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CH III - Bétons-2019

Le document traite des bétons, en abordant leur composition, formulation, classification et les essais associés. Il présente des études comparatives sur les propriétés mécaniques, ainsi que des méthodes d'essai non destructives pour évaluer la qualité du béton. Les différentes classes de résistance et les facteurs influençant les performances du béton sont également discutés.

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CH III - Bétons-2019

Le document traite des bétons, en abordant leur composition, formulation, classification et les essais associés. Il présente des études comparatives sur les propriétés mécaniques, ainsi que des méthodes d'essai non destructives pour évaluer la qualité du béton. Les différentes classes de résistance et les facteurs influençant les performances du béton sont également discutés.

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Chapitre III- Les bétons

I - Généralités - Composition - Formulation- Classification


II- Etude comparative des essais
Teneur en eau, Cône d'Abrams, Ecoulement, Etalement, affaissement,
compactibilité
III- Résistances à la compression, flexion
IV- Essais non destructifs
Essai scléromètrique - Auscultation sonique

I - Généralités - Composition - Formulation- Classification


I.1 – Composition et structure du béton

*Définition :
• Roche artificielle formée:
- d'un squelette granulaire (sable,
gravillons)
- d'un liant plus ou moins poreux et
perméable (Ca(OH)2 , C-S-H, aluminates,
sulfoaluminates)
- d'une phase liquide interstitielle
alcaline imprégnant un réseau de pores
et de capillaires

*Matières premières :
• Le Bloc Béton est constitué de :
- 87 % : Granulats (Gravillons et sables
naturels)
- 7 % : Ciment (Mélange de calcaire et
d'argile cuit et broyé)
- 6 % : Eau
100 µm
2
* Structure du béton:
béton:

• Les constituants de base du matériau composite béton


peuvent se classer selon les catégories représentées sur le
schéma suivant :
Charge : Gravillons, sable

Renfort :
Matrice :
liant hydraulique
Composite armature,
ferraillage,
ciment Béton acier

Additifs : accélérateurs,
retardateurs,
superplastifiants
3

*Schématique de la structure du béton :

Nivaux : a − macro, b − mezzo, c − micro, d − sub-micro


B: Grain gravat (10 à 15 mm), S: Grain sable(0.2 à 0.5 mm),
C:Particules ciment (10 à 50 µm), Cr, G − hydrates cristallins
4
(100 à 500 nm) et gel (≤100 nm) produits de l’hydratation
Composition des constituants de béton :

Modules élastiques moyens dans la matrice Béton

clinker Pâte de Agrégat de


ciment quartz
Module 100-140 30-45 70-90
élastique
(GPa)

Coefficient d'aplatissement des granulats

- La longueur L, distance minimale de deux


plans parallèles tangents aux extrémités du
granulat,
- L'épaisseur E, distance minimale de deux
plans parallèles tangents au granulat,
- La grosseur G, dimension de la maille carrée
minimale du tamis qui laisse passer le granulat.
- Le cœfficient d'aplatissement A d'un ensemble
de granulats est le pourcentage pondéral des
éléments qui vérifient la relation : A= G/E

Tamis à fentes

6
Essai : double opération de tamisage :
- tamisage classique normalisés à mailles carrées: séparer les granulats en une
succession de classes granulaires d/D dont les dimensions sons telles que D =
1,25d.
Correspondance entre classes granulaires d/D et largeur E des grilles à fentes utilisées

On opère, comme dans l’analyse granulométrique, avec un échantillon


représentatif de masse M
D = diamètre maximum des granulats en millimètres,
M = masse de l’échantillon, exprimée en kg.
L’échantillon est tamisé sur un tamis de 4 mm d’ouverture
le refus de masse M0 est pesé au gramme près, et
utilisé pour la détermination de A.
7

avec Mgi = masse de la classe granulaire d/D,


Mei = masse passant à travers le tamis à fentes d’écartement E correspondant
8
Rapport Gravillons/Sable
Influence du rapport G/S (dans la formulation des bétons courants)
(G = % de gravillons > 5mm et S = % de sable passant à 5mm).

Le G/S influe sur :

Compacité : légèrement plus élevée pour G/S supérieur à 1,2.


Résistance à la compression : meilleure pour G/S supérieur à 1,2.
Ouvrabilité : un peu moins bonne pour G/S supérieur à 1,2.

Pour les bétons courants il convient de ne pas dépasser


un G/S supérieur à 1,2.

La coupure entre le sable et le gravillon se fait à 5 mm.


9

L’ Eau
Un rapport important dans la formulation du Béton

Eau
Influe sur Résistance mécanique
Ciment Porosité
Retrait

Exemples : E = 0,3 bétons BUHP ou BHP


C
E = 0,5 bétons courants
C
E > 0,6 à éviter
C

10
L’ Eau
Illustration de l’incidence du dosage en eau

Une modification du dosage en eau


100%
par rapport à la quantité optimale
entraîne une incidence importante
-10
sur les résistances mécaniques
-20
RESISTANCE %

-30
-40
-50
-60
-70
-80
-90
-100 AJOUT
quantité +20% +33% +60% +100
100%% D’EAU
optimale

11

I. 2. Classification des bétons

4 groupes, selon la masse volumique:


Béton très lourd: > 2500 kg/m3.
Béton lourd (béton courant): 1800 - 2500 kg/m3.
Béton léger: 500 - 1800 kg/m3.
Béton très léger: < 500 kg/m3.
en fonction de la nature des liants:
Béton de ciment (le ciment),
Béton silicate (la chaux),
Béton de gypse (le gypse)
Béton asphalte.

en fonction de la nature des granulats, des adjuvants, des colorants, …


Bétons courants : bâtiment, travaux publics. masse volumique: 2003 kg/m3
Bétons lourds, masses volumiques : 6000 kg/m3 protection contre radioactivité.
Bétons de granulats légers, dont la résistance peut être élevée, le bâtiment, pour
les plates-formes ou les ponts.
Bétons cellulaires (bétons très légers) dont les masses volumiques < 500 kg/m3.
dans les isolations.
Bétons de fibres, plus récents, : dallages, éléments décoratifs, mobilier urbain.

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I. 3. Formulation et dosage du béton :
- La somme des poids des constituants de 1 m3 de béton fini est égale au poids de1 m3 :
Si le ciment (C), l’eau (E) et les granulats (Gi) sont les poids des constituants en kg par m3
de béton fini et Δ. la densité du béton en place, on a :
C + E + ∑ Gi = 1000 Δ
- Le volume occupé par les constituants de 1 m3 de béton est égal à 1 m3. Si (c), (e) et (gi)
sont les volumes absolus des constituants en litres par m3 de béton fini, et V le volume
d’air on a :
c + e + ∑ gi + V = 1000

dosage des constituants de béton en poids et en volumes absolus

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II- Etude comparative des essais


II.1. Ouvrabilité du béton frais :
- Affaissement au cône d'Abrams (slump-test) Norme : NF : P 18-451

classement approximatif de la consistance en fonction de l'affaissement A au cône

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II.2. Degré de compactibilité d’un béton : Essai de compactage (ISO 4111)
- la dimension maximale des granulats < 40 mm
Matériel nécessaire :
- récipient parallélépipédique : 20 cm × 20cm × 40cm
- truelle rectangulaire.
- moyen de compactage: aiguille vibrante, de 40mm de diamètre ou table vibrante.

Soit s l'affaissement du béton dans le moule mesuré aux quatre coins du récipient.
Le degré de compactibilité est exprimé par le rapport :

La norme ENV 206 définit 4 classes de compactage en fonction du degré de compactibilité

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III- Résistances à la compression, flexion

Résistance en compression
La résistance en compression à 28 jours est désignée par fc28. Elle se mesure par
compression axiale de cylindres droits de révolution et d'une hauteur double de leur
diamètre. cylindre (d = 15,cm, section de 200 cm2, H = 30 cm). Ou sur des cubes.

moules cylindriques, cubiques et éprouvettes pour mesurer la résistance en compression

16
Variations des résistances en compression d'un béton en fonction de la forme et des
dimensions des éprouvettes

17

Classes de résistances des bétons :

La résistance à la compression du béton est désignée conformément à la norme NF EN


206-1 par des classes de résistance (C) liées à la résistance caractéristique mesurée sur
cylindre ou sur cube à 28 jours.

fckcyl : résistance caractéristique mesurée sur cylindres


fckcube : résistance caractéristique mesurée sur cubes

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Résistance en traction - flexion
Différents essais sur les résistances d'un béton en traction

Les essais les plus courants sont des essais de traction par flexion sur des éprouvettes
prismatiques d'élancement 4, reposant sur deux appuis.
Dans le cas : traction par fendage :
Si P est la charge produisant l'éclatement du cylindre par mise en traction du diamètre vertical, la
résistance en traction sera :

avec : j = age du béton (en jours)


D et L = diamètre et longueur du cylindre.
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IV- Essais non destructifs


IV-1. Essai scléromètrique
Objectif de l’essai :
Tester l’homogénéité du béton in situ et obtenir une estimation rapide de la
résistance du béton d’un ouvrage, sans procéder à des prélèvements de béton
durci par carottage.

Principe de l’essai :
Une masselotte est projetée par un ressort sur une tige métallique en contact
avec la surface du béton. Le rebond de la masselotte est d’autant plus important
que la surface du béton est très dure. La hauteur du rebond est lue sur une
échelle graduée et permet de définir un (indice sclérométrique) Is.

Un tarage du scléromètre est


nécessaire.

20
L’indice de rebondissement est une mesure arbitraire, cette mesure dépend
de l’énergie emmagasinée par le ressort et de la dimension de la masse

21

Grille de mesure sur ouvrage


La surface de mesure est divisée en zones de 400 cm² au moins, et structurée en une
grille de points de mesure ayant pour espacement d = 30÷50 mm. Les points de
mesures extrêmes doivent être au moins à 30 mm des bords de la surface testée

Effectuer au moins 10 mesures


successives dans la même zone

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Indice de rebondissement Is
La mesure de l’indice scleromètrique Is est fonction de l’angle d’inclination de
l’appareil par rapport à l’horizontale.

Étalonnage sur bloc néoprène


Effectuer sur le bloc en néoprène, posé sur une assise rigide et plane, deux séries de
27 mesures espacées de 5 s et calculer la moyenne de l’indice scleromètrique ls de la
2ème série. La position de l’appareil doit être verticale

si 28 ≤ ls ≤ 32 le fonctionnement de l’appareil est satisfaisant


si Is < 28 ou ls > 32 l’appareil est défectueux ; procéder au nettoyage de l’appareil

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Etalonnage sur éprouvettes de béton


Déterminer la moyenne de l’indice scléromètrique ls par des mesures sur trois
séries de trois éprouvettes de béton, correspondant aux trois classes de
résistances à la compression 15, 25 et 35 MPa
Les mesures de l’indice ls sont suivies d’un essai d’écrasement des éprouvettes
et les trois couples de valeurs sont reportés sur un graphique type de référence.

les trois points


représentatifs
doivent se
retrouver à
l’intérieur du
fuseau

Graphe de contrôle du fonctionnement du scléromètre 24


Contrôle du Béton au Scléromètre
La courbe de calibrage est déterminée en effectuant l’essai au scléromètre sur au moins 30
éprouvettes.

La résistance du
béton peut être
aussi obtenue à
partir de la formule
suivante :

R = Is2/32

Courbe de transformation fournie par le fabricant du scléromètre

25

IV-2. Auscultation sonique


Mesure du temps de propagation d'un train
d'ondes sonores entre deux points. Grâce aux
propriétés piézoélectriques des matériaux du
Béton, l'énergie électrique émise est transformée
en énergie mécanique ultrasonore.

L'appareil mesure le temps nécessaire à l'onde


pour atteindre le récepteur qui la convertit en
signal électrique. Connaissant la distance de
l'émetteur il est possible de connaitre la vitesse
de propagation de l'onde dans le milieu.

-Le principe est que les espaces d'air emprisonnés dans le matériau
transmettent très peu l'énergie des ultrasons, ainsi, la vitesse mesurée sur
l'ensemble de l'élément sera plus faible que pour un béton homogène.
- Ce procédé permet de caractériser l'homogénéité physique du béton
ainsi que son état d'altération.

26
APPAREIL D'INSPECTION À ULTRASONS PAR VITESSE D'IMPULSION

Mesures en transparence : cette méthode consiste à déterminer le temps de


propagation des ondes sonores longitudinales à travers un élément. il sufit
placer l'émetteur et le récepteur sur les deux faces opposées de l'élément à
ausculter.

27

La norme définit la détection d'une singularité par une altération du signal


entraînant simultanément :
- une augmentation relative du temps T de propagation des ondes DT/T ≥ à 20 %
- une chute d'amplitude en mV ≥ 80 % (échelle linéaire) ou bien ≥ 14 dB (échelle
logarithmique)

Exemple de
graphe en
transparence

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Mesures de surface (en Réflexion) : cette méthode s'effectue principalement
lorsqu'une seule des faces de l'élément est accessible.
Elle peut aussi être utilisée pour déterminer la profondeur d'une fissure ou
bien la présence de couches multiples dans un même élément.
Pour réaliser cette mesure, il faut placer l'émetteur et le récepteur sur la même
face plane de l'élément à ausculter.
L'émetteur reste sur un même point, tandis que le récepteur se déplace en
effectuant à chaque fois une mesure.

Exemple de signal en réflexion

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Résultats d'essais obtenus sur l'auscultation sonique des bétons

Vitesse de propagation du son Qualité estimée du béton

V > 4000 m/s le béton est de bonne qualité et


homogène

3500 < V < 4000 m/s le béton est de qualité moyenne

3000 < V < 3500 m/s le béton est de qualité médiocre

V < 3000 m/s le béton est de mauvaise qualité

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