Bio Digest Eur
Bio Digest Eur
Parcours : Géo-Energie
Intitulé
Présenté par
Promotion : 2023
UNIVERSITE D’ANTANANARIVO
ECOLE SUPERIEURE POLYTECHNIQUE D’ANTANANARIVO
Parcours : Géo-énergie
Intitulé
Présenté par :
Promotion : 2023
TENY FISAORANA
Ety ampiandohana dia misaotra an’Andriamanitra lehibe noho ny nanomezany hery sy tanjaka
ka nahatontosako izao vokam-pikarohana izao. Manaraka izany dia tsy hay ihany koa ny tsy
hisaotra manokana ireto olona voatanisa manaraka ireto izay angady nananana sy vy nahitana
izay boky izao dia Andriamatoa sy Ramatoa isany ireto :
I
SOMMAIRE
TENY FISAORANA
INTRODUCTION
[Link] BIOGAZ
[Link]
[Link] DE LA BOUSE
[Link] FINANCIERES
[Link] DE L’ENVIRONNEMENT
[Link] ET INCOVENIENTS
CONCLUSION
ANNEXES
II
LISTE DES ABREVIATIONS
SI : Système International
III
LISTE DES FIGURES
Figure 1: Balance chimique des masses du substrat au début et à la fin du processus de
constitution du biogaz.
IV
LISTE DES TABLEAUX
Tableau 1 : Composition générale selon ses composants
Tableau 4: Comparaison d’un digesteur à cloche flottante, à dôme fixe et plug – flow
V
INTRODUCTION
Le monde actuel veut échapper au prix du baril de pétrole qui ne cesse pas d’augmenter.
Mais les activités humaines dépendent beaucoup d’utilisation d’énergie et presque toutes les
recherches scientifiques actuelles veulent découvrir de plusieurs types d’énergie renouvelable
comme l’énergie solaire, l’énergie éolienne, l’énergie hydraulique, l’énergie géothermique et la
biomasse. Un des éléments d’énergies renouvelables moderne est la biomasse.
La production de biogaz s’avère être la solution à ces problèmes parce qu’il sert à la
production de chaleur, d’électricité ou de biocarburant.
Cette étude essaie de donner des réponses raisonnables à des différentes questions dans
des trois principaux chapitres. Le premier chapitre présente les généralités sur le biogaz. Le
deuxième chapitre traite la production du biogaz. Le troisième et le dernier chapitre sera axé sur
les résultats et les interprétations.
1
PREMIER CHAPITRE : GENERALITES
Ce premier chapitre se divise en trois grands titres. Le premier concerne le biogaz en
général. La seconde nous montre comment se fonctionne la méthanisation, et la dernière
s’intitule les bioréacteurs de la méthanisation.
I.1 BIOGAZ
A Madagascar
2
D’autres installations s’en suivirent avec la collaboration de quelques entités comme le FAO, le
PNUD et le ministère chargé de l’énergie, dans le cadre du projet TCP / MAG / 6652 (T),
intitulé « Technique de production de biogaz à Madagascar ». Leurs objectifs étaient la maîtrise
et l’extension de la technologie du biogaz. Le centre appelé « cellule de biogaz » est née de
cette coopération et a été installé au sein du département énergétique du CNRIT. Ce centre est
en étroite collaboration avec les paysans, et sert de centre de base et d’information sur le
biogaz. Deux de ses réalisations sont le biodigesteur de l’Akany Avoko sise à Ambohidratrimo
et celui de la croix rouge d’Antsirabe.
Au niveau mondial
La production de biogaz est bien établie en Chine et en Inde, avec près de 6,8 millions
de digesteurs en Chine à la fin de 1997 et 2,93 millions en Inde à la fin de 1999. Peu de
digesteurs sont installés dans les pays africains : une des raisons est l’inexistence d’un
programme de soutien ou de promotion pour cette nouvelle source d’énergie. Les pays
européens et les pays américains utilisent surtout la biométhanisation à des fins d’épuration de
déchets et des eaux usées. Ces pays sont les détenteurs des technologies les plus avancées en
matière de biométhanisation. De même les plus grands digesteurs sont trouvés dans ces pays à
savoir par exemple les digesteurs ovoïdes de Dinslaken en Allemagne avec un volume de 6000
m3.
Le biogaz est un gaz combustible, mélange de méthane (50 à 70%) et de gaz carbonique,
de l’eau, de l’azote, de l’hydrogène sulfuré et de l’oxygène. On l’appelle aussi gaz naturel
“renouvelable”, par opposition au gaz naturel d’origine fossile. Le biogaz se nomme encore
“gaz de marais”, au fond duquel se décomposent des matières végétales et animales. C’est
également du biogaz qui est à l’origine des 7 feux follets des cimetières ou de l’embrasement
spontané des décharges non contrôlées. La dégradation des composants organiques et la
production de biogaz s’effectuent selon le schéma :
3
Fermentation sans oxygène
I.I.3 Principe
Le rendement en biogaz dépend de la nature du substrat fermenté (composition et teneur
en eau), de la durée de la fermentation et des conditions de fermentations. En règle générale, la
durée totale de fermentation varie entre 60 et 80 jours (digesteur et post-digesteur). Un brassage
régulier doit avoir de bonne raison pour homogénéiser le substrat et favoriser la production de
biogaz. Enfin l’activité bactérienne est optimale lorsque la température et de 38℃ et le pH
compris entre 7,5 et 8.
4
est un gaz inflammable riche en méthane qui peut être utilise comme combustible. Le digestat
est récupéré pour servir d’engrais.
Méthane (СН4) : 50 à 80 %
D’une, manière générale, la composition du biogaz est indiquée dans le tableau ci-
après :
5
- biogaz pauvre : CH4 < 50% et CO2 > 50%
C’est un gaz incolore, Il est odorant et les odeurs sont dues aux impuretés du gaz surtout
H2S (œuf pourri), qui disparaissent avec un léger traitement mais le gaz ne dégage pas de
mauvaise odeur lorsqu'il brûle. Il est toxique à cause des CO et H2S. Le mélange air – CH4 est
explosif avec 7 % à 14 % de CH4. La solubilité du méthane dans l'eau est très faible : à 20°C
sous une atmosphère, 3 volumes de CH4 se dissolvent dans 100 volumes d'eau. La quantité du
biogaz dépend du substrat. Le biogaz de qualité moyenne de 38% de CO2 et de 62% de CH4.
65 35 20.3 23.3
80 20 29.9 28.7
6
Gasoil - - 42.1 34.5
* l’énergie thermique
* l’énergie électrique
* le biocarburant
b. Eclairage
Le biogaz peut aussi servir de source d’éclairage. Cet éclairage nécessite au moins une
pression du gaz de 20cm de colonne d’eau afin d’éviter un éclairage de faible intensité dont la
portée est restreinte. Au-dessus de cette pression, la portée d’éclairement est voisine de celle
d’une lampe électrique 60W. Les lampes utilisées sont dérivées des lampes à pétrole, utilisant
des manchons importés de Chine, d’Hong Kong, d’Inde.
7
Un apport d’air est nécessaire pour assurer l’éclairage normal de la lampe. Le besoin en
biogaz est environ de 0,04m3/heure/lampe à manchon équivalent à 40W. De ce fait, la durée
varie en fonction du nombre d’ampoules employées.
c. utilisation en réfrigération
Ce mode de valorisation est actuellement peu utilisée vu la rareté des équipements.
Néanmoins, l’adaptation du réfrigérateur à absorption, alimenté au gaz ou pétrole, est
facilement réalisable et fonctionne avec succès. Cette technique est à la fois très intéressante et
utile dans le domaine sanitaire afin de conserver les vaccins, les médicaments dans une région
isolée. Le besoin en gaz varie en fonction de la capacité du réfrigérateur, soit de 0,15 à
0,2m3/heure/100L de capacité et 2,4m3/jour/220L.
I.I.6.3 biocarburant
8
Le biogaz peut être utilisé aussi comme carburant. Pour l’instant, son usage est limité à
des flottes de véhicules captives comme le bus de ville ou les transports d’ordures ménagères.
Ces véhicules ne rejettent que de la vapeur d’eau et de quatre fois moins de CO2 que les
voitures roulant avec l’essence, gasoil. L’utilisation du biogaz comme carburant exige une
purification du gaz. Ce dernier ne doit pas contenir de l’eau, de soufre, d’organo-halogénés, de
carbone, des métaux.
Bref, le biogaz peut être utilisé à l’état brut, sans aucun traitement, dans plusieurs
conditions. Mais en général, il est conseillé de traiter pour limiter la corrosion des appareils.
Celle-ci est due non seulement à l’hydrogène sulfuré, mais aussi à la présence d’eau et de gaz
carbonique qui forme un acide faible lorsqu’il est dissout dans l’eau, et parfois à la présence de
composés chlorés.
I.2 METHANISATION
I.2.1. Définition
La méthanisation est le résultat de l'activité d’une flore microbienne complexe. La
dégradation de la matière organique en milieu anaérobie conduit à la production de gaz
composé essentiellement de méthane (CH4) et de gaz carbonique (CO2). Cette fermentation
bactérienne met en jeu des populations variées de micro – organismes. Les substrats utilisés par
ces bactéries et les produits qu'elles fabriquent permettent de distinguer différentes phases dans
la biosynthèse du méthane: l'hydrolyse du substrat, l’acidogénèse, l'acétogènese et la
méthanogenèse. La fermentation est appelé aussi méthanisation. Celle-ci se produit
naturellement (dans les marais) ou spontanément dans les décharges contenant des déchets
organiques, mais elle peut être aussi provoquée artificiellement dans des digesteurs pour traiter
des boues d’épuration, des déchets organiques industriels ou agricoles. La méthanisation ou
fermentation méthanique est la décomposition bactérienne des matières organiques d’origine
animale, végétale en milieu anaérobie (dans le digesteur) qui conduit à la formation du biogaz.
9
I.2.2. Généralités sur la fermentation méthanique
Toutes les matières organiques d'origine animale (déjections), végétale (déchets verts),
ou agro – industrielle (effluents) sont susceptibles de produire du biogaz dans des conditions
bien définies d’anaérobiose, de température et de potentiel d’hydrogène. Les matières
organiques peuvent être classées de deux manières différentes :
D’une manière générale, certains substrats sont plus digestibles que d’autres, la
fermentation méthanique permet de traiter presque toutes les matières organiques. La
production de biogaz dépend surtout de la teneur en matière organique biodégradable contenu
dans le substrat. Cette teneur est reliée à la teneur en matière sèche qui représente un élément
important au calcul du bilan énergétique des digesteurs. Le tableau montre la production de
biogaz suivant le différent substrat :
Kg/jour/animal l/jour/animal
Bovidés 10 360
Buffle 15 540
Hommes 0,4 28
10
I.2.3. Principales phases de la méthanisation
La transformation des matières organiques en diverses substances chimiques au cours
de la fermentation anaérobie se fait, au cours d’une chaîne de dégradation, grâce à des
nombreuses espèces de bactéries.
I.2.3.1. Hydrolyse
La première étape de la fermentation est la dépolymérisation et la solubilisation de la
matière organique complexe (glucide, lipide, protide). Les polymères sont attaqués par un
premier groupe de bactéries dites hydrolytiques qui les cassent et les décomposent en
monomères d’acides aminés d’acides gras et de sucres simples. Cette phase peut à la fois
s’accomplir en aérobie et en anaérobie.
I.2.3.2. Acidogenèse
La deuxième étape de la fermentation est la conversion des monomères obtenus
précédemment, en acides gras volatiles et en alcools tels que les acides acétiques, les acides
propénoïques, les acides butyriques, le butanol et l’éthanol. Les produits gazeux libérés pendant
cette phase sont principalement le gaz carbonique (CO2) et l’hydrogène (H2).
I.2.3.3. Acétogenèse
La troisième étape de la fermentation est la phase acétogène. Les produits issus de
l’acidogenèse sont progressivement transformés en acétates et formates. Les bactéries
acétogènes sont également productrices d’hydrogène.
I.2.3.4. Méthanogenèse
La méthanogenèse est la dernière phase de la fermentation aboutissant à la formation du
méthane. Elle est accomplie par des bactéries anaérobies strictes à croissance lente. Ces
bactéries n’utilisent que des composés simples issus de l’acétogenèse : formate, acétate,
hydrogène et gaz carbonique. Elles les convertissent ensuite en méthane. Les réactions de
transformation qui apparaissent à la fermentation se font suivant les réactions suivantes :
11
- transformation de l’acide acétique en méthane :
12
Figure 2:le processus de la fermentation méthanique
Source [5]
13
I.2.4. Différents paramètres influents la méthanisation
La maîtrise de la conduite d’une fermentation méthanique, nécessite le choix d’un
certain nombre de paramètres physico-chimiques, permettant à la fois d’assurer globalement le
métabolisme des différentes espèces bactériennes présentes dans le milieu et de constater le bon
déroulement de la fermentation.
I.2.4.2. Température
C’est un paramètre important car la température agit directement sur la cinétique de
croissance bactérienne. L’activité enzymatique des bactéries dépend étroitement de la
température. Vers 10°C, cette activité est faible. Au-dessus de 65°C, les enzymes sont détruits
par la chaleur. Dans un biodigesteur, les bactéries ayant chacune leur plage de température de
croissance coexistent. Elles peuvent être :
14
également préjudiciables. Un excès d’eau entraîne la chute de la production par unité de volume
dans la fosse, empêchant l’utilisation optimale de gaz. Un manque d’eau provoque
l’accumulation d’acide acétique freinant le processus de fermentation et donc la production de
biogaz. Une croûte relativement épaisse se forme alors sur la surface.
15
La cuve de digestion est chargée avant sa mise en production. Le chargement se fait en
une seule opération et la fermentation se poursuit jusqu’à épuisement des substrats. Après
déchargement de la cuve on recommence un nouveau cycle de fermentation.
Ce type de fermentation s’applique surtout à des matières ayant la texture similaire des
fumiers pailleux comme les déchets végétaux ou les ordures ménagères.
Les digesteurs à alimentation continue doivent obligatoirement être alimentés avec des
matières à l’état fluide, ils sont réservés uniquement pour le traitement des déjections animales.
Mais ces matières doivent contenir le minimum de fibres végétaux et détritus minéraux pour
éviter la formation des croûtes ou de dépôts sur le fond de la cuve.
16
Les produits à fermenter sont introduits régulièrement et un volume équivalent du
liquide du digesteur est refoulé vers l’extérieur. Ce type de procédé est adapté à des effluents
liquides ou solides à faible teneur en composés ligno - cellulosiques.
Les digesteurs sont les cuves utilisées pour la fermentation. Ils sont encore appelés
bioréacteurs ou fermenteurs. Divers types de digesteur sont actuellement utilisés pour la
biométhanisation. Ils ont comme caractéristique principale une aptitude à fournir une condition
d’anaérobiose à l’enceinte, qui est fondamentale pour le déroulement des réactions.
I.3.1. Définition
Les digesteurs peuvent être définis comme étant les installations techniques et
matérielles fournissant des conditions physico-chimiques (potentiel redox inférieur – 325 mV,
pH voisin de la neutralité), hydrodynamiques et écologiques favorables au développement des
agents microbiens responsables de la digestion anaérobie de la matière organique et à l’action
de leurs enzymes, permettant ainsi de produire du biogaz. Le digesteur est l’élément principal
d’une installation de biogaz. C’est à l’intérieur de ce dernier que les processus biochimiques et
microbiens de fermentation ont lieu lors de la formation du biogaz. D’une manière générale,
l’unité de méthanisation est constituée d’un réacteur où se déroule la transformation et d’un
réservoir de stockage pour contenir le gaz obtenu.
17
Figure 5 : modèle chinois
18
problèmes de corrosion sont remédiés et d’offrir un coût initial modéré. Le plus souvent il est
enterré remédiant ainsi aux problèmes rencontrés avec les variations de température. Sa
productivité est de l’ordre de 0,1 à 0,2 m3 de biogaz par m3 du digesteur par jour.
19
Figure 6 : Digesteur à cloche flottante
20
Figure 07 : digesteur à Plug-flow
21
[Link] DES TROIS TYPES DE DIGESTEURS
Tableau 4: Comparaison d’un digesteur à cloche flottante, à dôme fixe et plug – flow
22
DEUXIEME CHAPITRE : GENERALITES DE LA
BOUSE DE BOVIN
Comme le premier, ce second chapitre se subdivise en trois qui sont : les caractéristiques
des déchets ; l’importance de la bouse et enfin les caractéristiques et composition de la bouse de
bovin. Ces trois grands titres qu’on va voir ci-après.
II.1.1. Origine
- Les déchets organiques, riches en carbone telles que les branches, les feuilles mortes (de
préférences les matières végétales) et les chaines carbonées comprenant le glucose, la cellulose
et la lignine. Ces déchets organiques sont riches en Azote constitués par les matières vertes,
molles et mouillées (déchets d’aliments, gazon fraichement coupé) mais aussi les sucres et les
protéines.
- Les déchets minéraux, composés par des déchets basiques tels que le calcaire, les
cendres et le résidu des sels comme le carbonate de calcium, les sulfates et les phosphates. Ce
type de déchets chimiques joue un rôle d’adjuvants dans le procédé de compostage.
23
[Link] de déchets suivant la nature physique
On peut les classer en trois catégories bien distinctes suivant leur état physique :
- Les déchets solides : constitués par des ordures, ménagères, du bois, de la paille et des
boues déshydratées ;
- Les déchets liquides : constitués par des lisiers d’agricoles, des effluents
agroalimentaires et des boues fraîches liquides ;
- les déchets gazeux : d’origines anthropiques composées des CO2, CO, CH4, qui se
propagent dans l’atmosphère.
On peut classer les déchets par les catégories, lesquelles peuvent varier en fonction de
leur nature, de leur provenance ou encore de leur caractère plus ou moins toxique. Nous
distinguerons les déchets des ménages et les déchets des entreprises ou d’activités
professionnels, parmi lesquels, il convient de distinguer les déchets inertes, les déchets
industriels banals (DIB) et les déchets industriels spéciaux (DIS). Cette classification a le mérite
de rappeler que toutes les déchets ne proviennent pas tous de la sphère de notre vie privée et
que, parmi ceux produits par les entreprises, certains peuvent être dangereux et d’autres sont
beaucoup moins.
Les déchets ménagers et municipaux : les déchets ménagers (ordures ménagères, …), les
déchets municipaux(les déchets de nettoiement).
Les déchets industriels : les déchets industriels banals, les déchets industriels spéciaux et
les déchets inertes.
Les déchets organiques de l’agriculture et des industriels agroalimentaires : les
déjections humaines et animales, les résidus de récoltes, les résidus de fabrication des
industries agroalimentaires.
24
[Link]égorisation des matières premières
Une précision sur les caractéristiques ainsi que la quantité des ordures restent difficile à
faire, vue la variation des plats servis au sein des ménages ainsi que dans les restaurants.
Cependant, en procurant les différents bacs à ordures, on a pu quantifier les déchets selon leurs
typologies. En effectuant une étude sur les caractéristiques des déchets ménagers ainsi que la
disponibilité des déchets au sein des ménages et des restaurants, on a classé les déchets en 6
catégories :
Les déchets de légumes constituent une grande partie des déchets au sein des foyers ainsi que
les restaurants. Ayant une caractéristique biologique facile à dégrader, sa fermentation produit
un rendement considérable à la production de biogaz. Cette première catégorie est composée
des déchets issus des carottes, pomme de terre, courgettes, aubergines, chouchoutes, choux,
chou-fleur, tomates. …
La disponibilité des déchets de fruit dépend de la saison de ce dernier. Lors de notre expérience,
on a utilisé les déchets issus des fruits suivants : ananas, bananes, mangues, oranges, litchis,
pommes, poires, papayes, avocats.
Ce type de déchet est assez dominant pour certains ménages qui n’ont pas d’animal domestique
ou d’autres animaux consommant des déchets de riz. Il constitue aussi une quantité raisonnable
pour les restaurants. En général, il est constitué de déchets de riz, de pain, de spaghetti, de
céréales, de mais, d’haricots, de pois chiches, de petit pois, et d’autres grain. Il est à préciser
que ces déchets sont tous cuits puisqu’il provient des restes d’aliments dans les cuisines.
Les déchets de légume verte sont composés des restes de tables ou des restes de préparation
issus des herbes et des légumes verts. Il est constitué par toutes herbes comestibles, les
poivrons, famille des oignons et ses feuilles, les haricots verts.
25
Les déchets de viande existent seulement dans les restaurants. Il est d’une quantité négligeable
dans les ménages et est quasiment nul dans les foyers ayant des animaux domestiques. En outre,
il n’est pas recommandé de mettre des os dans le digesteur.
La présence des animaux domestiques dans les ménages peut augmenter le taux de production
de biogaz en valorisant leurs déjections.
Les déchets fermentescibles sont les déchets organiques biodégradables. Ils sont des
résidus d’origine animale ou végétale constitués de matières biodégradable qui peuvent être
décomposés par des micro-organismes pour lesquels ils représentent une source d’alimentation.
Ils sont également appelés « organiques » car ils contiennent tous du carbone. Les déchets
putrescibles sont des restes d’origine animale ou végétale susceptible de se dégrader
spontanément et dans un délai très court, sans l’apport de micro-organisme. Ce sont des
biodéchets facilement valorisables. Tous les déchets fermentescibles ne sont pas nécessairement
putrescibles. En revanche, tous les déchets putrescibles sont des déchets fermentescibles. La
différence entre les déchets putrescibles et déchets fermentescible réside dans le fait que tous
les fermentescibles n’ont pas forcément la capacité de dégrader spontanément. En effet, le
carton, le papier et certains textiles d’origines organiques, nécessitent un apport de micro-
organismes spécifiques pour leur décomposition. Un déchet fermentescible est susceptible
d’être traité par compostage ou méthanisation.
26
Lutter contre le réchauffement de la planète en diminuant la consommation d’énergie
fossile (charbon, gaz naturel, pétrole, etc.) et la production de gaz à effet de serre (gaz
carbonique, méthane, etc.,).
Lutter contre l’utilisation excessive d’engrais chimiques.
La mise en décharge (appelé aussi stockage) revient le plus souvent à laisser se poursuivre le
cycle de dégradation sans rien en retirer.
[Link] DE LA BOUSE
La bouse de vache apparaît donc comme un élément clé en tant que restitution des
fourrages ingérés, permettant alors la réintégration au sol de cette biomasse. De surcroît, les
excréments animaux ont été employés très souvent et très tôt dans toutes les civilisations et tous
les pays. Leurs utilisations faisaient partie de la vie courante mais furent peu relatées de par
leurs singularités.
27
Photo 1 : séchage de bouse.
Source : Wikipédia
Tout d’abord il serait intéressant de s’interroger sur l’étymologie du mot bouse qui n’est pas
une moindre affaire puisque les lexicographes et les philologues se sont depuis des siècles
évertués à proposer des solutions. L’hypothèse la plus curieuse voit son origine dans le mot
hébreu « bouts » qui veut dire boue, limon. D’autres pensaient plutôt que le mot bouse était à
rattacher à bœuf, par une déformation très irrégulière de bov ou bou. Plus près de nous, certains
ont trouvé son origine dans bovosa ou bou-osa, c’est-à-dire boue car, l’idée de liquide est à la
base de boue, or la bouse, excrément liquide s’oppose à la crotte, excrément dur.
S’il est difficile de se mettre d’accord sur l’étymologie du mot bouse en revanche sa
définition est universelle : fiente de vache, de bœuf ou de taureau, et par extension de tout autre
bovidé.
Les excréments animaux ont été employés très tôt et très souvent dans toutes les
civilisations et tous les pays, mais la littérature n’en fait pas toujours état. En effet, ces
utilisations (qui nous paraissent parfois bien extraordinaires) faisaient partie de la vie courante ;
elles étaient tellement évidentes que les analystes ne jugèrent pas toujours nécessaire de les
relater.
28
II.2.2. Un excellent combustible [10]
Si l’utilisation de la bouse de vache était courante comme source d’énergie les
différentes préparations bien que fondées sur les mêmes principes, restaient des méthodes
artisanales transmises de génération en génération.
Les principes de fabrication étaient simples. Pour la combustion, la bouse de vache doit être
évidemment très sèche. Le plus simple est donc de ramasser les bouses sèches au pré et de les
utiliser telles quelles. Cependant, le plus souvent, la bouse subit une préparation. Elle peut être
utilisée seule, moulée ou remaniée de façon à lui donner une forme adéquate à l’utilisation que
l’on veut en faire, ou bien encore malaxée avec plus ou moins de débris végétaux, paille, balle
de céréales, herbes séchées ou même avec des matières inertes, sable, poussière ou terre. Pour
ce qui est du séchage des bouses, celles-ci peuvent sécher à même le sol, plus ou moins bien
disposées avec des formes plus ou moins travaillées, dans des moules et des abris, sur des
rochers, ou même lancées sur les murs de façon à ce qu’elles tombent une fois sèches.
Mélangée à d'autres éléments (sable, terre, paille, branches …), elle servait de liant et
donnait ainsi un caractère solide et imperméable au mélange, utilisé alors comme ciment ou
mortier. L'emploi le plus courant de la bouse en construction reste cependant le colmatage des
brèches et l'imperméabilisation par le badigeonnage répété d'un mélange de bouse et d'eau sur
les murs. Il paraîtrait de plus que cet enduit chasse les insectes. La réalisation des aires de
battages se faisait à partir d’un mélange de terre et de bouse. Une fois la surface du sol aplanie,
de la bouse diluée et mélangée à de la terre était enduite à même le sol. Après séchage, on
répétait l’opération maintes fois pendant plusieurs semaines avant la mise en service de l’aire.
Le revêtement constitué par ces couches de bouses rendait le sol suffisamment dur et solide
pour résister aux coups de fléaux et aux poids des rouleaux tirés par les chevaux ou les bœufs.
L’aire en question était en général pavée, mais quelques jours à quelques semaines avant le
battage du blé, et après un nettoyage et un désherbage soigneux, on l’enduisait de ce revêtement
particulier de bouse diluée dans de l’eau et plus ou moins mélangée à de la terre.
29
II.2.4. Un engrais de qualité
La bouse est le produit de la digestion des végétaux ingérés par les bovidés. Les
différents remaniements dans les « estomacs » puis le tube digestif de ces végétaux permettent
une assimilation et une intégration d’une partie seulement des matières ingérées, le reste étant
éliminé dans les bouses. Ces dernières sont donc riches en différents éléments organiques.
C’est pour cette raison que la bouse représente un engrais de qualité notamment pour sa
forte teneur en azote, élément primordial pour le développement des végétaux. Probablement
depuis que le bœuf a été domestiqué pour aider au travail des champs, la bouse a été utilisée
comme engrais améliorant considérablement le rendement des cultures.
Mais notre étude s’est basée sur les déchets qui sont les bouses de bovin. Alors il va
falloir qu’on doive voir ses caractéristiques et ses compositions
30
II.3.1 Fréquence des émissions et quantités émises [10]
La fréquence journalière des émissions est l’un des paramètres de la densité de
répartition des fèces sur l’étendue du pâturage. En moyenne, il ressort que les bovins adultes
défèquent entre 10 et 24 fois par jour. Les quantités excrétées ont une forte corrélation avec les
quantités d’aliments ingérés. Or le niveau de consommation de l’animal dépend de son poids,
de son état, des besoins à couvrir et enfin de la digestibilité des aliments proposés. Les bovins
adultes expulsent en moyenne et en temps normal 30 à 50 Kg d’excréments par jour constitués
de 80 à 90 % d’eau selon le type d’alimentation.
Rapporté à une vache laitière (600 Kg), la quantité de bouses émises par jour est en
moyenne de 3.2 Kg de matière organique soit environ 4 Kg de matière sèche fécale (à 20% de
cendres).
Les différents éléments excrétés à travers les fèces sont principalement les phosphates,
le calcium et le magnésium sans oublier l’azote alors que les excrétas liquides en revanche
drainent, potasse, sodium ainsi qu’une forte proportion de l’azote restitué
31
Tableau 5 : effectif du cheptel bovin par région
Unité : têtes
Source : MAEP/2005
32
TROISIEME CHAPITRE : ETUDE ECONOMIQUE ET
APPROCHE ENVIRONNEMENTALE
On a trois grandes parties pour ce dernier chapitre, il y a l’analyse financière, les avantages et
inconvénients de biogaz et pour finir la notion de l’environnement.
[Link] FINANCIÈRE
Le besoin en énergie pour la cuisson des ménages ne cesse de s’accroître. Cela implique
depuis quelques années une hausse de la déforestation due aux déboisements. Les combustibles
ligneux constituent la principale source d’énergie à Madagascar. La consommation des
ménages en énergie est souvent sous forme de bois énergies (bois de feu et charbon de bois) et
ils les utilisent surtout pour la cuisson. Le temps de cuisson et les besoins en combustibles sont
difficiles à évaluer du fait qu’ils dépendent du nombre de cuissons par jour, du type de denrée,
de la taille du ménage, des habitudes alimentaires.
Les projets de biogaz permettent de valoriser les déchets organiques, tels que les déchets
agricoles, les résidus alimentaires ou les boues d'épuration. Ces déchets peuvent être
transformés en biogaz par un processus de fermentation anaérobie, ce qui permet de réduire les
coûts liés à leur élimination tout en produisant une source d'énergie renouvelable.
33
Tableau 6 : Cout d’investissement
Source [5]
34
Tableau 7 : charges d’exploitation de production du biogaz
Charge 26544
décaissée
Amortissements 1769.6
annuels
Charge 24770.4
d’exploitation
Source [5]
III.1.1.3 Comparaison du biogaz avec les Gaz des distributeurs et le charbon de bois
35
Tableau 8: le prix de gaz
Pour un temps de rétention de 60 jours, le ménage peut produire donc jusqu’à 5 à 6.5 kg
de biogaz, qui est le bénéfice propre du ménage. Dans ce cas, le ménage ne paie que 17500
ariary pour la dépense en gaz
III.[Link].Comparaison
36
Voici le tableau qui illustre la comparaison de dépense en énergie pour un ménage
Tabl
Désignation Prix (Ar) eau
11:
Biogaz 22000
Eco
37
III.1.1.4 Intérêt économique sur la production de biogaz
Par rapport à l’utilisation de charbon de bois, l’utilisation de biogaz nous a permis une
augmentation des revenus 18000 à 20000 Ariary par mois
Par rapport à l’utilisation de gaz chez le distributeur, l’utilisation de biogaz nous a permis des
revenus 10700 Ariary par mois
Par rapport à l’utilisation de bois de chauffe, l’utilisation de biogaz nous a permis des
revenus 25600 Ariary par mois
III.2.1.Définition
Selon la charte de l’environnement malgache, l’environnement est l’ensemble des
milieux naturels et artificiels, y compris les milieux humains et les facteurs sociaux et culturels
qui intéressent le développement.
Depuis les années 1970, le terme environ est utilisés pour désigner le contexte
écologique globale, c’est à dire l’ensemble des conditions physiques, chimiques, biologiques,
climatiques, géographiques et culturelles qui sein desquelles se développent les organismes
vivants et les être humains en particulier. L’environnement inclut donc l’air, la terre, l’eau, les
ressources naturelles, la flore, la faune, les hommes et leurs interactions sociales. Les
mouvements pacifistes et écologistes ont permis de faire prendre conscience à de plus en plus
personnes que l »exploitation excessive des ressources naturelles de la terre faisait courir a
l’espèce humaine un danger à long terme. La protection de l’environnement est devenue
progressivement une préoccupation pour les hommes politiques.
L’effet de serre que l’on rappelle est un processus naturel de réchauffement de la terre,
sans lui la température moyenne sur terre chuterait à -18℃. L’effet de serre anthropique n’est
autre que ce même processus mais cette fois ci causés par des activités humaines avec un
rythme largement accéléré ce qui faut qu’au lieu de maintenir les conditions climatiques sur
terre vivables, il les perturbe et risque de provoquer par la suite de grave anomalies et
cataclysmes environnementaux divers.
Or, toutes les biomasses sont une importante potentielle d’énergie renouvelable. D’où la
nécessité de recourir à la méthode de digestion anaérobie qui n’ est autre que l’exploitation d’un
processus naturel « la fermentation méthanogène de la matière organique »puisque d’une
manière générale toutes le matières organique sont [Link] différence se situe simplement
au niveau des caractéristiques et des conditions de dégradations étant donné que certains corps
se détériorent plus facilement et rapidement par rapport à d’autres qui eux par exemples ont
besoin d’accélérateurs spécifiques pour amorcer leur digestions ou requièrent un temps de
rétention beaucoup plus long.
[Link] environnementale
La production et l’utilisation du biogaz ont un impact positif sur l’environnement. En
effet, le biogaz se substitute très fréquemment aux énergies fossiles ce qui contribue à réduire
les émissions des gaz à effet de serre, responsable en partie du dérèglement climatique. Au
cours de leur transformation, les matières organiques végétales utilisées directement ou
indirectement pour produire du biogaz émettent la même quantité de CO2 que celle absorbée
pendant leur croissance ou leur production. Dès lors, l’utilisation de la biomasse,
continuellement renouvelable, engendre un processus de cycle. L’émission de CO2 est maitrisée
et stabilisée. De plus, dans les cas des effluents d’élevage, la production de biogaz permet de
39
limiter considérablement les rejets de méthane qui est l’un des principaux gaz à effet de serre
(l’effet du méthane est 25 fois plus important que celui du CO2). Le biogaz est un gaz
renouvelable issu de technologie de traitement de déchets et de production d’énergie. Energie
multiforme, le biogaz occupe une place singulière parmi les renouvelables : il est stockable,
transportable, non intermittente et substituable aux carburants fossiles. Ces atouts uniques
justifient aujourd’hui la consolidation de cette filière émergente et la préparation de son
développement futur par des mesures publiques ambitieuses.
[Link] ET INCOVENIENTS
[Link]
L'installation d'une unité de biométhanisation possède des avantages énergétiques,
environnementaux, agronomiques, et économiques.
40
III.3.1.3. Plan environnemental
C’est sur le plan environnemental que la méthanisation est le plus avantageux. Le
développement de la méthanisation est également un facteur d'amélioration de l'hygiène et de la
santé : La biométhanisation détruit une part importante des agents pathogènes : environ 99 %
des germes pathogènes, tels que les vers et les autres parasites, sont éliminés par digestion
mésophile et 99,99% par digestion thermophile. La méthanisation limite les risques de pollution
organique; les modifications biochimiques effectuées lors du processus de méthanisation
transforment le produit fermenté en un substrat moins polluant. En ce qui concerne l'émission
des gaz à effet de serre, le méthane contenu dans le substrat en fait partie. La baisse des
émissions de gaz est liée au captage du méthane par stockage dans le gazomètre. Son utilisation
dans des systèmes mécaniques évite qu'il soit naturellement émis dans l'atmosphère par les
déchets organiques. La production d’une énergie renouvelable réduit le recours aux énergies
fossiles émettrices de Gaz à Effet de Serre (GES). L’utilisation du biogaz par les ménages
réduit le besoin de combustibles en bois énergie. Par ailleurs, la diminution de la demande en
bois contribue à préserver et renouveler la couverture forestière en limitant le nombre
d’abattage pour le bois de chauffe ou la carbonisation en charbon et par conséquent, protéger la
couche d’ozone. A long terme, la valorisation énergétique des déchets organiques permet de
résoudre en même temps le problème de l'évacuation des ordures.
L'utilisation du biométhane comme gaz combustible évite les dépenses liées à l'achat
régulier du « gaz combustible standard butane» voire une autonomie en gaz combustible. Et
dans le même ordre d’idée, il permet aussi de faire de substantielles économies de charbon.
41
III.3.1.5. Plan agronomique
La transformation des effluents d’élevage est la meilleure solution pour leur valorisation
agronomique. Le développement du biométhane est un moyen efficace pour stimuler la
production agricole, non seulement parce qu'il permet de restituer à l'agriculture les résidus des
récoltes mais également parce qu'il augmente la qualité de l'engrais organique. Les matières
organiques (les déchets animaux et humains, les résidus de récolte et les résidus végétaux, les
feuilles mortes etc.) se décomposent après fermentation dans les digesteurs. L'azote contenu
dans ces matières se retrouve en concentration relative souvent très élevée et se transforme en
une forme ammoniaquée plus facilement assimilable par les plantes, tandis que les éléments
minéraux nutritifs persistent. A titre indicatif, l'ammoniac contenu dans un engrais organique
fermenté pendant 30 jours en anaérobiose s'accroit de 19,3 % et le contenu utile de phosphate
s'accroit lui de 31,8 %.
[Link]énients
Malgré les divers avantages des digesteurs des biogaz domestique, il y a encore des
inconvénients à surmonter. La digestion anaérobie est un processus lent, et il nécessite un TRH
long (supérieur 30 jours). Cela augmente le volume et le coup de digesteur. Une autre limite est
la fluctuation de la température tout au long de l’année dans presque beaucoup de pays. La
diminution de la production de biogaz pendant le mois d’hiver rend difficile l’adaptation de
cette technologie dans les pays froids. A long terme, les gens finiront par arrêter d’utiliser leur
digesteurs en raison du manque d’instruction et de formation sur la technologie, de la faible
quantité de biogaz produit, et du faible accès local au substrat utilise. Des solutions à ces divers
problèmes doivent être trouvées pour permettre les développements de la technologie de la
digestion anaérobie dans les pays en développement.
Les fuites de biogaz au niveau de réacteur doivent par exemple être évitées afin de ne
pas émettre le méthane et le dioxyde de carbone du biogaz produit dans l’environnement. Une
explosion peut aussi se produire en cas de fuite de biogaz mais ce problème est très rare. Dans
la majorité des installations domestique, le souci sur l’émission du CO2 du biogaz n’est pas
encore pris en compte par rapport à la protection de l’environnement. Une technique permettant
de capturer ou de dissoudre le CO2 de biogaz doit être trouvée à chaque installation pour éviter
l’émission de ce polluant dans l’environnement.
42
Par ailleurs, le coup d’investissement initial sur l’installation du digesteur est aussi une
barrière pour la majorité des utilisateurs dans les pays en développement en raison de leurs
faibles sources de revenue. Les politiciens et les décideurs politiques doivent promouvoir des
moyens efficaces pour répondre aux besoins énergétiques dans les zones rurales des pays en
développements. Grâces à des plans de subvention gouvernementale et a des programmes de
prêt ou de crédit, la promotion de la technologie du biogaz sera plus attrayante pour les
populations rurales. En Chine, le gouvernement paie le 2/3 du cout du digesteur et le reste est à
la charge des utilisateurs. Cependant, la construction des digesteurs à diminuer lorsque le
gouvernement a décidé de réduire la subvention au tiers du cout. Des millions de personnes ont
bénéficié de cette technologie et sa popularité continue d’augmenter. Les programmes
d’installation de digesteur anaérobique dans les pays en développements pourraient voir leur
succès de développements avec les aides et appuis offerts par les microfinances disponibles
localement. Cela pourrait aider les agriculteurs à réduire le fardeau en termes d’investissement
en capitale.
43
CONCLUSION
La construction de méthaniseur artisanal et l’obtention de biométhane est très
possible à Madagascar. Les avantages fournis par ce biogaz sont multiples et variés, allant du
développement humain à la préservation de l’environnement. C’est ainsi qu’il peut se substituer
au bois de chauffe ou au charbon, pourvoir de l’électricité ou du moins l’éclairage dans les
zones reculées. La quantité d’arbres ainsi épargnée n’est pas négligeable ; ces arbres qui vont
eux-mêmes contribuer à la purification de l’atmosphère et maintenir un écosystème pérenne. A
un degré de plus, une unité plus grande de méthaniseur est une source d’emplois et de mains
d’œuvres.
La seule ombre au tableau est son coût très élevé. Son exploitation requiert un
investissement lourd de la part des ménages. D’après l’étude de rentabilité faite, l’installation
d’une unité de méthanisation semble être financièrement déficitaire pour le milieu rural parce
qu’il n’y a pas retour d’investissement pendant la durée de son exploitation. Par contre, pour le
milieu urbain, nous avons pu constater une valeur actuelle nette positive et un retour
d’investissement pendant la 9ème année d’exploitation. Ces données indiquent qu’un projet de
méthanisation est non seulement rentable pour le milieu urbain, mais aussi il peut réduire
considérablement la consommation des ménages en charbon de bois en valorisant ses propres
déchets organiques.
Les impacts d’une telle installation sont plutôt positifs au niveau économie ou au
niveau environnemental : mise à disposition d’une énergie propre multi-usage, amélioration du
système hygiène-santé (moins d’ordures), préservation de l’écosystème naturel. Les points
négatifs ne sont pas nombreux : accumulation des digestat, odeur incommodante de la
préparation du substrat, inhalation de sulfure d’hydrogène. Ces points sont bénins et ne
nécessitent pas de solutions drastiques, par l’observation des règles qui régissent l’exploitation
de la méthanisation
44
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES ET WEBOGRAPHIQUE
-[1] ANDRIANANTENAINA J . A. F. (2020) : PRODUCTION D’ÉNERGIE ISSUE DU
BIOGAZ COMME ÉNERGIE RENOUVELABLE, Grade Licence en géo-énergie, ESPA,
Université d’ Antananarivo, 51pages.
vi
-[10] RINDRASOA Raheliarimanana(2019) : OPTIMISATION DE LA PRODUCTION DE
BIOGAZ À L’ÉCHELLE DE LABORATOIRE PAR MÉTHANISATION DE LA BOUSE DE
BOVIN, GRADE MASTER EN GÉNIE DES PROCÉDÉS CHIMIQUES ET INDUSTRIELS,
100pages.
-[11] [Link]
-[12] [Link]
-[13] [Link]
vii
ANNEXE I
Propriétés de méthane
Masse molaire
Phase solide
Phase liquide
Masse volumique de la phase liquide (1.013 bar au point d’ébullition) : 422.62 kg/m3
Point critique
Phase gazeuse
Autres données
ix
TABLES DES MATIERES
TENY FISAORANA ........................................................................................................................... i
SOMMAIRE .................................................................................................................................... ii
LISTE DES ABREVIATIONS ............................................................................................................. iii
LISTE DES FIGURES ....................................................................................................................... iv
LISTE DES TABLEAUX ..................................................................................................................... v
INTRODUCTION ............................................................................................................................. 1
PREMIER CHAPITRE : GENERALITES .............................................................................................. 1
I.1 BIOGAZ .................................................................................................................................. 2
I.I.2 Définitions [2] [5] ............................................................................................................ 3
I.I.3 Principe ........................................................................................................................... 4
I.I.4 La composition de biogaz [7] ......................................................................................... 5
I.I.5. Caractéristiques de biogaz [6] ....................................................................................... 6
I.I.6 Valorisation du biogaz..................................................................................................... 7
I.2 METHANISATION .................................................................................................................. 9
I.2.1. Définition ...................................................................................................................... 9
I.2.2. Généralités sur la fermentation méthanique ............................................................. 10
I.2.3. Principales phases de la méthanisation...................................................................... 11
I.2.4. Différents paramètres influents la méthanisation .................................................... 14
I.2.5. Les procédés de fermentation .................................................................................... 15
I.3 LES BIODIGESTEURS DE LA METHANISATION..................................................................... 17
I.3.1. Définition .................................................................................................................... 17
I.3.2. Différents types d’installations de digesteurs ............................................................ 18
[Link] DES TROIS TYPES DE DIGESTEURS ......................................................... 22
DEUXIEME CHAPITRE : GENERALITES DE LA BOUSE DE BOVIN ...................................................W
[Link] DES DÉCHETS .................................................................................... 23
II.1.1. Origine ........................................................................................................................... 23
[Link] des déchets............................................................................................... 23
II.1.2.1. Classification suivant la nature chimique ............................................................... 23
[Link] de déchets suivant la nature physique .............................................. 24
II.1.3. Différentes catégories de déchets................................................................................. 24
[Link]égorisation des matières premières .................................................................. 25
II.1.4. Les déchets fermentescibles ......................................................................................... 26
II.1.5. Valorisation des déchets ............................................................................................... 26
[Link] DE LA BOUSE .............................................................................................. 27
II.2.1. Historique [9] ............................................................................................................. 28
II.2.2. Un excellent combustible [10] ................................................................................... 29
II.2.3. Un matériau de choix pour la construction ............................................................... 29
II.2.4. Un engrais de qualité ................................................................................................. 30
II.3. CARACTÉRISTIQUE ET COMPOSITION DE LA BOUSE ........................................................ 30
II.3.1 Fréquence des émissions et quantités émises [10] .................................................... 31
II.3.2. Eléments chimiques contenus dans les déjections ................................................... 31
TROISIEME CHAPITRE : ETUDE ECONOMIQUE ET APPROCHE ENVIRONNEMENTALE................ 34
[Link] FINANCIÈRE ....................................................................................................... 33
III.1.1. Etude économique de la production du biogaz [5] .................................................. 33
III.1.1.3 Comparaison du biogaz avec les Gaz des distributeurs et le charbon de bois....... 35
[Link] D’ENVIRONNEMENT [5] ..................................................................................... 38
III.2.1.Définition ................................................................................................................... 38
III.2.2.L’effet de serre anthropique...................................................................................... 38
[Link] environnementale ......................................................................................... 39
[Link] ET INCOVENIENTS ........................................................................................ 40
[Link]................................................................................................................... 40
[Link]énients............................................................................................................... 42
CONCLUSION ............................................................................................................................... 44
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES ET WEBOGRAPHIQUE ............................................................ vi
ANNEXE I .....................................................................................................................................viii
TABLES DES MATIERES ................................................................................................................. vi
vii
Titre : Production du Biogaz par méthanisation de la bouse de bovin
Nombre de pages : 44
Nombre de figures : 7
Nombre de tableaux : 11
RESUME
Ce travaille montre que la production du biogaz est issue de la transformation des matières
organiques telle que déchets industriels, résidu agricole, ou autre dans une cuve anaérobie
appelée digesteur, et la laisser fermenter pendant une quarantaine de jours. L’objectif de ce
mémoire est de connaitre la mise en valeur de la bouse de bovin à Madagascar et permet
d’aboutir au développement au niveau économique et au niveau environnemental du pays.
ABSTRACT
This work shows that biogas production comes from the transformation of organic materials
such as industrial waste, agricultural residue, or other in an anaerobic tank called a digester, and
letting it ferment for about forty days. The objective of this thesis is to learn about the
development of cow dung in Madagascar and leads to economic and environmental
development in the country.
E-mail: koloinamarinah@[Link]
viii