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Cette étude examine les dysfonctionnements biologiques dans les stations d'épuration à boues activées, en se concentrant sur la station de Ain El Hadjar. Les résultats montrent une bonne efficacité de purification pour la pollution carbonée, mais des problèmes de nitrification/dénitrification affectent la gestion de la pollution azotée. Les dysfonctionnements observés incluent la remontée des boues et la formation de mousse, ce qui complique l'exploitation de la station.

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Cette étude examine les dysfonctionnements biologiques dans les stations d'épuration à boues activées, en se concentrant sur la station de Ain El Hadjar. Les résultats montrent une bonne efficacité de purification pour la pollution carbonée, mais des problèmes de nitrification/dénitrification affectent la gestion de la pollution azotée. Les dysfonctionnements observés incluent la remontée des boues et la formation de mousse, ce qui complique l'exploitation de la station.

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UNIVERSITE DE SAÏDA - Dr MOULAY TAHAR

FACULTE DE TECHNOLOGIE
DEPARTEMENT DE GENIE CIVIL ET D’HYDRAULIQUE

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES EN VUE DE L’OBTENTION


DU DIPLOME DE MASTER EN HYDRAULIQUE
OPTION : HYDRAULIQUE URBAINE

Thème
DYSFONCTIONNEMENTS BIOLOGIQUES DANS LES
STATIONS D’EPURATION A BOUES ACTIVEES: CAS
DE LA STATION D’EPURATION DE AIN EL HADJAR

Présenté par
SEHOUL SOUHA ET SEKRANE ABDELKADER

Soutenu en Juin 2017, devant le jury composé de :

M. MEDJEBBER Président
M. ZAIRI SOUAD Promoteur
M. KIESS Examinateur
M.YELESS Examinateur
Au terme de cette étude, nous remercions avant tout, Dieu tout puissant de nous
avoir guidé durant toutes nos années de formation et nous avoir permis la
réalisation du présent travail.

Nous remercions notre encadreur Madame Zairi.S pour avoir consacré son
temps pour ces informations et pour leur patience.

Ce travail ne serait jamais vu la lumière sans la contribution efficace de tous


ceux qui nous ont aidés de près ou de loin, par leur appui en acquisition de
documents et de matériels nécessaires, en accès à l’information ou par leur
soutien moral et encouragements. A tous, nous somme redevable et
reconnaissant.

Par la même occasion nous remercions :

Nos enseignants de filière d’hydraulique, qui nous ont préparés et nous ont aidé
toutes ces années.
Dédicaces
Je dédie ce mémoire
à mes chers parents pour la patiente,
leur amour, leur soutien et leur
encouragement.
à mes sœurs et mes frères mohamed et
alilo.
à abdou pour leur encouragement.
Mon binôme sekrane.
A mes amies et mes camarades sans
oublier mes tantes et mes oncles.

Sehoul souha
Dédicaces
Je dédie ce mémoire à ma mère et mon
père pour la patience, leur amour, leur
soutien et leur encouragement
à mes frères Lakhdar,Walid,nadir,Réda
à ma sœur Asmaa.
à Meriem pour son encouragement
mon binôme souha
à ma famille et surtout mon grand-père
à ma promotion master 2 hydraulique
urbaine et mes enseignants
à mes amis

Sekrane.A
Résumé

Les problèmes biologiques, encore fréquents, limitent la fiabilité des stations d'épuration à
boues activées. Complexes dans leur compréhension, leur maîtrise est parfois délicate pour les
opérateurs chargés de l’exploitation.

Notre étude porte d’une part, sur la caractérisation des paramètres de dimensionnement et les
charges polluantes (carbonée et azotée) à l’entrée et à sortie de la station d’épuration de Ain
El Hadjar, et des problèmes de dysfonctionnement biologique d’autre part.

Les résultats des analyses de l’ONA pendant les trois mois février, mars et avril ont révélés
que la station à un bon rendement épuratoire (ou il dépasse les 90%) vis-à-vis la pollution
carbonée. Le bassin d’aération est l’élément majeur de la station. Son fonctionnement
conditionne la qualité d’élimination de la pollution carbonée (DBO5, DCO et MES). Les
résultats aberrants des différents paramètres de pollution azotée (NH3, NO2, NO3)
démontrent que la pollution azotée (nitrification/dénitrification) est prise en compte dans le
bassin d’aération. Cette transformation de l’azote est à l’origine des problèmes de
dysfonctionnement, la remontée des boues à la surface du clarificateur et les mousses à la
surface du bassin de décantation. Notre étude montre que l’exploitant rencontre certains
problèmes liés à exploitation ou des lâchées d’eau chargé de boues se font directement dans le
milieu récepteur (chaabat).

Mots clé : eau usée, traitement biologique, station à boues activées, dysfonctionnement
biologique
‫ملخص‬
‫فهمها معقد وتشغيلها أحيانا صعب بالنسبة‬, ‫تحد دقة محطة معالجة الحمأة المنشطة‬, ‫المشاكل البيولوجية ال تزال متكررة‬
. ‫للمشغلين المسؤولين عن العملية‬

‫دراستنا من جهة على وصف معالم القياسات و أحمال التلوث( الكربون و األزوت) عند الدخول والخروج من محطة‬
. ‫ومشاكل الخلل البيولوجي من جهة أخرى‬,‫تصفية عين الحجر‬

‫أفريل) كشفت أن المحطة لها مردود جيد‬,‫مارس‬,‫نتائج تحليل المكتب الوطني للصرف الصحي مدة ثالثة أشهر (فيفري‬
‫وعمله يشترط نوعية إزالة‬. ‫حوض التهوية هو العنصر الرئيسي للمحطة‬.‫ بالمائة) اتجاه التلوث الكربوني‬09 ‫للتصفية(يفوق‬
)‫النيتروجين‬/‫النتائج المتطرفة على إعدادات مختلفة للثلوث األزوتي يعرض أن الثلوث األزوتي(النترجة‬. ‫التلوث الكربوني‬
‫ صعود الحمأة على سطح الترسيب‬.‫هدا التحول لألزوت منبعه المشاكل الخللية‬.‫يؤخد بعين االعتبار في حوض التهوئة‬
‫دراستنا تظهر أن المشغل تواعد بعض المشاكل المرتبطة بالتشغيل أو تراجع الماء‬.‫والرغوة على سطح حوض الصفق‬
.‫المعبأ بالحمأة مباشرة إلى الوسط الملتقي‬

‫الخلل البيولوجي‬,‫محطة الحمأة المنشطة‬,‫العالج البيولوجي‬,‫ ماء الصرف‬:‫الكلمات الرئيسية‬


Abstract

Biological problems, which are still frequent, limit the reliability of activated sludge treatment
plants. Complex in their understanding, their control is a delicate problem for operators in
charge of exploitation.

Our study focuses on the characterization of sizing parameters and pollutant loads (carbon and
nitrogen) at the inlet and outlet of the Ain El Hadjar wastewater treatment plant and the
problems of biological dysfunction somewhere else.

The results of ONA analyzes during the three months of February, March and April revealed
that the station has a good purification efficiency (or more than 90%) compared to carbon
pollution. The aeration basin is the major element of the station. Its functioning determines the
quality of the elimination of carbonaceous pollution (BOD5, COD and MES). The aberrant
results of the various parameters of nitrogen pollution (NH3, NO2, NO3) show that nitrogen
pollution (nitrification / denitrification) is taken into account in the aeration tank. This
transformation of nitrogen causes problems of dysfunction, the rise of sludge on the surface of
the clarifier and the foams on the surface of the settling basin. Our study shows that the
operator encounters certain problems related to exploitation or releases of water loaded with
sludge are made directly in the receiving environment (chaabat).

Keywords: waste water, biological treatment, activated sludge plant, biological dysfunction
Liste des figures

LISTE DES FIGURES

Chapitre I
Figure I-1 : Le cycle de l’azote dans les rivières 8

Chapitre II

Figure II-1: Les étapes d'épuration des eaux usées 13

Figure II-2 : Filière de prétraitement. 14

Figure II-3: Grille manuel. 14

Figure II-4 : Poste de prétraitement des eaux usées. 17

Figure II-5 : La floculation des bactéries 20

Figure II-6 : Les besoins des bactéries épuratrices 21

Figure II-7: Schéma de principe d'une STEP à boues activées 22

Figure II-8: Le temps de séjour de l'eau dans le bassin d'aération 25

Figure II-9: Exemple de calcule de l'indice des boues 27

Figure II-10: Clarificateur 29

Figure II-11: Conception générale d’une station d’épuration à boues activées 32


(qui a comme objectif le traitement du carbone).

Figure II-12: Conception générale d’une station d’épuration à boues activées 34


(qui a comme objectif le traitement du carbone et de l’azote).

Figure II.13: Conception générale d’une station d’épuration à boues activées 34


(qui a comme objectif le traitement du carbone et de l’azote).

Figure II.14: Conception générale d’une station d’épuration à boues activées 35


(qui a comme objectif le traitement du carbone, de l’azote et de phosphore).

Chapitre III
Figure III-1 : Aérateur de fond 40
Liste des figures

Figure III-2 : Aérateur par air surpressé 41

Figure III-3: Décanteur à lit de boues 44

Figure III-4 : Décanteur lamellaire 45

Figure III-5 : Décanteur à recirculation de boues 46


Figure III-6 : Décanteur-épaississeur 46

Figure III-7: Décanteur statique à raclage mécanique 47


Figure III-8: Décanteur à succion de boues 48
Chapitre IV
Figure IV-1: Le foisonnement filamenteux. 54
Figure IV-2: Formation d'un floc bactérien. 58
Chapitre V
Figure V-1: Schéma De Fonctionnement De La STEP Ain El Hadjar 65

Figure V-2: Variations de la charge polluante DBO5 (Kg/j) pour les trois mois 80

Figure V-3: Variations de la charge polluante DCO (Kg/j) pour les trois mois 81

Figure V-4: Variations de la charge polluante MES (Kg/j) pour les trois mois 81

Figure V-5: Variations de l’azote ammoniacale NH3 (Kg/j) pour les trois mois 82

Figure V-6: Variations de nitrites N-NO2 (Kg/j) pour les trois mois 83

Figure V-7: Variations de nitrates N-NO3 (Kg/j) pour les trois mois 83

Figure V-8 : La conception proposée pour la réhabilitation de STEP de Ain El Hadjar 87


Liste des figures
Liste des photos

Liste des photos

ChapitreII

Photo II-1 : Vis d’Archimède. 15

Photo II-2 : Tamisage 16

Photo II-3 : Puits de dégazage 28

Chapitre III

Photo III-1: Aérateur de surface 38

Photo III-2: Aérateur à vitesse lente 38

Photo III-3: Aérateur à vitesse rapide à axe vertical 39

Chapitre IV

Photo IV-1: Mousse blanche de démarrage en surface de bassin d’aération 52

Photo IV-2: Mousse biologique en surface de bassin d’aération 53

Photo IV-3: Remontée de boues 55

Chapitre V

Photo V-1: La Station d'épuration à boues activées (Google Earth) 61

Photo V-2: Dégrillage grossier 68

Photo V-3: Poste de relevage (Déversement des eaux d'entrée) 69

Photo V-4: Dégrillage fin 71

Photo V-5: Déssableur-déshuileur 72

Photo V-6: Bassin d’aération 74

Photo V-7: Décanteur secondaire 75

Photo V-8: Lits de séchage 78

Photo V-9: Chloration 79

Photo V-10: La remontée des boues dans le décanteur 84


Liste des photos

Photo V-11: Bactérie Filamenteuse 85

Photo V-12: La mousse dans le bassin d’aération 86


Liste des tableaux

LISTE DES TABLEAUX

Chapitre II

Tableau II-1: Les variations des charges massique et volumique 24

Chapitre IV
Tableau IV-1: Grille de correspondance type de filament / origines / remèdes. 60
Chapitre V
Tableau V-1 : Objectif de traitement de la station d’Ain El Hedjar 66

Tableau V-2 : Caractéristiques des eaux à traiter 66

Tableau V-3 : Caractéristique des pompes de relevage 68

Tableau V-4 : Caractéristiques de dégrilleur fin 70

Tableau V-5 : Caractéristiques techniques de bassin d’aération 73

Tableau V-6: Caractéristiques des aérateurs de bassin d’aération 73

Tableau V-7 : Caractéristiques techniques de décanteurs secondaires 74

Tableau V-8 : Caractéristiques de pont de racleur 75

Tableau V-9 : Caractéristiques des pompes de recirculation des boues 76

Tableau V-10 : Caractéristiques de moteur 76

Tableau V-11 : Caractéristiques de pompes d’évacuation des boues en excès 76

Tableau V-12:Caractéristiques de moteur 77

Tableau V-13 : Caractéristiques d’épaississeur de boues 77

Tableau V-14 : Caractéristiques de pompe pour boues épaissies 78

Tableau V-15 : Caractéristiques de chloration 79

Tableau V-16: des rejets de la station d'épuration doivent respecter les valeurs suivantes 80
Table des matières

TABLE DES MATIERES

Liste des figures

Liste des photos

Liste des tableaux

Introduction générale 1

Chapitre I: Caractéristiques des eaux

I.1. Généralités 3

I.2. Définition 3

I.3. Origine des eaux usées 3

I.3.1. Origine industrielle 3

I.3.2. Origine domestique 4

I.3.3. Origine agricole 4

I.3.4 Les eaux claires parasites 5


I.4. Caractéristiques des eaux usées 5
I.4.1. Paramètres Physiques 5
I.4.1.1. La température 5
I.4.1.2. La matière en suspension (MES) 6
I.4.2. Paramètres Organoleptiques 6
I.4.2.1. La Turbidité 6
I.4.2.2. La couleur 6

I.4.3. Paramètres Chimiques 6


I.4.3.1. Le potentiel Hydrogène (pH) 6
I.4.3.2. La Conductivité 6
I.4.3.3. L’Oxygène Dissous (O2) 7
I.4.3.4. La Demande Chimique en Oxygène (DCO) 7
I.4.3.5. La Demande Biochimique en Oxygène (DBO) 7
1.4.3.6. L’azote 7
Table des matières

1.4.3.7. Les nitrates 8


I.4.3.8. L’azote ammoniacal 9
I.4.3.9. Le Phosphore 9
I.4.3.10. Le sulfate 9
I.4.4. Paramètres Bactériologiques 9
I.4.4.1. Les coliformes 10
I.4.4.2. Les streptocoques fécaux et Enterococcus 10
I.4.4.3. Les bactéries sulfito-réductrices 11
I.5 Caractéristiques du substrat 11
I.5.1 Pollution Carbonée 12
I.5.2 Pollution azotée 12
I.5.3 Pollution Phosphorée 12
Chapitre II : Station D’épuration à boues actives

-Conception et objectif épuratoire-

II.1. Définition 13

II.2. Les procédés biologiques de traitement des eaux usées 13

II.2.1. Procédés à cultures libres 13

II.2.2. Procédés à cultures fixées 13

II.3. Les étapes d'épuration 13

II.3.1. Prétraitement 14

II.3.1.1. Dégrillage 14

II.3.1.2. Poste de relevage 15

II.3.1.3. Tamisage 16

II.3.1.4. Dessablage et dégraissage 17

II.3.2. Traitement primaires 17

II.3.2.1. La neutralisation 18
Table des matières

II.3.2.2. Coagulation/floculation 18

II.3.2.3. La décantation 18

II.3.3. Le traitement secondaire 18

II.4. Filière à boues activées 19

II.4.1.Principe de fonctionnement 19

II.4.2. Les microorganismes 19

II.4.3. Conception 21

II.4.3.1. Bassin d’aération 22

II.4.3.1.1 Paramètres caractéristiques 23

II.4.3.1.1.1. Charge massique Cm 23

II.4.3.1.1.2. Charge volumique 23

II.4.3.1.1.3. Le temps de séjour (ts) 24

II.4.3.1.1.4. Age des boues 25


II.4.3.1.1.5. Indice de boues 25
II.4.3.1.1.6. Recirculation 28
II.4.3.1.1.7. Extraction 28
II.4.3.2 Puits de dégazage 28

II.4.3.3 Le clarificateur 28

II.5. Traitement tertiaire 29

II.5.1. La déphosphatation 29
II.6. Désinfection 29
II.7. Le traitement des boues 30

II.8. Objectifs épuratoires d'une STEP 30

II.8.1. Traitement des pollutions 30


Table des matières

II.8.1.1 Traitement du carbone 31


II.8.1.2 Traitement de l’azote 31
II.8.1.3 Traitement du phosphore 31

II.9. Les différentes conceptions en fonction des objectifs épuratoires 32

II.9.1. Pollution carbonée 32

II.9.2. Pollution carbonée et azotée 32

II.9.2.1. NITRIFICATION 33

II.9.2.2. DENITRIFICATION 33

II.9.3 Pollution carbonée, azotée et phosphorée 34

II.10. Conclusion 36

Chapitre III: Système d’aération et de decantation

III.1. Système D’aération 37


III.1.1. Introduction 37
III.1.2. Aérateur De Surface 37
III.1.2.1. Aérateur à Vitesse Lente 38
III.1.2.1.1. Aérateur à vitesse lente à axe verticale 38
III.1.2.1.2. Aérateur à vitesse lente à axe horizontal 39
III.1.2.2. Aérateur à Vitesse Rapide à axe vertical 39
III.1.3. Aérateurs De Fond 39
III.1.4. Aérateurs Par Air Surpressé 40
III.1.5. Aérateur Mixtes : Fonction Aération / Agitation séparée 41
III.1.6. Performance des systèmes d’aération 41
III.1.6.1. Notion de transfert d’Oxygène 41
III.1.6.2. Etapes impliquées dans le processus de transfert d’oxygène 42
III.2. Système De Décantation 42
III.2.1. Principe 42
III.2.2. Type De Décanteurs 43
III.2.2.1. Les décanteurs à contact de boues 43
Table des matières

III.2.2.1.1. Le Décanteur à lit de boues 43


III.2.2.1.2. Le décanteur lamellaire 44
III.2.2.1.3. Le décanteur à recirculation de boues 45
III.2.2.1.4. Le décanteur-épaississeur 46
III.2.2.2. Les décanteurs statiques 46
III.2.2.2.1. Le décanteur statique sans raclage 47
III.2.2.2.2. Le décanteur statique à raclage mécanique 47
III.2.2.2.3. Le décanteur à succion de boues 48
Chapitre IV: Dysfonctionnement Des STEP à boues activées
IV.1. Introduction 49

IV.2. Rappel des principes de fonctionnement 49

IV.3. Les problèmes de dysfonctionnements 50

IV.3.1. Le non-respect des normes 50

IV.3.2. Le moussage 50

IV.3.2.1. Les problèmes liés à l’exploitation 51

IV.3.2.2. Les types de mousses 51

IV.3.2.2.1. Les mousses de démarrage 51

IV.3.2.2.2. Les mousses de tension actifs 52

IV.3.2.2.2. Les mousses de tension actifs 52

IV.3.2.2.4. Les mousses biologiques 52

IV.3.3. Le foisonnement filamenteux 53

IV.3.4. Dénitrification « sauvage » 54

IV.3.5. Fermentation des boues 54

IV.3.6. Remontée de boues 55

IV.4. Les moyens curatifs 56


IV.4.1. Contre les filamenteuses 56
Table des matières

IV.4.1.1. La chloration 56

IV.4.1.2. Les agents floculants (Sels de fer et d'aluminium) 56


IV.4.2. Contre les mousses physico-chimiques et biologiques par les floculants 57
IV.4.3. Contre l'hydrogène sulfuré 57
IV.5. Les actions préventives 57
IV.5.1. Eviter les toxiques 57
IV.5.2. Comment éviter les filamenteuses 58

IV.5.2.1. Créer une zone de contact 59

IV.5.2.2. Adapter l'oxygénation 59

IV.5.2.3. Apporter des Compléments en nutriments 59

IV.6. Conclusion 60

Chapitre V : Station d’épuratio d’Ain El Hadjar

V.1. Introduction 61

V.2. Localisation 61

V.3. Caractéristiques des Collecteurs d'assainissement et de la STEP 62

V.3.1. Collecteurs 62

V.3.2. Nature des Eaux Usées 62

V.3.3. Procédé d'épuration 62

V.4 Principe de fonctionnement et caractéristiques des équipements 65

V.4.1 Objectif du traitement 66

V.4.2 Caractéristiques des eaux à traiter 66

V.4.3 Traitement d’Eau 66

V.4.4 Traitement des boues 67

V.5. Principe de fonctionnement et caractéristiques des équipements 67


Table des matières

V.5.1 Prétraitement 68

V.5.1.1 Dégrillage grossier 68

V.5.1.2 Poste de relevage 68

V.5.1.3 Dégrillage fin 69

V.5.2. Déssableur/ Déshuileur 71

V.6. Bassin d’aération 72

V.6.1. Principe 72

V.6.2 Caractéristiques techniques

V.7. Décanteurs secondaires 74

V.7.1 Principe 74

V.7.2 Caractéristiques techniques 74

V.8. Recirculation et épaississement des boues : 75

V.8.1. Pompes de recirculation des boues 75

V.8.1.1. Caractéristiques 76

V.8.1.2. Moteur 76

V.8.1.3. Pompes d’évacuation des boues en excès 76

V.8.1.3.1. Caractéristiques 76

V.8.1.3.2. Moteur 77

V.9. Epaississeur de boues 77

V.10 Déshydratation naturelle par lits de séchage 78


Table des matières

V.11. Chloration 78

V.12. Auto surveillance 80

V.13. Résultats et interprétations : 80

V.13.1. Pollution carbonée 80

V.13.1 .1. Demande biochimique en oxygène 80

V.13.1.2. Demande chimique en oxygène 81

V.13.1.3 Matières en suspension 81

V.13.2. Conclusion 82

V.13.2.1. Pollution azotée 82

V.13.2.2. Nitrites 83

V.13.2.3. Nitrates 83

V.14. Les problèmes de dysfonctionnement de la STEP 84

V.14.1. Remontée des boues dans le clarificateur 85

V.14.2. Les Mousse 85

V.14.2.1. Les causes 87

V.14.2.2. Solution 87

V.14.2.3. Conclusion 87

CONCLUTION GENERALE 88

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES 89
Notion et symbole

NOTION ET SYMBOLE UTILISES


DBO5 : Demande biochimique en oxygène pendant 5 jours (mg/l)
DCO : demande biochimique en oxygène (mg/l)
pH : Potentiel hydrogène
MES : Matière en suspension (mg/l)
(O2) : L’Oxygène dissous
NTK : Azote total (azote organique+ azote ammoniacal)
NGL : Azote Global
NO3- : Nitrate
NO2- : Nitrite
N-NH4+ : Azote ammoniacale
(P) : phosphore
°C : Température
Cm : La charge massique
Cv : La charge volumique
Ts : Temps de séjour (h)
Im : Indice de mohlman (ml/g)
IB : indice des boues (ml/g)
CEH : Capacité en équivalent habitant
ERU : Les eaux résiduaires urbaines
STEP : Station d’épuration
ONA : Office Nationale d’Assainissement

62
Introduction générale

Introduction
Dans les stations d’épuration biologique, des micro-organismes sont utilisés pour dépolluer
les eaux usées urbaines. Ils forment des boues activées où la pollution sert de nourriture. Si la
plupart des stations éliminent bien la pollution carbonée, l’azote et le phosphore ne sont traités
que dans les plus performantes.

Les boues activées représentent le procédé biologique le plus utilisé dans le traitement des
eaux résiduaires biodégradables. Le parc Algériens compte plus de 168 stations, dont plus de
60% font appel au procédé des boues activées (ONA,2015). Ce résultat éloquent est à mettre
au crédit d'un procédé efficace et adaptable à de multiples situations. Cependant, cette
efficacité maintes fois éprouvée est altérée par des difficultés qui limitent les capacités
hydrauliques de la station, voire le bon fonctionnement de la chaîne de traitement des boues
(conditionnement, déshydratation). L'origine de ces difficultés est à rapprocher des désordres
ou déséquilibres biologiques qui le plus souvent se traduisent par des problèmes de
décantation secondaire : mauvaise séparation de la boue et du surnageant épuré.

Le développement de microorganismes est une condition nécessaire au bon fonctionnement


d'une station d'épuration à boues activées. Bien que nécessaire, cette condition n'est cependant
pas suffisante, les caractéristiques de la biomasse influant directement sur la structure des
flocs, leur densité et donc en définitive sur l'aptitude des boues à la décantation. En
conséquence, difficultés d'ordre biologique riment le plus souvent avec difficultés de
décantation.

Les problèmes biologiques, encore fréquents, limitent la fiabilité des stations d'épuration à
boues activées. Complexes dans leur compréhension, leur maîtrise est parfois délicate pour les
opérateurs chargés d'assurer le bon fonctionnement des installations. Les principaux
problèmes biologiques qui vont de pair avec les difficultés de décantation, point faible des
stations à boues activées. Plusieurs types de dysfonctionnements biologiques peuvent
apparaître. Le plus fréquent est le développement excessif de bactéries filamenteuses,
susceptibles d’entraîner une dégradation de la décantation des boues (consécutive à
l’augmentation de l’indice de boue) ou un moussage stable.

En vue d’étudier l’efficacité des stations d’épuration à boues activée concernant l’abattement
de la charge polluante et les problèmes de dysfonctionnement des ouvrages d’épuration, on a

1
Introduction générale

étudié la station d’épuration d’Ain El Hadjar wilaya de Saida comme exemple de STEP à
boues activées opérationnelle en Algérie.
Ce travail est organisé en cinq chapitres :

 Le premier chapitre traite des généralités sur les caractéristiques des eaux usées ;
 Le deuxième chapitre est dévolu à l’étude les stations à boues activées « conception et
objectif épuratoire » ;
 Le troisième chapitre traite les systèmes d’aération et de décantation ;
 Le quatrième chapitre traite les dysfonctionnements biologique ;
 Le chapitre V étude de cas : description de la station d’épuration d’Ain El Hadjar et
présentation de quelques résultats sur le traitement et les dysfonctionnements.

2
Chapitre I : Caractéristiques des eaux

I.1. Généralités :
En parlant de l’eau usée, il semble important d’avoir une idée sur sa définition, son origine et
ses caractéristiques, ainsi que les différentes méthodes utilisées pour son épuration.
I.2. Définition:
Les eaux résiduaires urbaines (ERU), ou eaux usées, sont des eaux chargées de polluants,
solubles ou non, provenant essentiellement de l’activité humaine. Une eau usée est
généralement un mélange de matières polluantes répondant à ces catégories, dispersées ou
dissoutes dans l’eau qui a servi aux besoins domestiques ou industriels. Donc sous la
terminologie d’eau résiduaire, on groupe des eaux d’origines très diverses qui ont perdu leurs
puretés ; c'est-à-dire leurs propriétés naturelles par l’effet des polluants après avoir été
utilisées dans des activités humaines (domestiques, industrielles ou agricoles). [16]
I.3. Origine des eaux usées :
On peut classer comme eaux usées, les eaux d’origine urbaines constituées par des eaux
ménagères (lavage corporel et du linge, lavage des locaux, eaux de cuisine) et les eaux vannes
chargées de fèces et d’urines ; toute cette masse d’effluents est plus ou moins diluée par les
eaux de lavage de la voirie et les eaux pluviales. Peuvent s’y ajouter suivant les cas les eaux
d’origine industrielle et agricole. L’eau, ainsi collectée dans un réseau d’égout, apparaît
comme un liquide trouble, généralement grisâtre, contenant des matières en suspension
d’origine minérale et organique à des teneurs extrêmement variables. En plus des eaux de
pluies, les eaux résiduaires urbaines sont principalement d’origine domestique mais peuvent
contenir des eaux résiduaires d’origine industrielle d’extrême diversité. Donc les eaux
résiduaires urbaines (ERU) sont constituées par :
 Des eaux résiduaires ou eaux usées d’origine domestique, industrielle et/ou agricole
 Des eaux pluviales ou de ruissellement urbain. [16]
I.3.1. Origine industrielle:
Les déchets et les effluents industriels définissent largement la qualité et le taux de pollution
de ces eaux usées. Les établissements industrieux utilisent une quantité importante d’eau qui
tout en restant nécessaire à leur bonne marche, n’est réellement consommée qu’en très faible
partie le reste est rejeté. On peu néanmoins, faire un classement des principaux rejets
industriels suivant la nature des inconvénients qu’ils déversent :
 Pollution due aux matières en suspension minérales (Lavage de charbon, carrière,
tamisage du sable et gravier, industries productrices d’engrais phosphatés….).
 Pollution due aux matières en solution minérales (usine de décapage, galvanisation…).

3
Chapitre I : Caractéristiques des eaux

 Pollution due aux matières organiques et graisses (industries agroalimentaires,


équarrissages, pâte à papier…).
 Pollution due aux rejets hydrocarbonés et chimiques divers (raffineries de pétrole,
porcherie, produits pharmaceutiques…..).
 Pollution due aux rejets toxiques (déchets radioactifs non traités, effluents radioactifs
des industries nucléaires….).
Les eaux résiduaires d’origine industrielle ont généralement une composition plus spécifique
et directement liée au type d’industrie considérée. Indépendamment de la charge de la
pollution organique ou minérale, de leur caractère putrescible ou non, elles peuvent présenter
des caractéristiques de toxicité propres liées aux produits chimiques transportés. [16]
I.3.2. Origine domestique :
Les effluents domestiques sont un mélange d’eaux contenant des déjections humaines : urines,
fèces (eaux vannes) et eaux de toilette et de nettoyage des sols et des aliments (eaux
ménagères). Ces eaux sont généralement constituées de matières organiques dégradables et de
matières minérales, ces substances sont sous forme dissoute ou en suspension. Elles se
composent essentiellement par des eaux de vanne d’évacuation de toilette. Et des eaux
ménagères d’évacuation des cuisines, salles de bains. Elles proviennent essentiellement :
 Des eaux de cuisine qui contiennent des matières minérales en suspension provenant
du lavage des légumes, des substances alimentaires à base de matières organiques
(glucides, lipides, protides) et des produits détergents utilisés pour le lavage de la
vaisselle et ayant pour effet la solubilisation des graisses.
 Des eaux de buanderie contenant principalement des détergents.
 Des eaux de salle de bain chargées en produits utilisés pour l’hygiène corporelle,
généralement des matières grasses hydrocarbonées.
 Des eaux de vannes qui proviennent des sanitaires, très chargées en matières organiques
hydrocarbonées, en composés azotés, phosphatés et microorganisme. [16]
I.3.3. Origine agricole:
Ce sont des eaux qui ont été polluées par des substances utilisées dans le domaine agricole.
Dans le contexte d’une agriculture performante et intensive, l’agriculteur est conduit à utiliser
divers produits d’origine industrielle ou agricole dont certains présentent ou peuvent
présenter, des risques pour l’environnement et plus particulièrement pour la qualité des eaux.
Il s’agit principalement :

4
Chapitre I : Caractéristiques des eaux

 Des fertilisants (engrais minéraux du commerce ou déjections animales produites ou


non sur l’exploitation).
 Des produits phytosanitaires (herbicides, fongicides, insecticides,…).
Donc ces eaux sont l’issus :
- Des apports directs dus aux traitements des milieux aquatiques et semi-aquatiques tels
que le désherbage des plans d’eau, des zones inondables (faucardage chimique) et des
fossés, ainsi que la démoustication des plans d’eau et des zones inondables (étangs et
marais).
- Des apports indirects dus en particulier à l’entraînement par ruissellement, aux eaux de
rinçage des appareils de traitement, aux résidus présents dans des emballages non
correctement rincés ou détruits, aux eaux résiduaires des usines de fabrication et de
conditionnement. [16]
I.3.4 Les eaux claires parasites
Ce sont des eaux captées involontairement sur le réseau, on trouve :
• eaux claires parasites permanentes ou pseudo-permanentes (eaux d’infiltration
de nappe°.
• eaux claires aléatoires : introduction d’eaux pluviales dans le réseau d’eaux
usées (réseau séparatif).
• eaux non conformes : eaux rejetées au réseau hors convention.
Elles ont un impact sur le rendement épuratoire de la station d'épuration, à savoir:
• Saturation des capacités de transport.
• Dilution de la pollution : dysfonctionnement des stations.
• Surcharge hydraulique sur les STEP. [8]
I.4. Caractéristiques des eaux usées :
En fonction de leurs caractéristiques physiques, chimiques, biologiques et du danger sanitaire
qu’elles représentent, les substances contenues dans les eaux usées peuvent être classées
comme suit:
I.4.1. Paramètres Physiques :
I.4.1.1. La température :
Il est important de connaître la température de l’eau avec une bonne précision. En effet, celle-
ci joue un rôle dans la solubilité des sels et surtout des gaz, dans la dissociation des sels
dissous donc sur la conductivité électrique, dans la détermination du pH, pour la connaissance
de l’origine de l’eau et des mélanges éventuels,…etc. [16]

5
Chapitre I : Caractéristiques des eaux

I.4.1.2. La matière en suspension (MES) :


La pollution particulaire est due à la présence de particules de grande taille, supérieure à
10µm, en suspension dans l’eau, et que l’on peut assimiler aux matières en suspension (MES).
En fait, les matières en suspension ne sont des particules solides véritablement en suspension
que dans des conditions moyenne d’écoulement des effluents correspondant à une vitesse
minimale de 0,5 m/s. En fonction de la taille des particules, on distingue les matières
grossières ou décantables (diamètre supérieur à 100 µm) et les matières en suspension. On
peut également prendre en compte une partie des matières colloïdales, de dimension
inferieure, qui constitue la limite entre la phase solide et la phase dissoute (entre 1 et 10-2 µm).
I.4.2. Paramètres Organoleptiques :
I.4.2.1. La Turbidité :
La turbidité est la réduction de la transparence d’un liquide due à la présence de matières non
dissoutes. Elle est causée, dans les eaux, par la présence de matières en suspension (MES)
fines, comme les argiles, les limons, les grains de silice et les microorganismes. Une faible
part de la turbidité peut être due également à la présence de matières colloïdales d’origine
organique ou minérale. [8]
I.4.2.2. La couleur :
Une eau pure observée sous une lumière transmise sur une profondeur de plusieurs mètres
émet une couleur bleu clair car les longueurs d’ondes courtes sont peu absorbées alors que les
grandes longueurs d’onde (rouge) sont absorbées très rapidement. La coloration d’une eau est
dite vraie ou réelle lorsqu’elle est due aux seules substances en solution. Elle est dite
apparente quand les substances en suspension y ajoutent leur propre coloration.
I.4.3. Paramètres Chimiques:
I.4.3.1. Le potentiel Hydrogène (pH):
L’acidité, la neutralité ou l’alcalinité d’une solution aqueuse peut s’exprimer par la
concentration en H3O+ (noté H+ pour simplifier). De manière à faciliter cette expression ; on
utilise le logarithme décimal de l’inverse de la concentration en ion H+ : c’est le pH.
pH = log 1/ [H+]
I.4.3.2. La Conductivité :
La conductivité est la propriété que possède une eau de favoriser le passage d’un courant
électrique. Elle est due à la présence dans le milieu d’ions qui sont mobiles dans un champ
électrique. Elle dépend de la nature de ces ions dissous et de leurs concentrations. La
conductivité électrique d’une eau est la conductance d’une colonne d’eau comprise entre deux
électrodes métalliques de 1 cm2.
6
Chapitre I : Caractéristiques des eaux

L’unité de conductivité est le siemens par mètre (S/m).


1 S/m = 104 µS/cm = 103 mS/m. [16]
I.4.3.3. L’Oxygène Dissous (O2) :
L’oxygène dissous est un composé essentiel de l’eau car il permet la vie de la faune et il
conditionne les réactions biologiques qui ont lieu dans les écosystèmes aquatiques.
La solubilité de l’oxygène dans l’eau dépend de différents facteurs, dont la température, la
pression et la force ionique du milieu.
La concentration en oxygène dissous est exprimée en mg O2 l-1. [16]
I.4.3.4. La Demande Chimique en Oxygène (DCO) :
La demande chimique en oxygène (DCO) est la quantité d’oxygène consommée par les
matières existantes dans l’eau et oxydables dans des conditions opératoires définies. En fait la
mesure correspond à une estimation des matières oxydables présentes dans l’eau quelque soit
leur origines organique ou minérale.
La DCO étant fonction des caractéristiques des matières présentes, de leurs proportions
respectives, des possibilités de l’oxydation.
La DCO est la concentration, exprimée en mg.L-1, d’oxygène équivalente à la quantité de
dichromates consommée par les matières dissoutes et en suspension lorsqu’on traite un
échantillon d’eau avec cet oxydant dans des conditions définies par la norme. [16]
I.4.3.5. La Demande Biochimique en Oxygène (DBO) :
Pratiquement, la demande biochimique en oxygène devrait permettre d’apprécier la charge du
milieu considéré en substances putrescibles, son pouvoir auto-épurateur et d’en déduire la
charge maximale acceptable, principalement au niveau des traitements primaires des stations
d’épuration.
La demande biochimique en oxygène après 5 jours (DBO5) d’un échantillon est la quantité
d’oxygène consommé par les microorganismes aérobies présents dans cet échantillon pour
l’oxydation biochimique des composés organiques et/ou inorganiques. [16]
1.4.3.6. L’azote :
L’azote présent dans l’eau peut avoir un caractère organique ou minéral. L’azote organique
est principalement constitué par des composés tels que des protéines, des polypeptides, des
acides aminés, de l’urée. Le plus souvent ces produits ne se trouvent qu’à de très faibles
concentrations. Quant à l’azote minéral (ammoniaque, nitrate, nitrite), il constitue la majeur
partie de l’azote total. [16]

7
Chapitre I : Caractéristiques des eaux

Figure I-1 : Le cycle de l’Azote dans les rivières. [15]


1.4.3.7. Les nitrates :
Les nitrates se trouvant naturellement dans les eaux provenant en grande partie de l’action de
l’écoulement des eaux sur le sol constituant le bassin versant. Leurs concentrations naturelles
ne dépassent pas 3 mg /L dans les eaux superficielles et quelques mg/L dans les eaux
souterraines. La nature des zones de drainage joue donc un rôle essentiel dans leur présence et
l’activité humaine accélère le processus d’enrichissement des eaux en nitrates. La teneur en
nitrates est en augmentation ces dernières années, de l’ordre de 0,5 à1 mg/l/an, voire 2mg/l/an
dans certaines régions. Cette augmentation a plusieurs origines :
 Agricole : agriculture intensive avec utilisation massive d’engrais azoté ainsi que
rejets d’effluents d’élevage. Cette source représente les 2/3 de l’apport en nitrates dans
le milieu naturel.
 Urbaine : rejet des eaux épurées des stations d’épuration où l’élimination de l’azote
n’est pas total et qui peuvent rejeter des nitrates ou des ions ammonium qui se
transformeront en nitrates dans le milieu naturel.
Cette source représente les 2/9 des apports.
 Industrielle : rejet des industries minérales, en particulier de fabrication des engrais
azotés. Cette source représente 1/9 des apports. [16]

8
Chapitre I : Caractéristiques des eaux

I.4.3.8. L’azote ammoniacal :


Pour désigner l’azote ammoniacal, on utilise souvent le terme d’ammoniaque qui correspond
au formes ionisées (NH4+) et non ionisées (NH3) de cette forme d’azote. L’ammoniaque
constitue un des maillons du cycle de l’azote. Dans son état primitif, l’ammoniac (NH3) est un
gaz soluble dans l’eau, mais, suivant les conditions de pH, il se transforme soit en un composé
non combiné, soit sous forme ionisée (NH4+). Les réactions réversibles avec l’eau sont
fonction également de la température et sont les suivantes :
NH3 +H2O → NH4OH → NH4+ + OH- [16]
I.4.3.9. Le Phosphore :
Le phosphore peut exister dans les eaux en solution ou en suspension, à l’état minéral ou
organique. Les composés phosphorés qui, sans hydrolyse ou minéralisation, répondent au test
spectrophotométrique sont considérés comme étant des orthophosphates. L’hydrolyse en
milieu acide fait apparaître le phosphore hydrolysable et minéralisation, le phosphore
organique. Chaque fraction (phosphore en solution ou en suspension) peut être séparée
analytiquement en orthophosphates, phosphore hydrolysable et phosphore organique. Suivant
les cas, la teneur en phosphates peut être exprimée en mg/L de PO4 ou de P2O5
1mg/L PO4 = 0,747 mg/L P2O5 = 0,326 mg/L P
I.4.3.10. Le sulfate:
La concentration en ion sulfate des eaux naturelles est très variable. Dans les terrains ne
contenant pas une proportion importante de sulfates minéraux, elle peut atteindre 30 à 50
mg/L, mais ce chiffre peut être très largement dépassé (jusqu’à 300 mg/L) dans les zones
contenant du gypse ou lorsque le temps de contact avec la roche est élevé. La teneur en
sulfates des eaux doit être reliée aux éléments alcalins et alcalinoterreux de la minéralisation.
Leur présence dans l’eau est généralement due à des rejets en provenance d’ateliers de
blanchiment (laine, soie, etc.), d’usines de fabrication de cellulose (pâte à papier, etc.) et
d’unités de déchloration. [8]

I.4.4. Paramètres Bactériologiques :


Seules quelques dizaines d’espèces sont adaptées à l’homme : la plupart sont inoffensives ou
même utiles, étant commensales et faisant partie des flores cutanées, digestive, buccale,
génitale ; certaines sont pathogènes, opportunistes ; une minorité est régulièrement pathogène.
Vu leur rôle dans le processus, il nous a paru utile de citer quelques bactéries les plus
rencontrées :

9
Chapitre I : Caractéristiques des eaux

I.4.4.1. Les coliformes :


Sous le terme de « coliformes » est regroupé un certain nombre d’espèces bactériennes
appartenant en fait à la famille des Enterobacteriaceae.
La définition suivante a été adoptée par l’Organisation Internationale de Standarisation
(ISO) :
« Bacille à Gram négatif, non sporogène, oxydase négative, facultativement anaérobie,
capable de croître en présence de sels biliaires ou d’autres agents de surface possédant des
activités inhibitrices de croissance similaire, et capable de fermenter le lactose (et le mannitol)
avec production d’acide et d’aldéhyde en 48 h, à des températures de 35 à 37 C° ».
Les coliformes comprennent les genres : Echerichia, Citrobacter, Enterobacter, Klebsiella,
Yersinia, Serratia.
 Le terme de « coliformes fécaux » ou de « coliformes-tolérants » correspond à des
coliformes qui présentent les mêmes propriétés (caractéristiques de coliformes)
après incubation à la température de 44 C°. Le groupe des coliformes fécaux
comprend les espèces suivantes : Citrobacter freundii, Citrobacter diversus,
Citrobacter amalonaticus, Entrobacter aerogenes, Entrobacter cloacae, Echerichia
coli, Klebsiella pneumonia, Klebsiella oxytoca, Moellerella wisconsensis,
Salmonella (sous genre III Arizona), Yersinia enterocoltica.
 Le terme « E. coli présumé » correspond à des coliformes thermotolérants qui
produisent de l’indole à partir de tryptophane, à 44 C°.
 Le terme « E. coli » correspond à des coliformes thermotolérants qui produisent de
l’indole à partir du tryptophane et ont les caractères biochimiques propres à cette
espèce. [16]
I.4.4.2. Les streptocoques fécaux et Enterococcus :
Sous la dénomination générale de « streptocoques fécaux », il faut entendre l’ensemble des
streptocoques possédant la substance (acide teichoïque) antigénique caractéristique du groupe
D de Lancefield, c'est-à-dire essentiellement : Enterococcus faecalis, E.faecium, E.durans,
E. hirae, Streptococcus bovis, S. suis et S. equinus. Ces streptocoques du groupe D sont
généralement pris globalement en compte comme des témoins de pollution fécale, car tous ont
un habitat fécal.
Toutefois, d’une façon générale, les concentrations en streoptocoques fécaux sont, dans les
milieux naturels autres que ceux spécifiquement pollués par le bétail, inferieurs à celles des
coliformes fécaux. Il faudra tenir compte de cette différence des concentrations (que l’on peut
évaluer à un rapport de 1 à 2 ou 4) dans le choix de prise d’essai.
10
Chapitre I : Caractéristiques des eaux

Le genre Streptococcus est vaste et divers, de sorte qu’il est dificile de classer ces bactéries de
façon satisfaisante. Les 29 espèces du genre Streptococcus sont subdivisées en 5 groupes
princpaux :
 Les streptocoques pyogènes hémolytiques.
 Les streptocoques oraux.
 Les entérocoques.
 Les streptocoques lactiques. [16]

I.4.4.3. Les bactéries sulfito-réductrices :


Les Clostriduim sulfito-réducteurs sont souvent considérés comme des témoins de pollution
fécale. La forme spore, beaucoup plus résistante que les formes végétatives des coliformes
fécaux et des streptocoques fécaux, permettrait ainsi de déceler une pollution fécale ancienne
ou intermittente.
Donc la nomenclature sulfitoréducteurs est attribuée à ces germes car ils ont comme point
commun de réduire le sulfite de sodium en sulfure selon la réaction suivante :
SO3-2 +6H+ +6e- →S2- +3H2O

I.5 Caractéristiques du substrat


Est appelé substrat l’ensemble des produits contenus dans une eau et susceptibles d’être
utilisés par les bactéries pour leur croissance. Ces éléments peuvent être classés de la façon
suivante :
 éléments majeurs : C, H, O et N ;
 éléments mineurs : P, K, S et Mg ;
 vitamines et hormones ;
 éléments traces ou oligoéléments (Co, Fe, Ni…).
Dans le milieu particulièrement complexe que représente la plupart des eaux résiduaires, les
éléments traces, les vitamines et les hormones sont généralement en concentration suffisante
pour assurer une épuration correcte. Il en est de même pour K, S et Mg. En revanche, il peut
arriver que l’eau à traiter ne contienne pas assez de phosphore, ni même d’azote, cas typique
de certaines ERI (même en mélange avec des ERU) ; il faut alors en rajouter.
La lutte contre l’eutrophisation peut nécessiter, en revanche, l’élimination de ces éléments.

11
Chapitre I : Caractéristiques des eaux

I.5.1 Pollution Carbonée


Le carbone organique est généralement la pollution principale à éliminer. Il est aussi le
principal constituant de la biomasse (formule très simplifiée : C5H7O2N soit 53 % de C).
Compte tenu de la diversité des formes de pollutions carbonées, on a généralement recours à
des méthodes de caractérisation globale à savoir :
 demande biochimique en oxygène (DBO).
 demande chimique en oxygène (DCO).
 carbone organique total (COT). [8]
I.5.2 Pollution azotée
Dans une eau résiduaire « fraîche », l’azote est essentiellement contenu dans les protéines et
l’urée mais au cours du séjour dans le réseau d’égouts, une forte proportion de l’azote
organique est hydrolysée en ammoniaque. À l’entrée de la station, l’azote se répartit
typiquement en ammoniaque (60 à 75 %) et en azote organique (25 à 40 %) sous forme
soluble et particulaire.
Les sources d’azote susceptibles d’être utilisées par les différents micro-organismes incluent
pratiquement toutes les sources d’azote organique et minéral. L’azote est métabolisé pour
fournir essentiellement des protéines, des acides nucléiques et les polymères des parois
cellulaires.
I.5.3 Pollution Phosphorée
Le phosphore est présent dans les eaux usées, soit sous forme d’orthophosphates, soit sous
forme de polyphosphates ou de phosphore organique.
Ce phosphore est incorporé essentiellement dans les acides nucléiques, les phospholipides et
les polymères des parois bactériennes. Dans certains cas particuliers, il peut être stocké dans
la cellule. [8]

12
Chapitre II : STEP à Boues activées
Conception et objectif épuratoire

II.1. Définition :
Une station d‘épuration est une usine qui nettoie les eaux usées et les eaux pluviales par des
procédés physiques, chimiques ou biologiques. Constituée d‘une succession de dispositifs où
l‘eau est progressivement débarrassée de ses substances polluantes, la station rejette au final
dans la nature une eau propre mais non potable. Les résidus de traitement sont récupérés sous
forme de boues, puis utilisées comme engrais agricole.
II.2. Les procédés biologiques de traitement des eaux usées
II.2.1. Procédés à cultures libres

Reproduction en réacteur de l’effet auto-épurateur des rivières (boues activées, lagunages…)

II.2.2. Procédés à cultures fixées


Reproduction en réacteur de l’effet auto-épurateur des sols (lits bactériens, biodisques,
biofiltres, lits plantés de roseaux …) [11]

II.3. Les étapes d'épuration:


L’épuration sera faite en plusieurs phases. Chaque phase peut être accomplit par plusieurs
procédures ou types des équipements. Les phases principales de traitement sont :

 Prétraitement : élimine les matières qui endommagent les équipements sans être
traites.
 Traitement primaire : élimine les solides décantables ou flottables.
 Traitement secondaire : élimine la DBO5 et les matières dissous et suspendues à
l’aide des réactions biologiques.
 Traitement tertiaire : utilise le traitement physique et chimique pour élimine le reste
de DBO5, le solide et matières organiques restants.
 Désinfection : élimine tout les microorganismes et les pathogènes qui peuvent
provoquer des maladies ou infecter le système naturelle
 Traitement des boues : stabilise les solides retirés durant le traitement des eaux
usées, désactive le organisme pathogènes et réduit leur volume en éliminant l’eau.

Prétraitement Traitement Traitement Traitement Désinfection Traitement


primaire secondaire tertiaire des boues

Figure II-1 : Les étapes d'épuration des eaux usées

13
Chapitre II : STEP à Boues activées
Conception et objectif épuratoire

II.3.1. Prétraitement :

Le prétraitement consiste en trois étapes principales qui permettent de supprimer de l’eau les
éléments qui gêneraient les phases suivantes de traitement. Toutes les stations d’épuration ne
sont pas forcément équipées des trois, seul dégrillage est généralisé, les autres sont le
dessablage et le dégraissage.

Dégrillage Poste de Tamisage Dessablage et


relevage dégraissage

Figure II-2 : Filière de prétraitement.

II.3.1.1. Dégrillage :

Le dégrillage est réalisé en faisant passer les eaux usées au travers d’une grille pour :

 Séparer et évacuer les matières volumineuses.

 Protection des ouvrages en aval contre l'arrivée de gros objets.

 Amélioration de l’efficacité du traitement.

Type de grille :

a. Manuel : Grille dans le courant d'eau

 espace entre les barreaux généralement 2,5 cm

 grille inclinée de 60 à 80° sur l'horizontale pour faciliter le nettoyage.

Figure II-3 : Grille manuel.

14
Chapitre II : STEP à Boues activées
Conception et objectif épuratoire

b. Dégrillage automatique

Grilles droites :

 Adaptées au dégrillage fin.

 Verticales ou légèrement inclinées (80°) sur l'horizontale.

 Différents systèmes de nettoyage des grilles peuvent être mis en place :

- râteau alternatif à commande par crémaillère.

- brossage.

- grappin alternatif.

II.3.1.2. Poste de relevage :

Après le dégrillage l’eau est dirigée vers un poste de relevage ou il ya des pompes ou vis
d’Archimède submersible qui relève l’eau vers le tamis.

Photo II-1 : Vis d’Archimède.

15
Chapitre II : STEP à Boues activées
Conception et objectif épuratoire

II.3.1.3. Tamisage :

Dégrillage poussé par filtration des eaux brutes sur toile, treillis ou tôle perforée, à mailles
plus ou moins fines.

Certains effluents, nécessitent un tamisage afin de réduire une partie significative de la


pollution en suspension et éventuellement de la revaloriser.

 macrotamisage (mailles > à 0,3 mm) destiné à retenir certaines MES, des flottants,
des filasses... de dimensions comprises entre 0,3 mm et quelques mm.

 microtamisage (mailles < à 100 μm) : cela correspond généralement à un traitement


de finition après la clarification. [2]

Photo II-2 : Tamisage

Types De Tamis :

 Macrotamis rotatifs.
 Tamis à grille concave.
 Tamis vibrants.
 Tamis fixes à nettoyage par raclage.
 Tamis à chaîne filtrante à auto-nettoyage continu.

16
Chapitre II : STEP à Boues activées
Conception et objectif épuratoire

II.3.1.4. Dessablage et dégraissage :

Le dessablage permet, par décantation, éliminer les sables et graviers des eaux usées, éviter
les dépôts de graviers et de sable dans les tuyauteries ou dans les différents bassins, éviter
l’abrasion des matériels tels que les pompes.

Le dégraissage permet de séparation liquide solide résultant d’un compromis entre une
rétention maximale des graisses et un dépôt minimal de boues.

Les graisses sont collectées par un racleur et envoyées vers une fosse/un bac à graisses

Figure II-4 : Poste de prétraitement des eaux usées.

II.3.2. Traitement primaires :

Les traitements primaires visent à éliminer les matières minérales et organiques en suspension
par une décantation. Il fait appel à différents procédés physiques ou chimiques.

Lorsqu’un effluent contient des toxiques, il ne doit pas être introduit dans un traitement
biologique car il en détruirait les micro-organismes.

Les réactifs utilisés sont adaptés à la nature de chaque substance toxique à neutraliser. Par
l’ajout de réactifs coagulants et poly électrolytes, on provoque une action ionique qui favorise
la floculation. Les précipités sont recueillis par décantation sous forme de boues. [2]

17
Chapitre II : STEP à Boues activées
Conception et objectif épuratoire

II.3.2.1. La neutralisation :

De nombreux rejets industriels contiennent des matières alcalines ou acides qui nécessitent
une neutralisation avant rejet dans un réseau d’égouts urbain ou dans les cours d’eau ou avant
un traitement ultérieur chimique ou biologique.

La neutralisation est importante car :

 Un pH< 5.5 stoppe le développement de la microfaune.


 Un pH> 8.5 provoque la désagrégation de l’épiderme des organismes vivants, le pH
joue un rôle important dans l’activité bactérienne, sur la dispersion ou la précipitation
des colloïdes.

La neutralisation de l’effluent à traiter se fait par utilisation de soude, de chaux, d’acide


sulfurique ou d’acide chlorhydrique.

Le pH doit avoir une valeur proche de l’équilibre calco-carbonique pour protéger les
matériaux contre la corrosion et contre l’entartrage (calcaire).

II.3.2.2. Coagulation/floculation :

La coagulation a pour but principal de déstabiliser les particules colloïdales en suspension,


c’est-à-dire de faciliter leur agglomération. En pratique, ce procédé est caractérisé par
l’injection et la dispersion de produits chimiques.

La floculation a pour but de favoriser, à l’aide d’un mélange lent, les contacts entre les
particules déstabilisées. Ces particules s’agglutinent pour former un floc qu’on pourra
facilement éliminer par décantation. [3]

II.3.2.3. La décantation :

La décantation consiste à faire traverser un bassin préalablement conditionné avec les réactifs
par l’effluent à faible vitesse, de façon à ce que les matières en suspension et les flocs puissent
sédimenter. Le profil de fond de ce bassin permet le rassemblement et la reprise de la
suspension obtenue et les boues déposées sont récupérées par raclage permanent et pompage.

Le pompage des boues vers l’épaississeur ou le digesteur doit être fréquent, préférablement
toutes les 4 heures, afin d’éviter les fermentations. [3]

II.3.3. Le traitement secondaire :

L’élimination des matières organiques implique le recours à des traitements biologiques qui
font intervenir des organismes vivants, essentiellement des bactéries. Ces traitements sont
basés sur la capacité des micro-organismes à oxyder la matière minérale (NH3 ….) et les
matières constitutives de la DCO et de la DBO d’une part (aérobiose), et à réduire d’autre part
les molécules comportant de l’oxygène: NO3 (anoxie), PO-4 et CO2 (anaérobie). Ils vont
permettre ainsi d’éliminer la pollution soluble biodégradable et une partie des MES. [2]

18
Chapitre II : STEP à Boues activées
Conception et objectif épuratoire

II.4. Filière à boues activées


II.4.1.Principe de fonctionnement

Les eaux usées préalablement prétraitées arrivent dans le bassin d’aération (où se trouvent les
microorganismes épurateurs). Le bassin d’aération comme le nom l’indique doit être aéré. Un
brassage est nécessaire pour permettre la mise en contact entre les bactéries, la pollution et
l’air. (Ce brassage est nécessaire lors d’une aération syncopée). En sortie du bassin d’aération
la liqueur mixte arrive dans le clarificateur où se déroule la séparation.

Dans les conditions favorables à leur développement la concentration de boues augmente au


cours du temps dans le réacteur biologique d’où l’extraction des boues en excès. La
recirculation des boues décantées du clarificateur au bassin d’aération permet entre autre
d’ensemencer le bassin d’aération en bactéries épuratrices.

II.4.2. Les microorganismes

Les bactéries

L’épuration biologique utilise des microorganismes monocellulaire (Taille des bactéries


=1µm) capable d’assimiler la pollution dissoute et qui présentent les caractéristiques
suivantes:

 ce sont des organismes MICROSCOPIQUES. Leur taille est en rapport avec


celle de la pollution ;
 elles s'adaptent facilement à la nourriture disponible. Ceci est essentiel
puisque la qualité des eaux usées change constamment ;
 elles se reproduisent très rapidement. Donc si la quantité de pollution varie
rapidement, leur nombre évolue en fonction de cette quantité.
 Adaptation rapide au milieu ambiant sous réserve de :
- pH 7
- présence d’oxygène
- Température 12°C
- DCO /DBO5 < 4
- Matière biodégradable disponible C/N/P/ (100/5/1)
Certaines conditions doivent être respecté notamment :

 L’assimilation de la pollution se déroule dans le bassin d’aération.


 La séparation ou la phase de clarification: séparation boues produites et eau traitée
(liqueur mixte obtenue en sortie du bassin d’aération) s’effectue dans le clarificateur.

Mais ce qui est fondamental, c'est l'aptitude des bactéries à la floculation. En effet, lorsque les
bactéries sont dans des conditions favorables, elles s'agglomèrent pour former des flocons de
boue que l'on pourra séparer de l'eau par simple décantation au niveau du clarificateur.

19
Chapitre II : STEP à Boues activées
Conception et objectif épuratoire

La floculation des bactéries est un phénomène complexe qu'on explique ainsi :

 Les bactéries lors de leur croissance libèrent des polymères (floculant) qui favorisent
leur agglomération entre elles et sur les particules en suspension.
 Au cours de l'épuration, on maintient volontairement un équilibre entre la quantité de
boue et la quantité de pollution à éliminer, si bien que les bactéries ont juste la quantité
de nourriture nécessaire à leur vie et leur reproduction. Elles n'ont donc pas d'énergie à
dépenser pour se déplacer, et de se fait, elles ont tendance à se regrouper.

 Les bactéries sont les premiers organismes à se développer et à assimiler la pollution,


mais rapidement, il apparaît au sein de la boue des protozoaires. Ces organismes sont
les prédateurs des bactéries.
Ils participent à l'épuration en éliminant une partie de la pollution, mais surtout en
éliminant les bactéries qui ne veulent pas floculer et qui restent en suspension.[13]

Figure II-5 : La floculation des bactéries [13]

Comme tout organisme vivant, les bactéries ont besoin de nourriture, mais surtout d'air. Il en
est de même pour l'homme, qui pourra se passer temporairement de nourriture, mais
absolument pas d'air. En fait, l'élément important est l'oxygène (O2) présent dans l'air à
hauteur de 20 %.

20
Chapitre II : STEP à Boues activées
Conception et objectif épuratoire

Figure II-6: Les besoins des bactéries épuratrices [13]

Pollution + Microorganismes + O2 ---> Microorganismes + H2O + CO2

3 Phases

 l'assimilation (ou anabolisme) : utilisation des matières polluantes pour la synthèse de


nouvelles cellules;
 la respiration (ou catabolisme) : combustion des substrats afin de libérer l'énergie
nécessaire aux microorganismes pour assumer leurs fonctions vitales;
 la respiration endogène où les microorganismes utilisent leur propre matière en guise
de substrat.

II.4.3. Conception
Le schéma ci-dessous présente les éléments essentiels pour assurer le traitement des eaux
usées par le procédé BOUES ACTIVEES.

- L'arrivée d'eaux usées.


- Le BASSIN D'AERATION. Il peut être rectangulaire, circulaire ou annulaire.
- L'arrivée d'air.
- Le brassage de la boue.
- Le CLARIFICATEUR. Il peut être circulaire ou rectangulaire. A ce niveau s'effectue la
séparation entre les boues et l'eau épurée.
- Le dispositif de RECIRCULATION des boues.
- Le dispositif d'EXTRACTION des boues. [13]

21
Chapitre II : STEP à Boues activées
Conception et objectif épuratoire

Figure II-7: Schéma de principe d'une STEP à boues activées [13]

II.4.3.1. Bassin d’aération :

Contenu : Biomasse épuratrice + matières nutritives (C, N, P) contenues dans les eaux usées
urbaines + oxygène.

Aération : 2 fonctions

• apport d’oxygène pour l’établissement d’une flore bactérienne essentiellement


hétérotrophe et aérobie (Pseudomonas, Alcaligènes, Flavobactérium, Bacillus...)

• brassage pour favoriser le contact entre bactéries, pollution et O2 et pour éviter les
dépôts.

Influence des conditions du milieu sur les phénomènes biologiques

 Besoins en éléments nutritifs : DBO5/N/P = 100/5/1


 Oligo-éléments : Fe, Mg, S
 Bassin aérobie : besoin d’O2 dissous pour se développer
 Bassin aéro-anaérobie : si O2 : métabolisme aérobie ; sinon : métabolisme
anaérobie.
 pH : 5 à 9
 TAC : apport de C minéral (micro-organismes autotrophes)
 Température :
‰ Basse température : ralentissement de l’activité bactérienne
‰ Température élevée : diminution de la solubilité de l’oxygène [7]

22
Chapitre II : STEP à Boues activées
Conception et objectif épuratoire

II.4.3.1.1 Paramètres caractéristiques :

II.4.3.1.1.1. Charge massique Cm :

Elle caractérise l'équilibre biologique du traitement. Schématiquement, elle représente le


rapport : (nourriture/biomasse) dans le réacteur biologique (bassin d'aération).

• Elle est déterminée plus spécifiquement par le rapport :

Calcul de la charge massique

Le mode de calcul le plus utilisé, en particuliers par les constructeurs, est défini par la
relation suivante :

Avec:

• Q: Débit journalier (m3/j) entrant dans le bassin d'aération

• [DBO5] : Concentration moyenne (Kg DBO5/m3) e l'influent à l'entrée du bassin


d'aération

• VBA : Volume (m3) du bassin d'aération

• [MVS]BA : Concentration en (kg/m3) en MVS des boues dans le bassin d'aération [8]

II.4.3.1.1.2. Charge volumique :

 Q: Débit journalier (m3/j) d'eau brute alimentant l'étage biologique;

23
Chapitre II : STEP à Boues activées
Conception et objectif épuratoire

 [DBO5] : Concentration (kg/m3) en DBO5 dans l'influent du réacteur Biologique;

 VBA : Volume (m3) du bassin d'aération.[8]

Tableau II-1: Les variations des charges massique et volumique

II.4.3.1.1.3. Le temps de séjour (ts)

C'est le temps de séjour hydraulique de l'eau dans un bassin (déssableur, décanteur primaire,
bassin d'aération, clarificateur, ...) permettant le déroulement des phases de traitement
souhaitées :

 sédimentation, tassement, séparation (pour les déssableurs et décanteurs),

 mise en contact, adsorption, assimilation, respiration, ... (pour le bassin d'aération).

Il dépend de deux facteurs :

· Le volume du bassin V considéré (m3),

· Le débit de l'effluent transitant Q (m3 .h-1). [8]

- Calcul du temps de séjour :

• Le débit de l'effluent n'est que très rarement constant. C'est pourquoi, on définit
généralement :

24
Chapitre II : STEP à Boues activées
Conception et objectif épuratoire

Figure II-8: Le temps de séjour de l'eau dans le bassin d'aération [8]

II.4.3.1.1.4. Age des boues

Temps de séjour des boues dans les ouvrages de traitement biologique (Bassin d'Aération et
clarificateur). Ce temps est plus long que le temps de séjour, du fait de la recirculation
répétitive.

Age des boues (jour) = St / E

• St : désigne la quantité de boue présente dans la filière de traitement biologique


(Bassin d'Aération ou Bassin d'aération et clarificateur) (kg MS)

• E : la quantité de boues extraite de la filière de traitement (kg MS.j-1). [8]

II.4.3.1.1.5. Indice de boues (mL/g)

Ce paramètre permet d’apprécier l’aptitude de la boue à la décantation.

 Indice de Molhman (IM) : représente le volume occupé par un gramme de boue


activée après 30 minutes de décantation.

IM = V30 / [MS]

• [MS] concentration en matières en suspension dans l'éprouvette en g/L

• V30 volume de boues décanté en 30 mn en ml

- Si le volume V30 est inférieur à 300mL, l’indice de Molhman correspond à l’indice de boue.

25
Chapitre II : STEP à Boues activées
Conception et objectif épuratoire

- Sinon, dilution des boues (impérativement avec l’eau de sortie du clarificateur), pour obtenir
100mL < V30 < 300mL

IB = V30 / [MS]. Taux de dilution

 Si IM inférieur à 50 ml·g-1 : mauvaise décantabilité (les flocs ne sont pas assez


concentrés)
 Si IM est compris entre 50 ml·g-1 et 150 ml·g-1 : bonne décantabilité
 Si IM supérieure à 150 ml·g-1 : phénomène de bulking (foisonnement de bactéries
filamenteuses)

26
Chapitre II : STEP à Boues activées
Conception et objectif épuratoire

Figure II-9: Exemple de calcule de l'indice des boues [13]

27
Chapitre II : STEP à Boues activées
Conception et objectif épuratoire

II.4.3.1.1.6. Recirculation :

 Maintenir une concentration en biomasse constante et convenable dans le bassin


d’aération.

 Limiter le temps de séjour de boues dans le clarificateur.

II.4.3.1.1.7. Extraction :

 Evacuer les boues produites pour maintenir une concentration en biomasse constante
et convenable dans le bassin d’aération.

 Age des boues.

II.4.3.2 Puits de dégazage :

 Eliminer l’air contenu dans la liqueur mixte et ainsi faciliter l’étape suivante : la
décantation

 Retenir les mousses. [13]

Photo II-3: Puits de dégazage.

II.4.3.3 Le clarificateur

Une fois dégazée, la liqueur mixte arrive par le centre du clarificateur et se heurte au Clifford.
Celui-ci permet d’éviter remise en suspension des particules et des boues décantées. Le rôle
du clarificateur est de séparer les boues de l’eau. Ainsi une fois clarifiée, l’eau passe une
cloison siphoïde retenant les derniers flottants et est évacuée pour atteindre le canal de
comptage.
Les flottants sont récupérés par le pont, les évacuant par la fosse à flottant. Ils sont ensuite

28
Chapitre II : STEP à Boues activées
Conception et objectif épuratoire

acheminés dans le poste toutes eaux.


Dans la partie périphérique de l’ouvrage, les boues sont rassemblées au centre du clarificateur
pour faciliter l'aspiration par le fond du bassin.[1]

Figure II-10: Clarificateur

II.5. Traitement tertiaire :


On entend par « traitement tertiaire », tout traitement physique, chimique ou biologique qui
vient suppléer les traitements primaire et secondaire.

Les traitements tertiaires possibles sont nombreux et peuvent, dans certains cas, constituer une
chaine plus ou moins complexe, tout dépend de l’usage qu’on fera de l’eau traitée.

Ces traitements visent principalement l’élimination du phosphore (la déphosphatation) :

II.5.1. La déphosphatation :

L’élimination du phosphore concerne les traitements de déphosphatation, soit physico-


chimique soit biologique. La déphosphatation biologique, de développement récent, est basée
sur la succession de phases anaérobies et aérobies au cours du traitement biologique mais son
rendement est en générale moins bon que celui de la déphosphatation physico-chimique.

La déphosphatation peut aussi être réalisée par précipitation physico-chimique en présence de


sels minéraux comme le sulfate d’ammonium ou le chlorure ferrique et s’effectuer soit
simultanément aux réactions biologiques dans le bassin de boues activées, soit en traitement
final. [7]

II.6. Désinfection :

La désinfection vise à réduire la concentration des germes pathogènes dans les effluents avant
rejet dans l’environnement. Contrairement aux normes de désinfection pour la production
d’eau potable qui spécifie l’absence totale de coliformes, les normes de rejets pour les eaux

29
Chapitre II : STEP à Boues activées
Conception et objectif épuratoire

résiduaires urbaines ERU varient suivant la nature du milieu récepteur. On peut distinguer
deux catégories de traitement :

 Les procédés extensifs comme le lagunage et l’infiltration-percolation (filtration à travers un


massif filtrant). Dans le cas du lagunage, il ne subsistera qu’une bactérie pour 1000 ou 10 000
présentes dans l’eau résiduaire alors que dans le second cas il n’en subsistera qu’une pour 100
ou 1000.

 Les procédés physico-chimiques intensifs comme la désinfection par le chlore, l’acide


péracétique, les UV, l’ozone ou la filtration sur membranes d’ultra ou de micro-filtration.
L’efficacité de ces procédés dépendra des doses utilisées (abattement de 4 à 6 logarithme),
quant à la filtration sur membrane d’UF, elle permet une désinfection totale. [7]

II.7. Le traitement des boues :

Les traitements biologiques ou physico-chimiques utilisés pour l’épuration des eaux


résiduaires génèrent une production importante de boues diluées (> 99% d’eau) et contenant
de la matière organique fermentescible. Les deux principaux objectifs de la filière de
traitement des boues seront donc :

 De stabiliser les matières organiques pour éviter toute fermentation incontrôlée qui
entraînerait des nuisances olfactives.

 D’éliminer un maximum d’eau afin de diminuer les volumes de boues à évacuer. Après une
étape préalable d’épaississement permettant de concentrer les boues, la stabilisation de la
matière organique est réalisée grâce à des procédés biologiques ou physico-chimiques.
L’étape finale de déshydratation permettra d’extraire le maximum d’eau.

II.8. Objectifs épuratoires d'une STEP

II.8.1. Traitement des pollutions

Plusieurs facteurs sont déterminants quant à l’efficacité des traitements envisagés comme :

- L’âge des boues (en moyenne 8,5 jours);


- Le temps de séjour dans le bassin d’activation (26 h avec un débit moyen et 12 h en débit
pointe (sans recirculation);
- Le rapport C/N/P;
- La température;
- La concentration en oxygène;
- La biodégradabilité de l’effluent;

Plus ses paramètres sont contrôlés, plus l’activité et l’aptitude des bactéries à se dédoubler
sont propices au bon déroulement de procédé de dégradation. [13]

30
Chapitre II : STEP à Boues activées
Conception et objectif épuratoire

II.8.1.1 Traitement du carbone

L’élimination du carbone est un processus biologique aérobie effectué par des populations
bactériennes hétérotrophes. Elles utilisent la DBO comme substrat carboné organique et O2
pour dégrader la matière organique en matière minérale. Les caractéristiques principales de
cette population est une dégradation et assimilation rapide ainsi qu’une « voracité » dont il
faut tenir compte pour le développement des autres types de bactéries épuratrices primordiales
aux traitements des autres pollutions. [7]

II.8.1.2 Traitement de l’azote

Ce processus n’est possible que si la station est en faible charge et que celle-ci sépare
parfaitement les périodes aérobies et anoxies. Ainsi ce procédé se divise en deux temps : une
nitrification suivie d’une dénitrification :

- La première phase est appelée : nitrification. Elle assure la dégradation de l’azote


organique en ammonium puis nitrites et nitrates. La nitrification est assurée par des
populations bactériennes autotrophes qui utilisent le CO2 de l’air comme substrat carbonée et
l’O2 comme source de respiration. Cependant le temps de dédoublement des bactéries
nitrifiantes (Nitrosomonas et Nitrobacter) est beaucoup plus long que celui des bactéries
hétérotrophes.
Pour garantir une efficacité sur le traitement, il est nécessaire d’assurer un temps de séjour
suffisamment long dans le bassin biologique : l’âge des boues est donc un facteur important.
Plus les boues sont âgées meilleure est l’assimilation et la dégradation de l’azote organique
par ces bactéries. [10]

- La seconde phase est appelée : dénitrification est la transformation des nitrates en azote
gazeux, effectuée par des bactéries dénitrifiantes (Bacillus, Pseudomonas, Chromobacter...).
Comme les bactéries du carbone, elles sont hétérotrophes donc elles ont un besoin en DBO
pour être actives. Pour mobiliser le carbone restant ses bactéries vont utiliser des
mécanismes endogènes. Cependant cette condition doit être couplée à une période d’anoxie
(absence d’oxygène libre dans le milieu) suffisamment longue au même moment car les
cinétiques de dénitrification endogènes sont lentes. Plus cette période d’anoxie est longue
plus la mobilisation du carbone sera facile.

II.8.1.3 Traitement du phosphore

Ce traitement est réalisé par deux voies : biologique ou/et physico-chimique via l’injection de
FeCl3. Dans le procédé d’élimination biologique du phosphore par boue activée la biomasse
est exposée à une alternance de conditions anaérobies et aérobies. Cette alternance permet une
dégradation de 50 à 60 % du phosphore par la biomasse. [7]

31
Chapitre II : STEP à Boues activées
Conception et objectif épuratoire

II.9. Les différentes conceptions en fonction des objectifs épuratoires


II.9.1. Pollution carbonée

Une station d’épuration à boues activées qui a comme objectif épuratoire l’élimination de la
pollution carbonée (DBO5, DCO, MES) comprend :

• Un bassin dit d’aération dans lequel l’eau à épurer est mis en contact avec la masse
bactérienne épuratrice.
• Un clarificateur dans lequel s’effectue la séparation de l’eau épurée et de la culture
bactrienne.
• Un dispositif de recirculation assurant le retour vers le bassin d’aération des boues
biologiques récupérées dans le clarificateur.
• Un dispositif d’extraction et d’évacuation des boues en excès, c'est-à-dire de surplus de
culture bactérienne synthétisée en permanence à partir du substrat, un dispositif de
fourniture d’oxygène à la masse bactérienne présente dans le bassin d’aération.
• Un dispositif de brassage, afin d’assurer au mieux le contact entre les cellules bactériennes
et la nourriture, d’éviter les dépôts, de favoriser la diffusion de l’oxygène partout ou il en
besoin.

Figure II-11: Conception générale d’une station d’épuration à boues activées (qui a comme
objectif le traitement du carbone).

II.9.2. Pollution carbonée et azotée

La pollution azotée peut être traitée de manière biologique grâce à une succession de phases
aérées et non aérées dans des bassins séparés.

Ce procédé permet d’éliminer l’azote sous forme gazeuse qui est alors renvoyée dans
l’atmosphère. [10]

32
Chapitre II : STEP à Boues activées
Conception et objectif épuratoire

II.9.2.1. NITRIFICATION :

Sous l’effet de l’oxygénation de l’eau, l’azote ammoniacal se transforme en nitrates.

NH4+ + 1,5 O2 2H+ + H2O + NO2- (phase transitoire)

 Oxydation de NH4+ en NO2-:


Les bactéries effectuant cette transformation sont principalement :

NITROSOMONAS, NITROCYSTIS, NITROSPIRA, NITROSOGLEA.

 Oxydation de NO2- en NO3-


En présence d’oxygène les nitrites sont transformés en nitrates

NO2- + 0,5 O2 NO3-

Les bactéries impliquées dans cette transformation sont :

NITROBACTER, NITROCYSTIS, BACTODENNA, MICRODENNA.

II.9.2.2. DENITRIFICATION:

Le liquide obtenu est placé dans un bassin sans oxygène (anoxie). Les bactéries consomment
l’oxygène des nitrates et les transforment en azote gazeux… qui s’évapore.

NO3- NO2- NO N2O N2

 Première conception (deux bassins séparés):

Dans cette conception la station est équipée de deux bassins, le premier bassin anoxique et le
deuxième bassin aérobie. L'eau prétraitée traverse premièrement un bassin fonctionnant en
conditions anoxiques dans lequel est réalisée la dénitrification. Ce bassin doit fonctionner en
absence d'oxygène et en présence de matière carbonée. En sortie du bassin de dénitrification
se trouve le bassin d'aération dans lequel la pollution carbonée est dégradée et la nitrification
est réalisée. De l'oxygène doit être injecté dans ce bassin d'aération pour assurer le bon
fonctionnement de la biomasse. Une partie du contenu du deuxième bassin, la liqueur mixte,
est renvoyée directement vers le bassin anoxie : cette boucle est qualifiée de recirculation
interne. Le débit est défini par un taux de recirculation. Cette recirculation permet de fournir
au bassin anoxie les nitrates issus de la nitrification qui vont pouvoir être dénitrifiés. [7]

33
Chapitre II : STEP à Boues activées
Conception et objectif épuratoire

Figure II-12: Conception générale d’une station d’épuration à boues activées (qui a comme
objectif le traitement du carbone et de l’azote).

 Deuxième conception (syncopage d’aération)

La nitrification et la dénitrification se font dans le même bassin avec syncopage d’aération.


Ici, on ne sélectionne pas les populations dans les ouvrages spécifiques mais c'est par des
actions dans le temps que l'on réalise alternativement la NITRIFICATION (période
d'aération) et la DENITRIFICATION (arrêt de l'aérateur et prolongement pour obtenir
l'anoxie).

Figure II.13: Conception générale d’une station d’épuration à boues activées (qui a comme
objectif le traitement du carbone et de l’azote).

II.9.3 Pollution carbonée, azotée et phosphorée


Les micro-organismes assurant la dégradation du carbone et de l’azote intègrent du phosphore
à leur matériel cellulaire (structure membranaire, ATP et ARN).

La part de phosphore éliminée simplement par cette voie représente environ 25 % de la


quantité journalière à dégrader. Pour augmenter les performances d’élimination du phosphore,
les installations à boues activées réalisent un transfert sous forme particulaire

 soit par précipitation (voie physico-chimique),

34
Chapitre II : STEP à Boues activées
Conception et objectif épuratoire

 soit par suraccumulation au sein de la biomasse épuratrice (voie biologique)


 soit par combinaison des deux processus (filière combinée).
Le traitement biologique, au sens large, englobe:
• d’une part l’assimilation du phosphore par la biomasse pour ses besoins métaboliques
minimaux,
Matière organique + Bactéries → Nouvelles Bactéries + H2O + CO2
• d’autre part la suraccumulation du phosphore par des bactéries déphosphatantes au-
delà de leurs besoins métaboliques. [10]

Conception avec la succession de trois bassins (anaérobie, anoxie et aérobie)

Dans le bassin d’anaérobiose, les bactéries déphosphatantes, synthétisent un produit de


réserve, à partir du substrat facilement biodégradable des eaux usées et de l’énergie libérée
par l’hydrolyse intracellulaire de polyphosphates. Il en résulte un relargage de phosphate
(stress des bactéries) dans le milieu externe. Dans le bassin d’aération, les produits de réserve
et la matière organique contenus dans les eaux usées sont oxydés par les bactéries. La
respiration (de l’oxygène) produit l’énergie nécessaire aux bactéries qui régénèrent leurs
stocks de polyphosphates et croissent. L’élimination biologique du phosphore est liée à une
réabsorption (réassimilation) de P plus importante que le relargage.

Figure II.14: Conception générale d’une station d’épuration à boues activées (qui a comme
objectif le traitement du carbone, de l’azote et de phosphore).

35
Chapitre II : STEP à Boues activées
Conception et objectif épuratoire

II.10. Conclusion:
Une station d'épuration à boues activées présente les avantages et les inconvénients suivants:
 Les Avantages

Ce procédé élimine les molécules de phosphore, d'azote et de carbone présentes dans les eaux
résiduaires. Il est de plus relativement sûr, du fait du contrôle aisé des différents facteurs
nécessaires à son fonctionnement. Comparé à la technique des lits bactériens, il est plus
efficient et plus rapide. Enfin, les nuisances telles que les odeurs ou les mouches sont
inexistantes et son installation demande peu de place.
Ce dispositif est intéressant à partir de 400 équivalent-habitants minimum et peut aller jusqu'à
un traitement de 100.000 à 200.000 équivalent-habitants.

 Les inconvénients

L'épuration biologique à boue activée est un dispositif qui nécessite un entretien rigoureux
sous peine de dysfonctionnement, voire de panne. L'investissement de départ est élevé, mais
une comparaison avec les autres modes d'épuration permet de relativiser. L'implantation d'un
site dans un espace vert peut provoquer quelques nuisances, au niveau du bruit et des
matériaux utilisés. Enfin, la production de boues reste conséquente.

36
Chapitre III Système d’aération et de décantation

III.1. Système D’aération


III.1.1. Introduction :
L’aération des eaux usées est le processus d’ajout d’air dans les eaux usées pour permettre la
biodégradation aérobique des composants polluants. Le procédé de boues activées est l’option
la plus courante dans le traitement des eaux usées. L’aération dans un procédé de boues
activées est basée sur le transfert de l’air atmosphérique (principalement O2) dans un bassin
rempli de liquide, promouvant la culture et la reproduction des micro-organismes qui
effectuent le processus de traitement en décomposant la matière organique. L’aération rétablit
aussi les niveaux d’oxygène dissous dans l’effluent final dans le but de soutenir la vie
végétale et animale lorsqu’elles sont rejetées dans les rivières et les lacs.
Les Systèmes d’aération équipant un bassin d’épuration biologique ont un double but :
 Apporter aux micro-organismes aérobies l’oxygène, généralement emprunté à l’air,
dont ils ont besoin.
 Provoquer une homogénéisation et un brassage suffisants de façon à assurer un contact
renouvelé entre le milieu vivant, les éléments polluants et l’eau ainsi oxygénée.
Ces Systèmes sont constitués le plus souvent d’un appareil ou d’un ensemble d’appareils
placés dans un bassin de volume et de forme déterminés réalisant ces deux fonctions.
Les Systèmes utilisés de nos jours sont :
III.1.2. Aérateur De Surface :
Aération et traitement des grands volumes et effluents chargés. Puissante unités
flottantes. Flopulse XL est celui qui présente les meilleurs rendements en termes de
transfert d'oxygène. Il est parfaitement adapté aux bassins d'épuration dont la profondeur
n'excède pas 1,8m. Aérateur surface bassin d'épuration, aérateur à turbine rapide,
traitement eau usée industrielle.
Les aérateurs de surface se divisent en trois groupes :
 Les aérateurs à vitesse lente à axe vertical.
 Les aérateurs à vitesse lente à axe horizontal.
 Les aérateurs à vitesse rapide à axe vertical. [5]

37
Chapitre III Système d’aération et de décantation

Photo III-1: Aérateur de Surface


III.1.2.1. Aérateur à Vitesse Lente :
Étudiée pour optimiser le brassage et l’oxygénation des eaux usées, ces turbines lentes
ont été conçues et fabriquées pour être installées aussi bien en position flottante sur un
bassin, qu’en position fixe sous une passerelle d’exploitation.

Photo III-2: Aérateur à vitesse lente

III.1.2.1.1. Aérateur à vitesse lente à axe verticale :


Leur avantage réside dans leur simplicité d‘installation, leur rendement énergétique ou
encore leurs possibilités de brassage. Toutefois ils souffrent de leur manque de
souplesse d‘utilisation mêmes s‘ils sont encore largement utilisés. Ils aspirent l‘eau par
leur base et la rejettent latéralement.
38
Chapitre III Système d’aération et de décantation

Les turbines lentes sont installées au centre de leur zone d‘action et en général dans des
petites installations.
III.1.2.1.2. Aérateur à vitesse lente à axe horizontal :
Connus aussi sous le nom de brosses ils sont à axe horizontal et vitesse lente. Une
brosse se compose d‘un arbre horizontal tournant sur lui-même par l‘intermédiaire d‘un
motoréducteur. Sur cet arbre sont montées des pales totalement ou partiellement
immergées.
III.1.2.2. Aérateur à Vitesse Rapide à axe vertical:
Ces systèmes peuvent être fixes ou bien flottants et présentent un montage à axe
vertical. Ils sont constitués par une hélice entrainée directement par un moteur et
généralement placée à l‘intérieur d‘une cheminée de faible diamètre. Par le fait que ces
systèmes peuvent être flottants ils sont souvent utilisés dans des cuves à niveau variable.
Ils sont par contre moins performants que les aérateurs de surface à vitesse lente. [5]

Photo III-3: Aérateur à vitesse rapide à axe vertical


III.1.3. Aérateurs De Fond :
Un aérateur de fond ou aérateur hypolimnique permet d'assurer un maintien de la DBO des
eaux profondes par entraînement d'air depuis l’atmosphère, sans pour autant perturber
le gradient thermique naturel du plan d'eau. La zone benthique demeure aérobie :
la dissolution de phosphates s'en trouve fortement diminuée et la minéralisation des
sédiments est plus rapide.
Un retour d'expérience de plusieurs années a montré qu'il est possible, par des mesures
techniques adaptées, d'assurer toute l'année des conditions aérobies dans les fonds aquatiques,
et de rétablir efficacement l'équilibre biochimique des lacs. [17]

39
Chapitre III Système d’aération et de décantation

Composants :

1. Flotteur
2. Colonne d'aspiration (télescopique)
3. Déflecteur-aérateur
4. Mélangeur statique
5. Bouche de prise
6. Crépine
7. Colonne de rejet, concentrique à la
colonne d'aspiration
8. Injecteur d'air
9. pompe échangeur à éjecteur
10. Ballast d'air

Figure III-1 : Aérateur de fond [17]

III.1.4. Aérateurs Par Air Surpressé :


La fonction du suppresseur est, pour cette application, d'alimenter en air un ou plusieurs
bassins dans le but d'apporter de l'oxygène aux bactéries qui doivent dégrader les matières
organiques.
Pour insuffler cet air, le suppresseur devra résister à la contre-pression due à la hauteur d'eau
et aux pertes de charges des diffuseurs et de tuyauterie.
Etant donné que la quantité d'effluent à traiter évolue avec le temps, il apparaît intéressant
d'insuffler la quantité d'air nécessaire et suffisante à l'alimentation en oxygène des bactéries
donc de pouvoir faire varier le débit tout en conservant une pression constante.
La technologie centrifuge multi-étagé permet de faire varier le débit par une simple vanne de
régulation placée à l'aspiration et ainsi consommer le débit et la puissance nécessaire et
suffisante, d'où l'optimisation du rendement de la station.
La technologie centrifuge multi-étagé présente donc les avantages suivants :

40
Chapitre III Système d’aération et de décantation

- Air surpressé propre et sec sans pulsations.


- Plage de régulation de débit importante tout en conservant une pression constante.
- La Simplicité de la conception en fait des machines fiables et robustes.
- Coûts de maintenance faibles
- Niveau sonore très faible. [5]

Figure III-2: Aérateur par air surpressé


III.1.5. Aérateur Mixtes : Fonction Aération / Agitation séparée:
La séparation des deux fonctions (aération et agitation) offre la possibilité de maintenir une
agitation efficace malgré un débit d’air faible ou nul :
 La fourniture d’air peut être limitée aux seuls besoins de l’oxygénation.
 Des arrêts séquentiels de l’aération peuvent assurer des périodes d’anoxie (pour la
dénitrification par exemple) en conservant une bonne homogénéité du système. [8]
III.1.6. Performance des systèmes d’aération :
III.1.6.1. Notion de transfert d’Oxygène :
Le transfert d'oxygène ou aération joue un rôle important dans les processus biologiques de
traitement des eaux usées.
L’oxygène est transféré d'une bulle de gaz montante dans une phase liquide et finalement vers
la cellule, qui peut être considéré comme une solide particule. Le transport de l'oxygène à
partir de bulles d'air pour les cellules, peut être représenté par un certain nombre d'étapes et de
résistances. Les résistances de film liquide, autour des bulles, généralement contrôlent le taux
de transfert global. [8]

41
Chapitre III Système d’aération et de décantation

III.1.6.2. Etapes impliquées dans le processus de transfert d’oxygène :


 Transfert de l'intérieur de la bulle et le film de gaz.
 Le mouvement à travers l'interface gaz-liquide.
 La diffusion à travers le film liquide relativement stagnant entourant la bulle.
 Le transport à travers le liquide.
 La diffusion à travers le film liquide relativement stagnant entourant les cellules.
 Le mouvement à travers l'interface liquide-cellule.
 Le transport à travers le cytoplasme au site de la réaction biochimique. [8]
III.2. Système De Décantation :
La décantation est une opération de séparation mécanique, par différence de gravité de phases
non-miscibles dont l'une au moins est liquide. On peut séparer des phases liquides, une phase
solide en suspension dans une phase liquide...
Dans le cadre du traitement de déchets, elle est utilisée afin de séparer les diverses phases en
vue d'un traitement spécifique. Par exemple, des boues humides ainsi traitées donneront une
phase liquide et des boues sèches qui iront chacune sur une chaîne de traitement particulière
(épuration pour la phase aqueuses et valorisation pour les boues). L'illustration la plus
répandue de cette technique est la station d'épuration.
La décantation est la méthode la plus fréquente de séparation des MES et des colloïdes, mais
ces derniers devront être préalablement rassemblés sous forme de floc après les étapes de
coagulation-floculation.
III.2.1. Principe :
Si on laisse reposer une suspension solide dans une phase liquide, on observe que les
particules sous l'action de la pesanteur et de la poussée d'Archimède, tendent à tomber vers le
fond ou à remonter à la surface selon leur densité et leur taille. Cette décantation peut
cependant être relativement lente pour les très fines particules (sensibles à l'agitation
thermique) et les liquides particulièrement visqueux. Toutefois, il est possible d'agir sur
plusieurs paramètres pour augmenter la vitesse de sédimentation :
 le diamètre des particules, en utilisant des floculant.
 la différence de densité.
 la viscosité du fluide, qui diminue avec l'élévation de la température.
 la surface de base du bac.
Pour que la décantation soit efficace, il faut que la vitesse de sédimentation des particules soit
supérieure à 8 m/h. Les temps de séjour augmentent lorsque la vitesse de décantation diminue.

42
Chapitre III Système d’aération et de décantation

Ces installations ont pour objectifs (parfois concourants) :


 la clarification, qui donne phase liquide quasi débarrassée de particules solides.
 l'épaississement, qui donne une boue à la teneur en solide la plus haute possible.
III.2.2. Type De Décanteurs :
On distingue plusieurs types d'installations :
 Les décanteurs à contact de boues, que l'on alimente périodiquement en effluent
(floculé, coagulé...) pour y maintenir la teneur en suspension.
 Les décanteurs statiques, que l'on coupe du circuit d'alimentation en effluents pour la
durée de la décantation. [2]
III.2.2.1. Les décanteurs à contact de boues:
Ce type de décantation applique simultanément les principes de la floculation avec contact de
boue et de la décantation en piston des particules floculées. L’eau à traiter, préalablement
coagulée, est mise en contact avec les boues préexistantes : l’augmentation très importante de
la possibilité de rencontre entre les colloïdes de l’eau et les flocs du lit de boue se traduit par
une augmentation spectaculaire des vitesses de floculation et de décantation, d’où le nom
de décanteurs accélérés souvent donné aussi aux appareils correspondants. Ce sont
des floculateurs-décanteurs puisque la zone de floculation est une partie intégrante et
optimisée de l’appareil.
On distingue quatre types de décanteurs à contact de boues :
III.2.2.1.1. Le Décanteur à lit de boues :
Dans les appareils fonctionnant suivant ce principe, la floculation et la décantation sont
parfaitement intégrées : le lit de boue étant la zone de floculation et la zone de décantation
principale.
L’eau, préalablement coagulée, traverse suivant un flux vertical ascendant les matières
floculées en cours de décantation.
Certains appareils de ce type sont constitués d’une juxtaposition de cellules pyramidales
inversées, dans le fond desquelles un tuyau introduit l’eau à décanter, l’hydraulique de ces
systèmes ne leur permet pas de fonctionner à une vitesse ascensionnelle très différente de
celle des décanteurs statiques.
Au contraire, si l’on distribue uniformément l’eau coagulée sur toute la surface du fond d’un
appareil à radier plat, les filets liquides seront parfaitement verticaux et correspondront à des
vitesses ascensionnelles identiques en tout point du lit de boues.

43
Chapitre III Système d’aération et de décantation

Figure III-3: Décanteur à lit de boues


III.2.2.1.2. Le décanteur lamellaire:
La décantation lamellaire repose sur le principe qu’en décantation libre, d’après la loi de
Hazen, la rétention d’une particule grenue est indépendante de la hauteur de l’ouvrage. Il est
donc possible d’augmenter de manière très importante la surface disponible à la décantation
en superposant sur la hauteur de l’ouvrage un grand nombre de cellules de séparation
eau/boue. [4]

44
Chapitre III Système d’aération et de décantation

Figure III-4: Décanteur lamellaire


III.2.2.1.3. Le décanteur à recirculation de boues:
Les boues décantées et éventuellement raclées sont réintroduites dans l’eau à traiter de
manière à assurer un mélange aussi intime que possible.
Ce recyclage peut être :
 Soit externe : reprise des boues en cours d’épaississement par un pompage étudié pour
ne pas détruire le floc et réintroduction des boues recyclées à l’entrée du réacteur de
floculation.
 Soit le plus souvent interne : le retour des boues dans la zone de floculation est provoqué
par le même dispositif (hélice, turbine, hydroéjecteur…) que celui qui assure la
turbulence nécessaire à la floculation. [3]

45
Chapitre III Système d’aération et de décantation

Figure III-5: Décanteur à recirculation de boues


III.2.2.1.4. Le décanteur-épaississeur :
Dont la vitesse ascensionnelle dans la zone de décantation lamellaire est de 20 à 30 m/h. Il est
composé d'un décanteur à recirculation de boues externes et d'un système de décantation
lamellaire. Les boues extraites sont déshydratées sans épaississeur intermédiaire.

Figure III-6: Décanteur-épaississeur


III.2.2.2. Les décanteurs statiques:
L’usage a consacré le terme « statique » pour désigner les décanteurs qui ne sont ni à
recirculation de boues, ni à lit de boues, bien que, dans ces appareils, la décantation s’effectue
en fait selon un processus continu et non par bâchées.

46
Chapitre III Système d’aération et de décantation

Selon le débit à traiter, la quantité et la nature des MES de l’eau brute, le volume des dépôts à
évacuer et la pente du fond de l’ouvrage, le décanteur peut être équipé ou non d’un système
de raclage des boues.
Sur un plan général, la décantation statique est appliquée sur les eaux très chargées, en
premier stade de décantation (débourbage) avant la décantation principale à contact de boue,
de préférence après coagulation à fort gradient de vitesse par un polymère cationique (quand
ces produits sont autorisés) ou anionique suivant la charge en MES de l’eau brute et en
choisissant des appareils de type raclé. [2]
On en distingue trois types:
III.2.2.2.1. Le décanteur statique sans raclage:
Dont la surface de décantation en m2 est égale à 1 à 2 fois le débit en m3/h. Les boues y sont
collectées gravitairement. Ils sont à flux vertical pour de petits débits (inférieurs à 20 m3/h), à
flux horizontal lorsque le volume de boues à décanter est faible.
III.2.2.2.2. Le décanteur statique à raclage mécanique:
Un dispositif mécanique de raclage des boues est utilisé dès que la surface de décantation
devient supérieure à 30 ou 40 m2. Il évite de prévoir de fortes pentes de radier, nécessaires à
l’écoulement naturel des boues : ces pentes sont alors réduites (jusqu’à 2 % dans le cas des
boues légères) et la construction économique de grands ouvrages à profondeur limitée est
possible.

Figure III-7: Décanteur statique à raclage mécanique

47
Chapitre III Système d’aération et de décantation

III.2.2.2.3. Le décanteur à succion de boues:


Le clarificateur possède un dispositif de récupération des boues plus complet composé de
tubes d’aspiration centraux et de tubes situés sur le rayon.
Le plancher possède une double pente pour améliorer la récupération des boues grâce à un
système d’aspiration central.
Cela permet de récupérer la plupart des boues au centre de la structure ce qui limite les
mouvements souterrains qui dégradent la qualité de l’eau traitée et de délivrer une eau traitée
d’excellente qualité en termes de Matières En Suspension. [3]

Figure III-8: Décanteur à succion de boues

48
Chapitre IV : Dysfonctionnement des STEP à boues activées

IV.1. Introduction :
Le développement de microorganismes est une condition nécessaire au bon fonctionnement
d'une station d'épuration à boues activées. Bien que nécessaire, cette condition n'est cependant
pas suffisante, les caractéristiques de la biomasse influant directement sur la structure des
flocs, leur densité et donc en définitive sur l'aptitude des boues à la décantation. En
conséquence, difficultés d'ordre biologique riment le plus souvent avec difficultés de
décantation.
Les problèmes biologiques, encore fréquents, limitent la fiabilité des stations d'épuration à
boues activées. Complexes dans leur compréhension, leur maîtrise est parfois délicate pour les
opérateurs chargés d'assurer le bon fonctionnement des installations. Les principaux
problèmes biologiques qui vont de pair avec les difficultés de décantation, point faible des
stations à boues activées.
IV.2. Rappel des principes de fonctionnement :
L’épuration biologique des eaux résiduaires par le procédé des boues activées est
principalement basée sur l’activité métabolique de cultures bactériennes maintenues en
suspension en état aérobie dans le bassin d’aération alimenté par l’eau à épurer. L’efficacité et
la fiabilité de l’épuration restent étroitement dépendantes du bon déroulement de la phase de
décantation, celle-ci constituant, en effet, le dernier maillon de la chaîne de traitement avant
rejet au milieu naturel. La séparation boue-eau traitée par sédimentation est assurée par le
décanteur secondaire ou clarificateur placé à l’aval du bassin d’aération.
Toute défaillance dans l’exploitation des ouvrages augmente les risques de
dysfonctionnements et, par conséquent, diminue les potentialités de la station. Les exemples
dans ce domaine sont nombreux, mais il convient simplement de rappeler que pour la
conduite d’une station d’épuration, un personnel bien informé assurant un suivi régulier reste
le meilleur garant de la qualité du traitement.
La boue activée est constituée de l’ensemble « floc- eau interstitielle ».
 Le floc désigne un agglomérat composé de particules (ou débris) diverses (végétales,
animales, minérales) et de colonies bactériennes.
 Le liquide interstitiel représente dans la plupart des stations la qualité des eaux de
sortie. C’est donc un indicateur du niveau de traitement. Ainsi, plus la charge
massique est élevée, moins le niveau de traitement sera élevé et plus l’eau interstitielle
contiendra de bactéries dispersées.

49
Chapitre IV : Dysfonctionnement des STEP à boues activées

 La microfaune est composée d’animaux microscopiques nommés protozoaires et


métazoaires. Ces organismes participent à l’élimination des bactéries libres qui
constituent leurs proies et à la cohésion du floc par leurs déjections. Leur observation
au microscope, donne des indications sur la qualité du traitement et peut révéler
rapidement d’éventuelles anomalies de fonctionnement. [18]
IV.3. Les problèmes de dysfonctionnements:
Parmi les problèmes les plus couramment rencontrés, on retiendra :
 le non-respect des normes.
 le moussage.
 le foisonnement filamenteux.
 Dénitrification « sauvage ».
 Fermentation des boues.
 Remontée de boues.
IV.3.1. Le non-respect des normes:
Indépendamment des problèmes de nature de l’eau et de conception de l’installation, une
bonne gestion de la station est impérative pour l’obtention des normes. Pour éviter une dérive
des différents paramètres il faudra adapter les paramètres d’exploitation à :
 la charge entrée biologique
 aux caractéristiques de l’eau entrée
 à la température (âge des boues minimum pour la nitrification)
 fournir correctement l’oxygène
 assurer le brassage (supprimer les dépôts)
 extraire régulièrement les boues en excès (maintenir un âge de boue aéré proche de l’âge
minimal)
 ne pas stocker de flottants, principalement dans les zones non aérées.
 Recirculer correctement les boues du clarificateur (limiter le temps de séjour des boues
à 2 h). [18]
IV.3.2. Le moussage :
Le moussage des boues activées est un phénomène qui se traduit par la formation à la surface
du bassin d’aération d’une mousse soit de couleur blanchâtre soit de couleur brune (mousse
au chocolat). [18]

50
Chapitre IV : Dysfonctionnement des STEP à boues activées

IV.3.2.1. Les problèmes liés à l’exploitation


Les principales causes du développement de ces germes spécifiques des mousses sont à
rapprocher :
• D'un âge de boue élevé.
• De phénomènes de septicité (réseau long, impact d'un séjour prolongé en
prétraitement ou traitement primaire).
• De la présence de graisses.
• De déséquilibres nutritionnels.

IV.3.2.2. Les types de mousses:


 Les mousses de démarrage.
 Les mousses de tension actifs.
 Les matières flottantes instables.
 Les mousses biologiques. [12]
IV.3.2.2.1. Les mousses de démarrage :
Ces mousses blanchâtres et légères se développent rapidement dès la mise en service de la
station d’épuration. Elles disparaissent lorsque la boue activée arrive à maturité (début de
floculation, amorce d’un traitement carboné et charge massique inférieure à 1,5 kg DBO5.kg-1
MVS.j-1). L’efficacité limitée (DCO et DBO5 de sortie élevée, tensioactifs) du traitement
accompagne ce phénomène transitoire.
Ces mousses blanchâtres sont associées à :
➢ Un effluent de sortie turbide (croissance bactérienne dispersée).
➢ Une boue de couleur claire et faiblement concentrée dans le bassin d’aération.
➢ Une décantation en éprouvette difficile (interface eau-boue floue, particules en suspension
non décantables).
➢ Une microfaune représentée par des bactéries libres et des protozoaires principalement de
type Flagellés. [6]

51
Chapitre IV : Dysfonctionnement des STEP à boues activées

Photo IV-1: Mousse blanche de démarrage en surface de bassin d’aération. [12]


IV.3.2.2.2. Les mousses de tension actifs :
Les mousses de tension actifs (détergents, apports industriels, matières organiques colloïdales
(sang), hydrocarbures,…). S’il s’agit d’apports ponctuels, le phénomène est limité dans le
temps. S’il perdure, il peut provoquer à terme l’apparition de mousses biologiques stables.
IV.3.2.2.3. Les matières flottantes instables :
Les matières flottantes instables (origine : dégraissage, dégazage, dénitrification,
fermentation anaérobie). Elles se caractérisent par l’absence d’organismes filamenteux. Un
simple arrosage suffit à les rabattre. Il est impératif d’évacuer ces flottants pour éviter
l’apparition de forme stable.
IV.3.2.2.4. Les mousses biologiques :
Ces mousses forment des amas de flottants stables de couleur marron clair à marron foncé qui
recouvre progressivement la surface des bassins biologiques et peuvent être transférés vers le
clarificateur puis évacués avec l’effluent.
Les deux principaux organismes filamenteux responsable de ce moussage et identifiable par
examen microscopique sont Nocardia spp et Microthrix parvicella. Ces organismes à
croissance lente sont couramment associés à la présence de septicité, dépôt, hétérogénéité,
graisse à une température relativement élevée (supérieure à 18 °C) et à des âges de boues
importants (supérieurs à 5 jours). [18]

52
Chapitre IV : Dysfonctionnement des STEP à boues activées

Photo IV-2: Mousse biologique en surface de bassin d’aération.

IV.3.3. Le foisonnement filamenteux :


On entend par foisonnement filamenteux, appelé « bulking sludge »dans le langage anglo-
saxon, la présence dans un floc (ou entre) d’organismes filamenteux qui perturbent les
propriétés de décantation de la boue (indice de boue élevé et supérieur à 200 ml/g) et donc
compromettent la qualité de l’eau épurée. Les nuisances provoquées par les filaments sont
proportionnels à leur densité et surtout à leur longueur. Elles dépendent également des
espèces filamenteuses présentes, certaines étant plus pernicieuses que d’autres.
Compte tenu de la diversité des filaments et des conditions qui peuvent favoriser ce problème,
l’approche pratique en cas d’apparition de foisonnement filamenteux consiste à :
 évaluer l’ampleur de la colonisation par les micro-organismes filamenteux.
 identifier les espèces filamenteuses impliquées (examen microscopique).
 déterminer les remèdes appropriés. [6]

53
Chapitre IV : Dysfonctionnement des STEP à boues activées

Figure IV-1: Le foisonnement filamenteux.


IV.3.4. Dénitrification « sauvage » :
Dans le décanteur, dans les installations nitrifiantes, lorsque la teneur en nitrates à la sortie du
bassin d'aération est élevée (> 10 mg N-NC^Tl), des phénomènes de dénitrification dans le
clarificateur peuvent intervenir en cas de séjours prolongés des boues au fond d'ouvrage
(~2heures et plus). Les microbulles d'azote gazeux entraînent vers la surface des particules de
boue déjà décantée. Ces phénomènes sont fréquents en période chaude sur les petites stations
d'épuration à bassin d'aération unique. La stratégie à adopter pour résoudre ce problème
consiste à modifier les consignes de l'aération et de la recirculation afin d'assurer une
dénitrification au sein même du bassin d'aération. Une dissociation des fonctions
aération/brassage est également conseillée (dès la conception) pour contrôler plus aisément le
phénomène qui peut affecter négativement la qualité de l'eau en sortie et être parfois à
l'origine de phénomènes de mousses stables. [14]
IV.3.5. Fermentation des boues:
On constate des remontées de boue noirâtres et malodorantes en surface du décanteur
secondaire, la flottation de ces boues s'explique par la présence de microbulles internes qui
diminuent la densité apparente des boues. Ces bulles sont la résultante d'une activité de
fermentation anaérobie au sein de la boue. Les phénomènes de fermentation sont en général
localisés (fond de décanteur, génie civil dégradé,...) et ne provoquent dans un premier temps

54
Chapitre IV : Dysfonctionnement des STEP à boues activées

pas d'altérations notables du traitement. L'indice de boue et la décantation en éprouvette


peuvent être tout à fait normaux. [14]
IV.3.6. Remontée de boues :
Un problème parfois rencontré avec des boues à bonne décantabilité est la remontée ou la
flottation de flocs à la surface du clarificateur.
Les deux causes les plus fréquentes sont le dégazage et la dénitrification. Les problèmes sont
accentués par la présence de filaments.
Dans les deux cas la production d’azote (dégazage de la liqueur en sursaturation et/ou
transformation des nitrates en azote gazeux) se traduit par la formation de micro bulles qui se
fixent sur les flocs et peuvent entrainer une flottation.
Pour remédier à ces problèmes prendre les dispositions suivantes :
 Prévoir systématiquement un dégazeur avant le clarificateur et limiter la chute à 50 cm
(dégazeur–clarificateur)
 Concevoir la clarification avec la possibilité de recycler à un taux de 150 %
 Aux fortes températures, éviter de fonctionner avec des âges de boues trop élevés et/ou
des concentrations en boues élevées.
 Prévoir d’optimiser la dénitrification. [12]

Photo IV-3: Remontée de boues.

55
Chapitre IV : Dysfonctionnement des STEP à boues activées

IV.4. Les moyens curatifs :


IV.4.1. Contre les filamenteuses:
La méthode la plus durable pour éviter les bactéries filamenteuses est bien sur de
déterminer la cause de leur explosion. Cependant il n'est pas toujours aisé de savoir quel est le
facteur responsable, d'autant que, bien souvent, plusieurs facteurs se combinent. Une fois la
source du trouble localisée il n'est pas toujours facile d'y trouver un remède à un coût
acceptable. A cause de ces limites technico-économiques il est assez fréquent de soigner les
effets plutôt que les causes. Deux techniques sont couramment utilisées, elles font appel soit à
des agents toxiques (chlore et dérivés), soit à des agents floculant (sels de fer, chaux, ou autre
floculant industriels). [12]
IV.4.1.1. La chloration:
La chloration est la méthode la plus efficace pour faire face aux situations de crise ou
repartir sur des bases biologiques assainies. Il semble que de bons résultats soient obtenus à
condition d'effectuer le traitement pendant au moins un âge de boues, toutefois si les causes
ne sont pas supprimées les filamenteuses réapparaîtront au bout de quelques semaines.
Le chlore permet de détruire les organismes vivants, tels que les organismes
filamenteux, gênant une bonne décantabilité des boues. On observe la mort simultanée d'un
grand nombre de protozoaires libres. La chloration doit donc être contrôlée et appliquée à des
doses maîtrisées, sous peine de mettre hors service tous les micro-organismes réunis pour la
dégradation de l'eau usée. Le chlore utilisé est, en général, celui de l'eau de javel du
commerce à 48° chlorométriques, donc sous forme liquide.
Généralement, l'ajout de chlore s'effectue au débouché des conduites de recirculation,
ou dans les dispositifs entre les bassins (s'ils existent), voire directement dans le bassin
d'aération. Habituellement on arrête la chloration dés que l'indice de boue chute en dessous de
200 mg.l-1. [6]
IV.4.1.2. Les agents floculants (Sels de fer et d'aluminium):

Ils ont une triple utilité. Ce sont des coagulants qui déchargent électriquement les
colloïdes donc permettent de rapprocher les particules et favorisent la décantation. Ils
précipitent les phosphates et les sulfures dans les boues. En bloquant les sulfures de l'effluent
brut ou des boues en anaérobiose, ces réactifs suppriment le substrat préférentiel de certaines
bactéries filamenteuses (Thiotrix). Il se pourrait aussi qu'agissant sur la disponibilité du

56
Chapitre IV : Dysfonctionnement des STEP à boues activées

phosphore, les réactifs affectent le métabolisme et diminuent ainsi la résistance des bactéries
filamenteuses à certains stress. [12]
IV.4.2. Contre les mousses physico-chimiques et biologiques par les floculants:
Le moussage est favorisé par l'accumulation dans le réacteur biologique d'acides gras volatils
ainsi que par la production de produits tensioactifs. L'ajout d'additifs chimiques du commerce
agissant sur les tensioactifs par précipitation des colloïdes et des lipides saponifiés empêche la
formation de la mousse.

IV.4.3. Contre l'hydrogène sulfuré:

La présence de H2S au niveau d'une station est révélatrice d'une zone d'anoxie dans le réseau
d'assainissement ou dans la station elle-même. Nous l'avons vu, cette substance est très
corrosive pour le génie civil et très dangereuse pour les hommes, c'est pourquoi il est
intéressant de trouver une solution éliminant ces gaz directement au niveau des canalisations.
La technique utilisée est l'injection d'oxygène dans l'effluent au niveau des postes de relevage
lorsqu'ils existent. Si l'injection dans le réseau n'est pas techniquement possible, il faut
employer des oxydants (tel que le chlorure ferrique ou l'eau oxygénée) qui ont pour effet
d'oxyder H2S en H2SO42-. Cette solution peut aussi être utilisée pour contrer des filaments. [6]
IV.5. Les actions préventives:
IV.5.1. Eviter les toxiques:
Les flocons normaux ont une dimension de vingt à deux cents micromètres et sont très
hydrophiles. Si une eau ne forme pas de flocons, elle est dite en «croissance dispersée». Dans
certains cas les flocons existent mais sont très petits, ils sont dits « pint of flocs » ou «en tête
d'épingle».
Ces différents états peuvent avoir des causes diverses:
 Concentration en micro-organismes trop faible.
 Eaux trop pauvres ne permettant pas un développement suffisant des bactéries.
 Présence de métaux lourds (mercure, cadmium, zinc)
 Présence de peroxydes qui peuvent entraîner une défloculation partielle, voire
totale, de la boue. [12]
Pour remédier à de tels accidents, actuellement aucun moyen n'a été trouvé pour éviter les
dégâts provoqués par l'action de produits toxiques sur les flocs. Le seul moyen de s'en
prémunir est de leur interdire l'accès au réacteur biologique.

57
Chapitre IV : Dysfonctionnement des STEP à boues activées

IV.5.2. Comment éviter les filamenteuses:


Dans un réacteur de station, la taille des flocs se stabilisera par cisaillement des structures de
brassage qui libéreront de petits flocs menant une vie autonome. Les différences de taille entre
les flocs entraînent une différence dans la distribution des micro-organismes qui les
constituent.

Figure IV-2: Formation d'un floc bactérien. [12]


Sur les grands flocs, les organismes eucaryotes, tels que les Protozoaires Peritriches coloniaux
(Epistylis, Carchesium, Opercularia, Zoothamnium), sont accrochés vigoureusement, ils
s'agglomèrent, se coagulent et renforcent la solidité de l'édifice en augmentant et stabilisant sa
taille. Sur les petits, une autre faune spécifique colonise la surface, on note en particulier la
présence de petits zooflagellés tels que Plueromonas jaculans. D'un réacteur à l'autre, la taille
du floc peut aussi dépendre des espèces bactériennes qui le composent. La production
d'exopolyméres varie, en nature et en nombre, en fonction de l'espèce. Si l'exopolymère est
puissant les amas cellulaires seront gros et résisteront mieux aux forces de dispersion. Il
semblerait en effet, que cette structure ait une triple fonction, à la fois de défense contre les
prédateurs, de stockage d'éléments nutritifs à l'intérieur du floc, et d'exploitation optimale du
milieu par les différentes espèces.

58
Chapitre IV : Dysfonctionnement des STEP à boues activées

IV.5.2.1. Créer une zone de contact :


Les matières en suspension améliorent la structure et la cohésion du floc qui décante alors
plus facilement. L'accessibilité du substrat est meilleure et sa disponibilité augmentée pour les
organismes du floc. Une enquête, menée en 1982 en RFA, a montré que 70% des stations
équipées d'un décanteur primaire étaient sensibles au foisonnement. La tendance actuelle est
donc à éliminer ce décanteur primaire. De manière à améliorer encore ce phénomène, des
techniques, dites de zone de contact on étés mises au point. Ce procédé vise à créer une
augmentation locale de la concentration en substrat. Dans le schéma classique d'une station
d'épuration à boues activées, le bassin d'aération est en permanence brassé pour homogénéiser
parfaitement le milieu. Finalement les concentrations présentes sont très proches des
concentrations de rejet après décantation. [12]
Dans la pratique on réalise le mélange de boues et d'eaux résiduaires dans des proportions
définies lors d'essais préalables. Ce mélange est effectué dans un bassin en amont du bassin
d'aération. Le temps de séjour doit y être bref (de l'ordre de quinze minutes). Il se déverse
ensuite dans un bassin aéré où les concentrations en substrat et en nutriments sont plus faibles.

IV.5.2.2. Adapter l'oxygénation :


Il est important d'avoir une bonne oxygénation, car le manque d'oxygène est souvent un
facteur aggravant pour le foisonnement. S'il est relativement facile d'ajuster la teneur globale
en oxygène dans le bassin, (il suffit d'agir sur quelques vannes pour augmenter ou diminuer le
débit d'oxygène), il est plus difficile de détecter des zones d'anoxie locale. Il est important de
pouvoir détecter ces zones où les aérateurs sont défectueux et les remettre en état. Des études
ont été menées pour perfectionner le système d'aération. [14]

IV.5.2.3. Apporter des Compléments en nutriments:


La concentration en nutriments pris séparément, n'a que peu d'influence sur le foisonnement,
c'est le déséquilibre DCO-Azote-Phosphore qui entraîne la prédominance de certains germes
filamenteux. Il convient parfois de rajouter de l'azote ou du phosphore, de façon à ne pas avoir
des doses, d'azote organique total et de phosphore total, inférieures, respectivement, à cinq
unités et une unité pour cent unités de DBO( 100/5/1). Il peut également y avoir foisonnement
alors que l'effluent est apparemment équilibré en azote. L'azote y est effectivement présent en
proportion suffisante mais sous forme difficilement assimilable, il convient alors d'apporter de
l'azote organique facilement assimilable (urée, acides aminés). [12]

59
Chapitre IV : Dysfonctionnement des STEP à boues activées

Tableau IV-1: Grille de correspondance type de filament / origines / remèdes. [12]

IV.6. Conclusion:

Les méthodes d'épuration biologique sont des solutions bien adaptées pour traiter un effluent
urbain essentiellement chargé de matières organiques, azote et phosphore. Quel que soit le
procédé choisi il reste d'un coût d'exploitation plus faible que les procédés chimiques et
présente, en plus, le gros avantage de ne pas nécessiter d'apport de réactif. Cependant les
microorganismes sont très dépendants du milieu dans lequel ils se développent. Les variations
des caractéristiques physico-chimiques de l'effluent entraînent une modification de la faune
qui s'y développe et donc de la qualité de l'eau rejetée dans le milieu.
La gestion des stations biologiques est donc de plus en plus une histoire de professionnels
compétents et qualifiés, capables de réagir rapidement face à un incident biologique et de
mettre en place les solutions adéquates. Pour s'affranchir durablement de ces incidents il est
important, dans la mesure du possible, d'agir dès la conception de la station.

60
Chapitre V: Station d’épuration d’Ain El Hadjar

V.1. Introduction
En vue d’étudier l’efficacité des stations d’épuration à boues activée concernant
l’abattement de la charge polluante et le bon fonctionnement des ouvrages d’épuration, on
a choisi de travailler, sur la station d’épuration d'Ain El Hadjar.
C'est une station à boues activées opérationnelle destinée a l'épuration des eaux usées de
l'agglomération d'Ain El Hadjar. Cette dernière a atteint la charge hydraulique nominale 4800
m3/j d'ou l'apparition des problèmes de dysfonctionnement lors de l'exploitation.
L’objectif de ce travail est d’évaluer le fonctionnement de la station par le contrôle des
paramètres physiques et chimiques des eaux brutes et des eaux traitées, et de diagnostiquer les
différents équipemenst afin de cerner les problèmes de dysfonctionnement.

V.2. Localisation :
La station est située à 1km au Nord-Ouest de la ville d’Ain El-Hedjar, elle a comme
coordonnées : X=2659m, Y=2645m, Z=912m.

Photo V-1: La Station d'épuration à boues activées (Google Earth)

La station a été mise en service pour la première fois en 1994, et a cause des problèmes de
fonctionnement, la station a fait l’objet de travaux réhabilitation, elle a été remise en service
en 2002.

61
Chapitre V: Station d’épuration d’Ain El Hadjar

V.3. Caractéristiques des Collecteurs d'assainissement et de la STEP

V.3.1. Collecteurs

Le collecteur qui relie la station de relevage et la station d’épuration.


 longueur = 1515 ml, 1000 ml 1034 ml
 diamètre = 600 mm 700 mm 400 mm

V.3.2. Nature des Eaux Usées

Les eaux admises à la station sont des eaux domestiques ou industrielles obligatoirement
prétraitées au niveau des unités industrielles. L’admission dans la station des rejets des eaux
industrielles comportant des produits chimiques toxiques et nocifs au processus de traitement
conçu est strictement interdite.

Capacité de la station en équivalent habitant : [8]

L’équivalent-habitant (EH) est une unité conventionnelle de mesure de la pollution moyenne


rejetée par habitant et par jour.
La charge polluante rejetée par les ménages, les industries, les artisans est exprimée en EH.

• 1 EH hydraulique = 120 litres / jour


• 1 EH DBO5 = 60 g / jour
• 1 EH DCO = 120 g / jour
• 1 EH N-NH4 = 6.5 g / jour
• 1EH Ptot = 1.8 g / jour

Pour la station d’Ain El Hedjar on a un débit de 4800m3/j, donc on a :


CEH= 4800*103/120
CEH=40000 Eq.H

V.3.3. Procédé d'épuration

La station d’épuration d’Ain El Hadjar fonctionne sur la base d’un procédé à boues activées à
faible charge a l’aide d’aérateur de surface à vitesse lente

a) Caractéristiques techniques :[9]

 Type de réseau Unitaire


 Nature des eaux brutes Domestique
 Capacité 40.000 eq /hab

b) Relevage :

 Dégrillage grossier
 Puisard de relevage
 3 pompes –immergées de 200 m 3/h et 10 m de H M T

c) Prétraitement :

62
Chapitre V: Station d’épuration d’Ain El Hadjar

 Dégrillage fin mécanisé (02 unités)

 Largeur de la grille : 0,8 m.


 Hauteur d’eau : 0,25 m.
 Ecartement entre les barreaux : 20 mm

 Dessableur - Déshuileur (02 unités)

Sous forme trapézoïdale, le dessableur-déshuileur est équipé d’un pont suceur et écumeur et à
pour dimensions :
 Largeur : 03 m.
 Longueur : 08 m.
 Surface de dessablage –déshuilage : 30 m 2
 Hauteur d’eau : 2,5 m
 Volume de l’ouvrage : 80 m3

d) Traitement biologique

Bassin d’aération (02 unités)


 Volume : 2534,28 m³.
Forme rectangulaire de :
 Longueur : 42,00 m.
 Largeur : 14,0 m.
 Hauteur d‘Eau : 4 ,31 m.
 Hauteur Béton : 5,60 m.

Equipement de chaque bassin.

 03 aérateurs de surface (37 KW chacun).


 02 oxymètres de mesure d’oxygène dissous.

e) Décanteur secondaire (02 unités)

Les deux décanteurs équipés de pont racleur à vitesse de rotation de 0.04 m/s sont de forme
Circulaire de :
 Diamètre : 18 m.
 Surface unitaire : 255 m².
 Volume cylindrique : 663 m
 Profondeur d’eau au niveau de la goulotte : 2,6
 Vitesse ascentionnelle
 Temps de séjour

f) Bassin de chloration

Chloration, stérilisation à base d’hypochlorite de sodium. Le bassin de chloration est en


béton armé dont le volume utile d’eau est de l’ordre 266 m³

63
Chapitre V: Station d’épuration d’Ain El Hadjar
Le bâtiment de chloration est équipé :

 d’une cuve à hypochlorite de sodium de 5000 l


 deux pompes doseuses de 0-30 l/h (débit de chlore : 5 à 10 mg/l)
 d’un appareil de mesure de débit à ultra-son dans le canal d’entrée du bassin
 d’un appareil de mesure de débit pour canal venturi.

g) Traitement des boues

1- Epaississement des boues


Les dimensions de l’épaississeur sont :

 Diamètre : 8 m.
 Hauteur : 4 m.
 Pente de fond : 1/10.
 Surface : 50,24 m 2

2- Lits de séchage

Déshydratation des boues sur lits de séchage.


 Longueur : 25 m
 Largeur : 10 m
 Nombre total des lits : 10
 Surface totale à mettre en œuvre : 2000 m 2
 Production annuelle des boues : 14600 kg/an
 Equivalent- habitant par unité d’aire : 15 eq / hab / m 2
Poste transformateur : équipe d’un(01) transformateur de 630 KVA

64
Chapitre V: Station d’épuration d’Ain El Hadjar

V.4 Principe de fonctionnement et caractéristiques des équipements :

STATION DE EAUX USEES LA VILLE DE


RELEVAGE DOMESTIQUES AIN EL
HADJAR

TRAITEMENT

PHYSIQUE

-Dégrilleur
-Déssableurs
-Déshuileurs

TRAITEMENT

BIOLOGIQUE

Boues recirculées
-Boues activées

TRAITEMENT
TRAITEMENT
SECONDAIRE DES BOUES
Boues en excès

-Epaississement
-Lits de séchage

STERILISATION
CHLORATION CHAABAT

Figure V-1: Schéma De Fonctionnement De La STEP Ain El Hadjar

65
Chapitre V: Station d’épuration d’Ain El Hadjar

V.4.1 Objectif du traitement :


L’objectif ciblé et requis en sortie de station doit être conforme aux caractéristiques de
l’effluent final après chloration, qui sont :
Tableau V-1 : Objectif de traitement de la station d’Ain El Hedjar [9]
DBO5 30 mg/l sur 24 heures
MES 30 mg/l sur 24 heures
DCO 90 mg/l sur 24 heures
NTK 40 mg/l sur 24 heures
PH Entre 6.5 et 8.5
Coliformes totaux 20000/100ml

V.4.2 Caractéristiques des eaux à traiter :


L'eau à traiter a les caractéristiques suivantes :
Tableau V-2 : Caractéristiques des eaux à traiter [9]
Volume journalier 4800 m3/j
Débit moyen 24 h 200 m3/h
Débit de pointe temps sec 803 m3/h
DBO5 journalières 1620kg/j soit 375 mg/l
MES journalières 2100 kg/j soit 438 mg/l
PH Entre 6.5 et 8.5
DCO (totale) 825 mg/l
TKN (Azote Kjeldhal) 40 mg/l
P phosphore total 10 mg/l
Température 20° C

V.4.3 Traitement d’Eau :


Le traitement au fil de l'eau comporte les étapes suivantes :
- Arrivée des eaux. By-pass en cas d'orage vers l'Oued, à partir du regard amont au poste de
relevage de la station
- Dégrillage grossier, relevage, dégrillage Fin
- Dessablage et dégraissage déshuilage
- Traitement biologique
- Décantation clarification

66
Chapitre V: Station d’épuration d’Ain El Hadjar
-Chloration
- Epaississeur des boues
- Déshydratation naturelle par lits de séchage
V.4.4 Traitement des boues :
Le traitement des boues usées de la décantation /clarification comporte deux étapes :
° Un épaississement statique
° Une déshydratation naturelle par lits de séchage
Avant transfert en déshydratation, il est nécessaire d’épaissir au maximum les boues dans le
but essentiellement de traiter de plus faibles volumes et donc d’avoir des ouvrages et
équipements plus compacts.
L’épaississeur n’est pas le « dépotoir » final du traitement de l’eau mais l’ouvrage
intermédiaire indispensable entre la chaîne de traitement des boues.
Son but est de :
- Soulager le traitement de l’eau en captant au maximum les boues produites par cette
chaîne de traitement en lui restituant une sur verse peu chargée dite « claire » afin
d’éviter tous les stockages préjudiciables de boues dans les ouvrages de traitement
d’eau.
- Fournir à la chaîne de traitement des boues ‘produit » rassemblant le maximum de
qualité tant en concentration qu’en « fraîcheur » afin d’assurer les conditions
optimales des déshydratations.
L’épaississeur doit être considéré comme un ouvrage à part entière remplissant les mêmes
fonctions qu’un décanteur (qu’il soit primaire ou secondaire) c’est à dire qu’il réalise une
séparation solide/ liquide.
Déshydratation naturelle des boues sur lits de séchage : Les boues épaissies sont pompées
dans les lits de séchage.
V.5. Principe de fonctionnement et caractéristiques des équipements :
Le procédé d'épuration des eaux résiduaires de la ville d AIN LAHDJAR est à boue activées,
à faible charge.
Le processus de traitement est composé de trois phases de traitement de la filière « Eau » et
un traitement de la filière « Boue »
- Phase 1 : Prétraitement ou Traitement préliminaires
- Phase 2 : Traitement secondaire ou traitement biologique
- Phase 3 : Traitement tertiaire, la chloration

67
Chapitre V: Station d’épuration d’Ain El Hadjar
Le traitement de la filière boue est constitué de deux principales étapes : après décantation, les
dépôts sont traités par épaississement avant la déshydratation naturelle par lits de séchage des
boues et leur mise à la décharge.
V.5.1 Prétraitement :
V.5.1.1 Dégrillage grossier :
- Un compartiment d’entrée équipé d’une grille grossière du type barreaux plats et nettoyage
manuel, d’une largeur de 15O cm, inclinés à 60 ° et une Distance entre barres de 5 cm
(maille 5X5 cm)

Photo V-2: Dégrillage grossier


V.5.1.2 Poste de relevage:
Le relevage des effluents en entrée est effectué par trois pompes FLYGT de 200 m3/h
chacune qui fonctionne alternativement.
Les caractéristiques ci-après :
Tableau V-3 : Caractéristique des pompes de relevage [9]
Marque FLYGT
Type submersible CP 3140.180 MT 434
Débit de refoulement 200m3 /h
Hauteur HMT 06m
Puissance nominale 9KW
Pression 06mwc
Vitesse de rotation 14050tr/min

68
Chapitre V: Station d’épuration d’Ain El Hadjar

Photo V-3: Poste de relevage (Déversement des eaux d'entrée).


V.5.1.3 Dégrillage fin :
En amont du déssableur- déshuileur est installée quatre grilles fines sont du type grille
inclinée, à nettoyage mécanisé sur le canal d’amené. Le fonctionnement du dégrilleur est
asservi à la mise en service des pompes de relevages.
Pour assurer la continuité du fonctionnement de la station en cas d’arrêt de la grille
mécanique, deux vannes murales permettent d’isoler cette grille mécanique.

69
Chapitre V: Station d’épuration d’Ain El Hadjar
Tableau V-4 : Caractéristiques de dégrilleur fin [9]
Dimensionnement

Capacité 790 L /S

Inclinaison 15°

Largeur du canal 0.8m

Epaississeur des barreaux 06mm

Ecartement 25mm

Hauteur de rejet 1500mm

Puissance nominale 0 ,55Kw

Les déchets retenus au niveau des barres sont soulevés par la benne dégrilleur qui est
entraînée en mouvement alterné par deux chaînes.
Le dégrilleur est nettoyé lors de la remontée de la benne par les dents du râteau, monté sur la
benne qui passent entres les barreaux.
Avant d’arriver en butée haute, une lame en plastique permet de vider la benne et dégager les
déchets accumulés.
Après un arrêt au point mort « haut », la benne reprend la course en sens inverse vers le bas,
tout en éloignant le râteau du champ du dégrillage, par contre au point « bas », la benne
reprend sa course ascendante en approchant le râteau du champ du dégrilleur.
Un détecteur de niveau permet, par la mesure de l’écart entre les niveaux amont et aval du
dégrilleur, de lancer le cycle de nettoyage de la grille, et ce jusqu’à ce que cet écart soit à une
valeur minimale préréglée.

70
Chapitre V: Station d’épuration d’Ain El Hadjar

Photo V-4: Dégrillage fin.

V.5.2. Déssableur/ Déshuileur :


Pour éviter la décantation des sables dans le bassin biologique, et pour éliminer les huiles et
graisses contenues dans l’eau brute et une fois passées par le dégrilleur, les eaux arrivent dans
le déssableur-déshuileur, qui est installé en aval du dégrilleur fin. Celui-ci est de forme
rectangulaire, à une longueur (08m) et une largeur (03m) et une profondeur de bassin est de
(2.5m), et se composent respectivement de trois chambres et d’un pont roulant. La surface du
bassin joue le rôle de dégraisseur, les huiles sont raclées par des lames montées sur le pont
roulant vers le collecteur à graisse, et le fond du bassin joue quant à lui le rôle de déssableur,
le sable est raclé en tête de bassin puis évacué via une pompe à sable vers les lits de séchage
du sable.
Les graisses et les écumes sont collectées à la surface du bassin.
Elles seront évacuées dans un réservoir de stockage de graisse équipé d’une cloison siphoïde
qui piège la graisse dans le réservoir et fait circuler l’eau vers l’entrée de la station.

71
Chapitre V: Station d’épuration d’Ain El Hadjar

Photo V-5: Déssableur-déshuileur.

V.6. Bassin d’aération :


V.6.1. Principe
Le principe du traitement par boue activée est la mise en contact des eaux usées avec un
mélange riche en bactéries, dans lequel elles sont mises en suspensions. Les bactéries vont
ainsi dégrader la matière organique dissoute et éliminer les polluants de l’eau usée. Il convient
d’aérer le milieu pour permettre l’activité des bactéries et une dégradation optimale des
matières organiques. Dans ce procédé, il convient de maintenir des conditions optimales de
croissance, car ce sont dans ces conditions-là que les bactéries sont capables de sécréter des
exo-polymères qui leur permettent de s’agglomérer en flocs qui seront plus facilement
décantables que des bactéries libres dans le milieu. De plus, les conditions hydrauliques et
biologiques du procédé nécessitent le recyclage de la biomasse afin de maintenir la quantité
de bactéries à une concentration constante tout au long du procédé.
Chaque bassin d’aération est équipé de deux sondes à oxygène et d’un déversoir.
La concentration en oxygène sera contrôlée par les déversoirs réglables à la sortie des bassins
d’aération et par la mise en service d’un ou plusieurs aérateurs de surface.
Le système d’asservissement maintiendra la teneur en oxygène voulue, automatiquement sans
intervention de l’opérateur en manuel.
Après un séjour suffisamment long, cette liqueur mixte est envoyée vers les clarificateurs

72
Chapitre V: Station d’épuration d’Ain El Hadjar
pour assurer la séparation solide liquide par gravité, améliorée par les mécanismes racleurs de
fond et de surface.
Les boues accumulées au fond du décanteur sont dirigées vers une station de pompage des
boues dont une partie est recyclée par pompage dans le bassin d’aération de façon à y
maintenir la concentration nécessaire en bactéries épuratrices.
Les boues en excès sont pompées vers l’épaississeur, et de la, vers la déshydratation naturelle
par lits de séchage.
Les deux bassins d’aération et les décanteurs sont reliés par un ouvrage de répartition qui
permet d’assurer une flexibilité d’exploitation et faciliter la maintenance. [4]

V.6.2 Caractéristiques techniques


Tableau V-5 : Caractéristiques techniques de bassin d’aération [9]
Nombre 02 bassins en parallèle
Volume total 15525 M3

Volume total pour chaque bassin : 7763 M3


Age des boues 11 jours

Aérateurs:
Huit aérateurs sont installés, quatre dans chaque compartiment
Tableau V-6: Caractéristiques des aérateurs de bassin d’aération [9]
Marque
Type- Modèle LANDY7
puissance moteur 37 kW
Apport oxygène par aérateur 60,5 (Kg/h)
Diamètre turbine 1700 mm
Fréquence 50Hz

73
Chapitre V: Station d’épuration d’Ain El Hadjar

Photo V-6: Bassin d’aération.

V.7. Décanteurs secondaires :


V.7.1 Principe :
Le rôle du clarificateur est de séparer les boues de l’eau. Chaque décanteur est équipé d’un
pont racleur tournant constitué d’une passerelle équipée de racleurs de fond et de racleurs de
surface.
Les racleurs de fond, ramènent les boues déposées au fond de l’ouvrage vers la poche
centrale, qui seront récupérées par gravité vers le poste de pompage des boues.
Les racleurs de surface récupèrent et dirigent les écumes flottantes vers la bâche de reprise
d’où elles seront récupérées manuellement. [4]
V.7.2 Caractéristiques techniques
Tableau V-7 : Caractéristiques techniques de décanteurs secondaires [9]
Nombre 02
Indice de Mohlman (SVI) 150ml/g
Diamètre intérieur net 30m
Diamètre du tambour central 3m
Surface de la décantation 717 m2
Hauteur d’eau moyenne 3,68m
Volume 2200 m3
Inclinaison de fond 1/12mm

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Chapitre V: Station d’épuration d’Ain El Hadjar
Pont racleur :
Tableau V-8 : Caractéristiques de pont de racleur [9]
Nombre 1 pour chaque décanteur
Largeur 960 mm
Longueur 15.8 m
Charge maximale 200 Kg/m2
Vitesse de moteur 1450 rpm
Vitesse de rotation du pont 1 m/mn
Diamètre extérieur des roues de chariot 405 mm
Diamètre de la jupe / déflecteur 04.77m
Hauteur de la jupe / déflecteur 1.5 m
Puissance nominale du moteur 0.55 Kw
d’entraînement

Photo V-7: Décanteur secondaire.


V.8. Recirculation et épaississement des boues :
V.8.1. Pompes de recirculation des boues :
Le poste de reprise des boues en aval des décanteurs dans la filière (boue) permet la

75
Chapitre V: Station d’épuration d’Ain El Hadjar
recirculation des boues activées et pomper les boues en excès vers l’épaississeur.
La recirculation est assurée par trois pompes de 720 m3 /h
V.8.1.1. Caractéristiques:
Tableau V-9 : Caractéristiques des pompes de recirculation des boues [9]
Marque ABS
Type submersible AFP 3003 ME300/6-43
Débit 720m³/h
HMT 5m Rendement hydraulique: 67.9 %
Diamètre d'aspiration DN 150
Diamètre de refoulement DN 150

V.8.1.2. Moteur :
Tableau V-10 : Caractéristiques de moteur [9]
Vitesse de rotation 1425 tr/min.
Puissance nominale 30 KW
Voltage: 400 V
Fréquence: 50 Hz.
Roue: GG-25
Corps de pompe: Fonte GG-25
Axe: Acier Inoxydable AISI 420
Couverture du moteur: Fonte GG—25

V.8.1.3. Pompes d’évacuation des boues en excès :


L’évacuation des boues en excès vers l’épaississeur est assurée par deux pompes immergées
de 83.5 m3/h chacune :
V.8.1.3.1. Caractéristiques :
Tableau V-11 : Caractéristiques de pompes d’évacuation des boues en excès [9]
Marque ABS
Type Submersible AFP 3003 ME300/6-43
Débit 83.5 m3 /h
Diamètre d'aspiration DN 200
Diamètre de refoulement DN 200

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Chapitre V: Station d’épuration d’Ain El Hadjar
V.8.1.3.2. Moteur :
Tableau V-12:Caractéristiques de moteur [9]
Vitesse de rotation 1425 tr/min.
Puissance absorbée 09 Kw
Voltage 400 V
Fréquence 50 Hz.
Roue GG-25
Corps de pompe Fonte GG-25
Axe Acier Inoxydable AISI 420
Couverture du moteur Fonte GG--25
Débit 83.5 m3 /h
Puissance absorbée 09 Kw
Diamètre de refoulement DN 200 mm

V.9. Epaississeur de boues :


Les boues en excès seront épaissies par gravité dans cet ouvrage, un mécanisme de rotation
lent, augmente l’efficacité du processus d’épaississement et augmente le contenu des matières
solides.
L’épaississement est du type cylindrique à hauteur droite :
Tableau V-13 : Caractéristiques d’épaississeur de boues [9]
Diamètre 20 m

Hauteur side 3.150/5.300m

Volume 1057 m3

Siccité des boues épaissies 3.5 % (35 Kg/m3)

Temps de séjour de la boue 3 Jours

Mécanisme d’épaississement :
La boue épaissie se concentre au fond du bassin et est évacuée vers les lits de séchage par
deux pompes à vis excentrée de capacité respective 35-80m3/h

77
Chapitre V: Station d’épuration d’Ain El Hadjar
Tableau V-14: Caractéristiques de pompe pour boues épaissies [9]
Type Excentrique
Modèle Seepex
Capacité 60 m3/h
Pression 20mWc
Vitesse 165-360rpm

V.10 Déshydratation naturelle par lits de séchage :


Les boues épaissies sont déshydratées par déshydratation naturelle 09lits de séchage pour
garantir une opération continue même pendant les périodes de maintenance, les 09 lits
complètement indépendants sont installés en parallèle.
 Dimensions : L x l x P ( 30x10x1.5m)
 Capacité de traitement de boues :
 Surface des lits : 300m2

Photo V-8: Lits de séchage.


V.11. Chloration :
L’eau claire sur versante des décanteurs arrive par gravité vers les bassins de chloration (2 x
35O m3) pour la désinfection.
Le principe de désinfection au chlore est basé sur l’inhibition de l’activité enzymatique, par
modification de l’arrangement chimique des enzymes, ce qui bloque leurs activités.
L’agent chimique utilisé est l’hypochlorite comme oxydant chimique pour la désinfection :

78
Chapitre V: Station d’épuration d’Ain El Hadjar
Tableau V-15 : Caractéristiques de chloration [9]
Temps de contact 35 mn (à 20 c°)
Débit 1 200 m3/h
Dose de Chlore actif 5 ppm (0.005 Kg/m3)
Quantité totale de Chlore 60 Kg/jour
Teneur en Hypochlorite 0.138 Kg/h
Conditionnement de l’Hypochlorite 850 litres /conteur
Besoins en Hypochlorite 40 conteneurs/mois

Photo V-9: Chloration.

79
Chapitre V: Station d’épuration d’Ain El Hadjar

V.12. Auto surveillance


L’objectif de l'auto surveillance est de vérifier le bon fonctionnement de l'ouvrage pour
l'améliorer. Son principal objectif est de mesurer, à des fréquences définies : les charges, les
débites, des paramètres physico-chimiques et biologiques permettant le bon fonctionnement
des installations.
Tableau V-16: des rejets de la station d'épuration doivent respecter les valeurs suivantes

V.13. Résultats et interprétations :


V.13.1. Pollution carbonée
V.13.1 .1. Demande biochimique en oxygène

2 500

2 000

1 500 Entrée

1 000 Sortie
Rendement
500

0
Février Mars Avril

Figure V-12: Variations de la charge polluante DBO5 (Kg/j) pour les trois mois
En ce qui concerne les eaux d’entrée, nous pouvons voir que la charge polluante est très
élevée le mois de février par rapport au mois de mars et avril, cela est du probablement à la
pollution charriée par les eaux pluviales le réseau est unitaire, la pollution carbonée diminue
(entrée/sortie), ceci est principalement du à la nature des rejets domestiques biodégradables et

80
Chapitre V: Station d’épuration d’Ain El Hadjar
à la capacité de la station à éliminer cette pollution ceci indique un bon fonctionnement des
systèmes d’aération.
V.13.1.2. Demande chimique en oxygène
2500

2000

1500 Entrée

1000 Sortie
rendement
500

0
Février Mars Avril

Figure V-3: Variations de la charge polluante DCO (Kg/j) pour les trois mois
En ce qui concerne les eaux d’entrée, nous pouvons voir que la charge polluante est très
élevée le mois de février par rapport au mois de mars et avril, ceci est du aux fortes
précipitations (la station est à plus de 95% en régime unitaire)
Nous pouvons voir que la pollution carbonée DCO diminue de l’entrée à la sortie. Les valeurs
de rejet sont bien comprise dans les valeurs attendues en DCO à la sortie (moins de 150 Kg /
j).
V.13.1.3 Matières en suspension
1800
1600
1400
1200
1000 Entrée
800 sortie
600 rendement
400
200
0
Février Mars Avril

Figure V-4: Variations de la charge polluante MES (Kg/j) pour les trois mois
D’après les résultats, on constate que le mois de février est le plus chargé en pollution
carbonée (DCO, DBO5, MES) ce qui confirme que les eaux pluviales sont à l’origine de cette
pollution. Le rendement épuratoire de la station en MES dépasse les 90%, ceci est du à un
bon prétraitement et une bonne décantation.

81
Chapitre V: Station d’épuration d’Ain El Hadjar
V.13.2. Conclusion:
Les résultats indiquent un bon fonctionnement de la STEP vis-à-vis la pollution carbonée, le
traitement des paramètres majeurs DBO5, DCO et MES respecte les objectifs de rejets en
vigueur.
V.13.2.1. Pollution azotée
L’azote peut subir différentes transformations au cours d’un traitement biologique, le passage
de la forme ammoniacale à la forme nitreuse puis nitrique et retour à la forme gazeuse.
Azote ammoniacale
250

200

150
Entrée NH3(Kg/j)
100 Sortie NH3 (Kg/j)

50

0
Février Mars Avril

Figure V-5: Variations de l’azote ammoniacale NH3 (Kg/j) pour les trois mois

L’azote rejeté dans les eaux usées se trouve rapidement dans le réseau sous forme réduite
ammoniacale NH3. D’après les résultats la charge polluante journalière en azote à l’entrée de
la STEP est importante (dépasse les 200 Kg/j). Cette dernière est presque la même pour les
mois (février, mars et avril), ceci est du au transit dans le réseau (absence d’oxygène) qui
augmente les concentrations à l’entrée de la STEP. A la sortie de la STEP la charge
polluante ammoniacale diminue, ceci s’explique par une bonne élimination de l’azote
ammoniacal par nitrification, donc dans le bassin d’aération les bactéries en présence
d’oxygène transforme l’ammoniac en nitrates.

82
Chapitre V: Station d’épuration d’Ain El Hadjar
V.13.2.2. Nitrites
0,400
0,350
0,300
0,250
0,200 EntréeN-NO2(Kg/j)
0,150 SortieN-NO2(Kg/j)
0,100
0,050
0,000
Février Mars Avril

Figure V-6: Variations de nitrites N-NO2 (Kg/j) pour les trois mois

Les résultats présentent une charge polluante très réduites à l’entrée et à la sortie de la
STEP, ceci s’explique par la phase transitoire des nitrites, qui se transforment rapide en
nitrates en présence d’oxygène.

V.13.2.3. Nitrates
14

12

10

8
Entrée N-NO3(Kg/j)
6 Sortie N-NO3(Kg/j)

0
Février Mars Avril

Figure V-7: Variations de nitrates N-NO3 (Kg/j) pour les trois mois

D’après les résultats des analyses, la charge polluante en nitrates à l’entrée de la STEP
pour les différents mois (février, mars et avril) est trop réduite, ceci est du au rejet des
eaux usées qui présente une pollution azotée ammoniacale trop élevée en absence
d’oxygène dans le réseau.

83
Chapitre V: Station d’épuration d’Ain El Hadjar
Les nitrates sont le résultat d’une nitrification de l’ammonium en présence d’oxygène,
Les résultats des nitrates à la sortie de la STEP sont anormaux.
L’abaissement aberrant des nitrates avec une telle installation n’a pas d’explication. La
théorie le la nitrification/dénitrification abordé dans le chapitre II, explique que Lors de la
nitrification, le NH3-N est transformé en NO2-N puis en NO3-N grâce à l’apport
d’oxygène. La dénitrification, dans des conditions anoxiques, la transformation du NO3-N
en azote élémentaire s’effectue via les produits intermédiaires NO2-N et NO/N2O (gaz).
V.14. Les problèmes de dysfonctionnement de la STEP
Lors de la sortie effectuée l’année passée (avril2016) avec nos enseignants à la station
d’épuration d’Ain El Hedjar (avec notre promo master 1 hydraulique urbaine), on a constaté
que le clarificateur était couvert de boues ceci est du a une mauvaise décantation de cette
dernière, donc on a décidé d’étudié l’origine de ce problème de dysfonctionnement.

Photo V-10: La remontée des boues dans le décanteur

84
Chapitre V: Station d’épuration d’Ain El Hadjar
V.14.1. Remontée des boues dans le clarificateur

Pleins de paramètres peuvent être à l'origine de ce phénomène :

-Le débit entrant à la station dépasse le débit nominal (durant ces derniers mois où il a
dépassé les 5 000 m3/jour par rapport à la capacité de la station qui est de 4800 m3/jour)

-Dénitrification sauvage dans le clarificateur c’est la réponse de notre question sur la charge
polluante en nitrates à sortie de la STEP (la nitrification en présence d’oxygène se fait dans le
bassin d’aération et la dénitrification en anoxie se fait dans le clarificateur), ce qui est à
l’origine des résultats obtenus.
Les phénomènes de dénitrification dans le clarificateur peuvent intervenir en cas de séjours
prolongés des boues au fond d'ouvrage (2heures et plus). Les microbulles d'azote gazeux
entraînent vers la surface des particules de boue déjà décantée.

- Absence de dégazeur qui a pour rôle l’échappement des gaz.

- présence de bactérie filamenteuse, une vue microscopique

Photo V-11 Bactérie Filamenteuse


V.14.2. Les Mousse
Les mousses biologiques qui touchent les boues activées impliquent un surcoût d'exploitation
débouchage des canalisations de retour en tête des flottants, nettoyage des débordements,
recyclage d'eaux excessif, recyclage de quantités élevées de flottants.

85
Chapitre V: Station d’épuration d’Ain El Hadjar

La photo N° V-3 : démontre la présence des mousses sur le bassin d’aération de la STEP de
Ain El Hadjar.

Photo V-12: La mousse dans le bassin d’aération


V.14.2.1. Les causes :

Les causes de la présence des mousses sont dues principalement à :


 La présence de graisses, la STEP a dépassé la charge hydraulique nominale elle
fonctionne avec des débits qui dépasse les 5000 m3/j se qui a minimisé du rendement
de déshuileur.
 D'un âge de boue élevé.
 De déséquilibres nutritionnels.

V.14.2.2. Solution :
-Une réhabilitation de la station est la solution adéquate afin d’améliorer le rendement
épuratoire de la STEP, avec la mise en place d’une zone de contact et une zone anoxie.

86
Chapitre V: Station d’épuration d’Ain El Hadjar

Elimination
carbonée+ Échappement
Dénitrification Nitrification de gaz N2

Anoxie Aérobie Dégazeur

Une bonne
décantation de
boues Décanteur

Figure V-8: La conception proposée pour la réhabilitation de STEP de Ain El Hadjar


V.14.2.3. Conclusion

Les problèmes des mousses et des remontées des boues constituent un facteur de
démotivation des exploitants et conduisent à une dégradation de la qualité de l'effluent épuré.
Donc, le concepteur doit viser les différentes formes de pollution par une conception
adéquate.

87
Conclusion générale

Conclusion

Même si grâce aux équipements réalisés ces dix dernières années, le taux de dépollution s’est
sensiblement amélioré, les investissements doivent être poursuivis pour permettre de rénover
les réseaux et réhabiliter les stations qui existent et d’en créer de nouveaux là où cela est
nécessaire.

Pour améliorer les traitements et les rendements d’épuration ainsi que leur efficacité, un
effort constant de recherche est réalisé pour mettre au point la résolution des problèmes
d'exploitation.

Les dysfonctionnements biologiques et les problèmes de décantation vont de pair, leur


complexité et le manque de moyens mis en œuvre pour les résoudre fut longtemps la cause
d'une certaine confusion et de discussions souvent stériles.

Parmi les problèmes de dysfonctionnement de la STEP de Ain El Hadjar, on peut citer la


remontée des boues et la présence de la mousse qui sont liées à une mauvaise conception et
à une surcharge hydraulique sur la station

Ces problèmes de dysfonctionnement qui touchent les boues activées impliquent un surcoût
d'exploitation (débouchage des canalisations de retour en tête des flottants - nettoyage des
débordements - recyclage d'eaux excessif - recyclage de quantités élevées de flottants), et
conduisent à une dégradation de la qualité de l'effluent épuré.

88
BIBLIOGRAPHIE

[1] Abdelkader.GAID, Traitement des eaux résiduaires. Revue technique de l’ingénieur, 10

Février 2008.

[2] A.GAID « épuration biologique des eaux usées » Tom2.

[3] BERSILLON, Jean-Luc. Décantation. Equipements et procédés. Revue technique de


l’ingénieur, 10 mars 1999.

[4] CANLER, Jean-Pierre. La décantation lamellaire des boues activées. Cemagref

Edition, 1994.

[5] CHABI Moncef. Optimisation des systèmes d’aération pour l’épuration des eaux usées
.Mémoire de Magister, Université Badji Mokhtar, Annaba 2007.

[6] CANLER, Jean-Pierre. Dysfonctionnement biologiques des stations d’épuration : Origine


et solutions. Paris, 1 ère édition coordonnée par le Cemagref, 2005[consulte le 12 Janvier
2009].

[7] Document élaboré par le GIS-BIOSTEP Coordination – Jean-Pierre Canler

[8] Document exploitation- des-station-d’épuration, ONA 2015

[9] document technique sur la station d’Ain El Hedjar, ONA Saida (2012)

[10] DERONZIER, Gaelle, SHETRITE, Sylvie et al. Traitement de l’azote dans les stations

D’épuration biologique des petites collectives. Edition Cemegref, 2001

[11] Gérard Calvat « les réseaux et l’assainissement »

[12] GUILLAUME Cailleux, dysfonctionnement des stations d'épuration biologique.

[13] OFFICE INTERNATIONAL DE L’EAU, base de dimensionnement des stations à boues


activées, 2006

[14] PHILIPPE DUCHENE, Dysfonctionnements biologiques dans les stations d'épuration


en boues activées, CEMAGREF octobre 1994

[15] http://www.cpepesc.org/Les-principaux-parametres.html
[16]http://thesis.univ-biskra.dz/891/3/Chap%201_LES%20EAUX%20USEES_.pdf
[17] https://fr.wikipedia.org/wiki/A%C3%A9rateur_de_fond
[18]https://www.suezwaterhandbook.fr/procedes-et-technologies/procedes-
biologiques/procedes-a-cultures-libres/aide-a-l-analyse-des-dysfonctionnements
Tableau I : Les résultats des analyses du mois février 2017

Débit O2
Paramètres ** MES DBO5 DCO N-NH3 N-NO2 N-NO3 NTK NT PO4 -3 PT T pH
moyen dissous
de l’auto-
surveillance (m3/j) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (°C)
Entrée STEP *
4 322 379,00 463,00 518,00 49,00 0,09 4,40 / / 4,60 / / 15,90 7,37
(Eau brute)
Nbr d'analyses
/ mois (Eau 28 19 3 3 1,00 1,00 1,00 / / 1,00 / / 19,00 19
brute)
Sortie STEP *
3 890 10,00 5,00 36,00 0,21 0,03 2,00 / / 3,30 / / 13,70 7,56
(Eau épurée)
Nbr
d'analyses/ mois 28 19 3 3 1 1 1 1 / 19 19
(Eau épurée) / / /

Tableau II : Rendements épuratoires du mois février 2017

MES DBO5 DCO N-NH3 N-NO2 N-NO3 NTK PO4 -3 PT


Paramètres
(Kg/j) (Kg/j) (Kg/j) (Kg/j) (Kg/j) (Kg/j) (Kg/j) (Kg/j) (Kg/j)
0
Charge Entrée STEP (Eau brute) 1 638 2 001 2 239 212 0 19 20 0
0
Charge Sortie STEP (Eau épurée) 39 19 140 1 0 8 13 0
/
Rendements Épuratoires (%) 97,36 98,92 93,05 99,57 0,00 54,55 28,26 /
Tableau III : Les résultats des analyses du mois Mars 2017

Débit O2
Paramètres ** MES DBO5 DCO NH4 N-NO2 N-NO3 NTK NT PO4 -3 PT T pH
moyen dissous
de l’auto-
surveillance (m3/j) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (°C)
Entrée STEP *
3 180 318,00 365,00 482,00 57,00 0,08 2,50 / / 2,20 / / 16,00 7,40
(Eau brute)
Nbr d'analyses /
mois (Eau brute)
31 21 4 3 1 1,00 1 / / 1 / / 21 21

Sortie STEP *
2 862 23,00 15,00 50,00 5,30 0,52 1,00 / / 0,13 / / 15,00 7,50
(Eau épurée)
Nbr
d'analyses/ mois 31 21 4 3 1 1 1 1 / 21 21
(Eau épurée) / / /

Tableau IV : Rendements épuratoires du mois Mars 2017

MES DBO5 DCO N-NH3 N-NO2 N-NO3 NTK PO4 -3 PT


Paramètres
(Kg/j) (Kg/j) (Kg/j) (Kg/j) (Kg/j) (Kg/j) (Kg/j) (Kg/j) (Kg/j)

Charge Entrée STEP (Eau brute) 1 011 1 161 1 533 181 0 8 0 7 0

Charge Sortie STEP (Eau épurée) 66 43 143 15 0 3 0 0,37 0

Rendements Épuratoires (%) 92,77 95,89 89,63 90,70 0,00 60,00 / 94,09 /
Tableau V : Les résultats des analyses du mois Avril 2017

Débit O2
Paramètres ** MES DBO5 DCO NH4 N-NO2 N-NO3 NTK NT PO4 -3 PT T pH
moyen dissous
de l’auto-
surveillance (m3/j) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (°C)
Entrée STEP *
4 065 321,00 407,00 391,00 53,00 0,09 3,20 / / 5,90 / 2,00 18,17 7,45
(Eau brute)
Nbr d'analyses /
mois (Eau brute)
30 21 3 4 1 1,00 1 / / 1 / 1,00 21 21

Sortie STEP *
3 650 16,00 17,00 40,00 2,79 0,07 0,50 / / 0,14 / 5,20 17,37 7,62
(Eau épurée)
Nbr d'analyses/
30 21 3 4 1 1 1 1 1,00 21 21
mois (Eau épurée) / / /

Tableau VI : Rendements épuratoires du mois Avril 2017

MES DBO5 DCO N-NH3 N-NO2 N-NO3 NTK PO4 -3 PT


Paramètres
(Kg/j) (Kg/j) (Kg/j) (Kg/j) (Kg/j) (Kg/j) (Kg/j) (Kg/j) (Kg/j)

Charge Entrée STEP (Eau brute) 1 305 1 654 1 589 215 0,360 13 0 24 0

Charge Sortie STEP (Eau épurée) 58 62 146 10 0,250 2 0 0,37 0

Rendements Épuratoires (%) 95,02 95,82 89,77 94,74 22,22 84,38 / 97,63 /

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