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Rapport GKT

Le projet de fin de cycle présente une révision des paramètres de forage et de tir pour réduire la dilution dans la mine souterraine de Gounkoto, en mettant l'accent sur l'utilisation de la tarière pour définir de nouvelles cibles d'exploration. Le document aborde également la géologie de la région, les travaux effectués, ainsi que des recommandations pour améliorer l'exploitation minière. La mine de Gounkoto, exploitée par Barrick Gold, est un acteur clé de l'économie locale et nationale, avec des réserves significatives et des initiatives de développement communautaire.

Transféré par

Ibrahima Coulibaly
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Rapport GKT

Le projet de fin de cycle présente une révision des paramètres de forage et de tir pour réduire la dilution dans la mine souterraine de Gounkoto, en mettant l'accent sur l'utilisation de la tarière pour définir de nouvelles cibles d'exploration. Le document aborde également la géologie de la région, les travaux effectués, ainsi que des recommandations pour améliorer l'exploitation minière. La mine de Gounkoto, exploitée par Barrick Gold, est un acteur clé de l'économie locale et nationale, avec des réserves significatives et des initiatives de développement communautaire.

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MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT REPUBLIQUE DU MALI

SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE
SCIENTIFIQUE UN PEUPLE- UN BUT –UNE FOI

***************************************************************************

ECOLE NATIONALE D’INGENIEURS ABDRAMANE BABA TOURE

DEPARTEMENT DE GEOLOGIE ET MINES

PROJET DE FIN DE CYCLE

REVISION DES PARAMETRES DE FORAGE ET TIR DANS LE BUT DE LA REDUCTION DE LA


DILUTION DANS LA MINE SOUTERRAINE DE GOUNKOTO

Présenté par :

En vue de l’obtention du diplôme de licence professionnelle

Option : Mine-Géologie

Encadreur professionnel :

Encadreur académique :

Promotion :
2022-2023 Date de soutenance : / /2025
Table des matières
INTRODUCRION .......................................................................................................................... 4
CHAPITRE I : Généralité .............................................................................................................. 5
PARLONS DE BARRICK GOLD................................................................................................... 6
PARLONS DE LA MINE GOUNKOTO ......................................................................................... 6
1. Situation géographique : ............................................................................................. 7
2. Relief : .......................................................................................................................... 8
3. Hydrographie : ............................................................................................................. 8
4. Climat : ......................................................................................................................... 8
5. Faune et Flore : ............................................................................................................ 9
6. Population et activités : ............................................................................................... 9
CONTEXT GEOLOGIQUE .......................................................................................................... 9
1. Le craton Ouest-africain : ........................................................................................... 11
2. Description de la boutonnière de Kédougou-Keniéba : ............................................ 16
3. La minéralisation de la série de Kofi : ........................................................................ 19
4. Lithologie : ................................................................................................................. 20
5. Tectonique ................................................................................................................. 23
6. Altération : ................................................................................................................. 24
OBIECTIF ............................................................................................................................... 26
Échantillonnage du sol...................................................................................................... 26
Détection des anomalies géochimiques........................................................................... 26
Cartographie géologique : ................................................................................................ 26
Réduction des coûts ......................................................................................................... 27
Accès à des zones difficiles ............................................................................................... 27
TRAVAUX HISTORIQUES ........................................................................................................ 27
CHAPITRE II : TRAVAUX EFFECTUES .......................................................................................... 28
TRAVEAUX PREALABLE : ........................................................................................................... 29
1. Cartographie : ............................................................................................................ 29
Organisation de la campagne de forage dans Kofi-Est : ....................................................... 38
1. Motivation de la campagne (motivation) : ................................................................ 38
2. Personnel chargé de la campagne : ........................................................................... 38

L’apport de la tarière dans la définition de nouvelles cibles dans la partie Est de la série de Kofi sur le permis de
GOUNKOTO 1
3. Matériels utilisés : ...................................................................................................... 39
4. Méthodologie : .......................................................................................................... 40
5. Conditionnement des échantillons : ....................................Erreur ! Signet non défini.
6. Description : ............................................................................................................... 42
7. Difficultés rencontrées : ............................................................................................. 48
RESULTATS : ........................................................................................................................... 46
1. Analyse des données : .........................................................Erreur ! Signet non défini.
2. Interprétation des résultats de laboratoire : ............................................................. 46
3. Identification des cibles : ........................................................................................... 48
CHAPITRE III : RECOMMANDATION ET CONCLUSION .............................................................. 48
RECOMMADATION ............................................................................................................... 49
CONCLUSION ........................................................................................................................ 49

L’apport de la tarière dans la définition de nouvelles cibles dans la partie Est de la série de Kofi sur le permis de
GOUNKOTO 2
Reference bibliographique :
[Link]
[Link]

L’apport de la tarière dans la définition de nouvelles cibles dans la partie Est de la série de Kofi sur le permis de
GOUNKOTO 3
INTRODUCRION
Dans le cadre de la formation de ses élèves et futurs ingénieurs, l'ENI-ABT comme toute
grande école donne d’opportunité d’entreprendre des projets de fin de cycle enfin de liée
leurs connaissances théoriques à la pratique.

Ce stage a pour but de familiariser de nous familiarisés avec les outils de travail et de faciliter
l’insertion professionnelle

Dans le cadre de mon stage à la mine d'or de Gounkoto, j'ai eu l'opportunité d'explorer
l'importance de l'utilisation de la tarière pour la définition de nouvelles cibles dans la partie
Est de la série de Kofi. Cette méthode de forage joue un rôle crucial en permettant d'obtenir
des informations précieuses sur la géologie du sous-sol et ainsi, d'identifier de potentielles
zones d’intérêt pour l'exploitation future. Mon travail consiste à analyser comment les
résultats obtenus grâce à cet outil contribuent à mieux comprendre la structure géologique
de cette zone et à affiner les stratégies d’exploration pour maximiser les rendements miniers.

Ce rapport porte trois (3) grandes parties

Généralité

Travaux effectués

Conclusion et recommandations

L’apport de la tarière dans la définition de nouvelles cibles dans la partie Est de la série de Kofi sur le permis de
GOUNKOTO 4
CHAPITRE I : GENERALITE

L’apport de la tarière dans la définition de nouvelles cibles dans la partie Est de la série de Kofi sur le permis de
GOUNKOTO 5
PARLONS DE BARRICK GOLD
Barrick Gold Corporation (appelée Société aurifère Barrick sur SEDAR2) est une entreprise
canadienne d'exploitation et de développement de sites miniers (or, argent, cuivre) dont le
siège social est situé à Toronto, Ontario.

Barrick Gold Corporation est reconnue comme la plus grande société minière d’or au monde.
Fondée en 1983 par Peter Munk. Elle occupait jusqu'en 2018 la place de numéro un mondial
dans l'extraction minière de l'or, devant l'américaine Newmont Mining et les sud-africaines
Goldfields et AngloGold Ashanti.

La compagnie exploite plusieurs sites miniers en Afrique :

Mine d'or de Tongon, Côte d'Ivoire


Mine d'or de Kibali, république démocratique du Congo
Mine d'or de Morila, Mali
Mine d'or de Loulo, Mali
Mine d'or de Gounkoto, Mali

PARLONS DE LA MINE GOUNKOTO


Inauguré le lundi 6 août 2019, la nouvelle mine d’or de Gounkoto couvre un permis d’une
superficie d’environ 99,944 km2. De par sa configuration géologique, il est considéré comme
satellite du gisement principal de Loulo.

Les réserves de la mine sont évaluées à 51,44 tonnes d’or à la teneur moyenne de 5g/t. Sa
durée de vie est estimée à 8 ans avec des possibilités d’extension suivant les réserves
souterraines disponibles. Le projet de Gounkoto envisage de créer environ 652 emplois dont
566 pour la mine, 68 pour l’administration et 18 pour la sécurité et le personnel d’appui.

Aux dires du ministre du Commerce, des Mines et de l’Industrie, Me Ahmadou Touré,


l’inauguration de la mine de Gounkoto en ces moment difficiles de l’histoire de notre pays
est un signe d’engagement et une marque de confiance des investisseurs miniers à
poursuivre les opérations d’exploration et d’exploitation dans notre pays. « Elle confirme
également une tradition séculaire de production aurifère dans notre pays qui compte de nos
jours 8 mines d’or en exploitation pour une production moyenne annuelle d’environ 50
tonnes d’or ».

Pour le représentant du Premier ministre, Tiéna Coulibaly, ministre de l’Economie, des


Finances et du Budget, l’inauguration de cette 9e mine permet de conforter la position de 3e
producteur d’or de notre pays en Afrique après l’Afrique du Sud et le Ghana. A l’en croire,

L’apport de la tarière dans la définition de nouvelles cibles dans la partie Est de la série de Kofi sur le permis de
GOUNKOTO 6
dans la détermination du gouvernement de faire le secteur minier l’un des leviers de
l’économie, plusieurs initiatives ont été lancées parmi lesquelles la révision du code minier.

La mine d’or de Gounkoto a été découverte par la société RandGold Resources à l’intérieur
du permis de recherche initialement attribué à la Société des mines d’or de Loulo (Somilo-
SA). En octobre 2010, Som ilo SA a décidé de la création de la société de Gounkoto SA qui
sera chargée de l’exploitation du gisement dans laquelle l’Etat détiendra une participation au
capital social de 20 %.

Avec un cours moyen de l’once estimé à 1200 dollars américains, les revenus attendus par
l’Etat sur la durée de vie de la mine est estimée à 500 millions de dollars, soit environ 250
milliards de F CFA. Ces investissements n’incluent pas ceux qui seront réalisés dans des
actions de développements communautaires ainsi que les autres impôts et taxes dus.

Signal d’espoir

S’inscrivant dans une logique d’intégration de la mine à son environnement, Somilo-SA a déjà
commencé à réaliser des actions de développement économique et social en concertation
avec les autorités communales et villageoises. Le projet a réalisé dans les localités voisines de
la mine des forages d’eau, des centres de santé, des écoles de base, des routes et des ponts.

Selon le maire de la Commune de Kéniéba, Salikou Diallo, la mine d’or de Gounkoto est une
source d’espoir pour tout le Mali. Il s’est félicité que le projet bien qu’étant à ses débuts a
commencé à accompagner la Commune de Kéniéba. Pour Philippe Liétsard, le président du
conseil d’administration de RandGold Resources, la mine d’or de Gounkoto est la 4e mine
d’or de sa société au Mali.

L’exploitation du gisement de Gounkoto se fait en mine souterraine. Le minerai, après


extraction est concassé sur place à puis transporté par camion dans les installations de la
mine d’or de Loulo pour les traitements métallurgiques en vue de l’extraction de l’or.

Il est à noter qu’autour du gisement principal de Gounkoto, deux autres cibles potentielles
ont été identifiées dont l’une non loin du village de Faraba sur 23 hectares et l’autre dans une
zone dénommée P64 sur 3 hectares.

Description de la zone :

Situation géographique :

Le complexe de Loulo-Gounkoto comprend deux permis miniers distincts, Loulo qui


comprend les gisements de Gara, Yalea et Baboto au nord, et la mine de Gounkoto au sud.
Tous deux sont situés dans l'ouest du Mali, à moins de 2 km à l'est de la frontière avec le
Sénégal (marquée par la rivière Falémé). Le district est à 350 km à l'ouest de Bamako et à 220
km au sud de Kayes. Yalea est à 6,5 km au sud de Gara et Gounkoto est à 16 km au sud de
Yalea (#Localisation : Gara 13° 5' 10"N, 11° 24' 59"O ; Yalea 13° 1' 42"N, 11° 23' 34"O ;
Baboto 13°06’25.8’’N, 11°20’20.9’’W ; Gounkoto s 12° 52' 18"N, 11° 23' 19"O).

L’apport de la tarière dans la définition de nouvelles cibles dans la partie Est de la série de Kofi sur le permis de
GOUNKOTO 7
La mine d'or de Loulo appartient à la Société des Mines de Loulo SA, et la Société des Mines
de Gounkoto est propriétaire de la mine d'or de Gounkoto. Les deux sociétés sont détenues
par Barrick Gold Corp.

Le champ aurifère est situé dans la ceinture aurifère de l'ouest du Mali, qui s'étend sur 180
km du nord au sud le long de la frontière sénégalaise. Les mines opérationnelles
comprennent Gara, Yalea, Gounkoto, Sadiola et Yatela. Ces gisements sont tous liés à la zone
de cisaillement Sénégal-Mali, un linéament majeur à l'échelle crustale. Le gisement de
Tabakoto et de Segala fait partie d'une ceinture parallèle à environ 20 km à l'est.

Relief :

Le relief est peu accentué avec une altitude moyenne de 350 - 400m, dominé par des
plaines, des bas-fonds et des plateaux. Les sols sont du type latéritique, sablo-
argileux, gravillonnaires (dominantes), et argilo-limoneux.

Hydrographie :

La zone est bordée par le fleuve Falémé qui fait office de frontière avec le Sénégal, et
des petites rivières saisonnières Les débits de ces cours d’eaux est variable en
fonction des saisons, Le Falémé est un cours d'eau bien alimenté en moyenne, mais
extrêmement irrégulier. Il connait de longues périodes de maigres avec assèchement
parfois complet. Le débit moyen mensuel observé en mai (minimum d'étiage)
n'atteint que 0,5 m3/s (500 litres), soit plus de 1500 fois moins que le débit moyen du
mois de septembre, ce qui témoigne de sa très grande irrégularité saisonnière. Sur la
durée d'observation de 60 ans, le débit mensuel minimal a été de 0 m3/s (cours d'eau
complètement à sec), tandis que le débit mensuel maximal s'élevait à 1 805 m3/s.

Climat :

La mine de Gounkoto est située dans une zone à climat chaud et sec
La température maximale à Gounkoto est en moyenne de 38°C sur l’année (de 34°C
en aout à 43°C en avril) Il pleut 590mm d’eau sur l’année sur deux (2) saisons :

La saison sèche allant de Novembre à Mai et la saison pluvieuse de Juin à Octobre

L’apport de la tarière dans la définition de nouvelles cibles dans la partie Est de la série de Kofi sur le permis de
GOUNKOTO 8
L’image ci-dessous montre la variation de température maximale et minimale le long des
mois dans l’année

Figure 1-0-1 : Température moyenne annuelle

Source : NOAA

Faune et Flore :

La végétation est composée de forêts naturelles et dominée par des espèces comme
le néré, le karité, Aujourd’hui la faune est réduite à cause de la pression
démographique, du défrichement inadapté, de la degré adition de l’environnement.
On y rencontrait des éléphants, des phacochères, des pintades, des antilopes, des
écureuils, des serpents, des lapins, des singes, etc.

Population et activités :

La population est estimée à 12210 habitants de Kadiolo, elle est composée de


malinké majoritaire, de Minianka et de peulhs éleveurs. Les langues parlées sont : le
malinké, le Bambara. Les principales religions sont l’islam, le christianisme, et
l’animisme. Actuellement l’orpaillage est le moteur principal de l’économie. En fait, la
population se donne aussi à la cueillette du Miel, Néré, Karité, Mangues, à la chasse
et à l’orpaillage.

CONTEXT GEOLOGIQUE
Le district se situe sur le versant oriental de la boutonnière paléoprotérozoïque de
Kédougou-Kéniéba , qui couvre l'est du Sénégal et l'ouest du Mali, représentant l'exposition
la plus occidentale du supergroupe birimien du craton ouest-africain (2050 à 2200 Ma). Cette
boutonnière est limitée sur sa marge occidentale par la ceinture orogénique hercynienne des
Mauritanides (Villeneuve, 2008) et est entourée de tous côtés par des grès plats discordants
sus-jacents du bassin intracratonique néoprotérozoïque de Taoudeni (Villeneuve et Cornée,
1994).

Français Le domaine birimien de la boutonnière de Kédougou-Kéniéba a été subdivisé en


une ceinture occidentale de granites et de roches vertes (la série de Mako) et un bassin
sédimentaire oriental contenant la série de Dialé-Daléma , séparés par la zone de

L’apport de la tarière dans la définition de nouvelles cibles dans la partie Est de la série de Kofi sur le permis de
GOUNKOTO 9
cisaillement transcurrente principale curvilinéaire d'échelle régionale , qui s'oriente du NE-
SW au SW, au nord-sud au nord (Bassot, 1987).

La série de Mako est composée de laves basaltiques et andésitiques tholéiitiques, avec des
agglomérats volcaniques intercalés (entre 2160 et 2197 Ma ; Boher, 1991 ; Dia et al. , 1997)
et des tufs rubanés (Gueye et al. , 2008), des unités volcanoclastiques calco-alcalines et des
roches sédimentaires dérivées se trouvent le long de sa marge orientale. Les roches de la
série Mako sont recoupées par un complexe de plutons mafiques et felsiques pré- et syn-
tectoniques (Dia et al. , 1997 ; Dioh et [Link]çais , 2006; Gueye et al. , 2008), mis en place
entre 2210 et 2070 Ma (Bassot et Caen-Vachette; 1984; Dia, 1988; Dia et al. , 1997; Hirdes et
Davis, 2002; Gueye et al. , 2007).

Le bassin de Dialé-Daléma contient des grès et des siltstones plissés, interstratifiés avec des
tufs calco-alcalins à cendres et à lapilli (Bassot, 1987; Hirdes et Davis, 2002), et est
généralement considéré comme plus jeune que la série de Mako (Bassot, 1987; Dia, 1988;
Abouchami et al. , 1990). Français Les roches silicoclastiques de la séquence Dialé-Daléma
ont des âges sur zircon détritique compris entre 2096±8 et 2165±1 Ma (Milési et al. , 1989 ;
Hirdes et Davis, 2002). La série Dialé-Daléma est recoupée au centre par la monzonite-
granite quartzique de Saraya (Pons et al. , 1992), âgée de 2079±Ma (Hirdes et Davis, 2002).

La ceinture de Falémé, un complexe volcano-plutonique calco-alcalin d'environ 20 km de


large, orienté nord-sud, dans la partie orientale de la boutonnière de Kédougou-Kéniéba, est
considérée comme distincte de la série Dialé-Daléma (Hirdes et Davis, 2002 ; Lawrence,
2010). Français Elle comprend une séquence de roches sédimentaires riches en carbonates,
des basaltes et des andésites mineurs, de rares rhyolites et des granitoïdes syntectoniques
(Ndiaye et al. , 1997 ; Hirdes et Davis, 2002). Dans les parties sud de la ceinture de Falémé,
une coulée de rhyolite a été datée de 2099±4 Ma, les plutons environnants de Boboti et du
sud de Falémé étant datés respectivement de 2080±1 et 2082±1 Ma (Hirdes et Davis, 2002).
La marge orientale de la ceinture de Falémé est définie par la zone de cisaillement Sénégal-
Mali, la séparant du bassin sédimentaire de Kofi au Mali, qui contient la série de Kofi , une
séquence de grès, d'argilites et de carbonates de plate-forme, recoupée par des granites
syntectoniques de type S, peralumineux à biotite (de composition similaire au batholite de
Saraya). Les roches sédimentaires détritiques de la Série de Kofi à Loulo se situent entre
2093±7 et 2125±27 Ma (Boher et al. , 1992), recoupées par le leucogranite de Gamaye de
2045±27 Ma , au sud du bassin sédimentaire (Bassot et Caen-Vachette, 1984).

Les roches birimiennes de la boutonnière de Kédougou-Kéniéba sont polycycliques


déformées, avec une histoire métamorphique liée à l'événement orogénique éburnéen
(Ledru et al. , 1991 ; Dabo et Aïfa, 2010 ; 2011). La déformation initiale (D1) est compressive,
liée à l'accrétion initiale des terranes birimiens (Milési et al. , 1989, 1992 ; Ledru et
[Link]çais , 1991). La déformation D2 et D3 est associée au mouvement transcurrent et à la
formation de zones de cisaillement nord-sud d'échelle régionale (zone transcurrente
principale et zone de cisaillement Sénégal-Mali) et de structures subsidiaires (Bassot et

L’apport de la tarière dans la définition de nouvelles cibles dans la partie Est de la série de Kofi sur le permis de
GOUNKOTO 10
Dommanget et al. , 1986; Ledru et al. , 1991). La déformation transcurrente est synchrone
avec la minéralisation aurifère et la mise en place de plusieurs granitoïdes calco-alcalins (par
exemple, les granites peralumineux de Saraya, Yatia, Gamaye, les granitoïdes de Falémé et la
plus jeune génération de plutons subcirculaires de Mako; Ledru et al. , 1989; Pons et al. ,
1992; Gueye et al. , 2008). Le métamorphisme régional au faciès des schistes verts est
associé à la fois aux phases compressives et transcurrentes de déformation (Lawrence et al. ,
2013).

Le craton Ouest-africain :
Le COA est limité au nord par l’Anti Atlas, à l’Est par la zone mobile orientale formée par les
chaines panafricaines du Hoggar et de l’Adrar des Iforas, des Dahoméyides au sud, et à
l’Ouest par les zones mobiles des Mauritanides et des Rockélides. Le Craton Ouest Africain
est recouvert en grande partie par des formation sédimentaires d’âge protérozoïque
supérieur et Paléozoïque des bassins de Tindouf au Nord et de Taoudeni au centre.
Le Craton Ouest Africain comprend en trois (3) grands ensembles structuraux :

- au Nord, la dorsale Réguibat ;

- au Sud, la dorsale de Léo qui couvre une large région qui va du Libéria au Ghana ;

- et les boutonnières de Kédougou-Kéniéba et de Kayes qui afleurent entre les deux dorsales.
Les boutonnières sont formées exclusivement de terrains birimiens alors que les dorsales sont
constituées à la fois de terrains archéens et birimiens. Le Mali est situé sur le craton Ouest-
africain essentiellement de terrains d’âge Archéens et protérozoïque moyens stabilisés il y a
environ 1500-1600 Ma. Le craton ouest africain est constitué dans sa partie Nord par la dorsale
de Réguibat et dans sa partie Sud par la dorsale de Léo ou de Man. La partie centrale est
occupée par un vaste bassin sédimentaire appelé Bassin de Taoudenni dont la sédimentation
aurait eu lieu entre le protérozoïque et le Carbonifère.

L’apport de la tarière dans la définition de nouvelles cibles dans la partie Est de la série de Kofi sur le permis de
GOUNKOTO 11
Dans sa partie Ouest apparaissent deux fenêtres de roches volcano-sédimentaires : la fenêtre
de Kédougou-Keniéba. La zone de kénieba est située sur la marge Nord des terrains d’âge
archéen et protérozoïque de la dorsale de Léo Man. La dorsale de Man à son tour est située

Figure 0-2: Craton Ouest Africain

au Sud de la moitié du craton Ouest africain. Cette dorsale est dominée par des granites et
gneiss du paléo à méso- protérozoique avec une élongation de roches sédimentaire sous forme
de ceinture du supergroupe du Birrimien d’ère paléo-protérozoïque et du cycle éburnéen. La
zone de Kofi est située sur la faille Sénegalo-Malienne. Cette faille est une faille fictive qui se
démarque par une discontinuité de part et d’autre.

a. Formations archéennes

Le craton à l’Archéen est composé de roches très anciennes de type TTG (Tonalite-
Trondhjémite-Granodiorite) et de ceintures de roches vertes constituées de méta-volcanites
et méta-sédiments généralement associés à des formations ferrifères (BIF), datées entre 3 et
2,7 Ga qui n’affleurent que dans les parties occidentales des dorsales. Il est affecté par deux
cycles orogéniques notamment le Léonien, daté de 2,9 à 2,7Ga (Beckinsale et al, 1980) et le
Libérien, de 2,7 à 2,5 Ga (Camil et al., 1984). Les formations archéennes affleurent de façon
continue dans la partie occidentale du Craton Ouest Africain, de la Sierra Leone à l’ouest de la
Côte d’Ivoire (Fig.1). Elles sont limitées à l’est par le décrochement majeur du Sassandra d’
orientation subméridienne (Bessoles, 1977), à l’ouest par la chaine panafricaine des
Rockelides et au nord par une zone de déformation éburnéenne orientée globalement E-W, à

L’apport de la tarière dans la définition de nouvelles cibles dans la partie Est de la série de Kofi sur le permis de
GOUNKOTO 12
l’origine du chevauchement des formations protérozoïques sur le socle archéen (Milési et al.,
1989).

b. Formations birrimiennes

Les terrains d’âge paléo protérozoïque connus sous le nom de Birimien, sont définis pour la
première fois par Kitson (1928) dans la rivière du Birrimien, située au nord-ouest d’Accra, au
Ghana (Fig.1). La subdivision et la chronologie des ensembles birimien inférieur et birimien
supérieur ont toujours été débattues depuis les travaux de Jeuner, (1940), Bassot, (1963),
Tagini, (1971), Kesse, (1986) et Milési et al. (1989). Cela a permis d’établir la synthèse des
résultats cartographiques, des unités lithologiques obtenues dans les différents provinces
birimiennes. C’est ainsi que les auteurs cités retiennent les trois hypothèses lithologiques
suivantes. L’unité volcanique s’est déposée sur les méta-sédiments dans le Birimien du Ghana
(Junner, 1940, Bates, 1955), dans le sillon de Fétékro en Côte d’Ivoire (Lemoine et al., 1985 ;
Fabre et al., 1990) et dans la boutonnière de Kédougou – Kéniéba (Milési et al., 1986).L’unité
volcanique forme la base du Birimien, sur laquelle se sont déposés les méta-sédiments (Bassot,
1966 ; Tagini, 1971 ; Ngom, 1985 ; Dioh, 1986 ; Dia, 1988 ; Bertrand et al., 1989 ; Diallo, 1994
; Ndiaye, 1994 ; Abouchami et al., 1990).Les unités volcaniques et sédimentaires sont
considérées comme des équivalents latéraux de faciès dans le Birimien du Ghana (Leube et al.,
1990). Les résultats géochimiques isotopiques militent en faveur de l’unité volcanique basique
qui constitue la base des formations birimiennes (Abouchami et al. 1990 ; Boher et al. 1992).

CONTEXT REGIONAL :
Le district se situe sur le versant oriental de la boutonnière paléoprotérozoïque de Kédougou-
Kéniéba , qui couvre l'est du Sénégal et l'ouest du Mali, représentant l'exposition la plus
occidentale du supergroupe birimien du craton ouest-africain (2050 à 2200 Ma). Cette
boutonnière est limitée sur sa marge occidentale par la ceinture orogénique hercynienne des
Mauritanides (Villeneuve, 2008) et est entourée de tous côtés par des grès plats discordants
sus-jacents du bassin intracratonique néoprotérozoïque de Taoudeni (Villeneuve et Cornée,
1994).

Français Le domaine birimien de la boutonnière de Kédougou-Kéniéba a été subdivisé en une


ceinture occidentale de granites et de roches vertes (la série de Mako ) et un bassin
sédimentaire oriental contenant la série de Dialé-Daléma , séparés par la zone de cisaillement
transcurrente principale curvilinéaire d'échelle régionale , qui s'oriente du NE-SW au SW, au
nord-sud au nord (Bassot, 1987).

L’apport de la tarière dans la définition de nouvelles cibles dans la partie Est de la série de Kofi sur le permis de
GOUNKOTO 13
La série de Mako est composée de laves basaltiques et andésitiques tholéiitiques, avec des
agglomérats volcaniques intercalés (entre 2160 et 2197 Ma ; Boher, 1991 ; Dia et al. , 1997) et
des tufs rubanés (Gueye et al. , 2008), des unités volcanoclastiques calco-alcalines et des
roches sédimentaires dérivées se trouvent le long de sa marge orientale. Les roches de la série
Mako sont recoupées par un complexe de plutons mafiques et felsiques pré- et syn-
tectoniques (Dia et al. , 1997 ; Dioh et [Link]çais , 2006; Gueye et al. , 2008), mis en place
entre 2210 et 2070 Ma (Bassot et Caen-Vachette; 1984; Dia, 1988; Dia et al. , 1997; Hirdes et
Davis, 2002; Gueye et al. , 2007).

Le bassin de Dialé-Daléma contient des grès et des siltstones plissés, interstratifiés avec des
tufs calco-alcalins à cendres et à lapilli (Bassot, 1987; Hirdes et Davis, 2002), et est
généralement considéré comme plus jeune que la série de Mako (Bassot, 1987; Dia, 1988;
Abouchami et al. , 1990). Français Les roches silicoclastiques de la séquence Dialé-Daléma ont
des âges sur zircon détritique compris entre 2096±8 et 2165±1 Ma (Milési et al. , 1989 ; Hirdes
et Davis, 2002). La série Dialé-Daléma est recoupée au centre par la monzonite-granite
quartzique de Saraya (Pons et al. , 1992), âgée de 2079±Ma (Hirdes et Davis, 2002).

La ceinture de Falémé , un complexe volcano-plutonique calco-alcalin d'environ 20 km de


large, orienté nord-sud, dans la partie orientale de la boutonnière de Kédougou-Kéniéba, est
considérée comme distincte de la série Dialé-Daléma (Hirdes et Davis, 2002 ; Lawrence, 2010).
Français Elle comprend une séquence de roches sédimentaires riches en carbonates, des
basaltes et des andésites mineurs, de rares rhyolites et des granitoïdes syntectoniques (Ndiaye
et al. , 1997 ; Hirdes et Davis, 2002). Dans les parties sud de la ceinture de Falémé, une coulée
de rhyolite a été datée de 2099±4 Ma, les plutons environnants de Boboti et du sud de Falémé
étant datés respectivement de 2080±1 et 2082±1 Ma (Hirdes et Davis, 2002). La marge
orientale de la ceinture de Falémé est définie par la zone de cisaillement Sénégal-Mali , la
séparant du bassin sédimentaire de Kofi au Mali, qui contient la série de Kofi , une séquence
de grès, d'argilites et de carbonates de plate-forme, recoupée par des granites syntectoniques
de type S, peralumineux à biotite (de composition similaire au batholite de Saraya). Les roches
sédimentaires détritiques de la Série de Kofi à Loulo se situent entre 2093±7 et 2125±27 Ma
(Boher et al. , 1992), recoupées par le leucogranite de Gamaye de 2045±27 Ma , au sud du
bassin sédimentaire (Bassot et Caen-Vachette, 1984).

Les roches birimiennes de la boutonnière de Kédougou-Kéniéba sont polycycliques


déformées, avec une histoire métamorphique liée à l'événement orogénique éburnéen (Ledru
et al. , 1991 ; Dabo et Aïfa, 2010 ; 2011). La déformation initiale (D1) est compressive, liée à
l'accrétion initiale des terranes birimiens (Milési et al. , 1989, 1992 ; Ledru et [Link]çais ,
1991). La déformation D2 et D3 est associée au mouvement transcurrent et à la formation de
zones de cisaillement nord-sud d'échelle régionale (zone transcurrente principale et zone de
cisaillement Sénégal-Mali) et de structures subsidiaires (Bassot et Dommanget et al. , 1986;
Ledru et al. , 1991). La déformation transcurrente est synchrone avec la minéralisation aurifère
et la mise en place de plusieurs granitoïdes calco-alcalins (par exemple, les granites

L’apport de la tarière dans la définition de nouvelles cibles dans la partie Est de la série de Kofi sur le permis de
GOUNKOTO 14
peralumineux de Saraya, Yatia, Gamaye, les granitoïdes de Falémé et la plus jeune génération
de plutons subcirculaires de Mako ; Ledru et al. , 1989; Pons et al. , 1992; Gueye et al. , 2008).
Le métamorphisme régional au faciès des schistes verts est associé à la fois aux phases
compressives et transcurrentes de déformation (Lawrence et al. , 2013).

LA GEOLOGIE DU DISTRICT :
Le district se situe sur le versant oriental de la boutonnière paléoprotérozoïque de Kédougou-
Kéniéba , qui couvre l'est du Sénégal et l'ouest du Mali, représentant l'exposition la plus
occidentale du supergroupe birimien du craton ouest-africain (2050 à 2200 Ma). Cette
boutonnière est limitée sur sa marge occidentale par la ceinture orogénique hercynienne des
Mauritanides (Villeneuve, 2008) et est entourée de tous côtés par des grès plats discordants
sus-jacents du bassin intracratonique néoprotérozoïque de Taoudeni (Villeneuve et Cornée,
1994).

Français Le domaine birimien de la boutonnière de Kédougou-Kéniéba a été subdivisé en une


ceinture occidentale de granites et de roches vertes (la série de Mako ) et un bassin
sédimentaire oriental contenant la série de Dialé-Daléma , séparés par la zone de cisaillement
transcurrente principale curvilinéaire d'échelle régionale , qui s'oriente du NE-SW au SW, au
nord-sud au nord (Bassot, 1987).

La série de Mako est composée de laves basaltiques et andésitiques tholéiitiques, avec des
agglomérats volcaniques intercalés (entre 2160 et 2197 Ma ; Boher, 1991 ; Dia et al. , 1997) et
des tufs rubanés (Gueye et al. , 2008), des unités volcanoclastiques calco-alcalines et des
roches sédimentaires dérivées se trouvent le long de sa marge orientale. Les roches de la série
Mako sont recoupées par un complexe de plutons mafiques et felsiques pré- et syn-
tectoniques (Dia et al. , 1997 ; Dioh et [Link]çais , 2006; Gueye et al. , 2008), mis en place
entre 2210 et 2070 Ma (Bassot et Caen-Vachette; 1984; Dia, 1988; Dia et al. , 1997; Hirdes et
Davis, 2002; Gueye et al. , 2007).

Le bassin de Dialé-Daléma contient des grès et des siltstones plissés, interstratifiés avec des
tufs calco-alcalins à cendres et à lapilli (Bassot, 1987; Hirdes et Davis, 2002), et est
généralement considéré comme plus jeune que la série de Mako (Bassot, 1987; Dia, 1988;
Abouchami et al. , 1990). Français Les roches silicoclastiques de la séquence Dialé-Daléma ont
des âges sur zircon détritique compris entre 2096±8 et 2165±1 Ma (Milési et al. , 1989 ; Hirdes
et Davis, 2002). La série Dialé-Daléma est recoupée au centre par la monzonite-granite
quartzique de Saraya (Pons et al. , 1992), âgée de 2079±Ma (Hirdes et Davis, 2002).

La ceinture de Falémé , un complexe volcano-plutonique calco-alcalin d'environ 20 km de


large, orienté nord-sud, dans la partie orientale de la boutonnière de Kédougou-Kéniéba, est
considérée comme distincte de la série Dialé-Daléma (Hirdes et Davis, 2002 ; Lawrence, 2010).
Français Elle comprend une séquence de roches sédimentaires riches en carbonates, des
basaltes et des andésites mineurs, de rares rhyolites et des granitoïdes syntectoniques (Ndiaye

L’apport de la tarière dans la définition de nouvelles cibles dans la partie Est de la série de Kofi sur le permis de
GOUNKOTO 15
et al. , 1997 ; Hirdes et Davis, 2002). Dans les parties sud de la ceinture de Falémé, une coulée
de rhyolite a été datée de 2099±4 Ma, les plutons environnants de Boboti et du sud de Falémé
étant datés respectivement de 2080±1 et 2082±1 Ma (Hirdes et Davis, 2002). La marge
orientale de la ceinture de Falémé est définie par la zone de cisaillement Sénégal-Mali , la
séparant du bassin sédimentaire de Kofi au Mali, qui contient la série de Kofi , une séquence
de grès, d'argilites et de carbonates de plate-forme, recoupée par des granites syntectoniques
de type S, peralumineux à biotite (de composition similaire au batholite de Saraya). Les roches
sédimentaires détritiques de la Série de Kofi à Loulo se situent entre 2093±7 et 2125±27 Ma
(Boher et al. , 1992), recoupées par le leucogranite de Gamaye de 2045±27 Ma , au sud du
bassin sédimentaire (Bassot et Caen-Vachette, 1984).

Les roches birimiennes de la boutonnière de Kédougou-Kéniéba sont polycycliques


déformées, avec une histoire métamorphique liée à l'événement orogénique éburnéen (Ledru
et al. , 1991 ; Dabo et Aïfa, 2010 ; 2011). La déformation initiale (D1) est compressive, liée à
l'accrétion initiale des terranes birimiens (Milési et al. , 1989, 1992 ; Ledru et [Link]çais ,
1991). La déformation D2 et D3 est associée au mouvement transcurrent et à la formation de
zones de cisaillement nord-sud d'échelle régionale (zone transcurrente principale et zone de
cisaillement Sénégal-Mali) et de structures subsidiaires (Bassot et Dommanget et al. , 1986;
Ledru et al. , 1991). La déformation transcurrente est synchrone avec la minéralisation aurifère
et la mise en place de plusieurs granitoïdes calco-alcalins (par exemple, les granites
peralumineux de Saraya, Yatia, Gamaye, les granitoïdes de Falémé et la plus jeune génération
de plutons subcirculaires de Mako; Ledru et al. , 1989; Pons et al. , 1992; Gueye et al. , 2008).
Le métamorphisme régional au faciès des schistes verts est associé à la fois aux phases
compressives et transcurrentes de déformation (Lawrence et al. , 2013).

Description de la boutonnière de Kédougou-Keniéba :

Ayant la forme d'un triangle (base orientée E-W), la boutonnière de Kédougou-Keniéba, qui
est à cheval sur le Mali et le Sénégal, constitue la partie la plus occidentale des provinces
birimiennes du Craton Ouest Africain. Elle couvre une superficie de 15000 Km² et est limitée à
l'Ouest par la zone mobile des Mauritanides, au Nord, à l'Est et au sud par les formations du
bassin de Taoudéni. La boutonnière de Kédougou-Keniéba est constituée par des formations
d'âge Paléoprotérozoïque recouvertes en discordance par des formations plus récentes que
sont les séries phanérozoïques. La subdivision ancienne des formations birimiennes de la
boutonnière de Kédougou indique d'après les travaux de Bassot et Dommanget (1986) deux
principaux supergroupes : le supergroupe de Mako à l'Ouest et le supergroupe Dialé-Daléma
à l'Est.

Bassot (1966) Mali Ouest (1989) Lithologies

L’apport de la tarière dans la définition de nouvelles cibles dans la partie Est de la série de Kofi sur le permis de
GOUNKOTO 16
Groupe de Mako Formation de Saboussiré Volcanites mafiques,
volcano-sediments et
sédiments

Groupe de Dialé Formation de Kéniéba Domaine sédimentaire,


quelques volcanites,

Groupe de Daléma Formation de Kofi Domaine sédimentaire,


volcanites, complexe calco-
alcalins

a. Formation de Saboussiré

La formation de Saboussiré constitue la partie occidentale de la boutonnière (Fig.2). Elle est à


forte tendance volcanique mais comporte également d’autre faciès de type
volcanosédimentaire. Constituée de roches bimodales d’affinité tholéitique et de roches
alcalines, la formation de Saboussiré comprend :

-Le complexe volcanoplutonique : composé de puissantes coulées de basaltes (en coussins


massifs), de brèches volcaniques associées à des termes hypo-volcaniques. Il est aussi associé
à des massifs ultrabasiques différenciés ; localisés essentiellement dans la partie sud de la
formation de Saboussiré.

-Le complexe volcanosédimentaire : constitué d’expressions de magmatisme acide à


intermédiaire de type explosif. Il est composé d’agglomérats de brèches volcaniques et de tufs
andésitiques.

-Le complexe sédimentaire : représenté, essentiellement par les formations carbonatées, des
grauwackes, des quartzites et des pélites gréseuses.

b. Formation de Kéniébandi

C’est une succession de méta sédiments composés de grauwackes carbonatés avec des
intercalations de conglomérats, des volcanites intermédiaires déposés dans un bassin entre
deux zones de cisaillement. La limite de cette formation avec celle de Kofi, est marquée par le
batholite granitique de Saraya.

c. Formation de Kofi

Elle est la formation la plus orientale située entre celle précédente de Kéniébandi à l’Ouest et
les grès du protérozoïque supérieur de la Tambaoura à l’Est. Elle est composée d’Ouest en Est

-Une séquence sédimentaire proximale représentée par des turbidites grossières, des
grauwackes, des grès, des conglomérats, des pélites et des carbonates ;

L’apport de la tarière dans la définition de nouvelles cibles dans la partie Est de la série de Kofi sur le permis de
GOUNKOTO 17
-Une séquence sédimentaire distale de mer profonde à dominance de schistes et pélites. Ces
formations ont fait l’objet de déformations polyphasées avec des plissements, des charriages
et de grands cisaillements de directions N-S, NE-SW, E-W, et NW-SE

La formation de Kofi est le domaine principal des gisements aurifères (LOULO, GOUNKOTO, YATELA
TABAKOTO, SEGALA), elle est adjacente à la Zone de cisaillement Sénégalo-Malienne (SMSZ :
Sénégal Mali Shear Zone) qui a une forme convexe. Des structure N-S à N020° et des failles
secondaires contrôlent les minéralisations au niveau de leurs intersections. La zone de
cisaillement Sénégalo-Malienne est interprétée comme étant une faille inverse inclinée vers
l’Ouest dont la partie Est constituant le mur, forme un vaste pli (Sadiola est sur le Synclinal et
Loulo Gounkoto sur l’Anticlinal). Cela est souligné par des zones intensément déformées, ces
zones de faiblesse sont le lieu de circulation des fluides minéralisateurs. Les gros gisements
actuellement connus dans cette zone se situent à cette structure et sont associés aux failles
secondaires.

Segala

Figure 0-3 : boutonnière de Kédougou-Keniéba les gisements se trouvent le long des zones de
cisaillement

L’apport de la tarière dans la définition de nouvelles cibles dans la partie Est de la série de Kofi sur le permis de
GOUNKOTO 18
La minéralisation de la série de Kofi :

Le bassin de Kofi est formé essentiellement de séries sédimentaires détritiques avec


quelques intercalations carbonatées. Ces séries sont recoupées par quelques dykes
mafiques, de petits stocks de roches felsiques et intermédiaires et par quelques massifs de
granitoïdes dont le plus important est le massif de Gamaye (Bassot, 1965). Les mines de
Sadiola et de Yatéla se localisent dans l’extrémité Nord de la série de Kofi au contact de la
SMSZ. Les mines de Gara, Yaléa, Gounkoto formant le district aurifère de Loulo ; elles se
situent dans la partie médiane de la série de Kofi associées à des shear zones de deuxième
ordre se branchant sur la SMSZ. Les mines de Ségala et Tabakoto apparaissent également
dans la partie médiane de la série de Kofi mais à une vingtaine de kilomètres à l’Est de la
SMSZ (Lawrence et al., 2013 a et b, Lambert-Smith et al., 2016).

Les principales mines d’or de la partie occidentale du Mali apparaissent dans la boutonnière
de Kédougou-Kéniéba à l’Est de la Sénégal-Mali Shear Zone (SMSZ, Bassot et Dommanget,
1986 ; Dommanget et al., 1993 ; Lawrence et al., 2013 a et b) au sein de ce qui est défini
comme le bassin de Kofi

Potentialités aurifères des trois formations :

On remarque qu’à nos jours trois gisements d’or ont été découverts au Sénégal oriental dans la
formation de Saboussiré. Ce sont les gisements de Sabodala, Massawa et Sofia. Par contre tous
les autres gisements aurifères décelés dans la fenêtre de Kédougou-Kéniéba sont localisés dans
la formation de Kofi (Sadiola, Kofi, Tabakoto, Loulo, Gounkoto, Yatela, Alamoutala,
Farabacouta-Est1, Est2, Est3), Fadougou et plusieurs projets avancés. Cette formation peut
alors être considérée comme une zone potentielle à la recherche aurifère.

Des études de magnétométrie aéroportée dans la fenêtre de Kéniébandi ont montré un


contraste très fort de susceptibilité magnétique entre la formation de Saboussiré et de Kofi. La
formation de Saboussiré est nettement magnétique. L’accident Sénégalo-Malien qui constitue
le contact entre les formations présente la même susceptibilité magnétique que celle de
Saboussiré

Métamorphisme régional :

À l’échelle régionale, les formations volcano-sédimentaires tout le long de la fenêtre de


Kéniébandi ont subi un métamorphisme régional de faible degré avec des faciès de schistes
verts. Respectivement les paragénèses observées dans les méta- sédiments et méta-volcanites
sont :

Quartz-séricite-chlorite-carbonate-albite ;

L’apport de la tarière dans la définition de nouvelles cibles dans la partie Est de la série de Kofi sur le permis de
GOUNKOTO 19
Épidote-chlorite-albite-quartz-carbonate.

La minéralogie et la texture des roches volcaniques de Saboussiré et de Kofi reflètent un


métamorphisme à caractère synschisteux de faciès des schistes verts supérieur. Ainsi
apparaissent, dans la formation de Saboussiré, des lithologies nettement migmatitiques au
contact des massifs intrusifs.

Typologie des gisements aurifères du Birrimien:

Les études effectuées sur le socle Birrimien ont permis de répertorier sept types de gisements
aurifères dont cinq primaires et deux secondaires. Les critères suivants ont permis à la
détermination des types de gisement : la nature, le type de structures encaissantes, la géométrie
des corps minéralisés et leurs paragénèses.

Type primaire :
• Type 1 : la minéralisation est encaissée dans les turbidites tourmalinisées
(Loulo). L’or y est associé aux sulfures, il appartient au type turbidite, les roches
encaissantes détritiques sont fortement tourmalinisées ainsi que certaines séries
de la formation de la région.

• Type 2 : la minéralisation à sulfures disséminés est encaissée dans les roches


volcaniques ou plutoniques (cas de Syama).

• Type 3 : ce sont des conglomérats aurifères (Tarkwa au Ghana).

• Type 4 : la minéralisation à sulfure (pyrite ou arsénopyrites) coexiste avec l’or


(Ashanti au Ghana, Morila, Yatela).

• Type 5 : la minéralisation discordante à or natif et sulfures polymétalliques


(Kalana).

Type secondaire :
• Type 6 : ce sont des placers alluviaux et éluviaux.
• Type 7 : celui-ci se présente sous forme de gisement latéritique (Ity en RCI).

Lithologie :

a. Les grauwackes

L’apport de la tarière dans la définition de nouvelles cibles dans la partie Est de la série de Kofi sur le permis de
GOUNKOTO 20
Les grauwackes sont des roches sédimentaires d'origine détritique de la classe des arénites
de teinte grise verdâtre à sombre avec un ciment assez abondant riche en chlorite et
minéraux argileux. Ils contiennent des grains de quartz, de feldspath, de mica et des débris
de roches à grains fins. Par augmentation du pourcentage de quartz, on passe aux grès
lithiques, puis au grès. Le quartz est le seul élément reconnaissable à l'œil nu. Des
granoclassements s'observent parfois à l'échelle de l'échantillon.

a. Les métasédiments grès- pelitiques


Figure 0-4: le Grauwacke

On les reconnaît facilement par leur foliation subverticale qui recoupe la stratigraphie, les
métasédiments gréseux généralement schisteux présentent une granulométrie fine à
moyenne et une teinte grise à gris-verdåtre. Localement la granulométrie diminue
progressivement et les contacts sont parfois nets avec les lithologies.

b. Les grès à tourmaline ou Quartz à Tourmaline (QT)

Ce sont des roches grises à noires, de grain généralement fin à très fin présentant du quartz
visible. La dureté de ces grès est due à la tourmalinisation qu'ils ont subi durant le processus
hydrothermal.

Figure 1.-0-5: Quartz a Tourmaline avec mineralisation de


sulfure

c. Les brèches polygéniques (SBX)

L’apport de la tarière dans la définition de nouvelles cibles dans la partie Est de la série de Kofi sur le permis de
GOUNKOTO 21
Ces roches se composent de fragments polygéniques non classés de quartz, de quartz-
tourmaline et de calcaires de couleur gris clair. Les fragments sont anguleux à sub-anguleux
avec une taille comprise entre 0,5cm et 20cm. La matrice est quartzitique et contient de la
tourmaline par endroits. Ils sont le plus souvent le résultat de la fragmentation d'un banc
superficiel déjà induré avec déplacement facile de débris, rapidement cimentés par les
boues.

Figure 0-6:Les brèches polygéniques :

d. Les quartzites gris (QG) et les quartzites roses (QR)

Très souvent massifs avec une granulométrie de fin à moyen, ils sont argileux et légèrement
calcareux contenant des veines discrètes de quartz et de calcite. Ce sont des unités
intensément fracturées mais n'ayant pas subi d'altération hydrothermale

Les quartzites roses ont la couleur rose pâle à brune avec un aspect massif et légèrement
argileux. Ils résulteraient d'une altération en silice, feldspath dans les quartzites gris et/ou les
calcaires argileux schisteux. Cette altération locale est liée à l'événement minéralisateur aussi
bien qu'à des petits corps intrusifs granitiques.

Figure 1-0-8:quartzite rose : Figure 1-0-7:quartzite gris

e. Les Calcaires argileux ou cipolins (CB)

Généralement rubanés, ce sont des alternances de bandes de calcaire de couleur grisâtre, de


bandes de calcite de couleur blanche et de couches phillitiques de couleur grise à noire. En
fonction du contenu en phyllites, ces roches varient d'un calcaire massif de couleur gris clair
au calcaire argileux graphitique de couleur sombre.

f. Les Quartzites Roses Schisteux (SQR)

L’apport de la tarière dans la définition de nouvelles cibles dans la partie Est de la série de Kofi sur le permis de
GOUNKOTO 22
Ils se présentent en une alternance de couches de grès de couleur verdâtre avec de minces
couches chloritiques de couleur gris sombre. C'est essentiellement une séquence de grès
marneux dont on observe par endroits une schistosité bien développée.

g. Les dolérites (DOL)

Ce sont des roches intrusives très souvent rencontrées dans le permis de Loulo Elles se
présentent sous forme de filon métrique ou en éboulis couvrant des surfaces très variables
au sein desquelles il est souvent difficile de distinguer l'orientation générale des structures.
Ces formations sont en général massives et compactes de couleur vert sombre à grise.

Figure 0-9: la dolérite

Tectonique

Une phase intrusive de roches granitiques et granodioritiques accompagnée de


métasomatisme a affecté la stratigraphie, elle a eu lieu probablement avant ou en même
temps que le plissement et la formation de failles régionales. Une autre phase d'intrusion
postérieure de filon de dolérite a eu lieu provoquant une réactivation des failles le long
d'anciennes structures. On peut remarquer à l'échelle régionale de nombreuses
structures à travers le permis de Loulo dont les principaux sont

a. La Zone de Cisaillement Sénégalo-Malienne (SMSZ)

C'est une structure de très grande importance dans la région, elle se présente en
linéament tectono-stratigraphique qu'on peut suivre sur 12km de long depuis la frontière
Ouest du permis. Les gisements de Loulo 0, Gara Ouest, Gara Sud et PQ 10 se situent à
l'Est de cette structure. Elle se compose par endroits de plusieurs linéaments sub-
parallèles.

b. La Zone de cisaillement de Yaléa

Elle peut se suivre sur près de 20km sur le permis depuis la cible de gold finger au Sud
jusqu'à Baboto au Nord. Les gisements de Yaléa, P125, Loulo 3, Loulo 1 et 2 et Baboto se
situent le long de cette structure.

c. La Zone de cisaillement de Farandi

L’apport de la tarière dans la définition de nouvelles cibles dans la partie Est de la série de Kofi sur le permis de
GOUNKOTO 23
C'est sûrement une réplique de la SMSZ (Sénégal Mali Shear Zone) et peut être suivie sur
plus de 15km dans le permis. Le gisement de P129 encaissé dans les porphyres se situe le
long de cette structure à pendage subvertical abrupt orientée vers l'Ouest. Cette
structure est mise en évidence par l'alignement de plusieurs petites anomalies circulaires
près de Djidian-Kéniéba qui parait aussi être liées aux porphyres.

d. La zone de cisaillement de Sakola

Cette structure peut être suivie sur 15km dans le permis depuis la cible de Faraba au Sud
jusqu'à celle de Sakola au Nord. D'une manière générale, l'inclinaison est sub- verticale le
long de la structure et le gîte de P64 et l'anomalie de Bolibanta y sont situés.

e. Les structures secondaires

Ce sont les failles inverses orientées NNE à ENE et les zones de cisaillement de direction
NS réactivées. Elles sont présentées sur tous les gîtes importants et sont responsables de
la création des zones de haute teneur

Altération :

Deux types d'altération affectent les formations rencontrées sur le permis de Loulo à savoir
l'altération météoritique et l'altération hydrothermale.

9.1. L'altération météorique :

C'est l'action des eaux météoriques (chargées d'Os et de CO₂ de l'atmosphère) sur les roches.
Elle a lieu de la surface vers les profondeurs de la terre et consiste en une transformation de
l'ensemble des minéraux primaires en un ensemble de nouveaux minéraux. Elle comprend
l'hydrolyse, l'oxydation, la dissolution et l’hydratation ; en effet les eaux chargées s'infiltrent
par les zones de faiblesse de la roche (Failles, Fractures, Joints) et réagit avec les éléments de
celle-ci, transformant ainsi la roche primaire ; ceci se manifeste par le départ de certains
éléments rendant ainsi la roche vulnérable et fragile.

a. L'hématisation :

C'est la formation de l'hématite qui a lieu lors de l'oxydation du fer libéré par des minéraux
(tels que la pyrite, l'arsénopyrite, la biotite) au contact des eaux météoriques donnant lieu à
une coloration rouge d'oxyde de fer.

b. La limonitisation :

C'est le degré inferieur de l'hématitisation, elle donne naissance à des minéraux argileux de
couleur jaune.

9.2. L'altération hydrothermale :

C'est un processus provoqué par l'ascension des fluides hydrothermaux à travers les
structures ce qui conduit à la modification de l'état initial des formations traversées.

L’apport de la tarière dans la définition de nouvelles cibles dans la partie Est de la série de Kofi sur le permis de
GOUNKOTO 24
A Loulo on observe :

a. L'albitisation :

C'est le processus d'intégration des ions sodium dans les plagioclases des roches
magmatiques ou métamorphiques conduisant à la formation de l'albite devenant le seul
feldspath.

b. La tourmalinisation :

Elle conduit à la formation de la tourmaline à partir des fluides hydrothermaux riche en bore.
On observe la tourmaline dans presque toutes les lithologies sous forme disséminée.

c. La séricitisation:

La séricite est une muscovite finement fibreuse de couleur jaune verdâtre provenant de
l'altération d'autres silicates.

d. La carbonatation :

C'est une transformation au cours de laquelle la calcite se forme à la surface de la roche lui
donnant une coloration blanchâtre. On l'observe généralement dans les joints et les failles
tardives.

e. La sulfuration :

C'est l'imprégnation des roches par les sulfures tels que : pyrite (FeS), pyrrhotine (FeS),
arsénopyrite (FeAsS), chalcopyrite (CuFeS) ; qui sont généralement en paragénèse avec l'or
dans les gisements de Loulo.

f. La chloritisation:

C'est une différentiation due au métamorphisme de contact donnant lieu à des minéraux du
faciès schistes verts, elle est à la base de la coloration verte des roches, on l'observe dans
certaines fractures, aux alentours des veinules et des veines quartzo-feldspathiques.

g. La silicification :

C'est le processus par lequel la silice imprègne la roche préexistante, elle affecte toutes les
roches en les rendant dures et leur donnant un éclat, sa manifestation se fait sous forme de
veines de quartz ou sous forme diffuse.

En general

L’apport de la tarière dans la définition de nouvelles cibles dans la partie Est de la série de Kofi sur le permis de
GOUNKOTO 25
Le permis de Loulo situé à l'ouest du Mali, dans la boutonnière de Kédougou Kéniéba, a été
la cible de nombreux travaux géologiques depuis le temps du syndicat Or (joint-venture entre
la DNGM et le BRGM) jusqu'à nos jours avec Barrick Gold passant par BHP. Ces travaux ont
abouti à la découverte de grands gisements Loulo et Yaléa avec de nombreux gisements
satellites tels que : P125, Baboto, Gounkoto. Du point de vue géologique, Loulo est dans le
Birimien, sa lithologie très variée est intrudée par un filon de dolérite, sa tectonique est
marquée par le grand cisaillement Sénégalo-malien et ses structures secondaires qui ont
entraîné des déformations allant du ductile au cassant L'altération y est aussi bien super
gène (effet des agents atmosphériques) qu'endogène (liée à la montée des fluides
hydrothermaux).

Figure 0-10: coupe transversale interprétative du permis de loulo

OBIECTIF
L'objectif principal de l'utilisation de la tarière (ou Auger) dans l'exploitation minière est de
faciliter l'exploration géologique et la prospection des ressources minérales. La prospection
par tarière est une méthode efficace et économique pour obtenir des informations
précieuses sur le sous-sol plus précis que la géochimie sol, ce qui est essentiel pour la
planification et l'évaluation des projets ou géologiques ; Voici quelques objectifs spécifiques :
Échantillonnage du sol : La tarière permet de prélever des échantillons de sol à différentes
profondeurs ici chaque un mètre, ce qui aide à identifier la composition géologique et la
présence de minéraux.

Détection des anomalies géochimiques : En analysant les échantillons prélevés, les


géologues peuvent détecter des anomalies géochimiques indiquant la présence de
gisements minéraux.

Cartographie géologique : Les données recueillies grâce à la tarière contribuent à la création


de cartes géologiques détaillées, essentielles pour planifier les opérations minières.

L’apport de la tarière dans la définition de nouvelles cibles dans la partie Est de la série de Kofi sur le permis de
GOUNKOTO 26
Réduction des coûts : L'utilisation de la tarière est souvent moins coûteuse que d'autres
méthodes de forage, ce qui permet de réaliser des études préliminaires à moindre coût.

Accès à des zones difficiles : La tarière peut être utilisée dans des zones où d'autres
équipements de forage ne peuvent pas accéder, facilitant ainsi l'exploration dans des
environnements complexes.

Ces objectifs permettent d'optimiser les opérations minières en fournissant des informations
précises et détaillées sur les ressources disponibles.

TRAVAUX HISTORIQUES
L'approche géophysique structurale (par exemple, Gunn et al., 1997 ; Crafford et Grauch,
2002, Boyd et Isles, 2007, Ranganai et al., 2008) utilise l'analyse des champs gravitationnels
et magnétiques pour interpréter les variations de masse et de susceptibilité qui reflètent les
caractéristiques corporelles causales. Les transformations des données du champ potentiel
(gravitationnel et magnétique) renforcent les anomalies géophysiques qui sont liées au
champ observé (Gunn, 1975). L'interprétation des anomalies géophysiques offre la possibilité
d'explorer, à l'échelle régionale et locale, la distribution souterraine des propriétés
géologiques (Gunn et al., 1997). La reconnaissance des zones de cisaillement, des failles
profondes et des failles de second ordre peut être très importante pour l'exploration
minérale, car ces structures sont largement considérées comme les principaux systèmes de
plomberie pour la migration des magmas et des fluides minéralisant du manteau ou de la
croûte profonde conduisant à la formation de dépôts dans la croûte supérieure (par
exemple, McCuaig et Kerrich, 1998, Crafford et Grauch, 2002, Dufréchou et al., 2015). Les
principales difficultés dans l'interprétation des données gravimétriques et magnétiques sont
de discriminer la contribution au champ géophysique des sources situées à différentes
profondeurs. Il convient également de noter que l'interprétation des anomalies géophysiques
basée sur des données de champ potentiel est intrinsèquement ambiguë car les densités ou
les susceptibilités ne sont pas uniquement liées au type de roche (par exemple, Emerson,
1990 ; Schön, 1996 ; Clark, 1997). Par conséquent, les informations géologiques deviennent
essentielles pour contraindre l'interprétation des données gravimétriques et magnétiques.

Cette étude porte sur les zones de Kédougou-Kéniéba (KKI) et de Kayes (KI), qui comprennent
des terrains affectés par l'orogenèse éburnéenne et recouverts de sédiments
mésoprotérozoïques à cénozoïques. Ces zones sont situées dans le sud de la Mauritanie, l'est
du Sénégal, le nord de la Guinée et l'ouest du Mali. Les conditions d'affleurement sont
médiocres dans les zones de KKI/KI et les roches cristallines du socle sont largement
masquées par la couverture latéritique et les dépôts quaternaires plus récents.

L’apport de la tarière dans la définition de nouvelles cibles dans la partie Est de la série de Kofi sur le permis de
GOUNKOTO 27
CHAPITRE II : TRAVAUX EFFECTUES
Pour chaque stade de l’exploration minière, différentes méthodes et techniques
complémentaires, à différentes échelles, sont utilisées. L’objectif premier est d’imaginer et
de trouver des cibles possibles, l’objectif final étant de pouvoir appréhender le gisement
dans les trois dimensions de l’espace et d’en connaître le volume et les teneurs avant de
poursuivre avec des études technico-économiques plus poussées. Les différents stades de l’
étape d’exploration sont résumés dans le Tableau 1

Tableau 1: les differentes étapes et technique d’investigation dans la recherche minière

L’apport de la tarière dans la définition de nouvelles cibles dans la partie Est de la série de Kofi sur le permis de
GOUNKOTO 28
TRAVEAUX ANTERIEUR :

Cartographie :

La cartographie joue un rôle crucial. Elle permet de représenter visuellement les différentes
caractéristiques géologiques d'une région

Topographie : La cartographie topographique permet de comprendre la configuration du


terrain, les pentes, les vallées et les reliefs. Cela aide à planifier les points de forage et à
éviter les zones difficiles d'accès.

Géologie de surface : Identifier les types de roches et de sols présents à la surface est crucial
pour anticiper les conditions de forage et adapter les techniques utilisées.

Régolite : La cartographie du régolite, qui comprend les matériaux non consolidés au-dessus
de la roche mère, est essentielle pour comprendre la composition et la distribution des sols
meubles et compacts.

Hydrologie : Cartographier les nappes phréatiques et les sources d'eau souterraines permet
d'éviter les zones où le forage pourrait perturber les ressources en eau.

Structures géologiques : Identifier les failles, les fractures et les zones de cisaillement est
important pour éviter les zones instables et planifier les forages de manière sécurisée.

Végétation : La cartographie de la végétation aide à identifier les zones denses en végétation


qui pourraient compliquer l'accès et le forage.

Infrastructures existantes : Cartographier les routes, les bâtiments et autres infrastructures


permet de planifier les accès et de minimiser les perturbations.

Ici ceux qui était vraiment crucial était la cartographie du régolite :

1. Définition et Caractéristiques de Régolite

1.1. Terminologie :

1.1.1. Le Régolite :

Le terme régolite désigne l'ensemble des matériaux consolidés (ou non consolidés) résiduels.
Transportés (alluvions, colluvions) qui se trouvent au-dessus de la roche saine ; composé de
sol, de sédiment et de fragments de roches. La cartographie des régolites est une pratique
indispensable à l'exploration des gites aurifères en milieu tropical. Par conséquent, il est
nécessaire de connaître la distribution des différents types de régolite dans les zones de

L’apport de la tarière dans la définition de nouvelles cibles dans la partie Est de la série de Kofi sur le permis de
GOUNKOTO 29
prospection aurifère. Ce type de terrain s'est développé grâce à un climat tropical chaud
favorisant la formation d'un profil d'altération de type latéritique constituant le
recouvrement superficiel. Ce profil se compose de la profondeur à la surface comme suit :

La roche saine c'est la partie de la roche qui n'a subi aucune altération ou déformation
durant les temps géologiques.

La saprolite rocheuse c'est la roche altérée en masse homogène et tendre, gardant souvent
la structure des roches originaires. La saprolite se subdivise en deux parties :

o La saprolite grossière inférieure ou arène est une formation dominée par la nature de
la roche mère, possédant des fragments des roches et des minéraux primaires en
grains séparés.
o La saprolite supérieure fine ou ferrugineuse est la zone saturée d'eau à quartz,
marquée par la dominance des minéraux secondaires.

La zone des argiles tachetées : c'est la zone intermédiaire entre la latérite et la saprolite. Les
argiles tachetées se développent au dépend de la saprolite. Cet horizon de quelques mètres
d'épaisseur se caractérise par la disparition de la plupart des textures primaires et par le
développement de taches centimétriques d'hydroxydes de fer au sein de la matrice
argileuse. La kaolinite est généralement le minéral prédominant. Les micas blancs sont
altérés en kaolinite et gibbsite. Le quartz se maintient.

La carapace : c'est la partie du profil située juste en dessous de la cuirasse. Elle constitue une
zone de prélude au cuirassement. La carapace est une formation tachetée. Les zones claires
sont plus riches en quartz, et les taches de rubéfaction sont dues à la kaolinite. Le fond
matriciel peut être jaunâtre, rougeâtre ou rosâtre.

Au fur et à mesure que l'on monte dans le profil d'altération, les taches se nodulisent et
forment des concrétions ferrugineuses. Son épaisseur peut atteindre 5m. Une couche de
limons recouvre les cuirasses entre les plateaux latéritiques.

Processus de nodulation :

Altération chimique : Sous l'effet de l'altération chimique, les minéraux ferreux présents dans
le sol se décomposent et libèrent du fer.

Mobilisation du fer : Le fer libéré est transporté par les eaux souterraines, souvent sous forme
de fer dissous.

Précipitation : Lorsque les conditions chimiques changent, par exemple en raison d'une
variation du pH ou de la concentration en oxygène, le fer dissous précipite et forme des
oxydes de fer comme l'hématite ou la goethite.

L’apport de la tarière dans la définition de nouvelles cibles dans la partie Est de la série de Kofi sur le permis de
GOUNKOTO 30
Formation de nodules : Ces oxydes de fer précipités se concentrent autour de noyaux, tels que
des grains de sable ou des fragments de roche, et forment des nodules ou des concrétions
ferrugineuses.

La cuirasse : elle occupe les sommets allant de 1 à 3 m d'épaisseur. Elle est soit transportée,
soit en place. Le cuirassement continue de nos jours. Le sommet du profil est très enrichi en
fer (jusqu'à 75% de F*e_ {2} *O_ {3}), et très induré. La transition, entre carapace et cuirasse
se fait par augmentation du nombre et de la taille des nodules, de l'incrustation de fer sur les
parois, ainsi que la diminution des vides, et des plages argileuses à goethite. La couleur du
fond matriciel vire au rouge du fer de la concentration en fer. Les cuirasses, directement
soumises à l'érosion peuvent se dégrader. Cette dégradation se marque par une
augmentation de la taille des vides et une individualisation des nodules marqués. La
dégradation des nodules donne :

Des granules : par dissolution sélective de l’hématite ;

Des pisolithes : dégradation par hydratation ;

Des gravillons : séparation du fond matriciel.

L’apport de la tarière dans la définition de nouvelles cibles dans la partie Est de la série de Kofi sur le permis de
GOUNKOTO 31
Le sol : c'est la mince couche de terre arable qui recouvre de manière discontinue la surface
des continents. Le type de sol d'une région dépend principalement du climat, de la nature du
matériel parental (le substratum rocheux) et de l'apport des organismes vivants. Le sol est le
support de la végétation, il se renouvelle très lentement. On estime qu'il faut en moyenne
200 ans pour former 1cm de sol.

1.1.2. La latérite :

Du latin later, brique, est une roche rouge ou brune, qui se forme par altération des roches
sous les climats tropicaux. Le sens large désigne l'ensemble des matériaux, meubles ou
indurés, riches en hydroxydes de fer ou en hydroxyde d'aluminium, constituant des sols, des
horizons superficiels, des horizons profonds de profil d'altération. On trouve des latérites

L’apport de la tarière dans la définition de nouvelles cibles dans la partie Est de la série de Kofi sur le permis de
GOUNKOTO 32
surtout en domaine intertropical. Elles recouvrent 33% des continents. La latérite désigne un
matériau induré, utilisé pour la construction d'édifice dans les régions tropicales.

1.1.3. Les sols latéritiques :

Les sols latéritiques sont des sols maigres, lessivés et appauvris en silice et en éléments
nutritifs fertilisants (Ca, Mg, K, Na). La végétation, comme par exemple les grandes forêts
équatoriales, reste cependant abondante sur ces sols, bien que fragile. Le fer oxyde donne la
couleur rouge d'une latérite. La présence d'alumine A*l_{2}*O_{3} fait de certaines latérites
appelées bauxite le principal minerai d'aluminium. Il s'agit aussi d'une réserve importante
d'aquifères, les sols latérítiques filtrant environ 50% de l'écoulement global.

1.2. Formation du profil d'altération :

Les différents auteurs qui ont étudié ce problème sont en désaccord sur le mode de
formation du profil d’altération :

1.2.1. La conception autochtoniste:

NAHON (1976) et PION (1979) conçoivent, le profil comme une succession logique des
altérations, succession qui descend progressivement en profondeur. À l'aide des calculs
géochimiques, ces deux auteurs envisagent un départ des éléments de plus en plus poussés
depuis la roche jusque dans la cuirasse et considère donc le cuirassement comme le stade
ultime de l'altération de la roche.

Cependant LEPRUN (1979), bien qu'en accord avec ces auteurs, quant à l'autochtonie des
cuirasses et à leur dépendance directe de la roche mére (il parle de litho-dépendance),
réfute le modèle de succession logique des altérations. Il démontre en effet que le niveau
d'altération pistache de la base du profil est postérieur aux kaolinites sus-jacentes, eux
même postérieurs au niveau cuirassé.

1.2.2. La conception allochtoniste:

A ces trois auteurs qui ont étudiés ces phénomènes à l'échelle géochimique et envisage
l'autochtonie des cuirasses, s'opposent à la vision des géomorphologues (MICHEL, 1973,
GRANDIN, 1976, BOULET, 1986) qui ont étudiés le cuirassement à une échelle spatiale et
temporelle beaucoup plus vaste.

Ils distinguent en effet le cuirassement bauxitique autochtone de la surface africaine des


cuirassements postérieurs qui correspondent selon eux pour une grande part à des
cimentations des matériaux détritiques et à des remobilisations du fer provenant des
cuirasses sus-jacentes.

L’apport de la tarière dans la définition de nouvelles cibles dans la partie Est de la série de Kofi sur le permis de
GOUNKOTO 33
1.2.3. Le cuirassement :

Le cuirassement est un phénomène de climat assez humide à saisons contrastées ; son


mécanisme général est le suivant :

Pendant la saison des pluies, au niveau de la remontée de la nappe aquifere, on assiste à une
hydrolyse des minéraux dont les éléments sont mis en solution. Avec le drainage latéral de la
nappe, les éléments les plus mobiles ; alcalins et alcalino-terreux, ainsi qu'une partie de la
silice et du fer dans une moindre mesure sont évacués. Il en résulte une accumulation
relative du fer, de la silice et de l'aluminium, à laquelle s'ajoute une accumulation absolue
par le transport de ces éléments depuis la surface.

Pendant la saison sèche, avec la descente du niveau de la nappe, on assiste à une


remobilisation des éléments. Le fer précipite en goethite et hématite, principalement sous
forme de nodule ferrugineux. L'aluminium et la silice se combinent pour former des argiles
kaolinites et constituent avec le restant de goethite et hématite une matrice argilo
ferrugineuse ; cette matrice sera d'autant plus indurée que la proportion en fer sera très
importante.

Enfin le restant de l'aluminium qui n'est pas combiné avec la silice précipite sous forme de
gibbsite s'il représente une assez grande quantité ou bien dans le cas contraire se substitue
au fer dans la goethite ; c'est l'importance du lessivage du fer qui donnera à la cuirasse son
caractère plus ou moins alumineux.

Altérations géochimiques :

Le mécanisme chimique mis en jeu dans l'altération des roches saines donnant des latérites
est l'hydrolyse totale. Une réaction engendre la destruction de tous les minéraux primaires et
la libération de leurs constituants. L’élimination des cations essentiels et d'une partie de Si,
ainsi qu'une insolubilisation et une accumulation relative des hydroxydes d'Al et Fe. Influent
sur cette réaction la valeur locale du pH et le drainage local, ainsi que le temps d'exposition.

Les altérations à la kaolinite :

Les altérations kaolinites sont un phénomène de climat humide à précipitation assez bien
répartie tout au long de l’année. Les minéraux de la roche sous la base de la cuirasse, sont
soumis à une lixiviation et altérés en une argile kaolinite. Directement sous la cuirasse, là où
l’écoulement latéral de la nappe est le plus fort, la lixiviation est suffisamment poussée pour
effacer la structure de la roche saine ; seuls de petits volumes gardent cette structure. Plus
en profondeur la lixiviation des minéraux primaires est moins poussée ; on assiste dans ce
cas à la formation d’argile kaolinite avec conservation de la structure roche.

Les altérations pistache :

L’apport de la tarière dans la définition de nouvelles cibles dans la partie Est de la série de Kofi sur le permis de
GOUNKOTO 34
C’est un phénomène de climat humide à peu humide. Sous la base du profil d’altération, ou
l’écoulement de la nappe est très faible, les roches sont soumises à un milieu confiné sans
grande possibilité de transport des éléments. Les minéraux primaires s’altèrent alors en
smectique ou en kaolinite selon leur nature.

1.2.5. Les différents faciès cuirassés :

On distingue trois grands types de faciès cuirassés :

Le faciès nodulaire : présente des nodules ferrugineux cimentés dans une matrice argilo
ferrugineuse ; ces nodules de tailles millimétriques à centimétriques et présentant parfois un
aspect pisolitique, se formeraient in situ au sein d’un emballage matriciel selon la conception
autochtoniste où seraient hérités des cuirasses susjacentes selon la conception allochtoniste.

Le faciès vacuolaire : présent un matériel argilo ferrugineux compact et enduré avec


présence de vides de dissolution. Selon le type de conception, ce matériel se formerait par
remobilisation sur place des éléments ou par induration de matériels détritiques très fin.

Le faciès brèchiques : présente des blocs anguleux pluri-centimétriques à pluri-


décimétriques cimentés dans une matrice argilo ferrugineuse. Ces blocs peuvent eux-mêmes
présenter un faciès nodulaire ou vacuolaire. Une origine autre que détritique pour expliquer
la présence de ces blocs est difficilement envisageable.

1.3. Formation de la latérite

Une latérite peut se former à partir de n'importe quel type de roche, mais seulement si le
climat est aride sur une période prolongée. Cependant, il se forme autant de types de
latérites qu'il y a de roches d'origine. Lors de l'altération, les minéraux de base les plus
instables disparaissent (comme les feldspaths), et les ions les plus solubles s'échappent en
solution. Les autres restent sur place en formant de nouvelles roches.

Minéraux altérés : Les principaux minéraux altérés sont des silicates, et des carbonates

Les nésosilicates et Inosilicates ferromagnésiens : olivine, péridots, pyroxènes, amphiboles.


Ils libèrent des ions Fe, Mg, Ca et contribuent à la néoformation d'oxyhydroxydes.

Les micas : ils libèrent les ions K et Fe. Biotites et muscovites donnent des glauconites, se
transformant en illites puis en montmorillonites de dégradation.

Les tectosilicates : feldspaths, donnant lieu à la néoformation d'argiles en climat chaud


humide, ou libérant juste des produits solubles et amorphes en climat froid tempéré.

Le quartz : connu pour sa très forte résistance à l'altération, peut être trouvé avec un taux
de lessivage allant jusqu'à 20 % sous les climats tropicaux. Dans ces conditions, la silice est
beaucoup plus soluble et mobile que les oxydes de fer et d'aluminium et de ce fait lessivé de
façon préférentielle.

L’apport de la tarière dans la définition de nouvelles cibles dans la partie Est de la série de Kofi sur le permis de
GOUNKOTO 35
Les carbonates : calcite, dolomite, qui libèrent des ions bicarbonates (HCO3–) et déposent
les impuretés argileuses qu'elles contenaient éventuellement.

Les minéraux formés : L'altération des roches à l'origine des sols latéritiques donnent lieu à
la création de complexes d'altération de deux formes :

Les phyllosilicates : ce sont les argiles (les types d'argiles formés dépendent du taux
de lessivage subi par la roche),

Les hydroxydes de fer (limonite, goethite...) et d'aluminium (gibbsite...).

1.4. Code des régolites :

Le code des régolites est divisé en quatre (4) régimes, eux-mêmes divisés en sous régimes :

Le régime de cuirasse : zones constituées de produits d’altération ferrugineuse incluant des


surfaces latéritiques de différents niveaux.

Le régime résiduel : les zones à régimes résiduels sont des domaines caractérisés par la
conservation généralisée des profils d'altération latéritique. L'horizon résiduel peut être
latéritique ferrugineux et/ou de pisolites en vrac développés sur la roche saine ou les sols
caractéristiques développés à partir de lui. Les formations résiduelles incluent tous les
matériaux altérés sur place et qui n'ont jamais subi une quelconque forme de transport. Elles
couvrent principalement des aires résistantes au couple altération-érosion.

Le régime érosionnel : ou l’affleurement est très proche de la surface et le sol est très riche
en fragments lithiques, est résiduel ou proximal, ou la géochimie sol réussie mais les
échantillons sont spécifiquement très lithiques.

Le régime dépositionnel : les zones à régimes de dépôt sont constituées de terrain à


couverture allochtone masquant de vastes domaines à profils d'altération latéritiques
complète ou quasi complète.

La collecte des informations sur le terrain :


2.1. La planification :

Tout travail de terrain nécessite une bonne planification au bureau, à cet effet le géologue
prépare au préalable un papier millimétré A3 sur lequel sont matérialisées les limites de la
ligne à cartographier avec ses coordonnées UTM bien définies et cela tout en respectant
l’échelle choisie pour la cartographie. Dans notre cas, l’échelle choisie est de 1/5 000 avec un
espacement de 200m entre les lignes. Ensuite vient l’étape de contrôle des membres de
l’équipe de terrain et enfin une vérification des matériels est faite pour s’assurer de la bonne
réalisation du travail.

L’apport de la tarière dans la définition de nouvelles cibles dans la partie Est de la série de Kofi sur le permis de
GOUNKOTO 36
Mode opératoire :
Sur le terrain le travail consistait à marcher le long des lignes orientées Est-Ouest. Une fois
sur la ligne le géologue commence à décrire le site conformément au code des régolites.
Cette description prend en compte la morphologie du terrain (le type de régime) autour de la
ligne.

Au fur et à mesure qu’on évolue sur la ligne, nous marquons la limite des différents régimes
rencontrés à l’aide des coordonnées du GPS tout en respectant l’échelle. Exemple : En
supposant que nous sommes sur la ligne 1503400 et qu’on rencontre un plateau on prend les
coordonnées en bas du plateau et une fois monté on prend encore les coordonnées cela est
faite pour avoir le dénivelé. Ensuite on fait le contour du sommet du plateau en reliant les
différents points. Pour les zones d’affleurements on fait également le contour. On identifie le
type de roches et faire des mesures structurales s’il en existe.

Interprétation de la carte des régolites :


A la fin du report au bureau des informations collectées sur le terrain, une phase
d’interprétation fût entreprise. Cette phase consiste à faire une corrélation entre les
différents régimes sur l’ensemble des deux cibles. Ensuite vient la phase de coloration qui
consiste à attribuer à chacun des régimes cartographiés sur le terrain une coloration bien
précise définie par la société. A la fin de cette coloration, le pourcentage de chaque régime
dans la zone d’intérêt définit pour avoir une idée claire des régimes qui dominent. La carte
de régolite de la Série de Kofi ainsi achevée montre que les régimes sont divers et variés. Le
régime de régolite le plus courant est le Sandstone, le massif intrusif avec de dolérite.

La litho-échantillonnage :
Les travaux de la cartographie des régolites étaient accompagnés d’un échantillonnage des
affleurements rencontrés sur chacune des lignes cartographiées (appelé litho-
échantillonnage). Il consiste à prélever systématiquement les échantillons sur toutes les
roches rencontrées (à l’aide d’un marteau). Le géologue observe d’abord la texture ensuite à
l’aide de la loupe, identifie les différents minéraux de la roche afin d’avoir une idée sur la
nature de la roche c’est-à-dire s’il s’agit d’une roche plutonique, volcanique ou sédimentaire.
Les échantillons prélevés sont envoyés au laboratoire pour déterminer la teneur en Or ; cela
nous permet d’avoir une idée plus ou moins claire sur la distribution de l’or dans les
différents types de roches

L’apport de la tarière dans la définition de nouvelles cibles dans la partie Est de la série de Kofi sur le permis de
GOUNKOTO 37
Organisation de la campagne de forage dans Kofi-Est :

Motivation de la campagne (motivation) :

La série de Kofi se trouve dans une zone principalement composée de grains fins, montrant
un faible développement des structures tectoniques, contrairement à d'autres zones du
permis de Barrick comme Yaléa, Gara ou Gounkoto. C'est pourquoi cette partie du permis
était classé comme non prospective. Car les grains fins agissent comme un ciment très
compacte, empêchant la remontée des fluides hydrothermales. Bien que cela semble
logique, certaines mines situées plus à l'est, où les structures sont moins développées,
comme les mines de Segela et de Tabakoto, présentent des caractéristiques similaires.

BUT :
Le but de tarière est de récolter des informations plus en profondeur dans la saprolite pour les zones
ou la géochimie sol serrait inefficace en raison de l’épaisseur de la couverture transportée et aussi
parce que la saprolite est in situe et conserve les informations liées à la roche mère, qui nous
permettra de faire une corrélation géochimique en fonction de la teneur en or. La saprolite, en tant
que roche altérée, contient des indices précieux sur la composition chimique et minérale de la roche
mère. En utilisant une tarière, nous pouvons accéder directement à cette couche profonde et
prélever des échantillons non perturbés. Ces échantillons fournissent des données essentielles pour

L’apport de la tarière dans la définition de nouvelles cibles dans la partie Est de la série de Kofi sur le permis de
GOUNKOTO 38
l'analyse géochimique, permettant ainsi de mieux comprendre la distribution de l'or et d'autres
minéraux précieux.

Personnel chargé de la campagne :

Matériels utilisés :

Pour mener à bien cette activité on a eu besoin de plusieurs matériels, machines et


instrument. Les matériels utilisés lors de ces travaux sont :

La Tarière :

Une tarière motoriser

Équipement de prélèvement :

Tiges de rallonge : Pour atteindre des profondeurs plus importantes.

Têtes de prélèvement : Adaptées aux différents types de sols (argileux, sableux, graveleux).

Les sacs d’échantillonnage (Bag)

Une balance pour la peser du poids des échantillons

Outils de mesure et d'analyse :

La boussole

GPS : Pour la localisation précise des points de forage.

Carnet de terrain : Pour noter les observations et les données collectées.

Appareil photo : Pour documenter les sites de forage et les échantillons.

Équipement de sécurité :

Gants de protection : Pour manipuler les outils et les échantillons en toute sécurité.

Casque de protection : Pour se protéger des chutes d'objets.

Lunettes de protection : Pour protéger les yeux des éclats et des poussières.

Bouchon d’oreille : pour diminuer l’effet des bruits

Matériel de conditionnement des échantillons :

Sacs en plastique ou en toile : Pour stocker les échantillons de sol.

Des sacs de riz

Étiquettes : Pour identifier et cataloguer les échantillons.

L’apport de la tarière dans la définition de nouvelles cibles dans la partie Est de la série de Kofi sur le permis de
GOUNKOTO 39
Boîtes en aluminium : Pour transporter les échantillons en toute sécurité.

Outils supplémentaires :

Marteau de géologue : Pour casser les échantillons de roche.

Loupe : Pour examiner les échantillons de sol et de roche de près.

Kit de premier secours : Pour traiter les blessures mineures sur le terrain

Méthodologie :

Le forage à tarière s’effectuée selon une maille prédéfinie en avance sur ordinateur par les
géologues chargés du projet. Les points sont placés en fonction des information fournies par
la cartographie précédente ainsi d’éviter les voix de circulation, les habitations ou toutes
zones dont le forage serrait initiale.

Pour ce projet, nous avons programmé plus de 1323 points de sondage répartis sur 24 lignes
suivant l'axe Est-Ouest (Easting) avec une maille d’échantillonnage de 50m x 200m.

Exemple : espacement entre les lignes est de 200 mètres, et la distance entre les points de
sondage est de 50 mètres. Les lignes de foration sont ainsi de suite dans le tableau, ci-
dessous

L’apport de la tarière dans la définition de nouvelles cibles dans la partie Est de la série de Kofi sur le permis de
GOUNKOTO 40
Nombre
Ligne
de points Line Northing
Ligne 1 55 1431800
Ligne 2 59 1431600
Ligne 3 60 1431400
Ligne 4 57 1431200
Ligne 5 66 1431000
Ligne 6 54 1430800
Ligne 7 35 1430600
Ligne 8 86 1430400
Ligne 9 71 1430200
Ligne 10 61 1430000
Ligne 11 52 1429800
Ligne 12 58 1429600
Ligne 13 50 1429400
Ligne 14 53 1429200
Ligne 15 55 1429000
Ligne 16 53 1428800
Ligne 17 49 1428600
Ligne 18 43 1428400
Ligne 19 59 1428200
Ligne 20 56 1428000
Ligne 21 44 1427800
Ligne 22 48 1427600
Ligne 23 39 1427400
Ligne 24 60 1427200
1323

5.1. Mode opératoire :

A l’aide d’un GPS Garmin on se rend sur les coordonnées du point de forage la tarière doit
être position sur le point déjà programmés au bureau, mais cet emplacement peut être
contrainte par la nature du terrain, la topographie ou d’autre facteur, si l’emplacement est
contraint le point sera déplacé et l’ancien coordonnée serra modifier. On place une pique
pour indiquer le point à foré. Une fois la machine positionnée les diaks sont déployés pour la
stabilité générale, sur ordre du géologue le processus peut commencer.

Figure 0-1: la pique d'indication du point de forage

L’apport de la tarière dans la définition de nouvelles cibles dans la partie Est de la série de Kofi sur le permis de
GOUNKOTO 41
La tarière est enfoncée dans un mouvement de rotation avec une descente verticale dans le
sol dont la profondeur est fonction du niveau de la roche (saprolitique). La profondeur des
trous varie selon le niveau de la saprolite qui peut différer d’un à l’autre. Mais il se trouve
que dans la plupart des cas le niveau pour atteindre la saprolite ne dépasse pas 8m.

5.2. Foration :

La tarière en forme spiral et une tète légèrement conique fait une rotation continue dans le
sens de l’aigue d’une montre pour s’enfoncée dans le sol en même temps expulser les
échantillons. Les débris font une trajectoire spirale autour de l’arbre central. La tarière est
enfoncée avec un angle de 90°

Les tarières sont interchangeables avec d’autres tarières de même connexion, hexagonale ou
filetée. La spire et l’arbre central sont fabriqués avec des aciers de la plus haute qualité et la
soudure est effectuée sur une installation par un procédé de soudure sous protection
gazeuse inerte.

5.3. Echantillonnage :

Le technicien est chargé du bon déroulement de l’échantillonnage. Il veille au respect des


limites d’échantillons et les numéros qui leurs sont préalablement attribuée par le
géologue ;

L’échantillonnage se fait à chaque un mètre de la tige, chaque fois que la tarière s’enfonce
d’un mètre les échantillons sortis sont collectés et conditionnés dans un sac portant le
numéro d’échantillons (sample id), le métrage, le numéro du trou (Hole Id), ici le numéro
d’échantillon est attribué à la Base de pédolithe et au Top de la saprolite. Le nombre de
métrage peut varier selon le profil d’altération puisqu’on a besoin d’information jusqu’à la
saprolite.

On a besoin de deux types de sacs, un petit sac en plastique et un grand sac

• Le petit sac en plastique : chaque petit sac contient l’échantillon d’un mètre et serra
écrit métrage le numéro d’échantillon.
• Le grand sac : contient les petits sacs d’un même trou et serrait écrit le nom du trou
(Hole id)

L’apport de la tarière dans la définition de nouvelles cibles dans la partie Est de la série de Kofi sur le permis de
GOUNKOTO 42
Exemple : pour sept 7m de trou foré on aura sept petits sacs et serra écrit le nom de trou
et le nombre d’échantillon. (L2 KEauger 092 Bag 38 ; total sample 7)

NB : c’est seulement les sacs contenant la base de pédolithe et Top de saprolite qui seront
envoyés au laboratoire pour analyse.

Pour la confiance à nos des analyses du laboratoire a chaque dix (10) trous on insert un sas
de standard. Le standard est un matériau dont le géologue est le seul a connaitre la valeur
des élément qu’il contient, il est commandé avec un laboratoire spécialiste.

Description :

Pour ce programme on aura besoin du bas de la pédolithe et top de la saprolite

Une pédolithe : désigne une roche qui a subi un processus de pédogenèse intense et
prolongé, c'est-à-dire une altération profonde par les agents atmosphériques et biologiques.
En d'autres termes, c'est une roche qui est en train de se transformer en sol, ou qui a déjà
presque atteint ce stade.

Processus de formation :

La formation d'une pédolithe est un processus complexe qui implique :

• L'altération physique : fragmentation de la roche mère par les variations de


température, le gel/dégel, l'action des racines des plantes.
• L'altération chimique : dissolution, oxydation, hydratation des minéraux de la roche,
entraînant la formation de nouveaux minéraux (argiles, oxydes de fer) et la libération
d'ions.
• L'activité biologique : les organismes vivants (bactéries, champignons, vers de terre)
contribuent à la décomposition de la matière organique, à la formation d'humus et à
la structuration du sol.

Caractéristiques d'une pédolithe :

L’apport de la tarière dans la définition de nouvelles cibles dans la partie Est de la série de Kofi sur le permis de
GOUNKOTO 43
• Texture : souvent poreuse, friable, avec une structure en agrégats.
• Couleur : variable en fonction de la nature de la roche mère et des processus
d'altération (couleurs vives dues aux oxydes de fer).
• Composition : riche en argiles, en matières organiques et en minéraux néoformés.
• Horizontage : présence d'horizons pédologiques distincts (horizon A humifère,
horizon B d'accumulation, horizon C d'altération).

L’argile tachetée : souvent intermédiaire, L'argile tachetée peut se trouver entre la pédolithe
et la saprolite, mais sa présence et son épaisseur peuvent varier en fonction des conditions
environnementales et des processus géochimiques locaux. L'argile tachetée se forme sous
certaines conditions géochimiques et environnementales spécifiques, elle se forme souvent
dans des sols riches en fer. Les taches de couleur distinctes sont généralement dues à
l'oxydation et à la réduction du fer ou/et quand le sol a un drainage imparfait ou intermittent
permettent l'accumulation d'eau, ce qui favorise les processus de réduction et d'oxydation
nécessaires à la formation de taches.

Elle présente des taches de couleur variées, allant du rouge au jaune, en passant par le brun
et le gris

La saprolite : une roche altérée

Une saprolite est une roche qui a subi une altération in situ, c'est-à-dire sur place, par des
processus chimiques et physiques. Il s'agit de la première étape de la décomposition d'une
roche mère, qui se transforme progressivement en sol. La saprolite conserve souvent la
structure de la roche d'origine, mais sa composition minéralogique a été modifiée par les
éléments climatiques et biologiques.

Processus de formation :

La formation d'un saprolite est un processus lent et complexe qui implique :

• L'altération physique : les variations de température, le gel/dégel, l'action des racines


des plantes contribuent à fragmenter la roche.
• L'altération chimique : l'eau, l'oxygène et les acides produits par les organismes
vivants attaquent les minéraux de la roche, les transformant en d'autres minéraux
plus stables dans les conditions de surface.

Caractéristiques d'une saprolite :

• Texture : souvent friable, meuble, avec des fragments de la roche mère.


• Couleur : variable en fonction de la roche mère et des processus d'altération (rouges,
jaunes, brunes...)
• Composition : riche en argiles, en oxydes de fer et en matières organiques.

L’apport de la tarière dans la définition de nouvelles cibles dans la partie Est de la série de Kofi sur le permis de
GOUNKOTO 44
• Perméabilité : élevée en raison de sa porosité.

L’image ci-dessous montre les échantillons du trou KEAUG 2472 ligne 32 de Kofi-EAST

De ]0 à 1m] TRC réouverture transportée

De ]1 à 2m] Latérite BASE OF PEDOLITHE

De ]2 à 5m] Meattle zone argile tachetée

De ]5 à 6m] Top of saprolite

De ]6 à 7m] Saprolite

Figure 0-2: table de description Auger

A la base de la pedolithe on observe généralement de la latérite de couleur rougeâtre, elle


est souvent surmontée par une fine couche de couverture transporté (TRC) et en dessous on
retrouve de l’argile tachée à environ 4m de profondeur.

Au Top de la saprolite est constitué de matériaux altérés mais non encore transformés en sol
elle contient souvent des minéraux argileux tels que la kaolinite, l'illite on y trouve de la
traumalline oxydé de couleur noir et friable. La saprolite de la SDN peut varier en couleur,
allant du jaune pâle au brun rougeâtre,

Les types d’altération observés sont : altération hématite, chlorite, albite etc…

L’apport de la tarière dans la définition de nouvelles cibles dans la partie Est de la série de Kofi sur le permis de
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RESULTATS :
Interprétation des résultats de laboratoire :
Les résultats une fois obtenus avec le laboratoire on vérifie si la teneur de standards on les
même que celles qu’on a commandé, si telles n’est pas le cas ça veut dire que les résultats
des analyses sont erronés.

Maintenant les données sont traitées et triées avec une fonction statistique qu’on utilise
appelée la fonction percentile.

Fonction percentile :

Cette fonction est particulièrement utile dans l’analyse des concentrations, elle permette de
déterminer les concentrations d'éléments chimiques dans un échantillon par rapport à une
population de données. Par exemple, le 90e percentile indique que 90 % des échantillons ont
une concentration inférieure à cette valeur. Les échantillons dont les concentrations
dépassent un certain percentile (par exemple, le 95e percentile) peuvent être considérés
comme anormaux et méritent une attention particulière.

La formule pour calculer un percentile est la suivante :

𝑃𝑘=(𝑘/100) ×(𝑁+1)
Où :

𝑃𝑘 est le k-ième percentile,

𝑘 est le percentile que vous souhaitez calculer (par exemple, 25 pour le 25e percentile),

𝑁 est le nombre total d'observations dans l'ensemble de données.

Percentile BAS-OF-PEDOLITHE TOP-OF-SAPROLITE


(ppm) (ppm)
10% 4 4
20% 6 6
30% 8 6
40% 11 8
50% 13 11
60% 15 12.92
70% 15 15
80% 20 18
85% 22 20
90% 27 24
95% 46 32
98% 80 52

L’apport de la tarière dans la définition de nouvelles cibles dans la partie Est de la série de Kofi sur le permis de
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100%
Figure 0-3: fonction percentile

Ici pour notre interprétation on aura besoin du 85,90,95,98ieme percentile pour faire une
corrélation géochimique

L’apport de la tarière dans la définition de nouvelles cibles dans la partie Est de la série de Kofi sur le permis de
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Identification des cibles :

Difficultés rencontrées :

Accès aux sites : Certaines zones d'exploration était difficiles d'accès en raison de la
topographie la zone est en grande partie constitué de montagne, des conditions
météorologiques notamment la forte chaleur ou de la végétation dense.

Profondeur limitée : La tarière est généralement utilisée pour des forages peu profonds avec
accès des informations en dimension 2.5D, se limitant à la zone meuble sans atteindre la
roche fraiche qui contienne beaucoup plus d’information. Pour des explorations plus
profondes, d'autres techniques de forage peuvent être nécessaires.

Contamination des échantillons : Il existe un risque de contamination croisée des


échantillons de sol et des erreurs dans la numérotation des échantillons, ce qui peut fausser
les résultats des analyses géochimiques. Cela demande une grande vigilance de part des
échantillonneurs.

Maintenance des équipements : Les pannes d’équipement étaient très fréquentes, la tarière
nécessite une maintenance régulière pour éviter les pannes et garantir des performances
optimales.

L’apport de la tarière dans la définition de nouvelles cibles dans la partie Est de la série de Kofi sur le permis de
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Sécurité : Le forage peut présenter des risques pour la sécurité des opérateurs, notamment
en raison de la manipulation des équipements lourds et des conditions de travail parfois
difficiles. C’est pour cela que le port des équipements de travail son obligatoire « les gans, les
masques, les lunettes, les bouchons d’oreilles, le casque, chaussures de sécurités et les
tenues réfléchissantes.

CHAPITRE III : RECOMMANDATION ET


CONCLUSION
RECOMMADATION
CONCLUSION

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