Mem Final
Mem Final
SCIENTIFIQUE
UNIVERSITE MOULOUD MAMMERI DE TIZI-OUZOU
Thème :
Promotion : 2014-2015
Remerciements
Au terme de ce travail, nous tenons à remercier Dieu le tout puissant de nous avoir
Nous avons l’honneur et le plaisir de présenter notre profonde gratitude et nos sincères
Nos sincères remerciements vont aussi aux membres du jury qui ont eu l’amabilité
d’accepter de consacrer un peu de leur précieux temps pour lire et évaluer ce travail.
Nos remerciements les plus sincères et les plus profonds sont adressés
à tout le personnel de l’entreprise NAFTAL qui nous ont encadrés et soutenus durant notre
Nos remercions également tous ceux qui ont contribué de prés ou de loin à l’achèvement
de notre Travail.
A mes parents, qui m'ont toujours aidé et motivé dans mes études.
Sans eux, je n'aurais certainement pas fait d'études longues.
Menad
Dédicaces
Je dédie ce travail
A mes parents, qui m'ont toujours aidé et motivé dans mes études.
Sans eux, je n'aurais certainement pas fait d'études longues.
Nacer
Sommaire
Sommaire
Introduction générale................................................................................................................. 1
CA : Chiffres d’affaires
CP : Capitaux propres
CR : Compte de résultats
DE : Dettes d’exploitation
RN : Résultat net
RO : Résultat opérationnel
RF : Résultat financier
VA : Valeur ajoutée
Introduction
générale
Introduction générale
Intérêt du sujet
L’évaluation et le suivi de la performance des entreprises sont des activités qui ont pris
beaucoup d’ampleur durant les dernières années et sont devenues nécessaires, étant donné la
marge de manœuvre significativement réduite des dirigeants. Le nouvel ordre économique
mondial oblige, de plus en plus, les entreprises à faire plus de bénéfice mais avec moins de
dépenses.
Faire des comparaisons signifie suivre dans le temps ou dans son secteur, les résultats
de l’entreprise. La comparaison n’a cependant de sens que si les variables économiques et
financières analysées sont comparables. L’objectif de la méthode des ratios est justement de
construire des indicateurs simples qui permettent de comparer sur des bases rigoureuses les
données économiques et financières de l’entreprise.
Problématique de recherche
La question qu’il convient de poser par rapport à l’objet de notre recherche est la
suivante : l’activité de NAFTAL dégage-t-elle une rentabilité suffisante pour assurer sa
performance financière ?
Hypothèse de recherche
L'hypothèse générale de notre recherche est que NAFTAL possède un niveau
d’activité qui lui permet d'atteindre une rentabilité économique en mesure de soutenir sa
performance financière.
Le choix du thème traité dans notre travail a été motivé en raison du caractère
particulier de l’entreprise NAFTAL laquelle exerce son activité sous contrainte financière. En
fait, c’est la législation qui lui fixe les prix de vente de ses produits. L’entreprise ne peut agir
que sur ses charges d’exploitation pour réaliser des résultats positifs. En plus, elle détient le
monopole dans la distribution et la commercialisation des produits pétroliers à travers tout le
territoire du pays. Dès lors, nous avons voulu vérifier la démarche qu’elle suit sous la
contrainte de cette législation pour assurer une rentabilité et une performance afin de couvrir
la demande du marché national. La seconde motivation a été celle de pratiquer sur le terrain
toutes nos connaissances sur la théorie relative à la gestion financière acquises tout au long de
notre formation académique et du coup démontré l'importance de la pratique de l'analyse
financière au sein des entreprises.
2
Introduction générale
Afin d’aborder notre travail de façon efficiente, nous avons délimité notre sujet par
trois catégories : le domaine, le temps et l’espace. Dans le domaine, le travail se porte sur
l'analyse financière et plus spécifiquement à l'analyse de l’activité et de la capacité
d’autofinancement. Dans le temps, notre recherche porte sur une période de quatre ans allant
de 2011 à 2014. Dans l’espace, notre étude porte sur l’Entreprise NAFTAL DISTRICT
Commercialisation unité de Tizi-Ouzou.
Méthodologique de recherche
En vue de prouver et de valider notre hypothèse, nous avons fait recours à deux
techniques et méthodes de recherche :
Nous allons recourir à l’exploitation des ouvrages et article en vue de définir des
concepts de notre sujet et d'analyser des donnés pratiques. Nous allons exploiter nos
connaissances sur le thème qu’on a traité. Cette technique nous permettra de compléter nos
connaissances par l'exploitation des informations des différents documents réalisés par nos
prédécesseurs.
La méthode est l'ensemble des démarches qui suit l'esprit pour découvrir et démontrer
la vérité. Du premier point de vue, on a rappelé l'historique de l’entreprise NAFTAL et on a
consulté les documents financiers des années antérieures de cette entreprise. Nous utiliseront
la méthode analytique dans l'analyse des données des états financiers et de divers documents
de l’entreprise NAFTAL. Elle nous permettra de traiter systématiquement toutes les
informations et les données collectées en appréciant chaque cas. Aussi, dans notre démarche
nous comparerons les donnés des états financiers, présentés année par année, nous allons
quantifier et comprendre les résultats de la recherche afin d'en apprécier l’évolution de la
performance. Dans l’aspect théorique, nous résumerons les différentes théories développées
par les auteurs en rapport avec notre sujet de recherche.
3
Introduction générale
Plan du travail
Pour mener à bien notre recherche, nous avons structuré notre travail en quatre
chapitres: le premier chapitre intitulé rappel sur la notion de la performance dans l’entreprise,
le deuxième chapitre relatif au contenu du l’analyse financier, le troisième chapitre porte sur
la présentation de l’entreprise « NAFTAL », le quatrième chapitre traitera de l’analyse
financière de l’activité de l’entreprise NAFTAL (Unité de Tizi-Ouzou).
4
Chapitre I : Rappel sur la notion
de la performance dans
l’entreprise
Chapitre I : Rappel sur la notion de la performance dans l’entreprise
Introduction
La notion de performance trouve ses origines dans l’action de performer et qui signifie en
vieux français "exécuter, accomplir, parfaire". On peut définir de manière générale la
performance comme: “la capacité d’une organisation à atteindre ses objectifs organisationnel,
économiques, financiers, sociaux et environnementaux de façon efficiente”.
1. La notion de performance
1
OTLEY D., (1999), Performance management: a framework for management control systems research,
Management accounting research, PP. 363-382.
2
BOURGUIGNON A., Performance et contrôle de gestion , Encyclopédie de Comptabilité, Contrôle de
gestion et Audit, Ed. Economica, (2000), pp. 931-941.
5
Chapitre I : Rappel sur la notion de la performance dans l’entreprise
liés à l'organisation, au système de production ou à sa stratégie, c’est-à dire sur les indicateurs
de performance commerciale ou financière favorisant des indicateurs de performance globale
de l'entreprise.
Performance
3
MEIER O., DICO du manager, Edition Dunod, Paris, 2009, P 155.
4
GRANDE J-P., Construire un système de mesure de la performance organisationnelle, Département Contrôle et
Pilotage des Organisations, ESCP-EAP, Paris, 2012, P7.
6
Chapitre I : Rappel sur la notion de la performance dans l’entreprise
La performance technologique
C’est exprimé par l’attente des clients à recevoir des services efficients de leurs
fournisseurs. Par exemple, les utilisateurs de micro-ordinateur étaient impatients de voir les
nouveaux processeurs du producteur de microprocesseur INTEL et cela est du à sa bonne
performance puisque chaque nouveau produit est plus développé et amélioré que le précédent,
ainsi cette entreprise a pue passer de la production de processeur à capacité DUELCORE (i2)
qui ne permet pas de réaliser un simple travail de bureau à la production des processeurs à
capacité 9core (i9) qui permet de faire n’importe qu’elle travail en toute simplicité. 5
La performance sportive
Se définit comme un résultat obtenu généralement lors d’une compétition et qui peut
s’exprimer sous forme d’un classement, d’une distance ou d’un temps, elle résulte d’un
entrainement complexe. Selon Platonov : « la performance sportive exprime les possibilités
maximales d'un individu dans une discipline à un moment donné de son développement». 6
Objectif
Moyens Réalisation
Mesure de l’efficience
Source: AHMED ZAID M., «Contribution de la performance financière et performance sociale dans les
entreprises publique algérienne», Algérie, 21-22 Octobre 2011, P 05.
6
RAFAEL A., Performance et gouvernance de l’entreprise, les éditions des journaux officiels, 05/ 2013, P4.
7
Chapitre I : Rappel sur la notion de la performance dans l’entreprise
l’efficacité du système n’est pas satisfaisante après être évalué par différent indicateurs, les
dirigeants peuvent prendre des mesures correctives pour redresser les paramètres défectueux
et relancer l’activité de l’entreprise.
L'efficacité mesure la capacité de l'organisation à atteindre ses buts. Généralement, on
considère qu'une activité est efficace si les résultats obtenus sont identiques ou supérieurs aux
objectifs définis. Pour OLIVIER Meier « L’efficacité est le fait d’atteindre les résultats
attendus (prévus) »7.
7
MEIER O., DICO du manager, Ed. Dunod, Paris, 2009, P 240
8
Chapitre I : Rappel sur la notion de la performance dans l’entreprise
fluctuation d’un grand nombre d’information. On peut regrouper ces indicateurs en trois
grandes familles: indicateurs financiers, indicateurs de résultat et indicateur de comportement.
la capacité d’autofinancement ;
le calcul des coûts ;
le rendement de l’actif ;
le besoin en fonds de roulement ;
la gestion de trésorerie ;
les ratios de rentabilité ;
les ratios de profitabilité ;
9
Chapitre I : Rappel sur la notion de la performance dans l’entreprise
Selon Peter Drucker « La première tâche du management est de définir les résultats et
la performance d'une organisation puis d'organiser les ressources pour les produire ». La
performance de l’entreprise doit être gérer par des responsables capable de conjuguer et de
prendre en considération les intérêts de ses différentes parties prenantes pour proposer une
vision stratégique partagée, en particulier instaurer une confiance durable entre la direction de
l’entreprise, ses salariés et ses actionnaires.
8
Indicateur du rapport financier à la gestion de la performance, Editeur BDO, Belgique, 2ème trimestre 2014, P2.
9
RAFAEL A., Performance et gouvernance de l’entreprise, Les éditions des journaux officiels, 05/ 2013, P4.
10
Chapitre I : Rappel sur la notion de la performance dans l’entreprise
10
GERMAIN C., La performance globale de l’entreprise et son pilotage : quelques réflexions, PARIS, Ecole de
management, Revue social Lamy n°1186 du 18/10/2004,
11
Chapitre I : Rappel sur la notion de la performance dans l’entreprise
La fidélité du client se traduit par un ensemble d'indicateurs liés à son comportement. Pour
mesurer la fidélisation, on observe l'augmentation du panier moyen, la fréquence des achats,
la recommandation de l'entreprise par ses clients, etc.
Pour développer son chiffre d'affaires, une entreprise dispose de deux leviers :
la quantité (réussir à vendre plus de produits que les années précédentes) et/ou le prix (vendre
plus cher). Le chiffre d'affaires est un indicateur du niveau d'activité de l'entreprise et donc de
sa performance commerciale.
3. La performance globale
La performance globale peut être définie comme une recherche pour équilibrer le poids des
différentes performances et prendre en compte les intérêts de chaque partie prenante. La
11
MARTOTY B. et CROZET D., Gestion des ressources humaines, Pilotage social et performances,
Dunod, 8ème édition, Paris, 2013, P45.
12
PESQUEUX Y., La notion de performance globale, 5 Forum international ETHICS, 12/2004, Tunis, Tunisie.
(halshs-00004006).
12
Chapitre I : Rappel sur la notion de la performance dans l’entreprise
La performance financière est utilisée en premier par l’entreprise pour mesurer sa propre
performance, elle a représenté durant longtemps le seule indicateur de la santé financière de
l’entreprise.
13
AHMED ZAID M., Contribution de la performance financière et performance sociale dans les entreprises
publique algérienne, université MOULOUD Mammeri Tizi-Ouzou, Algérie, 21-22 /10/ 2011,
13
Chapitre I : Rappel sur la notion de la performance dans l’entreprise
croissance de l’activité. Ils offrent la possibilité de comparer les prestations générales d’une
entreprise par rapport à son secteur d’activité pour identifier les éventuelles opportunités
d’investissement.
2.1. La rentabilité
La rentabilité est un indicateur qui représente la capacité d'une entreprise à réaliser des
bénéfices à partir des moyens mis en œuvre.
Il existe différents types de rentabilité de l’entreprise :
2.1.1. La rentabilité économique
La rentabilité économique mesure l'utilisation des capitaux investis par
l'entreprise sans tenir compte de la façon dont ils sont financés (emprunt, apports des
actionnaires ou autofinancement).14
Taux de rentabilité économique = (résultat d'exploitation/capitaux permanents) × 100.
La rentabilité économique est utilisée par les dirigeants et les prêteurs pour évaluer et
comparer la performance de l'activité de l'entreprise.
2.1.2. La rentabilité financière
La rentabilité financière compare les bénéfices générés par l'entreprise avec ces
capitaux propres.
Taux de rentabilité financière = (résultat net comptable/capitaux propres) × 100.
Le capital correspond aux apports des associés, les réserves correspondent à la part des
bénéfices qui restent à la disposition de l'entreprise.
Mesurer la rentabilité financière permet aux associés de vérifier la rentabilité de leur
investissement dans l'entreprise.15
2.2. La profitabilité
La profitabilité d'une entreprise est sa capacité à générer des profits à partir de ses ventes.
Elle compare le résultat net comptable (bénéfice ou perte) au chiffre d'affaires hors taxes de
l'exercice comptable.
Taux de profitabilité = (résultat net comptable/chiffre d'affaires) × 100.
14
HUBERT B., Analyse financière, Ed DUNOD, 4 éditions. Paris, 2004. P 189
15
HUBERT B., IDEM.P 196
14
Chapitre I : Rappel sur la notion de la performance dans l’entreprise
Les acteurs de l'entreprise ont des attentes contradictoires. Les salariés cherchent des
conditions de travail confortables et des rémunérations plus élevées alors que les dirigeants et
leurs associés souhaitent réaliser des bénéfices. Malgré que toute augmentation de salaire
corresponde à une baisse des profits, la performance de l'entreprise ne peut pas être assurée
sans la motivation des individus au travail, alors le dirigeant devra arbitrer entre les attentes
des salariés et la volonté de réaliser des bénéfices.
Seulement, dans la répartition des bénéfices, l’entreprise doit prendre en compte un autre
arbitrage. Le bénéfice versé aux actionnaires peut être sous forme de dividendes ou laisser
dans les réserves de l'entreprise (futur autofinancement). Les dividendes rémunèrent les
risques pris par les associés. Aussi, les diminuer risquerait de décourager les actionnaires.
Toutefois, les dirigeants sont en attente d'autofinancement, celui-ci représente une ressource
de financement stable (détenue à long terme), gratuite (pas d'intérêts) et sans remboursement
(à la différence des emprunts bancaires).
La décision d'affectation des bénéfices devra donc permettre un équilibre entre l’intérêt
financier futur de l'entreprise et la volonté de rassurer et de satisfaire les attentes des associés
de l'organisation.
Dès lors, les problèmes théoriques et opératoire rencontré à propos de l’évaluation des
performances concernent à la fois le choix des indicateurs relatifs à la détermination du
résultat pour traduire l’efficacité de l’entreprise et le choix des indicateurs relatifs aux stocks
de moyens mis en œuvre.
15
Chapitre I : Rappel sur la notion de la performance dans l’entreprise
D’autre part, ces calcul servent de base pour le calcule de l’impôt sur le bénéfice imputable à
l’entreprise. Alors que la mesure des performances devrait s’inscrire dans une perspective
d’évaluation économique des performances de gestion, les stratégies d’aménagement de la
contrainte fiscale peuvent conduire les entreprises à introduire dans l’évaluation de leurs flux
de charge et de produit des éléments qui contribuent à fausser la mesure du résultat. En
d’autre terme, la poursuite conjointe de ses deux finalités conduit fréquemment à des
incohérences. 16
Ces difficultés rencontré dans l’approche comptable ont conduit les financiers à proposer
d’autres indicateurs de performance plus financiers, qui sont susceptible à la fois de
neutraliser (totalement ou partiellement) l’impacte introduit du fait des incidences fiscale du
calcule des résultats comptables et d’introduire une dimension monétaire dans la mesure du
résultat. Ces nouveaux indicateurs sont dérivés de la notion de cash flow ou à travers la notion
d’excédent brut d’exploitation(EBE) et de capacité d’autofinancement(CAF). Cependant, de
nouvelles propositions continuent à être avancer depuis lors, ainsi elles apportent des
possibilités plus élargies pour l’analyse des performances, en recourant notamment à la
mesure des soldes intermédiaires de gestion(SIG).
Pour mesurer les moyens engagés pour obtenir les résultats réalisés par l’entreprise, il faut
tenir compte de deux éléments : d’une part, l’identification des éléments constituant l’avance
en capital et d’autre part l’évaluation du montant de cette avance.
L’identification des éléments constituant l’avance en capital donne lieu à des réponses
disparates. Une première réponse apportée traditionnellement à cette question par l’analyse
financière et la comptabilité présente un caractère restrictif : l’appréciation des résultats
s’effectue par référence au seul montant des capitaux propres. La rentabilité de l’entreprise
s’apprécie donc par la confrontation entre les fonds apporté par les propriétaires et le résultat
mis à leurs dispositions pour la distribution ou la mise en réserve. Une deuxième réponse
adopte, au contraire, un point de vue extensif et prend en compte l’ensemble du capital
économique mis à la disposition de l'entreprise, c'est-à-dire l’ensemble de ses actifs. Enfin,
une solution intermédiaire préconisé notamment tend à mettre en avant le montant des
16
COHEN E., Analyse financière, Ed. Economica, Paris, 2004. P 32, 33.
16
Chapitre I : Rappel sur la notion de la performance dans l’entreprise
capitaux investis durablement dans l'activité, soit au titre d'investissements en capital fixe, soit
au titre de besoins de financement induits par le cycle d’exploitation.
La mesure des moyens engagés pour obtenir les résultats pose également des
problèmes d’évaluation. L'actif et le passif du bilan cumulent des éléments libellés en unités
monétaires hétérogènes. Or, ces éléments sont affectés de manière différente par des
processus dynamiques, internes ou externe à l'entreprise qui déterminent l'évolution de leur
valeur dans le temps.
La dépréciation des éléments d'actif et de la situation nette peut également être due à
des processus internes conduisant à l’actualisation de leur évaluation, soit par la prise en
compte de leur usure physique ou morale (cas des amortissements) soit par la prise en compte
des risques qui les affectent (cas des provisions).
Des processus internes ou externes peuvent également avoir une influence favorable
et tendent à l’appréciation des éléments d’actif et de la situation nette. Ainsi la valeur de
certains titres ou créances tend à augmenter lorsqu’ils sont libellés dans une devise qui
s’apprécie ou lorsque les taux d’intérêt observé sur les marchés des capitaux sont orientés à la
baisse.
Dans ces conditions, l’évaluation du stock global de capital qui doit en fin de compte
se trouver exprimé par des unités monétaires homogènes exige une correction qui, pour les
analystes financiers, soulève à la fois, des problèmes d’application et des problèmes
théoriques. 17
17
COHEN E., Analyse financière, Ed. Economica, Paris, 2004. P 33.
17
Chapitre I : Rappel sur la notion de la performance dans l’entreprise
Conclusion
Pour conclure ce chapitre on peut dire que le dirigeant d’une entreprise mets en place
des indicateurs de performance pour avoir une meilleure visibilité sur le pilotage de son
activité, alors l’essentiel de la performance peut se résumer en deux notions extrêmement
simples. D’abord, la croissance de chiffre d’affaires organique en tant que vrai témoignage de
la performance client et de la pertinence de l’offre ; ensuite le résultat opérationnel en tant que
traduction de la capacité de l’entreprise à exploiter au mieux ses ressources et à rémunérer le
capital investi par les actionnaires.
18
Chapitre II : Analyse
financière de la performance
d’une entreprise
Chapitre II : Analyse financière de la performance d’une entreprise
1
COHEN E., Analyse financière, Edition économica, Paris, 1997, p 429.
2
MARION A., Analyse financière concepts et méthodes, Edition Dunod, Paris, 1998, p 45.
19
Chapitre II : Analyse financière de la performance d’une entreprise
de gestion) , sa solvabilité (risque potentiel qu’elle présente pour les tiers, capacité de faire
face à ses engagements)et en fin son patrimoine ».3
Pour les banques, l’analyse financière est primordiale car elle permet de décider de
l’octroi de nouveau concours bancaires et de mesurer la capacité des clients à honorer
leurs engagements de remboursements.
3
TAHILLE J-P., Analyse financière, Edition campus Dunod, 2004, p 01.
4
CONSO P.,Gestion financière de l’entreprise, Ed. Dunod, 6éme édition, 2007, p 174.
20
Chapitre II : Analyse financière de la performance d’une entreprise
L’analyse financière détermine la quotte part fiscale (impôt, IBS) des entreprises au
budget de l’état, tout comme elle permet de mesurer la création de richesse de celle-ci par les
valeurs ajoutées et leur contribution à la formation du PIB.
1-2.2 Les contraintes de l’analyse financière
Tous les analystes financiers s’intéressent en premier lieu à une évaluation de la
rentabilité et par la suite au risque de faillite affectant les entreprises qu’ils étudient, dans la
mesure où la contrainte de solvabilité présente un caractère universel et permanant. Rappelons
les deux questions incontournables qui se posent à l’analyste financier :
L’entreprise est-elle rentable ?
L’entreprise est-elle solvable ?
a. La rentabilité
La rentabilité se manifeste sous deux aspects différents mais liés dans l’activité
courante de l’[Link] est un indicateur du rendement et de l’efficacité dans l’allocation
des ressources. Elle résulte fondamentalement d’une comparaison des résultats par rapport
aux moyens mis en œuvre pour les obtenir :
5
CABY J. et KOEL J., Analyse financière, Edition C-NODE et Pearson, Education, France, 2003, p57.
21
Chapitre II : Analyse financière de la performance d’une entreprise
b. La solvabilité
Selon ELIE Cohen« La solvabilité d’une entreprise ou de tout autre agent économique
se définie comme son aptitude à assurer le règlement de ses dettes lorsque celles-ci viennent à
échéance ».6
La solvabilité représente la seconde contrainte financière de survie de l’entreprise.
Assurer durablement le payement de ses dettes exigibles est une contrainte majeure,
cependant, l’incapacité de l’entreprise à rembourser ses dettes est un constat de sa défaillance
qui implique la cessation des paiements de l’ensemble des opérations qu’elle entretient avec
ses partenaires économiques, en particulier les préteurs et les fournisseurs. Ce constat est le
fait générateur de procédures amiables ou judiciaires qui, dans la généralité des cas, mènent à
la disparition de l’entreprise originelle ou au départ de ses dirigeants.
L’activité d’une entreprise est rythmée par les opérations effectuées. La finalité
productive est rarement discutable, quelle que soit la forme, les objectifs ou la nature du
capital de l’organisation. Dans tous les cas, l’entreprise est une structure humaine organisée
7
visant à mobiliser des ressources pour produire des biens et/ou des services .
Pour ce faire, l’organisation réalise différentes opérations que l’on peut classifier selon leur
objectif :
6
COHEN E.,Analyse financière, Edition Économica, Paris, 2004, P 24.
7
LEGROS G.,Mini Manuel de Finance d'entreprise, Edition Dunod, Paris, 2010, P9.
22
Chapitre II : Analyse financière de la performance d’une entreprise
Achats Acquisition
Production d'immobilisations
Ventes Cession d'immobilisatios
Source :GEORGES Legros, « Mini Manuel de Finance d'entreprise », Dunod, Paris, 2010, P11.
23
Chapitre II : Analyse financière de la performance d’une entreprise
des emprunts, mais également les opérations sur fonds propres (augmentations de capital,
distribution de dividendes).
L’un des objectifs de la gestion financière est alors d’optimiser la structure des décalages de
flux monétaires pour permettre à l’entreprise de disposer des ressources suffisantes à son
activité et à son développement.
Les trois principaux cycles ne sont pas totalement indépendants. Les différents flux doivent
être considérés comme concourant tous à l’atteinte des objectifs de l’entreprise puisque c’est,
par exemple, le niveau de l’excédent de trésorerie d’exploitation qui déterminera les besoins
de l’entreprise en matière de flux de financement. De la même manière, les flux
d’investissement ont pour but d’améliorer le cycle d’exploitation. Ils sont donc décidés en
fonction des résultats et des objectifs des flux d’exploitation.
8
LEGROS G., Mini Manuel de Finance d'entreprise, Edition Dunod, Paris, 2010, P12.
24
Chapitre II : Analyse financière de la performance d’une entreprise
2.1.1. Le bilan
La sortie du bilan est une date essentielle dans la vie d’une entreprise. Bien plus
qu’une obligation fiscale, l’établissement du bilan est l’occasion de faire le point sur les
objectifs fixés, les performances de l’entreprise et sa projection dans l’avenir. L’élaboration
du bilan intéresse tous les acteurs de l’entreprise et non pas seulement les fonctions
comptables et financières.
Un bilan est un état financier exposant à une date donnée la situation financière et le
patrimoine d’une entité, et dans lequel figurent la liste des actifs et des passifs ainsi que la
différence qui correspond aux capitaux propres.9
-Les ressources dont àdisposer l’entreprise à une certaine date et les emplois qu’elle
l’en a fait ;
-Le résultat de son activité à cette même date, considérée comme la fin d’une période,
période appelée l’exercice comptable
9
HADDAD S. et MAKHLOUF F. et BELAIDMC., Les états financiers, Edition Pages Bleues, Alger, 2010, P
45.
10
DAYAN A., Manuel de gestion, Edition, Ellipses /AUF, 2000, P 62.
25
Chapitre II : Analyse financière de la performance d’une entreprise
11
Conseil National de la Comptabilité, Projet de système comptable financier, Ministère des finances, Juillet
2006, Alger.
26
Chapitre II : Analyse financière de la performance d’une entreprise
27
Chapitre II : Analyse financière de la performance d’une entreprise
Le compte du résultat présente l’ensemble des flux des produits et des charges imputables à la
période de temps déterminée par l’exercice comptable. Il est organisé en distinguant les
produits et les charges d’exploitations financières et exceptionnels qui mettent en évidence
chacun un résultat d’exploitation, un résultat financier et un résultat exceptionnel. A
l’intérieur de ces trois rubriques, les charges sont présentées par nature. Le résultat net de
l’exercice, bénéfice ou perte, est le solde final des comptes de résultat12.
Le compte de résultat est un état récapitulatif des charges et des produits réalisés par
l’entreprise au cours de l’exercice. Il ne tient pas compte de la date d’encaissement ou de
décaissement. Il fait apparaître, par différence, le résultat net de l’exercice : bénéfice/profit ou
perte13.
12
HUBERT B., Analyse financière, Information financière et diagnostic, Edition, Dunod, Paris, 2002, P 103-104.
13
Conseil National de la Comptabilité, Projet de système comptable financier, Ministère des finances, Juillet
2006, Alger, p 39.
28
Chapitre II : Analyse financière de la performance d’une entreprise
14
Conseil National de la Comptabilité, Projet de système comptable financier, Ministère des finances, Juillet
2006, Alger. p 39.
29
Chapitre II : Analyse financière de la performance d’une entreprise
Le tableau de flux de trésorerie a pour but d’apporter aux utilisateurs des états
financiers une base d’évaluation de la capacité de l’entreprise à générer de la trésorerie et des
équivalents de trésorerie, ainsi que des informations sur l’utilisation de ces flux de
trésorerie15.
Un tableau des flux de trésorerie présente les entrées et les sorties de disponibilités
intervenues pendant l’exercice selon leur origine :
- Flux générés par les activités opérationnelles (activités qui génèrent des produits et
autres activités non liées à l’investissement et au financement) ;
- Flux générés par les activités d’investissement (décaissements sur acquisition et
encaissements sur cession d’actifs à long terme) ;
- Flux générés par les activités de financement (activités ayant pour conséquence de
modifier la taille et la structure des fonds propres ou des emprunts) ;
- Flux de trésorerie provenant des intérêts des dividendes, présentés séparément et
classés de façon permanente d’un exercice à l’autre dans les activités opérationnelles,
d’investissement ou de financement.
- La méthode directe :
Tableau N°04 : présentationdu tableau des flux de trésorerie
15
Conseil National de la Comptabilité,Projet de système comptable financier, Ministère des finances, Juillet
2006, Alger. p 40.
30
Chapitre II : Analyse financière de la performance d’une entreprise
- Méthode indirecte :
Tableau N°05 : Présentation du tableau des flux de trésorerie
31
Chapitre II : Analyse financière de la performance d’une entreprise
Variation de trésorerie
32
Chapitre II : Analyse financière de la performance d’une entreprise
L’état de variation des capitaux propres constitue une analyse des mouvements ayant
affecté chacune des rubriques constituant les capitaux propres de l’entité au cours de
l’exercice16.
Structure du tableau de L’état de variation des capitaux propres
Changement de méthodes
comptable
Correction d’erreurs
significatives
Réévaluation des
immobilisations
Profits ou pertes non
comptabilisés dans CR
Dividendes payés
Augmentation de capital
Résultat net de l’exercice
Solde 31/12/N-1
Changement et méthode
comptable
Correction d’erreurs
significatives
Réévaluation des
immobilisations
Profits ou pertes non
comptabilisés dans CR
Dividendes payés
Augmentation de capital
Résultat net de l’exercice
Solde au 31/12/N
16
Conseil National de la Comptabilité,Projet de système comptable financier, Ministère des finances, Juillet
2006, Alger, p 41.
7
TIRCHI O., Mémoire en vue d’obtention du diplôme de Magister en science économique Option Management
des Entreprise, La gestion des rémunérations outil de motivation au service de la performance au travail,
université MOULOUD Mammeri Tizi-Ouzou, 17/07/2012.
33
Chapitre II : Analyse financière de la performance d’une entreprise
En plus des sources comptables, l’entreprise avec ses gérants exploitent toute
information qui sort de la comptabilité, soit des informations qui viennent de l’intérieur ou de
l’extérieur pour donner une image plus claire et faciliter l’analyse financière de la situation
financière de la firme. Parmi les sources extra comptables, on trouve :
- les clients :l’entreprise exploite tout information qui vient de ses clients (leurs attentes,
leur réclamation…) et les analyser à fin de trouver des solutions plus efficaces ;
- les documents des concurrents : l’entreprise exploite toutes informations qui sortent
des entreprises concurrentes comme (plaquettes publicitaires, rapports d’activité,
communiqués de presse….) ;
- les experts :l’entreprise profite de toutes informations qui vient des expert dans son
domaine d’activité et l’exploiter dans l’intérêt de l’entreprise soit par des : (centres
techniques, consultants privés…) ;
- les partenaires :toutes informations qui sort de ses (fournisseurs, sous-traitants,
financiers…) ;
- les institutions:toutes informations qui vient de l’administration, réseaux consulaires,
organisations professionnelle, est exploité par les dirigeants pour l’intérêt de
l’entreprise
- les fournisseurs d’information :presse, centres de documentation, bases de données
structurées, courtiers en information…
- les réseaux personnels : clubs, associations
- internet :presse généraliste et spécialisée en ligne, sites internet des clients et
fournisseurs, forumset blogs (avis d’experts, de consommateurs..), bases de données
gratuites ou payantes (technologie,économique et financière…), thèses, réseaux
sociaux sur Internet ;
34
Chapitre II : Analyse financière de la performance d’une entreprise
démarche s’effectue sur trois étapes : Les retraitements, les reclassements, le traitement des
actifs sans valeurs, répartition du résultat de l’exercice et l’écarte de réévaluation.
a. Le retraitement
Les éléments du bilan comptable sont portés au bilan financier à leurs valeurs réelles, c'est-
à-dire réajustés en fonction de leurs fluctuations sur le marché, ce qui donne des plus ou des
moins valeurs et qui sont portées dans un compte appelées : écart de réévaluation au passif.
[Link] reclassement
Cette étape consiste en un traitement des données selon les informations qui parviennent au
financier, c'est-à-dire de réordonner une présentation schématique par ordre de liquidité
croissante pour les comptes de l’actif et par ordre d’exigibilité croissante pour les comptes du
passif.
[Link] Traitement et l’établissement de bilan financier
Dans cette étape, on commence par le traitement de l’actif sans valeur qui représente des
actifs dont la valeur financière est nulle, lors du traitement, le financier doit les retrancher des
fonds propres, elles sont portés au passif dans le compte « actif sans valeur » avec un signe
moins, on a :
Après le traitement desactifs sans valeur, on procédera au traitement des résultats qui
représente la façon avec laquelle le résultat est répartit, s’il s’agit d’un bénéfice il doit être
réparti suivant les décisions du conseil d’administration (dotations à des réserves, dividendes,
réinvestissement…), si c’est un déficit, il faut le mettre dans l’actif sans [Link] fin, on
procédera au calcul de l’écart de réévaluation quiest l’ensemble des actifs sans valeurs en leur
enlevant les plus valeur et les moins valeur qu’on obtient du retraitement des éléments du
bilan, il est porté au passif du bilan financier avec un signe plus ou un signe moins.17
17
REHJEM N., Méthode d’analyse financière, Edition Dar el ouloum.
35
Chapitre II : Analyse financière de la performance d’une entreprise
Dans les périodes de crises et de difficulté, la maitrise de la vitesse de rotation des actifs et
des passifs est une tâche très difficile. Pour faire face à ces périodes difficiles, il faut que
l’entreprise constitue une marge de sécurité financière suffisante, cette marge est composée
principalement par le fonds de roulement qui permet de compenser le manque de liquidité due
au décaissement par des ajustements à la caisse.
20
BEN YOUNES S., Analyse financière, Signification économique des différents soldes intermédiaire de
gestion, Alger, Ecole préparatoire en SEGC ,2010.
36
Chapitre II : Analyse financière de la performance d’une entreprise
Le compte de résultat est un document de synthèse qui présente l’ensemble des flux de
produits et de charges imputables à la période de temps déterminée par l’exercice comptable.
Il est organisé en distinguant les produits et charges d’exploitation, financière et exceptionnels
qui mettent en évidence chacun un résultat d’exploitation, un résultat financier et un résultat
exceptionnel. À l’intérieur de ces trois rubriques, les charges sont présentées par nature. Le
22
résultat net de l’exercice (bénéfice ou perte), est le solde final du compte de résultat .
21
HUBERT B., Analyse financière, information financière, Diagnostic et évaluation, Ed. Dunod,Paris, 2010.
22
DAYAN A., Manuel de gestion, 2éme édition, Ellipses /AUF, 2000, P 43.
37
Chapitre II : Analyse financière de la performance d’une entreprise
23
HOARAU, C., Maîtriser le diagnostic financier, 2éme édition ; Groupe Revue Fiduciaire, Paris, 2001, P 66.
38
Chapitre II : Analyse financière de la performance d’une entreprise
e. Le Résultat opérationnel
Le résultat opérationnel traduit la richesse dont profite l’entreprise du fait de son exploitation.
Il mesure les performances industrielles et commerciales indépendamment de la combinaison
des facteurs de production.
Le résultat d’exploitation se détermine en ajoutant les autres produits degestion courante,
les reprises d’exploitation, les transferts de chargesd’exploitation puis en retranchant les
autres charges de gestion courantes ainsi que les dotations d’exploitation24.
- Le résultat opérationnel se calcule comme suit :
Les charges et les produits calculés d’exploitation sont les dotations aux amortissements et
aux provisions concernant l’exploitation et leurs reprises. Ces charges ou produit sont :
24
LEGROS G., Mini manuel de Finance d'entreprise, Edition Dunod, Paris, 2010, P26.
39
Chapitre II : Analyse financière de la performance d’une entreprise
Le résultat financier procède pour sa part d’une compensation entre les charges et les
produits spécifiquement liés aux opérations financières25 .
Ce résultat peut apparaître à première vue comme la sanction spécifique de la gestion
financière de l’entreprise. Cependant, la nécessaire distinction entre les effets produits par
cinq ensembles d’opérations conduit à nuancer cette appréciation. Les charges et les produits
financiers apparaissent en effet imputables :
- Au coût induit par le financement des besoins liés à l’exploitation ;
- Aux charges liées à des opérations de financement stable ;
- Aux charges et aux produits liés à la gestion de trésorerie ;
- Aux produits et charges procurés par le portefeuille de participations qui n’obéit pas
seulement à des impératifs de gestion financière, mais également à des objectifs de
croissance externe traduisant une orientation industrielle ou commerciale et non une
orientation financière ;
- Aux indicateurs favorables ou défavorables des fluctuations des taux de change
affectant les créances et dettes ou les flux libellés en devises.
Le résultat financier correspond à la différence entre les produits financiers et les
charges financières. Et elle se calcule comme suit :
a. C/76Produits financiers ;
b. C/66Charges financières.
Dans ces conditions, le résultat financier reflète aussi bien la qualité de la gestion
financière de l’entreprise que des effets imputables à son activité d’exploitation, à sa stratégie
de développement industriel et commercial (participations) ou à des aléas induit par
l’instabilité de l’environnement monétaire.
Résultat ordinaire avant impôts = Résultat opérationnel (RE) + Résultat financier (RF)
25
COHEN E., Analyse financière, Ed. Économica, Paris, 2004, P 433.
40
Chapitre II : Analyse financière de la performance d’une entreprise
L’interprétation du résultat ordinaire doit être prudente en raison des transferts de charges
d’exploitation ou financières en charges exceptionnelles.
Il permet de mesurer l'impact direct de l'endettement de l'entreprise sur son activité et sa
rentabilité économique, sans prendre en compte l'ensemble des éléments perturbateurs qui ne
sont pas directement liés à l'activité comme les charges exceptionnelles. Le résultat ordinaire
avant impôt est donc un indicateur clé d'une entreprise, parfois plus parlant que le résultat net.
C'est donc un indicateur suivi de très près par les dirigeants de sociétés et les analystes
financiers.
C’est le résultat ordinaire avant impôts moins les impôts sur le résultat ordinaire, et moins
l’impôtdifféré sur résultat ordinaire
- Le résultat net des activités ordinairesse calcule comme suit :
Le résultat net des activités ordinaires = (+/-) Le résultat courant avant impôts – Impôt
exigible sur résultat ordinaire – impôt différé sur résultat ordinaire
i. Le Résultat extraordinaire
Il n’est pas au sens strict une marge. Il est déterminé à partir des opérations effectuées à
titre exceptionnel par l’entreprise mais les produits exceptionnels et les charges exceptionnels
n’ont pas forcément un lien au cours d’un même exercice.
Dans le monde des entreprises, le résultat net est une notion de comptabilité. Il désigne la
différence entre les produits et les charges d'une entreprise sur un exercice comptable donné.
Le résultat net s'obtient en ajoutant le résultat d'exploitation , le résultat financier et le résultat
exceptionnel auxquels il convient de soustraire l'impôt sur les sociétés, calculé sur l'addition
de ces trois résultats.
Le résultat net est utilisé pour calculer la capacité d'autofinancement d'une entreprise. Il
apparaît à la fois dans le compte de résultat et au bilan de l'entreprise.
Le résultat net de l’exercice se calcule comme suit :
41
Chapitre II : Analyse financière de la performance d’une entreprise
26
PERRIN M. et Christophe G., Fiches d’analyse financière et diagnostic financier, Edition ellipses, Paris, 2013.
27
CHAMBOST I. etCUYAUBERE T., Gestion financière, Ed. DUNOD, 2006, P 30.
28
PIGET P., Gestion financière de l’entreprise, Ed. Économica, Paris, P 41.
42
Chapitre II : Analyse financière de la performance d’une entreprise
Consommation externe
(-) Impôts
(-) Frais personnel
Valeur ajoutée
EBE/IBE
Résultat d’exploitation
hors charges et
produitsfinanciers
43
Chapitre II : Analyse financière de la performance d’une entreprise
44
Chapitre II : Analyse financière de la performance d’une entreprise
b. La marge commerciale
La marge commerciale n’a de sens que pour les entreprises qui ont une activité
commerciale de distribution de produits revendus en l’état. Cette activité peut être la seule
exercée par l’entreprise (cas des entreprises de négoce pur).Elle concerne aussi les entreprises
mixtes qui ont à la fois une activité industrielle et commerciale. 30
c. La valeur ajoutée
e. Le résultat d’exploitation
f. Le résultat courant
g. Le résultat exceptionnel
Ce solde, indépendant des précédents, mesure le résultat de toutes les opérations non
courantes (de gestion, en capital –cession d’immobilisations, subventions d’investissement
virées au résultat –ou calculées)
h. Le résultat de l’exercice
Le résultat de l’exercice est obtenu en reprenant les deux derniers soldes diminués de
la participation et de l’impôt sur les bénéfices. Il appartient aux propriétaires de l’entreprise et
représente la rémunération (distribuée ou mise en réserves) des apporteurs de capitaux
propres.33
Un ratio est un outil de gestion qui définit un rapport significatif entre deux grandeurs
ayant une relation de cohérence ou de corrélation. Il est exprimé sous forme d’un
pourcentage et il sert à mesurer les relations qui existent entre les éléments du bilan, et du
compte de résultat.
33
HUBERT B., IDEM, P 31.
34
HOARAU C., Maîtriser le diagnostic financier, 2éme édition ; Groupe Revue Fiduciaire, Paris, 2001, P79.
46
Chapitre II : Analyse financière de la performance d’une entreprise
Les ratios d’activité sont nombreux dont les principaux sont présentés dans le tableau ci-
après :
Tableau N°08 : Tableau des ratios d’activité
35
Grandguillot B., op. cit, p.143.
47
Chapitre II : Analyse financière de la performance d’une entreprise
é ′
é =
′
Il mesure le rapport entre le CA et l'excédent disponible après le paiement des achats, des
charges. C'est un indicateur du niveau de maîtrise des charges d'exploitation. Il mesure la
performance industrielle de l'outil de production. Il se calcule comme suit :
’ é ’
=
′
é
é =
′
48
Chapitre II : Analyse financière de la performance d’une entreprise
′
é
é ′
=
′
a. La méthode soustractive
36
RAMAGE P.,Analyse et diagnostic financier, Edition d’organisation, 2001.
37
DEPREZ M. et DUVANT M., analyse financière, Edition Techni-plus, France.
49
Chapitre II : Analyse financière de la performance d’une entreprise
50
Chapitre II : Analyse financière de la performance d’une entreprise
B. l’autofinancement
L’autofinancement correspond au reste de capacité d’autofinancement après avoir
distribuéLes dividendes aux associés.
C. le cash-flow
Est une ressource interne de l’activité de l’entreprise durant un exercice donné.
Il reflète la capacité potentielle de l’entreprise à s’autofinancer sans faire appel aux
ressources externes.
Il existe de nombreuses manières de calculer le cash-flow, nous retiendrons les deux
les plus courantes :
a) Le cash-flow brut
C’est le résultat net dégagé, renforcé par l’impôt sur le bénéfice et les dotations aux
amortissements et aux provisions à caractère de réserves(DAAPCR).
Il est calculé comme suit :
51
Chapitre II : Analyse financière de la performance d’une entreprise
Conclusion
L’analyse financière vise et joue plusieurs rôles, à savoir ceux relatifs à l’activité de
l’entreprise précédemment étudié, et ceux qui concerne la rentabilité et la performance de
l’entreprise.
Pour cela nous avons vu la relation entre la rentabilité et l’activité de l’[Link]
dans un souci d’une synthèse. L’analyse financière se doit d’établir des indicateurs globaux
permettant la prise de décisions. Cela ne peut se faire sans insister sur l’exploitation statistique
des ratios.
52
Chapitre III : Présentation de
l’entreprise NAFTAL
Chapitre III: Présentation générale de l’entreprise NAFTAL
NAFTAL a connu des évolutions et plusieurs organisation depuis son apparition sur le
marché national ; un marché ouvert qui impose ces règles de rentabilité de performances et de
compétitivité pour la création de la richesse.
53
Chapitre III: Présentation générale de l’entreprise NAFTAL
A partir de 1998 ; NAFTAL change de statut et devient une société par action (SPA)
avec un capital social de 6 650 000 000 ,00 DA et une filiale à 100% SONATRACH.
-Branche commercial ;
54
Chapitre III: Présentation générale de l’entreprise NAFTAL
-Branche carburant ;
-Branche GPL ;
Pour assurer convenablement ses missions, NAFTAL dispose de moyens matériels, humains
et financiers adéquats. Elle applique aussi un système décentralisateur en instaurant des
districts dans le district COM de Tizi-Ouzou.
Pour ce faire, il analyse sa part dans le marché, il étudie les propositions et met en
œuvre toute action susceptible de renforcer sa position par rapport à ses concurrents.
Les carburants, les lubrifiants et les pneumatiques sont des produits stratégiques et leur
commercialisation engendre une responsabilité lourde. Afin de faire face à la demande
existante sur le marché et de préserver l’image de marque de la société, le district a mis à sa
disposition des moyens financiers, humains et matériels.
55
Chapitre III: Présentation générale de l’entreprise NAFTAL
Toutefois, leur gestion demande une organisation. Pour cela, le district s’est structuré
et a reparti ses taches en centres, départements, services et cellules.
56
Chapitre III: Présentation générale de l’entreprise NAFTAL
DIRECTION DE DISTRICT
Centre CMP
Centre CDD
Sécurité Interne
Secrétariat Direction
57
Chapitre III: Présentation générale de l’entreprise NAFTAL
58
Chapitre III: Présentation générale de l’entreprise NAFTAL
-Service Transport ;
-Service Réseau ;
-Service Lubrifiants ;
-Service Pneumatique ;
-Cellule Recouvrement.
Il consolide les plans prévisionnels à la fin de chaque année et forme ainsi, une base de
données, cette dernière sera confronté avec les réalisations à chaque fin de mois pour aboutir
enfin aux calculsdu taux de la prime de responsabilité collective et individuelle. Elle se charge
aussi de la transmission de la messagerie électronique à la direction générale.
a. La Sureté Interne
b. Le Secrétariat
59
Chapitre III: Présentation générale de l’entreprise NAFTAL
sur la route nationale n°12 a 800 M du centre-ville avec une capacité de stockage de 360 TM
en lubrifiants et 12600 unités en pneumatique.
Le centre reçoit le stock, vend et distribue les carburants vers les stations-services, il
s’approvisionne auprès ducentre carburant d’ALHARRACHE et de CARROUBIER
60
Chapitre III: Présentation générale de l’entreprise NAFTAL
Conclusion
L’unité de OUED AISSI de Tizi-Ouzou est l’une des plus importante unités de
NAFTAL à travers le territoire nationale, en plus qu’elle regroupe l’unité de Bejaia, elleest
classé troisième du côté des [Link] est composée de cinq départements, chacun d’eux est
constitué de plusieurs services.
61
Chapitre IV : Analyse de
l’activité de l’entreprise
NAFTAL
Chapitre IV : Analysefinancière de l’activité de l’entreprise NAFTAL Unité de Tizi-Ouzou
Dans ce chapitre nous comptons mettre en pratique tous les concepts et outils exposés
dans la première partie, notamment ceux relatifs à l’analyse financière de l’activité de
l’entreprise.
Pour mettre en place une politique efficace, le manager doit analyser son activité. Le
compte de résultat est le document comptable qui présente toutes les qualités pour effectuer
cette analyse via l'étude des soldes intermédiaires de gestion.
Nous allons présenter dans cette section le tableau récapitulatif des comptes de
résultats pour les années 2011, 2012, 2013 et 2014, avantd’établir et faire une analyse des
SIG.
61
Chapitre IV : Analysefinancière de l’activité de l’entreprise NAFTAL Unité de Tizi-Ouzou
Dans cette première partie, nous allons présenter les tableaux des comptes de résultats
dans un seul tableau ré[Link] allons utiliser les données des documents fournis par
l’unité NAFTALpour réaliser notre étudedes soldes intermédiaires de gestion.
62
Chapitre IV : Analysefinancière de l’activité de l’entreprise NAFTAL Unité de Tizi-Ouzou
Tableau n°11 : LeTableau récapitulatif des comptes du résultatde l’unité [Link]-Ouzou de l’entreprise NAFTAL U.M : DA
63
Chapitre IV : Analysefinancière de l’activité de l’entreprise NAFTAL Unité de Tizi-Ouzou
Le but du compte de résultat est de mesurer le résultat net dégagé par l’entreprise. En
additionnant le résultat d’exploitation, le résultat financier et le résultat exceptionnel, on
obtient le résultat avant impôt auquel il convient de retrancher l’IBS pour obtenir le résultat
net. Ainsi, ce résultat serapris en compte pour verser, mettre en réserve etréinvestir des
dividendes.
Dans cette deuxième partie, nous allons étudier le fonctionnement financier des Soldes
Intermédiaires de Gestion (SIG) afin de comprendre comment s’est construit le résultat net de
l’unité DISTERCT COM Tizi-Ouzou de l’entreprise NAFTAL. Leur étude et leur analyse est
un point capital pour bien gérer et comprendre le fonctionnement d’une entreprise. Lorsqu’un
dirigeant cherche à optimiser le rendement d’une entreprise ou améliorer son potentiel, illui
est nécessaire de mener cette étude.
Ces soldes sont des points de passage intermédiaires qui permettent d’analyser la
qualité de la “gestion” de l’unité et d’éclairer le compte de résultat. Il existe neuf valeurs
significatives calculées à partir du compte de résultat de l’entreprise. Parmises valeurs, on
trouve :
- La marge commerciale ;
- La production de l’exercice ;
- La valeur ajoutée ;
- L’excédent brut d’exploitation ;
- Le résultat d’exploitation ;
- Le résultat courant avant impôt ;
- Le résultat exceptionnel ;
- Le résultat net.
64
Chapitre IV : Analysefinancière de l’activité de l’entreprise NAFTAL Unité de Tizi-Ouzou
A. La marge commerciale
Cout d'achat des marchandises vendues (2) (C600) 231 351 418 414
Source : Nos recoupements à partir des données recueillies au niveau du compte de résultat
1000
900
800
700
600
500
400
300
200
100
0
2011 2012 2013 2014
65
Chapitre IV : Analysefinancière de l’activité de l’entreprise NAFTAL Unité de Tizi-Ouzou
avec une capacité de vente et de distribution plus importante, surtout en 2013 et [Link] qui
explique l’élargissement du secteur de distribution de l’unité.Ajoutant à cela, la relation de
confiance avec la clientèle qui donne des avantages comparatif et qualitatif sur le marché
nationalpour l’entreprise NAFTAL. Cela aconduit l’unité à la réalisation des profits bruts
important et à un rythme croissant.
B. La production de l'exercice
Source : Nos recoupements à partir des données recueillies au niveau du compte de résultat
66
Chapitre IV : Analysefinancière de l’activité de l’entreprise NAFTAL Unité de Tizi-Ouzou
160
140
120
100
80
60
40
20
0
2011 2012 2013 2014
D’après le graphe ci-dessus nous remarquons que durant les trois premières années,
l’unité NAFTAL de Tizi-Ouzou a réalisé une importante évolution sur les ventes de ses
[Link]-ciont augmenté de 122 Millions DA en 2011 jusque à 147 Millions DA
en 2013. Cependantpour l’année 2014,nous constatons une chute dans la production vendue.
Celle-ci abaissé de 147 Millions en 2013 à 2 Millions DAen [Link] du principalement
au plan de rénovation de la plus part des ateliers de production de l’unité.
C. La Valeur Ajoutée
La valeur ajoutée mesure la richesse brute crée par l’entreprise dans le cadre de son
activité. La valeur ajoutée est ensuite répartie entre les facteurs de production (le travail et le
capital) et l’Etat à travers les impôts et taxes.
67
Chapitre IV : Analysefinancière de l’activité de l’entreprise NAFTAL Unité de Tizi-Ouzou
700
600
500
400
300
200
100
0
2011 2012 2013 2014
Après l’analyse de la valeur ajoutée, les SIG nous permettent de dégager un autre important
solde qui est l'excédent brut d'exploitation (EBE). Il s’agit de la ressource tirée de l’activité
normale et courante de l’entreprise. L’EBE mesure l’aptitude de l’entreprise à générer des
ressources par ses seules activités d’exploitation en dehors de toutes considérations propres
aux politiques de financement et d’amortissement de l’[Link] solde sert à apprécier la
performance économique de l’entreprise.
68
Chapitre IV : Analysefinancière de l’activité de l’entreprise NAFTAL Unité de Tizi-Ouzou
Source : Nos recoupements à partir des données recueillies au niveau du compte de résultats.
100
50
0
2011 2012 2013 2014
-50
-100
L’excédent brut d’exploitationest une notion financière essentielle,c’est unsolde généré par
l’activité courante de l’entreprise. D’après le graphe ci-dessus,nous constatons quel’unité
NAFTAL de Tizi-Ouzou a enregistré une insuffisance brut d’exploitation (IBE) pour les deux
premières années (2011, 2012). Cette insuffisance est causéepar les charges de personnel qui
sont plus importantes que la valeur ajoutée en atteignant les sommes de72 Millions DA en
2011 et60 Millions DAen [Link] est due à la fermeture de quelques stations de services de
l’unité pourdes travaux de rénovation dont la conséquenceestla baisse du niveau des ventes,
ajoutant aussi la politique de l’entreprise visant àbeaucoup investirdans la formation de son
personnelle causant ainsi l’augmentation des charges(En 2014,l’effectif formé dans les
métiers de base de la société et d’autres domaines comme les Ressources Humaines,
Finances, Audit.
Pour les deux dernières années (2013, 2014), l’unité NAFTAL a dégagé un EBE, ce qui
signifie du point de vue de l’analyse financière qu’elle a réalisé une performance économique
69
Chapitre IV : Analysefinancière de l’activité de l’entreprise NAFTAL Unité de Tizi-Ouzou
appréciable. La réalisation d’un excédent brut d’exploitation est due à l’importante croissance
de la valeur ajoutée qui a dépassé les charges, cette évolution de la valeur ajoutée a été
influencée par la croissance de la marge commerciale.
E. Le résultat d’exploitation
70
Chapitre IV : Analysefinancière de l’activité de l’entreprise NAFTAL Unité de Tizi-Ouzou
Source : Nos recoupements à partir des données recueillies au niveau du compte de résultat
40
20
0
-20 2011 2012 2013 2014
-40
-60
-80
-100
-120
-140
-160
Source : Nos recoupements à partir des données recueillies au niveau du compte de résultat
72
Chapitre IV : Analysefinancière de l’activité de l’entreprise NAFTAL Unité de Tizi-Ouzou
50
0
2011 2012 2013 2014
-50
-100
-150
G. Le résultat exceptionnel
73
Chapitre IV : Analysefinancière de l’activité de l’entreprise NAFTAL Unité de Tizi-Ouzou
10
9
8
7
6
5
4
3
2
1
0
2011 2012 2013 2014
H. Le résultat net
Pour l’entreprise NAFTAL, lerésultat courant avant impôt est égale au résultat net,
ceci est due au fait que cette entreprise a un caractère public et que le calcul del’IBS ne se fait
qu’au niveau de l’entreprise mère, car le système de l’entreprise est centralisé.Ce qui implique
que le résultat dégagé par l’unité NAFTAL est égale à son résultat brut.
Dans cette partie nous allons présenter les tableaux des soldes intermédiaires de
gestion de l’unitéDistrict COM Tizi-Ouzoude l’entreprise NAFTAL pour les années (2011,
2012, 2013, 2014).
74
Chapitre IV : Analysefinancière de l’activité de l’entreprise NAFTAL Unité de Tizi-Ouzou
75
Chapitre IV : Analysefinancière de l’activité de l’entreprise NAFTAL Unité de Tizi-Ouzou
76
Chapitre IV : Analysefinancière de l’activité de l’entreprise NAFTAL Unité de Tizi-Ouzou
L'analyse des soldes intermédiaires de gestion peut être complétée par le calcul des
ratios financiers qui vont mettre en évidence l'évolution et la profitabilité de l'activité ainsi
que la rentabilité de l'activité. Nous pouvons aussi ajouterle calcul de la capacité
d’autofinancement et ducash-flow.
Dans cette partie,nous allons présenter les ratios issus des soldes intermédiaires de gestion
en commençant par les Ratios d'activité etles Ratios de profitabilité, puis lesRatios de
rentabilité, pour terminer par le calcul de la capacité d’autofinancement et ducash-flow.
Nous retenons dans le cadre de notre analyse les ratios d’activité suivants :
Le ratio vise à mesurer le chiffre d'affaires d'une année à une autre. En principe, il est
appréciable lorsqu'il est supérieur au taux d'inflation.
Source : Nos recoupements à partir des données recueillies au niveau des SIG
77
Chapitre IV : Analysefinancière de l’activité de l’entreprise NAFTAL Unité de Tizi-Ouzou
35
30 25,68%
25
32,55%
20 15,39%
15 taux de variation du
10 chiffre d’affaire
5
0
2012 2013 2014
uneimportanteévolution croissante durant l’année 2012 par rapport à l’année 2011 avec un
pour les années 2013 et 2014 et cela avec des taux de variation en baisse à 25,68% en 2013 et
l’unité.
Il exprime la variation de la valeur ajoutée entre deux périodes, il peut connaitre une
Source : Nos recoupements à partir des données recueillies au niveau des SIG
78
Chapitre IV : Analysefinancière de l’activité de l’entreprise NAFTAL Unité de Tizi-Ouzou
35
30 30,12%
25
20
23,40%
15 taux de variation de
10
la valeur ajouté
5
0
2012 2013 2014 -2,37%
-5
La valeur ajoutée est la richesse crée par l'entreprise, comme il montre aussi ce que
l’entreprise a réellement ajouté à l'économie grâce à son activité.
La répartition de la valeur ajoutée pour les quatre exercices est donnée dans le tableau ci-
après :
Tableau N°22 : Répartition de la valeur ajoutée
Désignation formule 2011 2012 2013 2014
79
Chapitre IV : Analysefinancière de l’activité de l’entreprise NAFTAL Unité de Tizi-Ouzou
Répartition de la VA en 2014
4,63
CP
8,45%
EBE
86,92%
Impôts et
Taxes
Nous constatons que la valeur ajoutée crée par l’unité sur la période considérée a
permis la couverture de la totalité des frais de personnel et les impôts et taxes, ce qui a donné
lieu à un EBE positif pour l’année 2013 et 2014.
On constate aussi que les frais de personnel absorbent plus de 80% de la [Link] a
contribué fondamentalement au déséquilibre du résultat de l’exercice.
La profitabilité d'une entreprise est sa capacité à générer des profits à partir de ses ventes.
Elle se mesure en utilisant les ratios qui suits :
80
Chapitre IV : Analysefinancière de l’activité de l’entreprise NAFTAL Unité de Tizi-Ouzou
Source : Nos recoupements à partir des données recueillies au niveau des SIG
0,25
0,2%
0,2
0,16%
0,15
0,1
0,05 0,04%
0
2012 2013 2014
81
Chapitre IV : Analysefinancière de l’activité de l’entreprise NAFTAL Unité de Tizi-Ouzou
0,2
0,15 0,19%
0,16%
0,1
0,05
0,04%
0
2012 2013 2014
La capacité de l’entreprise à dégager des bénéfices a connu une croissance, elle est passée
de 0,04% en 2012 à 0,19% en 2013 pour se stagner à 0,16% en 2014.
Ils sont aussi appelés taux de [Link] permettent de mesurer la marge réalisée par
l'activité d'achat de l'entreprise.
Source : Nos recoupements à partir des données recueillies au niveau du compte de résultat
82
Chapitre IV : Analysefinancière de l’activité de l’entreprise NAFTAL Unité de Tizi-Ouzou
70
68
69,12%
66
64,03%
64
62
60 62%
58
2012 2013 2014
Le taux de la marge commerciale réalisé par l’unité NAFTAL s’est nettement amélioré
durant les trois périodes d’exploitation. Il est passé de 61% à 64%pour atteindre 69%
progressivement sur les trois périodes (2012, 2013, 2014). Cette progression est due à la
réouverture des stations fermées et c’est ce qui a contribué à l’augmentation des ventes. Le
taux de la marge commerciale réalisé sur le montant des ventes a dépassé 50%, ce qui
explique pourquoi l’unité a réalisé un bon résultat brut durant 2013 et 2014.
La capacité d'autofinancement (CAF) est un calcul complémentaire aux ratios qui permet
de juger lacapacité de l'entreprise à autofinancer sa croissance. C'est un indicateur
monétaire du résultat del'exercice.
Le tableau ci-après nous permet de constater l’évolution de la CAF durant les périodes
2011-2014 selon la méthode soustractive.
Tableau N° 26 : Calcule de la CAF pour les années (2011, 2012, 2013, 2014) UM :
Millions DA
84
Chapitre IV : Analysefinancière de l’activité de l’entreprise NAFTAL Unité de Tizi-Ouzou
100
80
60
40
20
0
2011 2012 2013 2014
-20
-40
-60
-80
Nous constatons que l’unité NAFTAL de Tizi-Ouzou, pour les exercices de 2011 et
2012 n’est pas en mesure de s’autofinancer par ces propres ressources car la capacité
d’autofinancement est négative avec 60 Million DA en 2011 et 35Million DA en 2012. Ces
valeurs négatives sont duesaux résultats déficitaires des deux exercices causés par la baisse de
l’activité de l’unité durant cette période.
Contrairement aux deux exercices précédents, les résultats des deux exercices 2013 et
2014 montrent que cette unité est largement en mesure de s’autofinancer avec une CAF de 99
Million DA en 2013 et une CAF de 82 Million DA en 2014. Cette nouvelle situation est due
au re-lancement de l’activité de l’unité avec une marge importante des ventes.
85
Chapitre IV : Analysefinancière de l’activité de l’entreprise NAFTAL Unité de Tizi-Ouzou
Pour la marge nette d’autofinancement et les Cash-flow, nous ne pouvons pas les
calculer car nous ne disposons pas des informations nécessaires (manque de données), nous
allons juste faire des rappels sur eux.
86
Chapitre IV : Analysefinancière de l’activité de l’entreprise NAFTAL Unité de Tizi-Ouzou
1.2.4. Lecash-flow :
Il est une ressource interne de l’activité de l’entreprise durant un exercice donné, ils
Reflètent sa capacité potentielle à s’autofinancer sans faire appel aux ressources externes.
- Le cash-flow brut ;
- Le cash-flow net.
A. Cash-flow brut
Il représente un résultat net dégagé, renforcé par l’impôt sur le bénéfice et les dotations
aux amortissements et aux provisions à caractère de réserves.
Conclusion
87
Chapitre IV : Analysefinancière de l’activité de l’entreprise NAFTAL Unité de Tizi-Ouzou
- le plan d’action pour la formation du personnel de l’unité qui a causé une augmentation
des charges d’exploitation ;
- les ruptures des stocks à plusieurs reprises durant cette période ;
- La crise des Lubrifiantsà cause de son non disponible en grandes quantités sur le
marché nationale (un produit qui implique une marge bénéficiaire importante) ayant
pour conséquence la baisse de la marge bénéficiaire de l’unité durant cette période.
La deuxième phase s’est produite durant les années 2013 et 2014. Durant cette phase,
l’unité a enregistré une croissance importantede son activité ce qui lui a permis de dégager des
bénéfices allant jusqu’à11 Million DA pour 2013 et33 Million DA pour2014. Cette
croissance est due à :
- la réouverture des stations fermées pour la rénovation avec des capacités de ventes plus
importantes ce qui a augmenté la marge commerciale de l’unité ;
- La fin de la crise des Lubrifiants qui a une grande influence sur la marge bénéficiaire
de l’unité.
88
Conclusion générale
Conclusion générale
En général, nous pouvons dire que l’analyse financière est plus qu’indispensable dans
chaque entreprise. Elle permet de détecter les points forts et les points faibles de cette dernière
et permet la comparaison de la situation financière des entreprises du même secteur.
Notre étude nous a mené à déduire que l’entreprise NAFTAL Unité de Tizi-Ouzou a
connu deux phases importantes dans son évolution, durant la période étudiée. La première
phase, comprise entre 2011 et 2012, est marquée par une baisse dans le niveau d’activité de
l’unité, avec un résultat déficitaire s’élevant à 140 Million DA. Cette baisse trouve
explication dans :
La deuxième phase, comprise entre 2013 et 2014, durant laquelle l’unité a enregistré
une évolution croissante de son activité. Ce tournant a permis à l’unité de dégager des
résultats positifs de 11 Million DA en 2013 et 33 Million DA en 2014.
- la réouverture des stations fermé qui s’est traduite par le doublement du vomlume
des ventes de l’unité, d’une part,
86
Conclusion générale
Ces résultats nous ont permis de confirmer notre hypothèse selon laquelle la rentabilité
de l’activité de NAFTAL est suffisante pour assurer sa performance financière pour les
années 2013, 2014 mais insuffisante durant les années 2011 et 2012.
Nous avons constaté que cette entreprise présente une activité performante et
importante qui lui a permis de surmonter la situation de non performance pour atteindre la
performance financière. Nous avons montré avec l’analyse financière aussi que l’unité a
réussi à passer d’une phase déficitaire à une phase bénéficiaire.
Prise de décisions récentes allant dans le sens de remédier aux difficultés financières de
l’entreprise :
Augmentation des prix des carburants (Loi de finances de 2016) (chiffre d’affaires)
Limitation des nombre d’heures de travail par semaine (réduction des charges de
personnel)
87
Bibliographie
Bibliographie
Ouvrages
1. BOURGUIGNON A.,Performance et contrôle de gestion, Encyclopédie de
Comptabilité, Contrôle de gestion et Audit, Ed Economica, 2000.
2. CABY J. et KOEL J., Analyse financière, Edition : c-NODE et Pearson, éducation,
France, 2003.
88
Bibliographie
BEN YOUNES S., « Analyse financière, signification économique des différents soldes
intermédiaire de gestion », Alger, Ecole préparatoire en SEGC, 2010.
AHMED ZAID M., «Contribution …. Performance financière et performance sociale dans les
entreprises publiques algériennes », Algérie, Université Mouloud Mammeri, 22 Octobre 2011,
Version provisoire.
Mémoires
89
LISTE DES TABLEAUX
La liste des tableaux
90
La liste des tableaux
91
Annexes
TABLE DES MATIERES
Table des matières
Remerciement
Dédicace
Sommaire
Les abréviations
Introduction générale.................................................................................................................... 1
Chapitre I : Rappel sur la notion de la performance dans l’entreprise ....................................... 5
Section 01 : Généralité sur la performance ................................................................................. 5
1. La notion de la performance..................................................................................................... 5
1.1 Historique et définition de la performance............................................................................. 5
1.2 La notion de la performance dans les autres domaines .......................................................... 7
2. Les critères de la performance ................................................................................................. 7
2.1 La notion d’efficacité ............................................................................................................. 8
2.2 La notion d’efficience ............................................................................................................ 8
2.3 La notion de pertinence .......................................................................................................... 8
3. Les indicateurs de la performance............................................................................................ 9
3.1 Les indicateurs financiers....................................................................................................... 9
3.2 Les indicateurs de résultat ...................................................................................................... 9
3.3 Les indicateurs de comportement........................................................................................... 10
Section 02: Les différents types de la performance..................................................................... 10
1. La performance économique et organisationnelle ................................................................... 10
2. La performance sociale et commerciale.................................................................................. 11
2.1 La performance sociale .......................................................................................................... 11
2.2 La performance commerciale................................................................................................. 12
3. La performance globale............................................................................................................ 12
Section3 : La performance financière.......................................................................................... 13
1. La notion de la performance financière................................................................................. 13
2. Les indicateurs de la performance financière......................................................................... 13
2.1. La rentabilité ................................................................................................................... 14
2.1.1. La rentabilité économique…………………………………………………….14
2.1.2. La rentabilité financière………………………………………………………..14
2.2. La profitabilité................................................................................................................. 14
3. Les outils de mesure de la performance financière ................................................................ 15
3.1. Dans l'approche comptable (compte de résultat) ............................................................ 15
102
Table des matières
103
Table des matières
104
Table des matières
a. La marge commerciale……………………………………………………….64
b. La production de l'exercice…………………………………………………..65
c. La Valeur Ajoutée……………………………………………………………66
d. L'excédent brut d'exploitation (ou insuffisance brute d’exploitation)……..67
e. Le résultat d’exploitation………………………………………………….....69
f. Le Résultat courant avant impôts (RCAI)……………………………………70
g. Le résultat exceptionnel……………………………………………………....71
h. Le résultat net………………………………………………………………....72
1.3. Etablissement des tableaux des soldes intermédiaires de gestion…………………..72
Section 02 : Analyse des ratios d’activité et la capacité d’autofinancement ………………74
2.1. Les principaux ratios issus des SIG………………………………………………...74
2.1.1. Les Ratios d'activité…………………………………………………....74
a. Le ratio d’évolution du chiffre d’affaire (CA) ……………………………….74
b. Le taux d’évolution de la valeur ajoutée………………………………………75
2.1.2. Les Ratios de profitabilité………………………………………………77
a. Le ratio de la performance économique………………………………………77
b. Le ratio de la capacité de l’entreprise à dégager des bénéfices……………….78
2.1.3. Ratios de rentabilité de l'activité………………………………………..79
2.2. La Capacité d’autofinancement (CAF) de l’unité NAFTAL de Tizi-Ouzou……….80
2.2.1. Calcule de la CAF pour les années……………………………………..80
a. Selon la méthode soustractive (réglementaire) ……………………………...80
b. Selon la méthode additive…………………………………………………….81
c. Présentation graphique de la capacité d’autofinancement…………………..82
2.2.2. La marge brute d’autofinancement……………………………………..82
2.2.3. La marge nette d’autofinancement……………………………………...83
2.2.4. Le cash flow…………………………………………………………….83
a. Cash Flow brut…………………………………………………………..84
b. Cash Flow net…………………………………………………………...84
Conclusion……………………………………………………………………………………85
Conclusion général………………………………………………………………………….86
Conclusion général………………………………………………………………………….86
Bibliographies……………………………………………………………………………….88
Liste des tableaux, figures et graphes………………………………………………………90
105
Table des matières
Annexes……………………………………………………………………………………..92
Tables des matières………………………………………………………………………..102
106