que la qualité des affaires cédées au traité.
Il est important que les erreurs et les omissions n’invalident pas le contrat lorsqu’elles sont sincères et
substantielles, et qu’elles sont corrigées lors de leur découverte.
Le droit applicable est important, car le cadre légal dans lequel une police est émise peut être diffé-
rent du cadre légal dans lequel le réassureur opère. La clause “suivre le même sort” peut résoudre ce
problème, mais il est toujours mieux si le droit applicable de la compagnie cédante est applicable pour
éviter tous problèmes au moment d’un sinistre.
Généralement, le réassureur aura le droit d’inspecter les documents de la cédante aussi longtemps
que le contrat est en vigueur ou que le litige reste ouvert. Les clauses des droits de regard contiennent
parfois une clause de confidentialité, si elle n’a pas déjà été inscrite ailleurs dans le traité.
[Link] Parties
Le comptable doit identifier les parties. Lorsque le réassuré est un groupe de compagnies, il peut être
nécessaire de répartir les entrées de compte soit dans un compte de résultats spécifique soit dans des
rapports à un service administratif spécifique. De même, les réassureurs doivent être identifiés, ainsi
que l’adresse où les comptes doivent être envoyés.
[Link] Période
La période est importante, car le comptable doit pouvoir apprécier dans quel exercice comptable
échoue la couverture et, de même, si une part du sinistre non recouvrable sous la couverture actuelle-
ment en vigueur est couverte par un autre contrat de réassurance.
Le traité définit les détails nécessaires pour le calcul de la prime payable en vertu de la couverture.
Généralement, le réassureur demande un taux de pourcentage à appliquer à une définition convenue
de prime.
La cédante s’oblige, dans les soixante jours après l’expiration du Traité, à verser au Réassureur, une
prime de 9.24% des primes acquises. Au 1 janvier 2013, la cédante versera au Réassureur une prime
minimum et provisoire de NGN 2’577’960.
Par «primes acquises conservées», on entend le total des primes brutes (pour les polices couvertes)
souscrites ou encaissées par la Cédante durant la période de réassurance correspondante, après dé-
duction des annulations et remboursements de primes, ainsi que des primes pour la réassurance pré-
ciputaire.
Cette clause énonce clairement le taux (9.24%), elle décrit la prime de base à laquelle le taux sera ap-
pliqué – la prime nette brute originale du réassuré comptabilisé en vertu de l’affaire réassurée par le
présent traité durant la période concernée – et elle établit la prime minimum et provisoire devant être
payée et quand elle devra être payée.
Comme on peut le voir dans [Link] ci-dessus, la prime minimum et provisoire est payable au premier
janvier. Souvent, les primes minimum et provisoires sont calculées à 80% de la prime attendue. Comme
le réassuré doit généralement payer le réassureur avant qu’il ait reçu les paiements de ses clients, la
possibilité de reporter une partie de la prime minimum et provisoire peut être assez importante du
pointe de vue de la question des liquidités. Souvent, l’entièreté de la prime minimum et provisoire est
payable au démarrage du traité.
La couverture sous un traité non proportionnel est limité à un montant maximum pour lequel le réas-
sureur est responsable (la limite). Ainsi, après un sinistre total, la couverture est épuisée. Si un réassu-
ré souhaite avoir plus d’un événement couvert, il doit s’assurer qu’il existe une clause de reconstitution
dans le contrat. Cela exige habituellement une prime de reconstitution. Les détails sur la manière de
calculer la prime et pour quels montants seront décrits dans le traité.
Comme noté ci-dessus, le moment des paiements des primes minimum et provisoires a des effets
conséquents sur les liquidités du réassuré. Comme les traités en excédent de sinistres sont fondés sur
des sinistres, les comptes en vertu de ces sinistres sont émis lorsqu’un paiement de sinistre doit être
effectué. A nouveau, comme le réassuré est, à ce moment, dans un besoin de liquidités pour payer
son sinistré, il est important que le réassureur paie les sommes dues rapidement. En outre, les consé-
quences de règlements tardifs devraient refléter les coûts que le réassuré pourrait endurer s’il s’avérait
nécessaire d’emprunter de l’argent à court terme en attendant l’argent des réassureurs.
Le comptable doit également savoir si le set off est permis entre les parties et si les autres parties ou si
les accords entre les parties sont inclus dans la procédure set off. De même, il doit savoir comment les
primes et les sinistres dans d’autres devises seront convertis dans la devise du traité.
Il est important que les erreurs et les omissions n’invalident pas le contrat lorsqu’elles sont sincères et
substantielles, et qu’elles sont corrigées lors de leur découverte.
Le droit applicable est important, car le cadre légal dans lequel une police est émise peut être diffé-
rent du cadre légal dans lequel le réassureur opère. Dans la mesure du possible, le droit applicable à
la relation du traité devrait être le même que le droit applicable à la police entre l’assuré et la cédante.
Généralement, le réassureur aura le droit d’inspecter les documents de la cédante aussi longtemps
que le contrat est en vigueur ou que le litige reste ouvert. Les clauses des droits de regard contiennent
parfois une clause de confidentialité, si elle n’a pas déjà été inscrite ailleurs dans le traité.
Souvent, c’est la partie cherchant à recevoir de l’argent qui va rendre un compte à l’autre partie contractuelle.
Ainsi, c’est souvent le réassureur ou l’intermédiaire en réassurance qui rendra le compte au réassuré pour le
paiement de la prime minimum et provisoire.
En vérifiant l’exactitude du compte, la référence doit être faite au traité ou, si absent, au slip. Généralement, le
montant de la prime minimum et provisoire est spécifié. En règle générale, il est de 80% du taux multiplié par
la prime estimée pour l’année, mais c’est uniquement un principe général et d’autres chiffres sont possibles.
10 Décembre 2014
Madame/Monsieur,
En vertu du traité, la prime suivante nous est due et nous serions heureux de recevoir votre versement,
comme il se doit.
Signé
Dans l’exemple ci-dessus, la prime minimum et provisoire est de $500’000, payable de manière trimestrielle.
Si le traité en excédent de sinistre devait subir un sinistre, généralement c’est le réassuré qui rendra un compte au
réassureur pour le paiement.
EXEMPLE D’UN AVIS DE SINISTRE REÇU DEMANDANT UN RÈGLEMENT AUPRÈS DES RÉASSUREURS.
Nous regrettons de constater que nous avons subi des sinistres importants suite au passage du typhon David, qui
s’est produit entre le 15 février et le 22 février 2016.
Sur la base de l’agenda de pertes suivant, nous demandons un règlement auprès des réassureurs, tel qu’indiqué ci-
dessous :
Date du sinistre Montant
15.02.2016 $25’000
16.02.2016 $250’000
17.02.2016 $150’000
18.02.2016 $650’000
19.02.2016 $225’000
20.02.2016 $50’000
21.02.2016 $25’000
22.02.2016 $10’000
TOTAL DES PAIEMENTS $1’385’000 (brut d’excédent)
Dans ce cas, il y a eu un typhon qui dura plusieurs jours et le réassuré demande le paiement auprès de son réassu-
reur sur la base des paiements qu’il a effectué. Le montant total est indiqué comme «brut d’excédent», ainsi il serait
donc nécessaire de réduire le montant par la déductible de $500’000, faisant un paiement dû de $885’000.
Il pourrait également être nécessaire de vérifier si une clause horaire existe dans le contrat qui pourrait encore
réduire le paiement, et aussi, si une prime de reconstitution est payable – voir ci-dessous.
La plupart des traités en excédent, soit sur une base par risque soit sur une base par événement, ont des recons-
titutions limitées. Autrement dit, si par exemple la couverture est de 100’000 excédent de 50’000, une fois qu’il y
aura des pertes excédant la déductible (50’000) d’un montant de 100’000, la couverture sera épuisée et elle exigera
une reconstitution.
La clause de reconstitution, qui est uniquement pertinente pour les traités en excédent de sinistre, s’applique
RECONSTITUTION
Exemple d’un avis de sinistre reçu demandant un règlement auprès des réassureurs.
Nous regrettons de constater que nous avons subi des sinistres importants à la suite des
feux de forêts qui se sont produits le 2 septembre 2016.
Dans l’exemple ci-dessus, les feux de forêt ont causé un sinistre au traité qui a épuisé jusqu’à 75% de la couverture.
Les conditions de reconstitutions permettent une reconstitution à 100% de la prime additionnelle, à 100% quant
au temps et au pro rata quant au montant. Comme 75% de la couverture doit être reconstitué, 75% de la prime de
$50’000 doit être payé par le biais de la prime de reconstitution = $37’500.
Une fois la prime définitive pour la période connue, généralement en janvier ou en février de l’année suivante
(pour les traités annuels se terminant au 31 décembre), un ajustement est effectué en appliquant le taux de prime à
la prime définitive.
10 Mars 2016
Madame/Monsieur
La prime suivante nous est due en vertu du traité et nous serions heureux de recevoir le solde de la prime due.
Signé
(Cette tâche nction peut également être exécutée par l’intermédiaire en réassurance)
Dans cet exemple, le taux s’applique à une prime de base qui a été finalisée à $500’000’000. Sur la base d’un taux
de 0.125%, cela a entrainé une prime de $625’000 et ainsi une prime additionnelle payable de $125’000.
Si un intermédiaire en réassurance devait être impliqué, il deviendrait également nécessaire pour le réassureur de
rendre compte à cet intermédiaire en réassurance des frais supplémentaires dus.
Comptabilité proportionnelle
La comptabilité proportionnelle est assez différente de la comptabilité non proportionnelle. Elle consiste en une
comptabilité régulière – généralement trimestrielle – aux réassureurs, la seule exception étant la demande pour les
sinistres au comptant.
Le lecteur est informé des principaux éléments de comptabilité dans le diagramme ci-dessous :
Il est important de noter que pour une compagnie d’assurance la prime payée à un réassureur est un débit, un élé-
ment de SORTIE, alors que du point de vue du réassureur c’est un crédit, un élément d’ENTREE. Ici, nous examinons
cet aspect du point de vue de l’assureur.
Il existe deux principaux types de système comptable sous les traités proportionnels – “l’exercice comptable” et l’
“année de souscription”.
En vertu d’un système d’exercice comptable, tous mouvements de prime ou de sinistre ayant lieu durant l’exercice
comptable sont crédités ou débités selon les termes et conditions figurés dans le contrat de réassurance pour l’exer-
cice comptable concerné, indépendamment du départ du risque ou de l’occurrence du sinistre.
A l’évidence, une compagnie d’assurance ne souscrit pas toutes ses polices au 1er janvier. Une compagnie souscrit
des affaires durant toute l’année. Ainsi, une police annuelle démarrant au 15 février sera encore en vigueur au 14
février de l’année suivante, une police souscrite au 15 décembre sera encore en vigueur au 14 décembre de l’année
Ainsi, si la période du traité est du 1er janvier au 31 décembre, il se trouvera à la fin de la période, c’est-à-dire, au
31 décembre, plusieurs polices toujours en vigueur jusqu’au 30 décembre de l’année suivante.
5
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15
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M
Ju
6
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16
ai
il -
M
Ju
Le défi est de savoir comment traiter au mieux ce problème. Plusieurs méthodes ont été mises au point à cette fin,
dont l’une, sans doute la plus simple, est donnée ci-dessous.
Si l’on prend 100% de la prime payée pour la période de 12 mois, disons une prime de $4’000’000 pour 2015, l’on
peut déduire disons 20% pour les frais intermédiaires et les coûts de marketing et cela laisse alors 80% de la prime
pour couvrir le risque lui-même. Si l’on fait l’hypothèse que les polices sont uniformément réparties sur l’année,
alors l’on peut prendre 50% de 80% comme prime non perçue sur l’ensemble du portefeuille à la fin de la période du
TRAITE, c’est-à-dire au 31 décembre. Ce calcul est présenté ci-dessous :
En débitant le réassureur actuel avec 40% d’un portefeuille de prime sortant et en créditant le réassureur de l’an-
née suivante avec un portefeuille de prime entrant, on peut estimer que le réassureur actuel est relevé de toute autre
responsabilité subséquente concernant les risques toujours en vigueur (non expirés) et le réassureur de l’année
suivante est correctement rémunéré pour assumer ces responsabilités. En débitant et créditant de même façon un
portefeuille de sinistre à 100%, le transfert est aussi effectué pour les sinistres impayés.
De même, si les sinistres impayés à la fin de l’année 2015 sont disons de $500’000 et que le réassureur A paie
ce montant au réassuré, et le réassuré crédite ce montant au réassureur B, alors le réassureur B a, en théorie, reçu
suffisamment de fonds pour couvrir les risques toujours en vigueur et pour payer tous sinistres impayés à la fin de
l’année 2015.
Ces paiements sont nommés comme des portefeuilles entrant et sortant. Ainsi, dans l’exemple ci-dessus, le réas-
sureur A paie un portefeuille de prime sortant de 40% de primes qu’il a reçu et paie aussi un portefeuille de sinistre
sortant de 100% des sinistres impayés, dans ce cas $500’000 et le réassureur B reçoit un portefeuille de prime en-
trant de 40% des primes pour l’année 2015 et un portefeuille de sinistre entrant de 100% des sinistres impayés pour
2015, c’est-à-dire $500’000. Un exemple de cette procédure est donné ci-dessous.
Dans un système d’année de souscription, les primes et les sinistres sont crédités ou débités selon les termes et
conditions figurant dans le contrat de réassurance pour l’année de souscription concernée, lorsque la police origi-
nale a été souscrite et que les comptes ont été rendus pour chaque période convenue, jusqu’à ce que les respon-
sabilités en vertu des polices souscrites durant cette année de souscription soient arrivées à terme. Voir l’exemple
ci-dessous :
Dans l’exemple ci-dessus, les comptes sont produits sur une base trimestrielle et il n’existe aucun portefeuille
entrant ou sortant. Le réassuré doit produire des comptes trimestriels pour le réassureur, jusqu’à ce que toutes les
Pour cette raison, il est coûteux de produire des comptes sur une base d’année de souscription. Dans l’exemple
ci-dessus, il se trouve déjà 9 comptes trimestriels pour l’année de souscription 2013. Si les comptes doivent éga-
lement être produits pour les années de souscription 2014 et 2015 et que cela prend au moins 5 ans pour que les
risques et les sinistres soient liquidés, alors il sera nécessaire de produire 60 comptes trimestriels en tout, juste pour
ces trois souscriptions annuelles.
Généralement, l’affaire est uniquement comptabilisée pour une année de souscription, lorsqu’il est nécessaire
d’examiner le développement de chaque année de souscription en détail, et cela s’applique essentiellement aux
affaires prenant plusieurs années avant d’être réglées et aux affaires qui ne sont typiquement pas annuelles, telles
que les couvertures tous risques chantier ou certaines couvertures transport, là où il est généralement très difficile
d’évaluer les sinistres impayés après la première déjà et où chaque année peut considérablement varier quant à la
durée nécessaire pour clore l’affaire.
Il est conseillé d’avoir un option dans le traité pour que le réassureur soit en mesure de commuer une année une
fois que la plupart des affaires relatives à cette année de souscription aient été liquidées, afin d’éviter d’avoir à pro-
duire encore des comptes, alors qu’il est peu rentable de le faire.
6.3 Commissions
La commission d’échelle mobile sera soumise à négociation, mais il peut être prévu, par exemple, une augmenta-
tion de commission de 0.5% pour chaque 1% de réduction du taux de sinistre, avec des limites de, disons :
ou plus
ou moins
Une clause peut être réalisée pour reporter les sinistres à l’année suivante, en excédent d’un ratio sinistre spécifié.
Bien que le ratio sinistre soit calculé sur la base des primes acquises, le taux de commission est appliqué aux primes
souscrites durant l’année.
L’objectif devrait être de payer, au cours d’une année normale, le même taux de commission que si un taux fixe de
commission avait été convenu. Dans l’exemple ci-dessus, le réassureur pourrait avoir travaillé sur une base, disons,
de commission fixe de 33% pour un taux de sinistre normal d’environ 60%.
La commission bénéficiaire est conçue pour inciter la cédante à continuer d’avoir une haute qualité de souscrip-
tion. Un avis de commission bénéficiaire est un miroir de la performance d’un traité particulier de réassurance.
Si “l’entrée” excède la “sortie”, alors un profit a été réalisé. Si cependant la sortie excède l’entrée, alors une perte
a été subie.
Un pourcentage de participation au profit devra être convenu au commencement du traité et le solde positif sur la
déclaration de commission bénéficiaire pour chaque année sera partagé selon ces pourcentages.
Il faut remarquer qu’il est courant de prévoir dans le traité qu’en cas d’une année entrainant une perte, celle-ci
pourrait être reportée jusqu’à la disparition (c’est-à-dire, le montant de la perte reste un élément de débit sur les
déclarations de commission bénéficiaire pour les années subséquentes jusqu’à la disparition) ou la perte est reportée
selon un nombre convenu d’années et ensuite abandonné.
Il est important qu’une définition convenue de prime soit inscrite dans le traité pour éviter toute confusion ou tout
malentendu lors de la préparation de la déclaration de commission bénéficiaire.
Dans un compte de réassurance proportionnelle la prise (au début de l’année) ou le transfert (à la fin de l’année)
de cessions encore valides est effectué par l’entrée ou la sortie d’un “portefeuille de prime” (entrée = risque entrant
encore valide, sortie = risque encore valide sortant).
Pour que le calcul du portefeuille de prime soit mathématiquement correcte, la prime encore valide sur les ces-
sions individuelles devrait être calculée en comptabilisant le nombre de jours courant encore sur la police, de la date
d’anniversaire du traité à la fin de période de la police, et ensuite, en appliquant le nombre de jours non écoulés à la
prime nette pour arriver à la part de la prime relative à cette période encore valide.
Dans le cadre d’un traité avec des centaines de cessions commençant à diverses dates, le coût et les inconvénients
du calcul des portefeuilles de prime dans ce cas seraient considérables.
Deux méthodes basiques sont utilisées pour simplifier cette procédure. D’autres méthodes seront examinées dans
le manuel des techniques avancées de comptabilité en réassurance.
La première méthode est connue comme la méthode des 24èmes. Un exemple est donné ci-dessous :
Dans le tableau ci-dessus 1/24e de la prime pour janvier est calculé, 3/24e ou 1/8e de la prime pour février est
calculé, 5/24e de la prime pour mars, etc. jusqu’à la fin de l’année, et ces résultats sont totalisés pour donner le mon-
tant de 8’962’645.83 GBP.
Sur la base de cet exemple, les réassureurs pour l’année calculée seront débités de leur part de 8,962,645.83 GBP
et les réassureurs pour l’année suivante seront crédités de leur part de cette somme.
La seconde méthode est la méthode des 40%, qui prend simplement 40% des primes pour l’année, comme dans
l’exemple ci-dessous :
On constate dans cet exemple que le résultat est un montant de 10’620’000 GBP. Ainsi, les réassureurs pour l’an-
née calculée seront débités de leur part de 10’620’000 GBP et les réassureurs pour l’année prochaine seront crédités
de leur part de cette somme.
Dans cet exemple, le système des 24e s’est traduit par un chiffre inférieur (8,962,645.83 GBP) à celui du système
des 40% (10,620,000 GBP), mais ce résultat pourrait être inversé, selon la répartition des primes par mois durant
l’année, si par exemple, dans le cadre du système des 24e, il se trouverait une polarisation des primes vers la fin de
l’année plutôt que vers le début de l’année.
Généralement, le calcul du portefeuille de sinistre est fondé à 100% des sinistres impayés. A la date d’anniversaire,
Sur une base “clean-cut”, le réassureur sera crédité avec sa part de portefeuille de sinistre à la date d’anniversaire
du traité. A la fin de l’année du traité, le réassureur sera débité de sa part de transfert de portefeuille de sinistre.
Même pour les réassureurs continuant, les portefeuilles de prime et de sinistre seront retirés à la fin de l’année du
traité et repris à la date de renouvellement. Ce système réduit grandement le travail administratif, en comparaison
des traités permettant aux risques de courir jusqu’à leur disparition ou expiration naturelle.
6.5 Réserves
Le calcul des réserves de prime devrait, en théorie, suivre les mêmes principes que celui du portefeuille de prime.
Cependant, c’est une pratique courante pour les réserves de prime d’être calculées à un taux fixe de prime et c’est
souvent à 40% (comme dans le calcul simple du portefeuille de prime).
Dans les comptes trimestriels, la réserve est calculée sur les primes d’un trimestre et retenue pour une année pour
être libérée au même trimestre de l’année suivante, par exemple :
Comme le tableau ci-dessus le montre, étant donné que chaque trimestre de primes est crédité au réassureur, un
40% de part de ces primes est débité et retenu dans le compte de réserve de prime. Le montant retenu est libéré au
même trimestre de l’année suivante. Ainsi, dans l’exemple ci-dessus, il peut être remarqué que dans 2Q13 (colonne
3) une somme de 1’400’000 a été retenue, et elle est libérée dans 2Q14 (colonne 4).
Un exemple de ce processus est donné plus en détail dans les exemples de comptabilité ci-dessous.
Les divers éléments d’une comptabilité ont été discutés ci-dessus et ils vont maintenant être combinés afin de
préparer les comptes pour une période totale de 12 mois.
Ici, le traité en quote part en question a une commission fixe de 35%, une réserve de prime de 40%, un portefeuille
de prime calculé à 40%, et un portefeuille de sinistre impayé calculé à 100% et un intérêt sur les réserves à 1% par
an. La commission bénéficiaire est de 15%, avec les dépenses des réassureurs calculées à 7.5% et les sinistres à la
disparition.
Primes : 220,613
Sinistres payés : 26,474.
Sur la base de l’information du traité, Mme Alena, qui est responsable de l’émission des comptes pour le traité en
quote part de la Royal, prépare une feuille de calcul :
Comme il sera montré, les numéros de référence se réfèrent à la feuille de calcul. Ainsi, E8 sur la feuille de calcul
est la prime brute souscrite pour 1Q13 et cet élément est transféré en tant que débit au compte de réassurance,
puisque la Royal doit payer ce montant aux réassureurs.
Le montant sur le compte est calculé de façon indépendante par Mme Alena, de sorte qu’elle puisse doublement
contrôler le solde sur sa feuille de calcul, afin d’être sûr que les chiffres ont été correctement transférés.
Le service des comptes de la Royal Insurance Company reçoit l’information suivante pour préparer le compte
trimestriel 2Q2013.
Sur la base de l’information du traité, Mme Alena, qui est responsable de l’émission des comptes pour le traité en
quote part de la Royal, ajoute à sa feuille de calcul :
Mme Alena calcule la commission et la réserve de prime à retenir, et comme le traité indique aussi l’intérêt sur
les réserves, il y a un montant supplémentaire à calculer pour cet élément également. Comme 88’245 a été retenu
en dépôt pour le compte des réassureurs pour trois mois, ainsi Mme Alena calcule 1 semestre d’intérêt et ajoute ce
A nouveau, les numéros de référence se rapportent à la feuille de calcul. Ainsi, F8 sur la feuille de calcul est la prime
brute souscrite pour 2Q13 et cet élément est transféré comme un débit au compte de réassurance, puisque la Royal
doit payer ce montant aux réassureurs.
Le montant sur le compte est calculé de façon indépendante par Mme Alena, de sorte qu’elle puisse doublement
contrôler le solde sur sa feuille de calcul, afin d’être sûr que les chiffres ont été correctement transférés.
Le service des comptes de la Royal Insurance Company reçoit l’information suivante pour préparer le compte
trimestriel 3Q2013 :
Primes : 161,783
Sinistres payés : 48,535
Sur la base de l’information du traité, Mme Alena, qui est responsable de l’émission des comptes pour le traité en
quote part de la Royal, ajoute à sa feuille de calcul :
Mme Alena calcule la commission, la réserve de prime à retenir et l’intérêt sur les réserves, ce qui entraine un
montant dû par les réassureurs de 7’736.
A nouveau, les numéros de référence se rapportent à une feuille de calcul. Ainsi, G8 sur la feuille de calcul est la
prime brute souscrite pour 3Q13 et cet élément est transféré en tant que débit au compte de réassurance, puisque la
Royal doit payer ce montant aux réassureurs.
Le montant du compte est calculé de façon indépendante par Mme Alena, de sorte qu’elle puisse doublement
contrôler le montant sur sa feuille de calcul, afin d’être sûr que les chiffres ont été correctement transférés.
Le service des comptes de la Royal Insurance Company reçoit l’information suivante pour préparer le compte
trimestriel 4Q2013 :
Primes : 230,153
Sinistres payés : 61,772
A nouveau, les numéros de référence se rapportent à la feuille de calcul. Ainsi, H8 sur la feuille de calcul est
la prime brute souscrite pour 4Q13, et cet élément est transféré en tant que débit sur le compte de réassurance,
puisque la Royal doit payer ce montant aux réassureurs.
Le montant du compte est calculé de façon indépendante par Mme Alena, de sorte qu’elle puisse doublement
contrôler le montant sur sa feuille de calcul, afin d’être sûr que les chiffres ont été correctement transférés.
Ci-dessus, dans le 4e compte trimestriel, Mme Alena a entré “0” comme montant de commission bénéficiaire
payable. Comme il peut être montré sur la feuille de calcul qu’elle prépare, il y a un sinistre pour l’année de 79’663.
Cependant, comme les réassureurs souhaiteront être informés du mode de calcul de la Royal, Mme Alena joint cela
au 4e compte trimestriel :
A nouveau, les numéros de référence se rapportent à la feuille de calcul. Ainsi, H29 sur la feuille de calcul est la
prime brute souscrite pour l’année 2013, et cet élément est transféré en tant que débit à la déclaration de commis-
sion bénéficiaire, puisque le compte est considéré de la position comptable de la Royal.
Le montant de la déclaration est calculé de façon indépendante par Mme Alena, de sorte qu’elle puisse doublement
contrôler le résultat sur sa feuille de calcul, afin d’être sûr que les chiffres ont été correctement transférés.
Ceci est la procédure à suivre pour terminer les comptes proportionnels sur une base clean-cut. Ci-dessous, nous
examinons la préparation des comptes sur une base d’année de souscription.
Les différents éléments d’un compte – commissions et réserves – ont été discutés ci-dessus et ils sont à nouveau
combinés en vue de préparer les comptes sur une base d’année de souscription.
Ici le traité en excédent en question a une commission fixe de 35%, une prime de réserve de 40% et une réserve de
sinistre impayé calculé à 100% et un intérêt sur les réserves à 1% par an.
La procédure de préparation des comptes est très similaire à celle sur une base clean-cut, sauf que les primes et
sinistres doivent être séparés par année de souscription et comptabilisés séparément.
Dans l’exemple ci-dessous, nous allons préparer le 1er compte trimestriel 2013 pour le traité en excédent de trans-
port qui est en vigueur depuis 2011.
Mme Alena a maintenu les feuilles de calcul pour chaque année de souscription. Ainsi, en ce qui concerne 2011,
huit comptes ont déjà été rendus.
Il est à noter que les primes diminuent considérablement après les 4 premiers trimestres. Aussi, il est à remarquer
que les réserves de prime retenues en 2011 sont libérées en 2012 dans le même trimestre où elles avaient origina-
lement été retenues l’année précédente et un solde courant est conservé pour calculer l’intérêt dû. L’intérêt sur les
sinistres impayés est crédité annuellement, lorsque la réserve de sinistre impayé retenue l’année précédente est
libérée.
Cette année de souscription n’a eu que des comptes rendus pour 4 trimestres, jusqu’à présent :
Le service comptable de la Royal a maintenant reçu les chiffres suivants pour le 1er trimestre 2013 :
E F H I K
7
8
10
12
14
15
16
18
19
21
22
24
Ainsi, pour chaque année de souscription, Mme Alena doit préparer sa feuille de calcul, l’ajoutant à celles des an-
nées de souscription 2011 et 2012, et préparant une nouvelle feuille de calcul pour 2013. La procédure pour préparer
les feuilles de calcul est similaire à celle ci-dessus en vertu de la comptabilité du traité clean-cut, sauf que les primes
et les sinistres doivent être séparés par année de souscription et des comptes distincts doivent être produits.
A nouveau, les numéros de référence se rapportent à la feuille de calcul. Ainsi, F7 sur la feuille de calcul est la prime
brute souscrite pour l’année 2011 au 1er trimestre 2013 et cet élément est transféré en tant que débit, puisque le
compte est considéré de la position comptable de la Royal.
Le montant sur le compte est calculé de façon indépendante par Mme Alena, de sorte qu’elle puisse doublement
contrôler le résultat sur sa feuille de calcul, afin d’être sûr que les chiffres ont été correctement transférés.
A nouveau, les numéros de référence se rapportent à la feuille de calcul. Ainsi, I7 sur la feuille de calcul est la prime
brute souscrite pour l’année 2012 au 1er trimestre 2013 et cet élément est transféré en tant que débit, puisque le
compte est considéré de la position comptable de la Royal.
Le montant sur le compte est calculé de façon indépendante par Mme Alena, de sorte qu’elle puisse doublement
contrôler le résultat sur sa feuille de calcul, afin d’être sûr que les chiffres ont été correctement transférés.
A nouveau, les numéros de référence se rapportent à la feuille de calcul. Ainsi, K7 sur la feuille de calcul est la
prime brute souscrite pour l’année 2013 au 1er trimestre 2013 et cet élément est transféré en tant que débit, puisque
le compte est considéré de la position comptable de la Royal.
Le montant sur le compte est calculé de façon indépendante par Mme Alena, de sorte qu’elle puisse doublement
contrôler le résultat sur sa feuille de calcul, afin d’être sûr que les chiffres ont été correctement transférés.
Il est clair que la production des comptes sur une base d’année de souscription implique davantage de travail que
la production des comptes sur une base clean-cut.
7.1 Préparation des statistiques sur une base clean-cut et une base
d’année de souscription avec exemple
Il peut y avoir plusieurs raisons pour produire des statistiques. Le but pourrait être d’examiner les résultats du
point de vue de la cédante ou alors des réassureurs, il peut être également d’examiner les résultats par classe ou par
territoire. D’autres buts sont aussi possibles.
Lorsqu’un traité contient une déclaration de commission bénéficiaire, il est relativement simple de produire des
statistiques.
Ci-dessous se trouve un extrait tiré de la feuille de calcul, comme ceux que nous avons réalisé ci-dessus, d’une
déclaration de commission bénéficiaire pour une période de trois ans :
Si l’on regarde la ligne profit/perte l’année 1 produit un bénéfice de 40’000, l’année 2 une perte de 17’500 et
l’année 3 un bénéfice de 95’000. Ainsi, sur la base de la formule de commission bénéficiaire, le traité a été dans l’en-
semble rentable pour les réassureurs – c’est-à-dire que les bénéfices globaux sont supérieurs aux pertes globales.
L’élément frais des réassureurs est véritablement là pour rendre compte du fait que le réassureur a des frais et que
le calcul de la commission bénéficiaire devrait refléter ce fait. Cependant, si le réassureur recherche un résultat d’un
point de vue purement technique, alors il peut bien supprimer cet élément.
Ici, l’élément frais des réassureurs a été supprimé et la commission bénéficiaire a été incluse en tant que déduction.
La prime brute qui en résulte donne un bénéfice aux réassureurs de 11.96%.
Il est aussi possible de travailler sur les ratios subis et les ratios combinés comme ci-dessous :
Les primes perçues sont égales aux primes souscrites pour l’année plus (le cas échéant) la réserve de prime non
perçue libérée (rapportée de l’année précédente), moins la réserve de prime non perçue retenue (reportée sur l’an-
née suivante).
Les sinistres subis sont les sinistres payés pour l’année, moins toute réserve éventuelle de sinistre impayé libérée,
Le ratio combiné inclut les coûts, dans ce cas la commission et la commission bénéficiaire. Ainsi, le ratio combiné
est le résultat de la division des sinistres subis plus les dépenses par les primes perçues.
Si l’on veut produire des statistiques à partir des comptes rendus sur une base d’année de souscription, les mêmes
procédures s’appliquent. L’aspect important à se rappeler est que les statistiques sur une base d’année de souscrip-
tion continueront de changer pour une souscription particulière jusqu’à ce que tous les risques pour cette année de
souscription aient expiré et que tous les sinistres aient été finalement payés.
Si nous reprenons les comptes de la Royal sur une base d’année de souscription, les feuilles de calcul de Mme
Alena ressembleraient à ceci :
Pour 2011 :
En totalisant les primes, les commissions et les sinistres payés, et en tenant compte du solde de réserve de prime
encore retenu et les sinistres actuels impayés (colonne E), il est possible d’avoir un aperçu du résultat de l’année de
souscription 2011 à 4Q12 (E26). Le résultat apparaît vraiment positif à ce moment.
Actuellement, le bilan comptable de l’année 2012 ne semble pas très bon (E26), mais le résultat est biaisé
par le montant de prime retenu de 114’099 (E18). Le ratio sinistre à 34% (sinistres payés/PBS) semble bon et
si le bon ratio sinistre continue pendant que la réserve de prime est libérée, alors le solde final et le résultat
devraient être favorables et similaires à ceux de 2011.
Il faudrait toujours se rappeler que les chiffres peuvent être manipulés, afin de produire une diversité de
statistiques visant à soutenir l’un ou l’autre argument, particulièrement lors du renouvellement. Ce qui est
important à comprendre, c’est l’impact de certaines hypothèses et être en mesure d’évaluer les alternatives.
Ce cours a été conçu pour étendre la connaissance de base fondée sur les cours précédent et, comme indiqué au
début de ce cours, “l’argent fait tourner le monde”.
Dans le monde économique, tout est mesuré et évalué par l’argent généré…ou perdu.
La comptabilité convertit essentiellement les événements, les actions et décisions en argent, dans une forme relati-
vement standardisée, de sorte que la performance en termes monétaires puisse être évaluée, contrôlée et comparée.
Ainsi, être en mesure de convertir une solide connaissance technique des affaires en réassurance en argent est un
élément essentiel de la procédure.
De même, avoir connaissance de tous les différents éléments qui composent les affaires en réassurance est vital
pour apprécier les subtilités de la négociation, pour faire de bonnes affaires pour votre compagnie et aussi pour être
en mesure d’identifier des erreurs qui ne sont évidentes qu’avec la connaissance et l’expérience.
a. Les primes perçues égalent les primes souscrites plus les réserves de sinistres sortant
moins les réserves de sinistre entrant, le cas échéant.
b. Les primes perçues égalent les primes souscrites plus le portefeuille de prime entrant le
cas échéant moins le portefeuille de prime sortant.
c. Les primes perçues égalent les primes souscrites moins le portefeuille de prime entrant
le cas échéant plus le portefeuille de prime sortant le cas échéant.
d. Les primes perçues égalent les primes souscrites plus les réserves de sinistre entrant le
cas échéant moins les réserves de sinistre sortant.
a. Les comptes de traités en excédent de sinistre sont généralement rendus sont une base
trimestrielle ou semestrielle.
b. En cas de large sinistre inattendu sous une couverture par risque, la cédante peut exiger
un sinistre au comptant auprès des réassureurs, plutôt que d’attendre que soit dû le
prochain compte trimestriel ou semestriel.
c. Les sanctions peuvent uniquement s’appliquer aux traités proportionnels.
d. Les primes minimum et provisoires sont généralement payables par une compagnie
cédante avant que les primes aient été reçues des assurés.
RÉPONSES DU TEST
1. d
2. c
3. b
4. b
5. c
6. d
7. d
8. b
9. a
10. a, b, c & d
PREAMBULE
Article 1
Objet et étendue du Traité
Une réassurance proportionnelle dont les termes sont précisés dans ces Conditions Générales (Titre I
et les dispositions communes) et dans les Conditions Particulières (Note de couverture) et les Annexes
clauses et exclusions.
Le présent Traité s’applique, aux termes, clauses et conditions stipulés ci-après et dans les Conditions
Particulières, à l’ensemble des souscriptions directes réalisées par la CEDANTE dans le territoire de
souscription, y compris par voie de coassurance et de réassurance facultative, portant sur les risques
compris dans la Branche Incendie, Risques Annexes et Autres Dommages Aux Biens (Incendie, RA &
ADAB), dont la liste est donnée aux Conditions Particulières.
Article 2
Forme et conditions de la réassurance
Dans la forme et aux conditions de cession mentionnées aux Conditions Particulières, le REASSUREUR
participe à la réassurance à titre obligatoire et dans la proportion prévue aux Conditions Particulières.
Article 3
Application des cessions
Les Conditions Générales et Particulières des polices d’assurances et avenants s’y rattachant s’ap-
pliquent aux cessions en réassurance tant qu’elles n’ont rien de contraire aux dispositions du présent
Traité.
Les primes cédées en réassurance sont celles qui résultent de l’application des modalités du présent
Traité (Conditions Générales, Conditions Particulières ainsi que les Annexes) aux primes originales
émises par la CEDANTE ou reçues par elle en coassurance ou par voie de réassurance facultative.
L’engagement du REASSUREUR commence et expire en même temps que celui de la CEDANTE.
Les sinistres sont cédés au présent Traité sur la base de leur date de survenance.
Article 4
Pleins de souscription
Les pleins de souscription de la CEDANTE sont fixés aux Conditions Particulières.
L’engagement du REASSUREUR est fixé en fonction de la conservation de la CEDANTE dans les limites
données dans les Conditions Particulières.
Les montants y indiqués s’entendent sur la base du Sinistre Maximum Possible (SMP) sur le meilleur
risque et sur cumul des garanties Incendie et Pertes d’Exploitation après Incendie.
Dans le cadre des polices Multirisques ou Globales Dommages, les Risques Annexes et Autres Dom-
mages aux Biens sont cédés dans la même proportion que le risque Incendie, dans les limites des pleins
fixées pour chacun de ces risques.
Dans le cas de risques distincts, séparés par une distance libre raisonnable (au minimum 10 mètres), la
CEDANTE détermine son plein de souscription sur le montant des capitaux garantis au titre du risque
principal (SMP), étant entendu que les Risques Annexes et Autres Dommages aux Biens sont cédés
dans la même proportion que le risque Incendie, dans les limites des pleins fixées pour chacun de ces
risques.
Article 5
Commission
Sur les primes lui revenant au titre de la présente réassurance, le REASSUREUR allouera à la CEDANTE
une commission calculée conformément aux taux stipulés aux Conditions Particulières.
Article 7
Participation bénéficiaire
Sur les bénéfices réalisés par l’ensemble des cessions qui font l’objet de la présente réassurance, le
REASSUREUR verse à la CEDANTE une participation bénéficiaire au taux prévu aux Conditions Par-
ticulières.
Cette participation bénéficiaire est calculée par exercice de compétence sur la base d’un compte de
Pertes et Profits établi de la façon suivante :
au crédit :
• les primes nettes d’annulations cédées au cours de l’exercice ;
• le report des provisions pour risques en cours au 31 décembre de la période précédente, ou, s’il y
a lieu, le montant de l’entrée de portefeuille primes ;
• le report des provisions pour sinistres en suspens au 31 décembre de la période précédente, ou, s’il
y a lieu, le montant de l’entrée de portefeuille sinistres ;
au débit :
• les commissions payées;
• le montant des sinistres payés, nets de recours et de sauvetages ;
• les provisions pour sinistres en suspens au 31 décembre de l’année considérée ;
• les provisions pour risques en cours au 31 décembre de l’année considérée ;
• les frais généraux du REASSUREUR calculés sur les primes nettes d’annulations cédées au cours de
l’exercice, selon le pourcentage mentionné aux Conditions Particulières.
Du solde ainsi déterminé, sera déduite la perte éventuelle des comptes précédents, reportée pendant
une durée mentionnée aux Conditions Particulières et l’excédent, s’il y a lieu, supportera une partici-
pation bénéficiaire au taux prévu aux Conditions Particulières.
Le compte de Pertes et Profits fera l’objet d’un ajustement annuel jusqu’à complète liquidation des
sinistres de l’exercice de compétence.
En cas de résiliation, le compte de Pertes et Profits établi à la date de la résiliation sera provisoire, le
compte définitif n’étant établi qu’après extinction complète de tous les engagements du REASSUREUR.
Il est entendu que si les règlements définitifs de sinistres se révèlent sensiblement différents des pro-
visions pour sinistres restant à payer, chacune des parties contractantes a la faculté de demander le
redressement des comptes de Pertes et Profits.
Article 8
Participation aux pertes
Sur les pertes laissées par l’ensemble des cessions qui font l’objet du Traité, la CEDANTE retient, le cas
échéant, une participation aux pertes dont les taux et modalités sont fixés aux Conditions Particulières
Article 10
Politique de souscription
La Cédante tiendra le Réassureur Apériteur informé de tout changement important dans sa politique
de souscription arrêtée pour les catégories d’affaires auxquelles s’applique le présent Traité. Il est
entendu que tout changement dans la politique de souscription et d’acceptation est jugé important
lorsque il est susceptible d’augmenter l’engagement des Réassureurs ou leur exposition aux risques
dans le cadre du présent Traité.
Article 11
Exclusions
Sont exclus du présent Traité :
• Les acceptations en réassurance autres que les acceptations facultatives en participation (accepta-
tions proportionnelles), et tous risques couverts par des pools ;
• Les acceptations entre les sociétés membres ou partenaires d’un Groupe ;
• Les assurances en second risque ou similaires, les cessions au premier franc ;
• Les risques atomiques ou d’énergie nucléaire selon la clause « NMA 1975(a), (1994) » ci-jointe ;
• En ce qui concerne le Bris de Machines, les pénalités contractuelles et amendes ainsi que l’insuffi-
sance de rendement ;
• Les risques informatiques suivant la clause « Exclusion des risques informatiques » ci-jointe ;
• Les risques liés à la reconnaissance électronique selon la clause ci-jointe ;
• Les risques agricoles de toutes natures, y compris l’assurance des plantations, les dommages aux
récoltes, la mortalité du bétail, l’aquaculture, l’aviculture et risques associés ;
• Les risques assurés par une police Automobile ;
• Les risques de Responsabilité Civile (R.C.) y compris les R.C. des polices multirisques ;
• Les catastrophes naturelles, sauf si ces garanties sont délivrées en annexe à l’Incendie ;
• Les sinistres occasionnés directement ou indirectement par des faits de guerre civile (y com-
pris les actes de rébellion, révolution, insurrection, mutinerie militaire, pouvoir usurpé) ou de guerre
étrangère ; ce dernier terme regroupant les actions d’ennemis étrangers, invasions et hostilités, que la
guerre soit déclarée ou non ;
• Les sinistres occasionnés directement ou indirectement par des faits de grèves, émeutes, mouve-
ments populaires, actes de terrorisme ou de sabotage sauf si ces garanties sont délivrées en annexe à
la garantie Incendie et sous réserve des dispositions des Clauses FANAF 01/2005 et FANAF 02/2005,
qui font partie intégrante du présent Traité.
• Les fraudes et détournements dans les polices globales de banque.
Certaines dérogations exceptionnelles seront toutefois possibles, après accord préalable du REASSU-
REUR APERITEUR.
Il est formellement convenu que les dérogations éventuellement accordées dans le cadre du Traité
antérieur et portant sur des risques toujours en cours à la date du présent Traité, bénéficient de la
protection dudit Traité jusqu’à leur plus proche échéance.
Article 12
Acceptations spéciales
Les dérogations ou acceptations spéciales feront l’objet d’un accord préalable des Réassureurs valant
jusqu’à l’échéance de la police originale, mais pour une durée qui ne peut être supérieure à 12 mois.
A l’expiration de leur période de garantie, en cas de renouvellement de ces dérogations ou acceptations
spéciales, leur cession au Traité devra faire l’objet d’un nouvel accord des Réassureurs.
Par ailleurs, il est précisé que ces acceptations spéciales se verront appliquer le mode de fonctionne-
ment du Traité.
Il est convenu et agréé que toutes modifications concernant le fonctionnement, l’application et la ré-
daction du présent Traité engagent tous les Réassureurs.
Article 14
Dépôts sinistres et intérêts sur dépôts
En représentation de sa part dans la provision pour sinistres à payer à la clôture de chaque exercice, le
REASSUREUR constituera entre les mains de la CEDANTE un dépôt sinistre en espèces comme suit :
Chaque année, dans les comptes arrêtés au 31 décembre, la CEDANTE débitera le REASSUREUR d’un
dépôt correspondant à sa part dans les estimations des sinistres restant à payer à cette date.
Ce dépôt sera libéré dans les comptes arrêtés au 31 décembre de l’année suivante.
Le dépôt ainsi libéré produira des intérêts au taux prévu aux Conditions Particulières.
Les intérêts seront crédités au REASSUREUR dans les comptes enregistrant la libération du dépôt sur
lequel ils auront été calculés.
En cas de résiliation du Traité, les espèces déposées par le REASSUREUR lui seront restituées au fur et
à mesure de l’extinction de ses engagements.
Article 15
Sauvetages et remboursements
Le REASSUREUR reçoit sa part contractuelle de tous les sauvetages, recours et remboursements qui
pourraient être obtenus par la CEDANTE. Ces sauvetages, recours et remboursements bénéficieront
d’abord à la CEDANTE jusqu’à réduction du sinistre au montant de la priorité. Ensuite, le montant com-
pris entre la priorité et la portée sera crédité au REASSUREUR à concurrence de la part contractuelle
de celui-ci.
Article 16
Clause de compensation
Il est entendu que pour tout paiement afférent au présent Traité de réassurance, il sera tenu compte des
sommes dues par l’une ou l’autre des parties, non seulement au titre du Traité, mais aussi au titre de
tout autre accord de réassurance conclu entre elles, et que les compensations correspondantes seront
effectuées.
Article 18
Aide et Conseils
Si la Cédante le désire, le Réassureur Apériteur lui apporte aide et Conseils sur tout ce qui découle de
l’application du présent Traité.
Pour ce faire, le Réassureur délègue, s’il l’estime nécessaire, à ses frais, un ou plusieurs de ses collabo-
rateurs au siège de la Cédante.
Article 19
Erreur ou omission
Toute erreur ou omission commise dans l’application du présent Traité ne relèvera pas l’une ou l’autre
des parties des obligations lui incombant si l’erreur ou l’omission ne s’était pas produite. La rectification
aura lieu dès constatation.
Article 20
Clause du Réassureur Apériteur
Les termes, clauses et conditions du présent Traité ayant été négociés et arrêtés entre la CEDANTE et
le REASSUREUR APERITEUR, il est convenu que tout accord ultérieur du REASSUREUR APERITEUR
visant un point particulier d’application du Traité, notamment en ce qui concerne les souscriptions
des risques soumises à accord préalable doit être immédiatement porté à la connaissance des autres
Réassureurs.
Article 21
Interprétation
Les dispositions du Traité devront être interprétées à la lumière des pratiques reconnues de la réassu-
rance plutôt qu’en fonction d’une interprétation strictement littérale ou juridique.
Article 22
Clause de changement de législation
Dans le cas de changement de législation ayant pour effet d’augmenter ou d’étendre de manière tan-
gible l’engagement des Réassureurs du présent Traité, les parties conviennent de se rencontrer sans
délai pour étudier une révision du Traité susceptible de remédier à cet état de fait.
Dans l’éventualité où les parties ne parviendraient pas à s’entendre sur une telle révision, le Traité
continuera à exercer ses effets à compter de la date effective du changement de législation comme si
aucun changement ne s’était produit.
En cas de résiliation du Traité, il est entendu que l’engagement des Réassureurs ne pourra pas être
augmenté ou étendu par un changement de législation ayant affecté le Traité et qui n’aurait pas été
accepté par les Réassureurs.
Article 23
Arbitrage
Les parties conviennent que toute contestation qui pourrait intervenir entre elles au sujet de la validité
ou de l’exécution du présent Traité soit résolue en équité et selon l’usage des affaires de réassurance,
plutôt qu’en droit pur.
Elles déclarent formellement s’en remettre en cas de différend, à la sentence d’un Tribunal d’Arbitrage,
siégeant au domicile de la CEDANTE, composé de trois arbitres. Chaque partie désigne son arbitre.
Avant toute discussion, ces deux arbitres choisissent le troisième qui assume les fonctions de Président
du Tribunal d’Arbitrage. Les trois arbitres doivent être ou avoir été membres de la Direction de Socié-
tés d’Assurance ou de Réassurance et ne pas être intéressés au litige.
Article 24
Effet - Durée - Résiliation
Le présent Traité prend effet à 0 heure à la date indiquée aux Conditions Particulières. Il est conclu
pour une durée indéterminée; chaque partie se réserve cependant la faculté d’y mettre fin pour le 31
Décembre d’une année quelconque à minuit moyennant un préavis de trois mois au moins.
Chaque partie contractante a, en outre, la faculté de résilier ce Traité à quelque époque que ce soit et
sans délai préalable :
• si l’exécution du Traité est rendue impossible de jure ou de facto par suite d’une cause imputable ou
non à l’une ou l’autre des parties ;
• si l’autre partie se trouve dans l’impossibilité d’effectuer ses paiements, fait faillite, entre en liquida-
tion ou si l’agrément lui est retiré ;
• si l’autre partie perd tout ou partie de son capital social versé ;
• si l’autre partie fusionne ou si une évolution notable intervient en ce qui concerne le contrôle ou la
propriété de l’autre partie ;
• si l’autre partie vient à manquer à l’une des obligations essentielles découlant du présent Traité ;
• si l’Etat sur le territoire duquel l’autre partie est domiciliée, est impliqué dans une guerre déclarée
ou non.
Toute résiliation doit être notifiée par lettre recommandée, par télégramme, par télex, télécopie ou par
courrier électronique adressé au Siège de la partie destinataire ou à toute autre adresse indiquée par
elle à cet effet.
Si les communications sont coupées, la résiliation prend effet à partir du moment où elle a été envoyée,
le cas échéant, à partir du moment où il a été tenté de l’envoyer.
Traité de Réassurance obligatoire en Excédent de Sinistre par événement pour les affaires de la branche d’as-
surance de dommages
conclu entre
xxx
(ci-après dénommée la «Cédante»)
d’une part, et
d’autre part.
A. Conditions générales
Article 1 Définitions
Article 2 Réassurance obligatoire
Article 3 Champ d’application du traité
Article 4 Conservation nette couverte
Article 5 Exclusions
Article 6 Informations inexactes ou incomplètes
Article 7 Erreurs et omissions
b. Obligations du Réassureur
c. Obligations de la Cédante
d. Comptes et paiements
B. Conditions particulières
Article 1
Définitions
1 Par « frais externes » , on entend les dépenses engagées par la Cédante en relation avec l’indem-
nisation d’un sinistre déterminé afférent à une police couverte dans le cadre du présent traité. Entrent
notamment dans les frais externes, les frais d’enquête, d’expertise et de procédure. Les salaires des
employés et les frais généraux de la Cédante ne constituent pas des frais externes.
2 Par « limite de la couverture de réassurance », on entend le montant maximal que la Cédante peut
obtenir – par sinistre – de tous les Réassureurs participant au présent traité.
3 Par « monnaie du traité », on entend la monnaie dans laquelle est exprimée la couverture de
réassurance.
4 Par « période de réassurance », on entend la période annuelle ou les périodes annuelles entre
la prise d’effet et la fin du présent traité de même que toute période similaire postérieure à la fin du
présent traité tant que des soldes contractuels sont encore ouverts.
5 Par « police », on entend tout type de contrat d’assurance ou de réassurance facultative, confor-
mément au champ d’application du présent traité.
6 Par « prestations d’assurance », on entend l’indemnité d’assurance, les intérêts, et les frais ex-
ternes que la Cédante a payés, ou a l’obligation de payer, en cas de réalisation des risques garantis par
les polices couvertes dans le cadre du présent traité.
7 Par « priorité », on entend le montant par sinistre à partir duquel le Réassureur garantit la couver-
ture de réassurance.
8 Par « taux de change officiel », on entend le taux de change (prix de vente) publié par un quotidien
économique international reconnu.
Article 2
Réassurance obligatoire
2 Le présent traité s’applique automatiquement et sans exception à toutes les polices entrant dans
son champ d’application.
3 Toutefois, les parties peuvent convenir de rendre facultative la réassurance de certaines polices
Article 3
1 Le présent traité s’applique aux sinistres survenant durant sa période de validité dans l’étendue géo-
graphique indiquée aux CONDITIONS PARTICULIERES et frappant des polices souscrites par la Cé-
dante dans les branches d’assurance et les territoires stipulés aux CONDITIONS PARTICULIERES.
2 Le présent traité s’applique aux polices étant des contrats d’assurance souscrits directement par la
Cédante (en tant qu’assureur) ou en co-assurance, ou étant des contrats de réassurance facultative qui
sont acceptés par la Cédante (en tant que réassureur), à moins que les parties n’en disposent autrement
aux CONDITIONS PARTICULIERES.
Article 4
1 Le présent traité ne s’applique qu’à la conservation nette que la Cédante garde à sa charge selon
sa politique de souscription arrêtée.
2 La couverture garantie par le Réassureur dans le cadre du présent traité ne saurait s’accroître ni
du fait d’une erreur ou d’une omission de la Cédante qui entraînerait une augmentation de sa conser-
vation nette normale, ni par suite de l’absence d’une couverture de réassurance en contradiction avec
sa pratique établie, ni en raison de l’incapacité ou de l’impossibilité pour la Cédante de recouvrer un
montant dû par tout autre Réassureur, pour quelque motif que ce soit, par exemple en raison d’insol-
vabilité de ce dernier.
Article 5
Exclusions
En plus des exclusions figurant dans les CONDITIONS PARTICULIERES et/ou dans la liste qui leur est
annexée, le présent traité ne couvre pas :
d) les couvertures rétroactives délivrées spécifiquement pour des sinistres connus ou pour
des incidents et circonstances connus de la Cédante qui peuvent causer des dommages ;
f) les polices conclues sur une base financière, c’est-à-dire les polices dans lesquelles le
transfert de risque apparaît clairement secondaire par rapport à la transaction financière ;
i) les risques pouvant être soumis à un pool d’assurance formé en vue de la reprise de tels
risques, y compris les parts en provenance de ces pools d’assurance attribuées à la Cédante ;
k) - les risques liés à l’énergie nucléaire selon la clause d’exclusion NMA 1975a ; et
– tout autre type de sinistre, pour des dommages, des pertes, des dépenses, des frais ou des
coûts de quelque nature que ce soit, causé directement ou indirectement par une réaction nucléaire,
un rayonnement nucléaire ou une contamination nucléaire.
Cette exclusion s’applique indépendamment de toute autre cause pouvant contribuer au, ou
occasionner le dommage et ce quel que soit l’ordre de survenance des causes. Ne sont pas concernés
par cette exclusion les dommages, pertes, dépenses, frais ou coûts affectant des garanties d’assurance
exclues du champ d’application de la clause NMA 1975a et pour lesquelles la Cédante a expressément
accordé sa couverture.
Article 6
1 Les termes et conditions du présent traité se basent sur les informations que la Cédante a four-
nies au Réassureur avant la conclusion du traité.
2 S’il apparaît que la Cédante a fourni au Réassureur des informations dont elle savait ou aurait dû
3 Pour déterminer comment le Réassureur aurait agi s’il avait eu connaissance des faits véritables,
on examine comment un réassureur raisonnable aurait agi dans les mêmes circonstances, à moins que
la Cédante ne parvienne à démontrer que le Réassureur aurait agi différemment.
Article 7
Erreurs et omissions
1 Les erreurs et omissions dans l’application du présent traité ne modifient pas les droits et obligations
en résultant. Elles seront rectifiées immédiatement après leur découverte.
b. Obligations du Réassureur
Article 8
1 Si la perte nette définitive dépasse – par sinistre survenant – la priorité de la Cédante, le Réas-
sureur prend la somme dépassant en charge conformément à sa part au traité. Toutefois, le montant
recouvrable par la Cédante ne saurait dépasser – par sinistre survenant – la limite de la couverture de
réassurance.
Article 9
1 Par période de réassurance, la Cédante sera indemnisée par le Réassureur au maximum du nombre
de reconstitutions déterminé dans les CONDITIONS PARTICULIERES.
Article 10
1 Constituent une survenance, au sens du présent traité de réassurance, les sinistres assurés dus à
2 Par exemple, pour autant qu’ils soient couverts par le traité de réassurance, les sinistres décou-
lant des périls mentionnés ci-dessous aux points a) à f) sont chacun imputables à une seule survenance
:
a) tempête et/ou cyclone et/ou ouragan dus à la même perturbation atmosphérique, habituellement
spécifiée par un institut météorologique ;
b) grêle et/ou orages et/ou tornades dus à une perturbation atmosphérique ;
c) tremblement de terre, tsunami, éruption volcanique ;
d) inondation due à une même crue, présentant éventuellement plusieurs pics et affectant un ou plu-
sieurs cours/plans d’eau ;
e) conflagration ;
f) grèves, émeutes, troubles intérieurs ou manifestations violentes dans le périmètre d’une ville ou
d’une communauté.
3 Lorsque le nombre de survenances ne peut être déterminé selon le point 1 et 2, la clause horaire
suivante s’applique à titre subsidiaire. Une survenance implique donc une période continue, commen-
çant à la survenance du premier sinistre et durant :
I. 24 heures pour les périls mentionnés au point 2 b) ;
II. 72 heures pour les périls mentionnés au point 2 a), e) et f) ;
III. 504 heures pour les périls mentionnés au point 2 d) ;
IV. 168 heures pour les périls mentionnés au point 2 c) ainsi que pour des périls non évoqués au point
2, mais couverts par ce traité de réassurance.
5 Lorsque, face à plusieurs survenances, il s’avère impossible d’imputer tous les sinistres, la Cé-
dante affecte ces sinistres à la survenance les ayant le plus vraisemblablement occasionnés.
6 En cas de divergences sur des questions scientifiques, les parties conviennent de demander une
expertise auprès d’une institution neutre et reconnue.
7 Si le présent traité prend fin pendant la survenance d’un sinistre couvert, la survenance sera
couverte par la garantie du Réassureur, et le sinistre dans sa totalité sera imputé pendant la durée du
présent traité, à condition que tel sinistre, en tout ou en partie, ne déclenche pas la couverture d’un
renouvellement ou d’une autre version du présent traité qui le remplacerait.
Article 11
1 Par « perte nette définitive », on entend les prestations d’assurance payées par la Cédante en
règlement d’un sinistre couvert par le présent traité, à l’exclusion des sauvetages, récupérations et
restitutions.
4 Il est précisé que cette clause ne saurait être interprétée comme signifiant que le paiement des
sinistres par le Réassureur ne serait pas exigible dans le cadre du présent traité tant que la perte nette
définitive de la Cédante n’aurait pas été déterminée.
5 Les parties peuvent stipuler dans les CONDITIONS PARTICULIERES que les intérêts font l’objet
d’un décompte séparé et sont attribués à la priorité et à la limite de la couverture de réassurance dans
la même proportion que leurs contributions aux pertes nettes définitives. Malgré telle stipulation, le
terme prestation d’assurance n’inclut pas les intérêts et la couverture garantie par le Réassureur ne
saurait dépasser la limite de la couverture de réassurance.
Article 12
2 Il est précisé expressément que les prestations d’assurance accordées par la Cédante alors qu’elle n’y se-
rait pas tenue (indemnités à bien plaire ou «ex gratia») ne lient le Réassureur que si celui-ci y a consenti au préalable.
Article 13
Prime de réassurance
1 La Cédante s’oblige à verser au Réassureur une prime de réassurance pour chaque période de
réassurance. Le montant de cette prime correspond au pourcentage des primes acquises qui est préci-
sé dans les CONDITIONS PARTICULIERES. Les CONDITIONS PARTICULIERES précisent s’il s’agit du
revenu des primes souscrites ou encaissées.
2 La Cédante verse au Réassureur une prime provisionnelle pour chaque période de réassurance ;
le montant et les modalités de paiement de cette prime sont précisés dans les CONDITIONS PARTICU-
LIERES.
3 La prime minimale fixée dans les CONDITIONS PARTICULIERES reste due en tous les cas.
4 Par «primes acquises conservées”, on entend le total des primes brutes (pour les polices cou-
vertes) souscrites ou encaissées par la Cédante durant la période de réassurance correspondante,
après déduction des annulations et remboursements de primes, ainsi que des primes pour la réassu-
rance préciputaire.
Article 14
Prime de reconstitution
1 La Cédante verse au Réassureur une prime additionnelle pour des reconstitutions dans la mesure
où cela est prévu dans les CONDITIONS PARTICULIERES. La méthode de calcul de cette prime est
mentionnée aux CONDITIONS PARTICULIERES. La prime additionnelle vient à échéance en même
temps que l’indemnité du Réassureur.
Article 15
Politique de souscription
2 La politique de souscription établie se reflète en particulier dans les textes préimprimés de po-
lices, les conditions générales, et les tarifs utilisés par la Cédante au moment de la prise d’effet du
présent traité.
3 Les modifications dans la politique de souscription sont importantes lorsqu’elles sont suscep-
tibles d’augmenter l’engagement du Réassureur ou son exposition aux risques dans le cadre du présent
traité à un point tel qu’un Réassureur raisonnable n’aurait, dans les mêmes circonstances, pas couvert
les polices concernées dans le cadre du présent traité, mais bien plus dans le cadre d’une autre couver-
ture de réassurance.
Article 16
Avis de sinistre
1 La Cédante avise le Réassureur aussitôt que possible et par écrit de tout sinistre dont le montant
estimé du dommage dépasse effectivement ou potentiellement le pourcentage de la priorité qui est fixé
aux CONDITIONS PARTICULIERES.
2 Cet avis englobe notamment des informations sur les faits, la situation juridique et le montant es-
timé du dommage. Suite à l’avis, la Cédante tient le Réassureur informé de toute évolution des sinistres
annoncés.
3 La responsabilité du Réassureur s’éteint pour tout sinistre que la Cédante n’aura pas annoncé
dans un délai d’une année à partir du moment où elle avait ou aurait dû avoir connaissance du fait que
ce sinistre était susceptible de faire jouer la garantie du présent traité.
1 La Cédante s’oblige à fournir au Réassureur, dans un délai de 60 jours suivant la fin de chaque
période de réassurance, une liste des sinistres encore en suspens. Cette liste doit indiquer les sinistres
séparément par période de réassurance et par branche d’assurance. La liste doit préciser pour chaque
sinistre ce qui a déjà été payé et ce qui reste encore en réserve, de même que la part pouvant incomber
au Réassureur.
Article 18
2 Toutefois, le Réassureur est autorisé à collaborer avec la Cédante au règlement des sinistres que
cette dernière a l’obligation d’annoncer dans le cadre du présent traité. Si le Réassureur exprime son
souhait de s’associer au règlement d’un tel sinistre, la Cédante est tenue, faute pour elle de perdre son
droit aux prestations de réassurance, de coopérer à tous égards avec le Réassureur, ou toute autre per-
sonne désignée par lui à cet effet dans le règlement du sinistre concerné. Elle s’engage en particulier
à ne pas conduire de procédure judiciaire en relation avec les sinistres concernés sans consulter au
préalable le Réassureur ou son représentant.
Article 19
Droit de regard
1 Sur la demande du Réassureur, la Cédante doit mettre à disposition de celui-ci ou de toute per-
sonne désignée par lui à cet effet, à son siège social ou à tout autre établissement, toutes les infor-
mations concernant les affaires entrant dans le champ d’application du présent traité dont elle est en
possession ou dont elle a le contrôle.
2 Le Réassureur peut exercer son droit de regard à tout moment apparaissant opportun. Le Réas-
sureur doit aviser la Cédante de son intention d’exercer son droit de regard au moins deux semaines à
l’avance, ce délai pouvant être ramené à quarante-huit heures au minimum en cas d’urgence.
3 La Cédante doit fournir au Réassureur qui en fait la demande, et aux frais de celui-ci, copie de ses
livres, des comptes et de tout document contenant des informations relatives aux affaires entrant dans
le champ d’application du présent traité.
4 Lorsqu’une procédure judiciaire, ou une procédure d’arbitrage opposant les parties au présent
traité est en cours, le Réassureur ne peut exercer son droit de regard que par l’intermédiaire d’une
personne qui sera désignée par l’instance saisie du litige.
Article 20
Système comptable
1 Le système comptable qui s’applique au présent traité est indiqué aux CONDITIONS PARTICU-
LIERES. Il peut s’agir du système par année comptable, du système par année de survenance, du
système par année de souscription, ou d’une combinaison de plusieurs de ces systèmes de comptabi-
lisation.
Article 21
Comptes
1 La Cédante doit établir des comptes et les fournir au Réassureur pour chaque période comptable,
et cela dans les délais indiqués aux CONDITIONS PARTICULIERES.
2 Les comptes seront libellés dans la monnaie du traité et ils seront séparés pour chaque branche
d’affaires auxquelles s’applique le présent traité en précisant à chaque fois la part incombant au Réas-
sureur.
a) les primes de réassurance dues pour la période de réassurance concernée après déduction des
primes provisionnelles déjà effectuées et en tenant compte de la prime minimale ;
b) l’ajustement des éventuelles primes de reconstitution au cas où elles ont été calculées provisoire-
ment sur la base de la prime provisionnelle ;
c) le cas échéant, l’ajustement des dépôts effectués et les intérêts perçus sur ces dépôts ;
d) d’autres postes.
c) le montant total des sinistres en suspens à la fin de chaque période de réassurance concernée.
5 Lorsqu’une prime variable a été convenue, les comptes renseignent également sur le total des
sinistres payés par le Réassureur. Le décompte annuel sera rectifié après chaque paiement de réassu-
rance effectué postérieurement, et le décompte rectifié sera fourni au Réassureur.
1 Le Réassureur doit approuver les comptes ou émettre des objections à leur sujet dans le délai fixé
aux CONDITIONS PARTICULIÈRES. Si le Réassureur émet des objections, la Cédante doit fournir une
version apurée des comptes.
2 Les soldes ressortant des comptes sont à payer dans les délais indiqués aux CONDITIONS PAR-
TICULIERES. Le paiement d’un solde par le Réassureur sans qu’il n‘émette d’objections est considéré
comme une approbation tacite des comptes correspondants, sous réserve d’erreurs et d’omissions.
Article 23
Paiement du sinistre
1 La Cédante établit un décompte séparé pour chaque paiement exigé dans le cadre d’un sinistre.
Ce décompte doit englober une preuve des paiements effectués par la Cédante ainsi que d’autres in-
formations essentielles.
2 Le solde qui résulte du décompte est à payer dans le délai fixé dans les CONDITIONS PARTICU-
LIERES.
Article 24
Monnaie de paiement
2 Toutefois, les parties peuvent convenir aux CONDITIONS PARTICULIERES d’une monnaie de
paiement particulière. Dans ce cas, la conversion se fait au taux de change officiel en vigueur au jour
du paiement.
Article 25
1 Lorsqu’un solde reste dû en totalité ou en partie un mois après qu’il est devenu exigible, la partie
débitrice doit verser à la partie créancière des intérêts moratoires courant dès l’expiration du délai de
grâce d’un mois au taux fixé aux CONDITIONS PARTICULIERES.
2 Si les parties ont convenu d’une monnaie de paiement autre que la monnaie du traité, et si les
délais pour le paiement d’un solde ne sont pas respectés, en cas de modification du taux de change de
plus de 5% la partie débitrice devra indemniser la partie créancière de la perte résultant de la variation
des cours.
Compensation
1 Chacune des parties au présent traité a le droit de compenser les montants qu’elle doit avec les
soldes qui peuvent lui être dus par l’autre partie, que ce soit en application du présent traité ou d’une
autre relation contractuelle, en relation avec les paiements des soldes résultant des comptes, ou en
relation avec les paiements des sinistres au comptant, entre affaires vie et non-vie ou entre affaires de
réassurance et de rétrocession.
Article 27
A la fin de chaque exercice, la Cédante fournit au Réassureur une liste des sinistres en suspens indi-
quant le montant à hauteur duquel la garantie doit être constituée. Une révision en cours d’exercice à
partir du montant actualisé des sinistres en suspens peut être demandée par chacune des deux parties.
La garantie est constituée sous une des formes ci-après énoncées. Le Réassureur précisera la forme
utilisée au plus tard le 30 juin, pour l’arrêté des comptes au 31 août suivant. La garantie devra être
constituée au plus tard dans les 15 jours suivant la demande de la Cédante.
Si Le Réassureur choisit de constituer sa garantie sous forme de nantissement de compte titres ; une
«Déclaration de nantissement de compte de titres financiers »soumise aux dispositions du code moné-
taire et financier français sera régularisée d’un commun accord entre les parties.
Si le Réassureur choisit de constituer sa garantie sous forme de gage-espèces, la présente clause vaut
à elle seule convention entre les parties. La Cédante payera au Réassureur un intérêt annuel comme
stipulé aux CONDITIONS PARTICULIERES, calculé à partir de la date de constitution du gage jusqu’à
celle où le sinistre devient payable par le Réassureur d’après le présent traité. Cet intérêt est payable
au 31 août de chaque année. Le montant du dépôt pourra être retenu par la Cédante pour le règlement
définitif du sinistre correspondant. La différence entre le montant du règlement et le montant du dépôt
sera alors versée dans les quinze jours par la partie débitrice à l’autre partie.
L’obligation du Réassureur de fournir une telle garantie est maintenue jusqu’à ce que la Cédante
confirme que les obligations incombant au Réassureur aux termes du présent traité sont définitive-
ment satisfaites.
Article 28
1 Le présent traité prend effet à la date fixée dans les CONDITIONS PARTICULIERES. Les CONDI-
TIONS PARTICULIERES indiquent notamment si le traité est conclu pour une durée déterminée ou
indéterminée.
2 Chacune des parties contractantes a le droit de résilier le présent traité à la fin d’une période
de réassurance moyennant un préavis d’au moins trois mois. Les parties ont également le droit de
modifier le traité, dans les mêmes formes et délais, en exprimant la volonté de voir celui-ci prendre fin
uniquement en relation avec certaines des branches d’assurance couvertes. Telle résiliation ou mo-
dification doit être notifiée par écrit et adressée au siège du partenaire contractuel ou à toute autre
adresse stipulée par lui à cet effet. La résiliation ou modification prend effet juridique au moment de
la réception par le partenaire contractuel. Dans le cadre du présent traité la notification par écrit peut
également avoir lieu par télécopie, courriel ou télégramme.
3 Les parties contractantes se réservent le droit de résilier le présent traité en tout temps, sans
délai préalable lorsque :
(a) une évolution notable intervient en ce qui concerne le contrôle du partenaire contractuel, que ce
soit par changement de propriété ou de toute autre manière; ou
(b) le partenaire contractuel réduit son capital social versé pour s’acquitter de ses dettes; ou
(c) le partenaire contractuel est insolvable ou est dans l’incapacité d’honorer ses dettes, ou lorsqu’ un
mandat d’intervention, ou de liquidation, ou tout autre mandat qui marque le début d’une procédure de
liquidation par rapport au partenaire contractuel est décerné par un tribunal ou une autorité adminis-
trative; ou
(d) l’un des partenaires contractuels se voit partiellement ou entièrement retirer, suspendre ou sou-
mettre à condition par un tribunal ou une autorité administrative l’autorisation de pratiquer l’assurance
ou la réassurance; ou
(e) l’exécution de l’ensemble, ou d’une partie du présent traité est interdite ou rendue impossible de
jure ou de facto; ou
(f) le partenaire contractuel vient à manquer gravement aux modalités ou aux obligations découlant
du présent traité; ou
(g) l’Etat sur le territoire duquel le partenaire contractuel est domicilié de jure ou de facto est impliqué
dans des hostilités armées l’opposant à un autre pays, que la guerre soit déclarée ou non, ou est occupé
en tout ou en partie par une autre puissance, ou est affecté par une guerre civile.
4 La résiliation immédiate s’exerce par notification écrite au partenaire contractuel, au plus tard
trente jours après que la partie qui résilie a eu connaissance du motif de résiliation. La résiliation
prend effet au moment où la notification est envoyée ou, si les communications sont interrompues, au
moment où il a été tenté de l’envoyer. La notification par écrit peut également avoir lieu par télécopie,
courriel avec accusé de réception, ou télégramme.
1 S’il est conclu pour une durée déterminée, le présent traité prend fin automatiquement à la date
fixée dans les CONDITIONS PARTICULIERES.
Article 30
1 Lorsque le présent traité prend fin, le Réassureur reste tenu d’indemniser la Cédante en relation
avec tous les sinistres dont le règlement est encore en suspens à cette date.
Article 31
Obligations accessoires
1 Les obligations accessoires, notamment l’obligation d’établir des comptes, l’obligation de livrer
des informations relatives aux sinistres, ou l’obligation de laisser libre accès aux informations (droit de
regard) perdurent jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de solde ouvert dans le cadre du présent traité. Dans ce
contexte, la raison pour laquelle le traité prend fin n’a aucune incidence sur lesdites obligations.
Article 32
1 Les modifications apportées au présent traité ne sont valables que si elles sont passées en forme
écrite et dûment signées des deux parties.
Article 33
Changement de loi
1 Les partenaires contractuels sont convenus de réviser immédiatement les dispositions du pré-
sent traité au cas où un quelconque amendement législatif intervenant durant la validité de celui-ci
conduirait à une augmentation ou à une extension notable de l’engagement du Réassureur.
2 Par «amendement législatif» on entend également les actes législatifs et réglementaires ainsi que
tout changement dans la jurisprudence.
3 A défaut d’entente entre les partenaires contractuels dans un délai de six mois suivant la prise
d’effet de l’amendement législatif, le présent traité fonctionnera à compter de la date effective de
l’amendement législatif et jusqu’à son expiration, comme si celui-ci n’était pas intervenu.
Article 34
1 Le présent traité est régi par les usages commerciaux de l’assurance et de la réassurance en vi-
gueur dans le marché considéré et par le droit applicable au présent traité stipulé aux CONDITIONS
PARTICULIERES. Dans l’hypothèse d’un conflit entre les dispositions du présent traité et les usages
commerciaux ou le droit applicable, les premières l’emportent dans la mesure où cela ne constitue pas
une infraction au droit applicable. Dans l’hypothèse d’un conflit entre les usages commerciaux et le
droit applicable, les premiers l’emportent dans la mesure où cela ne constitue pas une infraction au
droit applicable.
2 Le présent article garde toute sa validité même en cas de nullité du présent traité.
Article 35
1 Lorsqu’elles ne parviennent pas à résoudre par la négociation les contestations intervenant entre
elles en relation avec le présent traité, que celui-ci soit en vigueur ou non, y compris celles ayant trait à
sa formation et à sa validité, les parties contractantes doivent s’efforcer en toute bonne foi de recher-
cher une solution en ayant recours à la médiation non obligatoire, avant de s’en remettre à un tribunal
arbitral conformément aux dispositions qui suivent.
2 Sauf accord contraire des parties, le tribunal arbitral (le tribunal) sera composé de personnes,
actives ou retraitées, ayant au moins dix ans d’expérience de l’assurance ou de la réassurance inter-
nationale, en qualité de collaborateurs ou de conseils à titre professionnel de sociétés actives dans ce
secteur.
3 A moins que les parties ne tombent d’accord sur la personne d’un arbitre unique dans les trente
jours à compter de la réception de la requête écrite d’arbitrage d’une partie par l’autre, le demandeur
(la partie requérant l’arbitrage) désignera un arbitre (le premier arbitre) et en avisera l’autre partie (le
défendeur) par écrit. Dans les trente jours suivant la réception de cet avis, le défendeur désignera un
arbitre (le second arbitre) et en avisera le demandeur par écrit, faute de quoi ce dernier pourra requérir
de l’instance ci-après mentionnée qu’elle procède à la désignation du deuxième arbitre.
4 Dans les trente jours suivant la nomination du deuxième arbitre, le premier et le deuxième arbitre
désigneront un troisième arbitre. Faute par eux d’y procéder, l’un d’eux ou une des parties pourra
requérir de l’instance ci-après mentionnée qu’elle désigne le troisième arbitre. En tous les cas, le troi-
sième arbitre fonctionnera comme président.
5 Le tribunal est constitué dès que le troisième arbitre a accepté sa nomination. Les trois arbitres
décident à la majorité. Si une majorité ne peut être dégagée, la décision du troisième arbitre l’emporte.
6 Si un arbitre désigné renonce à sa fonction ou n’est plus en mesure de l’exercer, un nouvel arbitre
sera nommé pour le remplacer en suivant la procédure prévue ci-dessus.
8 La procédure d’arbitrage est laissée à la libre appréciation du tribunal. Celui-ci n’est en particulier
lié par aucune règle de preuve formelle.
9 Le tribunal notifiera aux parties sa sentence, écrite et motivée, au plus tard soixante jours après
qu’il sera parvenu à sa décision. La sentence est définitive et obligatoire pour les parties, qui s’engagent
à l’exécuter. Si l’une d’elles vient à y manquer, l’autre peut requérir l’exécution de la sentence auprès du
tribunal compétent de tout Etat dans lequel la partie défaillante est domiciliée, possède des biens ou
exerce une activité.
10 Le tribunal se prononce librement sur le montant, la monnaie, et l’échéance des frais et dépens
de l’arbitrage, ainsi que sur leur répartition entre les parties.
13 La présente clause compromissoire garde toute sa validité même en cas de nullité du présent
traité.
A, le
pour le compte de
et à, le