File (1) 1
File (1) 1
FACULTE DE TECHNOLOGIE
DEPARTEMENT DE GENIE CIVIL ET D’HYDRAULIQUE
Thème
DYSFONCTIONNEMENTS BIOLOGIQUES DANS LES
STATIONS D’EPURATION A BOUES ACTIVEES: CAS
DE LA STATION D’EPURATION DE AIN EL HADJAR
Présenté par
SEHOUL SOUHA ET SEKRANE ABDELKADER
M. MEDJEBBER Président
M. ZAIRI SOUAD Promoteur
M. KIESS Examinateur
M.YELESS Examinateur
Au terme de cette étude, nous remercions avant tout, Dieu tout puissant de nous
avoir guidé durant toutes nos années de formation et nous avoir permis la
réalisation du présent travail.
Nous remercions notre encadreur Madame Zairi.S pour avoir consacré son
temps pour ces informations et pour leur patience.
Nos enseignants de filière d’hydraulique, qui nous ont préparés et nous ont aidé
toutes ces années.
Dédicaces
Je dédie ce mémoire
à mes chers parents pour la patiente,
leur amour, leur soutien et leur
encouragement.
à mes sœurs et mes frères mohamed et
alilo.
à abdou pour leur encouragement.
Mon binôme sekrane.
A mes amies et mes camarades sans
oublier mes tantes et mes oncles.
Sehoul souha
Dédicaces
Je dédie ce mémoire à ma mère et mon
père pour la patience, leur amour, leur
soutien et leur encouragement
à mes frères Lakhdar,Walid,nadir,Réda
à ma sœur Asmaa.
à Meriem pour son encouragement
mon binôme souha
à ma famille et surtout mon grand-père
à ma promotion master 2 hydraulique
urbaine et mes enseignants
à mes amis
Sekrane.A
Résumé
Les problèmes biologiques, encore fréquents, limitent la fiabilité des stations d'épuration à
boues activées. Complexes dans leur compréhension, leur maîtrise est parfois délicate pour les
opérateurs chargés de l’exploitation.
Notre étude porte d’une part, sur la caractérisation des paramètres de dimensionnement et les
charges polluantes (carbonée et azotée) à l’entrée et à sortie de la station d’épuration de Ain
El Hadjar, et des problèmes de dysfonctionnement biologique d’autre part.
Les résultats des analyses de l’ONA pendant les trois mois février, mars et avril ont révélés
que la station à un bon rendement épuratoire (ou il dépasse les 90%) vis-à-vis la pollution
carbonée. Le bassin d’aération est l’élément majeur de la station. Son fonctionnement
conditionne la qualité d’élimination de la pollution carbonée (DBO5, DCO et MES). Les
résultats aberrants des différents paramètres de pollution azotée (NH3, NO2, NO3)
démontrent que la pollution azotée (nitrification/dénitrification) est prise en compte dans le
bassin d’aération. Cette transformation de l’azote est à l’origine des problèmes de
dysfonctionnement, la remontée des boues à la surface du clarificateur et les mousses à la
surface du bassin de décantation. Notre étude montre que l’exploitant rencontre certains
problèmes liés à exploitation ou des lâchées d’eau chargé de boues se font directement dans le
milieu récepteur (chaabat).
Mots clé : eau usée, traitement biologique, station à boues activées, dysfonctionnement
biologique
ملخص
فهمها معقد وتشغيلها أحيانا صعب بالنسبة, تحد دقة محطة معالجة الحمأة المنشطة, المشاكل البيولوجية ال تزال متكررة
. للمشغلين المسؤولين عن العملية
دراستنا من جهة على وصف معالم القياسات و أحمال التلوث( الكربون و األزوت) عند الدخول والخروج من محطة
. ومشاكل الخلل البيولوجي من جهة أخرى,تصفية عين الحجر
أفريل) كشفت أن المحطة لها مردود جيد,مارس,نتائج تحليل المكتب الوطني للصرف الصحي مدة ثالثة أشهر (فيفري
وعمله يشترط نوعية إزالة. حوض التهوية هو العنصر الرئيسي للمحطة. بالمائة) اتجاه التلوث الكربوني09 للتصفية(يفوق
)النيتروجين/النتائج المتطرفة على إعدادات مختلفة للثلوث األزوتي يعرض أن الثلوث األزوتي(النترجة. التلوث الكربوني
صعود الحمأة على سطح الترسيب.هدا التحول لألزوت منبعه المشاكل الخللية.يؤخد بعين االعتبار في حوض التهوئة
دراستنا تظهر أن المشغل تواعد بعض المشاكل المرتبطة بالتشغيل أو تراجع الماء.والرغوة على سطح حوض الصفق
.المعبأ بالحمأة مباشرة إلى الوسط الملتقي
Biological problems, which are still frequent, limit the reliability of activated sludge treatment
plants. Complex in their understanding, their control is a delicate problem for operators in
charge of exploitation.
Our study focuses on the characterization of sizing parameters and pollutant loads (carbon and
nitrogen) at the inlet and outlet of the Ain El Hadjar wastewater treatment plant and the
problems of biological dysfunction somewhere else.
The results of ONA analyzes during the three months of February, March and April revealed
that the station has a good purification efficiency (or more than 90%) compared to carbon
pollution. The aeration basin is the major element of the station. Its functioning determines the
quality of the elimination of carbonaceous pollution (BOD5, COD and MES). The aberrant
results of the various parameters of nitrogen pollution (NH3, NO2, NO3) show that nitrogen
pollution (nitrification / denitrification) is taken into account in the aeration tank. This
transformation of nitrogen causes problems of dysfunction, the rise of sludge on the surface of
the clarifier and the foams on the surface of the settling basin. Our study shows that the
operator encounters certain problems related to exploitation or releases of water loaded with
sludge are made directly in the receiving environment (chaabat).
Keywords: waste water, biological treatment, activated sludge plant, biological dysfunction
Liste des figures
Chapitre I
Figure I-1 : Le cycle de l’azote dans les rivières 8
Chapitre II
Chapitre III
Figure III-1 : Aérateur de fond 40
Liste des figures
Figure V-2: Variations de la charge polluante DBO5 (Kg/j) pour les trois mois 80
Figure V-3: Variations de la charge polluante DCO (Kg/j) pour les trois mois 81
Figure V-4: Variations de la charge polluante MES (Kg/j) pour les trois mois 81
Figure V-5: Variations de l’azote ammoniacale NH3 (Kg/j) pour les trois mois 82
Figure V-6: Variations de nitrites N-NO2 (Kg/j) pour les trois mois 83
Figure V-7: Variations de nitrates N-NO3 (Kg/j) pour les trois mois 83
ChapitreII
Chapitre III
Chapitre IV
Chapitre V
Chapitre II
Chapitre IV
Tableau IV-1: Grille de correspondance type de filament / origines / remèdes. 60
Chapitre V
Tableau V-1 : Objectif de traitement de la station d’Ain El Hedjar 66
Tableau V-16: des rejets de la station d'épuration doivent respecter les valeurs suivantes 80
Table des matières
Introduction générale 1
I.1. Généralités 3
I.2. Définition 3
II.1. Définition 13
II.3.1. Prétraitement 14
II.3.1.1. Dégrillage 14
II.3.1.3. Tamisage 16
II.3.2.1. La neutralisation 18
Table des matières
II.3.2.2. Coagulation/floculation 18
II.3.2.3. La décantation 18
II.4.1.Principe de fonctionnement 19
II.4.3. Conception 21
II.4.3.3 Le clarificateur 28
II.5.1. La déphosphatation 29
II.6. Désinfection 29
II.7. Le traitement des boues 30
II.9.2.1. NITRIFICATION 33
II.9.2.2. DENITRIFICATION 33
II.10. Conclusion 36
IV.3.2. Le moussage 50
IV.4.1.1. La chloration 56
IV.6. Conclusion 60
V.1. Introduction 61
V.2. Localisation 61
V.3.1. Collecteurs 62
V.5.1 Prétraitement 68
V.6.1. Principe 72
V.7.1 Principe 74
V.8.1.1. Caractéristiques 76
V.8.1.2. Moteur 76
V.8.1.3.1. Caractéristiques 76
V.8.1.3.2. Moteur 77
V.11. Chloration 78
V.13.2. Conclusion 82
V.13.2.2. Nitrites 83
V.13.2.3. Nitrates 83
V.14.2.2. Solution 87
V.14.2.3. Conclusion 87
CONCLUTION GENERALE 88
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES 89
Notion et symbole
62
Introduction générale
Introduction
Dans les stations d’épuration biologique, des micro-organismes sont utilisés pour dépolluer
les eaux usées urbaines. Ils forment des boues activées où la pollution sert de nourriture. Si la
plupart des stations éliminent bien la pollution carbonée, l’azote et le phosphore ne sont traités
que dans les plus performantes.
Les boues activées représentent le procédé biologique le plus utilisé dans le traitement des
eaux résiduaires biodégradables. Le parc Algériens compte plus de 168 stations, dont plus de
60% font appel au procédé des boues activées (ONA,2015). Ce résultat éloquent est à mettre
au crédit d'un procédé efficace et adaptable à de multiples situations. Cependant, cette
efficacité maintes fois éprouvée est altérée par des difficultés qui limitent les capacités
hydrauliques de la station, voire le bon fonctionnement de la chaîne de traitement des boues
(conditionnement, déshydratation). L'origine de ces difficultés est à rapprocher des désordres
ou déséquilibres biologiques qui le plus souvent se traduisent par des problèmes de
décantation secondaire : mauvaise séparation de la boue et du surnageant épuré.
Les problèmes biologiques, encore fréquents, limitent la fiabilité des stations d'épuration à
boues activées. Complexes dans leur compréhension, leur maîtrise est parfois délicate pour les
opérateurs chargés d'assurer le bon fonctionnement des installations. Les principaux
problèmes biologiques qui vont de pair avec les difficultés de décantation, point faible des
stations à boues activées. Plusieurs types de dysfonctionnements biologiques peuvent
apparaître. Le plus fréquent est le développement excessif de bactéries filamenteuses,
susceptibles d’entraîner une dégradation de la décantation des boues (consécutive à
l’augmentation de l’indice de boue) ou un moussage stable.
En vue d’étudier l’efficacité des stations d’épuration à boues activée concernant l’abattement
de la charge polluante et les problèmes de dysfonctionnement des ouvrages d’épuration, on a
1
Introduction générale
étudié la station d’épuration d’Ain El Hadjar wilaya de Saida comme exemple de STEP à
boues activées opérationnelle en Algérie.
Ce travail est organisé en cinq chapitres :
Le premier chapitre traite des généralités sur les caractéristiques des eaux usées ;
Le deuxième chapitre est dévolu à l’étude les stations à boues activées « conception et
objectif épuratoire » ;
Le troisième chapitre traite les systèmes d’aération et de décantation ;
Le quatrième chapitre traite les dysfonctionnements biologique ;
Le chapitre V étude de cas : description de la station d’épuration d’Ain El Hadjar et
présentation de quelques résultats sur le traitement et les dysfonctionnements.
2
Chapitre I : Caractéristiques des eaux
I.1. Généralités :
En parlant de l’eau usée, il semble important d’avoir une idée sur sa définition, son origine et
ses caractéristiques, ainsi que les différentes méthodes utilisées pour son épuration.
I.2. Définition:
Les eaux résiduaires urbaines (ERU), ou eaux usées, sont des eaux chargées de polluants,
solubles ou non, provenant essentiellement de l’activité humaine. Une eau usée est
généralement un mélange de matières polluantes répondant à ces catégories, dispersées ou
dissoutes dans l’eau qui a servi aux besoins domestiques ou industriels. Donc sous la
terminologie d’eau résiduaire, on groupe des eaux d’origines très diverses qui ont perdu leurs
puretés ; c'est-à-dire leurs propriétés naturelles par l’effet des polluants après avoir été
utilisées dans des activités humaines (domestiques, industrielles ou agricoles). [16]
I.3. Origine des eaux usées :
On peut classer comme eaux usées, les eaux d’origine urbaines constituées par des eaux
ménagères (lavage corporel et du linge, lavage des locaux, eaux de cuisine) et les eaux vannes
chargées de fèces et d’urines ; toute cette masse d’effluents est plus ou moins diluée par les
eaux de lavage de la voirie et les eaux pluviales. Peuvent s’y ajouter suivant les cas les eaux
d’origine industrielle et agricole. L’eau, ainsi collectée dans un réseau d’égout, apparaît
comme un liquide trouble, généralement grisâtre, contenant des matières en suspension
d’origine minérale et organique à des teneurs extrêmement variables. En plus des eaux de
pluies, les eaux résiduaires urbaines sont principalement d’origine domestique mais peuvent
contenir des eaux résiduaires d’origine industrielle d’extrême diversité. Donc les eaux
résiduaires urbaines (ERU) sont constituées par :
Des eaux résiduaires ou eaux usées d’origine domestique, industrielle et/ou agricole
Des eaux pluviales ou de ruissellement urbain. [16]
I.3.1. Origine industrielle:
Les déchets et les effluents industriels définissent largement la qualité et le taux de pollution
de ces eaux usées. Les établissements industrieux utilisent une quantité importante d’eau qui
tout en restant nécessaire à leur bonne marche, n’est réellement consommée qu’en très faible
partie le reste est rejeté. On peu néanmoins, faire un classement des principaux rejets
industriels suivant la nature des inconvénients qu’ils déversent :
Pollution due aux matières en suspension minérales (Lavage de charbon, carrière,
tamisage du sable et gravier, industries productrices d’engrais phosphatés….).
Pollution due aux matières en solution minérales (usine de décapage, galvanisation…).
3
Chapitre I : Caractéristiques des eaux
4
Chapitre I : Caractéristiques des eaux
5
Chapitre I : Caractéristiques des eaux
7
Chapitre I : Caractéristiques des eaux
8
Chapitre I : Caractéristiques des eaux
9
Chapitre I : Caractéristiques des eaux
Le genre Streptococcus est vaste et divers, de sorte qu’il est dificile de classer ces bactéries de
façon satisfaisante. Les 29 espèces du genre Streptococcus sont subdivisées en 5 groupes
princpaux :
Les streptocoques pyogènes hémolytiques.
Les streptocoques oraux.
Les entérocoques.
Les streptocoques lactiques. [16]
11
Chapitre I : Caractéristiques des eaux
12
Chapitre II : STEP à Boues activées
Conception et objectif épuratoire
II.1. Définition :
Une station d‘épuration est une usine qui nettoie les eaux usées et les eaux pluviales par des
procédés physiques, chimiques ou biologiques. Constituée d‘une succession de dispositifs où
l‘eau est progressivement débarrassée de ses substances polluantes, la station rejette au final
dans la nature une eau propre mais non potable. Les résidus de traitement sont récupérés sous
forme de boues, puis utilisées comme engrais agricole.
II.2. Les procédés biologiques de traitement des eaux usées
II.2.1. Procédés à cultures libres
Prétraitement : élimine les matières qui endommagent les équipements sans être
traites.
Traitement primaire : élimine les solides décantables ou flottables.
Traitement secondaire : élimine la DBO5 et les matières dissous et suspendues à
l’aide des réactions biologiques.
Traitement tertiaire : utilise le traitement physique et chimique pour élimine le reste
de DBO5, le solide et matières organiques restants.
Désinfection : élimine tout les microorganismes et les pathogènes qui peuvent
provoquer des maladies ou infecter le système naturelle
Traitement des boues : stabilise les solides retirés durant le traitement des eaux
usées, désactive le organisme pathogènes et réduit leur volume en éliminant l’eau.
13
Chapitre II : STEP à Boues activées
Conception et objectif épuratoire
II.3.1. Prétraitement :
Le prétraitement consiste en trois étapes principales qui permettent de supprimer de l’eau les
éléments qui gêneraient les phases suivantes de traitement. Toutes les stations d’épuration ne
sont pas forcément équipées des trois, seul dégrillage est généralisé, les autres sont le
dessablage et le dégraissage.
II.3.1.1. Dégrillage :
Le dégrillage est réalisé en faisant passer les eaux usées au travers d’une grille pour :
Type de grille :
14
Chapitre II : STEP à Boues activées
Conception et objectif épuratoire
b. Dégrillage automatique
Grilles droites :
- brossage.
- grappin alternatif.
Après le dégrillage l’eau est dirigée vers un poste de relevage ou il ya des pompes ou vis
d’Archimède submersible qui relève l’eau vers le tamis.
15
Chapitre II : STEP à Boues activées
Conception et objectif épuratoire
II.3.1.3. Tamisage :
Dégrillage poussé par filtration des eaux brutes sur toile, treillis ou tôle perforée, à mailles
plus ou moins fines.
macrotamisage (mailles > à 0,3 mm) destiné à retenir certaines MES, des flottants,
des filasses... de dimensions comprises entre 0,3 mm et quelques mm.
Types De Tamis :
Macrotamis rotatifs.
Tamis à grille concave.
Tamis vibrants.
Tamis fixes à nettoyage par raclage.
Tamis à chaîne filtrante à auto-nettoyage continu.
16
Chapitre II : STEP à Boues activées
Conception et objectif épuratoire
Le dessablage permet, par décantation, éliminer les sables et graviers des eaux usées, éviter
les dépôts de graviers et de sable dans les tuyauteries ou dans les différents bassins, éviter
l’abrasion des matériels tels que les pompes.
Le dégraissage permet de séparation liquide solide résultant d’un compromis entre une
rétention maximale des graisses et un dépôt minimal de boues.
Les graisses sont collectées par un racleur et envoyées vers une fosse/un bac à graisses
Les traitements primaires visent à éliminer les matières minérales et organiques en suspension
par une décantation. Il fait appel à différents procédés physiques ou chimiques.
Lorsqu’un effluent contient des toxiques, il ne doit pas être introduit dans un traitement
biologique car il en détruirait les micro-organismes.
Les réactifs utilisés sont adaptés à la nature de chaque substance toxique à neutraliser. Par
l’ajout de réactifs coagulants et poly électrolytes, on provoque une action ionique qui favorise
la floculation. Les précipités sont recueillis par décantation sous forme de boues. [2]
17
Chapitre II : STEP à Boues activées
Conception et objectif épuratoire
II.3.2.1. La neutralisation :
De nombreux rejets industriels contiennent des matières alcalines ou acides qui nécessitent
une neutralisation avant rejet dans un réseau d’égouts urbain ou dans les cours d’eau ou avant
un traitement ultérieur chimique ou biologique.
Le pH doit avoir une valeur proche de l’équilibre calco-carbonique pour protéger les
matériaux contre la corrosion et contre l’entartrage (calcaire).
II.3.2.2. Coagulation/floculation :
La floculation a pour but de favoriser, à l’aide d’un mélange lent, les contacts entre les
particules déstabilisées. Ces particules s’agglutinent pour former un floc qu’on pourra
facilement éliminer par décantation. [3]
II.3.2.3. La décantation :
La décantation consiste à faire traverser un bassin préalablement conditionné avec les réactifs
par l’effluent à faible vitesse, de façon à ce que les matières en suspension et les flocs puissent
sédimenter. Le profil de fond de ce bassin permet le rassemblement et la reprise de la
suspension obtenue et les boues déposées sont récupérées par raclage permanent et pompage.
Le pompage des boues vers l’épaississeur ou le digesteur doit être fréquent, préférablement
toutes les 4 heures, afin d’éviter les fermentations. [3]
L’élimination des matières organiques implique le recours à des traitements biologiques qui
font intervenir des organismes vivants, essentiellement des bactéries. Ces traitements sont
basés sur la capacité des micro-organismes à oxyder la matière minérale (NH3 ….) et les
matières constitutives de la DCO et de la DBO d’une part (aérobiose), et à réduire d’autre part
les molécules comportant de l’oxygène: NO3 (anoxie), PO-4 et CO2 (anaérobie). Ils vont
permettre ainsi d’éliminer la pollution soluble biodégradable et une partie des MES. [2]
18
Chapitre II : STEP à Boues activées
Conception et objectif épuratoire
Les eaux usées préalablement prétraitées arrivent dans le bassin d’aération (où se trouvent les
microorganismes épurateurs). Le bassin d’aération comme le nom l’indique doit être aéré. Un
brassage est nécessaire pour permettre la mise en contact entre les bactéries, la pollution et
l’air. (Ce brassage est nécessaire lors d’une aération syncopée). En sortie du bassin d’aération
la liqueur mixte arrive dans le clarificateur où se déroule la séparation.
Les bactéries
Mais ce qui est fondamental, c'est l'aptitude des bactéries à la floculation. En effet, lorsque les
bactéries sont dans des conditions favorables, elles s'agglomèrent pour former des flocons de
boue que l'on pourra séparer de l'eau par simple décantation au niveau du clarificateur.
19
Chapitre II : STEP à Boues activées
Conception et objectif épuratoire
Les bactéries lors de leur croissance libèrent des polymères (floculant) qui favorisent
leur agglomération entre elles et sur les particules en suspension.
Au cours de l'épuration, on maintient volontairement un équilibre entre la quantité de
boue et la quantité de pollution à éliminer, si bien que les bactéries ont juste la quantité
de nourriture nécessaire à leur vie et leur reproduction. Elles n'ont donc pas d'énergie à
dépenser pour se déplacer, et de se fait, elles ont tendance à se regrouper.
Comme tout organisme vivant, les bactéries ont besoin de nourriture, mais surtout d'air. Il en
est de même pour l'homme, qui pourra se passer temporairement de nourriture, mais
absolument pas d'air. En fait, l'élément important est l'oxygène (O2) présent dans l'air à
hauteur de 20 %.
20
Chapitre II : STEP à Boues activées
Conception et objectif épuratoire
3 Phases
II.4.3. Conception
Le schéma ci-dessous présente les éléments essentiels pour assurer le traitement des eaux
usées par le procédé BOUES ACTIVEES.
21
Chapitre II : STEP à Boues activées
Conception et objectif épuratoire
Contenu : Biomasse épuratrice + matières nutritives (C, N, P) contenues dans les eaux usées
urbaines + oxygène.
Aération : 2 fonctions
• brassage pour favoriser le contact entre bactéries, pollution et O2 et pour éviter les
dépôts.
22
Chapitre II : STEP à Boues activées
Conception et objectif épuratoire
Le mode de calcul le plus utilisé, en particuliers par les constructeurs, est défini par la
relation suivante :
Avec:
• [MVS]BA : Concentration en (kg/m3) en MVS des boues dans le bassin d'aération [8]
23
Chapitre II : STEP à Boues activées
Conception et objectif épuratoire
C'est le temps de séjour hydraulique de l'eau dans un bassin (déssableur, décanteur primaire,
bassin d'aération, clarificateur, ...) permettant le déroulement des phases de traitement
souhaitées :
• Le débit de l'effluent n'est que très rarement constant. C'est pourquoi, on définit
généralement :
24
Chapitre II : STEP à Boues activées
Conception et objectif épuratoire
Temps de séjour des boues dans les ouvrages de traitement biologique (Bassin d'Aération et
clarificateur). Ce temps est plus long que le temps de séjour, du fait de la recirculation
répétitive.
IM = V30 / [MS]
- Si le volume V30 est inférieur à 300mL, l’indice de Molhman correspond à l’indice de boue.
25
Chapitre II : STEP à Boues activées
Conception et objectif épuratoire
- Sinon, dilution des boues (impérativement avec l’eau de sortie du clarificateur), pour obtenir
100mL < V30 < 300mL
26
Chapitre II : STEP à Boues activées
Conception et objectif épuratoire
27
Chapitre II : STEP à Boues activées
Conception et objectif épuratoire
II.4.3.1.1.6. Recirculation :
II.4.3.1.1.7. Extraction :
Evacuer les boues produites pour maintenir une concentration en biomasse constante
et convenable dans le bassin d’aération.
Eliminer l’air contenu dans la liqueur mixte et ainsi faciliter l’étape suivante : la
décantation
II.4.3.3 Le clarificateur
Une fois dégazée, la liqueur mixte arrive par le centre du clarificateur et se heurte au Clifford.
Celui-ci permet d’éviter remise en suspension des particules et des boues décantées. Le rôle
du clarificateur est de séparer les boues de l’eau. Ainsi une fois clarifiée, l’eau passe une
cloison siphoïde retenant les derniers flottants et est évacuée pour atteindre le canal de
comptage.
Les flottants sont récupérés par le pont, les évacuant par la fosse à flottant. Ils sont ensuite
28
Chapitre II : STEP à Boues activées
Conception et objectif épuratoire
Les traitements tertiaires possibles sont nombreux et peuvent, dans certains cas, constituer une
chaine plus ou moins complexe, tout dépend de l’usage qu’on fera de l’eau traitée.
II.5.1. La déphosphatation :
II.6. Désinfection :
La désinfection vise à réduire la concentration des germes pathogènes dans les effluents avant
rejet dans l’environnement. Contrairement aux normes de désinfection pour la production
d’eau potable qui spécifie l’absence totale de coliformes, les normes de rejets pour les eaux
29
Chapitre II : STEP à Boues activées
Conception et objectif épuratoire
résiduaires urbaines ERU varient suivant la nature du milieu récepteur. On peut distinguer
deux catégories de traitement :
De stabiliser les matières organiques pour éviter toute fermentation incontrôlée qui
entraînerait des nuisances olfactives.
D’éliminer un maximum d’eau afin de diminuer les volumes de boues à évacuer. Après une
étape préalable d’épaississement permettant de concentrer les boues, la stabilisation de la
matière organique est réalisée grâce à des procédés biologiques ou physico-chimiques.
L’étape finale de déshydratation permettra d’extraire le maximum d’eau.
Plusieurs facteurs sont déterminants quant à l’efficacité des traitements envisagés comme :
Plus ses paramètres sont contrôlés, plus l’activité et l’aptitude des bactéries à se dédoubler
sont propices au bon déroulement de procédé de dégradation. [13]
30
Chapitre II : STEP à Boues activées
Conception et objectif épuratoire
L’élimination du carbone est un processus biologique aérobie effectué par des populations
bactériennes hétérotrophes. Elles utilisent la DBO comme substrat carboné organique et O2
pour dégrader la matière organique en matière minérale. Les caractéristiques principales de
cette population est une dégradation et assimilation rapide ainsi qu’une « voracité » dont il
faut tenir compte pour le développement des autres types de bactéries épuratrices primordiales
aux traitements des autres pollutions. [7]
Ce processus n’est possible que si la station est en faible charge et que celle-ci sépare
parfaitement les périodes aérobies et anoxies. Ainsi ce procédé se divise en deux temps : une
nitrification suivie d’une dénitrification :
- La seconde phase est appelée : dénitrification est la transformation des nitrates en azote
gazeux, effectuée par des bactéries dénitrifiantes (Bacillus, Pseudomonas, Chromobacter...).
Comme les bactéries du carbone, elles sont hétérotrophes donc elles ont un besoin en DBO
pour être actives. Pour mobiliser le carbone restant ses bactéries vont utiliser des
mécanismes endogènes. Cependant cette condition doit être couplée à une période d’anoxie
(absence d’oxygène libre dans le milieu) suffisamment longue au même moment car les
cinétiques de dénitrification endogènes sont lentes. Plus cette période d’anoxie est longue
plus la mobilisation du carbone sera facile.
Ce traitement est réalisé par deux voies : biologique ou/et physico-chimique via l’injection de
FeCl3. Dans le procédé d’élimination biologique du phosphore par boue activée la biomasse
est exposée à une alternance de conditions anaérobies et aérobies. Cette alternance permet une
dégradation de 50 à 60 % du phosphore par la biomasse. [7]
31
Chapitre II : STEP à Boues activées
Conception et objectif épuratoire
Une station d’épuration à boues activées qui a comme objectif épuratoire l’élimination de la
pollution carbonée (DBO5, DCO, MES) comprend :
• Un bassin dit d’aération dans lequel l’eau à épurer est mis en contact avec la masse
bactérienne épuratrice.
• Un clarificateur dans lequel s’effectue la séparation de l’eau épurée et de la culture
bactrienne.
• Un dispositif de recirculation assurant le retour vers le bassin d’aération des boues
biologiques récupérées dans le clarificateur.
• Un dispositif d’extraction et d’évacuation des boues en excès, c'est-à-dire de surplus de
culture bactérienne synthétisée en permanence à partir du substrat, un dispositif de
fourniture d’oxygène à la masse bactérienne présente dans le bassin d’aération.
• Un dispositif de brassage, afin d’assurer au mieux le contact entre les cellules bactériennes
et la nourriture, d’éviter les dépôts, de favoriser la diffusion de l’oxygène partout ou il en
besoin.
Figure II-11: Conception générale d’une station d’épuration à boues activées (qui a comme
objectif le traitement du carbone).
La pollution azotée peut être traitée de manière biologique grâce à une succession de phases
aérées et non aérées dans des bassins séparés.
Ce procédé permet d’éliminer l’azote sous forme gazeuse qui est alors renvoyée dans
l’atmosphère. [10]
32
Chapitre II : STEP à Boues activées
Conception et objectif épuratoire
II.9.2.1. NITRIFICATION :
II.9.2.2. DENITRIFICATION:
Le liquide obtenu est placé dans un bassin sans oxygène (anoxie). Les bactéries consomment
l’oxygène des nitrates et les transforment en azote gazeux… qui s’évapore.
Dans cette conception la station est équipée de deux bassins, le premier bassin anoxique et le
deuxième bassin aérobie. L'eau prétraitée traverse premièrement un bassin fonctionnant en
conditions anoxiques dans lequel est réalisée la dénitrification. Ce bassin doit fonctionner en
absence d'oxygène et en présence de matière carbonée. En sortie du bassin de dénitrification
se trouve le bassin d'aération dans lequel la pollution carbonée est dégradée et la nitrification
est réalisée. De l'oxygène doit être injecté dans ce bassin d'aération pour assurer le bon
fonctionnement de la biomasse. Une partie du contenu du deuxième bassin, la liqueur mixte,
est renvoyée directement vers le bassin anoxie : cette boucle est qualifiée de recirculation
interne. Le débit est défini par un taux de recirculation. Cette recirculation permet de fournir
au bassin anoxie les nitrates issus de la nitrification qui vont pouvoir être dénitrifiés. [7]
33
Chapitre II : STEP à Boues activées
Conception et objectif épuratoire
Figure II-12: Conception générale d’une station d’épuration à boues activées (qui a comme
objectif le traitement du carbone et de l’azote).
Figure II.13: Conception générale d’une station d’épuration à boues activées (qui a comme
objectif le traitement du carbone et de l’azote).
34
Chapitre II : STEP à Boues activées
Conception et objectif épuratoire
Figure II.14: Conception générale d’une station d’épuration à boues activées (qui a comme
objectif le traitement du carbone, de l’azote et de phosphore).
35
Chapitre II : STEP à Boues activées
Conception et objectif épuratoire
II.10. Conclusion:
Une station d'épuration à boues activées présente les avantages et les inconvénients suivants:
Les Avantages
Ce procédé élimine les molécules de phosphore, d'azote et de carbone présentes dans les eaux
résiduaires. Il est de plus relativement sûr, du fait du contrôle aisé des différents facteurs
nécessaires à son fonctionnement. Comparé à la technique des lits bactériens, il est plus
efficient et plus rapide. Enfin, les nuisances telles que les odeurs ou les mouches sont
inexistantes et son installation demande peu de place.
Ce dispositif est intéressant à partir de 400 équivalent-habitants minimum et peut aller jusqu'à
un traitement de 100.000 à 200.000 équivalent-habitants.
Les inconvénients
L'épuration biologique à boue activée est un dispositif qui nécessite un entretien rigoureux
sous peine de dysfonctionnement, voire de panne. L'investissement de départ est élevé, mais
une comparaison avec les autres modes d'épuration permet de relativiser. L'implantation d'un
site dans un espace vert peut provoquer quelques nuisances, au niveau du bruit et des
matériaux utilisés. Enfin, la production de boues reste conséquente.
36
Chapitre III Système d’aération et de décantation
37
Chapitre III Système d’aération et de décantation
Les turbines lentes sont installées au centre de leur zone d‘action et en général dans des
petites installations.
III.1.2.1.2. Aérateur à vitesse lente à axe horizontal :
Connus aussi sous le nom de brosses ils sont à axe horizontal et vitesse lente. Une
brosse se compose d‘un arbre horizontal tournant sur lui-même par l‘intermédiaire d‘un
motoréducteur. Sur cet arbre sont montées des pales totalement ou partiellement
immergées.
III.1.2.2. Aérateur à Vitesse Rapide à axe vertical:
Ces systèmes peuvent être fixes ou bien flottants et présentent un montage à axe
vertical. Ils sont constitués par une hélice entrainée directement par un moteur et
généralement placée à l‘intérieur d‘une cheminée de faible diamètre. Par le fait que ces
systèmes peuvent être flottants ils sont souvent utilisés dans des cuves à niveau variable.
Ils sont par contre moins performants que les aérateurs de surface à vitesse lente. [5]
39
Chapitre III Système d’aération et de décantation
Composants :
1. Flotteur
2. Colonne d'aspiration (télescopique)
3. Déflecteur-aérateur
4. Mélangeur statique
5. Bouche de prise
6. Crépine
7. Colonne de rejet, concentrique à la
colonne d'aspiration
8. Injecteur d'air
9. pompe échangeur à éjecteur
10. Ballast d'air
40
Chapitre III Système d’aération et de décantation
41
Chapitre III Système d’aération et de décantation
42
Chapitre III Système d’aération et de décantation
43
Chapitre III Système d’aération et de décantation
44
Chapitre III Système d’aération et de décantation
45
Chapitre III Système d’aération et de décantation
46
Chapitre III Système d’aération et de décantation
Selon le débit à traiter, la quantité et la nature des MES de l’eau brute, le volume des dépôts à
évacuer et la pente du fond de l’ouvrage, le décanteur peut être équipé ou non d’un système
de raclage des boues.
Sur un plan général, la décantation statique est appliquée sur les eaux très chargées, en
premier stade de décantation (débourbage) avant la décantation principale à contact de boue,
de préférence après coagulation à fort gradient de vitesse par un polymère cationique (quand
ces produits sont autorisés) ou anionique suivant la charge en MES de l’eau brute et en
choisissant des appareils de type raclé. [2]
On en distingue trois types:
III.2.2.2.1. Le décanteur statique sans raclage:
Dont la surface de décantation en m2 est égale à 1 à 2 fois le débit en m3/h. Les boues y sont
collectées gravitairement. Ils sont à flux vertical pour de petits débits (inférieurs à 20 m3/h), à
flux horizontal lorsque le volume de boues à décanter est faible.
III.2.2.2.2. Le décanteur statique à raclage mécanique:
Un dispositif mécanique de raclage des boues est utilisé dès que la surface de décantation
devient supérieure à 30 ou 40 m2. Il évite de prévoir de fortes pentes de radier, nécessaires à
l’écoulement naturel des boues : ces pentes sont alors réduites (jusqu’à 2 % dans le cas des
boues légères) et la construction économique de grands ouvrages à profondeur limitée est
possible.
47
Chapitre III Système d’aération et de décantation
48
Chapitre IV : Dysfonctionnement des STEP à boues activées
IV.1. Introduction :
Le développement de microorganismes est une condition nécessaire au bon fonctionnement
d'une station d'épuration à boues activées. Bien que nécessaire, cette condition n'est cependant
pas suffisante, les caractéristiques de la biomasse influant directement sur la structure des
flocs, leur densité et donc en définitive sur l'aptitude des boues à la décantation. En
conséquence, difficultés d'ordre biologique riment le plus souvent avec difficultés de
décantation.
Les problèmes biologiques, encore fréquents, limitent la fiabilité des stations d'épuration à
boues activées. Complexes dans leur compréhension, leur maîtrise est parfois délicate pour les
opérateurs chargés d'assurer le bon fonctionnement des installations. Les principaux
problèmes biologiques qui vont de pair avec les difficultés de décantation, point faible des
stations à boues activées.
IV.2. Rappel des principes de fonctionnement :
L’épuration biologique des eaux résiduaires par le procédé des boues activées est
principalement basée sur l’activité métabolique de cultures bactériennes maintenues en
suspension en état aérobie dans le bassin d’aération alimenté par l’eau à épurer. L’efficacité et
la fiabilité de l’épuration restent étroitement dépendantes du bon déroulement de la phase de
décantation, celle-ci constituant, en effet, le dernier maillon de la chaîne de traitement avant
rejet au milieu naturel. La séparation boue-eau traitée par sédimentation est assurée par le
décanteur secondaire ou clarificateur placé à l’aval du bassin d’aération.
Toute défaillance dans l’exploitation des ouvrages augmente les risques de
dysfonctionnements et, par conséquent, diminue les potentialités de la station. Les exemples
dans ce domaine sont nombreux, mais il convient simplement de rappeler que pour la
conduite d’une station d’épuration, un personnel bien informé assurant un suivi régulier reste
le meilleur garant de la qualité du traitement.
La boue activée est constituée de l’ensemble « floc- eau interstitielle ».
Le floc désigne un agglomérat composé de particules (ou débris) diverses (végétales,
animales, minérales) et de colonies bactériennes.
Le liquide interstitiel représente dans la plupart des stations la qualité des eaux de
sortie. C’est donc un indicateur du niveau de traitement. Ainsi, plus la charge
massique est élevée, moins le niveau de traitement sera élevé et plus l’eau interstitielle
contiendra de bactéries dispersées.
49
Chapitre IV : Dysfonctionnement des STEP à boues activées
50
Chapitre IV : Dysfonctionnement des STEP à boues activées
51
Chapitre IV : Dysfonctionnement des STEP à boues activées
52
Chapitre IV : Dysfonctionnement des STEP à boues activées
53
Chapitre IV : Dysfonctionnement des STEP à boues activées
54
Chapitre IV : Dysfonctionnement des STEP à boues activées
55
Chapitre IV : Dysfonctionnement des STEP à boues activées
Ils ont une triple utilité. Ce sont des coagulants qui déchargent électriquement les
colloïdes donc permettent de rapprocher les particules et favorisent la décantation. Ils
précipitent les phosphates et les sulfures dans les boues. En bloquant les sulfures de l'effluent
brut ou des boues en anaérobiose, ces réactifs suppriment le substrat préférentiel de certaines
bactéries filamenteuses (Thiotrix). Il se pourrait aussi qu'agissant sur la disponibilité du
56
Chapitre IV : Dysfonctionnement des STEP à boues activées
phosphore, les réactifs affectent le métabolisme et diminuent ainsi la résistance des bactéries
filamenteuses à certains stress. [12]
IV.4.2. Contre les mousses physico-chimiques et biologiques par les floculants:
Le moussage est favorisé par l'accumulation dans le réacteur biologique d'acides gras volatils
ainsi que par la production de produits tensioactifs. L'ajout d'additifs chimiques du commerce
agissant sur les tensioactifs par précipitation des colloïdes et des lipides saponifiés empêche la
formation de la mousse.
La présence de H2S au niveau d'une station est révélatrice d'une zone d'anoxie dans le réseau
d'assainissement ou dans la station elle-même. Nous l'avons vu, cette substance est très
corrosive pour le génie civil et très dangereuse pour les hommes, c'est pourquoi il est
intéressant de trouver une solution éliminant ces gaz directement au niveau des canalisations.
La technique utilisée est l'injection d'oxygène dans l'effluent au niveau des postes de relevage
lorsqu'ils existent. Si l'injection dans le réseau n'est pas techniquement possible, il faut
employer des oxydants (tel que le chlorure ferrique ou l'eau oxygénée) qui ont pour effet
d'oxyder H2S en H2SO42-. Cette solution peut aussi être utilisée pour contrer des filaments. [6]
IV.5. Les actions préventives:
IV.5.1. Eviter les toxiques:
Les flocons normaux ont une dimension de vingt à deux cents micromètres et sont très
hydrophiles. Si une eau ne forme pas de flocons, elle est dite en «croissance dispersée». Dans
certains cas les flocons existent mais sont très petits, ils sont dits « pint of flocs » ou «en tête
d'épingle».
Ces différents états peuvent avoir des causes diverses:
Concentration en micro-organismes trop faible.
Eaux trop pauvres ne permettant pas un développement suffisant des bactéries.
Présence de métaux lourds (mercure, cadmium, zinc)
Présence de peroxydes qui peuvent entraîner une défloculation partielle, voire
totale, de la boue. [12]
Pour remédier à de tels accidents, actuellement aucun moyen n'a été trouvé pour éviter les
dégâts provoqués par l'action de produits toxiques sur les flocs. Le seul moyen de s'en
prémunir est de leur interdire l'accès au réacteur biologique.
57
Chapitre IV : Dysfonctionnement des STEP à boues activées
58
Chapitre IV : Dysfonctionnement des STEP à boues activées
59
Chapitre IV : Dysfonctionnement des STEP à boues activées
IV.6. Conclusion:
Les méthodes d'épuration biologique sont des solutions bien adaptées pour traiter un effluent
urbain essentiellement chargé de matières organiques, azote et phosphore. Quel que soit le
procédé choisi il reste d'un coût d'exploitation plus faible que les procédés chimiques et
présente, en plus, le gros avantage de ne pas nécessiter d'apport de réactif. Cependant les
microorganismes sont très dépendants du milieu dans lequel ils se développent. Les variations
des caractéristiques physico-chimiques de l'effluent entraînent une modification de la faune
qui s'y développe et donc de la qualité de l'eau rejetée dans le milieu.
La gestion des stations biologiques est donc de plus en plus une histoire de professionnels
compétents et qualifiés, capables de réagir rapidement face à un incident biologique et de
mettre en place les solutions adéquates. Pour s'affranchir durablement de ces incidents il est
important, dans la mesure du possible, d'agir dès la conception de la station.
60
Chapitre V: Station d’épuration d’Ain El Hadjar
V.1. Introduction
En vue d’étudier l’efficacité des stations d’épuration à boues activée concernant
l’abattement de la charge polluante et le bon fonctionnement des ouvrages d’épuration, on
a choisi de travailler, sur la station d’épuration d'Ain El Hadjar.
C'est une station à boues activées opérationnelle destinée a l'épuration des eaux usées de
l'agglomération d'Ain El Hadjar. Cette dernière a atteint la charge hydraulique nominale 4800
m3/j d'ou l'apparition des problèmes de dysfonctionnement lors de l'exploitation.
L’objectif de ce travail est d’évaluer le fonctionnement de la station par le contrôle des
paramètres physiques et chimiques des eaux brutes et des eaux traitées, et de diagnostiquer les
différents équipemenst afin de cerner les problèmes de dysfonctionnement.
V.2. Localisation :
La station est située à 1km au Nord-Ouest de la ville d’Ain El-Hedjar, elle a comme
coordonnées : X=2659m, Y=2645m, Z=912m.
La station a été mise en service pour la première fois en 1994, et a cause des problèmes de
fonctionnement, la station a fait l’objet de travaux réhabilitation, elle a été remise en service
en 2002.
61
Chapitre V: Station d’épuration d’Ain El Hadjar
V.3.1. Collecteurs
Les eaux admises à la station sont des eaux domestiques ou industrielles obligatoirement
prétraitées au niveau des unités industrielles. L’admission dans la station des rejets des eaux
industrielles comportant des produits chimiques toxiques et nocifs au processus de traitement
conçu est strictement interdite.
La station d’épuration d’Ain El Hadjar fonctionne sur la base d’un procédé à boues activées à
faible charge a l’aide d’aérateur de surface à vitesse lente
b) Relevage :
Dégrillage grossier
Puisard de relevage
3 pompes –immergées de 200 m 3/h et 10 m de H M T
c) Prétraitement :
62
Chapitre V: Station d’épuration d’Ain El Hadjar
Sous forme trapézoïdale, le dessableur-déshuileur est équipé d’un pont suceur et écumeur et à
pour dimensions :
Largeur : 03 m.
Longueur : 08 m.
Surface de dessablage –déshuilage : 30 m 2
Hauteur d’eau : 2,5 m
Volume de l’ouvrage : 80 m3
d) Traitement biologique
Les deux décanteurs équipés de pont racleur à vitesse de rotation de 0.04 m/s sont de forme
Circulaire de :
Diamètre : 18 m.
Surface unitaire : 255 m².
Volume cylindrique : 663 m
Profondeur d’eau au niveau de la goulotte : 2,6
Vitesse ascentionnelle
Temps de séjour
f) Bassin de chloration
63
Chapitre V: Station d’épuration d’Ain El Hadjar
Le bâtiment de chloration est équipé :
Diamètre : 8 m.
Hauteur : 4 m.
Pente de fond : 1/10.
Surface : 50,24 m 2
2- Lits de séchage
64
Chapitre V: Station d’épuration d’Ain El Hadjar
TRAITEMENT
PHYSIQUE
-Dégrilleur
-Déssableurs
-Déshuileurs
TRAITEMENT
BIOLOGIQUE
Boues recirculées
-Boues activées
TRAITEMENT
TRAITEMENT
SECONDAIRE DES BOUES
Boues en excès
-Epaississement
-Lits de séchage
STERILISATION
CHLORATION CHAABAT
65
Chapitre V: Station d’épuration d’Ain El Hadjar
66
Chapitre V: Station d’épuration d’Ain El Hadjar
-Chloration
- Epaississeur des boues
- Déshydratation naturelle par lits de séchage
V.4.4 Traitement des boues :
Le traitement des boues usées de la décantation /clarification comporte deux étapes :
° Un épaississement statique
° Une déshydratation naturelle par lits de séchage
Avant transfert en déshydratation, il est nécessaire d’épaissir au maximum les boues dans le
but essentiellement de traiter de plus faibles volumes et donc d’avoir des ouvrages et
équipements plus compacts.
L’épaississeur n’est pas le « dépotoir » final du traitement de l’eau mais l’ouvrage
intermédiaire indispensable entre la chaîne de traitement des boues.
Son but est de :
- Soulager le traitement de l’eau en captant au maximum les boues produites par cette
chaîne de traitement en lui restituant une sur verse peu chargée dite « claire » afin
d’éviter tous les stockages préjudiciables de boues dans les ouvrages de traitement
d’eau.
- Fournir à la chaîne de traitement des boues ‘produit » rassemblant le maximum de
qualité tant en concentration qu’en « fraîcheur » afin d’assurer les conditions
optimales des déshydratations.
L’épaississeur doit être considéré comme un ouvrage à part entière remplissant les mêmes
fonctions qu’un décanteur (qu’il soit primaire ou secondaire) c’est à dire qu’il réalise une
séparation solide/ liquide.
Déshydratation naturelle des boues sur lits de séchage : Les boues épaissies sont pompées
dans les lits de séchage.
V.5. Principe de fonctionnement et caractéristiques des équipements :
Le procédé d'épuration des eaux résiduaires de la ville d AIN LAHDJAR est à boue activées,
à faible charge.
Le processus de traitement est composé de trois phases de traitement de la filière « Eau » et
un traitement de la filière « Boue »
- Phase 1 : Prétraitement ou Traitement préliminaires
- Phase 2 : Traitement secondaire ou traitement biologique
- Phase 3 : Traitement tertiaire, la chloration
67
Chapitre V: Station d’épuration d’Ain El Hadjar
Le traitement de la filière boue est constitué de deux principales étapes : après décantation, les
dépôts sont traités par épaississement avant la déshydratation naturelle par lits de séchage des
boues et leur mise à la décharge.
V.5.1 Prétraitement :
V.5.1.1 Dégrillage grossier :
- Un compartiment d’entrée équipé d’une grille grossière du type barreaux plats et nettoyage
manuel, d’une largeur de 15O cm, inclinés à 60 ° et une Distance entre barres de 5 cm
(maille 5X5 cm)
68
Chapitre V: Station d’épuration d’Ain El Hadjar
69
Chapitre V: Station d’épuration d’Ain El Hadjar
Tableau V-4 : Caractéristiques de dégrilleur fin [9]
Dimensionnement
Capacité 790 L /S
Inclinaison 15°
Ecartement 25mm
Les déchets retenus au niveau des barres sont soulevés par la benne dégrilleur qui est
entraînée en mouvement alterné par deux chaînes.
Le dégrilleur est nettoyé lors de la remontée de la benne par les dents du râteau, monté sur la
benne qui passent entres les barreaux.
Avant d’arriver en butée haute, une lame en plastique permet de vider la benne et dégager les
déchets accumulés.
Après un arrêt au point mort « haut », la benne reprend la course en sens inverse vers le bas,
tout en éloignant le râteau du champ du dégrillage, par contre au point « bas », la benne
reprend sa course ascendante en approchant le râteau du champ du dégrilleur.
Un détecteur de niveau permet, par la mesure de l’écart entre les niveaux amont et aval du
dégrilleur, de lancer le cycle de nettoyage de la grille, et ce jusqu’à ce que cet écart soit à une
valeur minimale préréglée.
70
Chapitre V: Station d’épuration d’Ain El Hadjar
71
Chapitre V: Station d’épuration d’Ain El Hadjar
72
Chapitre V: Station d’épuration d’Ain El Hadjar
pour assurer la séparation solide liquide par gravité, améliorée par les mécanismes racleurs de
fond et de surface.
Les boues accumulées au fond du décanteur sont dirigées vers une station de pompage des
boues dont une partie est recyclée par pompage dans le bassin d’aération de façon à y
maintenir la concentration nécessaire en bactéries épuratrices.
Les boues en excès sont pompées vers l’épaississeur, et de la, vers la déshydratation naturelle
par lits de séchage.
Les deux bassins d’aération et les décanteurs sont reliés par un ouvrage de répartition qui
permet d’assurer une flexibilité d’exploitation et faciliter la maintenance. [4]
Aérateurs:
Huit aérateurs sont installés, quatre dans chaque compartiment
Tableau V-6: Caractéristiques des aérateurs de bassin d’aération [9]
Marque
Type- Modèle LANDY7
puissance moteur 37 kW
Apport oxygène par aérateur 60,5 (Kg/h)
Diamètre turbine 1700 mm
Fréquence 50Hz
73
Chapitre V: Station d’épuration d’Ain El Hadjar
74
Chapitre V: Station d’épuration d’Ain El Hadjar
Pont racleur :
Tableau V-8 : Caractéristiques de pont de racleur [9]
Nombre 1 pour chaque décanteur
Largeur 960 mm
Longueur 15.8 m
Charge maximale 200 Kg/m2
Vitesse de moteur 1450 rpm
Vitesse de rotation du pont 1 m/mn
Diamètre extérieur des roues de chariot 405 mm
Diamètre de la jupe / déflecteur 04.77m
Hauteur de la jupe / déflecteur 1.5 m
Puissance nominale du moteur 0.55 Kw
d’entraînement
75
Chapitre V: Station d’épuration d’Ain El Hadjar
recirculation des boues activées et pomper les boues en excès vers l’épaississeur.
La recirculation est assurée par trois pompes de 720 m3 /h
V.8.1.1. Caractéristiques:
Tableau V-9 : Caractéristiques des pompes de recirculation des boues [9]
Marque ABS
Type submersible AFP 3003 ME300/6-43
Débit 720m³/h
HMT 5m Rendement hydraulique: 67.9 %
Diamètre d'aspiration DN 150
Diamètre de refoulement DN 150
V.8.1.2. Moteur :
Tableau V-10 : Caractéristiques de moteur [9]
Vitesse de rotation 1425 tr/min.
Puissance nominale 30 KW
Voltage: 400 V
Fréquence: 50 Hz.
Roue: GG-25
Corps de pompe: Fonte GG-25
Axe: Acier Inoxydable AISI 420
Couverture du moteur: Fonte GG—25
76
Chapitre V: Station d’épuration d’Ain El Hadjar
V.8.1.3.2. Moteur :
Tableau V-12:Caractéristiques de moteur [9]
Vitesse de rotation 1425 tr/min.
Puissance absorbée 09 Kw
Voltage 400 V
Fréquence 50 Hz.
Roue GG-25
Corps de pompe Fonte GG-25
Axe Acier Inoxydable AISI 420
Couverture du moteur Fonte GG--25
Débit 83.5 m3 /h
Puissance absorbée 09 Kw
Diamètre de refoulement DN 200 mm
Volume 1057 m3
Mécanisme d’épaississement :
La boue épaissie se concentre au fond du bassin et est évacuée vers les lits de séchage par
deux pompes à vis excentrée de capacité respective 35-80m3/h
77
Chapitre V: Station d’épuration d’Ain El Hadjar
Tableau V-14: Caractéristiques de pompe pour boues épaissies [9]
Type Excentrique
Modèle Seepex
Capacité 60 m3/h
Pression 20mWc
Vitesse 165-360rpm
78
Chapitre V: Station d’épuration d’Ain El Hadjar
Tableau V-15 : Caractéristiques de chloration [9]
Temps de contact 35 mn (à 20 c°)
Débit 1 200 m3/h
Dose de Chlore actif 5 ppm (0.005 Kg/m3)
Quantité totale de Chlore 60 Kg/jour
Teneur en Hypochlorite 0.138 Kg/h
Conditionnement de l’Hypochlorite 850 litres /conteur
Besoins en Hypochlorite 40 conteneurs/mois
79
Chapitre V: Station d’épuration d’Ain El Hadjar
2 500
2 000
1 500 Entrée
1 000 Sortie
Rendement
500
0
Février Mars Avril
Figure V-12: Variations de la charge polluante DBO5 (Kg/j) pour les trois mois
En ce qui concerne les eaux d’entrée, nous pouvons voir que la charge polluante est très
élevée le mois de février par rapport au mois de mars et avril, cela est du probablement à la
pollution charriée par les eaux pluviales le réseau est unitaire, la pollution carbonée diminue
(entrée/sortie), ceci est principalement du à la nature des rejets domestiques biodégradables et
80
Chapitre V: Station d’épuration d’Ain El Hadjar
à la capacité de la station à éliminer cette pollution ceci indique un bon fonctionnement des
systèmes d’aération.
V.13.1.2. Demande chimique en oxygène
2500
2000
1500 Entrée
1000 Sortie
rendement
500
0
Février Mars Avril
Figure V-3: Variations de la charge polluante DCO (Kg/j) pour les trois mois
En ce qui concerne les eaux d’entrée, nous pouvons voir que la charge polluante est très
élevée le mois de février par rapport au mois de mars et avril, ceci est du aux fortes
précipitations (la station est à plus de 95% en régime unitaire)
Nous pouvons voir que la pollution carbonée DCO diminue de l’entrée à la sortie. Les valeurs
de rejet sont bien comprise dans les valeurs attendues en DCO à la sortie (moins de 150 Kg /
j).
V.13.1.3 Matières en suspension
1800
1600
1400
1200
1000 Entrée
800 sortie
600 rendement
400
200
0
Février Mars Avril
Figure V-4: Variations de la charge polluante MES (Kg/j) pour les trois mois
D’après les résultats, on constate que le mois de février est le plus chargé en pollution
carbonée (DCO, DBO5, MES) ce qui confirme que les eaux pluviales sont à l’origine de cette
pollution. Le rendement épuratoire de la station en MES dépasse les 90%, ceci est du à un
bon prétraitement et une bonne décantation.
81
Chapitre V: Station d’épuration d’Ain El Hadjar
V.13.2. Conclusion:
Les résultats indiquent un bon fonctionnement de la STEP vis-à-vis la pollution carbonée, le
traitement des paramètres majeurs DBO5, DCO et MES respecte les objectifs de rejets en
vigueur.
V.13.2.1. Pollution azotée
L’azote peut subir différentes transformations au cours d’un traitement biologique, le passage
de la forme ammoniacale à la forme nitreuse puis nitrique et retour à la forme gazeuse.
Azote ammoniacale
250
200
150
Entrée NH3(Kg/j)
100 Sortie NH3 (Kg/j)
50
0
Février Mars Avril
Figure V-5: Variations de l’azote ammoniacale NH3 (Kg/j) pour les trois mois
L’azote rejeté dans les eaux usées se trouve rapidement dans le réseau sous forme réduite
ammoniacale NH3. D’après les résultats la charge polluante journalière en azote à l’entrée de
la STEP est importante (dépasse les 200 Kg/j). Cette dernière est presque la même pour les
mois (février, mars et avril), ceci est du au transit dans le réseau (absence d’oxygène) qui
augmente les concentrations à l’entrée de la STEP. A la sortie de la STEP la charge
polluante ammoniacale diminue, ceci s’explique par une bonne élimination de l’azote
ammoniacal par nitrification, donc dans le bassin d’aération les bactéries en présence
d’oxygène transforme l’ammoniac en nitrates.
82
Chapitre V: Station d’épuration d’Ain El Hadjar
V.13.2.2. Nitrites
0,400
0,350
0,300
0,250
0,200 EntréeN-NO2(Kg/j)
0,150 SortieN-NO2(Kg/j)
0,100
0,050
0,000
Février Mars Avril
Figure V-6: Variations de nitrites N-NO2 (Kg/j) pour les trois mois
Les résultats présentent une charge polluante très réduites à l’entrée et à la sortie de la
STEP, ceci s’explique par la phase transitoire des nitrites, qui se transforment rapide en
nitrates en présence d’oxygène.
V.13.2.3. Nitrates
14
12
10
8
Entrée N-NO3(Kg/j)
6 Sortie N-NO3(Kg/j)
0
Février Mars Avril
Figure V-7: Variations de nitrates N-NO3 (Kg/j) pour les trois mois
D’après les résultats des analyses, la charge polluante en nitrates à l’entrée de la STEP
pour les différents mois (février, mars et avril) est trop réduite, ceci est du au rejet des
eaux usées qui présente une pollution azotée ammoniacale trop élevée en absence
d’oxygène dans le réseau.
83
Chapitre V: Station d’épuration d’Ain El Hadjar
Les nitrates sont le résultat d’une nitrification de l’ammonium en présence d’oxygène,
Les résultats des nitrates à la sortie de la STEP sont anormaux.
L’abaissement aberrant des nitrates avec une telle installation n’a pas d’explication. La
théorie le la nitrification/dénitrification abordé dans le chapitre II, explique que Lors de la
nitrification, le NH3-N est transformé en NO2-N puis en NO3-N grâce à l’apport
d’oxygène. La dénitrification, dans des conditions anoxiques, la transformation du NO3-N
en azote élémentaire s’effectue via les produits intermédiaires NO2-N et NO/N2O (gaz).
V.14. Les problèmes de dysfonctionnement de la STEP
Lors de la sortie effectuée l’année passée (avril2016) avec nos enseignants à la station
d’épuration d’Ain El Hedjar (avec notre promo master 1 hydraulique urbaine), on a constaté
que le clarificateur était couvert de boues ceci est du a une mauvaise décantation de cette
dernière, donc on a décidé d’étudié l’origine de ce problème de dysfonctionnement.
84
Chapitre V: Station d’épuration d’Ain El Hadjar
V.14.1. Remontée des boues dans le clarificateur
-Le débit entrant à la station dépasse le débit nominal (durant ces derniers mois où il a
dépassé les 5 000 m3/jour par rapport à la capacité de la station qui est de 4800 m3/jour)
-Dénitrification sauvage dans le clarificateur c’est la réponse de notre question sur la charge
polluante en nitrates à sortie de la STEP (la nitrification en présence d’oxygène se fait dans le
bassin d’aération et la dénitrification en anoxie se fait dans le clarificateur), ce qui est à
l’origine des résultats obtenus.
Les phénomènes de dénitrification dans le clarificateur peuvent intervenir en cas de séjours
prolongés des boues au fond d'ouvrage (2heures et plus). Les microbulles d'azote gazeux
entraînent vers la surface des particules de boue déjà décantée.
85
Chapitre V: Station d’épuration d’Ain El Hadjar
La photo N° V-3 : démontre la présence des mousses sur le bassin d’aération de la STEP de
Ain El Hadjar.
V.14.2.2. Solution :
-Une réhabilitation de la station est la solution adéquate afin d’améliorer le rendement
épuratoire de la STEP, avec la mise en place d’une zone de contact et une zone anoxie.
86
Chapitre V: Station d’épuration d’Ain El Hadjar
Elimination
carbonée+ Échappement
Dénitrification Nitrification de gaz N2
Une bonne
décantation de
boues Décanteur
Les problèmes des mousses et des remontées des boues constituent un facteur de
démotivation des exploitants et conduisent à une dégradation de la qualité de l'effluent épuré.
Donc, le concepteur doit viser les différentes formes de pollution par une conception
adéquate.
87
Conclusion générale
Conclusion
Même si grâce aux équipements réalisés ces dix dernières années, le taux de dépollution s’est
sensiblement amélioré, les investissements doivent être poursuivis pour permettre de rénover
les réseaux et réhabiliter les stations qui existent et d’en créer de nouveaux là où cela est
nécessaire.
Pour améliorer les traitements et les rendements d’épuration ainsi que leur efficacité, un
effort constant de recherche est réalisé pour mettre au point la résolution des problèmes
d'exploitation.
Ces problèmes de dysfonctionnement qui touchent les boues activées impliquent un surcoût
d'exploitation (débouchage des canalisations de retour en tête des flottants - nettoyage des
débordements - recyclage d'eaux excessif - recyclage de quantités élevées de flottants), et
conduisent à une dégradation de la qualité de l'effluent épuré.
88
BIBLIOGRAPHIE
Février 2008.
Edition, 1994.
[5] CHABI Moncef. Optimisation des systèmes d’aération pour l’épuration des eaux usées
.Mémoire de Magister, Université Badji Mokhtar, Annaba 2007.
[9] document technique sur la station d’Ain El Hedjar, ONA Saida (2012)
[10] DERONZIER, Gaelle, SHETRITE, Sylvie et al. Traitement de l’azote dans les stations
[15] http://www.cpepesc.org/Les-principaux-parametres.html
[16]http://thesis.univ-biskra.dz/891/3/Chap%201_LES%20EAUX%20USEES_.pdf
[17] https://fr.wikipedia.org/wiki/A%C3%A9rateur_de_fond
[18]https://www.suezwaterhandbook.fr/procedes-et-technologies/procedes-
biologiques/procedes-a-cultures-libres/aide-a-l-analyse-des-dysfonctionnements
Tableau I : Les résultats des analyses du mois février 2017
Débit O2
Paramètres ** MES DBO5 DCO N-NH3 N-NO2 N-NO3 NTK NT PO4 -3 PT T pH
moyen dissous
de l’auto-
surveillance (m3/j) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (°C)
Entrée STEP *
4 322 379,00 463,00 518,00 49,00 0,09 4,40 / / 4,60 / / 15,90 7,37
(Eau brute)
Nbr d'analyses
/ mois (Eau 28 19 3 3 1,00 1,00 1,00 / / 1,00 / / 19,00 19
brute)
Sortie STEP *
3 890 10,00 5,00 36,00 0,21 0,03 2,00 / / 3,30 / / 13,70 7,56
(Eau épurée)
Nbr
d'analyses/ mois 28 19 3 3 1 1 1 1 / 19 19
(Eau épurée) / / /
Débit O2
Paramètres ** MES DBO5 DCO NH4 N-NO2 N-NO3 NTK NT PO4 -3 PT T pH
moyen dissous
de l’auto-
surveillance (m3/j) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (°C)
Entrée STEP *
3 180 318,00 365,00 482,00 57,00 0,08 2,50 / / 2,20 / / 16,00 7,40
(Eau brute)
Nbr d'analyses /
mois (Eau brute)
31 21 4 3 1 1,00 1 / / 1 / / 21 21
Sortie STEP *
2 862 23,00 15,00 50,00 5,30 0,52 1,00 / / 0,13 / / 15,00 7,50
(Eau épurée)
Nbr
d'analyses/ mois 31 21 4 3 1 1 1 1 / 21 21
(Eau épurée) / / /
Rendements Épuratoires (%) 92,77 95,89 89,63 90,70 0,00 60,00 / 94,09 /
Tableau V : Les résultats des analyses du mois Avril 2017
Débit O2
Paramètres ** MES DBO5 DCO NH4 N-NO2 N-NO3 NTK NT PO4 -3 PT T pH
moyen dissous
de l’auto-
surveillance (m3/j) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (°C)
Entrée STEP *
4 065 321,00 407,00 391,00 53,00 0,09 3,20 / / 5,90 / 2,00 18,17 7,45
(Eau brute)
Nbr d'analyses /
mois (Eau brute)
30 21 3 4 1 1,00 1 / / 1 / 1,00 21 21
Sortie STEP *
3 650 16,00 17,00 40,00 2,79 0,07 0,50 / / 0,14 / 5,20 17,37 7,62
(Eau épurée)
Nbr d'analyses/
30 21 3 4 1 1 1 1 1,00 21 21
mois (Eau épurée) / / /
Charge Entrée STEP (Eau brute) 1 305 1 654 1 589 215 0,360 13 0 24 0
Rendements Épuratoires (%) 95,02 95,82 89,77 94,74 22,22 84,38 / 97,63 /