3ème année médecine QE RADIO OSTÉO Sassioui Salma
OS ET ARTICULATIONS
TECHNIQUES :
I- RADIOGRAPHIE STANDARD
II- TOMODENSITOMETRIE
III- IRM
IV- ARTHROGRAPHIE- ARTHROSCANNER :
• Moyen invasif
• Injection de produit de contraste en intra-articulaire
• Meilleure analyse des cartilages articulaires et des brocartilages (ménisques).
• Complétée par un scanner (arthroscanner).
V- ECHOTOMOGRAPHIE
VI- SCINTIGRAPHIE
SÉMIOLOGIE D’UNE LÉSION OSSEUSE :
Ostéolyse ou lacune les types de Lodwick :
IA : ostéolyse géographique avec sclérose marginale. Lésion peu évolutive : tumeur bénigne.
IB : ostéolyse géographique bien limitée mais sans sclérose marginale. Lésion moyennement
évolutive. TB ou TM de bas grade.
IC : ostéolyse géographique à limites oues. Lésion très évolutive : tumeurs malignes ou infection.
II : ostéolyse mitée : plusieurs lacunes à bords ous pouvant con uer. Très évolutive : tumeurs
malignes ou infection
III : ostéolyse perméative : petites clartés corticales. Lésion très agressive transcorticale : tumeurs
malignes ou infection
SÉMIOLOGIE D’UNE LÉSION ARTICULAIRE :
L’étude sémiologique d’une articulation comprend l’analyse de :
• L’interligne articulaire
• La région épiphysaire
• La zone périchondrale
• Les parties molles périarticulaires
• L’axe du membre concerné.
1 sur 8


fl
fl
fi
fl
3ème année médecine QE RADIO OSTÉO Sassioui Salma
ARTHROPATHIES
ARTHROPATHIES DEGENERATIVES (ARTHROSE)
Radiologie :
- Pincement de l’interligne articulaire
- Condensation sous chondrale
- Géodes épiphysaires
- Ostéophytose marginale ou périchondrale
- Corps étrangers intra-articulaires (tardivement)
ARTHROPATHIES INFLAMMATOIRES :
A/ LA POLYARTHRITE RHUMATOIDE (PR) :
Clinique :
• Femme d’âge moyen (20 - 50 ans)
• Radiologie: Bilan radiologique initial:
- Radiographies des mains et des poignets de face.
- Radiographies des pieds de face et de trois-quarts
Main et poignet: Au début:
• Radiographie standard :
- Gon ement des parties molles péri-articulaires
- La raréfaction osseuse périarticulaire
- Les érosions articulaires marginales.
- Atteinte métacarpo-phalangiennes et les inter-phalangiennes proximales
- Minimes érosions de 1 à 2 mm péri et sous chondrales.
• Echographie : - Epanchement articulaire hypo ou anéchogène comprimé par la sonde
(permet le suivi - Synovite : Epaississement hypoéchogène
de la maladie - Ténosynovite
sous TTT)
B/ LA SPONDYLARTHRITE ANKYLOSANTE (SPA) :
2 sur 8

fl

3ème année médecine QE RADIO OSTÉO Sassioui Salma
IMAGERIE DES OSTEOPATHIES
ENDOCRINIENNES ET METABOLIQUES
A/ Ostéopathies endocriniennes:
1- Acromégalie :
• Augmentation de la production de l ́ hormone somatotrope due à un adénome hypophysaire.
• Radiographie standard :
Au niveau des extrémités :
- hypertrophie ostéophytique des houppes phalangiènnes (aspect en ancre de marine).
- hypertrophie des parties molles
Au niveau du crâne: - Sinus frontaux hypertrophiés
- Voûte crânienne hypertrophiée
- Protubérance occipitale externe hypertrophiée.
- Ouverture de l'angle mandibulaire avec prognathisme.
- Agrandissement de la selle turcique.
2- Hypothyroïdie
3- Hyperparathyroïdie :
Signes radiologiques :
• Résorption osseuse sous-périostée et sur le bord radial des phalanges de la main.
• Résorption osseuse intra corticale.
• Résorption osseuse sous-chondrale
• Gon ement des parties molles.
Signes évocateurs osseux : Tumeurs brunes
Lésions ostéolytiques uniques ou multiples bien limitées, parfois expansives, plutôt excentrées
B/ Ostéopathies métaboliques:
1- Ostéomalacie
2- Rachitisme
C/ Manifestations osseuses des hémopathies:
1- Thalassemie
2- Drépanocytose
3- Hémophilie
D/ Ostéopathies de causes inconnues:
1- Maladie de Paget
2- Dysplasie breuse
3 sur 8

fl

fi
3ème année médecine QE RADIO OSTÉO Sassioui Salma
OSTEITES - OSTEOARTHRITES
OSTÉITES
I/ GENERALITES:
Dé nition :
• Ostéite: Ensemble des atteintes microbiennes ou parasitaires de l’os.
• Ostéomyélite : Infection osseuse d’origine hématogène.
II/ OSTEOMYELITE AIGUE :
Radiologie :
Phase de début <10 jours : (scintigraphie, IRM)
• Absence de lésion osseuse sur les radios standards.
• Gon ement et densi cation des parties molles.
• IRM+++: foyer hyper-intense en T2.
Phase d ’état > 10 jours.
III/ OSTEOMYELITE CHRONIQUE :
RADIOLOGIE:
1/ Forme typique:
a/ Radio standard :
- Ostéolyse mitée plus accentuée : aspect vermoulu.
- Séquestres osseux : fragments d’os nécrosés au sein des cavités abcédées.
- Réaction périostée lamellaire ou mamelonnée, déformant les contours osseux.
b/ Echographie :
- Recherche de collections des parties molles : biopsie.
c/ TDM :
- Meilleure analyse des abcès et séquestres osseux, ainsi que des appositions périostées et
des parties molles.
d/ IRM:
- Meilleure analyse des parties molles.
2/ Formes cliniques : Abcès de Brodie :
• Lacune ovalaire, bien limitée, cernée par un liseré d’ostéocondensation et contenant des petits
séquestres.
• Siège : métaphysaire.
• Diagnostic di érentiel : ostéome ostéoïde.
IV/OSTEITES SPECIFIQUES
A/OSTEITES TUBERCULEUSES B/OSTEITES HYDATIQUES
OSTEO-ARTHRITES
I/ GENERALITES :
• Ostéoarthrite: atteinte microbienne, parasitaire ou mycosique de l'articulation. Extension d'une
ostéite ou atteinte primitive.
II/ARTHRITE SEPTIQUE AIGUE:
Le diagnostic positif repose sur la ponction articulaire
• Radiographie standard :
Atteinte des parties molles :
- Augmentation de densité et de volume.
- Refoulement et e acement des fascias graisseux.
Atteinte de l’interligne articulaire :
- Phase de début : élargissement de l’interligne.
- Phase d’état : pincement global.
Atteinte osseuse :
- Déminéralisation épiphysaire.
- Images lacunaires sous-chondrales et encoches péri-chondrales.
4 sur 8

fl

fi
ff
ff
fi
3ème année médecine QE RADIO OSTÉO Sassioui Salma
III/ARTHRITE TUBERCULEUSE
IV/OSTEO-ARTHRITES DU RACHIS = SPONDYLODISCITES :
SPONDYLODISCITE TUBERCULEUSE = MAL DE POTT :
• Infection initiale souvent pulmonaire (PIT).
• Radiographie standard :
Phase de début : - pincement discal.
- aspect grignoté, ou et irrégulier des plateaux vertébraux.
- déminéralisation des corps vertébraux sus et sous-jacents.
Phase d’état : - accentuation du pincement discal.
- lacunes intra-somatiques ou géodes en « miroir ».
- abcès para-vertébraux en fuseau qui refoulent les lignes
para-vertébrales et érodent les contours antérieurs des vertèbres.
Phase tardive
• TDM -IRM :
o Permettent un bilan plus précis :
- des lésions disco-vertébrales: hypodensité du disque.
- des abcès pottiques.
- de leur extension endo- canalaire.
- de la sou rance médullaire (IRM).
o Permettent également la réalisation de biopsies guidées pour con rmation diagnostique.
5 sur 8


ff
fl
fi
3ème année médecine QE RADIO OSTÉO Sassioui Salma
PATHOLOGIE TRAUMATIQUE OSTEO-ARTICULAIRE
TRAUMATISMES OSSEUX
CLASSIFICATION DES FRACTURES
Pour décrire une fracture, il faut:
- Savoir si la fracture est ouverte ou fermée
- Classer la fracture en fonction de la direction du trait.
- Savoir si la fracture est articulaire ou extra-articulaire et préciser son siège(diaphysaire..)
- Classer la fracture en fonction du déplacement des fragments
I/ DIRECTION DU TRAIT
II/ SIEGE DE LA FRACTURE
III/ DEPLACEMENT DES FRAGMENTS
AUTRES TYPES DE FRACTURES
1) Fracture pathologique :
2) Fracture de fatigue ou de stress :
Stade pré-fracturaire: • Rx normales
• Scinti: hyper xation
• IRM: œdème médullaire.
Stade fracturaire: • Rx: condensation linéaire
• IRM: hyposignal linéaire en T1 et T2
3) Particularités chez l’enfant:
Dans les suites d'un traumatisme, un os long soumis à une contrainte mécanique excessive, peut
- soit revenir à la normale, - soit entraîner une fracture plastique,
- une fracture en motte de beurre, - une fracture en bois vert (se caractérise par une incurvation
de la diaphyse et la rupture d’une seule corticale diaphysaire)
TRAUMATISME ARTICULAIRE
LUXATION :
• Lésion traumatique comportant le déplacement permanent des surfaces articulaires, qui perdent
ainsi leurs rapports normaux.
• Elle s'accompagne toujours de lésions capsulo-ligamentaires graves.
• La luxation de l'épaule est la plus fréquente des luxations articulaires
• Lésions associées fréquentes (fractures, arrachements osseux, lésions vasculo-nerveuses...).
• Intérêt de l’imagerie en coupes
ENTORSE :
• Lésion traumatique ligamentaire et capsulaire qui ne s'accompagne pas de perturbations
permanentes de l'emboitement articulaire
• Radiographies standard : - normales ou
- œdème des parties molles périarticulaires
- arrachement épiphysaire
• Lésions ligamentaires et tendineuses étudiées en échographie ou en IRM.
6 sur 8


fi
3ème année médecine QE RADIO OSTÉO Sassioui Salma
LES TUMEURS OSSEUSES
MOYENS D’IMAGERIE
I- RADIOGRAPHIE STANDARD
- Deux incidences orthogonales (face et pro l).
- Parfois, clichés comparatifs ou tangentiels
II- TOMODENSITOMETRIE ET IRM
Bilan d’extension
III- SCINTIGRAPHIE
Bilan topographique (caractère multiple des lésions).
SÉMIOLGOIE D’UNE TUMEUR OSSEUSE SUR UNE RADIOGRAPHIE
Analyse de la lésion :
• Ostéolyse (lacune)
• Ostéocondensation
• Aspect mixte (fréquent)
TUMEURS BÉNIGNES :
OSTÉOCHONDROME (exostose) :
• Histologie : excroissance de tissus osseux mature en continuité avec l’os sain recouvert d’une
coi e cartilagineuse.
• Fréquence : la plus fréquente des TB :35% ++++
• Siège: métaphyse des os longs
CHONDROMES (enchondrome) :
• Clinique : asymptomatique, tuméfaction.
• Siège : mains (phalanges ), pieds +++ métaphyse des os longs
• Radiographie standard : Ostéolyse centro-osseuse, bien limitée, calci cations de type
cartilagineux.
KYSTE ANÉVRYSMAL :
• Plusieurs cavités communicantes de contenu sanguin.
• Siège : tous les os surtout : - Métaphyse des os longs - Rachis (arc postérieur)
• TDM et IRM : Niveau liquide / liquide
TUMEUR À CELLULES GÉANTES :
• Tumeur à agressivité locale avec potentiel de dégénérescence maligne. Problème de récidive.
• Siège : Métaphyso-épiphysaire des os longs +++ (tous les os)
• Radiographie standard : Ostéolyse à limites nettes parfois oues, cloisonnée, excentrée,
sou ant la corticale.
KYSTE OSSEUX SOLITAIRE :
• Il est fréquent chez l’enfant.
• Siège: Métaphyses des os longs (humérus ++)
• Radiographie standard : su sant pour le diagnostic car aspect typique.
Ostéolyse contenant des cloisons, métaphysaire, centrale au contact du cartilage de
conjugaison. Parfois sou ure corticale mais pas de réaction périostée.
TUMEURS MALIGNES PRIMITIVES :
A/ Ostéosarcome :
• Fréquence : la plus fréquente des tumeurs primitives.
• Age et sexe : 10-20 ans 3H/2F
• Siège : Métaphyses des os longs « près du genou loin du coude »
7 sur 8

ff
ffl

ffl
ffi
fi
fl
fi
3ème année médecine QE RADIO OSTÉO Sassioui Salma
• Radiographie standard :
- Ostéolyse mal limitée, parfois lésion condensante ou mixte.
- Réaction périostée souvent interrompue avec éperon de Codman.
- Corticale souvent rompue.
- Calci cations de la matrice de type osseux.
- Extension aux tissus mous.
B/ Sarcome d’Edwing :
• Radiographie standard :
- Ostéolyse mal limitée centrale très étendue en hauteur.
- Corticale rompue.
- Réaction périoste plurilamellaire parfois rompue avec éperon de Codman.
- Parfois réaction ostéocondensante de l’os sain avoisinant.
- Envahissement des tissus mous est important surtout pour les os plats
C/ Chondrosarcomes :
• Radiographie standard :
- Ostéolyse multiloculée, avec calci cations de type cartilagineuse.
- Erosion, destruction corticale
- Réaction périostée spiculée
- Envahissement des tissus mous
TUMEURS MALIGNES SECONDAIRES: MÉTASTASES
• 25 fois plus fréquentes que les TMI
• Squelette axial chez l’adulte (os spongieux)
• Ostéolyse : Souvent multiples avec des signes de malignité
• Ostéocondenstion : souvent homogène, de contours ous et irréguliers. Souvent multiples.
• Mixtes
• Scintigraphie: Recherche de localisations multiples
8 sur 8


fi
fi
fl