INFLUENCE DE LA FORME DU
SUBSTRAT SUR LES PHENOMENES
DE TRANSPORT ET DE DIFFUSION
Mémoire rédigé et présenté en vue de l’obtention
du Diplôme de Professeur de l’Enseignement Secondaire Deuxième grade(D.I.P.E.S.II)
par
FAKOUO NJOYA Ibrahim
Matricule : 11W0261
Licencié en Physique
Sous la direction du
Pr DJUIDJE KENMOE Germaine épse ALOYEM KAZE
Maître de conférences, Université de UYI
Laboratoire de Mécanique, Matériaux et Structures -UYI
Année académique : 2018-2019
Table des matières
Dédicaces ii
Remerciements iii
Résumé v
Abstract vi
Introduction 1
1 Géneralités sur les phénomenes de diffusion et de transport 3
1.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.2 Généralité sur la diffusion. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.2.1 La diffusion qu’est-ce que c’est ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.2.2 Diffusion : mouvement brownien. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.3 Phénomènes de transport en biologie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.3.1 Le rôle des processus de transport dans les systèmes biologiques . . . . . 5
1.3.2 La circulation sanguine : un processus de transport convectif . . . . . . . 5
1.3.3 L’échange avec les cellules : un processus de transport diffusionnel . . . 6
1.3.4 La respiration intracellulaire : un processus de transport diffusionnel . . 6
1.3.5 La convection . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.3.6 Comparaison diffusion-convection . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
1.4 Origine de la diffusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
1.5 Diffusion normale et diffusion anormale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
? Mémoire ENS -UYI FAKOUO NJOYA Ibrahim c 2019
2
1.5.1 Diffusion normale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
1.5.2 Diffusion anormale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
1.6 Potentiel déformable . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
1.7 Applications . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
1.7.1 En biologie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
1.7.2 En physique et en chimie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
1.8 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
2 Modèle et équation dynamique du système. 22
2.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
2.2 Description du modèle. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
2.2.1 Intérêt du potentiel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
2.2.2 Présentation du potentiel : potentiel de Remoissenet-Peyrard . . . . . . 24
2.3 Equation du mouvement : dynamique de Langevin . . . . . . . . . . . . . . . . 25
2.4 Equation du mouvement sans dimension . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
2.5 Approche de diffusion. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
2.6 Les observables à étudier et les méthodes utilisées pour résoudre la dynamique
du système . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
2.7 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
3 Résultats et discussions 32
3.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
3.2 Vitesse moyenne et moyenne du carré de déplacement de la particule . . . . . . 33
3.2.1 Vitesse moyenne de la particule . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
3.2.2 Moyenne du carré du déplacement de la particule . . . . . . . . . . . . . 34
3.2.3 Résumé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
3.3 Dépendance temporelle du coefficient de diffusion . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
3.4 Impact de la température sur le coefficient de diffusion. . . . . . . . . . . . . . 38
3.5 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
? Mémoire ENS -UYI FAKOUO NJOYA Ibrahim c 2019
3
4 Implications pédagogiques sur le système enseignement-apprentissage
41
4.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
4.2 Intérêt didactique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
4.2.1 Implication en seconde : transfert par convection . . . . . . . . . . . . . . 42
4.2.2 Implication en terminale : notions de cinétique chimique . . . . . . . . . 43
4.3 Au niveau des enseignements . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44
4.4 Facteurs influençant les acquis des élèves. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44
4.5 La qualité de l’enseignement est essentielle pour améliorer les acquis des élèves. . 45
4.6 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
Conclusion 46
Bibliographies 47
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Table des figures
1.1 Vue schématique d’une cellule eucaryote de mammifère (extrait de Transport
Phenomena in Bioloigical Systems, Truskey et al.., 2004) . . . . . . . . . . . . 7
1.2 Temps de diffusion et de convection . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
2.1 Croquis schématique du modèle géométrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
2.2 Illustration du potentiel de RP pour (a)r = 0.0, (b)r = 0.5, (c)r = 0.8, (d)r =
−0.3, (e)r = −0.5, et (f )r = −0.8. Les puits du potentiel ont des fonds plats
séparés par de minces barrières pour r > 0 et les puits tranchants séparés par
de larges barrières pour r < 0. (g), (h) et (i) sont le potentiel effectif modifié
U (x, r) en fonction de x pour r =-0.2, -0.5 et -0.8 respectivement. De haut en
bas, chaque courbe correspond à un changement de la force constante F0 =0.08,
0.2, 0.5 et 0.8 respectivement. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
3.1 Vitesse moyenne en fonction du temps pour le champ externe Fd = 0, 15 et les
paramètres de frottement η = 0.141 et le bruit thermique TB = 0.194. . . . . . . 33
3.2 Dépendance du déplacement moyen au carré d’une particule en fonction du temps
à température constante TB = 0.194 et pour le coefficient de frottement η =
0.141.(a) Est tracé pour r = −0.8 pour différentes valeurs du champ externe. (b)
est tracé pour Fd = 0.0 ; (c) pour Fd = 0.06 et (d) pour Fd = 0.15. . . . . . . . . 35
? Mémoire ENS -UYI FAKOUO NJOYA Ibrahim c 2019
5
3.3 Dépendance du coefficient de diffusion en fonction du temps pour une température
constante TB = 0.25 et le champ sinusoïdal externe d’amplitude constante Fd =
0, 15. (a) La valeur du paramètre de forme est r = −0.8, les fréquences sont
indiquées sur le graphique. (b) Le champ externe est constant (sin(wt) = 1) et
chaque courbe correspond au changement du paramètre de forme. Nous faisons
également varier la fréquence (c)w = 5.10−1 , (d)w = 5.10−2 , et(e)w = 5.10−4 ,
respectivement. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
3.4 Illustration du coefficient de diffusion en fonction du temps pour une fréquence du
champ externe w = 5.10−3 et du champ sinusoïdal externe d’amplitude constante
Fd = 0, 15. (a) La valeur du paramètre de forme est r = −0.8. Pour différents
paramètres de forme indiqués sur les graphiques, les valeurs de la température
sont (b)TB = 0.09, (c)TB = 0.3 et (d)TB = 0.8. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
? Mémoire ENS -UYI FAKOUO NJOYA Ibrahim c 2019
Liste des tableaux
1.1 Différentes valeurs du coefficient de diffusion moléculaire Dm dans les gaz,les
liquides et les matériaux poreux. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
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Dédicaces
Je dédie ce mémoire à :
− La famille MBOUOMBOUO Joseph.
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Remerciements
Mes remerciements vont :
− Au Professeur DJUIDJE KENMOE Germaine épouse ALOYEM KAZE
pour m’avoir accueillie aussi chaleureusement sous son aile, pour tout le
dévouement dont elle ne cesse de faire preuve, afin que mon avancée dans la
recherche se fasse toujours plus grandissantes ; plus qu’un encadreur elle a
été une mère pour moi.
− Aux Pr Luc C. OWONO OWONO, Pr Atangana Jacques, Dr Ayina Bouni,
Dr Tchokote, Madame Ghomsi, Pr Mukam Fotsing, Pr Fon Abi, Madame
Ngono Ossango, Dr Ngongo Iidore Seraphin, Dr Bilong II jean, Dr Gnokam
pour leurs enseignements hautements qualifiés dont ils m’ont nourri.
− Aux honorables membres du jury pour leur accord favorable d’apprécier ce
travail.
− Aux Enseignants de l’école normale supérieure de l’UYI et plus particuliè-
rement ceux du Département de Physique, pour leurs enseignements variés
et consécutifs.
− A mes ainés académiques FOPOSSI MBEMMO André,TAKOUTSING Cé-
dric, DJOKO Jean paul, DIEUDONNE, KAMGA Samuel pour leurs conseils
et leurs aides des plus importantes .
− A mes camarades de promotion, pour notre entraide et soutien réciproque.
− A mon oncle POUKAROU Ali pour m’avoir pris comme son fils et petit
frère à yaoundé et me donner un pousse pour que j’avance.
? Mémoire ENS -UYI FAKOUO NJOYA Ibrahim c 2019
Remerciements iv
− A mes amis TIOMELA TANEFO Sédrique, MBATCHOU Silvestre, KWA-
BON Herman, KOUAM TAGNE Fidel, Signe Eric, Mboyo kouayep Réné,
Momo tsakeu, Njitack, Sokoudjou, Cedric pouatcho, Tsafack Fogand, NOU-
TACK DJONJI Chantal, Njoya Aramiyaou, Mbouombouo Joseph, MOHA-
METTE et Mounchili Nsangou Ibrahim pour leurs encouragements, motiva-
tions.
− A toutes les personnes que j’ai omises de mentionner.
? Mémoire ENS -UYI FAKOUO NJOYA Ibrahim c 2019
Résumé
Nous étudions la diffusion d’une particule soumise à un potentiel périodique
non sinusoïdal et entraînée par une force constante externe. Pour étudier la dy-
namique des particules browniennes, nous modifions la forme du potentiel ainsi
que la température. Cela nous permet d’observer la dépendance du carré moyen
du déplacement sur le paramètre de forme ainsi que sur le coefficient de diffusion.
Pour un ensemble particulier de paramètres du système, le transport sans disper-
sion, la diffusion normale et l’hyper diffusion sont générés dans le système. Nous
montrons qu’il existe une forme potentielle dans laquelle certains paramètres du
système affectent faiblement le type de diffusion. Le coefficient de diffusion atteint
son maximum autour d’une valeur critique du champ externe. Ce pic prononcé
du coefficient de diffusion dépend de la forme du potentiel.
Mots clés : Mouvement Brownien ; diffusion ; potentiel déformable ; transport.
? Mémoire ENS -UYI FAKOUO NJOYA Ibrahim c 2019
Abstract
We investigate the diffusion of a particle subjected to a non-sinusoidal periodic
potential and driven by an external constant force. To study the dynamic of the
Brownian particles, we modify the shape of the potential as well as the tempera-
ture. This allows us to observe the dependence of the mean square displacement
on the shape parameter as well as the diffusion coefficient. For a particular set of
the system parameters, the dispersionless transport, normal diffusion and hyper-
diffusion are generated in the system. We show that there exists a potential shape
for which some parameters of the system weakly affect the type of diffusion. The
diffusion coefficient reaches its maximum around a critical value of the external
field. This pronounced peak of the diffusion coefficient depends on the shape of
the potential.
Keyword : Brownian motion ; diffusion ; deformable potential ; transport.
? Mémoire ENS -UYI FAKOUO NJOYA Ibrahim c 2019
Introduction Générale
La trajectoire erratique en zig-zag d’une particule de la taille d’un micron dans
une solution, connue sous le nom de mouvement brownien, ressemble en premier
lieu à une manifestation de phase. Ce mouvement est causé par l’interaction des
petites particules finies dans le système. L’étude du mouvement brownien de par-
ticules dans un potentiel incliné est un modèle dans la matière condensée [1]. Il
est utilisé dans les applications de la physique des plasmas, pour la modélisation
des jonctions de Josephson, pour la conduction super ionique, la relaxation di-
électrique, les ondes de densité de charge et les systèmes biologiques [2]. Langevin
et Einstein ont proposé des modèles utilisés pour étudier le mouvement des par-
ticules browniennes et les processus aléatoires ; ces deux modèles sont représentés
mathématiquement par une équation différentielle et sont physiquement équiva-
lents dans l’étude des processus aléatoires [3].
Le mouvement brownien de particules sans interaction étudié par Albert Einstein
il y’a un siècle est intéressant car il est utilisé pour la compréhension de la relation
entre les processus de transport et la diffusion [4]. En présence de potentiels non
linéaires pouvant être périodiques ou aléatoires, en plus du phénomènes de trans-
port, on peut observer d’autres phénomènes tels que le transport sans dispersion,
la super diffusion, le tri, la diffusion géante et le sous-diffusion. Les études ont
montré que la diffusion est renforcée lorsque la particule se déplace sur un poten-
tiel périodique incliné[5] ; ce comportement dépend des paramètres du système.
Dans certains systèmes tels que le système de Yukawa, le temps de mesure et la
dissipation sont les facteurs qui influencent la diffusion [6]. D’autres facteurs plus
importants dans le processus de diffusion sont la température et le champ externe
? Mémoire ENS -UYI FAKOUO NJOYA Ibrahim c 2019
Introduction 2
qui induisent le mouvement d’une particule.
Nous considérons ici une particule sous-amortie, se déplaçant sur un potentiel de
substrat périodique non sinusoïdal. L’objectif est de rendre compte directement de
la forme du potentiel de substrat non linéaire sur les processus de diffusion. Nous
utilisons donc l’équation mathématique de Langevin qui décrit physiquement le
mouvement d’une particule se déplaçant sur un potentiel de substrat déformable.
Ce faisant nous considérons différentes formes de potentiel périodiques donné par
un potentiel de Remoissenet-Peyrad(RP) de paramètre de forme r [7].
Dans ce mémoire nous présenterons notre étude sur plusieurs parties. Le cha-
pitre premier va concerner les généralités sur les phénomènes de diffusion et de
transport ; au chapitre deux nous décrivons la dynamique du système, le modèle
utilisé de même que le potentiel utilisé ; le chapitre trois quant à lui présente
les résultats et discussions, au chapitre quatre les implications pédagogiques sur
le système enseignement-apprentissage et nous terminons notre étude par une
conclusion générale, suivie des perspectives.
? Mémoire ENS -UYI FAKOUO NJOYA Ibrahim c 2019
Chapitre Premier
Géneralités sur les phénomenes de diffusion et de transport
1.1 Introduction
Une pléthore de disciplines est à l’oeuvre pour comprendre les phénomènes de
diffusion et de transport, qui sont les pénétration ou migration d’espèce chimiques
dans un milieu liquide ou gazeux. Il suit dans cette lancée l’application dans
plusieurs branches de la vie courante. Les théories et modèles des uns servant de
bases à ceux des autres. Ainsi dans la suite nous allons tout au long de cette partie,
ressortir d’avantage les phénomènes de diffusion et de transport ainsi que leurs
origines, expliquer les phénomènes de diffusion normale et anormale. Nous allons
parler des études ayant déjà été réalisées sur les diffusions et donner certaines
applications.
1.2 Généralité sur la diffusion.
1.2.1 La diffusion qu’est-ce que c’est ?
Lorsque l’on place deux liquides miscibles de couleur différente dans un tube,
la surface de séparation devient rapidement floue et les liquides finissent par se
mélanger. Trois causes peuvent rendre compte de ce mélange : les secousses
mécaniques, les inégalités de température à l’intérieur du milieu en-
traînant des courants de convection et la concentration des molécules.
La diffusion correspond au mélange dû exclusivement à l’agitation thermique. À
? Mémoire ENS -UYI FAKOUO NJOYA Ibrahim c 2019
Chapitre I :Géneralités sur les phénomenes de diffusion et de transport 4
l’agitation moléculaire responsable des mouvements browniens des molécules (plus
importants dans les liquides et les gaz comparativement aux solides) correspond
l’énergie thermique ; l’énergie cinétique moléculaire est en effet directement cor-
rélée à la température par la constante de Boltzmann [8].
Adolf Fick a exprimé la loi qui régit le mouvement de diffusion dû à cette agitation
thermique. Soit m la masse d’un corps dissous dont la concentration observée est
c qui passe par diffusion au cours du temps t à la distance x :
m D∗S∗c
=− (1.1)
t x
S est la traversée et D est le coefficient de diffusion qui s’exprime en m2 /s ; il s’agit
d’un coefficient de proportionnalité qui ne dépend que de la nature du solvant et
du soluté [8]. Il en ressort que la Diffusion est le phénomène par lequel diverse
parties d’un fluide deviennent homogènes (en composition, température etc...) en
se répartissant également dans une enceinte [8].
1.2.2 Diffusion : mouvement brownien.
C’est le botaniste Robert Brown qui donna son nom au mouvement brownien
en observant vers 1827 les mouvements erratiques de particules de pollen en sus-
pension dans un liquide. Quelques années plus tard en 1905, Albert Einstein mit
en évidence les étranges relations que le processus entretenait avec l’équation de
la chaleur. Vers 1909, Jean Perrin entreprit son étude expérimentale et Paul Lan-
gevin posa la première équation. Mais il faudra attendre en 1925 et les travaux
de Norbert Wiener pour que le mouvement brownien ait véritablement un sens
mathématique comme modèle du bruit blanc. A partir des années 1950, Kiyoshi
Itô l’utilisa pour définir l’intégrale qui porte son nom et posa les bases de calcul
stochastique [9].
? Mémoire ENS -UYI FAKOUO NJOYA Ibrahim c 2019
Chapitre I :Géneralités sur les phénomenes de diffusion et de transport 5
1.3 Phénomènes de transport en biologie
1.3.1 Le rôle des processus de transport dans les systèmes biologiques
Les différentes fonctions physiologiques d’un organisme vivant impliquent l’échange
de matières (molécules, ions) au travers des cellules, dans les organes et les tissus
constitutifs de cet organisme. Des mécanismes de transport, spécifiques à chaque
système biologique étudié, sont mis en oeuvre pour assurer le contrôle des niveaux
de concentrations et la régulation des flux de matière. La compréhension de ces
mécanismes de transport est essentielle pour décrire le fonctionnement des sys-
tèmes biologiques tant au niveau cellulaire qu’au niveau physiologique (organes :
foie, rein, poumon). Ce sont ces mêmes mécanismes de transport qui permettent de
comprendre le fonctionnement d’organes artificiels tels que les machines de dialyse
du rein, les coeurs, les foies, les pancréas artificiels, les oxygénateurs à membrane
(poumon artificiel). Si nous suivons, à titre d’exemple, le parcours de l’oxygène
dans le sang, nous rencontrons les processus de transport suivants[10, 11].
1.3.2 La circulation sanguine : un processus de transport convectif
Une fois dans le sang, l’oxygène est transporté selon deux mécanismes diffé-
rents. Par dissolution dans le liquide ; Le sang est essentiellement constitué
d’eau ou plus exactement de plasma. Or l’oxygène est capable de se dissoudre
dans le liquide. L’oxygène dissout représente cependant une quantité négligeable
pour l’organisme et se combine à l’hémoglobine. L’hémoglobine est une protéine
capable de fixer quatre molécules d’oxygène. Comprise à l’intérieur de petites
particules appelées globules rouges, elle contribue pour près de 980/0 du transport
sanguin de l’oxygène [10].
? Mémoire ENS -UYI FAKOUO NJOYA Ibrahim c 2019
Chapitre I :Géneralités sur les phénomenes de diffusion et de transport 6
1.3.3 L’échange avec les cellules : un processus de transport diffu-
sionnel
Arrivés à proximité des cellules, les capillaires sanguins ont un diamètre d’en-
viron 10 microns. Ils forment dans l’organisme un long réseau dans lequel le sang
reste confiné [10]. Ainsi la diffusion est liée au transport de l’oxygène à travers les
parois capillaires et est semblable à celui observé au niveau des poumons. Mais
cette fois, la région déficitaire en oxygène se situe au niveau des cellules et le
transfert de l’oxygène se fait en direction de ces cellules. En effet Pour diffuser à
travers les capillaires, l’oxygène doit se séparer de l’hémoglobine (désaturation)
et des globules rouges. L’oxygène se retrouve dans la lymphe interstitielle. La
désaturation de l’hémoglobine est contrôlée par les mêmes mécanismes que ceux
contrôlant la fixation : une réaction chimique réversible limitée par un équilibre
thermodynamique [11].
1.3.4 La respiration intracellulaire : un processus de transport diffu-
sionnel
A l’intérieur des cellules l’oxygène se fixe sur une molécule semblable à l’hé-
moglobine : la myoglobine. La myoglobine a une très forte affinité pour l’oxygène,
supérieure à celle de l’hémoglobine (courbe déplacée vers la gauche). Cette pro-
téine va assurer le transport de la membrane cellulaire à la destination finale de
l’oxygène : la mitochondrie (Les mitochondries sont de petites structures (des or-
ganites) qui fournissent l’énergie nécessaire au fonctionnement de la cellule par
un ensemble complexe de réactions d’oxydo-réduction). Le schéma suivant illustre
la configuration d’une cellule eucaryote de mammifère c’est à ce niveau qu’inter-
viennent les réactions métaboliques menant à la consommation de l’oxygène et au
rejet du dioxyde de carbone qui retourne aux poumons par le sang. C’est la phase
dite de respiration (intra)cellulaire [10].
? Mémoire ENS -UYI FAKOUO NJOYA Ibrahim c 2019
Chapitre I :Géneralités sur les phénomenes de diffusion et de transport 7
Figure 1.1 – Vue schématique d’une cellule eucaryote de mammifère (extrait de Transport
Phenomena in Bioloigical Systems, Truskey et al.., 2004)
1 Caractérisation et importance relative des processus de transport
Ainsi évoqué au point précédent, il y’a principalement deux types de processus
par lesquels les molécules peuvent être transportées dans un système biologique :
la diffusion et la convection. La diffusion résulte du mouvement aléatoire des
molécules provoqué par le transfert d’énergie associé aux collisions. La convec-
tion est un mécanisme de transport résultant du mouvement d’ensemble (la cir-
culation) du fluide.
Nous allons chercher à analyser les mécanismes physiques ou physicochimiques à
la base de ces processus ainsi qu’à évaluer leur capacité de transport respective
[10].
? Mémoire ENS -UYI FAKOUO NJOYA Ibrahim c 2019
Chapitre I :Géneralités sur les phénomenes de diffusion et de transport 8
1.1−La diffusion dans un milieu homogène
Les collisions entre molécules ont lieu à une très grande fréquence : des mil-
liards de fois par seconde. Chaque collision et le transfert d’énergie qui en résulte
modifient de manière aléatoire les mouvements relatifs des molécules les unes par
rapport aux autres. L’addition de tous ces mouvements relatifs se traduit macro-
scopiquement par le phénomène de diffusion. En dépit de ce caractère aléatoire,
il en résulte un mouvement d’ensemble des molécules qui se traduit par la dis-
persion ou la migration de ces molécules sans aucune autre action que l’énergie
thermique. Une conséquence macroscopique de ces mouvements aléatoire est le
mouvement d’ensemble des molécules des zones les plus concentrées vers les zones
les moins concentrées. Ce mouvement d’ensemble rapporté à l’unité de surface
et à l’unité de temps est représenté par le flux de diffusion J [12]. Adolf Fick
(Médecin physiologiste allemand 1829-1901) a observé expérimentalement que ce
flux est proportionnel au gradient de concentration, ce qui l’a conduit à proposer
de le représenter de la manière suivante :
∂C
J = −Dm (1.2)
∂X
où C représente la concentration de l’espèce moléculaire concernée en mol.m−3 ;
x la coordonnée spatiale selon laquelle on suit le mouvement de dispersion m ; J
le flux de diffusion en mol.m−2 .s−1 et le paramètre de proportionnalité Dm est le
coefficient de diffusion moléculaire en m2 .s−1 . C’est ce coefficient de diffusion qui
détermine la rapidité avec laquelle les molécules peuvent se déplacer sous l’effet
de la diffusion[10].
Le phénomène de diffusion peut être aisément visualisé en injectant avec une
seringue une petite goutte de colorant dans un liquide, par exemple de l’eau. Au
départ, les molécules de colorant restent confinées près de l’endroit d’injection.
Puis, progressivement, les limites de la zone colorée deviennent de plus en plus
? Mémoire ENS -UYI FAKOUO NJOYA Ibrahim c 2019
Chapitre I :Géneralités sur les phénomenes de diffusion et de transport 9
Table 1.1 – Différentes valeurs du coefficient de diffusion moléculaire Dm dans les gaz,les
liquides et les matériaux poreux.
Milieux homogènes coefficient de diffusion en m2 /s
Gaz 1 ∗ 10−5 − 4 ∗ 10−5
Petites molécules dans un liquide(eau) 1 ∗ 10−9 − 1 ∗ 10−10
Protéines dans un liquide(eau) 1 ∗ 10−11 − 7 ∗ 10−11 Milieux hétérogènes
Lipides dans les membranes (lipidiques) 1 ∗ 10−13
protéines dans les membranes lipidiques 1 ∗ 10−16
floues et de plus en plus distante. Un profil de coloration (donc de concentration)
apparaît. L’importance du coefficient de diffusion dépend du fluide et du milieu
à travers lequel le processus de diffusion se développe : un gaz, un liquide ou un
milieu poreux (membrane perméable) [10]. Quelques exemples sont donnés dans
le tableau suivant : Le coefficient de diffusion est plus élevé dans un gaz que dans
un liquide en raison des plus faibles interactions à l’échelle moléculaire. Dans un
liquide, il est d’autant plus élevé que la masse moléculaire (et la taille) de la
molécule est faible. Le processus de diffusion est rapide et, donc, efficace sur de
courtes distances [11].
1.2−La diffusion membranaire
Ici plusieurs cas peuvent apparaître et nous pouvons avoir entre autre :
2.2.1−La diffusion passive
Cette diffusion répond aux mêmes lois physiques déjà énoncées en regard de la
diffusion de molécules solubles dans un milieu homogène. Le transfert se fait selon
le gradient de concentration. La première loi de Fick peut toujours être utilisée
en remplaçant le coefficient de diffusion moléculaire en milieu homogène Dm par
? Mémoire ENS -UYI FAKOUO NJOYA Ibrahim c 2019
Chapitre I :Géneralités sur les phénomenes de diffusion et de transport 10
un coefficient de diffusion effectif Def f .
∂C
J = −Def f (1.3)
∂X
Ce coefficient peut être de plusieurs ordres de grandeurs inférieurs à sa valeur
en milieu homogène. Ce type de diffusion est appelé passive car elle ne requiert
pas d’apport énergétique complémentaire provenant du métabolisme. L’expression
précédente peut être approximée dans le cas d’un phénomène évoluant lentement
au cours du temps (ou dans le cas d’un phénomène strictement stationnaire) en
l’intégrant sur l’épaisseur e du milieu poreux ou de la membrane :
C2 − C1 Def f
J = −Def f = (C1 − C2 ) = K(C1 − C2 ) (1.4)
e e
C1 et C2 représentent les concentrations de part et d’autre de la membrane. K
représente le coefficient de transfert (m/s). On rencontre deux cas qui, tous deux,
font partie de la diffusion passive [10] :
2.2.1.1 La diffusion simple
Ce type de diffusion n’est possible que si la molécule est suffisamment petite
pour passer dans des pores. La valeur du coefficient K (ou du coefficient de diffu-
sion effectif Deff) résulte de l’encombrement stérique de la structure poreuse par
les molécules de solutés, c.-à-d essentiellement le rapport entre le diamètre mo-
léculaire et celui des pores de la membrane. Le transport de l’oxygène et du gaz
carbonique au travers d’une membrane est un exemple de transport par diffusion
simple.
2.2.1.2 La diffusion facilitée
Beaucoup de molécules polaires et d’ions ne peuvent traverser la membrane
plasmique en raison de sa forte teneur en lipide. Ils arrivent néanmoins à diffuser
à travers cette membrane suivant leur gradient de concentration, en se liant à
? Mémoire ENS -UYI FAKOUO NJOYA Ibrahim c 2019
Chapitre I :Géneralités sur les phénomenes de diffusion et de transport 11
des protéines de transport disséminées dans la membrane. On appelle ce phéno-
mène la diffusion facilitée. En dépit de l’intervention d’une protéine de transport,
on considère la diffusion facilitée comme un mode de transport passif, car le so-
luté suit son gradient de concentration et ne requiert pas d’apport énergétique
complémentaire [10, 11].
1.3.5 La convection
La convection est un mouvement d’ensemble d’un fluide (gaz ou liquide) sous
l’action d’une force (la gravité ou une différence de pression). Le transport convec-
tif est régi par la mécanique des fluides. Dans les organismes vivants, on distingue
deux grandes familles de processus de transport convectif : le transport dans les
canaux et le transport dans les tissus. C’est aussi le cas de la circulation san-
guine dans les veines et artères. Sous l’action d’impulsions électrique, le muscle
cardiaque se contracte et éjecte le sang vers les poumons et l’aorte. Le nombre de
contractions observées par minute correspond au rythme cardiaque [10, 12].
Le transport dans les canaux
C’est le cas de la ventilation pulmonaire. Les contractions du diaphragme et
des muscles costaux créent des dépressions et surpressions qui provoquent l’en-
trée (inspiration) et la sortie (expiration) d’air par la trachée. C’est aussi le cas
de la circulation sanguine dans les veines et artères. Sous l’action d’impulsions
électrique, le muscle cardiaque se contracte et éjecte le sang vers les poumons
et l’aorte. Le nombre de contractions observé par minute correspond au rythme
cardiaque.
Le transport dans les tissus
Les tissus biologiques sont composés d’eau, de cellules et d’une matrice ex-
tracellulaire : un réseau inter-connecté de protéines et de protéoglycanes. C’est
cette matrice qui apporte la rigidité structurelle au tissu. Il forme un matériau
poreux dans lequel l’eau peut circuler sous l’effet d’un gradient de pression comme
? Mémoire ENS -UYI FAKOUO NJOYA Ibrahim c 2019
Chapitre I :Géneralités sur les phénomenes de diffusion et de transport 12
pour la circulation dans les vaisseaux sanguins évoqués ci-dessus. En raison de la
très faible taille des pores de ce matériau poreux, la dimension caractéristique L à
introduire dans le nombre Reynolds est très petite et l’on se trouve toujours dans
les conditions d’écoulement laminaire (Re«1) [10]. La circulation dans le tissu est
décrit par une loi semblable à celle de Poiseuille encore appelé la loi de Darcy :
u = ∆p µe
α =
∆p
R avec R = µe
α
1.3.6 Comparaison diffusion-convection
L’importance relative de la diffusion et de la convection varie beaucoup avec
l’échelle spatiale à laquelle ces deux processus de transport se déroulent. Ces
échelles couvrent huit ordres de grandeurs, de plus de 10−8 m (taille de molécules
telles que les protéines) jusqu’à 100 m (taille du corps humain). Les conclusions
que l’on pourra tirer vont donc varier fortement selon que l’on considère l’une ou
l’autre des échelles reprises ci-dessous.
? Mémoire ENS -UYI FAKOUO NJOYA Ibrahim c 2019
Chapitre I :Géneralités sur les phénomenes de diffusion et de transport 13
La comparaison entre diffusion et convection peut être réalisée en évaluant
les temps caractéristiques des deux processus : − le temps de diffusion tD , re-
L2 L
présenté par Dm et le temps de convection u. Le rapport entre ces deux temps
caractéristiques est défini comme étant le nombre de Péclet Pe (adimensionnel)
[10] :
L2
tD Dm uL
Pe = = L
= (1.5)
tc u
Dm
Lorsque le nombre de Péclet est largement inférieur à l’unité, la diffusion est net-
tement plus rapide que la convection : le temps caractéristique de diffusion est
largement inférieur à celui de la convection. Inversement, lorsque le nombre de
Péclet est très grand, la convection est le processus de transport prédominant. La
définition du nombre de Péclet montre très clairement que l’importance relative
des deux mécanismes de transport est directement liée à l’échelle L sur laquelle
ces transports doivent se réaliser. Le graphique suivant montre l’évolution, en
échelle log-log, des deux temps caractéristiques avec cette échelle. Le temps ca-
ractéristique de diffusion, tD , évolue comme le carré de la distance tandis que le
temps caractéristique de convection, tC , évolue linéairement avec cette distance.
Les deux courbes vont se couper à une distance L dépendant de la vitesse u et
du coefficient de diffusion Dm [10].
? Mémoire ENS -UYI FAKOUO NJOYA Ibrahim c 2019
Chapitre I :Géneralités sur les phénomenes de diffusion et de transport 14
Figure 1.2 – Temps de diffusion et de convection
1.4 Origine de la diffusion
D’un point de vue phénoménologique ce phénomène a d’abord été décrit par
une loi énoncée par Adolf Fick en 1855, par analogie avec l’équation de chaleur
introduite par Joseph Fourier en 1822. Cette relation entre le flux et le gradient est
très générale : conduction thermique, rayonnement dans un milieu opaque, per-
méabilité dans un milieu poreux, migration d’atomes sur une surface ou dans un
cristal etc... elle résulte d’un changement d’échelle et de l’hypothèse d’une petite
perturbation d’un état d’équilibre microscopique. Cette loi, au départ empirique a
été justifiée et généralisée dans le cas d’un milieu multicomposant sous le nom de
Stefan-Maxwell d’après les travaux de Clerk Maxwell pour les gaz en 1866 et Jo-
seph Stefan pour les liquides en 1871. Cette généralisation montre l’effet gradient
de température sur la diffusion. Le cadre thermodynamique le plus général pour
cette expression a été précisé par Lars Onsager. Ce problème a reçu un nouvel
éclairage avec la loi de déplacement quadratique du mouvement Browien décrit
? Mémoire ENS -UYI FAKOUO NJOYA Ibrahim c 2019
Chapitre I :Géneralités sur les phénomenes de diffusion et de transport 15
Wiliam Sutherland en 1904 Albert Einstein en 1905 et Marian Smoluchowski en
1906. Cette loi utilisée pour la diffusion dans les réseaux cristallins dont les méca-
nismes à l’échelle atomique a été expliquée par Yakov Frenkel (1926), Carl Wagner
et Walter Schottky(1930). Entre l’obtention des lois du mouvement brownien et
leur application dans les cristaux, une étape importante est obtenue par Sydney
Chapman (1916) et David Enskog (1917) qui font lieu pour un gaz entre le niveau
atomique et le niveau continu des équations de Navier-Stokes, permettant ainsi un
calcul des coefficients de diffusion à des potentiels d’interactions moléculaires. La
seconde moitié du 20ime siècle verra se développer les méthodes de changement
d’échelle permettant d’écrire des lois macroscopiques à partir de la description
du milieu à petite échelle. Ce sont les techniques permettant de justifier la loi de
Darcy pour la perméation et de calculer la perméabilité [13]. Elles sont de deux
types :
− Les méthodes de prise de moyenne volumique introduites par Stephan
Whitaker (1966)
− Les méthodes d’homogénéisation mathématique introduites par Evariste
Sanchez-palencia et développées par les mathématiciens français, en particu-
lier Pierre-Louis Louis [13].
1.5 Diffusion normale et diffusion anormale
1.5.1 Diffusion normale
Dans un fluide homogène au repos, on observe que la concentration d’un soluté
tend toujours à s’uniformiser. On précise même qu’un flux diffusif est proportion-
nel à l’opposé du gradient de la concentration, c’est la loi de Fick [14].
F lux = −D∇C (1.6)
Les mesures directes des flux sont difficiles, cependant les conséquences qu’on
déduit de cette loi phénoménologique sont vraies et vérifiables dans les fluides
? Mémoire ENS -UYI FAKOUO NJOYA Ibrahim c 2019
Chapitre I :Géneralités sur les phénomenes de diffusion et de transport 16
homogènes et au repos. Dans un fluide avec un champ des vitesses uniforme il
faut ajouter le flux convectif, proportionnel à la vitesse macroscopique et à la
concentration. C’est Einstein en 1905 [15] qui a montré que cette loi de Fick a
la même origine que le mouvement Brownien. Dans les deux cas cette origine
est invisible alors qu’on observe ses manifestations [14]. Le mouvement Brownien
s’observe sur des particules en suspension dans un fluide homogène au repos.
Einstein l’a interprété comme étant la manifestation de mouvement incessants des
molécules de fluide elles mêmes. Le mouvement Brownien mathématique n’était
alors pas inventé, cependant il a montré que le coefficient D, ou diffusité présent
dans la loi de Fick, est lié à l’échelle de longueur l (l’écart type) des mouvements
aléatoires effectués par les particules de traceurs pendant une échelle de temps
l2
τ par D = 2τ . Ce rapport est une propriété intrinsèque du fluide et du traceur
dans des conditions données de température. De plus les mouvements aléatoires
des molécules d’un fluide au repos à l’échelle macroscopique ont une moyenne
nulle [14]. Lorsqu’on est satisfait de cette ressemblance on dit que dans le milieu
considéré la diffusion est normale. Pour aller vite, ceci se produit lorsque les
conséquences de la loi de Fick sont observées, c’est à dire lorsque la concentration
évolue selon l’équation d’advection diffusion
∂tC = ∇.(D∇C) − v.∇C. (1.7)
Le moyen le plus simple sur le plan théorique, pour vérifier si tel est le cas qui
consiste à déterminer la variance ≺ r2 (t) des positions de particules de so-
luté. En effet, la diffusion normale dite Brownienne dans le cas d’une solution
infiniment diluée et en l’absence de toute interaction modifiant le mouvement
de la protéine, ce déplacement est aléatoire, le déplacement carré moyenne des
? Mémoire ENS -UYI FAKOUO NJOYA Ibrahim c 2019
Chapitre I :Géneralités sur les phénomenes de diffusion et de transport 17
molécules est une fonction linéaire du temps elle obéit à la loi d’Einstein [16] :
≺ r2 (t) = Kt, (1.8)
Le déplacement des solutés selon leur gradient de concentration du milieu le plus
concentré en soluté vers le milieu le moins concentré en soluté jusqu’à égalité
de concentration entre les milieux constitut la diffusion normale. Dans certains
milieux ou certaines circonstances on observe des comportements différents. On
parle alors de diffusion anormale.
1.5.2 Diffusion anormale
Par opposition à la précédente, lorsque l’on s’écarte de la dépendance linéaire
en temps le déplacement carré moyen n’est plus une fonction linéaire du temps. La
diffusion anormale se caractérise généralement par la croissance de la puissance
du déplacement moyen des cellules(MSD) avec le temps [16] :
hr2 (t)i = Kβ ∗ tβ . (1.9)
2
où Kβ est le coefficient généralisé de diffusion qui s’exprime en cm sβ dans le
système CGS et β est l’exposant de diffusion anormale(β 6= 1). Selon la grandeur
de β, nous distinguons la sous-diffusion pour 0 ≺ β ≺ 1 et la super-diffusion
pour β 1. Ainsi, la sous-diffusion a été observée dans le contexte biologique
pour les particules allant de petites protéines via des molécules d’ARN messager
dans le cytoplasme cellulaire, aux grands loci chromosomiques et aux télomères
dans le noyau, aux particules de virus submicroniques et des granules lipidiques.
On a observé la Super-diffusion dans des environnements artificiellement encom-
bré des particules de traceur en cellules vivantes dues au mouvement actif [17, 18].
Les caractéristiques de la diffusion anormale dépendent du paysage énergétique
? Mémoire ENS -UYI FAKOUO NJOYA Ibrahim c 2019
Chapitre I :Géneralités sur les phénomenes de diffusion et de transport 18
et des interactions physico-chimiques dans le système des particules. Les pro-
grès des expériences modernes de suivi des particules individuelles fournissent
des données expérimentales à haute résolution pour comparer quantitativement
les mécanismes microscopiques de la diffusion non-brownienne avec des modèles
théoriques connus(marche aléatoire, mouvement brownien fractionnaire, processus
de diffusion hétérogène etc...)[17].
1.6 Potentiel déformable
Par définition le potentiel déformable est un potentiel donc la forme peut
être modifiée de façon continue en fonction de son paramètre de forme. Il a des
multiples formes et dépend de système physique étudié, du type de matériaux et
aussi de la forme de la surface. Il existe plusieurs types de potentiels de défor-
mable parmi lesquels, nous pouvons citer entre autre : le potentiel déformable de
Dikandé-Kofané de paramètre de forme µ, non linéaire et non périodique qui rend
compte directement de la forme du puits double en fonction de son paramètre
de forme [15], le potentiel de Yukawa (non linéaire), le potentiel de Remoissenet-
Peyrard 2π-périodique, non linéaire et non sinusoïdal,etc... Pour notre étude, nous
ne considérons que le potentiel de substrat déformable de Remoissenet-Peyrard,
l’un des plus populaires de potentiel de substrat déformable introduit il y’ a
quelques années par Remoissenet et Peyrard dans le contexte des solitons, ré-
cemment en nano tribologie, plus récemment dans le contexte des phénomènes
de résonances stochastiques, dans les phénomènes de transport et de diffusion
anormaux ; son paramètre de forme est r, ce potentiel de paramètre de forme
r a le potentiel de sinus-Gordon (sG) comme cas particulier [17, 18]. Son utili-
? Mémoire ENS -UYI FAKOUO NJOYA Ibrahim c 2019
Chapitre I :Géneralités sur les phénomenes de diffusion et de transport 19
sation nous permet d’examiner les différentes formes potentielles et dictée aussi
notre effort d’aller au-delà du problème mathématique et d’obtenir des résultats
pouvant être utile dans les systèmes biologiques et des matériaux réels soumis
à des modifications structurelles telles que des déformations de forme, des va-
riations de structures cristallines. L’intérêt de ce potentiel dans notre étude est
qu’il nous permet de calculer le coefficient de diffusion, nous permet de mieux
de mieux expliquer le processus de transport, super transport, de sous-diffusion,
d’hyper-diffusion et de super diffusion et cela nous permet de mieux expliquer le
mouvement brownien, d’où l’intérêt de ce potentiel dans notre étude.
1.7 Applications
1.7.1 En biologie
Le mécanisme de diffusion à travers une membrane peut être mis en oeuvre
pour séparer les différents constituants du fluide selon leur taille. Dès que la taille
des molécules ou particules (colloïdales) atteint et dépasse celle des pores de la
membrane, elles ne passent plus à travers la membrane. On parle alors de diffu-
sion membranaire différenciée ou de filtration membranaire ou encore de dialyse.
La dialyse permet de séparer des macromolécules (en fonction de leur taille) à
des fins d’analyse, de purification ou de préparation. Dans le domaine du génie
biomédical, ce terme est plus particulièrement utilisé pour désigner le méca-
nisme d’épuration du sang au niveau des reins ou au niveau d’un appareillage
extra-corporel de purification du sang : le rein artificiel. Ce mécanisme de dia-
lyse rénale permet, entre autres, l’évacuation dans les urines de sous-produits du
métabolisme humain tels que l’urée. La dialyse est régie par le flux diffusionnel
transmembranaire qui obéit à la loi de Fick dont l’approximation linéaire peut
toujours être représentée par la loi : J = K(C1 − C2 ) dans laquelle le coefficient
? Mémoire ENS -UYI FAKOUO NJOYA Ibrahim c 2019
Chapitre I :Géneralités sur les phénomenes de diffusion et de transport 20
K dépend de la structure de la molécule et de la taille des pores de la membrane.
Toujours dans le domaine de la biologie nous pouvons encore citer comme appli-
cations étude des maladies démyélinisantes, dégénérescence axonale après lésions
du tissu cérébral, étude des modifications ultrastructurales tissulaires au cours de
l’ischémie cérébrale aiguë et chronique. En ingénierie tissulaire par exemple la
diffusion contrôle et limite la prolifération des cellules au sein du biomatériau. La
texture du biomatériau doit répondre à des exigences assez contraignantes, il doit
posséder une porosité élevée et une taille des pores facilitant l’ensemencement
cellulaire, la prolifération de ces cellules et la diffusion des nutriments en son sein
[8, 10].
1.7.2 En physique et en chimie
En physique les phénomènes de diffusion sont utilisées pour étudier les pro-
priétés d’élasticité et de fusion en deux dimensions, les processus de cristallisa-
tion, la dispersion des mélanges binaires, les phases et les dynamiques vitreuses,
la micro-rhéologie. ils sont également utilisés pour l’étude de la dispersion de la
lumière ou la mesure de très petites interactions. En chimie des cas très particu-
liers trouvent ces applications dans les colloïdes on a par exemples la formulation
des parfums sans alcool où l’on veut préserver l’aspect transparent du produit
tout en évitant l’ajout de molécules cosolubilisantes de type alcool [19].
? Mémoire ENS -UYI FAKOUO NJOYA Ibrahim c 2019
Chapitre I :Géneralités sur les phénomenes de diffusion et de transport 21
1.8 Conclusion
Parvenu au terme de ce chapitre, qui avait pour but de présenter les généralités
sur les phénomènes de transport et de diffusion, il en ressort que le transport
est caractérisé par la diffusion et la convection ; que la convection correspond
au mécanisme de transport résultant du mouvement d’ensemble de fluide et la
diffusion le mouvement aléatoire des molécules provoqué par le transfert d’énergie
associée aux cohésions. On note aussi des applications de ces phénomènes en
biologie, en chimie et en physique. Nous notons que le potentiel déformable de
Remoissenet-Peyrard sera compatible avec notre étude. Cependant tout au long
de ce chapitre nous avons présenté les généralités afin de faciliter l’obtention d’un
modèle d’étude qui va nous permettre de résoudre analytiquement la dynamique
du système.
? Mémoire ENS -UYI FAKOUO NJOYA Ibrahim c 2019
Chapitre Deux
Modèle et équation dynamique du système.
2.1 Introduction
Les systèmes physiques qui nous entourent peuvent être représentés par des
modèles qui leurs sont compatibles, en fonction des lois qui les régissent et des
conditions auxquelles ils sont soumis. Chacun des système modélisés renferme
des équations particulières en fonction des paramètres choisis. Les phénomènes de
transport et de diffusion que nous étudions ici doivent de ce fait revêtir un modèle
qui permettra une étude aisée. Dans ce chapitre, nous présentons : notre modèle
d’étude et les paramètres y intervenant tels que le potentiel utilisé et son intérêt,
nous ressortons les équations dynamiques du systèmes et enfin l’approche de la
diffusion.
2.2 Description du modèle.
Nous considérons ici le modèle des particules inertielles représentées par une
particule classique de masse m se déplaçant sur un substrat déformable le long
de la ligne droite schématisé à la figure ci-dessous [20].
? Mémoire ENS -UYI FAKOUO NJOYA Ibrahim c 2019
Chapitre II : Modèle, Equation dynamique du dystème et approche de la diffusion 23
Figure 2.1 – Croquis schématique du modèle géométrique
Le déplacement de la particule est caractérisé par la variable x. pour modéliser
l’interaction entre la particule et la surface, nous considérons une classe géné-
rale de potentiel non linéaire (oscillateurs non sinusoïdaux) comme le potentiel
de Remoissenet-Peyrard (RP), l’un des plus populaires des potentiels défor-
mables [20, 21].
2.2.1 Intérêt du potentiel
Traditionnellement, le potentiel de Remoissenet-Peyrard(RP) est un potentiel
de substrat déformable non linéaire et paramétré par le paramètre r. Ce potentiel
a une amplitude constante et est 2π-périodique en x. Il a été introduit dans le
contexte de Solitons, dans la nanotribologie et aussi dans le contexte de processus
? Mémoire ENS -UYI FAKOUO NJOYA Ibrahim c 2019
Chapitre II : Modèle, Equation dynamique du dystème et approche de la diffusion 24
de résonance stochastique [21].
2.2.2 Présentation du potentiel : potentiel de Remoissenet-Peyrard
Ce potentiel non sinusoïdal, qui est plus précisément une énergie potentielle est
utilisé pour décrire l’interaction entre les particules dans un substrat déformable.
Son expression en fonction de la variable x et du paramètre r est donnée :
1 2 1 − cos( 2πx
b )
VRP (x, r) = V0 (1 − r) (2.1)
2 1 + r2 + 2r cos( 2πx
b )
avec −1 < r < 1 et V0 une constante qui mesure l’amplitude du potentiel, x
le champ de déplacement et b la période du potentiel(la constante de réseau)la
forme du potentiel est définie par le paramètre r ; quand r = 0, nous avons
V0
le profil sinusoïdal du potentiel V (x) = 2 (1 − cos( 2πx
b ). La figure 2.2 illustre le
potentiel ondulé du paramètre de forme. Pour r > 0, lorsque r augmente, les puits
du potentiel présentent des fonds plats séparés par des barrières minces (figures
2.2(b) et 2.2(c)), alors que pour r < 0, la diminution de r implique une forme de
puits aigus séparés par des large barrières (figures 2.2(d) − 2.2(f ).) [20, 22].
Le potentiel effectif du système est donnée par :
U (x, r, t) = VRP (x, r) − xF (t) (2.2)
où F (t) est le champ externe périodique dépendant du temps et d’amplitude
constante F0 . Son expression est donné par : F (t) = F0 sin(wt). Les figures
2.2(g) − 2.2(i). illustrent le potentiel effectif en fonction de le position x. Ce
potentiel ici montre clairement la présence de puits lorsque r tourne vers −1 [22].
? Mémoire ENS -UYI FAKOUO NJOYA Ibrahim c 2019
Chapitre II : Modèle, Equation dynamique du dystème et approche de la diffusion 25
Figure 2.2 – Illustration du potentiel de RP pour (a)r = 0.0, (b)r = 0.5, (c)r = 0.8, (d)r =
−0.3, (e)r = −0.5, et (f )r = −0.8. Les puits du potentiel ont des fonds plats séparés par de
minces barrières pour r > 0 et les puits tranchants séparés par de larges barrières pour r < 0.
(g), (h) et (i) sont le potentiel effectif modifié U (x, r) en fonction de x pour r =-0.2, -0.5 et
-0.8 respectivement. De haut en bas, chaque courbe correspond à un changement de la force
constante F0 =0.08, 0.2, 0.5 et 0.8 respectivement.
2.3 Equation du mouvement : dynamique de Langevin
Pour décrire de façon simple le phénomène, nous partons de l’équation déter-
ministe de Newton auquel nous ajoutons le terme aléatoire ou stochastique ξ(t)
qui provient des fluctuations autour d’une valeur moyenne de la résultante des
forces s’exerçant sur la particule de Brown [22]. La dynamique d’une particule
Brownienne de masse m dans un substrat déformable est donnée par l’équation
? Mémoire ENS -UYI FAKOUO NJOYA Ibrahim c 2019
Chapitre II : Modèle, Equation dynamique du dystème et approche de la diffusion 26
de Langevin :
d2 x
m 2 = F (1) + F (2) + ξ(t) (2.3)
dt
où F (1) = − dU (x,r,t)
dx est un champ de force et F (2) = −γv(t) = −γ dx
dt la force de
frottement avec γ le coefficient de frottement de Stockes et x la coordonnée de
particule Brownienne. L’équation du mouvement dévient donc en remplaçant :
d2 x dU (x, r, t) dx
m 2 =− −γ + ξ(t) (2.4)
dt dx dt
En supposant que le milieu est isotrope, c’est-à-dire pas de direction privilégiée
dans l’espace, la force ξ(t) doit être nulle en moyenne⇒< ξ(t) >= 0(moment
d’ordre 1 de ξ(t)).
On suppose que la corrélation entre deux collisions se produisent l’une à t et
l’autre à t0 est nulle dès que t − t0 est supérieure à la durée de la collision τ . Par
conséquent, on peut écrire pour le moment d’ordre 2 de ξ(t).
< ξ(t).ξ(t0 ) >= φ(t − t0 )
Où φ(t − t0 ) est une fonction très piquée autour de t − t0 = 0 [23]. Nous supposons
maintenant que la fonction de corrélation est une distribution de Dirac donnée
par :
< ξ(t).ξ(t0 ) >= 2Aδ(t − t0 ) (2.5)
où A est une constante à déterminer. Nous supposons que F (1) = − dU (x,r,t)
dx =0
et l’équation 2.4 dévient :
2
⇒ m ddtx2 = −γ dx
dt + ξ(t)
(2.6)
⇒ m dv
dt + γv = ξ(t)
γ
Une solution homogène est : v(t) = ke− m t et la solution particulière est : k(t) =
? Mémoire ENS -UYI FAKOUO NJOYA Ibrahim c 2019
Chapitre II : Modèle, Equation dynamique du dystème et approche de la diffusion 27
Rt γ 0
1
m e m t ξ(t0 )dt0 + v(0) ; la solution générale est donc :
0
Zt
γ
−m 1 γ γ 0
v(t) = v(0)e t
+ e− m t e− m t ξ(t0 )dt0 (2.7)
m
0
1 − γ t t γ t0 0 0
Z
γ
−m t
v(t) − v(0)e = e m e m ξ(t )dt
m 0
Z t Z t
γ
2 1 γ γ 0 1 γ γ 0
v(t) − v(0)e− m t = e− m t e m t ξ(t0 )dt0 e− m t e m t ξ(t0 )dt0
m 0 m 0
Z t Z t0
1 2γ γ 0
= 2 e− m t e m (t+t ) ξ(t).ξ(t0 )dtdt0
m 0 0
Z t Z t0
2A 2γ γ 0
= 2 e− m t e m (t+t ) δ(t − t0 )dtdt0
m 0 0
m
Pour des grandes valeurs du temps intéressent ici(t >> γ ), on atteint un état
2γ
stationnaire et e− m t → 0
γ
2 2A 2γ Z t 2γ 0
v(t) − v(0)e− m t = 2 e− m t e m t dt0
m 0
A 2γ
= 2 1 − e− m t
mγ
A
(v(t))2 = 2
mγ
Théorème de l’équipartition de l’énergie :
1 A KB T
m(v(t))2 = = ⇒ A = mγKB T
2 2mγ 2
où KB est la constante de Boltzmann et T la température. la relation A = mγKB
exprime le lien profond qui existe la dissipation et les fluctuations du système [22,
23]. C’est une forme particulière plus générale connue sous le nom de fluctuation
dissipation. De ce fait on obtient :
< ξ(t) >= 0
(2.8)
< ξ(t).ξ(t0 ) >= 2mγKB T δ(t − t0 )
? Mémoire ENS -UYI FAKOUO NJOYA Ibrahim c 2019
Chapitre II : Modèle, Equation dynamique du dystème et approche de la diffusion 28
Cette équation traduit le fait que : Les fluctuations thermiques dues au couplage
de la particule avec l’environnement sont modélisées par un bruit blanc gaussien
de moyenne nulle ξ(t), la fonction d’auto corrélation satisfaisant la relation de
dissipation de fluctuation d’Einstein(Eq 2.8).
2.4 Equation du mouvement sans dimension
Pour résoudre la dynamique de notre équation(Eq 2.4), nous introduisons
l’échelle de longueur sans dimension z, le temps τ et la température TB posée
comme suit[21, 22] :
r
x t V0 KB T
z= ; τ= ; TB = (2.9)
b b m V0
En utilisant les relations suivantes :
d2 x
r
2 m m 2
dz= ; dt = bdτ ; dt2 = b2 dτ
b V0 V0
et l’équation du mouvement(Eq 2.4) donnée par :
d2 x dVRP (x, r) dx
m 2 =− −γ + F0 sin(wt) + ξ(t)
dt dx dt
On obtient l’équation suivante :
d2 z V 0 RP (z, r) γb dz F0 b b
= − − √ + sin(ω d τ ) + ξ(t) (2.10)
dτ 2 V0 mV0 dτ V0 V0
Ainsi le coefficient de frottement sans dimension correspondant est donné par :
η= √ γb et la force sans dimension est : Fd = bF0
mV0 πV0 , l’équation du mouvement sans
dimension est donc :
0
z̈ = −η ż − V̂RP (z, r) + πFd sin(ωd τ ) + Γ(τ ) (2.11)
? Mémoire ENS -UYI FAKOUO NJOYA Ibrahim c 2019
Chapitre II : Modèle, Equation dynamique du dystème et approche de la diffusion 29
Ainsi nous utiliserons désormais les variables sans dimension pour résoudre numé-
0
riquement l’équation du mouvement donnée par l’équation 2.11 avec : V̂RP (z, r) =
V 0 RP (z,r) b
V0 et Γ(τ ) = V0 ξ(t) correspondant au potentiel de RP sans dimension et à
la fluctuation thermique respectivement.
2.5 Approche de diffusion.
Les particules browniennes soumises au champ externe sont transportées vers
l’avant et présentent une vitesse moyenne finie globale,
hz(τ )i
hvi = lim , (2.12)
τ →0 τ
où les parenthèses h•i désignent une moyenne sur de nombreuses réalisations qui
incluent une moyenne sur les conditions initiales et le bruit thermique. Le coef-
ficient de diffusion, en particulier avec une force de polarisation finie, reste un
sujet de recherche dynamique. Pour caractériser les propriétés de transport d’une
particule, le coefficient de diffusion est défini. Ce coefficient de diffusion décrivant
les fluctuations autour de la position moyenne des particules. Le coefficient de
diffusion effectif, défini comme la dispersion dans la distribution de l’ensemble des
particules en mouvement, avec le temps tournant à l’infini est donné par [22].
h(z(τ ) − hz(τ )i)2 i
Def f = lim D(τ ) = lim (2.13)
τ →∞ τ →∞ 2τ
Dans les expériences numériques, nous devrions prendre la limite τ → ∞, mais
dans des situations pratiques, l’intervalle de temps d’observation total est fini, il
devrait être beaucoup plus grand que tout autre temps caractéristique du sys-
tème. Le transport est plus efficace si le coefficient de diffusion et la dispersion
des trajectoires sont faibles et si la vitesse stationnaire est grande. La quantité
? Mémoire ENS -UYI FAKOUO NJOYA Ibrahim c 2019
Chapitre II : Modèle, Equation dynamique du dystème et approche de la diffusion 30
σ 2 = (z(τ ) − hz(τ )i)2 définit le déplacement carré moyen de la particule. Pour un
ensemble approprié de paramètres et une forme potentielle arbitraire, des types
de diffusion successifs apparaissent dans le système, ce qui est facilement identifié
par la relation suivante :
σ2 ∼ τ n (2.14)
où n est un nombre réel. La diffusion normale est caractérisée par la proportion-
nalité entre le temps linéaire et σ 2 (σ 2 ∼ τ , i.e., n = 1). Dans les systèmes à faible
dissipation d’énergie, on distingue généralement trois modes de diffusion particu-
liers : sous-diffusion, super-diffusion et hyper-diffusion, ils sont observés lorsque
σ 2 ∼ τ n avec n < 1, 1 < n < 2 et n > 2, respectivement. Pour n = 2, le sys-
tème est caractérisé par un mouvement balistique. Le transport sans dispersion
apparaît lorsque le régime transitoire présente une diffusion nulle [22].
2.6 Les observables à étudier et les méthodes utilisées pour
résoudre la dynamique du système
Nous pouvons rappeler que notre étude porte sur les effets de la forme du po-
tentiel sur les phénomènes de transport et de diffusion. Ceci dit nous aurons à
étudier la vitesse en fonction du temps pour différente valeur du paramètre r .
Nous observerons dans le temps le déplacement du carré moyen pour différente
valeur de la force avec le paramètre r fixé et pour la valeur la force fixée nous
verrons comment varie ce déplacement en faisant varier le paramètre ; Nous mon-
trerons également comment varie les courbes de diffusions avec les paramètres r,
la pulsation, la force et la température. La dynamique du système sera résolue en
? Mémoire ENS -UYI FAKOUO NJOYA Ibrahim c 2019
Chapitre II : Modèle, Equation dynamique du dystème et approche de la diffusion 31
utilisant la méthode de l’algorithme de quatrième ordre Runge - Kutta développée
par Kasdin.
2.7 Conclusion
Au terme de ce chapitre qui avait pour but de présenter le modèle d’étude,
il en ressort que le croquis schématique du modèle géométrique est compatible
avec notre étude ; du fait qu’il simplifie et répond à la quasi-totalité de notre
système. Nous dirons que le potentiel utilisé ici nous permet d’étudier l’interaction
des particules brownienne. Les équations de Newton-Langevin par la suite ont
permis de ressortir l’équation du mouvement des particules. Cependant tout au
long de ce chapitre nous avons fait les approximations afin de faciliter l’obtention
des résultats de nos calculs analytiques qui peuvent être des cas particuliers des
résultats obtenus numériquement.
? Mémoire ENS -UYI FAKOUO NJOYA Ibrahim c 2019
Chapitre Trois
Résultats et discussions
3.1 Introduction
La résolution des équations du mouvement par des méthodes analytiques puis
numériques susmentionnées nous amènera à observer la dynamique conséquente
de notre particule en mouvement dans un substrat déformable. Pour interpréter
les processus dynamiques de notre système, nous avons intégré numériquement
l’équation non linéaire de notre modèle en utilisant la méthode de Runge-Kutta
du quatrième ordre développée par Kasdin [24]. Nous examinons comment une
large gamme de la forme du potentielle, de la température ainsi que le champ
externe affectent la diffusion dans le système. De plus, le cas du potentiel non
sinusoïdal sera exploré. Les deux cas de grands puits avec des barrières minces et
des puits tranchants avec des barrières sont analysés [22]. Nous allons donc tout
au long de cette partie présenter la Vitesse moyenne et déplacement carré moyen
de la particule ; dépendance temporelle du coefficient de diffusion.
? Mémoire ENS -UYI FAKOUO NJOYA Ibrahim c 2019
Chapitre III : Résultats et Discussions 33
3.2 Vitesse moyenne et moyenne du carré de déplacement
de la particule
3.2.1 Vitesse moyenne de la particule
Nous présentons ici la vitesse moyenne des particules en fonction du temps.
Nous constatons que la vitesse moyenne augmente linéairement et est limitée
dans le temps (voir fig 3.1), ce qui correspond aux processus de super-transport.
Il est établi à long terme et caractérise le transport normal. Ceci montre que la
vitesse moyenne devient constante pour un temps très grand. En particulier pour
Fd > 0.15 l’évolution de la vitesse moyenne est la même pour toutes les formes
potentielles [22].
Figure 3.1 – Vitesse moyenne en fonction du temps pour le champ externe Fd = 0, 15 et les
paramètres de frottement η = 0.141 et le bruit thermique TB = 0.194.
? Mémoire ENS -UYI FAKOUO NJOYA Ibrahim c 2019
Chapitre III : Résultats et Discussions 34
3.2.2 Moyenne du carré du déplacement de la particule
Dans cette partie, nous identifions différents types de diffusion de particules
qui se produisent sous l’action d’un champ externe constant. Nous avons montré
une échelle logarithmique (figure 3.2) pour plusieurs valeurs du champ externe
indiqué sur le graphique, où la moyenne du carré du déplacement sans dimension
est fonction de t/∆t avec le pas de temps ∆t. Un champ constant peut introduire
différents régimes de mouvement d’une particule, en fonction des valeurs du para-
mètre de forme. D’après la figure (3.2(a)) pour r = −0.8 ; la moyenne du carré du
déplacement est caractérisée par l’apparition d’une courte plage de dépendance
à la diffusion balistique (σ 2 ∼ τ 2 ). Ce régime n’est observé que peu de temps
t
( ∆t < 5.102 ), la moyenne du carré du déplacement est proportionnelle au temps,
σ 2 ∼ τ , ce qui correspond à la diffusion normale. Les différents graphes montrent
la faible influence du champ externe sur le type de diffusion. D’autre part, dans
les figures (3.2(a) − 3.2(b)) nous prenons Fd =0.0 ; 0.06 et 0.15, respectivement.
Le changement du paramètre de forme est accompagné du changement du type
diffusion. En absence de champ externe (figure (3.2(b))), le mouvement des par-
ticules n’est déterminé que par les fluctuations thermiques qui sont régies par la
diffusion normale, pour r =-0.2 ; 0.5 et l’hyper diffusion à temps court(dépendance
temporelle cubique de σ 2 : σ 2 ∼ τ 3 ) lorsque r = 0.5 ; 0.8 pour la force motrice
(Fd = 0.06, f ig3.2(c)), deux type de diffusion de particules apparaissent pour les
t
valeurs de paramètre de forme choisies : l’hyper diffusion caractérisé ∆t < 5.103 et
t
pour ∆t > 5.103 , on a la diffusion normale. L’augmentation de la force(Fd =0.15,
fig 3.2(d)), conduit à l’apparition d’un phénomène inattendu de dispersion dans
un grand domaine de paramètre de forme : le transport sans dispersion. Il apparait
? Mémoire ENS -UYI FAKOUO NJOYA Ibrahim c 2019
Chapitre III : Résultats et Discussions 35
peu de temps après la phase d’hyper diffusion et est limité dans le temps. Il est
observé pour les valeurs de r suivantes : r =-0.2 ; 0.0 ; 0.5. Les moyennes du carré
du déplacement présentent un régime plat où la diffusion est nulle. L’intervalle de
temps de ce types de mouvement dépend du paramètre de forme. Il s’agit d’une
anomalie particulière car l’intensité du bruit n’est pas trop faible et elle apparaît
pour un champs externe [22, 25]. Après le régime sans dispersion, la moyenne du
carré du déplacement augmente linéairement en fonction du temps et indique une
diffusion normale [22].
(a) (b)
(c) (d)
Figure 3.2 – Dépendance du déplacement moyen au carré d’une particule en fonction du temps
à température constante TB = 0.194 et pour le coefficient de frottement η = 0.141.(a) Est tracé
pour r = −0.8 pour différentes valeurs du champ externe. (b) est tracé pour Fd = 0.0 ; (c) pour
Fd = 0.06 et (d) pour Fd = 0.15.
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Chapitre III : Résultats et Discussions 36
3.2.3 Résumé
Lorsque le mouvement des particules est déterminé uniquement par des fluctua-
tions thermiques (Fd = 0.0), il est caractérisé par la diffusion normale de certaines
valeurs de paramètres de forme (r =-0.2 ; 0.0 et 0.5). Selon les graphes, il existe
deux régions caractéristiques du mouvement : une où on observe la diffusion nor-
male, la diffusion balistique, l’hyper diffusion et le transport sans dispersion en
fonction du paramètre de forme et du champ externe. Sancho et al [25].ont montré
que la diffusion normale apparaît à grande distance et que le régime sans disper-
sion apparaît lorsque le champ externe est supérieur à la force critique. Dans notre
contexte, la diffusion dépend également des formes de potentielles. Le transport
sans dispersion n’apparait pas pour r = −0.8 (puits nets du potentiel) et r = 0.8
(fonds plats du potentiel). La forme du potentiel affecte fortement la diffusion
[22].
3.3 Dépendance temporelle du coefficient de diffusion
Nous nous concentrons ici sur la dépendance temporelle du coefficient de dif-
fusion en relation avec la fréquence, la température ainsi que le paramètre de
forme. Cela nous permet de comprendre le mouvement de la particule sous l’ac-
tion d’un champ externe périodique. La figure 3.3 montre la dépendance tempo-
relle du coefficient de diffusion D sans dimension pour un champ externe constant
(sin(wt) = 1), puis nous faisons varier la fréquence du champ externe. La figure
3.3(a) nous montre la faible dépendance du coefficient de diffusion à la fréquence
(r = −0.8). La figure 3.3(b) quand à elle correspond au champ externe constant
et le coefficient de diffusion présente la forme de la résonance pour les para-
? Mémoire ENS -UYI FAKOUO NJOYA Ibrahim c 2019
Chapitre III : Résultats et Discussions 37
mètres de forme r=-0.5, -0.2, 0.0 et 0.5. En effet, il est connu que la diffusion
présente une forme de résonance au champ externe constant, pour une certaine
forme du potentiel, cette dynamique est différente (r =-0.8 et 0.8). Dans les fi-
gures 3.3(c) − 3.3(e), les fréquences sont prises respectivement comme suit : w
= 5.10−1 ; 5.10−2 et 5.10−4 . Sur ces figures, chaque courbe correspond au chan-
gement du paramètre de forme. Le coefficient de diffusion augmente et dévient
constant pour chaque choix des paramètres de forme (voir figures (3.3(c))) [22]. De
plus, la diffusion augmente puis oscille pour devenir constante à très long terme
(figures 3.3(d) − 3.3(e)). Nous savons que pour une particule sous-amortie, une
faible friction implique une perte d’énergie cinétique plus lente pour surmonter
une barrière potentielle. La particule continuera à fonctionner pendant un temps
initial avant d’être ralenti par la perte d’énergie. Ceci explique l’augmentation
brusque des courbes de diffusion à bas temps [21, 22].
? Mémoire ENS -UYI FAKOUO NJOYA Ibrahim c 2019
Chapitre III : Résultats et Discussions 38
(a) (b)
(c) (d)
(e)
Figure 3.3 – Dépendance du coefficient de diffusion en fonction du temps pour une température
constante TB = 0.25 et le champ sinusoïdal externe d’amplitude constante Fd = 0, 15. (a) La
valeur du paramètre de forme est r = −0.8, les fréquences sont indiquées sur le graphique.
(b) Le champ externe est constant (sin(wt) = 1) et chaque courbe correspond au changement
du paramètre de forme. Nous faisons également varier la fréquence (c)w = 5.10−1 , (d)w =
5.10−2 , et(e)w = 5.10−4 , respectivement.
3.4 Impact de la température sur le coefficient de diffusion.
Analysons maintenant l’effet de la température sur le coefficient de diffusion
avec une fréquence sans dimension w = 5.10−3 . La figure 3.4(a) montre que la
température affecte faiblement le coefficient de diffusion pour r = −0.8. Alors
? Mémoire ENS -UYI FAKOUO NJOYA Ibrahim c 2019
Chapitre III : Résultats et Discussions 39
que pour les autres paramètres de forme, la température influe fortement sur le
coefficient de diffusion, elle augmente, commence à osciller et devient constante
(voir figure 3.4(b) − 3.5(d)). Le coefficient de diffusion est maximum lorsque le
potentiel présente des fonds plats séparés par de minces barrières (r = 0.8). En
particulier, la température peut présenter une dépendance anormale au coefficient
de diffusion, par exemple de TB = 0.09 à TB = 0.3, le coefficient de diffusion
augmente et diminue de TB = 0.3 à TB = 0.8. Cette anomalie est observée pour
r =-0.5, −0.2, 0.0 et 0.5 [22].
(a) (b)
(c) (d)
Figure 3.4 – Illustration du coefficient de diffusion en fonction du temps pour une fréquence
du champ externe w = 5.10−3 et du champ sinusoïdal externe d’amplitude constante Fd = 0, 15.
(a) La valeur du paramètre de forme est r = −0.8. Pour différents paramètres de forme indiqués
sur les graphiques, les valeurs de la température sont (b)TB = 0.09, (c)TB = 0.3 et (d)TB = 0.8.
? Mémoire ENS -UYI FAKOUO NJOYA Ibrahim c 2019
Chapitre III : Résultats et Discussions 40
3.5 Conclusion
Parvenu au terme de ce chapitre, qui avait pour but de mettre en exergue les
résultats obtenus pour l’évolution de la vitesse moyenne en fonction du temps,
du moyen du carré de déplacement et les coefficients de diffusions exprimés en
fonction du temps et du champ de force, il en ressort que : les fonctions varient
fortement suivant les valeurs du paramètre de forme, du champ de force, de la
fréquence et de la température et cela nous a permis de mieux expliquer les phé-
nomènes de transports et diffusions. On constate aussi que la température est un
facteur important.
? Mémoire ENS -UYI FAKOUO NJOYA Ibrahim c 2019
Chapitre Quatre
Implications pédagogiques sur le système
enseignement-apprentissage
4.1 Introduction
Par définition la pédagogie est la branche de l’éducation qui se préoccupe
des méthodes d’enseignement et une implication est une action par laquelle on
attribue à un système physique un certain nombre de rôle dans une affaire plus
précisément dans le cadre de notre étude intitulée Influence de la forme du
substrat sur les phénomènes de transport et de diffusion. La diffusion
étant une notion qui fait intervenir plusieurs notions telles que : la convection,
l’homogénéité et l’hétérogénéité, la dilution abordée à partir du premier et second
cycle de l’enseignement général, l’enseignant devra trouver des méthodes et des
moyens pour que la dite notion soit bien assimilée par les apprenants. La tâche
qui lui incombe est considérée comme étant de plus en plus étendue et couvre
notamment le développement individuel des enfants et des jeunes gens, la gestion
du processus d’apprentissage en classe.
? Mémoire ENS -UYI FAKOUO NJOYA Ibrahim c 2019
Chapitre IV : Implications pédagogiques sur le système enseignement-apprentissage 42
4.2 Intérêt didactique
La didactique est une discipline des sciences de l’éducation qui s’intéresse au
contenu et aux difficultés que pose l’enseignement d’une matière. Pour mieux
comprendre la didactique de notre sujet, il convient de présenter des activités qui
l’impliquent directement dans certaines classes aux secondaires.
4.2.1 Implication en seconde : transfert par convection
Expérience : matériel et dispositif expérimental
Un récipient contenant de l’eau est placé au dessus de la flamme d’un brûleur
(voir figure).
? Mémoire ENS -UYI FAKOUO NJOYA Ibrahim c 2019
Chapitre IV : Implications pédagogiques sur le système enseignement-apprentissage 43
Observation : nous observations, au sein de l’eau des déplacements de ma-
tières formant des courants, dits de convection.
Conclusion
Lorsqu’on chauffe de l’eau contenu dans un récipient, la chaleur reçue par l’eau
se propage de proche en proche au sein du liquide, du fond vers la surface jusqu’à
ce que toute l’eau soit chaude. C’est la propagation de la chaleur par convection.
Elle s’effectue essentiellement dans les fluides avec transfert de matière.
4.2.2 Implication en terminale : notions de cinétique chimique
Réaction lente
Une réaction est lente lorsqu’elle peut être suivie à l’oeil ou avec les instruments
de mesure usuels pendant des minutes ou des heures. A titre d’activité on a
l’oxydation des ions iodures par l’eau oxygénée. Lorsqu’on réalise un mélange à
volumes égaux d’une solution d’iodure de potassium (KI) de concentration Cr =
2, 0.10−1 mol.L−1 et d’eau d’oxygénée de concentration C0 = 1, 0.10−2 mol.L−1 à
laquelle on a ajouté quelques gouttes d’acide sulfurique concentré. Après quelques
minutes, le mélange initialement incolore acquiert une coloration jaune qui, en
s’intensifiant, devient orangée, puis brune. Cette coloration est due à l’apparition
progressive du diiode dans le milieu réactionnel. L’équation-bilan de la réaction
s’écrit :
H2 O2 + 2I − → I2 + 2H2 O (4.1)
Il est donc possible de suivre l’évolution de la réaction par l’observation de la
couleur.
? Mémoire ENS -UYI FAKOUO NJOYA Ibrahim c 2019
Chapitre IV : Implications pédagogiques sur le système enseignement-apprentissage 44
Conclusion
En conclusion nous pouvont dire que l’action d’ajouter quelques d’acide sul-
furique concentré dans la solution fait intervenir le mécanisme de diffusion qui
n’est autre le déplacement des solutés du milieu le plus concentré en soluté vers
le milieu le moins concentré en soluté jusqu’à égalité de concentration. De plus
le fait d’attendre quelques minutes pour que le mélange s’intensifie nous permet
juste de rendre la solution homogène.
4.3 Au niveau des enseignements
L’enseignement est de nos jours l’un des métiers les plus nobles car il participe
à sa manière à une reconstruction d’une société plus consciente. L’enseignant se
trouvant dans ce maillages à donc certaines responsabilités et devoirs. Il n’est plus
question pour ce dernier de construire des notions basées sur la théories jadis mais
amener dans une approche non plus objectives mais basée sur le savoir-faire.
4.4 Facteurs influençant les acquis des élèves.
De multiples facteurs influent sur les acquis des élèves parmi lesquels : les
compétences, les attentes, la motivation et le comportement des élèves eux-mêmes,
les ressources, les attitudes et le soutien des familles etc...
? Mémoire ENS -UYI FAKOUO NJOYA Ibrahim c 2019
Chapitre IV : Implications pédagogiques sur le système enseignement-apprentissage 45
4.5 La qualité de l’enseignement est essentielle pour amé-
liorer les acquis des élèves.
On s’accorde en général à dire que la « qualité de l’enseignant » est l’unique
principale variable scolaire qui influe sur les résultats des élèves. Les diverses
études s’accordent sur l’idée que la qualité des enseignants comprend de nom-
breux aspects importants dont ne rendent pas compte des indicateurs couram-
ment utilisés tels que les diplômes, l’expérience et l’évaluation des compétences
théoriques. Parmi les caractéristiques des enseignants qui sont difficiles de mesu-
rer mais qui peuvent être cruciales pour les acquis des élèves figurent l’aptitude à
transmettre des idées de façon claire et convaincantes, à créer un environnement
pédagogique efficace pour différents types d’élèves à favoriser l’instauration de
liens enrichissants entre l’enseignant et les élèves, à faire preuve d’enthousiasme
et d’imagination et à travailler efficacement avec les collègues et les parents.
4.6 Conclusion
Parvenu au terme de nos travaux où il était question des implications péda-
gogiques de notre thématique à savoir effets potentiels de la forme du substrat
sur les phénomènes de transport et de diffusion, il en ressort que l’enseignant à
des lourdes responsabilités quant à la façon de dispenser ces notions assez déli-
cates introduites à partir de premier et second cycle de l’enseignement général.
Il en ressort que également que le développement des méthodes d’enseignements
plus concrètes, pratiques et dynamiques influent sur le choix et l’orientation de ce
dernier dans le monde universitaire et professionnel.
? Mémoire ENS -UYI FAKOUO NJOYA Ibrahim c 2019
Conclusion Générale et perspectives
Notre étude portait sur l’influence de la forme du substrat sur les phénomènes
de transport et de diffusion. L’objectif principal de cette étude était de caractériser
le processus de diffusion dans un potentiel déformable. Il en ressort que l’équa-
tion de Langevin est appropriée pour la modélisation dudit système ; de cette
équation, il vient que les fluctuations thermiques dues au couplage de la particule
avec l’environnement sont modélisées par un bruit blanc gaussien de moyenne
nulle, la fonction d’auto corrélation satisfait à la relation de fluctuation dissipa-
tion d’Einstein. Pour caractériser les propriétés de transport d’une particule, on
définit le coefficient de diffusion et que ces coefficient décrivent les fluctuations
autour de la position moyenne des particules. Nous notons que à partir de l’al-
gorithme de quatrième ordre de Runge-Kutta développé par Kasdin et à l’aide
du logiciel MATLAB on obtient des courbes ; et cela nous permet de constater
que la diffusion balistique, l’hyper diffusion et le transport sans dispersion appa-
raissent dans le régime de super transport et que la diffusion normale correspond
au transport normal. Il est important de souligner que lorsque le potentiel à des
puits nets séparées par des larges barrières (r = −0.8), les paramètres du système
tels que la température, le champ externe et la fréquence du champ externe af-
fectent faiblement le déplacement et la diffusion quadratique moyenne. On note
? Mémoire ENS -UYI FAKOUO NJOYA Ibrahim c 2019
Conclusion Générale et perspectives 47
aussi que pour un champ externe constant, le coefficient de diffusion présente la
forme de résonance pour certaines valeurs du paramètre r, la diffusion augmente
puis oscille pour devenir constante à très long terme ; il en résulte que la parti-
cule continuera à fonctionner avant d’être ralenti par la perte d’énergie et cela
s’explique par l’augmentation brusque de courbes de diffusion à bas temps. De
plus on remarque que le coefficient de diffusion est maximum lorsque le potentiel
présente des fonds plats séparés par des minces barrières et que la température
présente souvent une dépendance anormale du coefficient de diffusion. Globale-
ment, le type de diffusion peut changer en raison de certains effets externes et
pour la modélisation du système, il serait nécessaire de prendre en compte leur
géométrie.
En perspective, nous avons pour projet :
- Simuler l’apparition et la diffusion des spores sous l’effet quantique pour un
substrat déformable.
-Modéliser le processus de diffusion anormale pour les matériaux doué de mémoire
sous l’influence d’un substrat du RP.
- Appliquer cette étude en biologie.
? Mémoire ENS -UYI FAKOUO NJOYA Ibrahim c 2019
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