Formation des Elèves-
Maitres en Education
inclusive et en compétences
de vie courante
LES TYPES D’ÉDUCATION
•
• Education spécialisée
• - Ronds dans des ronds
• - Enfants spéciaux
• - Enseignants spécialisés
• Education ordinaire
• - Carrés dans des carrés
• - Enfants non handicapés
• - Enseignants ordinaires
L’éducation spécialisée
• L’éducation spécialisée désigne les enfants en
situation de handicap scolarisés dans un
environnement d'apprentissage séparé tel qu’un
centre ou un établissement spécialisé.Cela
correspond à une logique de ségrégation.
Certains d'entre eux comportent également un
internat. Les enfants y sont encadrés par des
enseignants spécialisés. Généralement, un centre
s’occupe d’un type particulier de déficience :
centre pour enfants déficients visuels, école pour
enfants déficients auditifs, etc.
Education ordinaire Education spécialisée
- Carrés dans des carrés - Ronds dans des ronds
- Enfants non handicapés - Enfants spéciaux
- Enseignants ordinaires - Enseignants spécialisés
La classe intégrée
• La classe intégrée fait référence à une classe
qui accueille des enfants handicapés au sein
de l'école ordinaire, lesquels reçoivent des
cours dispensés par un enseignant spécialisé
dans une classe séparée. Les enfants entrent
rarement en contact avec ses camarades non
handicapés.
• Cette classe peut être pérenne ou transitoire.
L’éducation intégratrice
• L’éducation intégratrice fait référence à un
enfant qui est accepté dans une école
ordinaire. Toutefois, l’établissement fait peu
d’efforts pour s’intéresser aux besoins
éducatifs et sociaux spécifiques de l'enfant,
qui doit en conséquence s'adapter lui-même à
l’environnement dans lequel il évolue.
Education intégratrice
- Changer l’enfant afin qu’il s’adapte au système
- Système ne change pas
- L’enfant doit s’adapter ou échouer
L’éducation inclusive
• L’éducation inclusive désigne un système éducatif qui
tient compte des besoins particuliers en matière
d'enseignement et d'apprentissage de tous les enfants
et jeunes gens en situation de marginalisation et de
vulnérabilité : enfants des rues, filles, groupes
d'enfants appartenant à des minorités ethniques,
enfants issus de familles démunies financièrement,
enfants issus de familles nomades, enfants atteints du
VIH/sida et enfants en situation de handicap.
L’éducation inclusive a pour objectif d'assurer à ces
enfants l'égalité des droits et des chances en matière
d’éducation.
• Il s’agit d’une approche éducative basée sur la
valorisation de la diversité comme élément
enrichissant du processus d’enseignement-
apprentissage et par conséquent favorisant le
développement humain. Elle vise la dé-
marginalisation de tous, en valorisant la
différence et améliore les conditions
d’Education pour Tous en développant une
pédagogie différenciée.
• L’éducation inclusive se rapporte à l’ensemble des
mesures qu’une école ou un établissement doit
prendre pour être accessible à tous les enfants (y
compris aux enfants handicapés). Après avoir évalué
ses capacités existantes, l’école/l’établissement doit
mettre en place un dispositif visant à améliorer
l’inclusion afin que tous les besoins des élèves en
matière de soutien à l’apprentissage soient pris en
compte.
• L’éducation inclusive est une composante du
développement inclusif, l'objectif final étant de
parvenir à une société inclusive qui privilégie les
valeurs et croyances inclusives. C'est un moyen
d'atteindre les objectifs de l'Éducation de Qualité
Pour Tous.
Education inclusive
- Système flexible
- Tous les enfants apprennent
- Le système change pour s’adapter à
chaque enfant
- La différence est valorisée
DÉFINITION DU HANDICAP
• Selon la Convention relative aux droits des
personnes handicapées,Préambule, Nations
Unies, Décembre 2006.
• « Le handicap résulte de l’interaction entre
des personnes présentant des incapacités et
les barrières comportementales et
environnementales qui font obstacle à leur
pleine et effective participation à la société sur
la base de l’égalité avec les autres ».
• La personne n’est pas handicapée en raison de
sa déficience, mais en raison de l’interaction
entre sa déficience et les barrières
rencontrées.
• Deux personnes avec une même déficience ne
sont pas identiques.
• Le handicap évolue : ce n’est pas un état figé.
• A titre individuel, on peut agir sur les
barrières, sur les incapacités (développer les
aptitudes) pour réduire le handicap.
• La définition de l’ONU n’a pas recours au
modèle médical du handicap, mais au modèle
social.
• Le handicap est un concept complexe. Il est
important d’être conscient de sa propre
définition du handicap. En effet, la manière
dont on définit un concept a un impact sur
notre attitude et notre approche quant aux
droits des personnes handicapées.
Les barrières qui peuvent empêcher une personne handicapée
de profiter de tous ses droits peuvent inclure :
• barrières physiques : cela inclut les barrières
environnementales, notamment dans les
infrastructures. Ex : non présence de rampes
d’accès, d’une signalisation tactile, hauteur des
guichets, etc.
• barrières liées aux informations : Tant la forme
que le contenu de l’information peut être une
barrière. Ex : petites écritures, contraste de
couleur, interprétation en Langue des signes,
Braille, langage simple pour les personnes avec
déficiences mentales.
• barrières institutionnelles : Cela inclut les lois
et les pratiques qui ne permettent pas l’accès
des personnes handicapées. Par ex : droit de
vote, droit d’être enseignant, etc.
• attitudes : Une barrière importante est
l’attitude des personnes en raison des
préjugés et mythes relatifs au handicap, du
manque de sensibilisation, etc.
Le Vocabulaire adapté
• Le langage qu’on utilise est important car il peut
offenser les personnes handicapées.
• Le langage sur le handicap est souvent porteur
de beaucoup d’émotions.Le langage adéquat
pour parler des personnes handicapées change
avec le temps et les lieux. A un moment donné,
un terme peut être adéquat, et ce n’est plus le
cas dix ans plus tard.Néanmoins, quelques
recommandations par rapport au langage
peuvent être formulées :
• Rejeter les mots qui ont des connotations négatives ;
• parler de la personne avant de parler du handicap. Ex :
« un enfant handicapé », et non pas « un handicapé »,
« une personne avec une déficience auditive », etc. ;
• mettre en avant les capacités des personnes
handicapées : marche avec des béquilles, utilise une
canne, se déplace en tricycle, etc. ;
• éviter les mots qui font référence à la maladie, à la
tragédie, à l’anormalité.
• Ex : confinée dans une chaise, souffre d’une déficience
visuelle, etc
LES DIFFÉRENTS TYPES DE DÉFICIENCE
• Les déficiences physiques
• C’est une atteinte de nature physiologique,
histologique, et anatomique de l’organisme.
• Les déficiences physiques sont parfois aussi
appelées déficience motrice car elles touchent
le plus souvent les parties physiologiques.
• Le tableau ci-dessous donne un aperçu sur la
déficience motrice.
Définition et Caractéristiques
• On appelle déficience motrice la perte ou
l’altération d’une structure ou d’une fonction
physiologique ou anatomique responsable du
mouvement. Elle représente l’image collective
même du handicap, recouvre différentes réalités.
La motricité est la fonction générale relative au
maintien de la posture et la production de
mouvements de différentes natures, volontaires,
automatiques ou réflexes. Les atteintes motrices
touchent des domaines d’activités très divers:
déplacements, parole, vision.
Les déficiences auditives
• Nous croyons souvent que tous les enfants
entendent, mais en réalité il se pourrait que
certains aient des problèmes auditifs. Les
enfants ne sont pas capables de nous dire qu’ils
ont du mal à entendre, car ils peuvent très bien
ne pas savoir ce que veut dire entendre
correctement.
• De légères pertes auditives sont beaucoup
plus fréquentes parmi la population scolaire
qu’une grave perte d’audition (ou surdité).
Certains problèmes auditifs surviennent et
disparaissent. Si un enfant est sujet à des
rhumes de cerveau ou à des infections, il est
possible qu’il ait aussi un problème auditif.
• Il convient de distinguer les enfants non
entendants de naissance de ceux ayant
contractés cette surdité durant leurs
premières années de vieaprès avoir appris à
parler, à lire et à écrire.
• Les enfants non entendants de naissance ont
des difficultés pour apprendre à
communiquer : il est nécessaire de leur
apprendre d’autres manières de s’exprimer.
Définition et Caractéristiques
• La déficience auditive ou surdité est une
baisse ou une perte de l’acuité auditive. Elle
peut être légère, moyenne ou profonde.
• Les signes
• Une attention très faible ou une difficulté à
respecter les consignes sont peut-être dues au fait
que l’enfant n’entend pas ce qui se dit ;
• Un faible développement de l’élocution peut être
dû à une perte auditive : L’enfant parle trop fort
ou trop bas.
• Il se peut que l’élève :
– réponde mieux aux tâches qui lui sont assignées par
écrit ou lorsque l’enseignant est relativement proche
de lu ;
– tourne la tête d’un côté ou la dresse pour entendre
mieux.
• Les problèmes auditifs peuvent pousser l’enfant
à regarder ce que font les autres élèves avant de
commencer son travail ou bien à observer ses
camarades ou le professeur pour comprendre la
situation.
• Il se peut qu’un enfant :
• demande à ses pairs ou à son professeur de
parler plus fort ;
• donne une réponse qui ne correspond pas à la
question posée :
• préfère travailler en petits groupes, assis dans un
coin relativement tranquille de la classe ou au
premier rang ;
• soit timide ou renfermé ou qu’il semble têtu et
désobéissant, à cause de sa perte auditive ;
• rechigne à participer aux activités orales, qu’il ne rit
pas à certaines plaisanteries ou ne comprenne pas
l’humour ;
• interprète les expressions du visage, les
mouvements du corps et les informations
contextuelles plutôt que le langage articulé et qu’il
en arrive ainsi parfois à de fausses conclusions ;
• se plaigne fréquemment de douleurs à
l’oreille, de rhumes, de maux de gorge ou
d’angines chroniques ;
• ait des écoulements de sécrétions provenant
des oreilles.
• Définition et Caractéristiques
• La déficience visuelle est la perte totale ou
partielle de la vision. On distingue le non voyant
qui, soit n’a aucune perception de la lumière ou
qui n’en a qu’une simple sensation. On le
distingue du malvoyant ou amblyope qui a des
résidus visuels. Les manifestations attestant
qu’un enfant est atteint de déficience visuelle
sont nombreuses et variées. Certaines sont
visibles, d’autres le sont moins et ne peuvent être
décelées que par l’ophtalmologue.
• Les signes
• Les indicateurs physiques : yeux rouges, croûtes
sur les paupières ou entre les cils, orgelets
récurrents, paupières gonflées ou tombantes,
yeux larmoyants ou suppurants, strabismes
divergents ou convergents, pupilles de taille
inégale ;
• l’élève se frotte les yeux souvent ou quand il fait
un travail qui exige d’être regardé de près ;
• l’incapacité à repérer ou à ramasser un petit
objet ;
• l’élève ferme un œil ou se cache un œil, quand il a
des difficultés à voir avec cet œil, ou bien il
penche la tête de côté ou tend son visage vers
l’avant.
• une sensibilité particulière à la lumière ou des
difficultés liées à l’éclairage ;
• des difficultés de lecture, mais l’élève peut être
très bon à l’oral ou quand il s’agit de tâches ou de
consignes orales ;
• des difficultés à l’écrit : par exemple, il peut
être incapable d’écrire en suivant les lignes ou
entre les espaces ;
• si voir de loin est un problème, cela peut se
solder par la mise à l’écart de l’enfant sur le
terrain de jeu ou de toute activité motrice
générale.
Les déficiences intellectuelles
Chez certains enfants, la déficience intellectuelle
se décèle à la naissance ou peu après. Mais, pour
beaucoup d’autres, on ne pourra l’identifier que
lorsque l’enfant ira à l’école, bien que les
symptômes soient souvent présents dès le plus
jeune âge.
• Enfants déficients intellectuels
• Définition et Caractéristiques
• La déficience intellectuelle est une incapacité
caractérisée par des limitations significatives du
fonctionnement intellectuel et du
comportement adaptatif. Elle se manifeste dans
les habiletés conceptuelles sociales et pratiques.
• Les enfants atteints de déficience
intellectuelle ne sont pas malades
mentalement. On utilise en effet ce terme
lorsque des personnes en bonne santé
développent une maladie qui altère leur
humeur, leurs sentiments et leur
comportement. Elles peuvent être soignées à
l’aide d’un traitement approprié.
• Les signes
• Les signes ont été répartis en six domaines,
pour lesquels le développement peut être
ralenti, par rapport à d’autres enfants du
même âge :
• acquisition de la parole ;
• compréhension du langage (comprendre des
consignes par exemple) ;
• pratique du jeu (ne joue pas, etc.) ;
• acquisition du mouvement (marcher,
coordination motrice) ;
• développement du comportement (faible
attention, hyperactif, apathique) ;
• apprentissage cognitif (lecture, écriture,
calcul…).
Chapitre 3 : Les Pratiques Pédagogiques Inclusives
Recommandations pédagogiques pour un enseignement
inclusif : pratiquer une pédagogie différenciée
• Chaque élève apprend à sa manière :
• certains élèves apprennent mieux à travers la
parole ou l’écriture ;
• d’autres apprennent plus facilement par
l’objet concret, par l’image, le dessin ou le
croquis ;
• certains comprennent mieux en échangeant
avec les autres…
• Pour pouvoir répondre à cette diversité dans
la classe, il est nécessaire de développer une
approche pédagogique différenciée, tenant
compte des capacités et des besoins de
chacun.
• La différenciation pédagogique peut se faire à
3 niveaux :
• Différencier le contenu :
il s’agit de différencier l’objectif pédagogique de
la leçon en proposant une adaptation du
contenu à enseigner aux groupes de besoins
identifiés dans la classe. Lorsqu’un élève n’a pas
acquis une notion, il est souvent difficile pour
lui d’acquérir une autre notion qui suppose la
maîtrise de la première. Puisque la classe est de
nature hétérogène, il est indispensable
d’adapter le contenu de la leçon. l’enseignant
peut créer de petits groupes en fonction des
niveaux des élèves.
Par exemple, au cours d’une séance de lecture
au CE1 par exemple, un élève avec une
déficience intellectuelle peut être amené à
travailler la reconnaissance des lettres. Dans
une classe du 5e, le professeur peut réduire le
nombre de notions à aborder pour un élève
avec une déficience intellectuelle ou revenir sur
des notions indispensables de la 6e pour
consolidation.
• Différencier la méthode d’enseignement :
il s’agit de varier les stratégies
d’enseignement/apprentissage, de diversifier les
techniques d’animation en utilisant surtout les
techniques d’animation actives et participatives, de
s’adapter aux rythmes d’apprentissages des élèves
et de leur adapter le niveau de langage. Par
exemple, les types d’enseignement tels que
l’enseignement coopératif ( Cf. 2.2) et
l’enseignement multisensoriel (Cf. 2.3) sont très
efficaces dans une classe inclusive. Ils permettent
d’adapter les stratégies pédagogiques aux besoins
variés de la classe ;
• Différencier l’évaluation des apprentissages :
il s’agit de faire des adaptations à plusieurs
niveaux à savoir : le moment, le mode et la
durée de l’évaluation, son contenu, les types de
consignes et la présentation des épreuves.
• Exemples :
– différencier le mode d’évaluation : l’’élève
handicapé, en fonction de ses difficultés, peut être
évalué seulement à partir de l’observation de son
enseignant/e ; l’élève en difficulté d’apprentissage
et/ou en situation de de handicap dont le rythme
d’apprentissage est lent peut être évalué 1 ou 2 fois
sur l’année pendant que le reste de la classe est
évalué 3 à 4 fois par exemple ;
– différencier la durée de l’évaluation : un temps
supplémentaire peut être accordé à l’élève en
difficulté d’apprentissage et/ou en situation de
handicap ;
– différencier le mode d’évaluation : en fonction des
difficultés de l’élève handicapé, il peut être évalué
oralement ;
– différencier le contenu de l’évaluation : donner des
exercices correspondants à ce que l’enfant
handicapé a réellement appris ;
– différencier les types de consignes : les consignes
comme cocher, colorier, relier, entourer, barrer ainsi
que les Questions à Choix Multiples, les exercices en
puzzle sont plus adaptées aux élèves avec une
déficience auditive ou intellectuelle
– NB : Des exemples précis d’adaptations de
l’évaluation pour chaque type dedéficience sont
donnés dans la partie « Comment puis-je évaluer
mes élèves ? »des fiches ressources.
FAIRE COOPÉRER LES ÉLÈVES
• L’enseignement coopératif est un mode
d’enseignement qui répond aux besoins variés
des enfants et favorise l’interdépendance, la
collaboration et le respect des différences.
• L’approche se préoccupe de trouver, de
développer et de mettre en valeur les talents
et la richesse de la diversité. Les approches en
situation d’enseignement coopératif offrent à
l’enseignant la possibilité d’intégrer tous les
enfants, y compris les enfants handicapés.
•
Quelques astuces pour pratiquer un
enseignement coopératif
• Une des astuces de l’enseignement coopératif est
d’assigner des rôles aux différents enfants :
• un responsable du matériel (pour l’enfant hyperactif) ;
• un vérificateur des réponses (pour les élèves plus faibles
dans la matière concernée) ;
• un aide secrétaire (pour l’élève fort en orthographe) ;
• un illustrateur (pour « l’artiste ») ;
• un « encourageur » (pour le comique) ;
• un observateur (pour le dominant) ;
• un rapporteur ;
• etc.
– Selon les aptitudes de l’enfant handicapé, différents
rôles lui seront confiés.
– Une autre astuce est la création de groupes, ceux-ci
peuvent être :
– des regroupements formels ;
– des groupes informels ;
– le groupe classe ;
– les petits groupes ;
– les petits groupes de même niveau ;
– l’enseignement individuel ;
– l’apprentissage par les pairs ;
– l’auto-apprentissage.
• Les avantages de l’enseignement coopératif.
• L’enseignement coopératif :
• crée une classe dynamique, participative et impliquée
dans la tâche ;
• crée une classe où les enfants prennent plaisir à
apprendre ;
• permet à l’enfant de vivre le processus d’apprentissage au
lieu de le subir ;
• permet à l’enseignant de circuler, d’écouter, d’observer et
de connaître les élèves d’une façon à les découvrir dans
leurs talents, leurs forces, leurs habiletés sociales,
académiques, etc. ;
• permet à tous les enfants de participer, de contribuer, de
faire des apprentissages pédagogiques et d’acquérir des
habiletés sociales qui leur seront indispensables dans la
vie en société.
• Les caractéristiques essentielles de l’enseignement
coopératif
• l’interdépendance positive ;
• responsabilité de l’individu et du groupe ;
• interaction, face à face ;
• habiletés sociales ;
• réflexion sur le processus.
•
• Pour faciliter l’atteinte des finalités sociales de l’école et
de l’inclusion, il est important de pratiquer la pédagogie
coopérative dans les classes. Il est aussi à noter que la
pédagogie coopérative facilite le développement
cognitif chez les élèves.
PRATIQUER UN ENSEIGNEMENT MULTISENSORIEL
• Un adage dit : « J’entends, j’oublie ; je vois, je me
souviens ; je fais, je comprends ». Cet adage évoque en
effet les trois sens par lesquels les élèves perçoivent les
informations au cours de l’apprentissage. Il s’agit de trois
portes d’entrée par lesquelles ce que présente
l’enseignant est capté par ses élèves. Ces trois portes
sont : les oreilles, les yeux et le mouvement. Tous les
élèves n’ont pas les mêmes aptitudes en ce qui concerne
ces différentes portes d’entrée. Certains captent plus
facilement l’enseignement à travers ce qu’ils entendent.
On dit qu’ils fonctionnent sur le mode oral/Auditif.
D’autres captent plus facilement lorsqu’ils ont vu. Ils
fonctionnent sur le mode visuel. D’autres encore captent
plus facilement quand ils ont touché, manipulé ou fait un
mouvement. Ils fonctionnent sur le mode kinesthésique.
3 portes d’entrée pour capter une leçon
Les
OREILLES Les OREILLES Les YEUX Le MOUVEMENT
Mode
Modalité Mode Oral/Auditif Mode Visue Mode (Kinesthésique
d’enseignement Or/Auditi
correspondant
(manipulation / expérimentation
f
L’enseignement multi sensoriel est une
approche pédagogique véritablement
inclusive parce qu’elle permet de rejoindre
tous les élèves de la classe, qu’ils soient
handicapés ou non.
• Les élèves déficients auditifs profiteront de
l’enseignement à travers la modalité visuelle
et la manipulation ;
• Les élèves déficients visuels s’appuieront
quant à eux sur la modalité auditive et la
manipulation ;
• Les élèves déficients intellectuels profiteront
de la combinaison des trois modalités et plus
largement de la manipulation ;
• Les élèves avec une déficience motrice
profiteront également des trois modalités.
• Nous nous rendons compte que la
manipulation profite à tous les types de
déficience. D’où la grande importance de
faire beaucoup de manipulation dans une
classe inclusive.
– Par ailleurs, il est connu que les élèves avec des
troubles d’attention avecou sans hyperactivité et
les élèves dyslexiques par exemple font des
progrès dans les apprentissages lorsqu’ils sont
soumis à un enseignement multisensoriel car les
stimulations dans ce cas sont plus riches et plus
variées pour eux.
– En résumé, l’enseignement multisensoriel est une
pratique pédagogique véritablement inclusive car
il permet de faire profiter de l’enseignement à
tous les élèves de la classe, aussi bien aux élèves
handicapés qu’aux élèves non handicapés.
– IMPLIQUER L’ELEVE
– Tout élève apprend mieux lorsqu’il est actif, c’est-
à-dire lorsqu’il est acteur de ses apprentissages.
En plus de différencier l’enseignement,
l’enseignant/e doit créer une interaction avec ses
élèves et soutenir leur implication dans le travail.
Cette interaction est déjà une forme d’évaluation
puisqu’elle permet à l’enseignant/ed’avoir des
retours des enfants. Pour cela, il/elle doit faire
appel à des éléments affectifs, développer une
approche participative et avoir une posture
autonomisante.
•Faire appel à des éléments affectifs
Il s’agit d’obtenir la motivation de l’enfant en
Définition évoquant des éléments qui ont un sens pour lui
au plan affectif.
Encourager les moindres efforts de l’enfant ; l’amener
à se donner des défis ; à vouloir faire plaisir à des
Moyens personnes qu’il aime par son travail ; valoriser le
travail…
Faire applaudir l’élève qui a bien répondu à une
Exemples question ; Ne pas huer l’élève qui a mal fait. Exposer
des travaux réalisés dans la salle..
Développer une approche participative
Il s’agit d’attitudes ou de pratiques que
l’enseignant/e développe pour permettre aux
élèves de participer à l’acquisition des savoirs
Définition et à la vie de la classe.
Permettre à l’élève de s’exprimer d’une manière ou
Moyens d’une autre ; le solliciter à participer aux activités
pédagogiques ; aménager des temps de travail
individuel ; mettre en place un tutorat pour les élèves
en difficultés…
Interroger les élèves, les envoyer au tableau, leur
Exemples confier des rôles dans une manipulation d’objets,
mettre les élèves en difficultés aux côtés d’élèves
capables de les aider à travailler, établir avec les
élèves le règlement intérieur de la classe…
Avoir une posture autonomisante
Il s’agit d’attitudes ou de pratiques que
l’enseignant/e développe pour permettre aux
élèves de participer à l’acquisition des savoirs
Définition et à la vie de la classe.
Permettre à l’élève de s’exprimer d’une manière ou
d’une autre ; le solliciter à participer aux activités
pédagogiques ; aménager des temps de travail
Moyens individuel ; mettre en place un tutorat pour les élèves
en difficultés…
Interroger les élèves, les envoyer au tableau, leur
confier des rôles dans une manipulation d’objets,
mettre les élèves en difficultés aux côtés d’élèves
Exemples capables de les aider à travailler, établir avec les
élèves le règlement intérieur de la classe…
Avoir une posture autonomisante
Il s’agit d’attitudes et de dispositions que l’enseignant/e
doit adopter pour amener progressivement les élèves à
Définition travailler seul, sans aide significative sauf dans les cas
de grande dépendance de certains enfants.
Ne pas travailler à la place de l’enfant ; lui donner le temps de
réfléchir ; lui concéder le droit à l’erreur ; l’accompagner dans
Moyens la réflexion et non réfléchir à sa place ; mettre en place un
temps de travail en autonomie ; évaluer régulièrement avec les
élèves leur travail en autonomie…
S’il un élève est lent à travailler, ne soyez pas pressé au point
de lui donner les réponses ; Lorsqu’un élève fait une erreur, ne
pas réagir aussitôt pour l’arrêter ; attendre de voir s’il va
Exemples persister dans l’erreur avant de l’arrêter. Lorsque vous
l’arrêtez, cherchez à connaitre la justification qu’il donne à sa
réponse. Ne lui donnez pas tout de suite la bonne réponse sans
explication aucune. Donnez souvent aux élèves des exercices
d’application sur lesquels ils doivent travailler seuls pour que
vous vérifiiez leurs acquis. Pour mieux cerner leurs difficultés,
ne soyez pas loin pendant qu’ils travaillent seuls.
• Pour ne pas vivre l’apprentissage comme une
contrainte et finir par s’y désintéresser,tout
élève a besoin de se sentir impliquer dans la
tâche et dans la vie de la classe.Pour y
parvenir, il faut souvent l’encourager, solliciter
sa participation et le responsabiliser dans
l’accomplissement des tâches. Ceci est
particulièrement vrai pour les élèves
handicapés.
PRATIQUES DE CLASSES ET DÉFICIENCES
– Important !
– Pour l’accueil d’un enfant handicapé en classe, il
peut être important de :
– rencontrer l’enfant et la famille avant l’accueil en
classe ;
– demander à un adulte en situation de handicap de
venir parler en classe ;
– expliquer aux enfants le handicap ;
– raconter des histoires avec des héros en situation
de handicap et montrer ce qu’ils peuvent faire ;
– travailler la question de la diversité en classe et
mener des activités développant l’empathie.
Les adaptations spécifiques pour les élèves ayant une
déficience motrice
Les adaptations dans la classe
s’assurer que :
• l’enfantpeut facilement entrer/sortir de la classe. Si
nécessaire prévoir une rampe à l’entrée de la classe. Des
matériaux disponibles dans l’environnement (planches,
argile…) peuvent être utilisés à cet effet… A l’intérieur de la
classe, le faire asseoir à une place qui facilite ses
déplacements et s’assurer qu’il y a des passages
suffisamment larges ;
• le tableau lui est accessible ; qu’il est à bonne hauteur et
sans estrade pour permettre d’y accéder aisément ;
• l’élèvequi est assis dans une chaise roulante a aussi une
table de travail convenable et non isolée des autres ;
• l’installation de l’élève à sa table de travail et la position de
son corps sont adaptées.
Pour les enfants ayant contracté des formes
mineures d’Infirmité Motrice Cérébrale (IMC),
très peu d’adaptations peuvent s’avérer
nécessaires dans la classe. Cependant, les
enfants avec une IMC plus sévère peuvent
avoir besoin de :
• sièges spéciaux tenant droite leur tête et leur
corps quand ils sont assis ;
• bureaux spéciaux leur permettant de travailler
à la hauteur voulue. Les tables en plan incliné
leur permettent d’écrire plus facilement.
Les stratégies pédagogiques
Les expériences prouvent que les enseignants
arrivent à enseigner plus facilement aux élèves
avec une déficience motrice. Voici quelques
propositions d’adaptations pédagogiques qui leur
permettront d’augmenter leur capacité
d’enseignement :
– pour faciliter l’écriture, mettre à la disposition de
l’élève, des outils adaptés ou modifiés :
• fixer son cahier à sa table pour éviter qu’il ne bouge ;
• adapter le support d’écriture (cahiers avec des
interlignes plus grandes) ;
• adapter l’outil scripteur (grossir par exemple le manche
• du crayon pour qu’il arrive à mieux l’agripper) ;
• adapter la forme d’écriture à ses capacités (cursive ou
script).
• L’écriture cursive est plus difficile à utiliser par les
élèves ayant une déficience motrice ou intellectuelle.
– si la déficience ne permet pas à l’enfant d’écrire, il
faut alors :
• permettre à ses camarades de lui recopier les leçons ou
les lui faire photocopier ;
• lui proposer des évaluations orales.
Pour les cas d’infirmité motrice cérébrale,
• Si l’élocution de l’enfant n’est pas claire, imaginer des
moyens alternatifs de communication, par exemple par le
biais d’images ou de symboles dessinés. Ces derniers
peuvent être mis sur un tableau et l’enfant montrera
l’image pour transmettre le message. Il en existe des
versions informatisées : quand l’enfant touche l’image ou
le symbole, un synthétiseur vocal dit le mot.
• L’écriture sera particulièrement difficile pour les enfants
qui ont des difficultés à contrôler leurs mains et leurs
bras. Il se peut qu’ils aient besoin de plus de temps pour
écrire. On peut leur fournir également une copie écrite
de l’information ou bien un autre élève peut écrire pour
eux
• Pour un élève ayant une déficience motrice,
les adaptations se rapportent à son
déplacement dans la classe, à son installation,
à l’utilisation du matériel didactique adéquat,
à l’adaptation du temps de travail et au
recours à l’aide de ses camarades. Ce faisant, il
peut aisément profiter de l’enseignement.
Les adaptations spécifiques pour les enfants ayant une
déficience visuelle
Les adaptations dans la classe
– Placer l’enfant à l’endroit où il voit le mieux le
tableau ;
– S’assurer que la lumière ne fait pas de reflets sur
le tableau et que la craie est bien visible ;
– Si les yeux de l’enfant sont sensibles à la lumière,
l’écarter de la fenêtre, lui faire porter un chapeau
à visière ou utiliser en guise d’écran un carton
pour faire de l’ombre, quand il lit et quand il écrit ;
– S’assurer que l’enfant sait s’orienter dans l’école et
dans la classe.
Les stratégies pédagogiques pour les enfants mal voyants
• Donner des feuilles avec des lignes plus épaisses
pour l’écriture.
• Certains enfants bénéficieront d’aides
grossissantes.
• Encourager les enfants à utiliser une baguette ou
leur doigt quand ils lisent. Cachez le reste de la
page avec du papier, excepté le paragraphe lu par
l’enfant.
• Les enfants malvoyants doivent apprendre par le
toucher comme par l’écoute. Il conviendrait de
leur donner l’occasion de tenir des objets.
• voyant qui peut l’aider à organiser son travail. Ce
camarade peut l’aider à trouver la bonne page,
répéter les consignes, etc.
• Féliciter l’enfant oralement ou touchez-le pour
l’encourager.
• Appeler les élèves par leur nom au cours des
discussions de classe, afin que l’enfant sache qui
parle.
• Proposer à l’enfant un matériel adapté (boulier,
cubarithme etc.) pour les leçons de
mathématiques.
• Les ordinateurs assurent un soutien particulier
aux élèves atteints de déficiences visuelles.
Les élèves peuvent imprimer un texte en gros
caractères, lire un texte sur l’écran grâce au
logiciel agrandissement d’écran, entendre le
texte lu par un synthétiseur vocal ou le
convertir en braille.
• Enregistrer les leçons sur des supports audio,
pour que l’enfant puisse les réécouter plus
tard chez lui ou les réviser. Des versions
enregistrées de livres sont parfois disponibles
en bibliothèque.
Les stratégies pédagogiques pour les enfants non-voyants
• l’oral et le toucher sont les voies privilégiées de
l’enseignement/apprentissage pour les enfants non-
voyants. L’élève non voyant n’aura besoin du braille
que pour lire et écrire. Si, ni l’élève ni l’enseignant ne
connait le braille, l’oral et la manipulation serviront à
l’enseignement/apprentissage ;
• pour lire et écrire, recourir au braille. L’enseignant
peut lui-même se former au braille ou s’ouvrir à
l’intervention dans sa classe d’un autre enseignant
ou d’une personne ressource qui pratique le braille.
La bonne collaboration avec ce dernier est nécessaire
pour optimiser les apprentissages de l’élève non
voyant.
• Les élèves avec une déficience visuelle
apprennent par le toucher et l’écoute. Ainsi,
l’enseignant réussira à faire profiter de son
enseignement à tous ses élèves déficients
visuels en mettant l’accent le plus possible
sur la modalité auditive et la manipulation.
• NB : Sur les fiches ressources relatives à
la déficience visuelle, vous trouverez à
chaque fois dans la rubrique "Comment
vais-je m’y prendre pour m’adapter aux
besoins des élèves ayant une déficience
visuelle"des préconisations
pédagogiques spécifiques (appuyées
d’exemples) pour chaque discipline et
leçon à aborder.
Les adaptations spécifiques pour des élèves ayant une
déficience auditive
Les adaptations dans la classe
• éviter toute source de distraction et enlever de la classe
tout ce qui est inutile et pourrait déconcentrer l’élève.
S’assurer qu’il n’y a rien d’inutile sur les tables ;
• pour les élèves qui ont tendance à courir partout, essayer
de les faire asseoir à côté du mur ou à côté des grands
élèves. Leur donner des tâches qui leur permettent de se
déplacer, sans que leur déplacement soit une source de
désordre (distribuer des feuilles, des cahiers ou autre
matériel, effacer le tableau, sonner pour la récréation,
etc.) ;
• réduire le matériel du travail et les ramener au fur et à
mesure qu’on évolue dans la tâche ;
• mettre l’élève à une place stratégique pour vous permettre
d’avoir un œil sur lui ;
Les stratégies pédagogiques
• Montrer à l’enfant ce qu’on veut qu’il fasse,
plutôt que de simplement le lui dire ;
• Utiliser des mots simples lors de la
formulation des consignes et s’assurer que
l’enfant a bien compris ;
• Utiliser des objets que l’enfant puisse toucher
et manipuler plutôt que de le faire travailler
avec un crayon et du papier ;
• Établir un lien entre les leçons et les
expériences de l’enfant dans sa vie
quotidienne ;
• Décomposer la tâche en petites étapes, du
plus facile au plus difficile. Revenir à une étape
plus facile, si l’enfant rencontre des
difficultés ;
• Encourager et féliciter vivement l’enfant
quand il réussit ;
• Les enfants ont besoin de mettre en pratique
leurs aptitudes avec différents matériels
(travailler l’écriture sur le sable, en peignant
avec ses doigts, …) ;
• S’assurer le concours d’un membre de la
famille, qui fera les « devoirs » avec l’enfant ;
• Faire travailler l’enfant en binôme avec un
autre élève qui l’aidera à se concentrer et le
secondera quant aux activités données à la
classe ;
• Faire travailler l’enfant en binôme avec des
élèves plus « forts » : quand ceux-ci ont
terminé leur travail, ils peuvent aider l’enfant
plus lent à faire ce qui lui est demandé ;
• Quand il s’agit de tâches individuelles,
disposer d’activités que l’enfant apprécie et
qu’il peut accomplir seul, afin qu’il ne distraie
pas les autres enfants ;
• dégager de petits moments de travail en
individuel avec lui dans une journée scolaire ;
• recourir au besoin à l’appui d’une ressource
additionnelle. Il s’agit d’une personne qui
pourra être recrutée pour fournir une aide
personnalisée à l’élève en venant en classe
certains jours (un Auxiliaire de Vie Scolaire, un
maître-référent, un professeur
d’encadrement…). Vous pouvez aussi
demander à cette personne de travailler avec
le reste de la classe, afin que vous puissiez
travailler avec votre élève déficient
intellectuel.
Il est nécessaire de revoir les exigences attendues
de l’élève ayant une déficience intellectuelle. Sa
grande caractéristique est qu’il a un rythme
d’apprentissage plus lent que les autres. Plus sa
déficience est importante, plus il sera lent dans
ses apprentissages. L’enseignant réussira à lui
faire profiter de son enseignement en respectant
son rythme, en progressant pas à pas,
décomposant les objectifs pédagogiques en
sous-objectifs et en mettant l’accent à la fois sur
les modalités orale, visuelle et la manipulation.
• NB : Sur les fiches ressources relatives à la
déficience intellectuelle, vous trouverez à
chaque fois dans la rubrique "Comment vais-
je m’y prendre pour m’adapter aux besoins
des élèves ayant une déficience
intellectuelle"des préconisations
pédagogiques spécifiques (appuyées
d’exemples) pour chaque discipline et leçon à
aborder.
Les adaptations spécifiques pour l’infirmité motrice et
cérébrale
Les adaptations dans la classe
– Pour les enfants ayant contracté des formes mineures
d’infirmité motrice cérébrale, très peu d’adaptations peuvent
s’avérer nécessaires dans la classe. Cependant, les enfants
avec une IMC plus sévères peuvent avoir besoin:
– de sièges spéciaux tenant droite leur tête et leur corps quand
ils sont assis.
– de bureaux spéciaux leur permettant de travailler à la hauteur
voulue.
– d’utiliser des tableaux de communication (par exemple, avec
des images ou des symboles), afin que l’enseignant et ses
pairs puissent le comprendre.
– d’une aide supplémentaire pour utiliser les toilettes (barres
d’appui).
– d’un transport pour se rendre à l’école.
Les stratégies pédagogiques
– De nombreuses suggestions faites dans les
chapitres précédents peuvent s’appliquer aux
enfants atteints d’infirmité motrice cérébrale. En
particulier :
– Si l’élocution de l’enfant n’est pas claire, imaginer
des moyens alternatifs de communication, par
exemple par le biais d’images ou de symboles
dessinés. Ces derniers peuvent être mis sur un
tableau et l’enfant montrera l’image pour
transmettre le message. Il en existe des versions
informatisées : quand l’enfant touche l’image ou
le symbole, un synthétiseur vocal dit le mot.
– L’écriture sera particulièrement difficile
pour les enfants qui ont des difficultés à
contrôler leurs mains et leurs bras. Il se
peut qu’ils aient besoin de plus de temps
pour écrire, on peut leur fournir également
une copie écrite de l’information ou bien un
autre élève peut écrire pour eux.
– Il est important de constater que nombre
d’adaptations et de stratégies proposées
sont susceptibles de faciliter l’apprentissage
de tous les enfants dans la classe.
– Autres actions qui peuvent être prises
– Pour l’accueil d’un enfant handicapé en classe, il
peut être important de :
– Rencontrer l’enfant et la famille avant l’accueil en
classe.
– Demander à un adulte en situation de handicap
de venir parler en classe.
– Expliquer aux enfants le handicap.
– Raconter des histoires avec des héros en situation
de handicap et montrer ce qu’ils peuvent faire.
– Travailler la question de la diversité en classe et
mener des activités développant l’empathie.
– L’écriture sera particulièrement difficile
pour les enfants qui ont des difficultés à
contrôler leurs mains et leurs bras. Il se
peut qu’ils aient besoin de plus de temps
pour écrire, on peut leur fournir également
une copie écrite de l’information ou bien un
autre élève peut écrire pour eux.
– Il est important de constater que nombre
d’adaptations et de stratégies proposées
sont susceptibles de faciliter l’apprentissage
de tous les enfants dans la classe.
– Autres actions qui peuvent être prises
– Pour l’accueil d’un enfant handicapé en classe,
il peut être important de :
– Rencontrer l’enfant et la famille avant l’accueil
en classe.
– Demander à un adulte en situation de
handicap de venir parler en classe.
– Expliquer aux enfants le handicap.
– Raconter des histoires avec des héros en
situation de handicap et montrer ce qu’ils
peuvent faire.
– Travailler la question de la diversité en classe et
mener des activités développant l’empathie.
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DE VOTRE
ATTENTION