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Mem Final

Ce mémoire de fin d'études analyse la performance financière de l'entreprise NAFTAL, en se concentrant sur son district de commercialisation à Tizi-Ouzou. Il explore les concepts de performance, les méthodes d'analyse financière et présente des données financières sur plusieurs années pour évaluer la rentabilité et la capacité d'autofinancement de l'entreprise. L'objectif principal est de déterminer si NAFTAL parvient à maintenir sa performance financière malgré les contraintes législatives sur les prix de vente de ses produits.

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Mem Final

Ce mémoire de fin d'études analyse la performance financière de l'entreprise NAFTAL, en se concentrant sur son district de commercialisation à Tizi-Ouzou. Il explore les concepts de performance, les méthodes d'analyse financière et présente des données financières sur plusieurs années pour évaluer la rentabilité et la capacité d'autofinancement de l'entreprise. L'objectif principal est de déterminer si NAFTAL parvient à maintenir sa performance financière malgré les contraintes législatives sur les prix de vente de ses produits.

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MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE

SCIENTIFIQUE
UNIVERSITE MOULOUD MAMMERI DE TIZI-OUZOU

FACULTE DES SCIENCES ECONOMIQUES, COMMERCIALES ET DES


SCIENCES DE GESTION
DEPARTEMENT DES SCIENCES COMMERCIALES

Mémoire de fin d’études en vue de l’obtention du


Diplôme de Master en Sciences Commerciales
Option : Finance

Thème :

Analyse de la performance financière d’une entreprise :


Cas de la SPA NAFTAL
(District commercialisation de Tizi-Ouzou)

Réalisé par : Dirigé par :


Mr KIFOUCHE Nacer Mr SAHNOUN Mohand
Mr RAHMANI Menad
Soutenu publiquement devant le jury composé de :
President /examinateur: Mr. HADJEM Madjid, UMMTO
Rapporteur: Mr. SAHNOUN Mohand, UMMTO
Examinateur: Mr. FERRAT Marzouk, UMMTO
Examinateur: Mr. ALIOUAT Lounes, UMMTO

Promotion : 2014-2015
Remerciements
Au terme de ce travail, nous tenons à remercier Dieu le tout puissant de nous avoir

donné le courage, la volonté et la patience tout au long de notre cursus.

Nous avons l’honneur et le plaisir de présenter notre profonde gratitude et nos sincères

remerciements à notre promoteur [Link] mohand pour sa précieuse aide, ses

orientations et le temps qu’il nous a accordé pour notre encadrement.

Nos sincères remerciements vont aussi aux membres du jury qui ont eu l’amabilité

d’accepter de consacrer un peu de leur précieux temps pour lire et évaluer ce travail.

Nos remerciements les plus sincères et les plus profonds sont adressés

à tout le personnel de l’entreprise NAFTAL qui nous ont encadrés et soutenus durant notre

stage pratique et spécialement le service de la finance.

Nos remercions également tous ceux qui ont contribué de prés ou de loin à l’achèvement

de notre Travail.

Mille mercis à tout le monde


Dédicaces
Je dédie ce travail

A mes parents, qui m'ont toujours aidé et motivé dans mes études.
Sans eux, je n'aurais certainement pas fait d'études longues.

A Mes chères sœurs & Mes chers frères et leurs enfants.

A la mémoire de mon grand-père (SAID) et mon oncle


(HASSANI Ammar).

A tous mes amis et amies particulièrement Said.

Menad
Dédicaces
Je dédie ce travail

A mes parents, qui m'ont toujours aidé et motivé dans mes études.
Sans eux, je n'aurais certainement pas fait d'études longues.

A Mes chères sœurs & mes chers frères

A tous ceux qui ont contribué de pré ou de loin à la réalisation


de ce travail;

A tous mes amis et amies particulièrement Said.

Nacer
Sommaire
Sommaire

Introduction générale................................................................................................................. 1

Chapitre I : Rappel sur la notion de la performance dans l’entreprise ................................ 5

Section 1 : Généralités sur la performance................................................................................... 5

Section 2 : Les différents types de la performance ...................................................................... 10

Section 3 : La performance financière ......................................................................................... 13

Chapitre II : Analyse financière de l’activité d’une entreprise ............................................. 19

Section 1 : Rappel des notions essentielles de l’analyse financière ............................................. 19

Section 2 : Les sources de l’information financière ..................................................................... 24

Section 3 : Analyse financière de l’activité de l’entreprise.......................................................... 37

Chapitre III : Présentation générale de l’entreprise NAFTAL ............................................. 53

Section 1 : La Connaissance de l’entreprise................................................................................. 53

Section 2 : Présentation du District Commercialisation de Tizi-Ouzou ...................................... 55

Chapitre IV : Analyse financière de l’activité de l’entreprise NAFTAL Unité de Tizi-


Ouzou........................................................................................................................................... 61

Section 1 : Analyse des comptes de résultat de l’entreprise NAFTAL (2011-2014)................... 61

Section 2 : Analyse des principaux ratios d’activité et la capacité d’autofinancement de l’unité


NAFTAL ...................................................................................................................................... 74

Conclusion générale ................................................................................................................... 86


Liste des abréviations

CA : Chiffres d’affaires

CAF : Capacité d’autofinancement

CFB: Cash flow brut

CFN : Cash flow net

CP : Capitaux propres

CR : Compte de résultats

DCT : Dettes à court terme

DE : Dettes d’exploitation

DLMT : Dettes à long et moyen terme

EBE : Excédent brut d’exploitation

MBA : Marge brute d’autofinancement

MNA : Marge nette d’autofinancement

RCAI : Résultat courant avant impôt

RN : Résultat net

RO : Résultat opérationnel

RF : Résultat financier

SIG : Soldes intermédiaires de gestion

VA : Valeur ajoutée
Introduction
générale
Introduction générale

Dans le contexte actuel de l’ouverture du marché national aux entreprises étrangères et


à la concurrence, les entreprises algériennes sont contraintes d’être efficace et dégager des
bénéfices et assurer une performance pour faire face à cette concurrence et maintenir des
niveaux de croissance suffisants.

L’entreprise est constituée d’hommes et de femmes qui prennent des décisions,


travaillent ensemble, conçoivent, fabriquent, trouvent des solutions, cherchent des
améliorations pour développer l’activité de cette dernière. La recherche constante de la
performance est l’une des grandes préoccupations des responsables des entreprises car
aujourd’hui ils privilégient l’équilibre entre intérêt des actionnaires, des clients et des salariés.
Ajoutant à cela, que les responsables ne s’intéressent qu’aux indicateurs de création de
valeur : croissance et rentabilité de l’activité de leurs entreprises.

Intérêt du sujet

L’évaluation et le suivi de la performance des entreprises sont des activités qui ont pris
beaucoup d’ampleur durant les dernières années et sont devenues nécessaires, étant donné la
marge de manœuvre significativement réduite des dirigeants. Le nouvel ordre économique
mondial oblige, de plus en plus, les entreprises à faire plus de bénéfice mais avec moins de
dépenses.

Les informations regroupées dans le contexte de l’analyse financière de l’activité de


l’entreprise qui fournit un diagnostique sur sa gestion, sa structure et sur sa rentabilité vont
servir à orienter les dirigeants dans leurs éventuelles prises de décision. Alors, en faisant des
comparaisons ou des décompositions, les dirigeants pourront suivre l’évolution des activités
de leurs entreprise ainsi qu’évaluer la qualité de leurs décisions. Cependant, cette démarche ne
permet pas de porter un jugement absolu sur la performance de l’entité.

Faire des comparaisons signifie suivre dans le temps ou dans son secteur, les résultats
de l’entreprise. La comparaison n’a cependant de sens que si les variables économiques et
financières analysées sont comparables. L’objectif de la méthode des ratios est justement de
construire des indicateurs simples qui permettent de comparer sur des bases rigoureuses les
données économiques et financières de l’entreprise.

Décomposer signifie identifier et analyser les éléments constitutifs de la performance


et de la rentabilité de l’entreprise afin de les rapprocher des décisions de gestion. C’est ainsi
que la rentabilité d’exploitation est appréciée dans le cadre de l’analyse coût-volume-profit.
1
Introduction générale

L’analyse financière de l’activité d’une entreprise constitue une démarche importante


pour tout investisseur. L’objet de cette démarche est de faire le point sur la situation
financière de l’entreprise en mettant en évidence ses forces et ses faiblesses, ce qui permet de
donner une image plus fidèle de la situation financière de l’entreprise et de son activité.

Problématique de recherche

Notre travail portera sur l’analyse financière de la performance de l’activité de


l’entreprise « NAFTAL, District Commercialisation » unité de Tizi-Ouzou que nous avons
choisi pour son caractère de grande entreprise dans le domaine des hydrocarbures, son
organisation et son activité. Ainsi, l’analyse financière de l’activité de l’entreprise NAFTAL
nous permettra de déterminer sa capacité à maintenir son activité et à dégager les surplus
nécessaire à sa croissance. Cette démarche déterminera son poids et son influence sur
l’ensemble des activités de l’économie national.

La question qu’il convient de poser par rapport à l’objet de notre recherche est la
suivante : l’activité de NAFTAL dégage-t-elle une rentabilité suffisante pour assurer sa
performance financière ?

Hypothèse de recherche
L'hypothèse générale de notre recherche est que NAFTAL possède un niveau
d’activité qui lui permet d'atteindre une rentabilité économique en mesure de soutenir sa
performance financière.

Le choix du thème traité dans notre travail a été motivé en raison du caractère
particulier de l’entreprise NAFTAL laquelle exerce son activité sous contrainte financière. En
fait, c’est la législation qui lui fixe les prix de vente de ses produits. L’entreprise ne peut agir
que sur ses charges d’exploitation pour réaliser des résultats positifs. En plus, elle détient le
monopole dans la distribution et la commercialisation des produits pétroliers à travers tout le
territoire du pays. Dès lors, nous avons voulu vérifier la démarche qu’elle suit sous la
contrainte de cette législation pour assurer une rentabilité et une performance afin de couvrir
la demande du marché national. La seconde motivation a été celle de pratiquer sur le terrain
toutes nos connaissances sur la théorie relative à la gestion financière acquises tout au long de
notre formation académique et du coup démontré l'importance de la pratique de l'analyse
financière au sein des entreprises.

2
Introduction générale

L'objectif principal de notre travail est de vérifier si l'atteinte de la rentabilité et de la


performance financière par l’entreprise NAFTAL DISTRICT Commercialisation unité de
Tizi-Ouzou est obtenue grâce à la croissance de sont activité. Par ailleurs, les objectifs
spécifiques de notre recherche sont :

- montrer comment la recherche de la rentabilité peut permettre à l’unité d'atteindre sa


performance ;
- montrer comment l’activité de l’unité peut conduire à atteindre un niveau de
croissance important.

Afin d’aborder notre travail de façon efficiente, nous avons délimité notre sujet par
trois catégories : le domaine, le temps et l’espace. Dans le domaine, le travail se porte sur
l'analyse financière et plus spécifiquement à l'analyse de l’activité et de la capacité
d’autofinancement. Dans le temps, notre recherche porte sur une période de quatre ans allant
de 2011 à 2014. Dans l’espace, notre étude porte sur l’Entreprise NAFTAL DISTRICT
Commercialisation unité de Tizi-Ouzou.

Méthodologique de recherche

En vue de prouver et de valider notre hypothèse, nous avons fait recours à deux
techniques et méthodes de recherche :

Nous allons recourir à l’exploitation des ouvrages et article en vue de définir des
concepts de notre sujet et d'analyser des donnés pratiques. Nous allons exploiter nos
connaissances sur le thème qu’on a traité. Cette technique nous permettra de compléter nos
connaissances par l'exploitation des informations des différents documents réalisés par nos
prédécesseurs.

La méthode est l'ensemble des démarches qui suit l'esprit pour découvrir et démontrer
la vérité. Du premier point de vue, on a rappelé l'historique de l’entreprise NAFTAL et on a
consulté les documents financiers des années antérieures de cette entreprise. Nous utiliseront
la méthode analytique dans l'analyse des données des états financiers et de divers documents
de l’entreprise NAFTAL. Elle nous permettra de traiter systématiquement toutes les
informations et les données collectées en appréciant chaque cas. Aussi, dans notre démarche
nous comparerons les donnés des états financiers, présentés année par année, nous allons
quantifier et comprendre les résultats de la recherche afin d'en apprécier l’évolution de la
performance. Dans l’aspect théorique, nous résumerons les différentes théories développées
par les auteurs en rapport avec notre sujet de recherche.

3
Introduction générale

Plan du travail

Pour mener à bien notre recherche, nous avons structuré notre travail en quatre
chapitres: le premier chapitre intitulé rappel sur la notion de la performance dans l’entreprise,
le deuxième chapitre relatif au contenu du l’analyse financier, le troisième chapitre porte sur
la présentation de l’entreprise « NAFTAL », le quatrième chapitre traitera de l’analyse
financière de l’activité de l’entreprise NAFTAL (Unité de Tizi-Ouzou).

4
Chapitre I : Rappel sur la notion
de la performance dans
l’entreprise
Chapitre I : Rappel sur la notion de la performance dans l’entreprise

Introduction

La notion de la performance reste un concept multiforme qui peut présenter plusieurs


sens selon son auteur ou évaluateur. On notera que la quantité d’ouvrages publiés sur le sujet
a augmenté à un rythme impressionnant durant ces dernières années, qu’ils soient du domaine
académique ou du domaine professionnel. La consultation d’un grand nombre de ceux-ci
révèle cependant que la performance est un concept ambigu qui ne possède pas de définition
unique et précise. Pour mieux comprendre la notion de la performance, on va essayer de
donner quelques définitions de cette notion dans ce premier chapitre.1

Secion01 : Généralités sur la performance

La notion de performance trouve ses origines dans l’action de performer et qui signifie en
vieux français "exécuter, accomplir, parfaire". On peut définir de manière générale la
performance comme: “la capacité d’une organisation à atteindre ses objectifs organisationnel,
économiques, financiers, sociaux et environnementaux de façon efficiente”.

1. La notion de performance

1.1 Historique et définition de la performance

Dans l’acception française, la performance est le résultat d’une action, un succès ou un


exploit réalisé. L’origine du mot remonte au 19ème siècle où il désignait un succès réalisé par
un cheval dans une course, puis la réalisation d’un exploit sportif. Au 20 ème siècle, il indiquait
de manière chiffré les capacités d’une machine et par extension un rendement exceptionnel.
Dans le domaine de l’économie, la performance a toujours été une notion ambiguë utilisée en
contrôle de gestion par transposition du sens anglais. Ainsi, elle est définie comme la
réalisation des objectifs organisationnels quelles que soient leurs natures et leurs variétés.
Cette définition peut se comprendre au sens strict (résultat, aboutissement) ou au sens large du
processus. Par extension, la performance désigne la réalisation des objectifs,2 est considéré
comme performant celui ou celle qui atteint ses objectifs.

Le concept de performance est fondé traditionnellement sur les aspects matériels et


financiers. La littérature concernant l'évaluation de la performance de l’entreprise est
importante. Cependant, elle reste insuffisante car elle se concentre seulement sur les aspects

1
OTLEY D., (1999), Performance management: a framework for management control systems research,
Management accounting research, PP. 363-382.
2
BOURGUIGNON A., Performance et contrôle de gestion , Encyclopédie de Comptabilité, Contrôle de
gestion et Audit, Ed. Economica, (2000), pp. 931-941.

5
Chapitre I : Rappel sur la notion de la performance dans l’entreprise

liés à l'organisation, au système de production ou à sa stratégie, c’est-à dire sur les indicateurs
de performance commerciale ou financière favorisant des indicateurs de performance globale
de l'entreprise.

La performance durable demeure le meilleur système d’allocation de ressources entre


clients, salariés et actionnaires. Elle s’appuie sur quatre piliers : les valeurs pour la vitalité, le
marché pour la compétitivité, les hommes pour la productivité et enfin les métiers pour la
rentabilité.

MEIER Olivier définie la performance comme suit : « La performance d’une entreprise


est le résultat obtenu par cette dernière au sein de son environnement concurrentiel, lui
permettant d’augmenter sa compétitivité, sa rentabilité, ainsi que sa capacité à influencer les
autres firmes du secteur (renforcement de son pouvoir de négociation) »3.

Figure 1 : Les mesures de la performance

Ressources Processus Résultats

Performance

Economie Efficacité Efficience

Source : Bouquin 2004

Pour Jean-Pierre GRANDE : « La définition de la performance structure les décisions, la


définition se doit donc d’être cohérente avec les objectifs stratégiques. Cependant, il est
difficile de donner une définition exacte de la performance car elle diverge selon les points de
vue :

 dans une économie où la demande est supérieur à l’offre, la performance est


définie par la mesure du coût ;
 dans une économie ou l’offre est supérieur à la demande, la performance
intègre la création de valeur »4.

3
MEIER O., DICO du manager, Edition Dunod, Paris, 2009, P 155.

4
GRANDE J-P., Construire un système de mesure de la performance organisationnelle, Département Contrôle et
Pilotage des Organisations, ESCP-EAP, Paris, 2012, P7.

6
Chapitre I : Rappel sur la notion de la performance dans l’entreprise

1.2 La notion de la performance dans les autres domaines

La performance technologique
C’est exprimé par l’attente des clients à recevoir des services efficients de leurs
fournisseurs. Par exemple, les utilisateurs de micro-ordinateur étaient impatients de voir les
nouveaux processeurs du producteur de microprocesseur INTEL et cela est du à sa bonne
performance puisque chaque nouveau produit est plus développé et amélioré que le précédent,
ainsi cette entreprise a pue passer de la production de processeur à capacité DUELCORE (i2)
qui ne permet pas de réaliser un simple travail de bureau à la production des processeurs à
capacité 9core (i9) qui permet de faire n’importe qu’elle travail en toute simplicité. 5

La performance sportive
Se définit comme un résultat obtenu généralement lors d’une compétition et qui peut
s’exprimer sous forme d’un classement, d’une distance ou d’un temps, elle résulte d’un
entrainement complexe. Selon Platonov : « la performance sportive exprime les possibilités
maximales d'un individu dans une discipline à un moment donné de son développement». 6

2. Les critères de la performance


La performance possède plusieurs critères, on citera les trois suivants : efficacité,
efficience et pertinence
Figure 2: Les critères de la performance

Objectif

Mesure de la pertinence Mesure de l’efficacité

Moyens Réalisation

Mesure de l’efficience

Source: AHMED ZAID M., «Contribution de la performance financière et performance sociale dans les
entreprises publique algérienne», Algérie, 21-22 Octobre 2011, P 05.

2.1 La notion d’efficacité


C’est l’articulation entre objectif et résultat. Elle consiste à mener une action
déterminée à son terme pour obtenir un certain résultat conformément à un objectif fixé. Si

6
RAFAEL A., Performance et gouvernance de l’entreprise, les éditions des journaux officiels, 05/ 2013, P4.

7
Chapitre I : Rappel sur la notion de la performance dans l’entreprise

l’efficacité du système n’est pas satisfaisante après être évalué par différent indicateurs, les
dirigeants peuvent prendre des mesures correctives pour redresser les paramètres défectueux
et relancer l’activité de l’entreprise.
L'efficacité mesure la capacité de l'organisation à atteindre ses buts. Généralement, on
considère qu'une activité est efficace si les résultats obtenus sont identiques ou supérieurs aux
objectifs définis. Pour OLIVIER Meier « L’efficacité est le fait d’atteindre les résultats
attendus (prévus) »7.

2.2 La notion d’efficience


C’est l’articulation entre moyens et résultat. Elle est la meilleure exploitation des moyens
mis en œuvre pour réaliser des résultats qui répondent aux objectifs fixé avec des dépenses
économiques. La performance est jugée en termes d’efficience essentiellement en phase
d’exploitation du système de production. Si elle n’est pas satisfaisante, les dirigeants agiront
en adoptant des décisions relatives au pilotage (la conduite et maintenance du système
matériel) et au management (système humain).
Aussi on peut dire que l'efficience est le rapport entre les ressources employées et les
résultats atteints. Une organisation est efficiente si elle atteint les objectifs fixés en optimisant
les moyens utilisés. Alors l’efficience consiste à réaliser le meilleur résultat possible avec les
moyens dont on dispose, on atteint l’efficience par excellence avec la réalisation du résultat
fixé tout en utilisant le minimum de ressources.

2.3 La notion de pertinence


C’est l’articulation entre objectif et moyen. Elle consiste à mettre en œuvre des
moyens de production conformément aux objectifs fixés. La pertinence d’une organisation se
détermine principalement dans la phase de conception du système de production car il s’agit
d’une part, de garantir la faisabilité du projet en s’assurant les moyens de le réaliser et d’autre
part, d’éviter un surdimensionnement coûteux.

3. Les indicateurs de la performance


Le terme indicateur, désigne une variable intangible, difficilement mesurable. Les
indicateurs de la performance permettent de rapprocher les dirigeants de leurs employés ou de
leurs clients. Ils sont généralement utilisés dans les grandes entreprises pour gérer la

7
MEIER O., DICO du manager, Ed. Dunod, Paris, 2009, P 240
8
Chapitre I : Rappel sur la notion de la performance dans l’entreprise

fluctuation d’un grand nombre d’information. On peut regrouper ces indicateurs en trois
grandes familles: indicateurs financiers, indicateurs de résultat et indicateur de comportement.

3.1 Les indicateurs financiers

C’est un ensemble de ratios employés pour déterminer la situation financière de


l’entreprise. Ces indicateurs concernent la solvabilité et la croissance de l’activité. Ils offrent
la possibilité de comparer les prestations générales d’une entreprise par rapport à son secteur
d’activité pour identifier les éventuelles opportunités d’investissement. Parmi ces indicateurs
financiers on trouve :

 la capacité d’autofinancement ;
 le calcul des coûts ;
 le rendement de l’actif ;
 le besoin en fonds de roulement ;
 la gestion de trésorerie ;
 les ratios de rentabilité ;
 les ratios de profitabilité ;

3.2 Les indicateurs de résultat


Sont des indicateurs mis en place afin de mesurer les résultats des actions de l’entreprise.
Grâce à ces indicateurs, l’entreprise pourra déterminer les performances des activités
commerciales et marketing dans le cadre de son domaine d’activité. Elle pourra également
apprécier sa part de marché dans le secteur étudié. Les principaux indicateurs de marché sont
les suivants :

 le nombre de pièce produite


 le degré de satisfaction client
 l'étude de la concurrence
 les chiffres d’affaires générés par les clients fidèles et par les nouveaux clients
 la rentabilité des campagnes publicitaires et le montant du carnet de commande.

3.3 Les indicateurs de comportement


Se sont des indicateurs qui représentent des tendances et des estimations d’une situation et
pas des donnés statistiques. Parmi ces indicateurs, on trouve les suivants :

9
Chapitre I : Rappel sur la notion de la performance dans l’entreprise

 le temps de vente que procure un vendeur à ces clients ;


 les frais de production ;
 les fluctuations des dépenses dans l’innovation ;
 le niveau de formation du personnel ;
 le degré de satisfaction des salariés et des consommateurs ;
 le comportement de personne, clients, fournisseurs et salariés8.

Section 2: Les différents types de la performance


Dans cette section nous allons traiter les différents types de performance de
l’entreprise dans son ensemble organisationnelle, économique, sociale, commercial et globale.

1. La performance économique et organisationnelle

Dans un contexte organisationnel et économique, la performance se définit comme


étant le résultat obtenu par rapport à la stratégie de l'entreprise, aux objectifs fixés et/ou aux
attentes des parties prenantes. Elle concerne la qualité, la quantité, les coûts et le temps.
Pour atteindre ces objectifs fixés, l’entreprise doit faire son travail avec efficacité,
porter ces choix de manière efficiente, prendre ces décisions rapidement (temps), être
économique dans ces coût/bénéfice. 9
Pour atteindre un haut niveau de performance, l’entreprise doit adapter des stratégies
optimales, utiliser des outils de gestion performants, exploiter des compétences de gestion
élevé et qualifié, assurer des conditions de travail favorables, s'assurer de la satisfaction
des parties prenantes, gérer la performance, les risques, les opportunités ainsi que le stress.
La recherche d’un équilibre, d’une performance durable et optimale devrait être une
préoccupation constante.

Selon Peter Drucker « La première tâche du management est de définir les résultats et
la performance d'une organisation puis d'organiser les ressources pour les produire ». La
performance de l’entreprise doit être gérer par des responsables capable de conjuguer et de
prendre en considération les intérêts de ses différentes parties prenantes pour proposer une
vision stratégique partagée, en particulier instaurer une confiance durable entre la direction de
l’entreprise, ses salariés et ses actionnaires.

8
Indicateur du rapport financier à la gestion de la performance, Editeur BDO, Belgique, 2ème trimestre 2014, P2.
9
RAFAEL A., Performance et gouvernance de l’entreprise, Les éditions des journaux officiels, 05/ 2013, P4.

10
Chapitre I : Rappel sur la notion de la performance dans l’entreprise

2. La performance sociale et commerciale

2.1 La performance sociale

La performance sociale est la capacité de l'organisation à mobiliser efficacement ses


ressources humaines. Pour cela, elle doit s'assurer de leur bien-être. Concrètement,
l'organisation va mettre en œuvre des actions visant à améliorer les conditions de travail ou la
rémunération afin de motiver les salariés à s'investir. La performance sociale est également
stratégique afin de soigner l'image que l'organisation renvoie à son environnement. 10

Les indicateurs de la performance sociale


L'efficacité des actions mises en place afin d'améliorer les aspirations des
collaborateurs est évaluée grâce à l'analyse des indicateurs sociaux, qui portent sur les
différents domaines de ressource humaine (les effectifs, la formation, le recrutement…). Ils
permettent des comparaisons dans le temps et entre les organisations. En interne, ils servent
de base à la discussion et à la négociation avec les collaborateurs ; en externe, ils sont utiles
pour communiquer sur le climat social de l'organisation.
Il existe de nombreux indicateurs, parmi lesquels on peut citer :

 le nombre de recrutements par an ;


 le nombre moyen d'années de présence dans l'entreprise ;
 le turnover des collaborateurs ;
 le taux de démission annuel ;
 le taux d'absentéisme ;
 le budget consacré à la formation ;
 la rémunération moyenne du personnel.

Les informations qui permettent de calculer ces différents indicateurs proviennent de


sources variées. Les données peuvent être issues des documents comptables et administratifs
de l'entreprise, mais également d'une enquête auprès du personnel ou d'une évaluation
globale, via un audit.

10
GERMAIN C., La performance globale de l’entreprise et son pilotage : quelques réflexions, PARIS, Ecole de
management, Revue social Lamy n°1186 du 18/10/2004,
11
Chapitre I : Rappel sur la notion de la performance dans l’entreprise

2.2 La performance commerciale

Pour de nombreuses organisations, la mesure de la performance commerciale est


indispensable pour préparer les décisions de gestion. Elle s'effectue selon des indicateurs
préalablement identifiés : la fidélité, le chiffre d'affaires et les parts de marché.

La fidélité de la clientèle ou de l'usager


La fidélité correspond à la création d'une relation durable avec un produit, une marque ou
une organisation. La fidélité est primordiale pour les organisations marchandes qui affrontent
une concurrence particulièrement présente. Toutefois, les associations et les autres
organisations publiques peuvent évaluer la satisfaction de leurs membres ou usagers afin
d'améliorer leurs prestations.11

La fidélité du client se traduit par un ensemble d'indicateurs liés à son comportement. Pour
mesurer la fidélisation, on observe l'augmentation du panier moyen, la fréquence des achats,
la recommandation de l'entreprise par ses clients, etc.

Le chiffre d'affaires (hors taxes)


Le chiffre d'affaires est le montant total des ventes de l'entreprise.

Chiffre d'affaires = quantités vendues × prix de vente.

Pour développer son chiffre d'affaires, une entreprise dispose de deux leviers :
la quantité (réussir à vendre plus de produits que les années précédentes) et/ou le prix (vendre
plus cher). Le chiffre d'affaires est un indicateur du niveau d'activité de l'entreprise et donc de
sa performance commerciale.

3. La performance globale

La performance globale d’une entreprise suppose la combinaison de performances


individuelles et de performances collectives. 12

La performance globale peut être définie comme une recherche pour équilibrer le poids des
différentes performances et prendre en compte les intérêts de chaque partie prenante. La
11
MARTOTY B. et CROZET D., Gestion des ressources humaines, Pilotage social et performances,
Dunod, 8ème édition, Paris, 2013, P45.
12
PESQUEUX Y., La notion de performance globale, 5 Forum international ETHICS, 12/2004, Tunis, Tunisie.
(halshs-00004006).

12
Chapitre I : Rappel sur la notion de la performance dans l’entreprise

performance sociale se distingue de la performance commerciale ou financière car elle ne


relève pas directement de l'activité économique. La performance commerciale consiste à
s'imposer dans un environnement concurrentiel afin d'enregistrer une progression du niveau
des ventes (chiffre d'affaires) pour conquérir des parts de marché. La performance financière
est mesurée par la capacité de l'organisation à réaliser des bénéfices et à être rentable.
Seulement, il semble que la performance financière et la performance sociale, bien que
contradictoires à première vue, soient liées. En effet, de mauvaises conditions de travail ou
des salaires insuffisants contribuent à une dégradation du climat social dont les conséquences
(démissions, turnover élevé) ont un coût financier pour l'entreprise. Inversement, une
entreprise performante financièrement pourra plus facilement satisfaire les revendications
salariales ou liées aux conditions de travail des collaborateurs.

Section3 : La performance financière

La performance financière est utilisée en premier par l’entreprise pour mesurer sa propre
performance, elle a représenté durant longtemps le seule indicateur de la santé financière de
l’entreprise.

1. La notion de la performance financière


Toute entreprise visant à améliorer sa productivité et sa rentabilité doit assurer un suivi
rigoureux de sa performance financière en mettant en place un système de mesure et
d’évaluation efficace.13
L’établissement des documents de synthèse est indispensable pour la détermination de
la performance financière. En effet, certaines organisations comme les entreprises doivent
produire, à la fin de chaque exercice comptable, des documents de synthèse à savoir : le bilan
et le compte de résultat. Ces documents et leurs annexes contiennent les informations de base
pour mesurer et déterminer la performance financière. Il existe plusieurs indicateurs, on
trouve : la rentabilité, la profitabilité, l'autofinancement et les dividendes versés aux
actionnaires.

2. Les indicateurs de la performance financière

Sont un ensemble d’outils d’évaluation et d’aide à la détermination de la santé


financière de l’entreprise. Ces indicateurs concernent la rentabilité, la solvabilité, ainsi que la

13
AHMED ZAID M., Contribution de la performance financière et performance sociale dans les entreprises
publique algérienne, université MOULOUD Mammeri Tizi-Ouzou, Algérie, 21-22 /10/ 2011,
13
Chapitre I : Rappel sur la notion de la performance dans l’entreprise

croissance de l’activité. Ils offrent la possibilité de comparer les prestations générales d’une
entreprise par rapport à son secteur d’activité pour identifier les éventuelles opportunités
d’investissement.

2.1. La rentabilité
La rentabilité est un indicateur qui représente la capacité d'une entreprise à réaliser des
bénéfices à partir des moyens mis en œuvre.
Il existe différents types de rentabilité de l’entreprise :
2.1.1. La rentabilité économique
La rentabilité économique mesure l'utilisation des capitaux investis par
l'entreprise sans tenir compte de la façon dont ils sont financés (emprunt, apports des
actionnaires ou autofinancement).14
Taux de rentabilité économique = (résultat d'exploitation/capitaux permanents) × 100.

La rentabilité économique est utilisée par les dirigeants et les prêteurs pour évaluer et
comparer la performance de l'activité de l'entreprise.
2.1.2. La rentabilité financière
La rentabilité financière compare les bénéfices générés par l'entreprise avec ces
capitaux propres.
Taux de rentabilité financière = (résultat net comptable/capitaux propres) × 100.

Le capital correspond aux apports des associés, les réserves correspondent à la part des
bénéfices qui restent à la disposition de l'entreprise.
Mesurer la rentabilité financière permet aux associés de vérifier la rentabilité de leur
investissement dans l'entreprise.15

2.2. La profitabilité
La profitabilité d'une entreprise est sa capacité à générer des profits à partir de ses ventes.
Elle compare le résultat net comptable (bénéfice ou perte) au chiffre d'affaires hors taxes de
l'exercice comptable.
Taux de profitabilité = (résultat net comptable/chiffre d'affaires) × 100.

- Le partage de la valeur financière : salaires, autofinancement ou dividendes

14
HUBERT B., Analyse financière, Ed DUNOD, 4 éditions. Paris, 2004. P 189
15
HUBERT B., IDEM.P 196

14
Chapitre I : Rappel sur la notion de la performance dans l’entreprise

Les acteurs de l'entreprise ont des attentes contradictoires. Les salariés cherchent des
conditions de travail confortables et des rémunérations plus élevées alors que les dirigeants et
leurs associés souhaitent réaliser des bénéfices. Malgré que toute augmentation de salaire
corresponde à une baisse des profits, la performance de l'entreprise ne peut pas être assurée
sans la motivation des individus au travail, alors le dirigeant devra arbitrer entre les attentes
des salariés et la volonté de réaliser des bénéfices.
Seulement, dans la répartition des bénéfices, l’entreprise doit prendre en compte un autre
arbitrage. Le bénéfice versé aux actionnaires peut être sous forme de dividendes ou laisser
dans les réserves de l'entreprise (futur autofinancement). Les dividendes rémunèrent les
risques pris par les associés. Aussi, les diminuer risquerait de décourager les actionnaires.
Toutefois, les dirigeants sont en attente d'autofinancement, celui-ci représente une ressource
de financement stable (détenue à long terme), gratuite (pas d'intérêts) et sans remboursement
(à la différence des emprunts bancaires).
La décision d'affectation des bénéfices devra donc permettre un équilibre entre l’intérêt
financier futur de l'entreprise et la volonté de rassurer et de satisfaire les attentes des associés
de l'organisation.

3. Les outils de mesure de la performance financière

L'appréciation des performances financières consiste dans la comparaison entre les


indicateurs monétaires relatifs aux résultats dégagés par l’entreprise et les indicateurs
monétaires relatifs aux moyens engagés pour obtenir ces résultats.

Dès lors, les problèmes théoriques et opératoire rencontré à propos de l’évaluation des
performances concernent à la fois le choix des indicateurs relatifs à la détermination du
résultat pour traduire l’efficacité de l’entreprise et le choix des indicateurs relatifs aux stocks
de moyens mis en œuvre.

3.1. Dans l'approche comptable (compte de résultat)

La comptabilité utilise des indicateurs de compte de résultat pour mesurer un ensemble de


solde de gestion. Ces soldes de gestion permettent de définir avec précision le résultat par la
différance entre les produits de l’activité et les charges de l’activité. Les derniers
développements de l’analyse financière soumettent cette approche à une objection qui est la
contestation dans l’évaluation comptable des résultats à cause de certain biais qu’elle introduit
dans ces soldes. Cette évaluation sert à deux usages : D’une part, les résultats comptables
fournissent des indicateurs de gestion et traduisent les sanctions économiques de l’activité.

15
Chapitre I : Rappel sur la notion de la performance dans l’entreprise

D’autre part, ces calcul servent de base pour le calcule de l’impôt sur le bénéfice imputable à
l’entreprise. Alors que la mesure des performances devrait s’inscrire dans une perspective
d’évaluation économique des performances de gestion, les stratégies d’aménagement de la
contrainte fiscale peuvent conduire les entreprises à introduire dans l’évaluation de leurs flux
de charge et de produit des éléments qui contribuent à fausser la mesure du résultat. En
d’autre terme, la poursuite conjointe de ses deux finalités conduit fréquemment à des
incohérences. 16

3.2. Dans l’approche financière (les soldes intermédiaires de gestion)

Ces difficultés rencontré dans l’approche comptable ont conduit les financiers à proposer
d’autres indicateurs de performance plus financiers, qui sont susceptible à la fois de
neutraliser (totalement ou partiellement) l’impacte introduit du fait des incidences fiscale du
calcule des résultats comptables et d’introduire une dimension monétaire dans la mesure du
résultat. Ces nouveaux indicateurs sont dérivés de la notion de cash flow ou à travers la notion
d’excédent brut d’exploitation(EBE) et de capacité d’autofinancement(CAF). Cependant, de
nouvelles propositions continuent à être avancer depuis lors, ainsi elles apportent des
possibilités plus élargies pour l’analyse des performances, en recourant notamment à la
mesure des soldes intermédiaires de gestion(SIG).

Pour mesurer les moyens engagés pour obtenir les résultats réalisés par l’entreprise, il faut
tenir compte de deux éléments : d’une part, l’identification des éléments constituant l’avance
en capital et d’autre part l’évaluation du montant de cette avance.

L’identification des éléments constituant l’avance en capital donne lieu à des réponses
disparates. Une première réponse apportée traditionnellement à cette question par l’analyse
financière et la comptabilité présente un caractère restrictif : l’appréciation des résultats
s’effectue par référence au seul montant des capitaux propres. La rentabilité de l’entreprise
s’apprécie donc par la confrontation entre les fonds apporté par les propriétaires et le résultat
mis à leurs dispositions pour la distribution ou la mise en réserve. Une deuxième réponse
adopte, au contraire, un point de vue extensif et prend en compte l’ensemble du capital
économique mis à la disposition de l'entreprise, c'est-à-dire l’ensemble de ses actifs. Enfin,
une solution intermédiaire préconisé notamment tend à mettre en avant le montant des

16
COHEN E., Analyse financière, Ed. Economica, Paris, 2004. P 32, 33.

16
Chapitre I : Rappel sur la notion de la performance dans l’entreprise

capitaux investis durablement dans l'activité, soit au titre d'investissements en capital fixe, soit
au titre de besoins de financement induits par le cycle d’exploitation.

La mesure des moyens engagés pour obtenir les résultats pose également des
problèmes d’évaluation. L'actif et le passif du bilan cumulent des éléments libellés en unités
monétaires hétérogènes. Or, ces éléments sont affectés de manière différente par des
processus dynamiques, internes ou externe à l'entreprise qui déterminent l'évolution de leur
valeur dans le temps.

Certains processus externes tendent à la dépréciation des éléments de l’actif ou à


l’alourdissement des dettes et par voie de conséquence, à la réduction de la situation nette.
Ainsi, l'inflation érode la valeur des actifs qui est fixée en termes nominaux et qui se trouvent
détenus sur une certaine durée (les créances à long et moyen terme par exemple). De même,
l'augmentation des taux d'intérêt tend à déprécier la valeur des titres à des taux fixes détenus
en portefeuille. Enfin, l’appréciation de la devise dans laquelle elles sont libellées alourdit le
poids de certaines dettes et réduit la situation nette.

La dépréciation des éléments d'actif et de la situation nette peut également être due à
des processus internes conduisant à l’actualisation de leur évaluation, soit par la prise en
compte de leur usure physique ou morale (cas des amortissements) soit par la prise en compte
des risques qui les affectent (cas des provisions).

Des processus internes ou externes peuvent également avoir une influence favorable
et tendent à l’appréciation des éléments d’actif et de la situation nette. Ainsi la valeur de
certains titres ou créances tend à augmenter lorsqu’ils sont libellés dans une devise qui
s’apprécie ou lorsque les taux d’intérêt observé sur les marchés des capitaux sont orientés à la
baisse.

Dans ces conditions, l’évaluation du stock global de capital qui doit en fin de compte
se trouver exprimé par des unités monétaires homogènes exige une correction qui, pour les
analystes financiers, soulève à la fois, des problèmes d’application et des problèmes
théoriques. 17

17
COHEN E., Analyse financière, Ed. Economica, Paris, 2004. P 33.

17
Chapitre I : Rappel sur la notion de la performance dans l’entreprise

Conclusion
Pour conclure ce chapitre on peut dire que le dirigeant d’une entreprise mets en place
des indicateurs de performance pour avoir une meilleure visibilité sur le pilotage de son
activité, alors l’essentiel de la performance peut se résumer en deux notions extrêmement
simples. D’abord, la croissance de chiffre d’affaires organique en tant que vrai témoignage de
la performance client et de la pertinence de l’offre ; ensuite le résultat opérationnel en tant que
traduction de la capacité de l’entreprise à exploiter au mieux ses ressources et à rémunérer le
capital investi par les actionnaires.

18
Chapitre II : Analyse
financière de la performance
d’une entreprise
Chapitre II : Analyse financière de la performance d’une entreprise

L’activité et la performance d’une entreprise peuvent être, dans un premier temps,


appréciées à partir de soldes de gestion en valeur absolue. Toutefois, l’analyse de l’efficience
et de l’efficacité de l’entreprise dans la conduite de ses activités et l’utilisation de ses
ressources implique de rapprocher les soldes de gestion du volume d’affaires réalisé ou des
moyens mis en œuvre pour les obtenir. C’est cequ’on va essayer d’analyser dans cette section
comme des axes pour mesurer la performance financière de l’entreprise.
Dans ce deuxième chapitre on va essayer de montrer l’importance de l’analyse
financière comme outil de mesure des performances et de l’activité d’une entreprise.
Section 01 :Rappel des notions essentielles de l’analyse financière
La comptabilité est un instrument d’information essentiel pour analyser ou évaluer la
situation financière d’une entreprise. Les chiffres et les documents comptablesd’une
sociétésont une source d’information et de communication aussi bien à l’intérieur qu’à
l’extérieur de cette dernière. Ces données nous serviront à l’analyse financière et faire le point
sur la santé del’entreprise.
1.1. Quelque définition de l’analyse financière
Il existe différentes définition de l’analyse financière, elles vont toutes dans le même
sens et ont toutes le même objectif qui sont la détermination de la santé de l’entreprise.
Selon Elie Cohen« L’analyse financière constitue un ensemble de concepts, de
méthode et d’instruments qui permettent de formuler une appréciation relative à la situation
financière d’une entreprise, aux risques qui l’affectent, au niveau et à la qualité de ses
performance ».1
Marion Alain considère l’analyse financière comme« Une méthode de compréhension
de l’entreprise à travers ses états comptable, méthode qui a pour objectif de porter un
jugement globale sur le niveau de performancede l’entreprise et sur sa situation financière
(actuelle et future) ».2
Pour Jean-Pierre TAHILLE« L’analyse financière peut se définir comme une
démarche qui s’appuie sur l’examen critique de l’information comptable et financière fournie
pour une entreprise à destination des tiers, ayant pour but d’apprécier le plus objectivement
possible sa performance financière et économique , sa rentabilité( la pertinence de ses choix

1
COHEN E., Analyse financière, Edition économica, Paris, 1997, p 429.
2
MARION A., Analyse financière concepts et méthodes, Edition Dunod, Paris, 1998, p 45.
19
Chapitre II : Analyse financière de la performance d’une entreprise

de gestion) , sa solvabilité (risque potentiel qu’elle présente pour les tiers, capacité de faire
face à ses engagements)et en fin son patrimoine ».3

1-2. Objectifs et contraintes de l’analyse financière


1-2.1 Les objectifs de l’analyse financière
L’analyse financière a pour objectif la recherche des conditions de l’équilibre
financier de l’entreprise ainsi quela mesure de sa performance. Les objectifs de l’analyse
financière sont différents suivant qu’elle est menée par l’entreprise elle-même, par
l’intermédiaire de ses services financiers ou bien par des tiers tels que les banques, les
organismes de crédit, fournisseurs actionnaires aux épargnants 4.
a. L’intérêt de l’analyse financière pour les dirigeants
L’analyse financière permet de définir un schéma général du processus de décision et
d’établir des indications précises et significatives sur l’évolution de l’activité de l’entreprise,
de comparer ses performances à celles des concurrents, d’apprécier la solvabilité de ses
clients et fournisseurs en analysant leurs propres bilans ainsi prendre des décisions financière.

b. L’intérêt de l’analyse financière pour les actionnaires

Pour les actionnaires, son intérêtréside dans l’appréciation de la performante de


l’entreprise,sa rentabilité ainsi la part de bénéfice qui va leur revenir en dividendes afin
d’accroitre leur richesse.
c. L’intérêt de l’analyse financière pour la banque

Pour les banques, l’analyse financière est primordiale car elle permet de décider de
l’octroi de nouveau concours bancaires et de mesurer la capacité des clients à honorer
leurs engagements de remboursements.

d. L’intérêt de l’analyse financière pour les salariés


L’analyse financière essaie de comparer la politique sociale de leur employeur avec celles
des concurrents (rémunération, prime ...) mais aussi sa politique de gestion (la part de la
richesse réservée au personnel).
e. L’intérêt de l’analyse financière pour l’Etat

3
TAHILLE J-P., Analyse financière, Edition campus Dunod, 2004, p 01.
4
CONSO P.,Gestion financière de l’entreprise, Ed. Dunod, 6éme édition, 2007, p 174.
20
Chapitre II : Analyse financière de la performance d’une entreprise

L’analyse financière détermine la quotte part fiscale (impôt, IBS) des entreprises au
budget de l’état, tout comme elle permet de mesurer la création de richesse de celle-ci par les
valeurs ajoutées et leur contribution à la formation du PIB.
1-2.2 Les contraintes de l’analyse financière
Tous les analystes financiers s’intéressent en premier lieu à une évaluation de la
rentabilité et par la suite au risque de faillite affectant les entreprises qu’ils étudient, dans la
mesure où la contrainte de solvabilité présente un caractère universel et permanant. Rappelons
les deux questions incontournables qui se posent à l’analyste financier :
L’entreprise est-elle rentable ?
L’entreprise est-elle solvable ?
a. La rentabilité

Selon Jerome CABY et Jacky KOEL « La rentabilité se définit comme l’aptitude de


l’entreprise à dégager les bénéfices. Elle s’exprime par le rapport entre les résultats qu’elles
obtient(les marges dégagés) et les moyens mis en œuvre à cet effet ».5

La rentabilité se manifeste sous deux aspects différents mais liés dans l’activité
courante de l’[Link] est un indicateur du rendement et de l’efficacité dans l’allocation
des ressources. Elle résulte fondamentalement d’une comparaison des résultats par rapport
aux moyens mis en œuvre pour les obtenir :

La rentabilité =résultat obtenu /moyens mis en œuvre

Le capital économique représente une mesure traditionnelle des ressources et des


moyens mis en œuvre dans l’entreprise. Ces ressources sont rares et onéreuses, il faut donc les
allouer rationnellement. L’idée de bon sens du calcul économique est de diriger les ressources
disponibles vers les emplois dont le rapport résultat sur les moyens est le meilleur possible.
On retrouve ici la logique économique de création de valeur. Cette valeur créée
servant à rémunérer les apporteurs de capitaux et les parties prenantes de l’[Link] non
respect de cette contrainte absolue de création de valeur à long terme entraine la fin de
l’entreprise en tant qu’entité économique efficace et utile.
La rentabilité est donc une contrainte financière qui ne se définie pas uniquement par
référence à la rémunération des actionnaires, elle est l’un des éléments qui entrent dans le
calcul à long terme des exigences des préteurs, notamment des banques.

5
CABY J. et KOEL J., Analyse financière, Edition C-NODE et Pearson, Education, France, 2003, p57.
21
Chapitre II : Analyse financière de la performance d’une entreprise

b. La solvabilité
Selon ELIE Cohen« La solvabilité d’une entreprise ou de tout autre agent économique
se définie comme son aptitude à assurer le règlement de ses dettes lorsque celles-ci viennent à
échéance ».6
La solvabilité représente la seconde contrainte financière de survie de l’entreprise.
Assurer durablement le payement de ses dettes exigibles est une contrainte majeure,
cependant, l’incapacité de l’entreprise à rembourser ses dettes est un constat de sa défaillance
qui implique la cessation des paiements de l’ensemble des opérations qu’elle entretient avec
ses partenaires économiques, en particulier les préteurs et les fournisseurs. Ce constat est le
fait générateur de procédures amiables ou judiciaires qui, dans la généralité des cas, mènent à
la disparition de l’entreprise originelle ou au départ de ses dirigeants.

L’utilisation de l’analyse financière dans une entreprise permet aux dirigeants de


connaitre la situation financière afin de prendre les précautions nécessaire. En cas de
difficulté, l’entreprise doit prendre des mesures correctives et agir en conséquence pour
redresser la situation de l’entreprise mais en cas de bénéfice l’entreprise veillera sur la
poursuite de leurs réalisations.
1-3. Le circuit financier interne à l’entreprise

L’activité d’une entreprise est rythmée par les opérations effectuées. La finalité
productive est rarement discutable, quelle que soit la forme, les objectifs ou la nature du
capital de l’organisation. Dans tous les cas, l’entreprise est une structure humaine organisée
7
visant à mobiliser des ressources pour produire des biens et/ou des services .

Pour ce faire, l’organisation réalise différentes opérations que l’on peut classifier selon leur
objectif :

- les opérations d’exploitation,


- les opérations d’investissement
- les opérations de financement.

6
COHEN E.,Analyse financière, Edition Économica, Paris, 2004, P 24.
7
LEGROS G.,Mini Manuel de Finance d'entreprise, Edition Dunod, Paris, 2010, P9.

22
Chapitre II : Analyse financière de la performance d’une entreprise

Figure 3 : Le circuit financier interne à l’entreprise


Les flux
Cycle de Financement
Emprunts
Apports en capital
Distribution

Achats Acquisition
Production d'immobilisations
Ventes Cession d'immobilisatios

Cycle d’exploitationCycle d’investissement

Source :GEORGES Legros, « Mini Manuel de Finance d'entreprise », Dunod, Paris, 2010, P11.

1-3.1. Les opérations d’exploitation

Les opérations d’exploitations relèvent de l’activité courante, de la finalité de


l’entreprise. Acheter de la matière première, payer les salaires, vendre des produits ou des
prestations sont des activités d’exploitation. Le cycle d’exploitation comprend donc toutes les
opérations relatives à la production et à la vente des produits ou services de l’entreprise. Il
débute donc avec la livraison des fournisseurs et se termine avec le règlement des clients. La
différence entre les encaissements et les décaissements générés par les opérations
d’exploitation est alors l’excédent de trésorerie d’exploitation.

1-3.2. Les opérations d’investissement

Les opérations d’investissement concourent à la modification du périmètre de


l’entreprise, de son appareil productif et de sa stratégie. Le cycle d’investissement rassemble
les opérations ayant pour objet l’acquisition ou la cession d’immobilisations. L’achat d’un
terrain, la construction d’une usine, la vente d’une machine sont des opérations
d’investissement.

1-3.3. Les opérations de financement

Les opérations de financement permettent à l’entreprise de disposer des ressources


nécessaires à son activité. Elles concernent les opérations d’endettement et de remboursement

23
Chapitre II : Analyse financière de la performance d’une entreprise

des emprunts, mais également les opérations sur fonds propres (augmentations de capital,
distribution de dividendes).

Ces différentes opérations (exploitation, investissement, financement) génèrent deux types de


flux : les flux physiques et les flux monétaires. C’est le décalage entre les flux physiques et
monétaires qui crée pour l’entreprise un besoin de financement ou un excédent de
[Link], un fournisseur qui a payé 30 jours après la livraison de sa marchandise
permet à l’entreprise de disposer d’un excédent de financement. Un client qui règle sa dette
30 jours après avoir pris livraison du bien ou service génère pour l’entreprise un besoin de
financement8.

L’un des objectifs de la gestion financière est alors d’optimiser la structure des décalages de
flux monétaires pour permettre à l’entreprise de disposer des ressources suffisantes à son
activité et à son développement.

Les trois principaux cycles ne sont pas totalement indépendants. Les différents flux doivent
être considérés comme concourant tous à l’atteinte des objectifs de l’entreprise puisque c’est,
par exemple, le niveau de l’excédent de trésorerie d’exploitation qui déterminera les besoins
de l’entreprise en matière de flux de financement. De la même manière, les flux
d’investissement ont pour but d’améliorer le cycle d’exploitation. Ils sont donc décidés en
fonction des résultats et des objectifs des flux d’exploitation.

Section 2 : Les sources de l’information financière


Afin d'examiner les entreprises qu'elle étudie, l'analyse financière mobilise de
multiples sources d'information. Parmi celle-ci, on trouve la comptabilité qui occupe une
place centrale et qui constitue sa source de référence la plus cohérente et sans doute la plus
fiable.
2.1 Les sources comptables
Le bilan, le compte de résultat, les tableaux de flux et leurs annexes constituent autant
de documents qui traduisent les caractéristiques majeures de l'activité et du patrimoine de
l'entreprise. En outre, ils sont établis sur la base de normes d'enregistrement et de présentation
qui présentent un certain formalisme, mais qui, en contrepartie, assurent un caractère
cohérent, homogène et stable à l'information fournie. À cet égard, la comptabilité s'affirme

8
LEGROS G., Mini Manuel de Finance d'entreprise, Edition Dunod, Paris, 2010, P12.

24
Chapitre II : Analyse financière de la performance d’une entreprise

comme un support particulièrement efficace pour l'application des outils de l'analyse


financière.

2.1.1. Le bilan

La sortie du bilan est une date essentielle dans la vie d’une entreprise. Bien plus
qu’une obligation fiscale, l’établissement du bilan est l’occasion de faire le point sur les
objectifs fixés, les performances de l’entreprise et sa projection dans l’avenir. L’élaboration
du bilan intéresse tous les acteurs de l’entreprise et non pas seulement les fonctions
comptables et financières.

Un bilan est un état financier exposant à une date donnée la situation financière et le
patrimoine d’une entité, et dans lequel figurent la liste des actifs et des passifs ainsi que la
différence qui correspond aux capitaux propres.9

Le bilan est un document qui fait apparaitre10 :

-Les ressources dont àdisposer l’entreprise à une certaine date et les emplois qu’elle
l’en a fait ;
-Le résultat de son activité à cette même date, considérée comme la fin d’une période,
période appelée l’exercice comptable

-Structure de bilan comptable :

9
HADDAD S. et MAKHLOUF F. et BELAIDMC., Les états financiers, Edition Pages Bleues, Alger, 2010, P
45.
10
DAYAN A., Manuel de gestion, Edition, Ellipses /AUF, 2000, P 62.

25
Chapitre II : Analyse financière de la performance d’une entreprise

Tableau N°1 : Présentation du bilan comptable d’une entreprise(Bilan actif)11


Bilan actif

Actif Note N brut N N N-1


Amort-prov Net Net
Actif immobilise (non courant)
Ecart d’acquisition(ou goodwill) 207
Immobilisations incorporelles 20(hors 207)
Immobilisations corporelles 290(hors 2807)
Immobilisations en-cours 23
Immobilisations financières
Titres mis en équivalence-entreprise 265
associées
Autres participations et créances 26(hors265, 269)
rattachées
Autres titres immobilisées 271, 272
Prêts et autres actifs financiers non 273, 274,275 et
courants 276

TOTAL ACTIF NON COURANT


ACTIF COURANT
Stocks et en-cours 30 à 38
Créance et emplois assimilés
Clients 41(hors 419)
Autres débiteurs 409
Impôts 444,445et 447
Autres actifs courants
Disponibilités et assimilés 50(hors 509)
Placements et autres actifs financiers 51, 52, 53 et 54
TOTAL ACTIF COURANT
TOTAL GENERAL ACTIF

Source : D’après projet de système comptable financier

11
Conseil National de la Comptabilité, Projet de système comptable financier, Ministère des finances, Juillet
2006, Alger.
26
Chapitre II : Analyse financière de la performance d’une entreprise

Tableau N°02 : Présentation du bilan comptable d’une entreprise(Bilan passif)

Passif Note N N-1

Capitaux propres 101 et 108


Capital émis 109
Capital non appelé 104 et 106
Primes et réserves (1) 105
Ecart de réévaluation 107
Ecart d’équivalence(1) 12
Résultat net(1) 11
Autres capitaux propres-report à nouveau

Pert de la société consolidant (1)


Pert des minoritaires (1)
Total 1
Passifs non courants
Emprunts et dettes financières 16 et 17
Impôts 134 et 155
Autres dettes non courantes 229
Provisions et produits comptabilisés d’avance 15(hors155)

Total passifs non courant 2


Passifs courants
Fournisseurs et comptes rattachés
40(hors 409)
Impôts
444,445et
Autres dettes
447
Trésorerie passif
419 et 509
Total passifs courants 3
51 et 519
TOTAL GENERAL PASSIF

Source : D’après projet de système comptable financier

27
Chapitre II : Analyse financière de la performance d’une entreprise

2.1.2. Le compte de résultat

Le compte du résultat présente l’ensemble des flux des produits et des charges imputables à la
période de temps déterminée par l’exercice comptable. Il est organisé en distinguant les
produits et les charges d’exploitations financières et exceptionnels qui mettent en évidence
chacun un résultat d’exploitation, un résultat financier et un résultat exceptionnel. A
l’intérieur de ces trois rubriques, les charges sont présentées par nature. Le résultat net de
l’exercice, bénéfice ou perte, est le solde final des comptes de résultat12.

Le compte de résultat est un état récapitulatif des charges et des produits réalisés par
l’entreprise au cours de l’exercice. Il ne tient pas compte de la date d’encaissement ou de
décaissement. Il fait apparaître, par différence, le résultat net de l’exercice : bénéfice/profit ou
perte13.

Les informations minimales présentées au compte de résultat sont les suivantes :


Analyse des charges par nature, permettant de déterminer les principaux agrégats de gestion
suivants :
- Marge brute, valeur ajoutée, excédent brut d’exploitation ;
- Produits des activités ordinaires ;
- Produits financiers et charges financières ;
- Charges de personnel ;
- Impôts, taxes et versements assimilés ;
- Dotations aux amortissements et pertes de valeur concernant les immobilisations
corporelles ;
- Dotations aux amortissements et pertes de valeur concernant les immobilisations
incorporelles ;
- Résultat des activités ordinaires ;
-Eléments extraordinaires (produits et charges) ;
- Résultat net de la période avant distribution ;
- résultat net par action (Pour les sociétés par actions).

Dans le cas de compte de résultat consolidé :

12
HUBERT B., Analyse financière, Information financière et diagnostic, Edition, Dunod, Paris, 2002, P 103-104.
13
Conseil National de la Comptabilité, Projet de système comptable financier, Ministère des finances, Juillet
2006, Alger, p 39.
28
Chapitre II : Analyse financière de la performance d’une entreprise

- la quote-part dans le résultat net des entreprises associées et des coentreprises


consolidées selon la méthode de mise en équivalence ;
- la part des intérêts minoritaires dans le résultat net.
Tableau N°03 : PrésentationduTableau des comptes de résultat (par nature)14
LIBELLE Note N N-1
Ventes et produits annexes(ou chiffre d’affaires)
Variation stocks (produits finis et en cours)
Production immobilisée
Subventions d’exploitation
I-PRODUCTION DE L’EXERCICE
Achats consommés
Services extérieurs et autres consommations
II-CONSOMMATION DE L’EXERCICE
III-VALEUR AJOUTEE D’EXPLOITATION (I-II)
Charges de personnel
Impôt, taxes et versements assimilés
IV-EXCEDENT BRUT D’EXPLOITATION
Autres produits opérationnels
Autres charges opérationnelles
Dotations aux amortissements, provisions et perte de valeur
Reprise sur pertes de valeur et provisions
V-RESULTAT OPERATIONNEL
Produits financiers
Charges financières
VI-RSULTAT FINANCIER
VII-RESULTAT ORDINAIRE AVANT IMPOT (V+VI)
Impôts exigibles sur les résultats ordinaires
Impôts différés sur résultats ordinaire (variation)
TOTAL DES PRODUITS DES ACTIVITES ORDINAIRES
TOTAL DES CHARGES DES ACTIVITES ORDINAIRES
VIII-RESULTAT NET DES ACTIVITES ORDINAIRES
Eléments extraordinaires (produits)
Eléments extraordinaires (charges)
IX-RSULTAT EXTRAORDINAIRE
X-RESULTAT NET DE L’EXERCICE
Pert dans les résultats nets des sociétés mises en équivalence
XI-RESULTAT NET DE L’EXERCICE CONSOLIDE(1)
Dont par des minoritaires(1)
Part du groupe(1)
Source : D’après le Projet de système comptable financier

2.1.3. Le tableau des flux de trésorerie

14
Conseil National de la Comptabilité, Projet de système comptable financier, Ministère des finances, Juillet
2006, Alger. p 39.
29
Chapitre II : Analyse financière de la performance d’une entreprise

Le tableau de flux de trésorerie a pour but d’apporter aux utilisateurs des états
financiers une base d’évaluation de la capacité de l’entreprise à générer de la trésorerie et des
équivalents de trésorerie, ainsi que des informations sur l’utilisation de ces flux de
trésorerie15.

Un tableau des flux de trésorerie présente les entrées et les sorties de disponibilités
intervenues pendant l’exercice selon leur origine :

- Flux générés par les activités opérationnelles (activités qui génèrent des produits et
autres activités non liées à l’investissement et au financement) ;
- Flux générés par les activités d’investissement (décaissements sur acquisition et
encaissements sur cession d’actifs à long terme) ;
- Flux générés par les activités de financement (activités ayant pour conséquence de
modifier la taille et la structure des fonds propres ou des emprunts) ;
- Flux de trésorerie provenant des intérêts des dividendes, présentés séparément et
classés de façon permanente d’un exercice à l’autre dans les activités opérationnelles,
d’investissement ou de financement.

Structure du tableau des flux de trésorerie


Pour l’établissement du tableau des flux de trésorerie il existe deux méthodes, la
méthode directe et la méthode indirecte :

- La méthode directe :
Tableau N°04 : présentationdu tableau des flux de trésorerie

15
Conseil National de la Comptabilité,Projet de système comptable financier, Ministère des finances, Juillet
2006, Alger. p 40.
30
Chapitre II : Analyse financière de la performance d’une entreprise

LIBELLE Note Exercice N Exercice N-1


Flux de trésorerie provenant des activités
opérationnelles
Encaissements reçus des clients
Sommes versées aux Frs et au personnel
Intérêt et autres frais financiers payés
Impôt sur les résultats payés
Flux de trésorerie avant éléments extraordinaires
Flux de trésorerie lié à des éléments extraordinaires
Flux de trésorerie net provenant des activités
opérationnelles (A)
Flux de trésorerie net provenant des activités
d’investissement
Décaissements sr acquisition d’immobilisations corporelles
o incorporelles
Encaissements sur cessions d’immobilisations corporelles
ou incorporelles
Décaissements sur acquisition d’immobilisation financiers
Encaissements sur cessions d’immobilisations financiers
Intérêt encaissés sur placements financiers
Dividendes et quote-part de résultat reçus
Flux de trésorerie net provenant des activités
d’investissement (B)
Flux de trésorerie provenant d’activités de financement
Encaissements suite à l’émission d’actions
Dividendes et autres distributions effectués
Encaissements provenant d’emprunt
Remboursements d’emprunts ou d’autres dettes assimilées
Flux de trésorerie net provenant des activités de
financement (C)
Incidences des variations des taux de change sur liquidités
et quasi-liquidités
Variation de trésorerie de la période (A+B+C)
Trésorerie équivalents de trésorerie à l’ouverture de
l’exercice
Trésorerie équivalents de trésorerie à la clôture de
l’exercice
Variation de trésorerie de la période

Rapprochement avec le résultat comptable


Source : Système comptable financier (SCF)

- Méthode indirecte :
Tableau N°05 : Présentation du tableau des flux de trésorerie

31
Chapitre II : Analyse financière de la performance d’une entreprise

Note Exercice N Exercice N-1


Flux de trésorerie provenant des activités opérationnelles
Résultat net de l’exercice
Ajustements pour :
- Amortissements et provisions
- Variation des stocks
- Variation des impôts différés
- Variation des clients et autres créances
- Variation des fournisseurs et autres dettes
- Plus ou moins-values de cession, nettes d’impôts

Flux de trésorerie générés par l’activité (A)


Flux de trésorerie provenant des opérations d’investissement

Décaissements sur acquisition d’immobilisations


Encaissements sur cessions d’immobilisations
Incidence des variations de périmètre de consolidation (1)

Flux de trésorerie liés aux opérations d’investissements (B)


Flux de trésorerie provenant des opérations de financement
Dividendes versés aux actionnaires
Augmentation du capital en numéraire
Emission d’emprunts
Remboursement d’emprunts

Flux de trésorerie liés aux opérations de financement (C)


Variation de trésorerie de la période (A+B+C)
Trésorerie d’ouverture
Trésorerie de clôture
Incidence de variation de cours des devises (1)

Variation de trésorerie

Source : Système comptable financier (SCF)

2.1.4. L’état de variation des capitaux propres

32
Chapitre II : Analyse financière de la performance d’une entreprise

L’état de variation des capitaux propres constitue une analyse des mouvements ayant
affecté chacune des rubriques constituant les capitaux propres de l’entité au cours de
l’exercice16.
Structure du tableau de L’état de variation des capitaux propres

Tableau N°06 : Présentation du tableau de L’état de variation des capitaux propres

Note Capital Prime Ecart Ecart de réservés et


social d’émission d’évaluation réévaluation Résultats

Changement de méthodes
comptable
Correction d’erreurs
significatives
Réévaluation des
immobilisations
Profits ou pertes non
comptabilisés dans CR
Dividendes payés
Augmentation de capital
Résultat net de l’exercice
Solde 31/12/N-1
Changement et méthode
comptable
Correction d’erreurs
significatives
Réévaluation des
immobilisations
Profits ou pertes non
comptabilisés dans CR
Dividendes payés
Augmentation de capital
Résultat net de l’exercice
Solde au 31/12/N

Source : Système comptable financier (SCF)

2.2. Les sources extracomptables

16
Conseil National de la Comptabilité,Projet de système comptable financier, Ministère des finances, Juillet
2006, Alger, p 41.
7
TIRCHI O., Mémoire en vue d’obtention du diplôme de Magister en science économique Option Management
des Entreprise, La gestion des rémunérations outil de motivation au service de la performance au travail,
université MOULOUD Mammeri Tizi-Ouzou, 17/07/2012.

33
Chapitre II : Analyse financière de la performance d’une entreprise

En plus des sources comptables, l’entreprise avec ses gérants exploitent toute
information qui sort de la comptabilité, soit des informations qui viennent de l’intérieur ou de
l’extérieur pour donner une image plus claire et faciliter l’analyse financière de la situation
financière de la firme. Parmi les sources extra comptables, on trouve :

- les clients :l’entreprise exploite tout information qui vient de ses clients (leurs attentes,
leur réclamation…) et les analyser à fin de trouver des solutions plus efficaces ;
- les documents des concurrents : l’entreprise exploite toutes informations qui sortent
des entreprises concurrentes comme (plaquettes publicitaires, rapports d’activité,
communiqués de presse….) ;
- les experts :l’entreprise profite de toutes informations qui vient des expert dans son
domaine d’activité et l’exploiter dans l’intérêt de l’entreprise soit par des : (centres
techniques, consultants privés…) ;
- les partenaires :toutes informations qui sort de ses (fournisseurs, sous-traitants,
financiers…) ;
- les institutions:toutes informations qui vient de l’administration, réseaux consulaires,
organisations professionnelle, est exploité par les dirigeants pour l’intérêt de
l’entreprise
- les fournisseurs d’information :presse, centres de documentation, bases de données
structurées, courtiers en information…
- les réseaux personnels : clubs, associations
- internet :presse généraliste et spécialisée en ligne, sites internet des clients et
fournisseurs, forumset blogs (avis d’experts, de consommateurs..), bases de données
gratuites ou payantes (technologie,économique et financière…), thèses, réseaux
sociaux sur Internet ;

2.3. Les outilles et la démarche de l’analyse financière


Il existe plusieurs méthodes d’analyse pour faire une analyse financière d’une entreprise
parmi ces méthodes on trouve :
2.3.1. L’analyse du bilan financier
L'analyse financière du bilan constitue un ensemble d'outil et de méthode permettant de
porter une appréciation sur la situation financière de l'entreprise et d’apprécier la cohérence
entre ses moyens et ses ressources. L’analyse du bilan financier exige un retraitement et un
reclassement des éléments du bilan comptable pour passage vers un bilan financier. Cette

34
Chapitre II : Analyse financière de la performance d’une entreprise

démarche s’effectue sur trois étapes : Les retraitements, les reclassements, le traitement des
actifs sans valeurs, répartition du résultat de l’exercice et l’écarte de réévaluation.

a. Le retraitement
Les éléments du bilan comptable sont portés au bilan financier à leurs valeurs réelles, c'est-
à-dire réajustés en fonction de leurs fluctuations sur le marché, ce qui donne des plus ou des
moins valeurs et qui sont portées dans un compte appelées : écart de réévaluation au passif.

[Link] reclassement
Cette étape consiste en un traitement des données selon les informations qui parviennent au
financier, c'est-à-dire de réordonner une présentation schématique par ordre de liquidité
croissante pour les comptes de l’actif et par ordre d’exigibilité croissante pour les comptes du
passif.
[Link] Traitement et l’établissement de bilan financier

Dans cette étape, on commence par le traitement de l’actif sans valeur qui représente des
actifs dont la valeur financière est nulle, lors du traitement, le financier doit les retrancher des
fonds propres, elles sont portés au passif dans le compte « actif sans valeur » avec un signe
moins, on a :

 les frais d’établissement ;


 les charges à repartir sur plusieurs exercices ;
 le report à nouveau ;
 les primes de rendement des obligations.

Après le traitement desactifs sans valeur, on procédera au traitement des résultats qui
représente la façon avec laquelle le résultat est répartit, s’il s’agit d’un bénéfice il doit être
réparti suivant les décisions du conseil d’administration (dotations à des réserves, dividendes,
réinvestissement…), si c’est un déficit, il faut le mettre dans l’actif sans [Link] fin, on
procédera au calcul de l’écart de réévaluation quiest l’ensemble des actifs sans valeurs en leur
enlevant les plus valeur et les moins valeur qu’on obtient du retraitement des éléments du
bilan, il est porté au passif du bilan financier avec un signe plus ou un signe moins.17

17
REHJEM N., Méthode d’analyse financière, Edition Dar el ouloum.
35
Chapitre II : Analyse financière de la performance d’une entreprise

2.3.2. L’analyse financière par la méthode d’équilibre financier18

L’étude de l’équilibre financier du bilan de l’entreprise renforce et favorise la bonne


gestion financière de l’organisation. En effet, les ressources stables financent les emplois
durables (actif immobilisé) dont la transformation en liquidités est très lente, alors que les
dettes d’exploitation financent les actifs circulant qui se transforme, en principe, plus
rapidement en liquidité, mais il faut que la rotation des emplois circulants soit plus rapide que
celle des dettes circulantes. Dans le cas contraire, les échéances de décaissements se
présenteraient à un rythme plus rapide que les encaissements ; d’où le risque de rupture de
trésorerie (manque de liquidité) ainsi que la défaillance au règlement des dus.

Dans les périodes de crises et de difficulté, la maitrise de la vitesse de rotation des actifs et
des passifs est une tâche très difficile. Pour faire face à ces périodes difficiles, il faut que
l’entreprise constitue une marge de sécurité financière suffisante, cette marge est composée
principalement par le fonds de roulement qui permet de compenser le manque de liquidité due
au décaissement par des ajustements à la caisse.

2-3-3 L’analyse financière par la méthode des ratios


L’analyse financière par la méthode des ratios permet d’apprécier la situation
économique et financière de l’entreprise, elle permet d’effectuer des études comparatives
entre deux ou plusieurs entreprises du même secteur. Un ratio représente un rapport qui
détermine la comparaison de certain poste ou de certaine masse du bilan de l’entreprise avec
d’autres éléments de cette même entreprise.19
L’analyse financière par la méthode des ratios fait apparaitre deux types de ratios à
savoir les ratios de liquidité et les ratios de structure. Les ratios de liquidité expriment la
capacité de l’entreprise à rembourser ses dettes à court termes par la transformation de ses
actifs circulant en disponibilité. Il vérifie aussi l’existence d’une marge de sécurité financière
au niveau des actifs circulant par rapport au passif circulant.
Alors que les ratios de structures montrent si l’entreprise dispose d’une marge de sécurité
financière qui lui permet de faire face à ces besoins du cycle d’exploitation, la capacité de
l’entreprise à financer ces actifs immobilisé par ses capitaux propres. 20

20
BEN YOUNES S., Analyse financière, Signification économique des différents soldes intermédiaire de
gestion, Alger, Ecole préparatoire en SEGC ,2010.
36
Chapitre II : Analyse financière de la performance d’une entreprise

2-3-4.L’analyse de l’activité et la rentabilité de l’entreprise


L’analyse de l’activité et de la rentabilité de l’entreprise est une opération qui vise à
évaluer la performance financière de l’entreprise. Cette méthode d’analyse financière est très
exigée par les actionnaires et les dirigeants de l’entreprise pour avoir les informations les plus
précises sur la situation financière de l’entreprise. Dans la deuxième section, nous verront une
analyse plus approfondi de l’activité de l’entreprise.21
Puisque notre travail est basé sur l’évaluation de la performance financière de
l’entreprise, et comme cette outilles nous permet de mesure cette dernière. On va essayer de la
traiter d’une façon détaillé dans la prochaine section.

Section 3 :Analyse financière de l’activité de l’entreprise


L’activité de l’entreprise se mesure sur une année par le résultat del’exercice. Ce résultat
est formé par la différence entre les produits et descharges de l’exercice. Les produits et les
charges sont séparés en troisgrandes masses : l’exploitation (l’activité récurrente de
l’entreprise), lefinancier (coût du financement de l’activité), l’exceptionnel (activité
nonrécurrente de l’entreprise).
Il est possible de mieux comprendre la formation du résultat en calculantdes différences
partielles entre certains produits et certaines charges appelées les soldesde gestion (SG).

3-1. Analyse du compte de résultat

Le compte de résultat est un document de synthèse qui présente l’ensemble des flux de
produits et de charges imputables à la période de temps déterminée par l’exercice comptable.
Il est organisé en distinguant les produits et charges d’exploitation, financière et exceptionnels
qui mettent en évidence chacun un résultat d’exploitation, un résultat financier et un résultat
exceptionnel. À l’intérieur de ces trois rubriques, les charges sont présentées par nature. Le
22
résultat net de l’exercice (bénéfice ou perte), est le solde final du compte de résultat .

3-1.1. Les informations présentées au compte de résultat


Le compte de résultat contient d’importantes informations concernant la situation
financière de l’entreprise, on trouve les suivantes :

a. La Valeur ajoutée d’exploitation

21
HUBERT B., Analyse financière, information financière, Diagnostic et évaluation, Ed. Dunod,Paris, 2010.
22
DAYAN A., Manuel de gestion, 2éme édition, Ellipses /AUF, 2000, P 43.
37
Chapitre II : Analyse financière de la performance d’une entreprise

Agrégat d’origine macro-économique, la valeur ajoutée est également utilisée en gestion.


Elle exprime la création ou l’accroissement de valeur apportée par l’entreprise, dans
l’exercice de ses activités professionnelles courantes, aux biens et services en provenance de
tiers. C’est la différence entre la production de l’exercice et la consommation de l’exercice23.
- La valeur ajoutée se calcule comme suit :
La Valeur ajoutée = la production de l’exercice – la consommation de l’exercice

b. Production de l’exercice : c’est la somme de tous les produits fabriqué par


l’entreprise durant cycle d’exploitation elle concerne les compte :
- C/70- Ventes de marchandises et de produits fabriqués, ventes de prestations de
service et produits annexes ;
- C/72- Production stockée ou déstockée ;
- C/73- Production immobilisée ;
- C/74- Subventions d’exploitation.

Production de l’exercice = (C/70) + (C/72) + (C/73) + (C/74)

c. Consommation de l’exercice : c’est la somme de l’ensemble des achats consommée


par l’entreprise durant le cycle de production. elle concerne les comptes :
- C/60 Achats consommés ;
- C/61 & C/62 Services extérieurs et Autre services extérieurs.

Consommation de l’exercice = (C/60) + (C/61 & C/62)

La valeur ajoutée apparaît comme un indicateur pertinent pour apprécier l’activité et le


développement de l’entreprise. Elle rend mieux compte que le chiffre d’affaire du poids
économique réel de l’entreprise.

d. Excédent brut d’exploitation (EBE)


Représente la différence entre, d’une part, la valeur ajoutée produit, éventuellement
augmentée des subventions d’exploitation accordée à l’entreprise et, d’autre part, les frais de
personnel et les impôts à charge de l’entreprise (non compris les impôts sur les bénéfices).
- l’EBE se calcule comme suit :
Excédent brut d’exploitation(EBE) = valeur ajoutée d’exploitation – (C/63 Charges de
personnel + C/64 Impôts, taxes et versements assimilés).

23
HOARAU, C., Maîtriser le diagnostic financier, 2éme édition ; Groupe Revue Fiduciaire, Paris, 2001, P 66.

38
Chapitre II : Analyse financière de la performance d’une entreprise

L’EBE mesure le profit économique brut provenant du cycle d’exploitation. Il représente


ce qui reste à l’entreprise de la valeur ajoutée après avoir déduit le coût du travail. Il constitue
également un indicateur du surplus monétaire potentiel dégagé par les activités industrielles et
commerciales.
L’EBE est un indicateur retenu pour appréhender la performance économique de l’entreprise.
Il constitue une marge indépendante des décisions financière de l’entreprise et de sa politique
fiscale. Le résultat brut d’exploitation ne dépend que de la nature des activités industrielles et
commerciales développées par l’entreprise et de sa compétitivité.

e. Le Résultat opérationnel
Le résultat opérationnel traduit la richesse dont profite l’entreprise du fait de son exploitation.
Il mesure les performances industrielles et commerciales indépendamment de la combinaison
des facteurs de production.
Le résultat d’exploitation se détermine en ajoutant les autres produits degestion courante,
les reprises d’exploitation, les transferts de chargesd’exploitation puis en retranchant les
autres charges de gestion courantes ainsi que les dotations d’exploitation24.
- Le résultat opérationnel se calcule comme suit :
Les charges et les produits calculés d’exploitation sont les dotations aux amortissements et
aux provisions concernant l’exploitation et leurs reprises. Ces charges ou produit sont :

- C/75- Autres produits opérationnel ;


- C/65- Autres charges opérationnel ;
- C/68- Dotations aux amortissements, provision et pertes de valeur ;
- C/78- Reprise sur pertes de valeur et provisions.

Résultat opérationnel (RE) = EBE + C/75 + C/78 - C/65 - C/68

Le résultat opérationnel oud’exploitation constitue un deuxième indicateur du profit


économique de l’entreprise. Il mesure la performance industrielle et commerciale de
l’entreprise, indépendamment de toute politique financière, fiscale, de distribution de
dividendes mais en tentant compte de la consommation de capitale fixe (amortissement). Par
rapport à l’EBE, il n’est pas influencé par la forme de la fonction de production.

f. Le Résultat financier (RF)

24
LEGROS G., Mini manuel de Finance d'entreprise, Edition Dunod, Paris, 2010, P26.

39
Chapitre II : Analyse financière de la performance d’une entreprise

Le résultat financier procède pour sa part d’une compensation entre les charges et les
produits spécifiquement liés aux opérations financières25 .
Ce résultat peut apparaître à première vue comme la sanction spécifique de la gestion
financière de l’entreprise. Cependant, la nécessaire distinction entre les effets produits par
cinq ensembles d’opérations conduit à nuancer cette appréciation. Les charges et les produits
financiers apparaissent en effet imputables :
- Au coût induit par le financement des besoins liés à l’exploitation ;
- Aux charges liées à des opérations de financement stable ;
- Aux charges et aux produits liés à la gestion de trésorerie ;
- Aux produits et charges procurés par le portefeuille de participations qui n’obéit pas
seulement à des impératifs de gestion financière, mais également à des objectifs de
croissance externe traduisant une orientation industrielle ou commerciale et non une
orientation financière ;
- Aux indicateurs favorables ou défavorables des fluctuations des taux de change
affectant les créances et dettes ou les flux libellés en devises.
Le résultat financier correspond à la différence entre les produits financiers et les
charges financières. Et elle se calcule comme suit :
a. C/76Produits financiers ;
b. C/66Charges financières.

Résultat financier = (C/76) Produits financiers - (C/66) Charges financières

Dans ces conditions, le résultat financier reflète aussi bien la qualité de la gestion
financière de l’entreprise que des effets imputables à son activité d’exploitation, à sa stratégie
de développement industriel et commercial (participations) ou à des aléas induit par
l’instabilité de l’environnement monétaire.

g. Le Résultat ordinaire avant impôts

Il obtenu à partir de résultat d’exploitation en ajoutant le résultat financier. Il représente le


résultat normal dégagé par les activités courantes de l’entreprise.

- Le Résultat ordinaire avant impôts se calcule comme suit :

Résultat ordinaire avant impôts = Résultat opérationnel (RE) + Résultat financier (RF)

25
COHEN E., Analyse financière, Ed. Économica, Paris, 2004, P 433.

40
Chapitre II : Analyse financière de la performance d’une entreprise

L’interprétation du résultat ordinaire doit être prudente en raison des transferts de charges
d’exploitation ou financières en charges exceptionnelles.
Il permet de mesurer l'impact direct de l'endettement de l'entreprise sur son activité et sa
rentabilité économique, sans prendre en compte l'ensemble des éléments perturbateurs qui ne
sont pas directement liés à l'activité comme les charges exceptionnelles. Le résultat ordinaire
avant impôt est donc un indicateur clé d'une entreprise, parfois plus parlant que le résultat net.
C'est donc un indicateur suivi de très près par les dirigeants de sociétés et les analystes
financiers.

h. Le résultat net des activités ordinaires

C’est le résultat ordinaire avant impôts moins les impôts sur le résultat ordinaire, et moins
l’impôtdifféré sur résultat ordinaire
- Le résultat net des activités ordinairesse calcule comme suit :

Le résultat net des activités ordinaires = (+/-) Le résultat courant avant impôts – Impôt
exigible sur résultat ordinaire – impôt différé sur résultat ordinaire

Il permet de déterminer le résultat net sur l’activité principal de l’entreprise

i. Le Résultat extraordinaire

Il n’est pas au sens strict une marge. Il est déterminé à partir des opérations effectuées à
titre exceptionnel par l’entreprise mais les produits exceptionnels et les charges exceptionnels
n’ont pas forcément un lien au cours d’un même exercice.

- Le Résultat extraordinaire se calcule comme suit :

Le résultat extraordinaire = (C/77)Eléments extraordinaires– (C/67) Eléments extraordinaires

j. Le résultat net de l'exercice

Dans le monde des entreprises, le résultat net est une notion de comptabilité. Il désigne la
différence entre les produits et les charges d'une entreprise sur un exercice comptable donné.
Le résultat net s'obtient en ajoutant le résultat d'exploitation , le résultat financier et le résultat
exceptionnel auxquels il convient de soustraire l'impôt sur les sociétés, calculé sur l'addition
de ces trois résultats.
Le résultat net est utilisé pour calculer la capacité d'autofinancement d'une entreprise. Il
apparaît à la fois dans le compte de résultat et au bilan de l'entreprise.
Le résultat net de l’exercice se calcule comme suit :

41
Chapitre II : Analyse financière de la performance d’une entreprise

Le résultat net de l’exercice = le résultat d'exploitation + le résultat financier + le résultat


exceptionnel

Enfin, le résultat de l’exercice procède de la confrontation globale entre l’ensemble des


charges et l’ensemble des produits. Ce résultat dégagé après prise en compte de l’impôt sur le
bénéfice présent donc une double signification. D’une part, il apparaît comme un indicateur
relatif à l’efficacité dont l’entreprise a fait preuve dans son activité industrielle, commerciale,
financière et dans la prise en charge des aléas favorables ou défavorables qui ont pu l’affecter.
D’autre part le résultat de l’exercice mesure le flux de ressources additionnelles créées par
l’entreprise (bénéfice) ou détruites au cours de l’exercice (perte). Il permet ainsi d’évaluer
l’effet de l’activité sur l’accumulation de l’entreprise. Un bénéfice signale le caractère
« élargi » de cette accumulation, c’est-à-dire la reconstitution des capitaux engagés,
augmentée de ressources additionnelles. Une perte signale au contraire que les ressources
engagées n’ont pu être reconstituées que de façon incomplète et l’ont peut alors parler d’une
« reproduction rétrécie » des capitaux avancés au cours de l’exercice.

3.2. Les soldes intermédiaires de gestion (SIG)

Les soldes intermédiaires de gestion, ou le SIG, constituent la succession articulée des


flux issus du compte de résultat. Cet ensemble complet de variables se justifie car le
diagnostic ne peut se satisfaire du simple solde global du compte de résultat. Le bénéfice net,
ou la perte nette, sont le fruit de toutes les charges et de tous les produits de l’exercice. Ce
26
solde net est la somme d’éléments hétérogènes qui relèvent de type d’opération différents.
c. Définition des soldes intermédiaire de gestion
Un solde intermédiaire de gestion (SIG) est un Indicateur utilisé dans le domaine de la
comptabilité et de la finance pour apprécier la gestion d'une entreprise.
« Les soldes intermédiaires de gestion constituent un indicateur intermédiaire du
compte de résultat. Parmi les soldes intermédiaires de gestion, on peut citer les plus
importants qui sont la production, la valeur ajoutée, le résultat net d'exploitation, ou encore
l'excédent brut d'exploitation ou EBE. Les soldes intermédiaires de gestion sont établis à
partir des principaux chiffres du compte de résultat ». 27
3.2.1 Structure des soldes intermédiaires de gestion
[Link] formation des soldes intermédiaire de gestion28

26
PERRIN M. et Christophe G., Fiches d’analyse financière et diagnostic financier, Edition ellipses, Paris, 2013.
27
CHAMBOST I. etCUYAUBERE T., Gestion financière, Ed. DUNOD, 2006, P 30.
28
PIGET P., Gestion financière de l’entreprise, Ed. Économica, Paris, P 41.
42
Chapitre II : Analyse financière de la performance d’une entreprise

Figure n°04 : La formation des soldes intermédiaire de gestion

Marge commerciale Production vendues

Consommation externe
(-) Impôts
(-) Frais personnel
Valeur ajoutée

EBE/IBE

Résultat d’exploitation
hors charges et
produitsfinanciers

Résultat exceptionnel Résultat courant avant


impôt

(-) Participation des salaries


(-) Impôt sur bénéfice des sociétés (IBS)

Résultat net comptable

Source : Patrick PIGET ; Gestion financière de l’entreprise.


b. Etablissement du tableau des soldes intermédiaires de gestion

43
Chapitre II : Analyse financière de la performance d’une entreprise

Tableau n°07 : Etablissement du tableau des soldes intermédiaires de gestion


Désignation Débit Crédit
Vente de marchandises
Production vendue
Chiffre d’affaires
Vente de marchandises
(-) Cout d’achat de marchandises vendues
Marge commerciale
Production vendues
(+) Production stockée
(+) Production immobilisée
(+) Prestation fournies
Production de l’exercice
Marge commerciale
(+) Production vendues
(-) Consommations prévenance des tiers (achat de stock
d’approvisionnement + achat de sous-traitante + service
extérieur
Valeur ajoutée
Valeur ajoutée
(+) Subvention d’exploitation
(-) Charges de personnel
(-) Impôts et taxes
EBE/IBE
EBE/ IBE
(+) Transfert des charges d’exploitation
(+) Produit de gestion courant
(-) Dotations aux amortissements et aux provisions
(-) Autre charge de gestion
Résultat d’exploitation
Résultat d’exploitions
(+) quote-part de résultat sur amortissement et à la
provision
(+) Produits financiers
(-) Charges financières
Résultat courant avant impôt
Produits exceptionnels
Charges exceptionnelles
Résultat exceptionnels
Résultat courant avant impôt
(+)Résultat exceptionnels
(-) Participation des salariés aux résultats de l’exercice
(-) Impôt sur le bénéfice des sociétés(IBS)
Résultat de l’exercice

Source : Hubert BRUSTERRE, Analyse financière.

44
Chapitre II : Analyse financière de la performance d’une entreprise

3-2.2. Signification des différentes soldes intermédiaires de gestion


a. La production

La production de l’exercice fait référence directement à l’activité de transformation


industrielle et/ou de prestation de services de l’entreprise. Elle ne prend pas en compte les
subventions d’exploitation, ni les diverses redevances perçues qui apparaissant dans les autres
produits de gestion courante.29

Production = Production v0endues ± Production stockée + Production immobilisée

b. La marge commerciale

La marge commerciale n’a de sens que pour les entreprises qui ont une activité
commerciale de distribution de produits revendus en l’état. Cette activité peut être la seule
exercée par l’entreprise (cas des entreprises de négoce pur).Elle concerne aussi les entreprises
mixtes qui ont à la fois une activité industrielle et commerciale. 30

c. La valeur ajoutée

La valeur ajoutée produite (VA) exprime la capacité de l’entreprise à créer des


richesses dans ses activités économiques. Elle est mesurée par la différence entre la
production et les consommations de biens et de services en provenance de tiers. Ces
consommations sont des destructions de richesses qu’il faut imputer, dans le cadre d’un
processus de transformation, sur la production de l’exercice et sur la marge commerciale. 31

Valeur ajoutée = Marge commerciale + Production – Consommation en provenance des


tiers

d. ’excédent brut d’exploitation

Il mesure la richesse créée par l’entreprise après rémunérations du personnel et


paiement des impôts et taxes (hors impôt sur le bénéfice). Ce solde est le dernier prenant en
compte exclusivement des opérations ayant une influence potentielle sur la trésorerie (c’est-
àdire avant charges et produits calculés). Il intègre cependant les variations de stocks et la
production immobilisée.32

Excédent brut d’exploitation = Valeur ajoutée + Subvention d’exploitation - Impôts et


taxes - Charges de personnel
29
HUBERT B., Analyse financière, [Link], 2010, P 166.
30
HUBERT B., Idem, P 164.
31
HUBERT B., Idem, P 167.
32
CHAMBOST I. et CUYAUBERE T., Gestion financière, Ed. DUNOD, 2006, P 30.
45
Chapitre II : Analyse financière de la performance d’une entreprise

e. Le résultat d’exploitation

C’est le résultat économique de l’entreprise, avant toute prise en compte des


conséquences du financement. Il intègre la totalité des produits et charges d’exploitation.

Résultat d’exploitation = Excédent brut d’exploitation + Autres produits d’exploitation


-Autres charges d’exploitation

f. Le résultat courant

Il comprend, en plus du résultat d’exploitation, les charges et produits financiers


(essentiellement les conséquences des emprunts et des placements de l’entreprise et les
éléments financiers calculés).

Résultat courant = Résultat d’exploitation + Produits financiers – Charges financières

g. Le résultat exceptionnel

Ce solde, indépendant des précédents, mesure le résultat de toutes les opérations non
courantes (de gestion, en capital –cession d’immobilisations, subventions d’investissement
virées au résultat –ou calculées)

Résultat exceptionnel = Produits exceptionnels – Charges exceptionnelles

h. Le résultat de l’exercice

Le résultat de l’exercice est obtenu en reprenant les deux derniers soldes diminués de
la participation et de l’impôt sur les bénéfices. Il appartient aux propriétaires de l’entreprise et
représente la rémunération (distribuée ou mise en réserves) des apporteurs de capitaux
propres.33

Résultat de l’exercice = Résultat courant + Résultat exceptionnel – Participation


- Impôt sur les bénéfices

3.3. Analysede l’activité d’une entreprise par ratios34

Un ratio est un outil de gestion qui définit un rapport significatif entre deux grandeurs
ayant une relation de cohérence ou de corrélation. Il est exprimé sous forme d’un
pourcentage et il sert à mesurer les relations qui existent entre les éléments du bilan, et du
compte de résultat.

33
HUBERT B., IDEM, P 31.
34
HOARAU C., Maîtriser le diagnostic financier, 2éme édition ; Groupe Revue Fiduciaire, Paris, 2001, P79.

46
Chapitre II : Analyse financière de la performance d’une entreprise

3-3.1. Les ratios d’activité

Dans cette partie, on va étudier le dynamisme de l’entreprise à travers le chiffre d’affaires


ou les moyens matériels et humains mis en œuvre.
Pour ce faire, on va s’appuyer sur la méthode des ratios c’est-à-dire le rapport entre
deux grandeurs exprimé sous forme d’un quotient ou d’un pourcentage.
L’objet des ratios d’activité est de rendre compte de l’évolution de l’activité de
l’entreprise et de sa situation concurrentielle, « ils mettent en rapport des postes du bilan et
des postes du compte de résultat pour analyser l’évolution de l’activité de l’entreprise».35

Les ratios d’activité sont nombreux dont les principaux sont présentés dans le tableau ci-
après :
Tableau N°08 : Tableau des ratios d’activité

Nature formule interprétations


Taux de Il permet de mesurer le taux de
croissance du CA(n)CA(n − 1) croissance de l’entreprise.
Chiffre d’affaires CA(n − 1)
hors taxe
Taux de marge La marge commerciale Il mesure l’évolution de la
commerciale Vente des marchandises hors taxe performance de l’activité
commerciale de l’entreprise.
Taux de Il exprime l’évolution de la valeur
VA(n)VA(n − 1)
croissance de la ajoutée, il est également un
VA(n − 1)
valeur ajoutée indicateur de croissance.
Taux Il mesure le taux d’intégration de
d’intégration La valeur Ajoutée(VA) l’entreprise dans le processus de
Chifre d Affaires hors taxe production ainsi que le poids des
charges externes.
Partage de la Il mesure la part de richesse qui
Charges de personnel
valeur ajoutée sert à rémunérer le travail des
Valeur ajoutée
(facteur travail) salariés.

35
Grandguillot B., op. cit, p.143.

47
Chapitre II : Analyse financière de la performance d’une entreprise

Partage de valeur Il mesure la part de la richesse


ajoutée (facteur Excédent brut d′exploitation qui sert à rémunérer les
Capital) Valeur ajoutée apporteurs des capitaux et à
renouveler le capital investi.
Source : Tableau condensé à partir d’éléments d’information présentés dans le travail de
Grandguillot B., (2007), Analyse financière, Gualino, Paris, pp.145-146.

3-3.2. Les indicateurs de profitabilité


Peut être définie comme l’aptitude de l’entreprise à sécréter un certain niveau de résultat
ou revenu pour un volume d’affaires donné. Elle est appréhendée par le taux de profitabilité
qui rapproche un flux de revenu perçu au cours d’une période et une mesure du flux d’activité
(chiffre d’affaires, production ou valeur ajoutée).
On peut dire aussi que la profitabilité d'une entreprise est sa capacité à générer des profits à
partir de ses ventes. Elle se mesure de plusieurs façons.

a) le ratio de la performance économique

C’est est l'expression de la performance économique globale de l’entreprise. Toutefois, ce


ratio est influencé par l'endettement de l'entreprise-il se calcule comme suit :

é ′
é =

b) le ratio de performance industrielle

Il mesure le rapport entre le CA et l'excédent disponible après le paiement des achats, des
charges. C'est un indicateur du niveau de maîtrise des charges d'exploitation. Il mesure la
performance industrielle de l'outil de production. Il se calcule comme suit :
’ é ’
=

c) le ratio de capacité de l'entreprise à dégager un bénéfice


Il mesure la capacité de l'entreprise à dégager un bénéfice uniquement grâce à ses activités
d'exploitation et ses activités financières. Il se calcule comme suit :

é
é =

d) le ratio de la rentabilité de l'entreprise

48
Chapitre II : Analyse financière de la performance d’une entreprise

Il mesure la rentabilité de l'entreprise en tenant compte de sa politique d'investissement. Il se


calcule comme suit :


é
é ′
=

e) Les ratios de marge


Sont aussi appelés Ratios de rentabilité de l’activité, ce ratio permet de mesurer la marge
réalisée par l'activité d'achat de l'entreprise.36 Il se calcule comme suit :

Taux de marge= marge commerciale / prix de vente HT

3-3.3. Analyse de la rentabilité


A. La capacité d’autofinancement(CAF)
La CAF représente la ressource dégagée au cours de l’exercice par l’ensemble des
opérations de gestion37.
Pour une entreprise, la CAF représente l’excédent des ressources internes dégagée
durant l’exercice pour l’ensemble de son activité et qu’elle pouvait destiner a son
autofinancement.
La CAF est égal à la différence entre les produits encaissables et les charges décaissa-
bles lié à l’activité de l’entreprise et qui sont :
 Les produits encaissables sont les produits du compte du résultat qui ont été
encaissés.
 Les charges décaissa blés sont les charges du compte de résultat qui ont été
décaissés.
La capacité d’autofinancement se calcul selon deux méthodes :
a. la méthode soustractive (réglementaire) ;
b. la méthode additive (pratique).

a. La méthode soustractive

36
RAMAGE P.,Analyse et diagnostic financier, Edition d’organisation, 2001.
37
DEPREZ M. et DUVANT M., analyse financière, Edition Techni-plus, France.

49
Chapitre II : Analyse financière de la performance d’une entreprise

Consiste à calculé tout le compte du résultat à l’exclusion des amortissements et


provisions .Etant donné que ces amortissements et provisions correspondent à des écritures
non monétaires.
Tableau N°09 :Le tableau de calcul de la CAF par la méthode soustractive
Excédent brut d’exploitation ou insuffisance brute d’exploitation (EBE ou IBE)
+ Autre produits de gestion courante (d’exploitation)
-Autres charges de gestion courante (d’exploitation)
+Transfert de charges d’exploitation
±Quottes parts des opérations faites en commun
+Produits financiers
-Charges financiers
-Participations des salaries
-Impôt sur les bénéfices
= Capacité d’autofinancement (CAF)

Source : Deprez M. DuvantM., Analyse financière, Edition Techni-plus.


b. La méthode additive
Consiste à calculer la CAF par le bas du compte du résultat, en effet que de recalculer
tous les comptes de résultat, il suffit de prendre le résultat net auquel on ajoute les
amortissements et provisions pour passer donc du résultat net avant amortissement à un
résultat net de l’exercice après amortissement.
Tableau N°10 :Le tableau de calcul de CAF par la méthode additive

Résultat de l’exercice (bénéfice, déficit)


+Dotations aux amortissements et provisions(DAAP)
-Reprise sur amortissement et provisions
+Valeurs comptable des éléments d’actifs cédés
-Produits des cessions des éléments d’actifs immobilisés
-Subventions d’investissements virées au résultat d’exercice
= Capacité d’autofinancement (CAF)

Source : DeprezM. et Duvant M., Analyse financière, Edition Techni-plus.

50
Chapitre II : Analyse financière de la performance d’une entreprise

La CAF c’est un indicateur relatif aux performances de l’entreprise, indicateur relatif à


l’ajustement du tableau de financement et la capacité de remboursement, la CAF constitue
une notion-clé pour l’appréciation de la rentabilité de l’entreprise.

B. l’autofinancement
L’autofinancement correspond au reste de capacité d’autofinancement après avoir
distribuéLes dividendes aux associés.

Il joue un rôle fondamental dans le développement de l’entreprise et permet d’assurer


la croissance de son actif sans faire appel à des tiers et sans entraîner des dettes.

Le calcul de l’autofinancement se fera très simplement sur la base de la capacité


d’autofinancement dégagé après distribution des dividendes.

L’Autofinancement= capacité d’autofinancement-dividendes payés en « N »

L’autofinancement net=Résultat mise en réserves + dotations aux


amortissements+dotations aux provisions à caractère des réserves.

C. le cash-flow
Est une ressource interne de l’activité de l’entreprise durant un exercice donné.
Il reflète la capacité potentielle de l’entreprise à s’autofinancer sans faire appel aux
ressources externes.
Il existe de nombreuses manières de calculer le cash-flow, nous retiendrons les deux
les plus courantes :
a) Le cash-flow brut

C’est le résultat net dégagé, renforcé par l’impôt sur le bénéfice et les dotations aux
amortissements et aux provisions à caractère de réserves(DAAPCR).
Il est calculé comme suit :

Cash-flow brut=cash-flow net +impôt sur bénéfice


Ou bien
Cash-flow brut =Résultat brut+Dotations aux amortissements(DAAP) +Dotations aux
provisions à caractère de réserves

51
Chapitre II : Analyse financière de la performance d’une entreprise

b) Le cash-flow net (marge brute d’autofinancement)


Il représente la capacité potentielle d’autofinancement dégagé en cours d’un exercice
avant toute distribution du dividende et après paiement de toutes les charges y compris
l’impôt et renforcé par les dotations aux amortissements et les dotations aux provisions à
caractère de réserves.
Il est calculé comme suit :
Cash-flow net= Résultat net de l’exercice + Dotations aux amortissements
+Dotations aux provisions à titre de réserve
L’intérêt de calculer la capacité d’autofinancement, l’autofinancement et leur cash-
flow pour voir si l’entreprise à la capacité de financer ses divers besoins, et si cette capacité
s’améliore d’une année à l’autre.

Conclusion
L’analyse financière vise et joue plusieurs rôles, à savoir ceux relatifs à l’activité de
l’entreprise précédemment étudié, et ceux qui concerne la rentabilité et la performance de
l’entreprise.
Pour cela nous avons vu la relation entre la rentabilité et l’activité de l’[Link]
dans un souci d’une synthèse. L’analyse financière se doit d’établir des indicateurs globaux
permettant la prise de décisions. Cela ne peut se faire sans insister sur l’exploitation statistique
des ratios.

52
Chapitre III : Présentation de
l’entreprise NAFTAL
Chapitre III: Présentation générale de l’entreprise NAFTAL

NAFTAL a connu des évolutions et plusieurs organisation depuis son apparition sur le
marché national ; un marché ouvert qui impose ces règles de rentabilité de performances et de
compétitivité pour la création de la richesse.

Section 1 : La Connaissance de l’Entreprise

NAFTAL est une entreprise nationale de distribution et de commercialisation des produits


pétroliers. Le premier distributeur des produits pétroliers en Algérie, avec un personnelle de
vingt-neuf mille trois cent quatre-vingt (29380) agents. Sur le plan juridique NAFTAL est une
société par action (SPA) depuis le 18 avril 1998

1-1L’historique de l’entreprise NAFTAL

Elle est issue de deux restructurations de l’entreprise SONATRACH.

La première restructuration a eu lieu en 1980 par le décret n° 80/101 du


06/04/1980portant création de l’ERDP(Entreprise nationale de raffinage et de distribution de
produits pétroliers ) chargée du raffinage des hydrocarbures liquides et de la distribution des
produits raffiné sur le territoire nationale.
La deuxième restructurations’est traduite par la modification du décret n° 80/101 du
06/04/1980 par le décret de la 25/04/1987 portante la création de l’entreprise nationale de
commercialisation et de distribution des produits pétroliers et dérivés, sous le sigle NAFTAL.

Lors de la restructuration de l’entreprise mère SONATRACH, il a été décidé la


création de la SPA NAFTAL dont le but essentiel est la distribution des produits pétroliers sur
le marché national.

A l’origine, les activités de productions, de raffinage, de commercialisation et de


distribution ont été attribuées à SONATRACH et cela après la nationalisation des
hydrocarbures en date du 24/02/1971. Par la suite et comme première restructuration (le
décret n° 80/101 du 06/04/1980 appliqué le 01/01/1982) le raffinage et la distribution sont
séparés et érigés en entreprise nationale de raffinage et de distribution des produits pétroliers
ERDP. Le 05/02/1983, il y a la modification de la dénomination de l’ERDP en NAFTAL et sa
par le décret par décret n°83-112.

53
Chapitre III: Présentation générale de l’entreprise NAFTAL

En 1987, l’activité de raffinage est séparée de l’activité de distribution, elle est la


mission de l’entreprise NAFTEC créé spécialement dans ce but, ainsi la raison sociale
changea suite à cette séparation des activités et NAFTAL est désormais chargée de la
commercialisation et de la distribution des produits pétroliers et dérivés.

A partir de 1998 ; NAFTAL change de statut et devient une société par action (SPA)
avec un capital social de 6 650 000 000 ,00 DA et une filiale à 100% SONATRACH.

Le 29 Juillet 2002 : augmentation du capital social de 6,65 milliards de DA à 15,65


milliards de DA conformément à la résolution de l’AGEX (assemblé général extraordinaire).

En 2011, NAFTAL commercialise un volume total de 14,01 million de tonne de


produit pétrolier.

1-2Les missions Principales de NAFTAL

La mission essentielle de NAFTAL est de satisfaire la demande qui se présente sur le


marché national en matière de produits pétroliers en assurant :

- La distribution et la commercialisation des carburants.

- Le transport des produits pétroliers ;

- L’enfutage et la distribution de GPL ;

- La distribution et la commercialisation des produits de l’aviation et de la marine ;

- La formulation des bitumes ;

- La commercialisation des lubrifiants et des pneumatiques.

1-3L’organisation de l’Entreprise NAFTAL

La diversité des missions de l’entreprise NAFTAL, a nécessité la réorganisation de sa


structure en branches, selon ses principaux produits, à savoir :

-Branche commercial ;

54
Chapitre III: Présentation générale de l’entreprise NAFTAL

-Branche carburant ;

-Branche GPL ;

-Branche activités internationaux- partenariats.

Pour assurer convenablement ses missions, NAFTAL dispose de moyens matériels, humains
et financiers adéquats. Elle applique aussi un système décentralisateur en instaurant des
districts dans le district COM de Tizi-Ouzou.

Section 2 : La Présentation de District Commercialisation de Tizi-Ouzou

Dans le cadre fonctionnel de l’ensemble des activités,le district commercialisation est


présenté comme suit :

2-1La Présentation de District COM Tizi-Ouzou

Le District COM de Tizi-Ouzou se situe dans la zone industrielle AISSAT Idir à


quinze (15) kilomètres de la ville de Tizi-Ouzou, il couvre une importante zone d’influence
regroupant la willaya de Tizi-Ouzou et la wilaya de Bejaia. (Après la réorganisation de
NAFTAL en 2007, l’agence commerciale de BEJAIA est rattachée directement au district
COM de Tizi-Ouzou).

En général, le District COMveille sur la gestion, l’organisation, la promotion et le


développement de l’activité de distribution des carburants terre, lubrifiants, produits spéciaux
et pneumatiques. Il veille aussi sur la commercialisation des produits et la modernisation du
réseau des stations-services.

Pour ce faire, il analyse sa part dans le marché, il étudie les propositions et met en
œuvre toute action susceptible de renforcer sa position par rapport à ses concurrents.

2-2L’organisation et L’organigramme de District COM Tizi-Ouzou

Les carburants, les lubrifiants et les pneumatiques sont des produits stratégiques et leur
commercialisation engendre une responsabilité lourde. Afin de faire face à la demande
existante sur le marché et de préserver l’image de marque de la société, le district a mis à sa
disposition des moyens financiers, humains et matériels.

55
Chapitre III: Présentation générale de l’entreprise NAFTAL

Toutefois, leur gestion demande une organisation. Pour cela, le district s’est structuré
et a reparti ses taches en centres, départements, services et cellules.

- Organigramme de district commercialisation de Tizi-Ouzou

La structure des différents départements du district commercialisation de Tizi-Ouzou sont


représenté comme suit

56
Chapitre III: Présentation générale de l’entreprise NAFTAL

DIRECTION DE DISTRICT
Centre CMP
Centre CDD

Sécurité Interne
Secrétariat Direction

Département Technique Département Département Finance et Département


Département
et Transport commercial comptabilité administration et
Informatique de Gestion
Moyens Généraux
Cellule Recouvrement Cellule Control
Service Exploitation et
Juridique Service Administration
Maintenance Service analyse
et gestion
Service Réseau Service Trésorerie
Service Transport
Service Ressources
Service Systèmes
Humaines
Service Lubrifiant Réseaux Service Comptabilité
Service Etudes et
General Service Moyens
Réalisations
Généraux
Service Pneumatique Service Coûts et
Budgets

Figure n°05 :Organigramme de district commercialisation de Tizi-Ouzou

57
Chapitre III: Présentation générale de l’entreprise NAFTAL

2-3Les Différents Départements de District COM Tizi-Ouzou

2-3-1 Le département Finance et Comptabilité

Il se consacre principalement à l’interprétation des flux financiers parécritures


comptables qu’il porte sur un bilan à la fin de chaque exercice comptable. Le département
finance coordonne des activités des groupes suivant :

-Le service Trésorerie ;

-Le service Cout et Budgets ;

-Le service Comptabilité Générale ;

-La cellule Contrôle ;

-La cellule Juridique.

2-3-2 Le département Administration et MoyensGénéraux

Il assure l’organisation et la gestion des moyens généraux du district ainsi que


l’administration et la gestion des ressources humaines. Ce département s’occupe
essentiellement du facteur humain, son épanouissement et sa formation. Ces taches sont
réparties par services comme suit :

-Service des Moyens Généraux ;

-Service Administration et Gestion ;

-Service Formation et Ressources Humaines.

2-3-3Le département Transport et Technique

Sa mission consiste à la maintenance du matériel, l’élaboration du plan de distribution


ainsi que l’étude et la réalisation des projets. Il est divisé en plusieurs services :

-Service Exploitation et Maintenance ;

58
Chapitre III: Présentation générale de l’entreprise NAFTAL

-Service Transport ;

-Service Etude et Réalisation.

2-3-4 Le département Commercial

En terme simple, le département commercial veille à l’application de la politique


commercial de l’entreprise adoptée aussi par les points de vente directe (station-service,
centre de distribution), il est constitué de :

-Service Réseau ;
-Service Lubrifiants ;
-Service Pneumatique ;
-Cellule Recouvrement.

2-3-5Le département Informatique de Gestion

Il consolide les plans prévisionnels à la fin de chaque année et forme ainsi, une base de
données, cette dernière sera confronté avec les réalisations à chaque fin de mois pour aboutir
enfin aux calculsdu taux de la prime de responsabilité collective et individuelle. Elle se charge
aussi de la transmission de la messagerie électronique à la direction générale.

a. La Sureté Interne

Son souci majeur est de veiller à la préservation du patrimoine du district et d’assurer


la sécurité du personnel.

b. Le Secrétariat

Il est chargé d’assurer la communication interne et externe, de trier, de classer, et


d’enregistrer le courrier et parfois de le rédiger et même d’organiser l’emploi du temps de la
directrice.

c. Le Centre Multi Produits (CMP)

Le centre multi produits ou 15Gest un lieu de stockage et de vente d’une gamme


variée de produits à savoir : les lubrifiants, les pneumatique et accessoires. Ce centre se situe

59
Chapitre III: Présentation générale de l’entreprise NAFTAL

sur la route nationale n°12 a 800 M du centre-ville avec une capacité de stockage de 360 TM
en lubrifiants et 12600 unités en pneumatique.

d. Le Centre de Dépôt et de Distribution CDD

Le centre reçoit le stock, vend et distribue les carburants vers les stations-services, il
s’approvisionne auprès ducentre carburant d’ALHARRACHE et de CARROUBIER

2-4La présentation du Réseau de Distribution de District COM Tizi-Ouzou

En plus de l’agence commerciale de BEJAIA, le réseau de district COM de Tizi-


Ouzou dispose de :

- Seize (16)Stations-Services GD (gestion directe) ;

- Cinq (05)Stations-Services GL (gestion libre) ;

- Neuf (09)Stations-Services RO (revendeur ordinaire) ;

- Cinquante-six (56)Stations-Services PVA(point de vente agrée) ;

- Cent douze (112)Stations de SLG (stationlavage graissage) ;

- Quinze (15)Revendeurs en Gasoil.

La division du district commercialisation de Tizi-Ouzou possède plusieurs départements qui


lui permettent de suivre ses activités d’une manière régulière.

60
Chapitre III: Présentation générale de l’entreprise NAFTAL

Conclusion

NAFTAL, à travers son historique a été issu de deux restructurations de l’entreprise


SONATRACH, pour essayer de maintenir le monopole. Afin de suivre les changementsqu’a
imposé l’économie de marché, NAFTAL a rénové et modernisé la majorité de ses stations de
service et a ouvert 42 station-service autoroutière.

L’unité de OUED AISSI de Tizi-Ouzou est l’une des plus importante unités de
NAFTAL à travers le territoire nationale, en plus qu’elle regroupe l’unité de Bejaia, elleest
classé troisième du côté des [Link] est composée de cinq départements, chacun d’eux est
constitué de plusieurs services.

61
Chapitre IV : Analyse de
l’activité de l’entreprise
NAFTAL
Chapitre IV : Analysefinancière de l’activité de l’entreprise NAFTAL Unité de Tizi-Ouzou

Dans ce chapitre nous comptons mettre en pratique tous les concepts et outils exposés
dans la première partie, notamment ceux relatifs à l’analyse financière de l’activité de
l’entreprise.

L’analyse de l’activité de l’entreprise repose sur l’étude de la formation du résultat de


l’exercice. Pour cela, au lieu de se contenter de tirer le solde du compte de résultat de
l’exercice par comparaison de la totalité des produits et des charges, il convient de calculer les
soldes intermédiaires de gestion (SIG) qui font apparaître les étapes de formation du résultat.
Cela permet par exemple, de mettre en évidence l’évolution du résultat d’un exercice à l’autre
ou bien de comparer les structures de résultat de plusieurs entreprises d’un même secteur
d’activité.

En effet, nous allons présentersuccessivement lecompte de résultat, puis l’analyse des


soldes intermédiaires de gestion ainsi que les différents ratios liés à l’activité et à la
performance financière de l’entreprise. Enfin nousallons calculer la capacité
d’autofinancement dégagé parl’unité DISTRICT, Commercialisation de Tizi-Ouzou de
l’entreprise NAFTAL, pendent la période allant de 2011 à 2014.

Section 01 : Analyse des comptes de résultat de l’entreprise NAFTAL

Pour mettre en place une politique efficace, le manager doit analyser son activité. Le
compte de résultat est le document comptable qui présente toutes les qualités pour effectuer
cette analyse via l'étude des soldes intermédiaires de gestion.

Nous allons présenter dans cette section le tableau récapitulatif des comptes de
résultats pour les années 2011, 2012, 2013 et 2014, avantd’établir et faire une analyse des
SIG.

1.1. Présentation dutableau récapitulatif des comptes de résultats

Le compte de résultat permet au dirigeant d’analyser et de comprendre le résultat


réalisé par son entreprise. C’est l’élément central de l’analyse de la performance réalisée par
une entreprise sur une période donnée.

61
Chapitre IV : Analysefinancière de l’activité de l’entreprise NAFTAL Unité de Tizi-Ouzou

Dans cette première partie, nous allons présenter les tableaux des comptes de résultats
dans un seul tableau ré[Link] allons utiliser les données des documents fournis par
l’unité NAFTALpour réaliser notre étudedes soldes intermédiaires de gestion.

62
Chapitre IV : Analysefinancière de l’activité de l’entreprise NAFTAL Unité de Tizi-Ouzou

Tableau n°11 : LeTableau récapitulatif des comptes du résultatde l’unité [Link]-Ouzou de l’entreprise NAFTAL U.M : DA

Compte LIBELLE 2011 2012 2013 2014


70 Vente et produits annexes 868 848 179,62 1103336685,51 1363226136,60 1351351954,30
72 Variation stocks produits finis et en cours -43206054,29 -44151269,03 -43953849,30 647033,93
73 Production immobilisée
74 Subvention d'exploitation
1 PRODUCTION DE L'EXERCICE 825642125,33 1059185416,48 1319272287,30 1351998988,23
60 Achats consommés 263277529,33 375937515,61 447199023,43 478774092,58
61/62 Services extérieurs et autre consommation 212045405,89 236079321,79 278225048,48 289087434,10
2 CONSOMMATION DE L'EXERCICE 475322935,22 612016837,40 725424071,91 767861526,68
3 VALEUR AJOUTEE D'EXPLOITATION (1-2) 350319190,11 447168579,08 593848215,39 584137461,55
63 Charges de personnel 398929844,91 481783847,57 486676600,64 507744786,54
64 Impôts, taxes et versements assimilés 23889727,28 26324409,47 28269629,67 27045048,99
4 EXCEDENT BRUT D'EXPLOITATION -72500382,08 -60939677,96 78901985,08 49347626,02
75 Autres produits opérationnels 11933054,21 22804425,33 16798640,61 29724270,48
65 Autres charges opérationnels 6604546,11 2856339,74 2153744,83 5605726,37
68 Dotations aux amortissements, provision et pertes 81281716,19 106333309,28 88485075,53 74080189,82
78 Reprise sur pertes de valeur et provisions 1134870,1 929501,00 206624,16 24949968,86
5 RESULTAT OPERATIONNEL -147318720,07 -146395400,65 5268429,49 24335949,17
76 Produits financiers 7582324,86 6521424,94 8311978,95 9922481,92
66 Charges financiers 508484,01 646482,32 2292129,61 421295,6
6 RESULTAT FINANCIER 7073840,85 5874942,62 6019849,34 9501186,32
7 RESULTAT ORDINAIRE AVANT IMPÔTS (5+6) -140244879,22 -140520458,03 11288278,83 33837135,49
695/698 Impôts exigibles sur résultats ordinaires
692/693 Impôts différés (variation) sur résultats ordinaires
8 RESULTAT NET DE L'EXERCICE -140244879,22 -140520458,03 11288278,83 33837135,49

Source : Elaboré par nous-même d’après les documents interne de l’entrepris

63
Chapitre IV : Analysefinancière de l’activité de l’entreprise NAFTAL Unité de Tizi-Ouzou

Le but du compte de résultat est de mesurer le résultat net dégagé par l’entreprise. En
additionnant le résultat d’exploitation, le résultat financier et le résultat exceptionnel, on
obtient le résultat avant impôt auquel il convient de retrancher l’IBS pour obtenir le résultat
net. Ainsi, ce résultat serapris en compte pour verser, mettre en réserve etréinvestir des
dividendes.

Afin d’obtenir l’analyse du résultat de l’entreprise, les Soldes Intermédiaires de


Gestion (SIG) constituent une source d’information et un outil important. Le tableau des SIG
s’appuie sur les mêmes éléments que le Compte de Résultat pour présenter des soldes et des
ratios permettant la lecture de la performance de l’entreprise.

1.2. Les soldes intermédiaires de gestion

Dans cette deuxième partie, nous allons étudier le fonctionnement financier des Soldes
Intermédiaires de Gestion (SIG) afin de comprendre comment s’est construit le résultat net de
l’unité DISTERCT COM Tizi-Ouzou de l’entreprise NAFTAL. Leur étude et leur analyse est
un point capital pour bien gérer et comprendre le fonctionnement d’une entreprise. Lorsqu’un
dirigeant cherche à optimiser le rendement d’une entreprise ou améliorer son potentiel, illui
est nécessaire de mener cette étude.

1.2.1. Le fonctionnement financier des soldes intermédiaires de gestion

Ces soldes sont des points de passage intermédiaires qui permettent d’analyser la
qualité de la “gestion” de l’unité et d’éclairer le compte de résultat. Il existe neuf valeurs
significatives calculées à partir du compte de résultat de l’entreprise. Parmises valeurs, on
trouve :

- La marge commerciale ;
- La production de l’exercice ;
- La valeur ajoutée ;
- L’excédent brut d’exploitation ;
- Le résultat d’exploitation ;
- Le résultat courant avant impôt ;
- Le résultat exceptionnel ;
- Le résultat net.

64
Chapitre IV : Analysefinancière de l’activité de l’entreprise NAFTAL Unité de Tizi-Ouzou

A. La marge commerciale

L’unité DISTRICT COM Tizi-Ouzou de l’entreprise NAFTALest une société


dontl’activité principale est la commercialisation et la distribution des produits pé[Link]
marge commerciale est utiliséecomme un indicateur de pilotage primordial pour l’entreprise.

Le tableau ci-après nous permet de constater l’évolution de la marge commerciale


durant la période 2011 à 2014.

Tableau N° 12 : La marge commercialeUM : millionsDA

LIBELLE 2011 2012 2013 2014


Vente de marchandises (1) (C70 SAUF C701) 698 925 1162 1341

Cout d'achat des marchandises vendues (2) (C600) 231 351 418 414

Marge commerciale (3) 1-2 471 579 753 935

Source : Nos recoupements à partir des données recueillies au niveau du compte de résultat

Graphique N°01 : Evolution de la marge commerciale

1000
900
800
700
600
500
400
300
200
100
0
2011 2012 2013 2014

Source : élaboré par nous-même d’après le tableau N°12.

D’après le graphe ci-dessus, nous constatons que la marge commerciale de l’unité


DISTRICT COM, Tizi-Ouzou a connu une évolution croissante très importante. Elleest
passéede 471 Millions DA en 2011 à 935 Millions DA en 2014,ce qui est expliquépar la
croissance des quantités des produitsvendus par l’unité. Cette croissanceest dû à l’entrée de la
plupart des stations rénovées en servicesainsi quel’ouverture des nouvelles stationsde services

65
Chapitre IV : Analysefinancière de l’activité de l’entreprise NAFTAL Unité de Tizi-Ouzou

avec une capacité de vente et de distribution plus importante, surtout en 2013 et [Link] qui
explique l’élargissement du secteur de distribution de l’unité.Ajoutant à cela, la relation de
confiance avec la clientèle qui donne des avantages comparatif et qualitatif sur le marché
nationalpour l’entreprise NAFTAL. Cela aconduit l’unité à la réalisation des profits bruts
important et à un rythme croissant.

B. La production de l'exercice

En plus de la commercialisation et de la distribution des produits pétrolier, l’entreprise


NAFTAL produit et transforme quelques produitscomme les lubrifiants et les produits de
nettoyage ce qui lui donne le statut d’une entreprise mixte qui est à la fois commerciale (achat
et revente) et productrice.

La production correspond au montant des ventes des produits/services de l’entreprise modulé


par la variation des stocks s’il y a lieu (production stockée) et augmenté de la production
immobilisée (travaux réalisées par l’entreprise pour elle-même). Cet indicateur
permetd’apprécier le montant que l’entreprise tire de son activité avant déduction des frais
inhérents à la fabrication et à la commercialisation.

Le tableau ci-après nous permet de constater l’évolution de la production de l’exercice


durant la période 2011-2014.

Tableau N° 13 : La production de l’exercice UM : Millions DA

LIBELLE 2011 2012 2013 2014


Production vendue (4) (C701) 166 171 191 1
Production stockée (5) (C72) -43 -44 -43 1
Production immobilisée (6) (C73)
Production de l'exercice (7) 4+5+6 122 127 147 2

Source : Nos recoupements à partir des données recueillies au niveau du compte de résultat

66
Chapitre IV : Analysefinancière de l’activité de l’entreprise NAFTAL Unité de Tizi-Ouzou

Graphique N°02 : Evolution de laproduction de l’exercice

160
140
120
100
80
60
40
20
0
2011 2012 2013 2014

Source : Elaboré par nous-même d’après le tableau N°13

D’après le graphe ci-dessus nous remarquons que durant les trois premières années,
l’unité NAFTAL de Tizi-Ouzou a réalisé une importante évolution sur les ventes de ses
[Link]-ciont augmenté de 122 Millions DA en 2011 jusque à 147 Millions DA
en 2013. Cependantpour l’année 2014,nous constatons une chute dans la production vendue.
Celle-ci abaissé de 147 Millions en 2013 à 2 Millions DAen [Link] du principalement
au plan de rénovation de la plus part des ateliers de production de l’unité.
C. La Valeur Ajoutée

La valeur ajoutée mesure la richesse brute crée par l’entreprise dans le cadre de son
activité. La valeur ajoutée est ensuite répartie entre les facteurs de production (le travail et le
capital) et l’Etat à travers les impôts et taxes.

Le tableau ci-après nous permet de constater l’évolution de la valeur ajoutée durant la


période 2011-2014.

Tableau N° 14 : La valeur ajoutéeUM : Millions DA

LIBELLE 2011 2012 2013 2014


Marge commerciale (3) 471 579 753 935

Production de l'exercice (7) 122 127 147 2


Consommation de l'exercice (8) (C60, 61,62
SAUF 600) 244 260 307 353
Valeur ajoutée (9) 3+7-8 350 447 593 584
Source : Nos recoupements à partir des données recueillies au niveau du compte de résultat

67
Chapitre IV : Analysefinancière de l’activité de l’entreprise NAFTAL Unité de Tizi-Ouzou

Graphique N°03 : Evolution de la valeur ajoutée

700

600

500

400

300

200

100

0
2011 2012 2013 2014

Source : élaboré par nous-même d’après le tableau N°13.

L’évolution de la valeur ajoutée est un indicateur de l’amélioration de l’efficacité de


l’[Link] mesure la richesse que l’entreprise a créé elle-même au cours de l’exercice.

D’après le graphe ci-dessus, nous remarquons que l’unité NAFTAL de Tizi-Ouzou a


réalisé une valeur ajoutée en croissancecontinu pendant les trois premières années de notre
étude (2011, 2012, 2013). Elle est passéede 350 Millions DA en 2011 jusque à 593 Millions
DA en 2013 et ce malgré une légère baisse en 2014 avec 584 Millions DA. Cetteévolution est
due principalement àl’importante marge commerciale réalisée par l’unité, cependant la baisse
de 2014 est causé principalement par la baisse de la production de l’exercice.

D. L'excédent brut d'exploitation (ou insuffisance brute d’exploitation)

Après l’analyse de la valeur ajoutée, les SIG nous permettent de dégager un autre important
solde qui est l'excédent brut d'exploitation (EBE). Il s’agit de la ressource tirée de l’activité
normale et courante de l’entreprise. L’EBE mesure l’aptitude de l’entreprise à générer des
ressources par ses seules activités d’exploitation en dehors de toutes considérations propres
aux politiques de financement et d’amortissement de l’[Link] solde sert à apprécier la
performance économique de l’entreprise.

Le tableau ci-après nous permet de constater l’évolution de l’excédent brut


d’exploitation durant la période 2011-2014.

68
Chapitre IV : Analysefinancière de l’activité de l’entreprise NAFTAL Unité de Tizi-Ouzou

Tableau N° 15 : L’excédent brut d’exploitation (EBE/IBE) UM : Millions DA

LIBELLE 2011 2012 2013 2014


Valeur ajoutée (9) 350 447 593 584
Subventions d'exploitation (10) (C74) - - - -
Charges de personnel (11) (C63) 398 481 486 507
Impôts, taxes, versements assimilés (12) (C64) 23 26 28 27
Excédent brut d'exploitation (EBE/IBE)(13) -72 -60 78 49
9+10-(11+12)

Source : Nos recoupements à partir des données recueillies au niveau du compte de résultats.

Graphique N°04 : Evolution de L’excédent brut d’exploitation

100

50

0
2011 2012 2013 2014
-50

-100

Source : Elaboré par nous-même d’après le tableau N°15.

L’excédent brut d’exploitationest une notion financière essentielle,c’est unsolde généré par
l’activité courante de l’entreprise. D’après le graphe ci-dessus,nous constatons quel’unité
NAFTAL de Tizi-Ouzou a enregistré une insuffisance brut d’exploitation (IBE) pour les deux
premières années (2011, 2012). Cette insuffisance est causéepar les charges de personnel qui
sont plus importantes que la valeur ajoutée en atteignant les sommes de72 Millions DA en
2011 et60 Millions DAen [Link] est due à la fermeture de quelques stations de services de
l’unité pourdes travaux de rénovation dont la conséquenceestla baisse du niveau des ventes,
ajoutant aussi la politique de l’entreprise visant àbeaucoup investirdans la formation de son
personnelle causant ainsi l’augmentation des charges(En 2014,l’effectif formé dans les
métiers de base de la société et d’autres domaines comme les Ressources Humaines,
Finances, Audit.

Pour les deux dernières années (2013, 2014), l’unité NAFTAL a dégagé un EBE, ce qui
signifie du point de vue de l’analyse financière qu’elle a réalisé une performance économique

69
Chapitre IV : Analysefinancière de l’activité de l’entreprise NAFTAL Unité de Tizi-Ouzou

appréciable. La réalisation d’un excédent brut d’exploitation est due à l’importante croissance
de la valeur ajoutée qui a dépassé les charges, cette évolution de la valeur ajoutée a été
influencée par la croissance de la marge commerciale.

Cela signifieque l’activité de l’entreprise connait un retour vers la stabilité grâce à la


réouverture des stations fermée pour la rénovation ce qui offreune capacité de vente plus
importante. Ajoutant à cela la disponibilité des lubrifiants sur le marché.En fin, l’entreprise
commence à tirer profit de son personnel formé en augmentant saperformance économique.

Il existe une relation de dépendance entre la marge commerciale, la valeur ajouté et


l’excédent brut d’exploitation, on trouve qu’une variation positive de la marge commerciale
influx positivement sur l’évolution de la valeur ajoutée, ce qui impliquera une augmentation
de l’excédent brut d’[Link] les deux premières années, l’entreprise a enregistré une
insuffisance brute d’exploitation car le montant de la valeur ajouté a été inférieur aux charges
et cela malgré l’évolution importante de la marge commerciale. Cependant, pour les deux
dernières années, l’entreprise a enregistré un excédent brut d’exploitation influencé par
l’importante évolution de la valeur ajouté qui a été supérieur aux charges influencé par
l’augmentation importante de la marge commerciale.

E. Le résultat d’exploitation

Le résultat d’exploitation mesure la capacité de l’entreprise à générer des ressources


avec son activité principale sans prendre en compte les éléments financiers et exceptionnels. Il
met en avant la performance économique de l’entreprise. Ce solde se calcule à partir de l’EBE
en prenant en compte les dotations aux amortissements et provisions et les autres charges qui
n’avaient pas été prises en compte.

Le tableau ci-après nous permet de constater l’évolution du résultat d’exploitation


durant la période 2011-2014.

70
Chapitre IV : Analysefinancière de l’activité de l’entreprise NAFTAL Unité de Tizi-Ouzou

Tableau N° 16 :Le résultat d’exploitation UM : Millions DA

LIBELLE 2011 2012 2013 2014


Excédent brut d'exploitation (EBE/IBE)(13) -72 -60 78 49
Reprise sur charges d'exploitation (14) (C78) 1 1 0,5 25
Autres produits de gestion courante (15) (C75
SAUF 755 et 757) 11 22 16 29
Transfert de charges d'exploitation (16) - - - -
Dotation aux amortissements et provisions
d'exploitation(17) 81 106 88 74
Le résultat d’exploitation (19) (13+14+15)- -147 -146 5 24
(17+18)

Source : Nos recoupements à partir des données recueillies au niveau du compte de résultat

Graphique N°05 : Evolution de résultatd’exploitation

40
20
0
-20 2011 2012 2013 2014

-40
-60
-80
-100
-120
-140
-160

Source : Elaboré par nous-même d’après le tableau N°15

Le résultat d’exploitation se calcul en soustrayant les charges d’exploitation des


produits d’exploitation. Ainsi la différence entre l’ensemble des produits et l’ensemble des
chargesdonnera le résultat d’exploitation, c’est-à-dire le gain que l’entreprise a réalisé grâce à
son activité. D’après le graphe ci-dessus, nous constatons que l’unité NAFTAL de Tizi-Ouzou
a réaliséun résultatd’exploitation négatif pendant les deux premières années (2011, 2012) qui
a atteint147 Millions DA en 2011. Cela signifie que les dépensesde l’unité sont trop
importantespar rapport aux CA réalisé, il faut donc augmenter le CA et/ou réduire les charges
d’exploitation. L’augmentation de ces charges est expliquéepar le projet de rénovation des
stations de services qui a causé la diminution du CA de l’unité. Il faut ajouterà ça une autre
71
Chapitre IV : Analysefinancière de l’activité de l’entreprise NAFTAL Unité de Tizi-Ouzou

augmentation des charges d’exploitation causé par l’investissement dans la formation du


personnel.
Cependant, durant les deux dernières années (2013, 2014), l’unité a dégagé un résultat
d’exploitation positif avec 5 Millions DA en 2013 et 24 Millions DA en 2014. Cette
évolution est due à la réouverture detoutes les stations rénovées ce qui a contribué à
l’augmentation du CA de l’unité et cela même si les charges d’exploitation sont restées
importantes.

F. Le Résultat courant avant impôts (RCAI)

On appelle “les opérations courantes” les opérations d’exploitation et financières.


C’est donc tout ce qui s’oppose à l’exceptionnel. La performance courante est par conséquent
la performance économique et financière. L’intérêt de cette notion est donc de ne pas
comprendre les éléments exceptionnels mais de constituer un moyen d’analyse de l’activité
“courante” et une base pour les prévisions financiè[Link] permet de mesurer le poids de
l'endettement de l'unité commerciale.

Le tableau ci-après nous permet de constater l’évolution du résultat courant avant


impôt durant la période 2011-2014.

Tableau N° 17 :Résultat courant avant impôts (RCAI) UM : Millions DA

LIBELLE 2011 2012 2013 2014


Résultat d'exploitation (19) -147 -146 5 24
Quotes-parts de résultat sur opérations produit (20)
(C755)
Produits financiers (21) (C76, 786) 0,8 6 8 9
Quotes-parts de résultat sur opérations charges (22)
(C655)
Charges financiers (23) (C66, 686) 0,5 0,6 0,2 0,5
Résultat courants avant impôt (24) (19+20+21)-
(22+23) -140 -140 11 33

Source : Nos recoupements à partir des données recueillies au niveau du compte de résultat

Graphique N°06 : Evolution de Résultat courant avant impôts

72
Chapitre IV : Analysefinancière de l’activité de l’entreprise NAFTAL Unité de Tizi-Ouzou

50

0
2011 2012 2013 2014
-50

-100

-150

Source : Elaboré par nous-même d’après le tableau N°17

D’après le graphe ci-dessus, nous constatons que l’unité NAFTAL de Tizi-Ouzou


etdurant les deux premières années (2011, 2012) a dégagé un résultat courant avant impôt
négatif avec 140 Millions DAen 2011 et2012. Ce résultat est due à la baisse du CAet à
l’augmentation des charges d’exploitionsde l’unité et cela reste toujours dans le cadre des
plans de l’entreprise pour la rénovation de toutes ses stations et la formation de son
personnelle. En revanche, l’entreprise a su tirer profit de sesrénovationset formationspour
améliorer ses résultats dégagé durant les deux dernières années pour atteindre 11Millions DA
en 2013 et 33 Millions DA en 2014 après l’augmentation de CA dans la même période.

G. Le résultat exceptionnel

Il se calcule indépendamment des autres soldes intermédiaires de gestion. Le résultat


exceptionnel peut varier fortement d'une année à une autre. Il apporte un élément important
par rapport aux cessions de l'entreprise et à une éventuelle politique de désinvestissement.

Le tableau ci-après nous permet de constater l’évolution du résultat exceptionnel


durant la période 2011-2014.

Tableau N° 18 :RésultatexceptionnelUM : Millions DA


LIBELLE 2011 2012 2013 2014
Produits exceptionnels (25) (C 757) 1 4 4 9
Charges exceptionnelles (26) (C 67)
Résultat exceptionnel (27) (25-26) 1 4 4 9

Source : Nos recoupements à partir des données recueillies au niveau de l’unité

73
Chapitre IV : Analysefinancière de l’activité de l’entreprise NAFTAL Unité de Tizi-Ouzou

Graphique N°07 : Evolution de Résultatexceptionnel

10
9
8
7
6
5
4
3
2
1
0
2011 2012 2013 2014

Source : élaboré par nous-même d’après le tableau N°18

Afin d’étudier la réalité de la performance de l’entreprise, le dirigeant doit étudier et


chercher si les causes sont favorable à sa réalisation dans le futur.

D’après le graphe ci-dessus,nous constatons que l’unité a dégagé un Résultat


exceptionnel positif durant les quatre années étudiés avec une évolution qui va de 1 Million
DA en 2011 jusque à 9 Millions DA en 2014.

H. Le résultat net

Il représente un résultatmis à la disposition du dirigeant à fin de leverser comme dividendes,


le mettre en réserve ou le réinvestir. Il représente la situation nette de l’entrepriseà savoir le
bénéfice net ou la perte nette.

Pour l’entreprise NAFTAL, lerésultat courant avant impôt est égale au résultat net,
ceci est due au fait que cette entreprise a un caractère public et que le calcul del’IBS ne se fait
qu’au niveau de l’entreprise mère, car le système de l’entreprise est centralisé.Ce qui implique
que le résultat dégagé par l’unité NAFTAL est égale à son résultat brut.

1.3. Etablissement de tableaurécapitulatifdes soldes intermédiaires de gestion de


l’unité

Dans cette partie nous allons présenter les tableaux des soldes intermédiaires de
gestion de l’unitéDistrict COM Tizi-Ouzoude l’entreprise NAFTAL pour les années (2011,
2012, 2013, 2014).
74
Chapitre IV : Analysefinancière de l’activité de l’entreprise NAFTAL Unité de Tizi-Ouzou

Il s’agit de la présentation normalisée sous forme de tableaurécapitulatifdes neufs


soldes présentés ci-dessus.

75
Chapitre IV : Analysefinancière de l’activité de l’entreprise NAFTAL Unité de Tizi-Ouzou

Tableau N° 19 :Tableaurécapitulatif des soldes intermédiaires de gestion de l’unitéNAFTALUM : DA


LIBELLE 2011 2012 2013 2014
Vente de marchandises (1) (C70 SAUF C701) 702 708 836,38 931344296,9 1171699604,40 1349986440,35
Cout d'achat des marchandises vendues (2) (C600) 231013392,35 351605290,68 418295855,88 414389315,17
Marge commerciale (3) 1-2 471695444,03 579739006,20 753403748,52 935597125,18
Production vendue (4) (C701) 166139343,24 171992388,63 191526532,20 1365513,95
Production stockée (5) (C72) -43206054,29 -44151269,03 -43953849,30 647033,93
Production immobilisée (6) (C73)
Production de l'exercice (7) 4+5+6 122933288,95 127841119,60 147572682,90 2012547,88
Consommation de l'exercice (8) (C60, 61,62 SAUF 600) 244309542,87 260411546,72 307128216,03 353472211,5
Valeur ajoutée (9) 3+7-8 350319190,11 447168579,08 593848215,39 584137461,55
Subventions d'exploitation (10) (C74)
Charges de personnel (11) (C63) 398929844,91 481783847,57 486676600,64 507744786,54
Impôts, taxes, versements assimilés (12) (C64) 23889727,28 26324409,47 28269629,67 27045048,99
Excédent brut d'exploitation (13) 9+10-(11+12) -72500382,08 -60939677,96 78901985,08 49347626,02
Reprise sur charges d'exploitation (14) (C78) 1134870,10 929501,00 206624,16 24949968,86
Autres produits de gestion courante (15) (C75 SAUF 755 ET 757) 11933054,21 22804425,33 16798640,61 29724270,48
Transfert de charges d'exploitation (16)
Dotation aux amortissements et provisions d'exploitation(17) 81281716,19 106333309,28 88485075,53 74080189,82
Autres charges de gestion courante (18) (C65 SAUF 655) 6604546,11 2856339,74 2153744,83 5605726,37
Résultat d'exploitation (19) (13+14+15)-(17+18) -147318720,07 -146395400,65 5268429,49 24335949,17
Quotes-parts de résultat sur opérations produit (20) (C755)
Produits financiers (21) (C76, 786) 7582324,86 6521424,94 8311978,95 9922481,92
Quotes-parts de résultat sur opérations charges (22) (C655)
Charges financiers (23) (C66, 686) 508484,01 646482,32 2292129,61 421295,6
Résultat courants avant impôt (24) (19+20+21)-(22+23) -140244879,22 -140520458,03 11288278,83 33837135,49
Produits exceptionnels (25) (C 757) 1762421,12 4350257,20 4010876,84 9654001,18
Charges exceptionnelles (26) (C 67)
Résultat exceptionnel (27) (25-26) 1762421,12 4350257,20 4010876,84 9654001,18
Participation des salariés (28)
Impôts sur les bénéfices (29) (C695)
Résultat net comptable (30) 24+27-29 -140244879,22 -140520458,03 11288278,83 33837135,49
Source : Nos recoupements à partir des données recueillies au niveau du compte de résultat

76
Chapitre IV : Analysefinancière de l’activité de l’entreprise NAFTAL Unité de Tizi-Ouzou

Section 02 : Analysedes ratios d’activité etla capacité d’autofinancement

L'analyse des soldes intermédiaires de gestion peut être complétée par le calcul des
ratios financiers qui vont mettre en évidence l'évolution et la profitabilité de l'activité ainsi
que la rentabilité de l'activité. Nous pouvons aussi ajouterle calcul de la capacité
d’autofinancement et ducash-flow.

1.1. Les principaux ratios issus des SIG

Dans cette partie,nous allons présenter les ratios issus des soldes intermédiaires de gestion
en commençant par les Ratios d'activité etles Ratios de profitabilité, puis lesRatios de
rentabilité, pour terminer par le calcul de la capacité d’autofinancement et ducash-flow.

1.1.1. Les Ratios d'activité

Nous retenons dans le cadre de notre analyse les ratios d’activité suivants :

- Le ratio d’évolution du chiffre d’affaire (CA) ;


- Le ratio d’évolution de la valeur ajoutée.
A. Le ratio d’évolution du chiffre d’affaire (CA)

Le ratio vise à mesurer le chiffre d'affaires d'une année à une autre. En principe, il est
appréciable lorsqu'il est supérieur au taux d'inflation.

Tableau N° 20 : Ratio du chiffre d’affaire

Année 2012 2013 2014


Variation du chiffre d’affaire 32,54% 25,68% 15,39%

Source : Nos recoupements à partir des données recueillies au niveau des SIG

77
Chapitre IV : Analysefinancière de l’activité de l’entreprise NAFTAL Unité de Tizi-Ouzou

Graphique N°08 : Ratio de variation du chiffre d’affaire

35
30 25,68%
25
32,55%
20 15,39%
15 taux de variation du
10 chiffre d’affaire
5
0
2012 2013 2014

Source : élaboré par nous-même d’après le tableau N°20

Nous remarquons que le chiffre d’affaire de l’unité NAFTAL de Tizi-Ouzou a connu

uneimportanteévolution croissante durant l’année 2012 par rapport à l’année 2011 avec un

taux de variation de 32%. Cependant, le CA a connu une évolution à un rythme décroissant

pour les années 2013 et 2014 et cela avec des taux de variation en baisse à 25,68% en 2013 et

15,39% en 2014. Cette baisse du taux de variation du CA explique l’instabilité de l’activité de

l’unité.

B. Le taux d’évolution de la valeur ajoutée

Il exprime la variation de la valeur ajoutée entre deux périodes, il peut connaitre une

augmentation ou une baisse.

Tableau N° 21: Ratio de variation de la valeur ajoutée

Année 2012 2013 2014

Le taux de variation de la Valeur Ajoutée 23,40% 30,12% -2,37%

Source : Nos recoupements à partir des données recueillies au niveau des SIG

78
Chapitre IV : Analysefinancière de l’activité de l’entreprise NAFTAL Unité de Tizi-Ouzou

Graphique N°09 : variation de la valeur ajoutée

35

30 30,12%
25

20
23,40%
15 taux de variation de
10
la valeur ajouté
5

0
2012 2013 2014 -2,37%
-5

Source : Elaboré par nous-même d’après le tableau N°21

La valeur ajoutée est la richesse crée par l'entreprise, comme il montre aussi ce que
l’entreprise a réellement ajouté à l'économie grâce à son activité.

Nous remarquons que la Valeur Ajoutéecrée par l’unité NAFTAL de Tizi-Ouzou a


connu uneévolution à un rythme variant entre 2011 et 2014. Elle a évolué à un rythme
décroissant entre (2011-2012) à un taux de variation 30% qui descend à 26% entre (2012-
2013). Cependant, entre 2013 et 2014, la Valeur Ajoutée a connu une décroissance de -2%.

Le rapprochement deratio d’évolution du chiffre d’affaire (CA)et le taux d’évolution


de la valeur ajoutée permet de s'assurer que la richesse crée par l’unité suit une évolution
comparable à celle du CA. Cela est due à la stratégie de développement de l’unité qui vise à
augmenter sa performance commerciale avec l’amélioration des stations de services.

La répartition de la valeur ajoutée pour les quatre exercices est donnée dans le tableau ci-
après :
Tableau N°22 : Répartition de la valeur ajoutée
Désignation formule 2011 2012 2013 2014

Partage de la valeur ajoutée


X100
é
(facteur travail) 113,88 107,74 81,95 86,92

79
Chapitre IV : Analysefinancière de l’activité de l’entreprise NAFTAL Unité de Tizi-Ouzou

Partage de valeur ajoutée Excedent brut d′exploitation


X100
(facteur Capital) Valeur ajouté -20,70 -13,63 13,29 8,45

Partage de la valeur ajoutée ô


X 100 6,82 5,89 4,76 4,63
(impôts et taxes) é
Source : élaboré à partir des états financiers 2012-2013-2014.

Graphe N°10 : Répartition de la VA en 2014

Répartition de la VA en 2014
4,63
CP
8,45%
EBE
86,92%
Impôts et
Taxes

Source : nous même à partir des données du tableau ci-dessus.

Nous constatons que la valeur ajoutée crée par l’unité sur la période considérée a
permis la couverture de la totalité des frais de personnel et les impôts et taxes, ce qui a donné
lieu à un EBE positif pour l’année 2013 et 2014.

On constate aussi que les frais de personnel absorbent plus de 80% de la [Link] a
contribué fondamentalement au déséquilibre du résultat de l’exercice.

1.1.2. Les Ratios de profitabilité

La profitabilité d'une entreprise est sa capacité à générer des profits à partir de ses ventes.
Elle se mesure en utilisant les ratios qui suits :

80
Chapitre IV : Analysefinancière de l’activité de l’entreprise NAFTAL Unité de Tizi-Ouzou

- Le ratio de la performance économique ;


- Le ratio de la capacité de l’entreprise à dégager des bénéfices.
A. Le ratio de la performance économique

Ce ratio est l'expression de la performance économique globale. Toutefois, ce ratio est


influencé par l'endettement de l'entreprise.

Tableau N°23 : le ratio de la performance économique

Année 2012 2013 2014

Ratio de la performance économique 0,04% 0,20% 0,16%

Source : Nos recoupements à partir des données recueillies au niveau des SIG

Graphe N°11 : ratio de la performance économique

0,25
0,2%
0,2
0,16%
0,15

0,1

0,05 0,04%

0
2012 2013 2014

Source : Elaboré par nous-même d’après le tableau N°23

L’entreprise a réalisé une importante croissance de la marge bénéficiaire durant les


périodes 2012 et 2013 (de 4,03% jusque à 19,54%). Cette dernière est réalisée grâce à la
croissance des ventes et des produits. Malgréune évolution décroissante de la marge
bénéficiaire en 2014 qui a engendré une petite baisse du taux de variation de la marge
bénéficiaire pour se stagner à 16%, l’entrepriseest resté dans une situation bénéficiaireet

81
Chapitre IV : Analysefinancière de l’activité de l’entreprise NAFTAL Unité de Tizi-Ouzou

aréaliséune performance é[Link] grâce à une croissance de ses parts de marché, de


ses ventes et deses résultats.

B. Le ratio de la capacité de l’entreprise à dégager des bénéfices


Il mesure la capacité de l'entreprise à dégager un bénéfice uniquement grâce à ses activités
d'exploitation et ses activités financières.

Tableau N° 24 : Le ratio de la capacité de l’entreprise à dégager des bénéfices

Année 2011/2012 2012/2013 2013/2014


ratio de la capacitéà dégager des bénéfices 0,04% 0,19% 0,16%
Source : Nos recoupements à partir des données recueillies au niveau du compte de résultat

Graphe N° 12 : Le ratio de la capacité de l’unité à dégager des bénéfices

0,2

0,15 0,19%
0,16%
0,1

0,05
0,04%
0
2012 2013 2014

Source : Elaboré par nous-même d’après le tableau N°24

La capacité de l’entreprise à dégager des bénéfices a connu une croissance, elle est passée
de 0,04% en 2012 à 0,19% en 2013 pour se stagner à 0,16% en 2014.

1.1.3. Ratios de rentabilité de l'activité

Ils sont aussi appelés taux de [Link] permettent de mesurer la marge réalisée par
l'activité d'achat de l'entreprise.

Tableau N° 25 : Le Taux de la marge commerciale

Année 2012 2013 2014

Le taux de la marge commercial 62% 64,03% 69,12%

Source : Nos recoupements à partir des données recueillies au niveau du compte de résultat

82
Chapitre IV : Analysefinancière de l’activité de l’entreprise NAFTAL Unité de Tizi-Ouzou

Graphe N°13 : le taux de la marge commerciale

70

68
69,12%
66
64,03%
64

62

60 62%
58
2012 2013 2014

Source : élaboré par nous-même d’après le tableau N°25

Le taux de la marge commerciale réalisé par l’unité NAFTAL s’est nettement amélioré
durant les trois périodes d’exploitation. Il est passé de 61% à 64%pour atteindre 69%
progressivement sur les trois périodes (2012, 2013, 2014). Cette progression est due à la
réouverture des stations fermées et c’est ce qui a contribué à l’augmentation des ventes. Le
taux de la marge commerciale réalisé sur le montant des ventes a dépassé 50%, ce qui
explique pourquoi l’unité a réalisé un bon résultat brut durant 2013 et 2014.

1.2. La Capacité d’autofinancement (CAF)de l’unité NAFTAL de Tizi-Ouzou

La capacité d'autofinancement (CAF) est un calcul complémentaire aux ratios qui permet
de juger lacapacité de l'entreprise à autofinancer sa croissance. C'est un indicateur
monétaire du résultat del'exercice.

1.2.1. Calcule de la CAF pour les années 2012, 2013, 2014

La capacité d'autofinancement représente le financement interne disponible. Celui-ci joue un


rôle fondamental dans le développement de l'entreprise. Illui permet d'assurer une possibilité
de croissance sans recourir à des tiers et sans entraîner des charges financières importantes,
tout en préservant sa capacité d'[Link], la capacité d'autofinancement permet :

- de renouveler les investissements ou de les augmenter ;


- d'augmenter le fonds de roulement ;
- de rembourser les dettes financières ;
83
Chapitre IV : Analysefinancière de l’activité de l’entreprise NAFTAL Unité de Tizi-Ouzou

- de rémunérer les associés.

On peut calculer la CAF de deux méthodes

- selon la méthode soustractive (réglementaire) ;


- selon la méthode additive.
a. Selon la méthode soustractive (réglementaire)

Le tableau ci-après nous permet de constater l’évolution de la CAF durant les périodes
2011-2014 selon la méthode soustractive.

Tableau N° 26 : Calcule de la CAF pour les années (2011, 2012, 2013, 2014) UM :
Millions DA

Année 2011 2012 2013 2014


Excédent brut d’exploitation ou insuffisance brute
d’exploitation (EBE ou IBE) 97 (-60) 78 49
+Autre produits de gestion courante (d’exploitation) 0,1 22 16 29
-Autres charges de gestion courante (d’exploitation) 3 2 2 5
+Transfert de charges d’exploitation
+Quottes parts de résultat sur opérations produit (C/755)
-Quottes parts de résultat sur opérations charge (C/655)
+Produits financiers (C/76) 0,15 6 8 9
-Charges financières (C/66) 0,6 2 0,4
-Participations des salariés
-Impôt sur les bénéfices
Capacité d’autofinancement (CAF) -60 -35 99 82
Source : Elaboré par nous-mêmed’après des documents des SIG

b. Selon la méthode additive (en million de DA)

Le tableau ci-après nous permet de constater l’évolution de la CAF durant la période


2011-2014 selon la méthode additive.

Année 2011 2012 2013 2014


Résultat de l’exercice (bénéfice, déficit) -140 -140 11 33
+Dotations aux amortissements et provisions(DAAP 81 106 88 74
-Reprise sur perte de valeur et provisions 1 0,9 0,2 24
+Valeurs comptable des éléments d’actifs cédés
-Produits des cessions des éléments d’actifs immobilisés
-Subventions d’investissements virées au résultat
d’exercice

84
Chapitre IV : Analysefinancière de l’activité de l’entreprise NAFTAL Unité de Tizi-Ouzou

Capacité d’autofinancement (CAF) -60 -35 99 82


Tableau N° 27 :Calcule de la CAF pour les années (2012, 2013, 2014) UM : Millions DA
Source : Elaboré par nous-mêmed’après des documents des SIG

c. Présentation graphique de la capacité d’autofinancement


Graphe N° 14 : La capacité d’autofinancement
120

100

80

60

40

20

0
2011 2012 2013 2014
-20

-40

-60

-80

Source : Elaboré par nous-même d’après le tableau N°26 et 27

La capacité d’autofinancement représente pour l’entreprise l’excédent des ressources


internes ou le surplus monétaire potentiel dégagé par l’ensemble de ses activités qu’elle peut
orienter vers son autofinancement.

Nous constatons que l’unité NAFTAL de Tizi-Ouzou, pour les exercices de 2011 et
2012 n’est pas en mesure de s’autofinancer par ces propres ressources car la capacité
d’autofinancement est négative avec 60 Million DA en 2011 et 35Million DA en 2012. Ces
valeurs négatives sont duesaux résultats déficitaires des deux exercices causés par la baisse de
l’activité de l’unité durant cette période.

Contrairement aux deux exercices précédents, les résultats des deux exercices 2013 et
2014 montrent que cette unité est largement en mesure de s’autofinancer avec une CAF de 99
Million DA en 2013 et une CAF de 82 Million DA en 2014. Cette nouvelle situation est due
au re-lancement de l’activité de l’unité avec une marge importante des ventes.

85
Chapitre IV : Analysefinancière de l’activité de l’entreprise NAFTAL Unité de Tizi-Ouzou

1.2.2. La marge brute d’autofinancement


MBA = Résultat net + dotations aux amortissements + dotations aux provisions (à
caractère de réserve)

Ou bien : MBA = Cash-flow net

Tableau n°28 :La marge brute d’autofinancement U.M : Millions DA

Désignation 2011 2012 2013 2014


Résultat net
-140 -140 11 33
Dotations/amortissements et provisions
81 106 88 74
MBA -59 -34 99 107

Source : Nos recoupements à partir des données recueillies au niveau de l’unité.


D’après le tableau ci-dessus,nous constatons que l’unité NAFTAL de Tizi-Ouzou a
dégagé des ressources plus importantes grâce à son activité, durant la période 2013,
[Link], cette entreprise est en mesure de s’autofinancer au cours de cette période.
Contrairement à la période 2011, 2012 où l’unité a dégagé des résultats négatifs et qui
explique la MBA négative réalisée. Par conséquent,l’unité NAFTAL de Tizi-Ouzou n’a pas
été en mesure de s’autofinancer au cours de cette période.

Pour la marge nette d’autofinancement et les Cash-flow, nous ne pouvons pas les
calculer car nous ne disposons pas des informations nécessaires (manque de données), nous
allons juste faire des rappels sur eux.

1.2.3. La marge nette d’autofinancement

L’autofinancement correspond au reste de capacité la d’autofinancement après avoir


distribué les dividendes aux associés. Il joue un rôle fondamental dans le développement de
l’entreprise et permet d’assurer la croissance de son actif sans faire appel à des tiers et sans
entraîner des dettes.

On peut calculer la marge nette d’autofinancement comme suit :

L’autofinancement net= résultat mis en réserve + dotation aux amortissements +


dotations aux provisions à caractère de réserve

86
Chapitre IV : Analysefinancière de l’activité de l’entreprise NAFTAL Unité de Tizi-Ouzou

1.2.4. Lecash-flow :
Il est une ressource interne de l’activité de l’entreprise durant un exercice donné, ils

Reflètent sa capacité potentielle à s’autofinancer sans faire appel aux ressources externes.

On peut calculer le cash-flow selon deux principales méthodes :

- Le cash-flow brut ;
- Le cash-flow net.
A. Cash-flow brut

Il représente un résultat net dégagé, renforcé par l’impôt sur le bénéfice et les dotations
aux amortissements et aux provisions à caractère de réserves.

Cash-flow brut =Résultat brut + Dotations aux amortissements(DAAP) +Dotations aux


provisions à caractère de réserves.
B. Cash-flow net

Il représente la capacité potentielle d’autofinancement dégagé au cours d’un exercice


avant toute distribution de dividende et après paiement de toutes les charges y compris
l’impôt et renforcé par les dotations aux amortissements et les dotations aux provisions à
caractère de réserves.

Cash-flow net =Résultat net de l’exercice + Dotations aux amortissements+Dotations


aux provisions à titre de réserve.

Conclusion

Au terme de ce chapitre, nous avons constaté que l’unité NAFTAL de Tizi-Ouzou a


réalisé une activité variante que nous pouvons classer en deux phases. La première phase est
comprise entre les années2011 et 2012,où l’unité NAFTAL de Tizi-Ouzou a enregistré une
baisse dans ces ventes et une augmentation dans ces charges d’exploitation qui ont provoqué
une baisse du niveau général de son activité avec un résultat déficitaire pour les deux
premières années. Cette baisse est due à :

- le plan d’action de l’unité pour la rénovation de quelques stations de service qui a


engendré une baisse dans les ventes ;

87
Chapitre IV : Analysefinancière de l’activité de l’entreprise NAFTAL Unité de Tizi-Ouzou

- le plan d’action pour la formation du personnel de l’unité qui a causé une augmentation
des charges d’exploitation ;
- les ruptures des stocks à plusieurs reprises durant cette période ;
- La crise des Lubrifiantsà cause de son non disponible en grandes quantités sur le
marché nationale (un produit qui implique une marge bénéficiaire importante) ayant
pour conséquence la baisse de la marge bénéficiaire de l’unité durant cette période.

La deuxième phase s’est produite durant les années 2013 et 2014. Durant cette phase,
l’unité a enregistré une croissance importantede son activité ce qui lui a permis de dégager des
bénéfices allant jusqu’à11 Million DA pour 2013 et33 Million DA pour2014. Cette
croissance est due à :

- la réouverture des stations fermées pour la rénovation avec des capacités de ventes plus
importantes ce qui a augmenté la marge commerciale de l’unité ;
- La fin de la crise des Lubrifiants qui a une grande influence sur la marge bénéficiaire
de l’unité.

88
Conclusion générale
Conclusion générale

En général, nous pouvons dire que l’analyse financière est plus qu’indispensable dans
chaque entreprise. Elle permet de détecter les points forts et les points faibles de cette dernière
et permet la comparaison de la situation financière des entreprises du même secteur.

L’analyse de la performance financière vise à porter un jugement sur l’activité de


l’entreprise à partir d’un diagnostic établi, grâce aux comptes de synthèse (les comptes de
résultat, les soldes intermédiaire de gestion).

L’analyse financière de l’activité a pour objectif essentiel l’interprétation des


performances financières de l’entreprise sur une période donnée (les SIG, les ratios de la
rentabilité et de la profitabilité).

Notre étude nous a mené à déduire que l’entreprise NAFTAL Unité de Tizi-Ouzou a
connu deux phases importantes dans son évolution, durant la période étudiée. La première
phase, comprise entre 2011 et 2012, est marquée par une baisse dans le niveau d’activité de
l’unité, avec un résultat déficitaire s’élevant à 140 Million DA. Cette baisse trouve
explication dans :

- la fermeture de quelques stations de service, pour leur rénovation, engendrant une


baisse du niveau des ventes de l’unité ;
- l’importance des dépenses consacrées à la formation du personnel ce qui a causé
une forte augmentation des charges de personnel ;
- la crise des Lubrifiants survenue durant cette période (un produit avec une marge
bénéficiaire importante pour lequel l’unité a connu une rupture de stocks durant
cette période).

La deuxième phase, comprise entre 2013 et 2014, durant laquelle l’unité a enregistré
une évolution croissante de son activité. Ce tournant a permis à l’unité de dégager des
résultats positifs de 11 Million DA en 2013 et 33 Million DA en 2014.

Cette croissance peut s’expliquer par :

- la réouverture des stations fermé qui s’est traduite par le doublement du vomlume
des ventes de l’unité, d’une part,

86
Conclusion générale

- et la fin de la crise des Lubrifiants, d’autre part.

Ces résultats nous ont permis de confirmer notre hypothèse selon laquelle la rentabilité
de l’activité de NAFTAL est suffisante pour assurer sa performance financière pour les
années 2013, 2014 mais insuffisante durant les années 2011 et 2012.

Nous avons constaté que cette entreprise présente une activité performante et
importante qui lui a permis de surmonter la situation de non performance pour atteindre la
performance financière. Nous avons montré avec l’analyse financière aussi que l’unité a
réussi à passer d’une phase déficitaire à une phase bénéficiaire.

L’analyse de l’activité de l’entreprise NAFTAL unité de Tizi-Ouzou nous a permis de


prouver que cette entreprise possède une activité performante, ce qui signifie qu’elle pourra
faire face à ces engagements et suivre son activité (cycle d’exploitation).

Pour les perspectives de l’entreprise NAFTAL confirme d’avantage sa tendance à


améliorer sa performance, avec les décisions récentes prises par l’Etat et la direction générale de
l’entreprise.

Prise de décisions récentes allant dans le sens de remédier aux difficultés financières de
l’entreprise :

 Augmentation des prix des carburants (Loi de finances de 2016) (chiffre d’affaires)

 Limitation des nombre d’heures de travail par semaine (réduction des charges de
personnel)

87
Bibliographie
Bibliographie

 Ouvrages
1. BOURGUIGNON A.,Performance et contrôle de gestion, Encyclopédie de
Comptabilité, Contrôle de gestion et Audit, Ed Economica, 2000.
2. CABY J. et KOEL J., Analyse financière, Edition : c-NODE et Pearson, éducation,
France, 2003.

3. CHAMBOST I. et CUYAUBERE T.,Gestion financière, 3èmeEdition, DUNOD, 2006.


4. COHEN E., « Analyse financière », Edition, Économica, Paris, 2004.
5. COHEN E., Analyse financière, Ed. Economica, 4ème Editions. Paris, 2004.
6. Conseil National de la Comptabilité,Projet de système comptable financier, ministère
des finances, Juillet 2006, Alger.
7. CONSO P., Gestion financière de l’entreprise, 6éme Edition, Edition Dunod, Paris,
2005.
8. DAYAN A., Manuel de gestion, 2èmeEdition, Ellipses /AUF, 2000.
9. DEPREZ M. et DUVANT M., Analyse financière, Edition Techni-plus, France, 1999.
10. GRANDE J-P., Construire un système de mesure de la performance
organisationnelle,Département Contrôle et Pilotage des Organisations, ESCP-EAP,
paris, 2006.
11. HADDAD S. et MAKHLOUF F. et BELAID MC., Les états financiers, Edition Pages
Bleues, Alger, 2010.
12. HOARAU C.,Maîtriser le diagnostic financier, 2èmeEdition ; Groupe Revue Fiduciaire,
Paris, 2001
13. HUBERT B., Analyse financière, Ed DUNOD, 4ème Editions. Paris, 2004.
14. LEGROS G., Mini Manuel de Finance d'entreprise, Dunod, Paris, 2010.
15. MARION A., Analyse financière, concepts et méthodes, Edition Dunod, Paris, 1998.
16. MARTORY B. et CROZET D.,Gestion des ressources humaines, Pilotage social et
performances, Dunod, 8ème édition, Paris
17. MEIER O., DICO du manager, Edition Dunod, Paris, 2009.
18. OTLEY D.,Performance management: a framework for management control systems
research, Management accounting research, 1999.
19. PERRIN M. et CHRISTOPHE G., Fiches d’analyse financière et diagnostic financier,
Edition ellipses, Paris, 2013.
20. PIGET P.,Gestion financière de l’entreprise, [Link], Paris, 1997.

88
Bibliographie

21. RAMAGE P., Analyse et diagnostic financier, Edition d’organisation, 2001.


22. REHJEM N., Méthode d’analyse financière, Edition Dar El Ouloum, 2007.
23. TAHILLE J-P., Analyse financière, Edition campus Dunod, 2eme édition, 2004.
 Articles et revues

BEN YOUNES S., « Analyse financière, signification économique des différents soldes
intermédiaire de gestion », Alger, Ecole préparatoire en SEGC, 2010.

GERMAIN C., « La performance globale de l’entreprise et son pilotage : quelques


réflexions », école de management, Semaine, Paris, sociale Lamy –18 octobre 2004 – nº 1186.

AHMED ZAID M., «Contribution …. Performance financière et performance sociale dans les
entreprises publiques algériennes », Algérie, Université Mouloud Mammeri, 22 Octobre 2011,
Version provisoire.

PESQUEUX Y., « La notion de performance globale ». 5èmeForum international ETHICS,


Décombre 2004, Tunis, Tunisie. (halshs-00004006).

 Mémoires

TIRCHI O., « La gestion des rémunérations outil de motivation au service de la performance


au travail », Mémoire en vue d’obtention du diplôme de Magister en science économique
Option «Management des Entreprise», Université MOULOUD Mammeri de Tizi-Ouzou,
17/07/2012.

89
LISTE DES TABLEAUX
La liste des tableaux

Tableau n°01 : Présentation du bilan comptable d’une entreprise (Bilan actif)


Tableau n°02 : Présentation du bilan comptable d’une entreprise (Bilan passif)
Tableau n°03 : Présentation du Tableau des comptes de résultat (par nature)
Tableau n°04 : Présentation du tableau des flux de trésorerie (Méthode directe)
Tableau n°05 : Présentation du tableau des flux de trésorerie (Méthode indirecte)
Tableau n°06 : Présentation du tableau de L’état de variation des capitaux propres
Tableau n°07 : Etablissement du tableau des soldes intermédiaires de gestion
Tableau n°08 : Le tableau de calcul de la CAF par la méthode soustractive
Tableau n°09 : Le tableau de calcul de CAF par la méthode additive
Tableau n°10 : Le tableau récapitulatif des comptes du résultat de l’unité D. C. Tizi-Ouzou de
l’entreprise NAFTAL
Tableau n°11 : La marge commerciale
Tableau n°12 : La production de l’exercice
Tableau n°13: La valeur ajoutée
Tableau n°14 : L’excédent brut d’exploitation (EBE/IBE)
Tableau n°15 : Le résultat d’exploitation
Tableau n°16 : Le Résultat courant avant impôts (RCAI)
Tableau n°17 : Le Résultat exceptionnel
Tableau n°18 : Les soldes intermédiaires de gestion pour les années (2011-2012)
Tableau n°19 : Les soldes intermédiaires de gestion pour les années (2012-2013)
Tableau n°20 : Les soldes intermédiaires de gestion pour les années (2013-2014)
Tableau n°21 : Ratio du chiffre d’affaire
Tableau n°22 : Ration de variation de la valeur ajoutée
Tableau n°23 : Le ratio de la performance économique
Tableau n°24 : Le ratio de performance industrielle
Tableau n°25 : Le ratio de la capacité de l’entreprise a dégagé des bénéfices
Tableau n°26 : Le Taux de la marge commercial
Tableau n°27 : Calcule de la CAF pour les années (2012, 2013, 2014) selon la méthode
soustractive
Tableau n°28 : Calcule de la CAF pour les années (2012, 2013, 2014) selon la méthode
additive
Tableau n°29 : La marge brute d’autofinancement

90
La liste des tableaux

LA LISTE DES FIGURES


Figure n°01: Les mesures de la performance
Figure n°02 : Les critères de la performance
Figure n°03 : Le circuit financier interne à l’entreprise
Figure n°04 : La formation des soldes intermédiaire de gestion
Figure n°05: Organigramme de district commercialisation de Tizi-Ouzou

LA LISTE DES GRAPHIQUES


Graphe n°01: Evolution de la marge commerciale
Graphe n°02: Evolution de la production de l’exercice
Graphe n°03 : Evolution de la valeur ajoutée
Graphe n°04: Evolution de l’excédent brut
Graphe n°05 : Evolution de résultat d’exploitation
Graphe n°06 : Evolution de Résultat courant avant impôts
Graphe n°07 : Evolution de ratio de variation du chiffre d’affaire
Graphe n°08 : Ratio de variation de la valeur ajoutée
Graphe n°09 : Ratio de la performance économique
Graphe n°10 : Ratio de la performance industrielle
Graphe n°11 : Ratio de la performance industrielle
Graphe n°12 : Ratio de la capacité de l’unité a dégagé des bénéfices
Graphe n°13 : Le Taux de la marge commercial
Graphe n°14 : La capacité d’autofinancement

91
Annexes
TABLE DES MATIERES
Table des matières

Remerciement
Dédicace
Sommaire
Les abréviations
Introduction générale.................................................................................................................... 1
Chapitre I : Rappel sur la notion de la performance dans l’entreprise ....................................... 5
Section 01 : Généralité sur la performance ................................................................................. 5
1. La notion de la performance..................................................................................................... 5
1.1 Historique et définition de la performance............................................................................. 5
1.2 La notion de la performance dans les autres domaines .......................................................... 7
2. Les critères de la performance ................................................................................................. 7
2.1 La notion d’efficacité ............................................................................................................. 8
2.2 La notion d’efficience ............................................................................................................ 8
2.3 La notion de pertinence .......................................................................................................... 8
3. Les indicateurs de la performance............................................................................................ 9
3.1 Les indicateurs financiers....................................................................................................... 9
3.2 Les indicateurs de résultat ...................................................................................................... 9
3.3 Les indicateurs de comportement........................................................................................... 10
Section 02: Les différents types de la performance..................................................................... 10
1. La performance économique et organisationnelle ................................................................... 10
2. La performance sociale et commerciale.................................................................................. 11
2.1 La performance sociale .......................................................................................................... 11
2.2 La performance commerciale................................................................................................. 12
3. La performance globale............................................................................................................ 12
Section3 : La performance financière.......................................................................................... 13
1. La notion de la performance financière................................................................................. 13
2. Les indicateurs de la performance financière......................................................................... 13
2.1. La rentabilité ................................................................................................................... 14
2.1.1. La rentabilité économique…………………………………………………….14
2.1.2. La rentabilité financière………………………………………………………..14
2.2. La profitabilité................................................................................................................. 14
3. Les outils de mesure de la performance financière ................................................................ 15
3.1. Dans l'approche comptable (compte de résultat) ............................................................ 15

102
Table des matières

3.2. Dans l’approche financière (les soldes intermédiaires de gestion) ................................. 16


Conclusion de chapitre ................................................................................................................. 18
Chapitre II : Analyse financière de l’activité d’une entreprise .................................................. 19
Section 01 : Rappel des notions essentielles de l’analyse financière .......................................... 19
1-1. Quelque définition de l’analyse financière…. ……………………………………...19
1-2. Objectifs et contraintes de l’analyse financière ............................................................. 20
1-2.1. Les objectifs de l’analyse financière............................................................................ 20
a. L’intérêt de l’analyse financière pour les dirigeants ........................................................ 20
b. L’intérêt de l’analyse financière pour les actionnaires..................................................... 20
c. L’intérêt de l’analyse financière pour la banque .............................................................. 20
d. L’intérêt de l’analyse financière pour les salariés ............................................................ 20
e. L’intérêt de l’analyse financière pour l’Etat .................................................................... 20
1-2.2. Les contraintes de l’analyse financière........................................................................ 21
a. La rentabilité .............................................................................................................. 21
b. La solvabilité .............................................................................................................. 22
1-3. Le circuit financier interne à l’entreprise ......................................................................... 23
1-3.1. Les opérations d’exploitation ............................................................................. 23
1-3.2. Les opérations d’investissement......................................................................... 23
1-3.3. Les opérations de financement .......................................................................... 23
Section 2 : Les sources de l’information financière .................................................................... 24
2-1. Les sources comptables .................................................................................................. 24
2-1.1. Le bilan .............................................................................................................. 25
2-1.2. Le compte de résultat......................................................................................... 28
2-1.3. Le tableau des flux de trésorerie ........................................................................ 30
2-1.4. L’état de variation des capitaux propres ............................................................ 33
2-2. Sources extracomptables .................................................................................................. 34
2-3. Les outilles et la démarche de l’analyse financière…………………………………. ... 34
2-3.1. L’analyse du bilan financier………………………………………………...... 34
2-3.2. L’analyse financière par la méthode d’équilibre financier .............................. 36
2-3.3. L’analyse financière par la méthode des ratios .................................................. 36
2-3.4. L’analyse de l’activité et la rentabilité de l’entreprise ....................................... 37
Section 3 : Analyse financière de l’activité de l’entreprise ......................................................... 37
3-1. Analyse du compte de résultat ...................................................................................... 37

103
Table des matières

3-2. Les soldes intermédiaires de gestion (SIG) ................................................................ 42


3-2.1. Structure soldes intermédiaires de gestion ................................................................ 43
3-2.2. Signification des différentes soldes intermédiaires de gestion.................................. 45
3-3. Analyse de l’activité d’une entreprise par ratios ......................................................... 46
3-3.1. Les ratios d’activité ................................................................................................... 47
3-3.2. Les indicateurs de profitabilité .................................................................................. 48
3-3.3. Analyse de la rentabilité ............................................................................................ 49
a. La capacité d’autofinancement(CAF) .............................................................................. 49
b. l’autofinancement............................................................................................................. 51
c. le cash-flow ...................................................................................................................... 51
Conclusion ................................................................................................................................... 52
Chapitre III: Présentation générale de l’entreprise NAFTAL ................................................... 53
Section 1 : La Connaissance de l’Entreprise ............................................................................... 53
1-1. L’historique de l’entreprise NAFTAL ............................................................................. 53
1-2. Les missions Principales de NAFTAL............................................................................. 54
1-3. L’organisation de l’Entreprise NAFTAL......................................................................... 54
Section 2 : La Présentation de District Commercialisation de Tizi-Ouzou................................. 55
2-1. La Présentation de District COM Tizi-Ouzou.................................................................. 55
2-2. L’organisation et L’organigramme de District COM Tizi-Ouzou ................................... 55
2-3. Les Différents Départements de District COM Tizi-Ouzou ............................................ 57
2-3.1. Le département Finance et Comptabilité………………………………………….57
2-3.2. Le département Administration et Moyens Généraux…………………………...57
2-3.3. Le département Transport et Technique …………………………………………57
2-3.4. Le département Commercial………………………………………………………57
2-3.5. Le département Informatique de Gestion…………………………………………58
2-4. La présentation du Réseau de Distribution de District COM Tizi-Ouzou………….59
Conclusion ................................................................................................................................. 60
Chapitre IV: Analyse financière de l’activité de l’entreprise NAFTAL Unité de Tizi- Ouzou. 61
Introduction .................................................................................................................................. 61
Section 01 : Analyse des comptes de résultat de l’entreprise NAFTAL (2011-2014) ................ 61
1.1. Présentation de tableau récapitulatif des comptes de résultats (2011-2014) ................. 61
1.2. Les Soldes Intermédiaires de Gestion ............................................................................. 63
1.2.1. Le fonctionnement financier des Soldes Intermédiaires de Gestion ………...63

104
Table des matières

a. La marge commerciale……………………………………………………….64
b. La production de l'exercice…………………………………………………..65
c. La Valeur Ajoutée……………………………………………………………66
d. L'excédent brut d'exploitation (ou insuffisance brute d’exploitation)……..67
e. Le résultat d’exploitation………………………………………………….....69
f. Le Résultat courant avant impôts (RCAI)……………………………………70
g. Le résultat exceptionnel……………………………………………………....71
h. Le résultat net………………………………………………………………....72
1.3. Etablissement des tableaux des soldes intermédiaires de gestion…………………..72
Section 02 : Analyse des ratios d’activité et la capacité d’autofinancement ………………74
2.1. Les principaux ratios issus des SIG………………………………………………...74
2.1.1. Les Ratios d'activité…………………………………………………....74
a. Le ratio d’évolution du chiffre d’affaire (CA) ……………………………….74
b. Le taux d’évolution de la valeur ajoutée………………………………………75
2.1.2. Les Ratios de profitabilité………………………………………………77
a. Le ratio de la performance économique………………………………………77
b. Le ratio de la capacité de l’entreprise à dégager des bénéfices……………….78
2.1.3. Ratios de rentabilité de l'activité………………………………………..79
2.2. La Capacité d’autofinancement (CAF) de l’unité NAFTAL de Tizi-Ouzou……….80
2.2.1. Calcule de la CAF pour les années……………………………………..80
a. Selon la méthode soustractive (réglementaire) ……………………………...80
b. Selon la méthode additive…………………………………………………….81
c. Présentation graphique de la capacité d’autofinancement…………………..82
2.2.2. La marge brute d’autofinancement……………………………………..82
2.2.3. La marge nette d’autofinancement……………………………………...83
2.2.4. Le cash flow…………………………………………………………….83
a. Cash Flow brut…………………………………………………………..84
b. Cash Flow net…………………………………………………………...84
Conclusion……………………………………………………………………………………85
Conclusion général………………………………………………………………………….86
Conclusion général………………………………………………………………………….86
Bibliographies……………………………………………………………………………….88
Liste des tableaux, figures et graphes………………………………………………………90

105
Table des matières

Annexes……………………………………………………………………………………..92
Tables des matières………………………………………………………………………..102

106

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