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Bio Digest Eur

Ce mémoire présente une étude sur la production de biogaz par méthanisation de la bouse de bovin, dans le cadre d'une licence professionnelle en ingénierie minière à l'Université d'Antananarivo. Il aborde les généralités sur le biogaz, les caractéristiques de la bouse de bovin, ainsi qu'une analyse économique et environnementale de cette méthode de production d'énergie renouvelable. L'objectif est de proposer une alternative durable face à la dépendance aux énergies fossiles et aux impacts environnementaux associés.

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Bio Digest Eur

Ce mémoire présente une étude sur la production de biogaz par méthanisation de la bouse de bovin, dans le cadre d'une licence professionnelle en ingénierie minière à l'Université d'Antananarivo. Il aborde les généralités sur le biogaz, les caractéristiques de la bouse de bovin, ainsi qu'une analyse économique et environnementale de cette méthode de production d'énergie renouvelable. L'objectif est de proposer une alternative durable face à la dépendance aux énergies fossiles et aux impacts environnementaux associés.

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UNIVERSITE D’ANTANANARIVO

ECOLE SUPERIEURE POLYTECHNIQUE D’ANTANANARIVO

DOMAINE : SCIENCES DE L’INGENIEUR

MENTION : INGENIERIE MINIERE

Mémoire en vue de l’obtention du Diplôme de Licence professionnelle

Parcours : Géo-Energie
Intitulé

PRODUCTION DE BIOGAZ PAR


MÉTHANISATION DE LA BOUSE
DE BOVIN

Présenté par

RAZOARINIVO Iriantsoa Koloina Marinah

Encadreur : Madame FARASOA VOLOLONIAINA Jedidia

Soutenu le 24 novembre 2023

Promotion : 2023
UNIVERSITE D’ANTANANARIVO
ECOLE SUPERIEURE POLYTECHNIQUE D’ANTANANARIVO

DOMAINE: SCIENCES DE L’INGENIEUR

MENTION : INGENIERIE MINIERE

Mémoire en vue de l’obtention du Diplôme de Licence professionnelle

Parcours : Géo-énergie
Intitulé

PRODUCTION DE BIOGAZ PAR


METHANISATION DE LA BOUSE
DE BOVIN

Présenté par :

RAZOARINIVO Iriantsoa Koloina Marinah


Devant les membres de jury composés de :

Président : Monsieur RASOLOMANANA Eddy


Rapporteur : Madame FARASOA VOLOLONIAINA Jedidia

Examinateurs : Monsieur ANDRIAMIRADO Lalatiana Christian


Monsieur FABIEN Remi Roger
Soutenu le 24 novembre 2023

Promotion : 2023
TENY FISAORANA
Ety ampiandohana dia misaotra an’Andriamanitra lehibe noho ny nanomezany hery sy tanjaka
ka nahatontosako izao vokam-pikarohana izao. Manaraka izany dia tsy hay ihany koa ny tsy
hisaotra manokana ireto olona voatanisa manaraka ireto izay angady nananana sy vy nahitana
izay boky izao dia Andriamatoa sy Ramatoa isany ireto :

 Andriamatoa RAKOTOSAONA Rijalalaina, mpampianatra, Talen’ny Sekoly


Ambony Politeknika eto Antananarivo izay mikatsaka mandrakariva ny amin’ny
fampivoharana sy fampandrosoana ny sekoly.
 Andriamatoa RAZAFINDRAKOTO Boni Gauthier, Mpampianatra mpikaroka
ary tompon’andraikitra voalohany ao amin’ny sampam-pampianarana momba ny
Harena an-kibon’ny tany, tamin’ny fanohanany nandritra izay telo taona lasa
izay.
 Ramatoa FARASOA Vololoniaina Jedidia izay nanaiky ny hitarika sy hanoro
ahy amin’ny fanatsarana izao vokam-pikarohana izao.
 Ireo mpampianatra izay nanaiky ny hitsara sy hanome toromarika ho fanatsarana
izao asa izao.
 Ireo mpampianatra sy mpandraharaha eto anivon’ny sekoly izay namolavola sy
nampianatra anay ho tonga olombanona.
 Tsy adino ihany koa ianareo Ray aman-dreny nahitana masoandro, nanohana
tamin’ny lafiny rehetra, ianareo iraitampoho, fianakaviana, namana sy tapaka
nanome toro-hevitra hatrany.

Tsy ho voavaly ny soa rehetra nataonareo fa ilay Andriamanitra manankarem-pahasoavana anie


hamaly fitia anareo.

I
SOMMAIRE
TENY FISAORANA

LISTE DES ABREVIATIONS

LISTES DES FIGURES

LISTE DES PHOTO

LISTE DES TABLEAUX

INTRODUCTION

CHAPITRE I : GENERALITES SUR LE BIOGAZ

[Link] BIOGAZ

[Link]

I.3. LES BIODIGESTEURS DE LA METHANISATION

CHAPITRE II : GENERALITES DE LA BOUSE DE BOVIN

[Link] DES DECHETS

[Link] DE LA BOUSE

[Link] ET COMPOSITION DE LA BOUSE

CHAPITRE III : ETUDE ECONOMIQUE ET APPROCHE ENVIRONNEMENTALE

[Link] FINANCIERES

[Link] DE L’ENVIRONNEMENT

[Link] ET INCOVENIENTS

CONCLUSION

REFERENCE BIBLIOGRAPHIQUE ET WEBOGRAPHIQUE

ANNEXES

TABLES DES MATIERES

II
LISTE DES ABREVIATIONS
SI : Système International

CNRIT : Centre National de Recherche Industrielle et Technologie

DIB : Déchets industriels banals

DIS : Déchets industriels spéciaux

III
LISTE DES FIGURES
Figure 1: Balance chimique des masses du substrat au début et à la fin du processus de
constitution du biogaz.

Figure 2:le processus de la fermentation méthanique

Figure 3: Principe de la fermentation discontinue

Figure 4 : Principe de la fermentation continue

Figure 05 : Digesteur à dôme fixe

Figure 6 : Digesteur à cloche flottante

Figure 07 : digesteur à Plug-flow

IV
LISTE DES TABLEAUX
Tableau 1 : Composition générale selon ses composants

Tableau 2 : Pouvoir calorifique inferieur du biogaz en fonction de sa composition par


comparaison avec d’autres carburants.

Tableau 3:Production de gaz prévisible dans des conditions difficiles d’élevage

Tableau 4: Comparaison d’un digesteur à cloche flottante, à dôme fixe et plug – flow

Tableau 5 : effectif du cheptel bovin par région

Tableau 6 : comparaison du biogaz à d’autres énergies de cuisson

Tableau 7 : Cout d’investissement

Tableau 8: le prix de gaz

Tableau 9: la comparaison de dépense en énergie

Tableau 10: Production de biogaz mensuelle

Tableau 11: Economie d’argent mensuelle

V
INTRODUCTION

Le monde actuel veut échapper au prix du baril de pétrole qui ne cesse pas d’augmenter.
Mais les activités humaines dépendent beaucoup d’utilisation d’énergie et presque toutes les
recherches scientifiques actuelles veulent découvrir de plusieurs types d’énergie renouvelable
comme l’énergie solaire, l’énergie éolienne, l’énergie hydraulique, l’énergie géothermique et la
biomasse. Un des éléments d’énergies renouvelables moderne est la biomasse.

A Madagascar, la population utilise de diverses énergies dans les tâches ménagères.


Dans les parties rurales et urbaines, en général, ils utilisent l’énergie de chauffe de bois et le
charbon pour cuire. Ces utilisations entrainent la déforestation qui conduit à la dégradation de
l’environnement alors que le renouvellement se fait en plusieurs milliers d’année et plus. Pour
résoudre à ce problème, il faut orienter vers l’exploitation d’une nouvelle forme d’énergie et
tous ces faits évoqués qui précèdent nous ont mené à aborder cette étude qui s’intitule :
production de biogaz par méthanisation de la bouse de bovin.

La production de biogaz s’avère être la solution à ces problèmes parce qu’il sert à la
production de chaleur, d’électricité ou de biocarburant.

Cette étude essaie de donner des réponses raisonnables à des différentes questions dans
des trois principaux chapitres. Le premier chapitre présente les généralités sur le biogaz. Le
deuxième chapitre traite la production du biogaz. Le troisième et le dernier chapitre sera axé sur
les résultats et les interprétations.

1
PREMIER CHAPITRE : GENERALITES
Ce premier chapitre se divise en trois grands titres. Le premier concerne le biogaz en
général. La seconde nous montre comment se fonctionne la méthanisation, et la dernière
s’intitule les bioréacteurs de la méthanisation.

I.1 BIOGAZ

I.I.1. Historique [4]

L’existence d’un gaz inflammable, produit de la matière organique en putréfaction, a été


découverte par Van HELMONT vers 1630. Le méthane a été ensuite identifié par A. VOLTA,
en 1776, comme le composant combustible du gaz. En 1884, l’étude d’U. GAYON, élève de L.
PASTEUR a permis de faire la liaison entre la production du gaz et l’activité de
microorganismes fermentaires. Les résultats de cette étude ont été présentés par L. Pasteur
devant l’Académie des Sciences ainsi que la possibilité d’utilisation de cette fermentation
comme moyen de produire une source d’énergie utilisable pour le chauffage et l’éclairage. La
première industrialisation est apparue à la ville d’Exeter en Grande Bretagne en 1896. Il s’agit
d’une grande fosse septique construite par Donald Cameroun, le gaz produit de cette fosse
servait à l’éclairage de la rue de la ville et à l’usage domestique.

A Madagascar

La première réalisation en matière de biogaz est celle du Docteur METZEGER, chef de


la circonscription vétérinaire d’Antsirabe en 1949. Il s’agissait de deux fosses en briques
servant de cuve de fermentation et qui étaient alimentées avec du fumier de bœuf. Le gaz
produit était utilisé pour la cuisine. Des réalisations d’autres pionniers citées par
RASOLOFOARIMANANA, sont construites plus tard, tels que le digesteur en tôle métallique
de la Ferme d’Etat de la Sakay en 1972, l’installation d’Antsahasoa près d’Iavoloha en 1980,
l’unité de biogaz du Juvénat de Saint Gabriel à Mahajanga, les deux digesteurs en bétons du
Centre Notre Dame de Clairvaux à Ivato en 1984 et le digesteur à dôme métallique du Centre
d’Apprentissage Rural de Bevalala en 1984. Beaucoup d’autres projets de construction de cuve
de biogaz ont été aussi élaborés pour des fermes se trouvant à Mahajanga, à Sakay et Ambanja.

2
D’autres installations s’en suivirent avec la collaboration de quelques entités comme le FAO, le
PNUD et le ministère chargé de l’énergie, dans le cadre du projet TCP / MAG / 6652 (T),
intitulé « Technique de production de biogaz à Madagascar ». Leurs objectifs étaient la maîtrise
et l’extension de la technologie du biogaz. Le centre appelé « cellule de biogaz » est née de
cette coopération et a été installé au sein du département énergétique du CNRIT. Ce centre est
en étroite collaboration avec les paysans, et sert de centre de base et d’information sur le
biogaz. Deux de ses réalisations sont le biodigesteur de l’Akany Avoko sise à Ambohidratrimo
et celui de la croix rouge d’Antsirabe.

Au niveau mondial

La production de biogaz est bien établie en Chine et en Inde, avec près de 6,8 millions
de digesteurs en Chine à la fin de 1997 et 2,93 millions en Inde à la fin de 1999. Peu de
digesteurs sont installés dans les pays africains : une des raisons est l’inexistence d’un
programme de soutien ou de promotion pour cette nouvelle source d’énergie. Les pays
européens et les pays américains utilisent surtout la biométhanisation à des fins d’épuration de
déchets et des eaux usées. Ces pays sont les détenteurs des technologies les plus avancées en
matière de biométhanisation. De même les plus grands digesteurs sont trouvés dans ces pays à
savoir par exemple les digesteurs ovoïdes de Dinslaken en Allemagne avec un volume de 6000
m3.

I.I.2 Définitions [2] [5]


Le préfixe bio (vivant) indique sa provenance : les matières organiques. Le biogaz est
une source d’énergie renouvelable, propre et efficace produite à partir des matières organiques
qui peut être utilisée comme combustible alternatif. Le biogaz est obtenu par fermentation
anaérobies de ces matières organiques. La fermentation anaérobie c’est la dégradation des
matières organiques en l’absence de l’oxygène.

Le biogaz est un gaz combustible, mélange de méthane (50 à 70%) et de gaz carbonique,
de l’eau, de l’azote, de l’hydrogène sulfuré et de l’oxygène. On l’appelle aussi gaz naturel
“renouvelable”, par opposition au gaz naturel d’origine fossile. Le biogaz se nomme encore
“gaz de marais”, au fond duquel se décomposent des matières végétales et animales. C’est
également du biogaz qui est à l’origine des 7 feux follets des cimetières ou de l’embrasement
spontané des décharges non contrôlées. La dégradation des composants organiques et la
production de biogaz s’effectuent selon le schéma :

3
Fermentation sans oxygène

Matière organique СН4 +СО2 +Н2+ NН3+ Н2S

Figure 1: Balance chimique des masses du substrat au début et à la fin du processus de


constitution du biogaz source : Swen Neulter, 2003

I.I.3 Principe
Le rendement en biogaz dépend de la nature du substrat fermenté (composition et teneur
en eau), de la durée de la fermentation et des conditions de fermentations. En règle générale, la
durée totale de fermentation varie entre 60 et 80 jours (digesteur et post-digesteur). Un brassage
régulier doit avoir de bonne raison pour homogénéiser le substrat et favoriser la production de
biogaz. Enfin l’activité bactérienne est optimale lorsque la température et de 38℃ et le pH
compris entre 7,5 et 8.

La matière organique, le substrat, est stockée dans un grand réservoir appelé


biodigesteur, là où se produit la fermentation pendant un certain temps (15 a 60 jours) avec une
température allant de 4 à 74℃ et dans un milieu anaérobie strict. Les matières dégradables sont
transformées en un résidu solide, le digestat, et en un mélange gazeux appelé biogaz. Ce dernier

4
est un gaz inflammable riche en méthane qui peut être utilise comme combustible. Le digestat
est récupéré pour servir d’engrais.

I.I.4 La composition de biogaz [7]


Théoriquement, le biogaz est composé de :

 Méthane (СН4) : 50 à 80 %

 Dioxyde de carbone (СО2) :15 à45%

 Hydrogène (Н2) :1 à 30%

 Hydrogène sulfuré (Н2S) :0,1 à 0,5%

 Azote (N2) : 0,5 à 20%

 Monoxyde de carbone (СО) : 0 à 0,1%

 Autres : à l’état de traces

D’une, manière générale, la composition du biogaz est indiquée dans le tableau ci-
après :

Tableau 1 : Composition générale selon ses composants

GAZ SYMBOLE POURCENTAGE


Méthane CH4 50-70
Gaz carbonique CO2 35-40
Hydrogène H2 1-3
Oxygène O2 0,1 -1
Monoxyde de carbone CO 0-0,1
Azote N2 0,5-3
Hydrogène sulfuré H2S 1-5
Vapeur d’eau H2O Variable
(Source : WWF 2011)

Cette composition varie en fonction de plusieurs paramètres tels que : la nature de


substrat, système de digesteur (Continu ou discontinu) et l’état physico-chimique du milieu
ambiant (le pH, la température et le temps de séjour dans le fermenteur)

On parlera alors de 3 catégories de biogaz :

5
- biogaz pauvre : CH4 < 50% et CO2 > 50%

- biogaz moyen : CH4≈ 65% et CO2≈ 35%

- biogaz riche : CH2 ≥ 80% et CO2≤ 20%

I.I.5. Caractéristiques de biogaz [6]


Le biogaz est un gaz produit par un processus de digestion anaérobie par l’action de
certaines bactéries sur divers résidus organiques, en particulier sur les déchets d’animaux tels
que la bouse de bovin, le lisier de porc, etc.

C’est un gaz incolore, Il est odorant et les odeurs sont dues aux impuretés du gaz surtout
H2S (œuf pourri), qui disparaissent avec un léger traitement mais le gaz ne dégage pas de
mauvaise odeur lorsqu'il brûle. Il est toxique à cause des CO et H2S. Le mélange air – CH4 est
explosif avec 7 % à 14 % de CH4. La solubilité du méthane dans l'eau est très faible : à 20°C
sous une atmosphère, 3 volumes de CH4 se dissolvent dans 100 volumes d'eau. La quantité du
biogaz dépend du substrat. Le biogaz de qualité moyenne de 38% de CO2 et de 62% de CH4.

Le tableau ci-dessous donne le pouvoir calorifique inferieur du biogaz en fonction de


composition par comparaison avec d’autres carburants. On constatera que par unité de masse, la
quantité relative de dioxyde de carbone exerce une influence importante sur le pouvoir
calorifique inférieur du biogaz.

Tableau 2 : Pouvoir calorifique inferieur du biogaz en fonction de sa composition par


comparaison avec d’autres carburants.

Teneur en CH4 Teneur en CO2 Pouvoir calorifique


inferieur

% en volume % en volume kJ/g kJ/L

Biogaz 50 50 13.4 17.9

65 35 20.3 23.3

80 20 29.9 28.7

Méthane 100 0 50.0 35.9

Essence - - 45.0 33.3

6
Gasoil - - 42.1 34.5

(Source : le biogaz [6])

I.I.6 Valorisation du biogaz


Lorsque le biogaz est produit dans un digesteur, il en est captif et donc facilement
récupérable et valorisable. Les modes de valorisation du biogaz sont nombreux mais
l’utilisation du biogaz dépend des conditions locales, techniques et socio-économiques.

Pourtant le biogaz peut être valorise sous trois forme :

* l’énergie thermique

* l’énergie électrique

* le biocarburant

I.I.6.1 Valorisation thermique


Le biogaz est utilisé pour des besoins thermiques : soit sur le site de production, soit à
l’extérieur. Dans les pays en développement, l’utilisation domestique est la plus répandue à
savoir la cuisson des aliments et l’éclairage.

a. Cuisson des aliments


La voie de la combustion constitue un moyen de valorisation et mieux adapté au biogaz,
grâce aux avantages de la simplicité de procédé, d’un investissement réduit et aux temps de
retour souvent très intéressants. En effet, le taux de valorisations de chaleur est important car
cela va fortement influencer la rentabilité du projet et elle suscite un revenu supplémentaire.

b. Eclairage
Le biogaz peut aussi servir de source d’éclairage. Cet éclairage nécessite au moins une
pression du gaz de 20cm de colonne d’eau afin d’éviter un éclairage de faible intensité dont la
portée est restreinte. Au-dessus de cette pression, la portée d’éclairement est voisine de celle
d’une lampe électrique 60W. Les lampes utilisées sont dérivées des lampes à pétrole, utilisant
des manchons importés de Chine, d’Hong Kong, d’Inde.

7
Un apport d’air est nécessaire pour assurer l’éclairage normal de la lampe. Le besoin en
biogaz est environ de 0,04m3/heure/lampe à manchon équivalent à 40W. De ce fait, la durée
varie en fonction du nombre d’ampoules employées.

c. utilisation en réfrigération
Ce mode de valorisation est actuellement peu utilisée vu la rareté des équipements.
Néanmoins, l’adaptation du réfrigérateur à absorption, alimenté au gaz ou pétrole, est
facilement réalisable et fonctionne avec succès. Cette technique est à la fois très intéressante et
utile dans le domaine sanitaire afin de conserver les vaccins, les médicaments dans une région
isolée. Le besoin en gaz varie en fonction de la capacité du réfrigérateur, soit de 0,15 à
0,2m3/heure/100L de capacité et 2,4m3/jour/220L.

Le traitement du gaz est nécessaire et peut se limiter à une simple déshydratation à


l’entrée du suppresseur afin d’éliminer l’entrainement de liquide. En outre, l’hygiène de
combustion, le contrôle de la teneur en hydrogène sulfuré. Ce dernier est un polluant corrosif.
Enfin, il est nécessaire de maintenir un excès de production de biogaz par rapport à la
consommation du procédé de façon à garantir une alimentation normale des bruleurs.

I.I.6.2 Valorisation électrique


La biométhanisation est une méthode de production d’énergie renouvelable. Afin
d’assurer la rentabilité de l’installation, l’électricité ainsi produite doit être une source
d’électricité autoconsommée ou bien utilisée sur le site de production à d’autres fins comme le
broyage, le pompage, l’entrainement moulins à mil. Le biogaz pet être produit pour cette
application à partir de toute source de fermentation, il sera préférable d’utiliser des gaz dit
« propres » issus de la fermentation d’un substrat homogène afin de faciliter l’épuration du
biogaz.

Des groupes électrogènes sont disponibles pour produire de l’électricité à partir du


biogaz et le rendement se situe aux environs des 25% à 30%. Une baisse de ce rendement sera
constatée lorsque le groupe électrogène est sous-alimenté. Le biogaz peut alimenter aussi un
moteur à gaz ou une turbine en vue d’une production d’électricité.

I.I.6.3 biocarburant

8
Le biogaz peut être utilisé aussi comme carburant. Pour l’instant, son usage est limité à
des flottes de véhicules captives comme le bus de ville ou les transports d’ordures ménagères.
Ces véhicules ne rejettent que de la vapeur d’eau et de quatre fois moins de CO2 que les
voitures roulant avec l’essence, gasoil. L’utilisation du biogaz comme carburant exige une
purification du gaz. Ce dernier ne doit pas contenir de l’eau, de soufre, d’organo-halogénés, de
carbone, des métaux.

La cogénération est un procédé de produire en même temps à partir du biogaz, de


l’électricité et de la chaleur. L’électricité ainsi produite (à partir d’une turbine ou d’un moteur)
peut être autoconsommée ou revendue. Puis la chaleur issue de gaz d’échappement est
récupérée puis réinjectée dans un circuit de chauffage. La récupération de la chaleur sous forme
d’eau chaude peut atteindre un rendement global théorique de 90%.

Bref, le biogaz peut être utilisé à l’état brut, sans aucun traitement, dans plusieurs
conditions. Mais en général, il est conseillé de traiter pour limiter la corrosion des appareils.
Celle-ci est due non seulement à l’hydrogène sulfuré, mais aussi à la présence d’eau et de gaz
carbonique qui forme un acide faible lorsqu’il est dissout dans l’eau, et parfois à la présence de
composés chlorés.

I.2 METHANISATION

I.2.1. Définition
La méthanisation est le résultat de l'activité d’une flore microbienne complexe. La
dégradation de la matière organique en milieu anaérobie conduit à la production de gaz
composé essentiellement de méthane (CH4) et de gaz carbonique (CO2). Cette fermentation
bactérienne met en jeu des populations variées de micro – organismes. Les substrats utilisés par
ces bactéries et les produits qu'elles fabriquent permettent de distinguer différentes phases dans
la biosynthèse du méthane: l'hydrolyse du substrat, l’acidogénèse, l'acétogènese et la
méthanogenèse. La fermentation est appelé aussi méthanisation. Celle-ci se produit
naturellement (dans les marais) ou spontanément dans les décharges contenant des déchets
organiques, mais elle peut être aussi provoquée artificiellement dans des digesteurs pour traiter
des boues d’épuration, des déchets organiques industriels ou agricoles. La méthanisation ou
fermentation méthanique est la décomposition bactérienne des matières organiques d’origine
animale, végétale en milieu anaérobie (dans le digesteur) qui conduit à la formation du biogaz.

9
I.2.2. Généralités sur la fermentation méthanique
Toutes les matières organiques d'origine animale (déjections), végétale (déchets verts),
ou agro – industrielle (effluents) sont susceptibles de produire du biogaz dans des conditions
bien définies d’anaérobiose, de température et de potentiel d’hydrogène. Les matières
organiques peuvent être classées de deux manières différentes :

- Solide : les fèces animaux et fumiers, déchets domestiques, résidus de récolte,


les déchets de tanneries … ;

- Liquide: eaux usées, les effluents des usines…

D’une manière générale, certains substrats sont plus digestibles que d’autres, la
fermentation méthanique permet de traiter presque toutes les matières organiques. La
production de biogaz dépend surtout de la teneur en matière organique biodégradable contenu
dans le substrat. Cette teneur est reliée à la teneur en matière sèche qui représente un élément
important au calcul du bilan énergétique des digesteurs. Le tableau montre la production de
biogaz suivant le différent substrat :

Tableau 3:Production de gaz prévisible dans des conditions difficiles d’élevage

Fumier humide Production de gaz

Kg/jour/animal l/jour/animal

Bovidés 10 360

Buffle 15 540

Porc 2,25 180

Poules 0,18 11.2

Hommes 0,4 28

(Source : F VARAGNAT, 1983)

10
I.2.3. Principales phases de la méthanisation
La transformation des matières organiques en diverses substances chimiques au cours
de la fermentation anaérobie se fait, au cours d’une chaîne de dégradation, grâce à des
nombreuses espèces de bactéries.

On distingue quatre phases dans le processus de fermentation : l’hydrolyse,


l’acidogenèse, l’acétogenèse et la méthanogenèse.

I.2.3.1. Hydrolyse
La première étape de la fermentation est la dépolymérisation et la solubilisation de la
matière organique complexe (glucide, lipide, protide). Les polymères sont attaqués par un
premier groupe de bactéries dites hydrolytiques qui les cassent et les décomposent en
monomères d’acides aminés d’acides gras et de sucres simples. Cette phase peut à la fois
s’accomplir en aérobie et en anaérobie.

I.2.3.2. Acidogenèse
La deuxième étape de la fermentation est la conversion des monomères obtenus
précédemment, en acides gras volatiles et en alcools tels que les acides acétiques, les acides
propénoïques, les acides butyriques, le butanol et l’éthanol. Les produits gazeux libérés pendant
cette phase sont principalement le gaz carbonique (CO2) et l’hydrogène (H2).

I.2.3.3. Acétogenèse
La troisième étape de la fermentation est la phase acétogène. Les produits issus de
l’acidogenèse sont progressivement transformés en acétates et formates. Les bactéries
acétogènes sont également productrices d’hydrogène.

I.2.3.4. Méthanogenèse
La méthanogenèse est la dernière phase de la fermentation aboutissant à la formation du
méthane. Elle est accomplie par des bactéries anaérobies strictes à croissance lente. Ces
bactéries n’utilisent que des composés simples issus de l’acétogenèse : formate, acétate,
hydrogène et gaz carbonique. Elles les convertissent ensuite en méthane. Les réactions de
transformation qui apparaissent à la fermentation se font suivant les réactions suivantes :

11
- transformation de l’acide acétique en méthane :

CH3COOH → CH4 + CO2

Acide acétique méthane gaz carbonique

- transformation du gaz carbonique en méthane :

CO2 + 4H2 →CH4 + 2H2O

- transformation de l’alcool (éthanol) en méthane :

Éthanol + gaz carbonique→ méthane + acide acétique

12
Figure 2:le processus de la fermentation méthanique

Source [5]

13
I.2.4. Différents paramètres influents la méthanisation
La maîtrise de la conduite d’une fermentation méthanique, nécessite le choix d’un
certain nombre de paramètres physico-chimiques, permettant à la fois d’assurer globalement le
métabolisme des différentes espèces bactériennes présentes dans le milieu et de constater le bon
déroulement de la fermentation.

I.2.4.1 L’absence d’oxygène ou l’anaérobiose


Les bactéries méthanogènes se développent uniquement à l’abri de l’oxygène et de l’air,
ils sont sensibles à la présence d’oxygène. La décomposition de matières organiques en
présence d’oxygène produit du gaz carbonique, mais à l’abri de celui-ci elle produit du
méthane. Il est donc primordial que la fosse soit à l’abri de l’air et de l’eau.

I.2.4.2. Température
C’est un paramètre important car la température agit directement sur la cinétique de
croissance bactérienne. L’activité enzymatique des bactéries dépend étroitement de la
température. Vers 10°C, cette activité est faible. Au-dessus de 65°C, les enzymes sont détruits
par la chaleur. Dans un biodigesteur, les bactéries ayant chacune leur plage de température de
croissance coexistent. Elles peuvent être :

- psychrophiles (à température inférieure à 20°C) ;

- mésophiles (20°C à 45°C) ;

- ou thermophiles (supérieure à 45°C).

Dans la pratique, la température idéale pour la production de biogaz se situe entre 32 et


37°C.

I.2.4.3. Le potentiel d’hydrogène ou pH


Le pH favorable à la digestion est compris entre 7 et 7,2. Pour rétablir le PH du milieu,
on ajoute de la chaux (Ca(OH) 2) s’il diminue et de l’acide formique ou de l’acide nitrique dans
le cas contraire.

I.2.4.4. Quantité d’eau


Il en faut autant qu’en nécessite le métabolisme des micros – organismes. L’eau doit en
principe représenter environ 90% du poids total des matières. Excès et défaut d’eau sont

14
également préjudiciables. Un excès d’eau entraîne la chute de la production par unité de volume
dans la fosse, empêchant l’utilisation optimale de gaz. Un manque d’eau provoque
l’accumulation d’acide acétique freinant le processus de fermentation et donc la production de
biogaz. Une croûte relativement épaisse se forme alors sur la surface.

I.2.4.5. Le rapport C/N [7]


Le rapport C/N est le rapport entre le carbone et l’azote. C’est un paramètre de contrôle
du fonctionnement de la digestion. Le carbone est une source d’énergie et comme l’azote un
élément de l’édification des structures cellulaires. Un rapport C/N élevé témoigne la présence
de substance difficilement dégradables par les microorganismes. Tandis qu’un rapport C/N
faible, témoigne une accumulation de l’ammoniac et qui pourrait être toxique à une teneur
élevée. Un rapport entre le carbone et l’azote (C/N) compris entre 25 et 35 donne un meilleur
rendement de fermentation.

I.2.4.6. Les substances nuisibles


Quelques matières présentes dans le substrat sont toxiques à forte concentration parmi
elles :

 les engrais chimiques, pesticides, antibiotiques de l’alimentation des animaux.


 Sels et métaux, ions minéraux (sodium, potassium, calcium, ammonium)
 Détergent, savon organochlorés

I.2.5. Les procédés de fermentation


Selon les caractéristiques des matières à fermenter (nature, taux d’humidité, structure
physique), selon le mode de chargement du digesteur et selon la périodicité d’apport de
matières, on distingue trois procédés de fermentation.

I.2.5.1. La fermentation discontinue

Figure 03: Principe de la fermentation discontinue

15
La cuve de digestion est chargée avant sa mise en production. Le chargement se fait en
une seule opération et la fermentation se poursuit jusqu’à épuisement des substrats. Après
déchargement de la cuve on recommence un nouveau cycle de fermentation.

Ce type de fermentation s’applique surtout à des matières ayant la texture similaire des
fumiers pailleux comme les déchets végétaux ou les ordures ménagères.

I.2.5.2 La fermentation continue


Ce procédé est caractérisé par une alimentation régulière en matière organique, et une
évacuation régulière d’effluent. Le volume présent dans le digesteur reste constant puisqu’un
volume égal à celui introduit s’évacue par sur verse.

Figure 4 : Principe de la fermentation continue

Les digesteurs à alimentation continue doivent obligatoirement être alimentés avec des
matières à l’état fluide, ils sont réservés uniquement pour le traitement des déjections animales.
Mais ces matières doivent contenir le minimum de fibres végétaux et détritus minéraux pour
éviter la formation des croûtes ou de dépôts sur le fond de la cuve.

I.2.5.3. La fermentation semi - continue


Le procédé est caractérisé par :

• un chargement aléatoire et discontinu en matière organique

• une évacuation en continu

• la nécessité de les arrêter pour le nettoyage.

16
Les produits à fermenter sont introduits régulièrement et un volume équivalent du
liquide du digesteur est refoulé vers l’extérieur. Ce type de procédé est adapté à des effluents
liquides ou solides à faible teneur en composés ligno - cellulosiques.

I.3 LES BIODIGESTEURS DE LA METHANISATION

Les digesteurs sont les cuves utilisées pour la fermentation. Ils sont encore appelés
bioréacteurs ou fermenteurs. Divers types de digesteur sont actuellement utilisés pour la
biométhanisation. Ils ont comme caractéristique principale une aptitude à fournir une condition
d’anaérobiose à l’enceinte, qui est fondamentale pour le déroulement des réactions.

I.3.1. Définition
Les digesteurs peuvent être définis comme étant les installations techniques et
matérielles fournissant des conditions physico-chimiques (potentiel redox inférieur – 325 mV,
pH voisin de la neutralité), hydrodynamiques et écologiques favorables au développement des
agents microbiens responsables de la digestion anaérobie de la matière organique et à l’action
de leurs enzymes, permettant ainsi de produire du biogaz. Le digesteur est l’élément principal
d’une installation de biogaz. C’est à l’intérieur de ce dernier que les processus biochimiques et
microbiens de fermentation ont lieu lors de la formation du biogaz. D’une manière générale,
l’unité de méthanisation est constituée d’un réacteur où se déroule la transformation et d’un
réservoir de stockage pour contenir le gaz obtenu.

17
Figure 5 : modèle chinois

(Source Fulford D.1998)

I.3.2. Différents types d’installations de digesteurs


Les digesteurs peuvent être de type expérimental de laboratoire ou digesteur
d’exploitation selon leur dimension, mais aussi à chargement discontinu, semi-continu et/ou
continu selon leur style de conception. Suivant le type et la phase des substrats à digérer, il
existe aussi des digesteurs liquides et des digesteurs solides Il existe plusieurs types
d’installations de digesteurs, selon le type et l’abondance des substrats : digesteurs à dôme fixe,
digesteurs à cloche flottante, digesteurs Borda.

I.3.2.1. Le digesteur à dôme fixe


Il est formé d’une partie inférieure cylindrique et d’une partie supérieure sous forme de
voûte sphérique ou hémisphérique pour le stockage du gaz. En béton ou en brique cuite induite,
ce type de digesteur présente les avantages d’avoir une durée de vie assez longue puisque les

18
problèmes de corrosion sont remédiés et d’offrir un coût initial modéré. Le plus souvent il est
enterré remédiant ainsi aux problèmes rencontrés avec les variations de température. Sa
productivité est de l’ordre de 0,1 à 0,2 m3 de biogaz par m3 du digesteur par jour.

Figure 05 : Digesteur à dôme fixe

I.3.2.2. Le digesteur à cloche flottante


Il est composé d’une partie cylindrique en brique ou en béton, placé verticalement et
enterré. Au-dessus, un réservoir de stockage de gaz qui flotte grâce à l’anneau d’eau
d’étanchéité. Il est en métallique ou fabriqué à partir d’autres matériaux mouvement ascendant
descendant de la cloche témoigne de l’existence du gaz dans la cloche Boues liquides
permettant ainsi le mélange du substrat.

Il est plus facile à utiliser par rapport au dôme fixe à cause :

 de la simple gestion du gaz par repérage de la hauteur de la cloche,


 d’une pression stable de gaz,
 d’une maintenance et un déchargement faciles à manier,
 de sa bonne qualité d’étanchéité assurant une meilleure productivité.

19
Figure 6 : Digesteur à cloche flottante

I.3.2.3. Le digesteur à Plug -flow


Pour surmonter les problèmes de haute pression avec le digesteur à dôme fixe, le digesteur
Plug-flow est un digesteur à basse pression du fait de sa conception : une fosse de diamètre
normalement large et assez profonde, couverte d’une membrane en plastique ou en caoutchouc
et quelque fois munie à la partie supérieure d’un ballon souple en bâche plastifiée pour
récupérer et stocker le gaz. Il est parfois très volumineux (jusqu’à des milliers de mètres cube),
et alimenté de façon continue ou semi continue, il digère des substrats liquides à teneur en
matière sèche sèche élevée comme les substrats pailleux, les ordures ménagères, les déchets
urbains. Une ouverture hydraulique d’entrée et de sortie assez grande est construite sous le
réacteur.

20
Figure 07 : digesteur à Plug-flow

21
[Link] DES TROIS TYPES DE DIGESTEURS

Tableau 4: Comparaison d’un digesteur à cloche flottante, à dôme fixe et plug – flow

ELEMENTS DE DIGESTEUR DIGESTEUR DIGESTEUR


COMPARAISON TYPE INDIEN TYPE CHINOIS A PLUG - FLOW
CLOCHE DOME FIXE
FLOTTANTE
Forme du digesteur Cylindrique Semi-sphérique Horizontale
Matériaux de En brique ou béton Brique ou béton armé Brique ou moellons +
construction armé + tôle ou béton triple béton armé + bâche
souple
Nature du gazomètre Couvercle flottant en Partie supérieure du Bâche souple
tôle (cloche flottante) dôme sphérique
Type de fermentation Semi – continu Combinaison du Semi – continu
système continu et
discontinu
Nature du substrat Liquide Liquide ou solide Substrat liquide ou
solide, même les
matières difficiles à
digérer
Pression du gaz Constante Variable et assez Moyenne
élevé
Rendement journalier 0.65 à 0.8 0.1 à 0.4 0.26
(en m3 de gaz/m3 de
digesteur)
Durée de vie 5 à 15 ans dus à la 20 ans et plus 5 ans causés par
corrosion de la l’altération de la
cloche métallique bâche
Coût Entre Ar 600 000 et 1 Modéré Entre Ar 200 000 et
200 000 / m3 Ar 300 000 / m3
Source [8]

22
DEUXIEME CHAPITRE : GENERALITES DE LA
BOUSE DE BOVIN
Comme le premier, ce second chapitre se subdivise en trois qui sont : les caractéristiques
des déchets ; l’importance de la bouse et enfin les caractéristiques et composition de la bouse de
bovin. Ces trois grands titres qu’on va voir ci-après.

[Link] DES DÉCHETS

II.1.1. Origine

Presque tous les déchets proviennent des activités domestiques, industrielles et


commerciales. Voici les exemples de sources de déchets :

-sources de déchets de production : les entreprises utilisent des matières premières


transformées ou des biens.

-sources de déchets de consommation quotidienne : les restaurants, gargotes, ménages,


entreprises, …

-déjection humaine ou animale (fumiers ou lisiers : fiente de poulet, bouse de vache,…)

[Link] des déchets

On peut classer les déchets en 2:

II.1.2.1. Classification suivant la nature chimique


Dans cette partie, on distingue 2types de déchets, qui sont :

- Les déchets organiques, riches en carbone telles que les branches, les feuilles mortes (de
préférences les matières végétales) et les chaines carbonées comprenant le glucose, la cellulose
et la lignine. Ces déchets organiques sont riches en Azote constitués par les matières vertes,
molles et mouillées (déchets d’aliments, gazon fraichement coupé) mais aussi les sucres et les
protéines.

- Les déchets minéraux, composés par des déchets basiques tels que le calcaire, les
cendres et le résidu des sels comme le carbonate de calcium, les sulfates et les phosphates. Ce
type de déchets chimiques joue un rôle d’adjuvants dans le procédé de compostage.
23
[Link] de déchets suivant la nature physique
On peut les classer en trois catégories bien distinctes suivant leur état physique :

- Les déchets solides : constitués par des ordures, ménagères, du bois, de la paille et des
boues déshydratées ;
- Les déchets liquides : constitués par des lisiers d’agricoles, des effluents
agroalimentaires et des boues fraîches liquides ;
- les déchets gazeux : d’origines anthropiques composées des CO2, CO, CH4, qui se
propagent dans l’atmosphère.

II.1.3. Différentes catégories de déchets

On peut classer les déchets par les catégories, lesquelles peuvent varier en fonction de
leur nature, de leur provenance ou encore de leur caractère plus ou moins toxique. Nous
distinguerons les déchets des ménages et les déchets des entreprises ou d’activités
professionnels, parmi lesquels, il convient de distinguer les déchets inertes, les déchets
industriels banals (DIB) et les déchets industriels spéciaux (DIS). Cette classification a le mérite
de rappeler que toutes les déchets ne proviennent pas tous de la sphère de notre vie privée et
que, parmi ceux produits par les entreprises, certains peuvent être dangereux et d’autres sont
beaucoup moins.

 Les déchets ménagers et municipaux : les déchets ménagers (ordures ménagères, …), les
déchets municipaux(les déchets de nettoiement).
 Les déchets industriels : les déchets industriels banals, les déchets industriels spéciaux et
les déchets inertes.
 Les déchets organiques de l’agriculture et des industriels agroalimentaires : les
déjections humaines et animales, les résidus de récoltes, les résidus de fabrication des
industries agroalimentaires.

24
[Link]égorisation des matières premières
Une précision sur les caractéristiques ainsi que la quantité des ordures restent difficile à
faire, vue la variation des plats servis au sein des ménages ainsi que dans les restaurants.
Cependant, en procurant les différents bacs à ordures, on a pu quantifier les déchets selon leurs
typologies. En effectuant une étude sur les caractéristiques des déchets ménagers ainsi que la
disponibilité des déchets au sein des ménages et des restaurants, on a classé les déchets en 6
catégories :

Catégorie 1 : Déchet de légumes

Les déchets de légumes constituent une grande partie des déchets au sein des foyers ainsi que
les restaurants. Ayant une caractéristique biologique facile à dégrader, sa fermentation produit
un rendement considérable à la production de biogaz. Cette première catégorie est composée
des déchets issus des carottes, pomme de terre, courgettes, aubergines, chouchoutes, choux,
chou-fleur, tomates. …

Catégorie 2 : Déchet de fruits

La disponibilité des déchets de fruit dépend de la saison de ce dernier. Lors de notre expérience,
on a utilisé les déchets issus des fruits suivants : ananas, bananes, mangues, oranges, litchis,
pommes, poires, papayes, avocats.

Catégorie 3 : Déchet de riz, grain et céréales

Ce type de déchet est assez dominant pour certains ménages qui n’ont pas d’animal domestique
ou d’autres animaux consommant des déchets de riz. Il constitue aussi une quantité raisonnable
pour les restaurants. En général, il est constitué de déchets de riz, de pain, de spaghetti, de
céréales, de mais, d’haricots, de pois chiches, de petit pois, et d’autres grain. Il est à préciser
que ces déchets sont tous cuits puisqu’il provient des restes d’aliments dans les cuisines.

Catégorie 4 : Déchet de légume verte

Les déchets de légume verte sont composés des restes de tables ou des restes de préparation
issus des herbes et des légumes verts. Il est constitué par toutes herbes comestibles, les
poivrons, famille des oignons et ses feuilles, les haricots verts.

Catégorie 5 : Déchet de viande

25
Les déchets de viande existent seulement dans les restaurants. Il est d’une quantité négligeable
dans les ménages et est quasiment nul dans les foyers ayant des animaux domestiques. En outre,
il n’est pas recommandé de mettre des os dans le digesteur.

Catégorie 6 : Déjection d’animal domestique

La présence des animaux domestiques dans les ménages peut augmenter le taux de production
de biogaz en valorisant leurs déjections.

II.1.4. Les déchets fermentescibles

Les déchets fermentescibles sont les déchets organiques biodégradables. Ils sont des
résidus d’origine animale ou végétale constitués de matières biodégradable qui peuvent être
décomposés par des micro-organismes pour lesquels ils représentent une source d’alimentation.
Ils sont également appelés « organiques » car ils contiennent tous du carbone. Les déchets
putrescibles sont des restes d’origine animale ou végétale susceptible de se dégrader
spontanément et dans un délai très court, sans l’apport de micro-organisme. Ce sont des
biodéchets facilement valorisables. Tous les déchets fermentescibles ne sont pas nécessairement
putrescibles. En revanche, tous les déchets putrescibles sont des déchets fermentescibles. La
différence entre les déchets putrescibles et déchets fermentescible réside dans le fait que tous
les fermentescibles n’ont pas forcément la capacité de dégrader spontanément. En effet, le
carton, le papier et certains textiles d’origines organiques, nécessitent un apport de micro-
organismes spécifiques pour leur décomposition. Un déchet fermentescible est susceptible
d’être traité par compostage ou méthanisation.

II.1.5. Valorisation des déchets

La valorisation des déchets est définie comme un mode de traitement visant à :

 Ménager les ressources naturelles et éviter le gaspillage, en diminuant notamment


l’extraction des métiers premières non renouvelables (gisement de tourbe, gisement des
phosphate, etc.).

26
 Lutter contre le réchauffement de la planète en diminuant la consommation d’énergie
fossile (charbon, gaz naturel, pétrole, etc.) et la production de gaz à effet de serre (gaz
carbonique, méthane, etc.,).
 Lutter contre l’utilisation excessive d’engrais chimiques.

Les deux (02) grands types de valorisation sont :

- La valorisation biologique (production d’engrais et de compost),


- La valorisation énergétique (production de chaleur et d’électricité).

La mise en décharge (appelé aussi stockage) revient le plus souvent à laisser se poursuivre le
cycle de dégradation sans rien en retirer.

[Link] DE LA BOUSE

La bouse de vache apparaît donc comme un élément clé en tant que restitution des
fourrages ingérés, permettant alors la réintégration au sol de cette biomasse. De surcroît, les
excréments animaux ont été employés très souvent et très tôt dans toutes les civilisations et tous
les pays. Leurs utilisations faisaient partie de la vie courante mais furent peu relatées de par
leurs singularités.

La bouse de vache est la principale source de production de biogaz en Inde. La bouse de


vache générée par 3-5 bovins par jour peut faire fonctionner une simple usine de biogaz de 8-10
m3 qui est capable de produire 1,5-2 m3 de biogaz par jour, ce qui est suffisant pour une famille
de 6-8 personnes, pour faire cuire un repas 2 ou 3 fois par jour, ou pour allumer deux lampes
pendant 3 heures ou faire fonctionner un réfrigérateur pendant toute la journée ou faire
fonctionner un générateur à moteur de 3-KW pendant 1 heure.

27
Photo 1 : séchage de bouse.

Source : Wikipédia

II.2.1. Historique [9]


La bouse ne pouvait être qu’un élément utile à l’homme

Tout d’abord il serait intéressant de s’interroger sur l’étymologie du mot bouse qui n’est pas
une moindre affaire puisque les lexicographes et les philologues se sont depuis des siècles
évertués à proposer des solutions. L’hypothèse la plus curieuse voit son origine dans le mot
hébreu « bouts » qui veut dire boue, limon. D’autres pensaient plutôt que le mot bouse était à
rattacher à bœuf, par une déformation très irrégulière de bov ou bou. Plus près de nous, certains
ont trouvé son origine dans bovosa ou bou-osa, c’est-à-dire boue car, l’idée de liquide est à la
base de boue, or la bouse, excrément liquide s’oppose à la crotte, excrément dur.

S’il est difficile de se mettre d’accord sur l’étymologie du mot bouse en revanche sa
définition est universelle : fiente de vache, de bœuf ou de taureau, et par extension de tout autre
bovidé.

Les excréments animaux ont été employés très tôt et très souvent dans toutes les
civilisations et tous les pays, mais la littérature n’en fait pas toujours état. En effet, ces
utilisations (qui nous paraissent parfois bien extraordinaires) faisaient partie de la vie courante ;
elles étaient tellement évidentes que les analystes ne jugèrent pas toujours nécessaire de les
relater.

28
II.2.2. Un excellent combustible [10]
Si l’utilisation de la bouse de vache était courante comme source d’énergie les
différentes préparations bien que fondées sur les mêmes principes, restaient des méthodes
artisanales transmises de génération en génération.

Les principes de fabrication étaient simples. Pour la combustion, la bouse de vache doit être
évidemment très sèche. Le plus simple est donc de ramasser les bouses sèches au pré et de les
utiliser telles quelles. Cependant, le plus souvent, la bouse subit une préparation. Elle peut être
utilisée seule, moulée ou remaniée de façon à lui donner une forme adéquate à l’utilisation que
l’on veut en faire, ou bien encore malaxée avec plus ou moins de débris végétaux, paille, balle
de céréales, herbes séchées ou même avec des matières inertes, sable, poussière ou terre. Pour
ce qui est du séchage des bouses, celles-ci peuvent sécher à même le sol, plus ou moins bien
disposées avec des formes plus ou moins travaillées, dans des moules et des abris, sur des
rochers, ou même lancées sur les murs de façon à ce qu’elles tombent une fois sèches.

II.2.3. Un matériau de choix pour la construction


Dans tous les pays, presque le majeur de fumier est utilisé comme engrais et comme
combustible, la bouse de vache peut être employée à de nombreuses autres fins. En effet dans
de nombreux pays, elle était ou est encore un élément de base dans la construction, que ce soit
pour l'édification des murs, le coffrage des sols, le comblement des fissures ou
l'imperméabilisation des toitures.

Mélangée à d'autres éléments (sable, terre, paille, branches …), elle servait de liant et
donnait ainsi un caractère solide et imperméable au mélange, utilisé alors comme ciment ou
mortier. L'emploi le plus courant de la bouse en construction reste cependant le colmatage des
brèches et l'imperméabilisation par le badigeonnage répété d'un mélange de bouse et d'eau sur
les murs. Il paraîtrait de plus que cet enduit chasse les insectes. La réalisation des aires de
battages se faisait à partir d’un mélange de terre et de bouse. Une fois la surface du sol aplanie,
de la bouse diluée et mélangée à de la terre était enduite à même le sol. Après séchage, on
répétait l’opération maintes fois pendant plusieurs semaines avant la mise en service de l’aire.
Le revêtement constitué par ces couches de bouses rendait le sol suffisamment dur et solide
pour résister aux coups de fléaux et aux poids des rouleaux tirés par les chevaux ou les bœufs.
L’aire en question était en général pavée, mais quelques jours à quelques semaines avant le
battage du blé, et après un nettoyage et un désherbage soigneux, on l’enduisait de ce revêtement
particulier de bouse diluée dans de l’eau et plus ou moins mélangée à de la terre.

29
II.2.4. Un engrais de qualité
La bouse est le produit de la digestion des végétaux ingérés par les bovidés. Les
différents remaniements dans les « estomacs » puis le tube digestif de ces végétaux permettent
une assimilation et une intégration d’une partie seulement des matières ingérées, le reste étant
éliminé dans les bouses. Ces dernières sont donc riches en différents éléments organiques.

C’est pour cette raison que la bouse représente un engrais de qualité notamment pour sa
forte teneur en azote, élément primordial pour le développement des végétaux. Probablement
depuis que le bœuf a été domestiqué pour aider au travail des champs, la bouse a été utilisée
comme engrais améliorant considérablement le rendement des cultures.

L’emploi de la bouse sous forme de fumier (mélange de bouse et de litière) ou de lisier


(bouse, urine, eau et débris pailleux) sur les cultures ou dans les champs pour en améliorer le
rendement par l’apport d’agents fertilisants (en particulier l’azote), représente certainement
l’emploi le plus important et le plus courant des excréments de vache. Le dépôt d’une bouse
entraîne un enrichissement du sol sous-jacent en différents bioéléments nécessaires au
développement végétal. Cette méthode simple représente l’utilisation la plus courante et la plus
importante en quantité, des déjections du bétail, et s’applique encore aujourd’hui.

Mais notre étude s’est basée sur les déchets qui sont les bouses de bovin. Alors il va
falloir qu’on doive voir ses caractéristiques et ses compositions

II.3. CARACTÉRISTIQUE ET COMPOSITION DE LA


BOUSE

La bouse est le résultat du non digestion de certains composés fourragés. La vache en


tant qu’herbivore donc consommateur primaire, ingère une certaine quantité de végétaux qui
subissent, au niveau de sa panse une action microbienne intense et au niveau de sa caillette une
action chimique importante. Cependant, certaines substances, résistent à ces attaques
microbiennes, enzymatiques et chimiques tout au long de leur passage dans le tube digestif et
sont libérées dans le milieu extérieur au moment de la défécation sous une forme hydratée
nommée communément chez les ruminants bovidés « bouse ».

30
II.3.1 Fréquence des émissions et quantités émises [10]
La fréquence journalière des émissions est l’un des paramètres de la densité de
répartition des fèces sur l’étendue du pâturage. En moyenne, il ressort que les bovins adultes
défèquent entre 10 et 24 fois par jour. Les quantités excrétées ont une forte corrélation avec les
quantités d’aliments ingérés. Or le niveau de consommation de l’animal dépend de son poids,
de son état, des besoins à couvrir et enfin de la digestibilité des aliments proposés. Les bovins
adultes expulsent en moyenne et en temps normal 30 à 50 Kg d’excréments par jour constitués
de 80 à 90 % d’eau selon le type d’alimentation.

Rapporté à une vache laitière (600 Kg), la quantité de bouses émises par jour est en
moyenne de 3.2 Kg de matière organique soit environ 4 Kg de matière sèche fécale (à 20% de
cendres).

II.3.2. Eléments chimiques contenus dans les déjections


La matière sèche est constituée :

- de la fraction non digérée de la ration : essentiellement composée de fragments de tissus


lignifiés, de sclérenchymes et de tissus vasculaires avec en outre des éléments minéraux ayant
échappé à la dégradation microbienne dans le réticulo-rumen, à la dégradation dans la caillette
et l’intestin grêle et à la fermentation microbienne dans le gros intestin,

- de produits endogènes (sucs digestifs, débris cellulaires…) ou microbiens non digérés

Les différents éléments excrétés à travers les fèces sont principalement les phosphates,
le calcium et le magnésium sans oublier l’azote alors que les excrétas liquides en revanche
drainent, potasse, sodium ainsi qu’une forte proportion de l’azote restitué

31
Tableau 5 : effectif du cheptel bovin par région

Unité : têtes

Source : MAEP/2005

32
TROISIEME CHAPITRE : ETUDE ECONOMIQUE ET
APPROCHE ENVIRONNEMENTALE
On a trois grandes parties pour ce dernier chapitre, il y a l’analyse financière, les avantages et
inconvénients de biogaz et pour finir la notion de l’environnement.

[Link] FINANCIÈRE

Le besoin en énergie pour la cuisson des ménages ne cesse de s’accroître. Cela implique
depuis quelques années une hausse de la déforestation due aux déboisements. Les combustibles
ligneux constituent la principale source d’énergie à Madagascar. La consommation des
ménages en énergie est souvent sous forme de bois énergies (bois de feu et charbon de bois) et
ils les utilisent surtout pour la cuisson. Le temps de cuisson et les besoins en combustibles sont
difficiles à évaluer du fait qu’ils dépendent du nombre de cuissons par jour, du type de denrée,
de la taille du ménage, des habitudes alimentaires.

Les projets de biogaz permettent de valoriser les déchets organiques, tels que les déchets
agricoles, les résidus alimentaires ou les boues d'épuration. Ces déchets peuvent être
transformés en biogaz par un processus de fermentation anaérobie, ce qui permet de réduire les
coûts liés à leur élimination tout en produisant une source d'énergie renouvelable.

Les projets d'installation du biogaz peuvent contribuer au développement économique


local en stimulant l'activité économique dans la région. Par exemple, les agriculteurs peuvent
diversifier leurs activités en produisant du biogaz à partir de leurs déchets agricoles, ce qui peut
générer des revenus supplémentaires.

III.1.1. Etude économique de la production du biogaz [5]


[Link] d’investissement lié à la biodigesteur
Le coût d’investissement pour l’installation d’une unité de méthanisation familiale qui
reste inchangé car l’appareil peut endurer jusqu’à plus de 3 ans varie entre :

33
Tableau 6 : Cout d’investissement

Désignation Unité Quantité Prix unitaire Prix total (Ar)


(Ar)

Bonbonne 120L 2 160000 320000

Demi-barrique 200L 1 2000 2000

Téflon 1 500 500

Tuyauterie 1m 3 4000 12000

Codes-Y 1 500 500

Réchaud à gaz 1 4000 4000

Vanne 1 6000 6000

Total 345 000

Source [5]

III.1.1.2. Les charge d’exploitation


Les charges d’exploitation de production du biogaz est donnée par le tableau ci-dessous

34
Tableau 7 : charges d’exploitation de production du biogaz

Désignation Quantité par Quantité Prix unitaire Prix total (Ar)


cycle annuelle (Ar)

Bouses de vache 36 504 50 25200


[Kg]

Ferment 3.6 50.4 0 0

Eau 12 168 8 1344

Charge 26544
décaissée

Amortissements 1769.6
annuels

Charge calculé 1799.6


1769.6

Charge 24770.4
d’exploitation

Source [5]

III.1.1.3 Comparaison du biogaz avec les Gaz des distributeurs et le charbon de bois

III.[Link]. Consommation en gaz

En général, un ménage consomme une bouteille à gaz de 9 kg pendant 50 à 65 jours.


Voici quelques illustrations pour le prix de gaz :

35
Tableau 8: le prix de gaz

Bouteille en gaz de 9kg

Références Prix (ariary)

Prix de biogaz en moyenne 59500

Prix unitaire 7000

>>Production de biogaz et bénéfice

Pour un temps de rétention de 60 jours, le ménage peut produire donc jusqu’à 5 à 6.5 kg
de biogaz, qui est le bénéfice propre du ménage. Dans ce cas, le ménage ne paie que 17500
ariary pour la dépense en gaz

III.[Link]. Consommation en charbon


Plusieurs enquêtes situent la consommation mensuelle de charbon de bois environ à 15
kg en moyenne par personne. Pour un ménage de 2 membres, cette consommation correspond à
30 kg de charbon par mois (soit 1 sac standard par mois). Le prix du charbon s’élève à 22 000
Ariary le sac par mois.

III.[Link]. Consommation en bois énergie du ménage


La consommation du bois de chauffe par ménage des populations rurales est estimée en
moyenne à 513 kg de bois de feu par personne et par année. Néanmoins pour le bois acheté, le
prix s’élève à 120Ariary/kg. Elle correspond à une valeur moyenne de 210kg par mois pour un
ménage de 2 personnes.

III.[Link].Comparaison

36
Voici le tableau qui illustre la comparaison de dépense en énergie pour un ménage

Tableau 9: la comparaison de dépense en énergie

Dépense d’énergie Dépense mensuelle (Ariary) Dépense annuelle (Ariary)

Charbon de bois 22000 240000

Bois de chauffe 14520 174240

Gaz chez le distributeur 29750 357000

Biogaz 9000 108000

Tableau 10: Production de biogaz mensuelle

Désignation Production en kg PU (Ar) Prix total

Biogaz 3 à 3,5 7000 21000 à 24500

Tabl
Désignation Prix (Ar) eau
11:
Biogaz 22000
Eco

Charge d’exploitation 1769,6 nomi


e
Economie d’argent sur la production de 20230,4 d’ar
biogaz gent

37
III.1.1.4 Intérêt économique sur la production de biogaz
 Par rapport à l’utilisation de charbon de bois, l’utilisation de biogaz nous a permis une
augmentation des revenus 18000 à 20000 Ariary par mois

 Par rapport à l’utilisation de gaz chez le distributeur, l’utilisation de biogaz nous a permis des
revenus 10700 Ariary par mois

 Par rapport à l’utilisation de bois de chauffe, l’utilisation de biogaz nous a permis des
revenus 25600 Ariary par mois

[Link] D’ENVIRONNEMENT [5]

III.2.1.Définition
Selon la charte de l’environnement malgache, l’environnement est l’ensemble des
milieux naturels et artificiels, y compris les milieux humains et les facteurs sociaux et culturels
qui intéressent le développement.

Etymologiquement, l’environnement est l’ensemble des éléments qui constituent le


voisinage d’un être vivant ou d’un groupe d’origine humaine, animale ou végétale et qui sont
susceptibles d’interagir avec lui directement ou indirectement. C’est ce qui entoure, ce qui est
aux environs.

Depuis les années 1970, le terme environ est utilisés pour désigner le contexte
écologique globale, c’est à dire l’ensemble des conditions physiques, chimiques, biologiques,
climatiques, géographiques et culturelles qui sein desquelles se développent les organismes
vivants et les être humains en particulier. L’environnement inclut donc l’air, la terre, l’eau, les
ressources naturelles, la flore, la faune, les hommes et leurs interactions sociales. Les
mouvements pacifistes et écologistes ont permis de faire prendre conscience à de plus en plus
personnes que l »exploitation excessive des ressources naturelles de la terre faisait courir a
l’espèce humaine un danger à long terme. La protection de l’environnement est devenue
progressivement une préoccupation pour les hommes politiques.

III.2.2.L’effet de serre anthropique


Quotidiennement des milliers de tonnes de matières organiques s’accumulent sous
formes d’ordures, des restes, des masses fécales, des litières, d’eaux usées, etc. ces substrats
38
subissent alors une fermentation, naturelle est devienne l’origine d’un très fort dégagement de
chaleur, des milliers de mètres de cubes de gaz carboniques et de méthane qui sont des gaz « à
effet de serre » considérablement puissants et responsables au niveau actuel de leur
concentration(3 à5% de la quantité totale de toutes les émissions de gaz à effet de serre
mondiale) de 18% de l’effet de serre total à l’œuvre dans l’atmosphère.

L’effet de serre que l’on rappelle est un processus naturel de réchauffement de la terre,
sans lui la température moyenne sur terre chuterait à -18℃. L’effet de serre anthropique n’est
autre que ce même processus mais cette fois ci causés par des activités humaines avec un
rythme largement accéléré ce qui faut qu’au lieu de maintenir les conditions climatiques sur
terre vivables, il les perturbe et risque de provoquer par la suite de grave anomalies et
cataclysmes environnementaux divers.

Or, toutes les biomasses sont une importante potentielle d’énergie renouvelable. D’où la
nécessité de recourir à la méthode de digestion anaérobie qui n’ est autre que l’exploitation d’un
processus naturel « la fermentation méthanogène de la matière organique »puisque d’une
manière générale toutes le matières organique sont [Link] différence se situe simplement
au niveau des caractéristiques et des conditions de dégradations étant donné que certains corps
se détériorent plus facilement et rapidement par rapport à d’autres qui eux par exemples ont
besoin d’accélérateurs spécifiques pour amorcer leur digestions ou requièrent un temps de
rétention beaucoup plus long.

[Link] environnementale
La production et l’utilisation du biogaz ont un impact positif sur l’environnement. En
effet, le biogaz se substitute très fréquemment aux énergies fossiles ce qui contribue à réduire
les émissions des gaz à effet de serre, responsable en partie du dérèglement climatique. Au
cours de leur transformation, les matières organiques végétales utilisées directement ou
indirectement pour produire du biogaz émettent la même quantité de CO2 que celle absorbée
pendant leur croissance ou leur production. Dès lors, l’utilisation de la biomasse,
continuellement renouvelable, engendre un processus de cycle. L’émission de CO2 est maitrisée
et stabilisée. De plus, dans les cas des effluents d’élevage, la production de biogaz permet de
39
limiter considérablement les rejets de méthane qui est l’un des principaux gaz à effet de serre
(l’effet du méthane est 25 fois plus important que celui du CO2). Le biogaz est un gaz
renouvelable issu de technologie de traitement de déchets et de production d’énergie. Energie
multiforme, le biogaz occupe une place singulière parmi les renouvelables : il est stockable,
transportable, non intermittente et substituable aux carburants fossiles. Ces atouts uniques
justifient aujourd’hui la consolidation de cette filière émergente et la préparation de son
développement futur par des mesures publiques ambitieuses.

[Link] ET INCOVENIENTS

[Link]
L'installation d'une unité de biométhanisation possède des avantages énergétiques,
environnementaux, agronomiques, et économiques.

III.3.1.1. Plan énergétique


Les avantages résident dans la valorisation de la bouse de vache étudiée plus haut. Le
biométhane apporte une solution au problème de l'énergie. En effet, c’est un gaz combustible
qui peut bien remplacer le charbon de bois conventionnel. De plus, le biométhane peut être
employé comme carburant dans des moteurs pour faire fonctionner des engins agricoles et
mécaniser l'agriculture (pompe d'irrigation, etc.), ou encore alimenter les moteurs thermiques
des générateurs d'électricité.

III.3.1.2. Plan social


Pour un site de méthanisation d’une assez grande envergure, l’installation, l’exploitation
et la maintenance des équipements auront besoin d’une main d’œuvre importante. Ceci
permettra une création éventuelle d’emplois sur le site de production. A partir du biométhane,
pour les zones les plus éloignées, on peut disposer de l’éclairage au gaz ou produire de
l’électricité en complément de l’énergie solaire. La biométhanisation est une source d’énergie
gratuite, facile à utiliser et qui ne nécessite pas beaucoup de maintenance pour un site familial.
La fermentation limite fortement les odeurs émises par le digestat lors de leur épandage sur une
terre agricole. A la fin du processus de la biométhanisation, les déchets organiques n’ont plus
d'odeur gênante. Cet intérêt est surtout déterminant pour des exploitations agricoles proches des
lieux d'habitation.

40
III.3.1.3. Plan environnemental
C’est sur le plan environnemental que la méthanisation est le plus avantageux. Le
développement de la méthanisation est également un facteur d'amélioration de l'hygiène et de la
santé : La biométhanisation détruit une part importante des agents pathogènes : environ 99 %
des germes pathogènes, tels que les vers et les autres parasites, sont éliminés par digestion
mésophile et 99,99% par digestion thermophile. La méthanisation limite les risques de pollution
organique; les modifications biochimiques effectuées lors du processus de méthanisation
transforment le produit fermenté en un substrat moins polluant. En ce qui concerne l'émission
des gaz à effet de serre, le méthane contenu dans le substrat en fait partie. La baisse des
émissions de gaz est liée au captage du méthane par stockage dans le gazomètre. Son utilisation
dans des systèmes mécaniques évite qu'il soit naturellement émis dans l'atmosphère par les
déchets organiques. La production d’une énergie renouvelable réduit le recours aux énergies
fossiles émettrices de Gaz à Effet de Serre (GES). L’utilisation du biogaz par les ménages
réduit le besoin de combustibles en bois énergie. Par ailleurs, la diminution de la demande en
bois contribue à préserver et renouveler la couverture forestière en limitant le nombre
d’abattage pour le bois de chauffe ou la carbonisation en charbon et par conséquent, protéger la
couche d’ozone. A long terme, la valorisation énergétique des déchets organiques permet de
résoudre en même temps le problème de l'évacuation des ordures.

III.3.1.4. Plan économique


Les matières agricoles se trouvent à proximité de la zone d’exploitation, cela réduit les
frais de transport entre la zone de collecte des matières organiques et le site de méthanisation.
Les déchets organiques utilisés sont ainsi quasi-gratuits et disponibles en quantité suffisante
donc la disponibilité en matière première n’est pas un souci. Le digestat est composé de
macroéléments primaires facilement assimilables par les plantes, ce qui permet de réduire
l’achat et les frais d’engrais minéraux. Le développement du biométhane permet de réduire les
charges financières d'un exploitant agricole. La valorisation de déchets locaux d’industries ou
de collectivités peut créer une économie circulaire. Des redevances peuvent même être perçues
pour le traitement des déchets extérieurs.

L'utilisation du biométhane comme gaz combustible évite les dépenses liées à l'achat
régulier du « gaz combustible standard butane» voire une autonomie en gaz combustible. Et
dans le même ordre d’idée, il permet aussi de faire de substantielles économies de charbon.

41
III.3.1.5. Plan agronomique
La transformation des effluents d’élevage est la meilleure solution pour leur valorisation
agronomique. Le développement du biométhane est un moyen efficace pour stimuler la
production agricole, non seulement parce qu'il permet de restituer à l'agriculture les résidus des
récoltes mais également parce qu'il augmente la qualité de l'engrais organique. Les matières
organiques (les déchets animaux et humains, les résidus de récolte et les résidus végétaux, les
feuilles mortes etc.) se décomposent après fermentation dans les digesteurs. L'azote contenu
dans ces matières se retrouve en concentration relative souvent très élevée et se transforme en
une forme ammoniaquée plus facilement assimilable par les plantes, tandis que les éléments
minéraux nutritifs persistent. A titre indicatif, l'ammoniac contenu dans un engrais organique
fermenté pendant 30 jours en anaérobiose s'accroit de 19,3 % et le contenu utile de phosphate
s'accroit lui de 31,8 %.

[Link]énients
Malgré les divers avantages des digesteurs des biogaz domestique, il y a encore des
inconvénients à surmonter. La digestion anaérobie est un processus lent, et il nécessite un TRH
long (supérieur 30 jours). Cela augmente le volume et le coup de digesteur. Une autre limite est
la fluctuation de la température tout au long de l’année dans presque beaucoup de pays. La
diminution de la production de biogaz pendant le mois d’hiver rend difficile l’adaptation de
cette technologie dans les pays froids. A long terme, les gens finiront par arrêter d’utiliser leur
digesteurs en raison du manque d’instruction et de formation sur la technologie, de la faible
quantité de biogaz produit, et du faible accès local au substrat utilise. Des solutions à ces divers
problèmes doivent être trouvées pour permettre les développements de la technologie de la
digestion anaérobie dans les pays en développement.

Les fuites de biogaz au niveau de réacteur doivent par exemple être évitées afin de ne
pas émettre le méthane et le dioxyde de carbone du biogaz produit dans l’environnement. Une
explosion peut aussi se produire en cas de fuite de biogaz mais ce problème est très rare. Dans
la majorité des installations domestique, le souci sur l’émission du CO2 du biogaz n’est pas
encore pris en compte par rapport à la protection de l’environnement. Une technique permettant
de capturer ou de dissoudre le CO2 de biogaz doit être trouvée à chaque installation pour éviter
l’émission de ce polluant dans l’environnement.

42
Par ailleurs, le coup d’investissement initial sur l’installation du digesteur est aussi une
barrière pour la majorité des utilisateurs dans les pays en développement en raison de leurs
faibles sources de revenue. Les politiciens et les décideurs politiques doivent promouvoir des
moyens efficaces pour répondre aux besoins énergétiques dans les zones rurales des pays en
développements. Grâces à des plans de subvention gouvernementale et a des programmes de
prêt ou de crédit, la promotion de la technologie du biogaz sera plus attrayante pour les
populations rurales. En Chine, le gouvernement paie le 2/3 du cout du digesteur et le reste est à
la charge des utilisateurs. Cependant, la construction des digesteurs à diminuer lorsque le
gouvernement a décidé de réduire la subvention au tiers du cout. Des millions de personnes ont
bénéficié de cette technologie et sa popularité continue d’augmenter. Les programmes
d’installation de digesteur anaérobique dans les pays en développements pourraient voir leur
succès de développements avec les aides et appuis offerts par les microfinances disponibles
localement. Cela pourrait aider les agriculteurs à réduire le fardeau en termes d’investissement
en capitale.

43
CONCLUSION
La construction de méthaniseur artisanal et l’obtention de biométhane est très
possible à Madagascar. Les avantages fournis par ce biogaz sont multiples et variés, allant du
développement humain à la préservation de l’environnement. C’est ainsi qu’il peut se substituer
au bois de chauffe ou au charbon, pourvoir de l’électricité ou du moins l’éclairage dans les
zones reculées. La quantité d’arbres ainsi épargnée n’est pas négligeable ; ces arbres qui vont
eux-mêmes contribuer à la purification de l’atmosphère et maintenir un écosystème pérenne. A
un degré de plus, une unité plus grande de méthaniseur est une source d’emplois et de mains
d’œuvres.

La seule ombre au tableau est son coût très élevé. Son exploitation requiert un
investissement lourd de la part des ménages. D’après l’étude de rentabilité faite, l’installation
d’une unité de méthanisation semble être financièrement déficitaire pour le milieu rural parce
qu’il n’y a pas retour d’investissement pendant la durée de son exploitation. Par contre, pour le
milieu urbain, nous avons pu constater une valeur actuelle nette positive et un retour
d’investissement pendant la 9ème année d’exploitation. Ces données indiquent qu’un projet de
méthanisation est non seulement rentable pour le milieu urbain, mais aussi il peut réduire
considérablement la consommation des ménages en charbon de bois en valorisant ses propres
déchets organiques.

Les impacts d’une telle installation sont plutôt positifs au niveau économie ou au
niveau environnemental : mise à disposition d’une énergie propre multi-usage, amélioration du
système hygiène-santé (moins d’ordures), préservation de l’écosystème naturel. Les points
négatifs ne sont pas nombreux : accumulation des digestat, odeur incommodante de la
préparation du substrat, inhalation de sulfure d’hydrogène. Ces points sont bénins et ne
nécessitent pas de solutions drastiques, par l’observation des règles qui régissent l’exploitation
de la méthanisation

44
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES ET WEBOGRAPHIQUE
-[1] ANDRIANANTENAINA J . A. F. (2020) : PRODUCTION D’ÉNERGIE ISSUE DU
BIOGAZ COMME ÉNERGIE RENOUVELABLE, Grade Licence en géo-énergie, ESPA,
Université d’ Antananarivo, 51pages.

-[2] BEANJARA Sydonie Volamihanta (2008) :L’IMPORTANCE SOCIO-ÉCONOMIQUE


DU BIOGAZ. Grade Master, Université de Toamasina, Faculté de Droit, des Sciences
économiques et de Gestion, Département économie, 82 pages.

[3] CHRISTOPHE JEAN-DAMIEN, « LA BOUSE : HISTORIQUE, IMPORTANCE ET


ÉCOSYSTÈME. », thèse pour le doctorat vétérinaire diplôme d'état,

[4] GANDILHON René, LA BOUSE DE VACHE, ÉTUDE D’ETHNOLOGIE, 1978

-[5] LAGRANGE B., 1979. BIOMETHANE : PRINCIPES, TECHNIQUES, UTILISATIONS.


AIX-EN-PROVENCE : EDISUD, 2, 245 p

-[6] RAKOTOARIVELO Vonjy , 2007 ; LE BIOGAZ

-[7] RARIVOSOA Andriamampianina(2005) : ESSAIS DE PRODUCTION DE BIOGAZ PAR


CODIGESTION ANAÉROBIE DU LISIER DE PORC ET DE LA FIENTE DE VOLAILLE
EN CULTURE DISCONTINUE. MÉMOIRE DE RECHERCHE POUR L’OBTENTION DU
DIPLÔME D’ÉTUDES APPROFONDIES, 69 pages.

-[8] RASELISON Nirintsoa Francine, 2006, CONTRIBUTION A L’ETUDE TECHNICO –


ECONOMIQUE COMPARATIVES DE DEUX MODELES DE BIODIGESTEURS :
CLOCHE FLOTTANTE ET PLUG FLOW, - CAS DE FERMES DE POULES PONDEUSES,
DIPLOME D’ETUDES APROFONDIES (DEA – CAIE) OPTION CHIMIE APPLIQUEE A
L’INDUSTRIE ET A L’ENVIRONNEMENT, 68 pages

-[9] RAVOLOLOARIMANANA Harifenitra Anjaratiana (2020) : INSTALLATION D’UN


BIODIGESTEUR DOMESTIQUE PRODUISANT DE BIOGAZ SIS À VONTOVORONA.
Grade Licence en Géo-énergie, ESPA, Université d’Antananarivo, 43 pages.

vi
-[10] RINDRASOA Raheliarimanana(2019) : OPTIMISATION DE LA PRODUCTION DE
BIOGAZ À L’ÉCHELLE DE LABORATOIRE PAR MÉTHANISATION DE LA BOUSE DE
BOVIN, GRADE MASTER EN GÉNIE DES PROCÉDÉS CHIMIQUES ET INDUSTRIELS,
100pages.

-[11] [Link]

-[12] [Link]

-[13] [Link]

vii
ANNEXE I
Propriétés de méthane

Le méthane appartient à la série des hydrocarbures saturés ou alcanes. On le représente par la


formule CnH2n+2.

Pour le méthane, n = 1 et on a CH4

Masse molaire

Poids moléculaire : 16.043 g/mol

Phase solide

Point de fusion :-182.5°C

Chaleur latente de fusion (1.013 bar, au point triple) : 58.68 kJ/kg

Phase liquide

Masse volumique de la phase liquide (1.013 bar au point d’ébullition) : 422.62 kg/m3

Equivalent gaz/liquide (1.013 bar et 15°C) : 630 vol/vol

Point d’ébullition (1.013 bar) : -161.6°C

Chaleur latente de vaporisation (1.013 bar au point d’ébullition) : 510kJ/kg

Point critique

Température critique : -82.7°C

Pression critique : 45.96 bar

Phase gazeuse

Masse volumique du gaz (1.013 bar au point d’ébullition) :1.819kg/m3

Masse volumique de la phase gazeuse (1.013 bar et 15°C) : 0.68kg/m3

Facteur de compressibilité (Z) (1.013 bar et 15°C) : 0.998

Masse volumique (air = 1) (1.013 bar et 21°C) : 1.48 m3/kg

Chaleur spécifique à pression constante (Cp) (1 bar et 25°C) : 0.035kJ/(mole.K)

Chaleur spécifique à volume constante (Cv) (1 bar et 25°C) : 0.027Kj/(mole.K)


viii
Rapport des chaleurs spécifiques (Gamma : Cp/Cv) (1 bar et 25°C) : 1.305454

Viscosité (1.013 bar et 0°C) : 0.0001027

Poise Conductivité thermique (1.013 bar et 0°C) : 32.81 mW/ (m.K)

Autres données

Solubilité dans l’eau (1.013 bar et 2°C (35.6°F)) : 0.054 vol/vol

Température d’auto inflammation : 595°C

ix
TABLES DES MATIERES
TENY FISAORANA ........................................................................................................................... i
SOMMAIRE .................................................................................................................................... ii
LISTE DES ABREVIATIONS ............................................................................................................. iii
LISTE DES FIGURES ....................................................................................................................... iv
LISTE DES TABLEAUX ..................................................................................................................... v
INTRODUCTION ............................................................................................................................. 1
PREMIER CHAPITRE : GENERALITES .............................................................................................. 1
I.1 BIOGAZ .................................................................................................................................. 2
I.I.2 Définitions [2] [5] ............................................................................................................ 3
I.I.3 Principe ........................................................................................................................... 4
I.I.4 La composition de biogaz [7] ......................................................................................... 5
I.I.5. Caractéristiques de biogaz [6] ....................................................................................... 6
I.I.6 Valorisation du biogaz..................................................................................................... 7
I.2 METHANISATION .................................................................................................................. 9
I.2.1. Définition ...................................................................................................................... 9
I.2.2. Généralités sur la fermentation méthanique ............................................................. 10
I.2.3. Principales phases de la méthanisation...................................................................... 11
I.2.4. Différents paramètres influents la méthanisation .................................................... 14
I.2.5. Les procédés de fermentation .................................................................................... 15
I.3 LES BIODIGESTEURS DE LA METHANISATION..................................................................... 17
I.3.1. Définition .................................................................................................................... 17
I.3.2. Différents types d’installations de digesteurs ............................................................ 18
[Link] DES TROIS TYPES DE DIGESTEURS ......................................................... 22
DEUXIEME CHAPITRE : GENERALITES DE LA BOUSE DE BOVIN ...................................................W
[Link] DES DÉCHETS .................................................................................... 23
II.1.1. Origine ........................................................................................................................... 23
[Link] des déchets............................................................................................... 23
II.1.2.1. Classification suivant la nature chimique ............................................................... 23
[Link] de déchets suivant la nature physique .............................................. 24
II.1.3. Différentes catégories de déchets................................................................................. 24
[Link]égorisation des matières premières .................................................................. 25
II.1.4. Les déchets fermentescibles ......................................................................................... 26
II.1.5. Valorisation des déchets ............................................................................................... 26
[Link] DE LA BOUSE .............................................................................................. 27
II.2.1. Historique [9] ............................................................................................................. 28
II.2.2. Un excellent combustible [10] ................................................................................... 29
II.2.3. Un matériau de choix pour la construction ............................................................... 29
II.2.4. Un engrais de qualité ................................................................................................. 30
II.3. CARACTÉRISTIQUE ET COMPOSITION DE LA BOUSE ........................................................ 30
II.3.1 Fréquence des émissions et quantités émises [10] .................................................... 31
II.3.2. Eléments chimiques contenus dans les déjections ................................................... 31
TROISIEME CHAPITRE : ETUDE ECONOMIQUE ET APPROCHE ENVIRONNEMENTALE................ 34
[Link] FINANCIÈRE ....................................................................................................... 33
III.1.1. Etude économique de la production du biogaz [5] .................................................. 33
III.1.1.3 Comparaison du biogaz avec les Gaz des distributeurs et le charbon de bois....... 35
[Link] D’ENVIRONNEMENT [5] ..................................................................................... 38
III.2.1.Définition ................................................................................................................... 38
III.2.2.L’effet de serre anthropique...................................................................................... 38
[Link] environnementale ......................................................................................... 39
[Link] ET INCOVENIENTS ........................................................................................ 40
[Link]................................................................................................................... 40
[Link]énients............................................................................................................... 42
CONCLUSION ............................................................................................................................... 44
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES ET WEBOGRAPHIQUE ............................................................ vi
ANNEXE I .....................................................................................................................................viii
TABLES DES MATIERES ................................................................................................................. vi

vii
Titre : Production du Biogaz par méthanisation de la bouse de bovin

Nombre de pages : 44

Nombre de figures : 7

Nombre de tableaux : 11

RESUME

Ce travaille montre que la production du biogaz est issue de la transformation des matières
organiques telle que déchets industriels, résidu agricole, ou autre dans une cuve anaérobie
appelée digesteur, et la laisser fermenter pendant une quarantaine de jours. L’objectif de ce
mémoire est de connaitre la mise en valeur de la bouse de bovin à Madagascar et permet
d’aboutir au développement au niveau économique et au niveau environnemental du pays.

Mots clés : Biogaz, biométhanisation, biodigesteur, matière organique, bouse de bovin

ABSTRACT

This work shows that biogas production comes from the transformation of organic materials
such as industrial waste, agricultural residue, or other in an anaerobic tank called a digester, and
letting it ferment for about forty days. The objective of this thesis is to learn about the
development of cow dung in Madagascar and leads to economic and environmental
development in the country.

Keywords: Biogas, biomethanation, biodigester, organic matter, cow dung

Auteur : RAZOARINIVO Iriantsoa Koloina Marinah

E-mail: koloinamarinah@[Link]

Tél : 034 32 211 07

Encadreur : FARASOA VOLOLONIAINA Jedidia

viii

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