IL faut noter que l'on ne peut pas étudier la détention provisoire sans préciser l'autorité compétente
pour ordonner cette mesure.
Contrairement à la procédure pénale ordinaire ou les mesures privatives de liberté prises par les
magistrats du parquet sont soumises au contrôle du juge. La procédure pénale militaire ne prévoit pas
un tel contrôle.
En effet la détention décidée par l'officier du ministère public militaire n'est principalement soumise
qu'au contrôle hiérarchique, c'est-à dire celui du chef d'office pour les magistrats d'un auditorat ou
parquet militaire et celui de l'échelon supérieur lorsque c'est l'auditeur lui-même qui en est l'auteur. En
fait, le
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magistrat qui signe un mandat provisoire doit, au bout de quinze jours solliciter auprès de l'auditeur
militaire la confirmation et la prorogation de la détention. A cette occasion, il doit justifier les devoirs
d'instruction qui restent à accomplir et convaincre son chef de la nécessité du maintien de l'inculpé en
détention. C'est à ce moment que l'auditeur exerce son contrôle et donne des directives à son
collaborateur pour plus de diligence dans l'exécution des taches à accomplir.46
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