Oignon Rose Bourbon – La Réunion
Réseau RRDV La Réunion – Synthèse des suivis
La culture de l’oignon Rose Bourbon à La Réunion Durée du cycle : 7 mois
Sur l’île de La Réunion, la culture de l’oignon se trouve dans les Bas (< 400 m), essentiellement dans l’Ouest,
zone sèche où le climat le préserve de certaines maladies. Il est également cultivé dans le Sud. Cette culture
est toujours irriguée.
Le cycle cultural dure environ 7 mois.
C’est une culture de diversification au sein d’exploitations de maraîchage et canne à sucre. Elle occupe de
petites surfaces (en moyenne 0,4 ha dans le réseau). A La Réunion, les oignons sont commercialisés par des
producteurs indépendants auprès de grossistes.
La variété Rose Bourbon a un rendement à l’hectare plus élevé que la Véronique et est mieux adaptée à la
restauration hors domicile ; cependant, elle se conserve moins longtemps et se vend à un prix inférieur à la
variété Véronique.
Les principaux enjeux de la filière Oignon résident dans
• l’augmentation des volumes produits pour satisfaire le marché local,
• l’adaptation du mode de conduite face à la raréfaction de la main-d’œuvre,
• le manque de produits phytosanitaires homologués pour maîtriser les adventices.
Itinéraire technique (cas-type oignon Rose Bourbon)
L’itinéraire technique est
représenté sous forme
frise indiquant les
principales interventions,
leurs périodes et leurs
durées respectives.
Ce cycle se déroule sur
7 mois, cumulant
666 heures de travail à
l’hectare, pour
67 interventions.
Performances technico économiques
(synthèse des suivis 2018 à 2021)
Les charges opérationnelles
Dans le réseau, les charges opérationnelles en oignon Rose
Bourbon sont dominées par les achats de semences et
plants qui représentent près de 50 %. Le deuxième poste
des charges opérationnelles est lié à la fertilisation, avec
28 % de ces charges (l’oignon est une plante exigeante).
Au sein du réseau, les charges opérationnelles varient en
fonction du mode d’implantation choisi (semis ou motte).
Les mottes coûtent plus cher que le semis, mais
permettent de raccourcir le cycle de 1,5 mois (durée
nécessaire au développement des plants après semis), et
de s’affranchir ainsi des opérations de désherbage post-
semis.
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Oignon Rose Bourbon – La Réunion
Réseau RRDV La Réunion – Synthèse des suivis
Le coût de production
Le coût de production de l’oignon Rose Bourbon observé dans le
Composantes du coût de production
réseau s’élève à 126 €/100 kg en 2021.
et produits pour 100 kg
La main-d’œuvre y représente le poste le plus important, avec
plus de 50 % du coût de production, essentiellement du fait des
travaux manuels de désherbage et de récolte. Les travaux de mise
en place de la culture y représentent le second poste de charge,
avec 30 % du coût de production.
Les charges opérationnelles représentent quant à elles environ 12
% de ce coût.
Les rendements varient de 6 à 33 tonnes/ha, avec une moyenne
de l’ordre de 16 t/ha dans le réseau. Cette variabilité importante
s’explique notamment par des mélanges variétaux et par des
aléas climatiques et/ou phytosanitaires.
Elle entraîne une variabilité des coûts de production (directement
liés au rendement).
Calendrier de travail (nombre d’heures de travail/ha)
Répartition du temps de travail par type d’opération Les suivis pluriannuels du réseau montrent une grande variabilité
du temps de travail entre les producteurs. Pour le cas-type « Rose
Bourbon », le temps de travail global est de 666 h/ha pour 67
interventions.
La récolte représente 29 % du temps de travail. Celle-ci se fait
majoritairement à la main, la mécanisation n’étant pas disponible
sur les exploitations.
La gestion post-récolte représente 47 % du temps de travail. Celle-
ci comprend l’évacuation des oignons de la parcelle mais aussi le tri,
l’équeutage et la mise en filet avant la commercialisation.
La gestion manuelle des mauvaises herbes est une opération à ne
pas négliger car elle représente 12 % du temps de travail.
Le regard du technicien
La zone principale de la culture de l’oignon est la zone Sud-Ouest, qui est une zone sèche avec moins de maladies.
Cette zone est irriguée mais très caillouteuse. Les conditions culturales sont très difficiles avec une préparation de
sols très précise. Malheureusement les producteurs ne sont pas équipés individuellement (semoir, enfouisseur de
pierres, etc.). Tout ce matériel est présent dans une CUMA mais pour l’ensemble des producteurs d’oignons. Cela
entraîne un manque de disponibilité au moment le plus opportun. Tous ces problèmes entraînent des baisses de
rendement sur les exploitations. Le retrait annuel des principaux produits phytosanitaires engendre également la
hausse des interventions de désherbage manuelles dans les parcelles.
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