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Cours de Contentieux

Le contrôle fiscal en RDC est une action de l'administration visant à vérifier les déclarations des contribuables et à sanctionner les fraudes. Il inclut des compétences et modalités d'exercice spécifiques, telles que la vérification sur place, le droit de communication, d'enquête et de visite, ainsi que des procédures de redressement. L'administration peut également recourir à des saisies et à des évaluations d'office en cas de non-conformité des redevables.

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Cours de Contentieux

Le contrôle fiscal en RDC est une action de l'administration visant à vérifier les déclarations des contribuables et à sanctionner les fraudes. Il inclut des compétences et modalités d'exercice spécifiques, telles que la vérification sur place, le droit de communication, d'enquête et de visite, ainsi que des procédures de redressement. L'administration peut également recourir à des saisies et à des évaluations d'office en cas de non-conformité des redevables.

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CHAPITRE 1 : LA VERIFICATION FISCALE.

Le contrôle fiscal est l’« action de l’Administration qui consiste à vérifier à posteriori les déclarations
des contribuables/redevables d‘impôts. Il est la nécessaire contrepartie du système déclaratif, tel
que celui en vigueur en RDC. Il permet de sanctionner les fraudes ou de corriger les erreurs des
contribuables/redevables. Il a également un effet dissuasif » (209). En fait, l’organisation du contrôle
fiscal est supposée fournir des réponses notamment aux questions suivantes :

 L’agent de l’administration fiscale doit-il prévenir de sa visite ?

 Doit-il être muni d’un document d’identification ?

 A-t-il droit d’accès à tous les documents professionnels ?

Peut-il les emporter pour besoin d’examen hors des bureaux des contrôlés ?

 Peut-on opposer le secret professionnel à l’agent du Service des Impôts ?

Section 1 : Compétence et modalités d’exercice

A. Compétence (Articles 25 – 27).

- Le Fisc a le pouvoir exclusif de vérifier, sur pièce et sur place, l’exactitude des déclarations des
impôts et autres droits dus par les redevables.

- Il peut aussi inviter tout redevable à lui fournir, verbalement ou par écrit, des explications,
éclaircissements ou justifications, ses écritures et documents comptables (sans déplacement) aux
fins de vérifier les renseignements demandés ou fournis.

- La vérification peut être générale ou ponctuelle. La vérification générale porte sur tous les impôts
et taxes sur toute la période non prescrite. La vérification ponctuelle consiste au contrôle d’un seul
impôt sur une période inférieure à un exercice fiscal. Elle s’exerce au siège de l’entreprise ou au lieu
de son principal établissement, pendant les heures de service. La vérification générale est un
contrôle des comptabilités tandis que le contrôle inopiné de l’IPR/IER est le type de la vérification
ponctuelle.

B. Modalités d’exercice (Articles 28 – 40).

1. Vérification, sur place (siège social, lieu du principal établissement ou à un autre lieu choisi par le
redevable) et aux heures de service, de l’exactitude des déclarations souscrites par les redevables
(art. 25) :

- Confrontation de la comptabilité présentée à certaines données de fait ou matérielles ;

- Examen de la cohérence entre les éléments déclarés et la situation patrimoniale, la situation de


trésorerie et/ou autres indice

2. Envoi au redevable, au moins huit jours avant la date de la première intervention (dont le
redevable peut solliciter le report), de l’avis de vérification qui l’informe de son droit de se faire
assister d’un conseil de son choix, et précise la nature des impôts ou autres droits ainsi que la
période soumise au contrôle (art. 30);

3. La vérification peut être inopinée et porter sur l’IPR et l’IER en cas de dissimulation d’éléments
imposables devant servir mensuellement de base de calcul de ces impôts (art. 31);

4. L’Administration des Impôts peut vérifier l’ensemble des impôts et droits dont le contribuable est
redevable au titre des exercices non encore vérifiés lorsque l’ordre de vérification ne comporte pas
de précision sur les impôts ou autres droits ou l’indication des années ou périodes soumises à la
vérification (art. 32);

5. L’Administration des Impôts peut recourir aux conseils techniques d’agents de l’Etat ou des
Etablissements publics en cas de vérification de comptabilité ou de procédure de redressement
requérant des connaissances techniques particulières (art. 33);

6. Tout redevable dispose d’un délai de vingt jours pour répondre à une demande écrite
d’explications, d’éclaircissements, de justifications ou de renseignements (art. 35);

7. La procédure étant contradictoire, si l’Administration des Impôts exprime devoir rectifier les
éléments servant de base de calcul des impôts et autres droits dus (en cas d’insuffisances,
inexactitudes ou omissions constatées), elle notifie au redevable les redressements chiffrés proposés
avec les motifs de la rectification (art. 36);

8. Au terme du contrôle, les redressements effectués sont notifiés au redevable sous forme d’avis de
redressement, auquel il doit réagir, dans un délai de vingt jours en le confirmant ou en y portant ses
observations motivées :

- Si les observations formulées sont motivées, l’abandon est possible de tout ou partie des
redressements notifiés ;

- Dans le cas contraire, il y a maintien des redressements initiaux. (art. 37).

9. La taxation d’office est appliquée dans les cas de (article 41) :

- absence de déclaration ou de comptabilité ;

- défaut de remise des pièces justificatives, des renseignements demandés ou de réponse dans les
délais prescrits ;

- rejet d’une comptabilité considérée par le Fisc comme irrégulière ;

- opposition au contrôle fiscal.

10. Sauf preuve contraire, l’évaluation de la base imposable peut être faite, tant pour les sociétés
que pour les personnes physiques, soit d’après les signes ou indices d’où résulte une aisance
supérieure à celle qu’attestent les revenus déclarés, soit eu égard aux bénéfices normaux d’un ou de
plusieurs redevables similaires et compte tenu, suivant le cas, du capital investi, du chiffre d’affaires,
du nombre d’établissements, d’employés, d’ouvriers ainsi que de tous les autres renseignements
utiles (Article 41 bis).
11. A défaut d’éléments précis pour opérer les redressements prévus à l’article 31 bis de
l’Ordonnance- loi n°69//009 du 10 février 1969 relative aux impôts cédulaires sur les revenus, les
produits imposables sont déterminés selon la méthodologie la plus appropriée, notamment l’une
des méthodes ci-après :

- la comparaison avec ceux des entreprises similaires exploitées normalement ;

- l’appréciation du niveau du profit. Dans ce cas, lorsque le contribuable conteste les redressements
opérés par l’Administration des Impôts, la charge de la preuve lui incombe (Article 41 ter).

12. L’Administration dispose du droit de rappeler les impôts ou des suppléments d’impôts dus par
les redevables au titre de l’exercice en cours et de quatre années précédentes (article 43)

13. Le délai de prescription de l’action en recouvrement est de quinze ans ;

14. Pour le recouvrement des impôts, sont assimilés au redevable (article 44) :

- ses héritiers ;

- son conjoint ;

- les associés d’une société autre que par actions à charge de laquelle l’imposition primitive a été
établie et réciproquement.

Dans le cadre de l’exercice du droit de contrôle, il est aussi reconnu à l’Administration des Impôts le
droit de communication (section 2), celui d’enquête (section 3) et celui de visite et de saisie (section
4).

Section 2 : Le droit de communication (Articles 46 – 56).

Comme dit dans la théorie générale de l’impôt (cf. Prérogatives des administrations fiscales :
pouvoirs d’investigation), le droit de communication est un droit général reconnu aux agents des
impôts d’obtenir, de toutes personnes, physiques ou morales, publiques ou privées, communication
de toutes pièces ou documents nécessaires à l’établissement des impôts et autres droits dus par les
redevables (article 46).

Ainsi, en usant de ce droit de communication :

- Toutes les entreprises publiques, les services publics, les entités administratives décentralisées, les
établissements publics, les organismes semi-publics, les associations sans but lucratif et les
établissements d’utilité publique sont tenus d’adresser à l’Administration des Impôts, dans les dix
jours qui suivent la fin de chaque trimestre, un relevé de toutes les sommes versées à des tiers, à
quelque titre que ce soit, à l’exclusion des salaires ;

- On ne peut pas opposer le secret professionnel aux agents des Impôts ;

- Les banques intervenant dans les opérations d’exportation doivent adresser au Fisc, dans les 10
jours du mois qui suit celui de leur réalisation, un relevé des opérations d’exportation effectuées par
les entreprises ainsi que les volets des licences lui réservés ;
- L’Autorité judiciaire doit donner connaissance au Fisc de toute indication qu’elle peut recueillir, de
nature à faire présumer une fraude commise en matière fiscale. Dans les quinze jours qui suivent le
prononcé de toute décision judiciaire, les pièces restent déposées au greffe à la disposition de
l’Administration des Impôts - La fourniture des renseignements demandés par le Fisc.

Section 3 : Le droit d’enquête (Articles 56 bis – 56 ter C).

1) Les agents des impôts, munis d’un ordre de mission, peuvent se faire présenter et prendre copies
des factures ainsi que des livres, registres et documents professionnels pouvant se rapporter à des
opérations ayant donné lieu ou devant donner lieu à facturation.

Ils peuvent également se faire présenter et prendre copies de tous les documents douaniers
justifiant la perception de la taxe sur la valeur ajoutée à l’importation, la réalité d’une exportation ou
l’application d’un régime suspensif. A l’exception des locaux affectés au domicile privé, ils peuvent, à
cet effet, avoir accès, durant les heures d’activité professionnelle, aux locaux à usage professionnel,
aux terrains, aux entrepôts, aux moyens de transport à usage professionnel et à leur chargement et
procéder à la constatation matérielle des éléments physiques de l’exploitation. Ils peuvent recueillir
sur place, des renseignements ou justifications relatifs aux opérations visées ci-dessus. Ils peuvent,
s’il échet, procéder à l’audition du contribuable ou de toute personne afin d’obtenir des
renseignements ou des justifications sur la facture reçue ou émise par l’entreprise (Article 56 bis) ;

2) Lors de la première intervention, une copie de l’ordre de mission est remise à l’une des personnes
suivantes :

1° en ce qui concerne les personnes physiques : a) soit au contribuable ; b) soit aux employés ; c) ou
à toute autre personne travaillant avec le contribuable.

2° en ce qui concerne les personnes morales : a) soit au gérant ; b) soit au représentant légal ; c) soit
aux employés ; d) ou à toute personne travaillant avec le contribuable. En cas de refus d’accuser
réception, mention en est faite au procès-verbal établi sur le champ, dont une copie est remise à la
personne trouvée sur place (Article 56 ter A).

3) Chaque intervention fait l’objet d’un procès-verbal relatant les opérations effectuées. A l’issue de
l’enquête, un procès-verbal consignant les manquements constatés ou l’absence de tels
manquements est établi. La liste des pièces ayant permis la constatation des infractions est, le cas
échéant, annexée au procès-verbal. Le procès-verbal est signé par les agents ayant participé à
l’intervention et par le contribuable ou son représentant. Mention est faite de son éventuel refus de
signer (Article 56 ter B)

4) Le droit d’enquête ne peut en lui-même donner lieu à une notification de redressement. Les
constatations du procès-verbal ne peuvent être opposées au contribuable ainsi qu’aux tiers
impliqués que dans le cadre des procédures de contrôle fiscal (Article 56 ter C).

Section 4 : Le droit de visite et de saisie (Articles 46 – 56).

A. Principes généraux

 L’Administration des Impôts saisit le Procureur de la République territorialement compétent


pour l’autoriser à effectuer des visites en tous lieux, même privés, où les pièces et documents
nécessaires à ses investigations sont susceptibles d’être détenus, et procéder à leur saisie, quel
que soit le support, lorsqu’elle estime qu’il existe des présomptions qu’un contribuable se
soustrait à l’établissement ou au paiement des impôts, droits et taxes :

- en se livrant à des achats ou à des ventes sans facture ;

- en utilisant ou en délivrant des factures ou des documents ne se rapportant pas à des


opérations réelles ;

- en omettant sciemment de passer des écritures ou en passant ou en faisant passer sciemment


des écritures inexactes ou fictives dans des documents comptables dont la tenue est imposée
par la législation fiscale en vigueur.

 La demande motivée de l’Administration des Impôts comporte notamment les mentions


obligatoires suivantes :

- l’adresse ou la localisation des lieux à visiter ;

- le nom ou la raison sociale du contribuable ;

- le nom et la qualité de l’Agent chargé de procéder aux opérations de visite ( Article 56 quarto
A)

 Le Procureur de la République doit vérifier de manière concrète que la demande


d’autorisation qui lui est soumise est bien fondée. Il motive son autorisation en indiquant les
éléments de fait et de droit qu’il retient et qui laissent présumer, en l’espèce, l’existence des
agissements frauduleux dont la preuve est recherchée (Article 56 quarto B)

 Seuls les Agents des Impôts revêtus de la qualité d’officier de police judicaire peuvent
procéder à la recherche de la preuve des agissements visés à l’article 56 quarto A ci-dessus
(Article 56 quarto C)

B. Déroulement de la visite et de la saisie

 La visite et la saisie des pièces et documents s’effectuent sous l’autorité et la responsabilité de


l’Administration fiscale (Article 56 quarto D)

 L’autorisation est notifiée sur place au moment de la visite, à l’occupant des lieux ou à son
représentant qui en reçoit copie intégrale contre récépissé.

 En l’absence de l’occupant des lieux ou de son représentant, l’autorisation est notifiée, après
la visite et, le cas échéant, la saisie, par lettre recommandée avec accusé de réception remise en
mains propres contre bordereau de décharge.

 Le refus de prendre copie est mentionné dans un procès-verbal établi à cet effet (Article 56
quarto E)

 L’autorisation du Procureur de la République est susceptible de recours devant le Tribunal de


Grande Instance.
 Ce recours ne suspend pas les opérations de visite et de saisie.

 Les délais et modalités des voies de recours sont mentionnés sur les actes de notification
(Article 56 quarto F)

 En cas d’urgence laissée à l’appréciation de l’Administration, le Procureur de la République


peut autoriser les visites et saisies avant six heures du matin et après vingt et une heures.

 Les Agents des Impôts habilités, l’occupant des lieux ou son représentant, peuvent seuls
prendre connaissance des pièces et documents avant leur saisie (Article 56 quarto G)

 Un procès-verbal relatant les modalités et le déroulement de l’opération et consignant les


constatations effectuées est dressé sur le champ par les agents des impôts. Un inventaire des
pièces et documents saisis y est annexés s’il y a lieu.

 Le procès-verbal et l’inventaire sont signés par les agents des Impôts et l’occupant ou son
représentant.

 En cas de refus de signer par l’occupant ou son représentant, mention en est faite au procès-
verbal.

 Si l’inventaire sur place présente des difficultés, les pièces et documents trouvés sont placés
sous scellés. L’occupant des lieux ou son représentant est avis qu’il peut assister à l’ouverture
des scellés ; l’inventaire est alors établi.

 Les originaux du procès-verbal et de l’inventaire sont, dès qu’ils ont été établis, adressés à
l’Administration des Impôts ; une copie de ces mêmes documents est remise à l’occupant des
lieux ou à son représentant ainsi qu’au Procureur de la République qui a autorisé la visite (Article
56 quarto H)

 Les pièces et documents saisis sont restitués à l’occupant des locaux dans les six mois suivant
la visite.

 Toutefois, lorsque des poursuites pénales sont engagées, leur restitution ne peut être
autorisée que par l’autorité judiciaire compétente.

 L’Administration des Impôts ne peut opposer au contribuable les informations recueillies


qu’après restitution des pièces et documents saisis ou de leur reproduction (Article 56 quarto I)

CHAPITRE 2 : LE CONTENTIEUX FISCAL

L’organisation du contentieux fiscal vise à protéger les droits du Trésor public à la diligence de
l’Administration fiscale ainsi que ceux des redevables. Elle vise à donner des réponses
notamment aux questions suivantes :

 Le contrôlé peut-il introduire une réclamation ou un recours administratif et dans quel délai ?
 Quelles sont les autorités compétentes pour connaitre des recours en cas de contentieux fiscal
?
 Dans quel délai l’autorité fiscale compétente doit-elle donner suite à la réclamation ?

 Le contrôlé peut-il introduire un recours judiciaire et devant quelle juridiction ? Dans quel
délai peut-il le faire ? A quelles conditions ?

Le contentieux de l’impôt ou le contentieux fiscal désigne les « contestations des impositions


mises en recouvrement, portées par les contribuables soit devant les autorités administratives,
soit devant les juridictions compétentes.

Les réclamations ont pour objet d’obtenir soit la réparation d’erreurs commises dans l’assiette
ou le calcul des impositions, soit le bénéfice d’un droit résultant d’une disposition légale, soit
encore pour bénéficier de remises totales ou partielles d’impôts directs en cas de difficultés
financières graves » (210).

A l’instar du contentieux administratif, le contentieux de l’impôt connaît deux phases : une


phase administrative et une phase juridictionnelle.

Section 1 : La phase administrative.

A cette première phase du contentieux, le redevable ou son mandataire (justifiant d’un mandat
général ou spécial) adresse sa réclamation à l’autorité administrative, en l’occurrence, auprès du
Directeur ou du Chef de Centre compétent, selon le cas (sans justifier du paiement de l’impôt)
(A) lequel devra lui répondre dans le délai légal (B).

A. La réclamation du contribuable (article 104).


Pour être recevable, la réclamation écrite doit :
1. Etre motivée ;
2. Etre introduite dans les six mois à partir de la date de la déclaration ou de réception de
l’avis de mise en recouvrement.

B. La décision du Directeur des Impôts (Articles 105 – 107).

1. Elle doit être notifiée au réclamant dans les six mois qui suivent la date de réception de la
réclamation ;

2. L’absence de décision dans le délai est considérée comme une décision de rejet de la réclamation
;

3. Même après l’expiration des délais de réclamation, le Directeur ou le Chef de Centre compétent,
selon le cas, accorde d’office le dégrèvement des surimpositions résultant d’erreurs matérielles ou
de doubles emplois ;

 Si l’impôt est déjà payé, le surplus est inscrit au crédit du compte courant fiscal du redevable si la
surimposition est constatée ou signalée dans un délai de trois ans à compter de la prise en recettes.
 La décision de dégrèvement est prise par :

 Le Directeur Général pour tout montant excédant 500.000.000 de Francs congolais;

 Le Directeur urbain ou Provincial des impôts pour les contribuables relevant des Centres des
Impôts, lorsque le montant à dégrever se situe entre 50.000.000 et 500.000.000 Francs congolais ;
 Les montants ci-dessus peuvent être réajustés par voie d’arrêté du Ministre ayant les Finances
dans ses attributions, lorsque les circonstances l’exigent ;

 En cas d’indigence ou de gêne le mettant dans l’impossibilité de se libérer de sa dette envers le


Trésor, le contribuable peut solliciter, auprès du Ministre des Finances, la remise ou la modération
des pénalités fiscales régulièrement mises à sa charge.

 Pour l’instruction de la réclamation, l’administration fiscale peut procéder à la vérification des


écritures comptables du redevable et à la confrontation de tous extraits et documents produits et se
faire présenter toutes les pièces justificatives. Tout moyen de preuve de droit commun, à l’exception
du serment, peut être utilisé.

 Aux fins d’assurer l’instruction de la réclamation, l’Administration des Impôts peut exiger
communication de tous les renseignements par les divers services publics, les créanciers ou
débiteurs du redevable et notamment les services, administrations, organismes, établissements et
personnes citées aux articles 47 à 52 et 67 de la loi sur les procédures fiscales.

 La réclamation auprès du Directeur ou du Chef de Centre compétent est préalable à toute


instance devant une juridiction.

Section 2 : La phase juridictionnelle(Art. 108 – 109)

N.B. : Ces dispositions de la loi sont susceptibles de modification suite à l’institution prochaine des
juridictions administratives (art. 154 - 155) conformément au prescrit de la Constitution. Les
éléments ci-après constituent les points focaux de la phase juridictionnelle :

1) La décision de rejet total ou partiel peut faire l’objet d’un recours devant la Cour d’Appel.

2) Pour sa recevabilité, le contribuable est tenu de s’acquitter du montant de l’imposition contestée


au titre du principal.

3) Le recours en appel doit, sous peine de déchéance, être introduit dans un délai de six mois à partir
de la notification de la décision au redevable ou, en l’absence de décision, à compter de la date
d’expiration du délai de six mois imparti au Directeur des Impôts.

4) Le pourvoi en Cassation est ouvert contre les Arrêts de la Cour d’Appel dans les conditions fixées
par les dispositions légales régissant la matière (Voir la procédure actuelle devant la Cour Suprême
de Justice).

Section 3 : Effets des recours (articles 109 et 110).

 Article 109 : En cas de découverte d’erreur sur le fondement légal d’une imposition après
notification de la décision clôturant l’instruction d’une réclamation, le Ministre ayant les Finances
dans ses attributions peut autoriser le réexamen du litige à la demande de l’Administration des
Impôts agissant d’office ou sur requête du redevable.

 Article 110 : Sauf en cas d’erreur matérielle ou de double emploi, l’introduction d’une
réclamation, d’un recours en appel ou d’un pourvoi en cassation ne suspend pas l’exigibilité de
l’impôt et autres droits dus ainsi que des pénalités et frais y afférents.
L’erreur matérielle est une erreur grossière consistant en une erreur de plume, de calcul ou dans
l’établissement de l’avis de mise en recouvrement. Il faut entendre par :

- Erreur de plume, une reproduction d’éléments non conformes aux bases d’imposition reprises
dans l’avis de redressement, de régularisation ou de taxation d’office. Il en est ainsi notamment de la
base erronée ou de l’inversion des chiffres ;

- Erreur de calcul, le cas où la base et le taux de l’impôt sont exacts, mais le résultat de l’opération
est erroné ;

- Erreur dans l’établissement de l’avis de mise en recouvrement, le cas où les éléments


d’identification, la base imposable ou les taux portés dans l’avis de mise en recouvrement sont
erronés par rapport à l’avis de redressement, de régularisation ou de taxation d’office.

Il y a double emploi lorsque, pour le même impôt, sur la même base et au nom du même
contribuable, deux cotisations ont été établies à des articles différents de l’avis de mise en
recouvrement.

Toutefois, lorsque la réclamation porte sur un supplément d’impôt, le contribuable peut, à sa


demande, bénéficier d’un sursis de recouvrement de l’impôt litigieux et des pénalités y afférentes.
Dans ce cas, il est tenu de verser un montant au moins égal au cinquième du supplément d’impôt
contesté. Sans préjudice de l’article 109 bis ci-dessus, le sursis de recouvrement ne s’applique pas
aux cas de taxation d’office.

Le sursis dont bénéficie le contribuable ne dispense pas l’Administration des Impôts d’appliquer les
pénalités prévues par la loi en cas de rejet de la réclamation.

A compter de la réception de la lettre autorisant le réexamen du litige, l’Administration des Impôts


dispose d’un délai de trois mois pour notifier sa nouvelle décision au contribuable ».

ADDENDUM : LES ATTESTATIONS DIVERSES.

Il s’agit de :

o Le numéro impôt

o Les attestations fiscales

- Attestation de situation fiscale

- Attestation de gestion par la DGE

- Attestation de paiement de l’IBP à charge des non-résidents

o La déclaration annuelle des salaires

I. Le numéro impôt

Institué en 2003, il sert à l’identification des contribuables.


Il est obligatoire pour toutes les opérations entre les contribuables et les services de l’Etat y compris
les ETD.

Il est le seul identifiant de toute personne physique ou morale redevable d’impôts et autres droits
dus à l’Etat.

Il doit être porté sur tous les documents émis par les contribuables et destinés aux services de l’Etat
et des ETD.

II. Les attestations fiscales

 Attestation de situation fiscale

C’est un document délivré à tout requérant, par la DGI, attestant qu’il est en règle avec le fisc, c.-
à-d. sans dettes fiscales dues à l’Etat. Elle a une validité de six mois. Elle est requise pour toutes
personnes physiques et morales effectuant des opérations requérant l’intervention ou la
décision de l’Etat, des ETD, des établissements publics préalablement à ces opérations.

Ces opérations sont notamment : les marchés de travaux et de fournitures ; les marchés de gré à
gré de travaux ou fournitures ; les paiements effectués par l’Etat aux tiers créanciers ; les
mutations portant sur les biens immeubles pour les personnes morales ; le renouvellement du
visa d’établissement ou l’autorisation de sortie du territoire national.

 Attestation de gestion par la DGE : elle est délivrée par le Directeur des Grandes Entreprises de
manière à permettre aux entreprises gérées par la DGE de n’être ni soumises au paiement du
précompte ni obligées de présenter une attestation de situation fiscale lors de
l’accomplissement de certaines opérations. Elle est délivrée gratuitement et a une validité d’une
année civile.

 Attestation de paiement de l’IBP à charge des non-résidents : elle permet aux prestataires de
services non établis en RRDC de faire valoir, auprès des Administrations fiscales de leurs pays,
l’impôt sur les bénéfices et profits payé en RDC au moyen de la retenue de 14% opérée par les
bénéficiaires des services lors de paiement de factures afférentes aux prestations de services.
Elle est délivrée, selon le cas, par le Directeur des Grandes Entreprises, le Directeur Urbain ou le
Directeur provincial des Impôts.

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