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SA 07 E RDJF

Le rapport présente les résultats du concours commun externe pour le recrutement de secrétaires administratifs en 2007, impliquant les ministères de l'Écologie et de la Justice. Les épreuves écrites et orales ont été analysées, avec des statistiques indiquant un taux de sélectivité de 0,54% et des conseils pour les candidats sur la rédaction et la préparation. Les performances des candidats ont été évaluées sur la base de leur capacité à synthétiser des informations et à articuler des réflexions sur des sujets d'actualité et de société.

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SA 07 E RDJF

Le rapport présente les résultats du concours commun externe pour le recrutement de secrétaires administratifs en 2007, impliquant les ministères de l'Écologie et de la Justice. Les épreuves écrites et orales ont été analysées, avec des statistiques indiquant un taux de sélectivité de 0,54% et des conseils pour les candidats sur la rédaction et la préparation. Les performances des candidats ont été évaluées sur la base de leur capacité à synthétiser des informations et à articuler des réflexions sur des sujets d'actualité et de société.

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ministère

de l'Écologie
du Développement
et de l'Aménagement
durables

Rapport du président du Jury


direction générale
du Personnel
et de
l'Administration
service
du Personnel du concours commun externe interministériel pour le
sous-direction
du Recrutement,
recrutement de secrétaires administratifs du ministère de
des Concours l'écologie, du développement et de l'aménagement durables
et de la Formation et de secrétaires administratifs du ministère de la justice -
bureau du recrutement
et des concours Conseil d'Etat -
RCF2

Session 2007

Tour Pascal B
92055 LA DEFENSE
CEDEX
tél : 00 40 81 21 22
2/7

1- Introduction
Le concours commun externe interministériel pour le recrutement de secrétaires administratifs, objet
du présent rapport, a été autorisé, au titre de l'année 2007, par arrêté du 2 janvier 2007, modifié le
18 janvier 2007.

Il concernait deux ministères : le ministère des transports, de l'équipement, du tourisme et de la mer


(devenu en cours de session le ministère de l'écologie, du développement et de l'aménagement
durables), pour 23 postes à pourvoir et le ministère de la justice - Conseil d'Etat, pour un poste à
pourvoir.

Les épreuves écrites d'admissibilité se sont déroulées le 13 mars 2007. Les épreuves orales
d'admission ont eu lieu du 25 au 27 juin 2007.

Le programme des épreuves est défini conformément à l'arrêté du 28 juillet 1995 :

Epreuve n°1 d'admissibilité :

« Rédaction d'une note de synthèse à partir de documents pouvant comporter des éléments chiffrés
(données statistiques, comptables, financières, commerciales et administratives simplifiées) (durée :
trois heures ; coefficient : 3) ».

Epreuve n°2 d'admissibilité :

« Dissertation sur un sujet d'ordre général relatif aux problèmes économiques, sociaux et culturels
du monde contemporain (durée : trois heures ; coefficient : 2) »

Epreuve n°1 d'admission :

« Conversation avec le jury, à partir d'un texte ou d'une citation de portée générale, permettant
d'apprécier les qualités de réflexion et les connaissances du candidat (préparation : vingt minutes,
conversation : vingt minutes ; coefficient : 3) »

Epreuve n°2 d'admission :

« Dans un groupe d'épreuves au choix du candidat (le choix du groupe s'effectuant lors de
l'inscription au concours) : interrogation (d'une durée de quinze minutes après une préparation de
quinze minutes) affectée du coefficient 2 sur une des matières du groupe d'épreuves choisi lors de
l'inscription, tirée au sort par le candidat et portant sur des notions relatives :

Groupe A :
- soit à l'organisation constitutionnelle de la France et aux institutions communautaires ;
- soit à l'organisation administrative de la France ;
Groupe B :
- soit aux problèmes économiques ;
- soit aux finances publiques ;
Groupe C :
- soit à l'histoire contemporaine ;
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- soit à la géographie économique et humaine de la France et aux principales données économiques


relatives aux pays de l'union européenne »

2 – Statistiques du concours
2007 rappel 2006
Nombre de postes offerts 24(*) 66
dont 60 pour
« équipement »
Epreuves écrites
Nombre d'inscrits 9975 9125
Nombre de présents 4709 4446
Taux de participation 46,97 % 48,7%
Nombre d'admissibles 182 439
Moyenne du dernier admissible 14,50 13
Epreuves orales
Nombre de présents 106 310
Taux de participation 58,24% 70,6%
Nombre d'admis sur liste principale (LP) 24 66
Moyenne du dernier porté sur LP 15,25 14,35
Nombre de candidats portés sur liste 33 76
complémentaire (LC)
Moyenne du dernier porté sur LC 13,80 13,10
Taux de sélectivité : rapport admis / présents 0,54% 1,48%
(*) Le nombre de postes offerts au concours se répartit de la façon suivante (arrêté du 8 mars 2007) :
Transports, Equipement, Tourisme et Mer : 23
Justice-Conseil d'Etat : 1
Total : 24

Commentaires :

Le nombre de candidats présents au concours 2007 a été légèrement supérieur à celui du concours
de l'année précédente (+ 9,3%) et avec un nombre de postes offerts qui est passé de 66 à 24 (-
63,6%)

La sélectivité du concours, représenté par le rapport entre le nombre de candidats admis et le


nombre de candidats présents, a donc été supérieure cette année avec un taux de 0,54% au lieu de
1,48% en 2006. La moyenne obtenue par le dernier candidat inscrit sur la liste principale a été lui
aussi supérieure, passant de 14,35 sur 20, en 2006, à 15,25 sur 20, en 2007.
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3 – Epreuve n° 1 d'admissibilité : rédaction d'une note de synthèse


3 – 1 – Analyse du sujet :

Il était demandé aux candidats de rédiger une note de cinq pages maximum sur la crise du logement
en France, en abordant les principales caractéristiques de cette crise et l'action des pouvoirs publics
mise en oeuvre pour y faire face.

Le sujet en soi n'était par difficile car se rapportant à un phénomène de société largement connu et
même à la pointe de l'actualité au moment du déroulement des épreuves écrites en mars 2007, avec
des manifestations, très médiatisées, de personnes sans abri.

Le vocabulaire employé était très compréhensible avec cependant quelques expressions techniques
telles que : « aides à la pierre » ou « logements locatifs privés à loyer maîtrisé », dont on devinait
malgré tout aisément le sens.

Le sujet suggérait le plan du développement de la note de synthèse, ce qui constituait un élément


facilitateur.

3- 2 – Appréciation de la qualité des copies des candidats

Le sujet, rappelons-le, tiré de l'actualité au moment du déroulement des épreuves écrites, pouvait
facilement amener les candidats à prendre des positions personnelles sur la façon dont, selon eux,
les pouvoirs publics avaient traité la crise du logement, depuis quelque vingt ans. De telles prises de
position ne pouvaient être recevables dès lors que, par définition, la note de synthèse ne reprend que
fidèlement les éléments du dossier. Les candidats qui ont cédé à la tentation d'exprimer leur avis
personnel se sont placés en dehors des règles de la note de synthèse et ont donc vu leurs résultats
mécaniquement diminués. Cette diminution a pu même aller jusqu'à la note éliminatoire, c'est-à-dire
inférieure à cinq, lorsque certains candidats, ayant exprimé leur avis personnel, se sont crus obligés
de relever « la mauvaise gestion du gouvernement », « l'incompétence des pouvoirs publics » ou
« la politique laxiste en la matière ». Un tel discours nettement polémique mais surtout ne reflétant
pas la tonalité des documents de base, ne pouvait qu'être lourdement sanctionné.

Par ailleurs, il convient de rappeler que la note de synthèse doit être totalement rédigée. Cela exclut
toute présentation au moyen de « tirets ». De tels artifices de rédaction ont été utilisés, à tort, par des
candidats qui ont pu ainsi dresser maladroitement une liste des actions développées par les pouvoirs
publics pour lutter contre la crise du logement.

Parmi les actions en cause, il pouvait être fait une distinction entre les mesures réglementaires et les
mesures fiscales. Nombre de candidats ont mêlé les deux catégories de mesures en occultant parfois
les mesures fiscales dont la présentation était peut-être moins aisée.

Certains candidats ont opéré une confusion entre les mesures déjà prises et celles envisagées qui
étaient développées, notamment, dans le premier document extrait du journal « l'express » et intitulé
« trois idées pour une crise »
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Enfin certains candidats ont opéré une mauvaise exploitation des données chiffrées et des
graphiques en se perdant dans la présentation de données statistiques d'intérêt secondaire.

3 – 3 – Conseil aux candidats

L'épreuve de note de synthèse répond à quelques règles élémentaires dont l'une est primordiale : la
stricte fidélité aux idées contenues dans les documents de base. En méconnaissant ce principe les
candidats vont irrémédiablement à l'échec.

La gestion du temps demeure une difficulté constante de ce type d'épreuve. Une copie inachevée ne
peut obtenir un bon résultat.

Les candidats doivent veiller simultanément à une bonne présentation de leur copie (écriture lisible,
espaces suffisants) pour faciliter la lecture par les correcteurs. Il doivent aussi être attentifs à
l'orthographe. Seule une relecture approfondie de la copie, en fin d'épreuve et en y consacrant le
temps nécessaire, permet d'apporter les meilleures garanties sur ce point.

4 – Epreuve n° 2 d'admissibilité : dissertation sur un sujet d'ordre général

4 – 1 – Analyse du sujet

La question posée aux candidats était : « A quoi sert la culture aujourd'hui ? ». Ce sujet relativement
classique mais pour autant toujours d'actualité, ne nécessitait pas une culture approfondie sur le
sujet, mais faisait appel à l'ouverture d'esprit sur une société où la culture n'est plus l'apanage d'une
minorité puissante et dominante.

Le sujet pouvait être traité de façon multiple avec des approches historiques, socio-économiques ou
autres. Le jury avait donné consigne aux correcteurs d'être très ouverts sur l'approche adoptée par
les candidats.

4 – 2 – Appréciation des copies

C'est la richesse des idées et leur bonne articulation qui ont opéré le partage des candidats. Ainsi
ceux qui ont su bien resituer la place de la culture dans le monde d'aujourd'hui dominé par la
mondialisation et les rapports marchands, ont le mieux réussi. Encore fallait-il, qu'en introduction,
les termes du libellé du sujet soient bien précisés. En particulier qu'entendait-on par l'expression
« culture, aujourd'hui »? Il convenait que le candidat circonscrive d'abord le sujet qu'il allait
développer.

Certains candidats ont étayé leurs dires par des citations ou des exemples. Si ces moyens de
démonstration étaient, a priori, bien dans l'esprit de la dissertation, il convenait de veiller à ce qu'ils
soient employés bien à propos et non pas plaqués artificiellement. Il convenait également de ne pas
les multiplier à l'excès, réduisant ainsi d'autant la part de réflexion personnelle que le candidat se
devait d'apporter.
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Un nombre significatif de candidats ont consacré la moitié, voire la totalité, de leur dissertation à
décrire les composantes de la culture, au lieu de répondre à la question : « à quoi sert la culture ? ».
Ces candidats se sont placés, au moins partiellement, en dehors du sujet.

Nombre de candidats ont répondu à la question posée mais en listant les différents avantages
personnels que peut apporter la culture ou en énumérant les différentes fonctions pouvant être
attribuées à la culture, sans construction ni hiérarchisation des idées. Certains ont pu, par ailleurs,
démontrer une hauteur de vue bien limitée en se focalisant sur les gains financiers obtenus en
participant à des jeux télévisés.

La rédaction, c'est-à-dire la richesse des mots et la correcte construction des phrases mais aussi
l'orthographe, entrent dans les critères de notation des copies. L'interpellation directe du correcteur
n'a pas sa place dans une dissertation, de même que les expressions familières.

En résumé, les meilleurs candidats ont été ceux qui ont su définir et circonscrire le sujet, développer
des idées variées en présentant les multiples facettes de la problématique de la culture dans le
monde contemporain et, enfin, retranscrire l'ensemble avec élégance. Il va par ailleurs de soi que ces
meilleurs candidats n'ont pas négligé l'orthographe.

4 – 3 – Conseils aux candidats

La dissertation fait appel a une certaine culture. S'agissant d'un concours d'accès à la catégorie B, il
est davantage attendu du candidat une bonne capacité à s'exprimer sur un sujet de société, avec le
regard que chaque citoyen peut avoir, c'est-à-dire sans connaissance particulière sur la thématique
proposée, en l'espèce la culture. Il est donc conseillé aux futurs candidats de s'intéresser, notamment
par la lecture, à ces sujets de société.

5 – Epreuve n° 1 d'admission : conversation avec le jury


Cette épreuve est destinée à apprécier les connaissances et la capacité de réflexion des candidats.
L'exposé du sujet tiré au sort par le candidat, permet de démontrer que ce candidat est capable, après
une préparation de quinze minutes, de restituer sous une forme construite les connaissances qu'il a
sur ce sujet. Les questions posées par les examinateurs permettent, dans un deuxième temps, de
mesurer la réactivité de leur interlocuteur. Le rythme des questions est tel qu'il ne permet pas au
candidat de s'étendre mais, au contraire, qu'il l'oblige à synthétiser sa pensée.

Si la thématique introduite par la citation ou le texte de portée générale est généralement bien
compris, nombre de candidats n'en perçoivent pas toute la finesse et ne répondent donc pas
précisément à la question posée. Parallèlement les examinateurs d'oral ont constaté que quelque
50% des candidats ne commençaient pas leur exposé par deux ou trois phrases d'introduction et
d'annonce du plan à développer. La discipline, que tout candidat doit s'imposer en la matière, prend
peu de temps et facilite grandement la compréhension de l'exposé qui suit dans la mesure, bien sûr,
où le plan annoncé est bien celui autour duquel le développement est poursuivi.

Les examinateurs d'oral déplorent parfois, le manque de connaissances total des administrations
(ministère de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables ou ministère de la justice -
Conseil d'Etat-) qu'ils aspirent à intégrer en passant le concours de secrétaire administratif. Il en est
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de même du niveau de responsabilité du grade de secrétaire administratif. Cette carence peut


paraître surprenante dans la mesure ou le passage d'un concours administratif ne diffère pas
fondamentalement d'un entretien d'embauche pour occuper un emploi dans le secteur privé. Elle
dénote ainsi une certaine désinvolture ou, pour le moins, une absence de motivation.

6 – Epreuve n° 2 d'admission : interrogation sur groupes d'épreuves à option


Quelle que soit l'option choisie, c'est la maîtrise des connaissances au regard des différentes
composantes du programme réglementaire qui est évaluée, de même que les capacités de réflexion,
plus particulièrement au travers des questions posées par les examinateurs à l'issue de l'exposé sur le
sujet tiré au sort par le candidat.

Il convient de préciser que, quelle que soit l'option choisie, un minimum de préparation à l'exposé
oral et l'acquisition des connaissances de base sont requises pour avoir quelque chance de réussir au
concours. En particulier, le vocabulaire de base, juridique ou économique, doit être maîtrisé.
S'agissant du groupe d'épreuves "histoire, géographie" les candidats ne doivent pas espérer que le
caractère faussement généraliste de cette discipline leur permette d'obtenir un résultat honorable
sans acquérir les connaissances indispensables. Il reste cependant que, s'agissant d'un concours
d'accès à la catégorie B, il n'est pas attendu des connaissances aussi approfondies que celles pouvant
être exigées pour l'accès à la catégorie A.

Enfin, bien que l'épreuve d'admission n° 2 constitue essentiellement une épreuve destinée à évaluer
les connaissances, cela ne doit pas dispenser le candidat d'annoncer, en début d'exposé, le plan
autour duquel il entend bâtir son développement.

Le Président du Jury,

Signé

Jean-Marc DE PRINCE

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