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On rdre........../F.S.S.A/UAMOB/2019
Filière : CHIMIE
Option : Chimie des matériaux
Thème :
Ce travail a été effectué au laboratoire de chimie de la faculté des sciences et des sciences
appliquées de l’Université de Bouira en collaboration avec la station de traitement des
effluents urbains (STEP) Sour el ghouzlane (Bouira).
Je remercie le bon Dieu miséricordieux et clément, qui m’a donné la volonté et le
courage pour mener ce modeste travail.
Mes remerciements les plus sincères s’adressent particulièrement à:
Mme TEDJANI. F, Maître a Assistants A à l’Université Akli Mohand OULHADJ de
Bouira, qu’elle trouve ici l’expression de ma profonde gratitude pour son suivi et ses précieux
conseils.
Mme MANSOURI. S, Maître de Conférences classe B à l’Université Akli Mohand
OULHADJ d’avoir accepté de présider ce jury.
Mr BOUDAA.A, et Mme K. LANASRI Maîtres Assistants classe A à l’Université de
Akli Mohand OULHADJ qui ont accepté d’examiner ce travail.
Mme MENDIL. S, Maître de Conférences classe B à l’Université de Mouloud
MAMMERI de Tizi-Ouzou d’avoir accepté l’invitation pour le jury de soutenance.
Mme GHOUALEM. H, Professeur à USTHB de m’avoir accueillis dans le Laboratoire
d’Electrochimie, Corrosion, Métallurgie et Chimie Minérale. Faculté de Chimie. Université
des Sciences Technologie Houari BOUMEDIENE Bab-Ezzouar, Alger pour effectuer mes
analyses par absorption atomique.
Mme ROUIBI. A, chef de département de la STEP Sour el ghouzlane (Bouira) ainsi
que tout le personnel de la STEP d’avoir été très aimable et serviable avec moi pendant la
durée de mon stage.
L’ensemble du personnel des laboratoires de chimie de l’Université de Bouira pour
leur soutien scientifique mais également pour leur bonne humeur au sein du laboratoire.
Enfin, que toutes les personnes qui, de prés ou de loin ont contribué à la réalisation de
ce travail trouvent ici le témoignage de mon estime.
DEDICACES
Je dédis ce travail à :
Mes très chers parents, qui n’onrt jamais cessé de me chérir et me soutenir durant
toutes mes années d’études. Je leur dis merci et que dieu vous garde.
Mes adorables sœurs Kahina, Mounira , Sihem, Nadjat et Dihia, qui m’ ont
encouragé et soutenu pendant tous le long de mes études.
À mes chers frères Taher, Tarik , Khaled, Salem et Ilyes.
Mon fiancé et sa famille.
Tous mes camardes de la section de chimie 2018/2019, pour leur présence effective.
Thiziri
Liste des figures
Les eaux usées contiennent divers polluants organiques et inorganiques. Leur rejet
direct dans la nature sans traitement s'avère très néfaste sur l'environnement et l'homme
d’où l'importance de leur traitement.
En Algérie, il existe plus d’une centaine de STEP dont une soixantaine « dites
urbaines » consacrées aux eaux usées domestiques. Les autres étant installées dans les unités
industrielles. Le besoin d’épurer les eaux usées ira en s’accroissant en Algérie et dans les
autres pays, en raison de la démographie et de la consommation accrue des zones urbaines
et industrielles.
La station d'épuration des eaux usées de Sour el ghouzlane (Bouira), traite tout type
d'eau usée (domestique, Agricole, industrielle). A la sortie de STEP l’eau épurée, jeté dans
le milieu naturel, est accompagnée par une production de quantités non négligeables de boues
dont il faut s'en débarrasser, ainsi la STEP à choisie de les éliminer en les mettant en
décharge.
La mise en décharge s'avère une technique peu valorisante et légalement interdite dans
de nombreux pays (directive 1999/31/CE). L'incinération des boues a un coût prohibitif
et présente un risque lié à l’impact de gaz toxiques sur l’environnement tel que celui de la
dioxine (ADEME, 1999, Gao. Ningbo, 2014). La valorisation énergétique et agricole des
boues sont des techniques vertes permettant de transformer les boues considérées des déchets
à un produit de valeur tout en minimisant la pollution.
La présente étude a pour objectif de caractériser et d'étudier la possibilité de convertir
les boues en combustibles propre qui répondent aux exigences énergétiques
et environnementales ainsi que l'étude des caractéristiques et de la valorisation des cendres
issues de la combustion.
Notre étude est divisée en deux parties principales ; partie théorique et partie
expérimentale.
- Le Premier chapitre présente des généralités sur les boues : leurs origines, leurs principes de
la réglementation, leurs filières de traitement et leurs domaines de valorisation.
Partie Expérimentale est consacrée pour les différents résultats d’analyse et ces
interprétations :
Deuxième chapitre décrit les différentes technique expérimentales et les moyens utilise pour
l’ensemble des expériences effectués et consacré à la discussion des résultats physico-
chimique et celles obtenus après l’incinération.
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Chapitre I :
Synthèse bibliographique
Chapitre I Etude bibliographique
I.1. Introduction
Le parc des stations d’épuration d’eaux usées urbaines en Algérie est constitué
essentiellement de procédés d’épuration à (boues activées), et à un degré moindre «
lagunage naturel ». Ce dernier produit des boues, avec assez longs 5 à 10 ans qui ne
nécessite pas la gestion de ces boues au niveau de la station. Le procédé à boues
activées produit des boues de manière régulière (Journalière) qui oblige leur gestion sur
le site de la station avant destination finale (A. Guy, 2003).
De cette contrainte est née la filière de traitement des boues en parallèle avec
celle de l’eau pour une meilleure maîtrise de ce sous-produit.
Les procédés de traitement des boues existants au niveau des stations d’épuration
dépendent de l’origine et de la nature des boues produites par ces stations. Ainsi
les stations à moyenne charge sont dotées de procédé de stabilisation et celles à faible
charge produisent des boues ayant été déjà stabilisées au niveau de la filière
de traitement de l’eau (ONA, 2004). De par sa vocation, sa raison d’être une station
d’épuration existe pour protéger le milieu environnant notamment la ressource
hydrique. On a souvent tendance à confondre entre le rôle principal et les rôles
secondaires d’une station d’épuration.
Nous insistons pour dire que la protection de la ressource hydrique est le rôle
principal de la station à savoir eau souterraine, eau de surface, et eau de baignade (zone
côtière). Les rôles secondaires restent bien entendu la réutilisation des eaux épurées en
agriculture et à usage industriel ainsi que la valorisation des boues produites en
agriculture (ONA 2004).
I.2. Production d'une boue de station d'épuration
L'épuration des eaux usées, qu'elles soient d'origine domestique, pluviale,
industrielle et agricultures ou qu'elles correspondent à des matières de vidange, aboutit
à la production de boues. Ces dernières sont ensuite traitées en fonction de leur
destination finale.
Il convient de distinguer les eaux usées urbaines qui sont formées par les rejets
des eaux domestiques aux quelles peuvent s’ajouter les eaux usées d’ensembles
collectifs (aéroports, écoles, campings, parkings) et celles d’activités artisanales
et commerciales (cabinets médicaux, cabinets dentaires, ateliers photo… etc).
Les eaux usées industrielles ont des compositions très variables selon le type
d’industrie (agro-alimentaire, chimique, métallurgique, etc.), selon le degré de recyclage
des produits et de l’eau, et selon le cycle de fabrication.
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Chapitre I Etude bibliographique
Les eaux usées agricole proviennent des terres cultivées après lessivages
et ruissellement. Ces eaux sont riches en éléments fertilisants (D.D. Mara, 1980).
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Chapitre I Etude bibliographique
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Chapitre I Etude bibliographique
Le tableau (I.1) indique le pourcentage des éléments fertilisants ainsi que lepourcentage
de la matière organique contenue dans les boues.
Tableau I.1 : Composition générale des boues d’épuration (Ademe, 1999).
Matière sèche (MS) 2 à 95 % selon la siccité
Matière organique 50 à 70 de la MS (30% si boues chaulées)
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Chapitre I Etude bibliographique
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Chapitre I Etude bibliographique
I.4.1.5. Consistance
La consistance de la boue est un critère essentiel pour le stockage,
l'homogénéisation, la manutention et l'enfouissement. Elle est liée à son état physique
(S. Karoune, 2008). Quatre états physiques sont généralement définis en tenant compte
de la siccité (tableau I.2).
Tableau I.2 : Consistance des boues (C.T.E.S, 2010)
Type de boues Taux de siccité %
Liquides De 3 à 10
Pâteuses De 10 à 25
Solides >30
Sèches De 85 à 95
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Chapitre I Etude bibliographique
Leur élimination n’est pas facile selon l’utilisation ultérieure des boues, il faut s’en
préoccuper (C. Tauzin, 1986).
I.4.2.3. Parasites
On trouve de très nombreux parasites dans les boues d’origine fécale ou tellurique,
ce sont des œufs d’ascaris.
I.4.2.4. Micropolluante
Les bous contiennent, en faible quantité de nombreux produits qui peuvent être
toxiques pour les plantes qui présentent des inconvénients ou même des dangers pour
l’homme par l’intermédiaire des plantes.
I.4.3.Composition des matières organiques
Les boues sont constituées de matière organique complexe non dégradée.
La matière organique est principalement constituée de quatre grandes familles : les
protéines (acide aminé), les lipides (méthanol), les carbohydrates (glucose) et les acides
gras.
I.4.4.Composition des matières minérales
Il s’agit essentiellement de ce qu’on nomme des métaux lourds, qui ont été très
largement étudié en laboratoire et sur le terrain pour leur rôle dans le développement des
cultures irriguées par des boues liquides ou par des boues sèches.
I.5. Différentes filières de traitement des boues
Le traitement des boues est défini comme l’ensemble des opérations visant
à modifier les caractéristiques des boues en excès afin de rendre leur destination finale.
I.5.1.Epaississement
L’objectif de cette étape est de réduire la quantité d’eau pour diminuer le volume
des boues pour les étapes suivantes de traitement. Très souvent l’épaississement
est réalisé par des moyens physiques tels la flottation, la centrifugation ou la mise dans
des bassins pour une simple traitement.
Il existe deux types d’épaississement :
Epaississement gravitaire
Epaississement dynamique
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Chapitre I Etude bibliographique
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Chapitre I Etude bibliographique
Pour cela les boues séjournent dans des bassins dites stabilisent (M. Merciecca, 1984).
I.5.3. Déshydratation
La déshydratation est une étape du traitement des boues faisant passer les boues
de l’état liquide à un état solide.
Elle permet de diminuer la teneur en eau des boues, et d'atteindre en sortie une
siccité allant de 15 à 40%, variable selon la filière de traitement des eaux, la nature des
boues et la technique de déshydratation utilisée. Elle s’opère sur un mélange de
boues primaires, secondaires voire tertiaires.
Il existe deux types de déshydratation des boues (G. Antonini, 2000) :
La déshydratation mécanique
La déshydratation naturelle
I.5.3.1. Déshydratation mécanique
Dans les stations d’épuration, l’étape de traitement finale des boues est leur
déshydratation mécanique afin d’éliminer un maximum d’eau. Une teneur en matières
sèches située entre 15 et 35% est obtenue, ce qui signifie que les boues contiennent
encore jusqu’à 85% d’eau. Il est donc impératif d’optimiser cette étape afin d’assurer
la plus grande élimination possible d’eau.
Le procédé de déshydratation généralement utilisés des bandes presseuses, le filtre
presse et la centrifugeuse.
a. Filtre à bandes presseuses
C’est la filtration sous pression progressive, de 0,3 à 1 bar. On comprime la boue
au moyen de rouleaux entre une bande filtrante et une bande pressante.
Le processus comporte les étapes suivantes :
– floculation avec des poly-électrolytes ;
– égouttage sur un support filtrant de l’eau interstitielle libérée ;
– pressage de la boue drainée, entre deux toiles qui la compriment
progressivement.
b. Filtre
C’est un appareil qui permet de filtrer des boues en chambre étanche sous
pression de l’ordre de 5 à 15 bars .Il fonctionne en discontinu.
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Chapitre I Etude bibliographique
c. Centrifugeuse
Elle peut être assimilée à une sédimentation accélérée. La centrifugation
est précédée d’un conditionnement à l’aide de polymères de synthèse aboutissant à une
boue floculée.
I.5.3.2. Déshydratation naturelle
Le système consiste à sécher les boues à l’air libre sur des lits de séchage
drainés.
Lit de séchage
On utilise les lits de séchage pour des boues très minéralisées issues
d’une station d’épuration totale ou d’un dispositif de digestion des boues.
On introduit la boue dans des bassins peu profonds contenant des graviers et de sable
munis d’un système de drainage, la déshydratation naturelle des boues s’opère en faits
de deux façons (O.N.A 2004).
-Une couche supérieure de sable de 5 à 10 cm. (calibre 0,5 à 15 mm). -Une couche
intermédiaire de gravier fin de 10 cm (calibre 5 à 15 mm).
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Chapitre I Etude bibliographique
-Des grains en ciment ou en plastique sont disposés avec une légère pente sur la couche
de base.
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Chapitre I Etude bibliographique
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Chapitre I Etude bibliographique
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Chapitre I Etude bibliographique
fertilisants).
Le compostage des boues nécessite leur mélange avec des déchets verts qui
permettent une meilleure structuration et aération du produit final, et cela vue leur
rapport très faible carbone/azote (C/N) et l'absence d'éléments structurants.
L’utilisation du compost fournit aux végétaux un support aéré, un réservoir d’eau et de
nutriments. Ceci permet un enracinement important des végétaux qui favorise leur
productivité et diminue les risques d’érosion (K. Vaucher, 2012).
c. Valorisation énergétique par combustion
Les boues de stations ne sont pas auto-combustibles, elles nécessitent un
mélange avec d'autres déchets tels que les déchets ménagers pour qu'elles puissent être
incinérées dans des fours spécifiques et traitées dans des installations de traitement
thermique de déchets non dangereux.
L'incinération consiste à la matière organique des déchets par combustion à haute
température plus de 500 °C produisant de la chaleur qui est récupérée sous forme de
vapeur ou d'électricité pour le fonctionnement du four lui-même et pour le chauffage
urbain ou industriel. Les résidus de l'incinération (Mâchefer) sont utilisables pour les
travaux de construction.
I.8.2. Valorisation agronomique
Pour les boues présentant un intérêt fertilisant et conformes aux exigences
réglementaires d’innocuité, cette filière permet le retour au sol de la matière organique
et de ses composés fertilisants, réduisant d’autant l’utilisation d’engrais minéraux.
La valorisation agronomique des boues constitue la filière la plus utilisée depuis
des décennies sans aucune difficulté d’ordre sanitaire ou agronomique ne soit apparue.
Cette filière répond parfaitement aux besoins de matières organiques et d’éléments
fertilisants des sols mis en cultures, ainsi qu’aux critères du développement durable.
La valorisation agronomique des boues sous forme brute, chaulée, compostée ou
séchée est réalisée par épandage sur les sols.
1.8.3. Utilisation agricole des boues
La valorisation agricole peut être considérée comme le mode de recyclage
le plus adapté pour équilibrer les cycles biogéochimiques (C, N, P, ..), pour
la protection de l’environnement et d’un très grand intérêt économique. Elle vise
surtout à ménager les ressources naturelles et à éviter toute pollution et gaspillage de
matières organiques dû à l’incinération ou à l’enfouissement dans les décharges (D.
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Chapitre I Etude bibliographique
Lambkin et al. 2004). Les boues résiduaires peuvent ainsi remplacer ou réduire
l’utilisation excessive d'engrais coûteux.
La figure III.3 montre les performances de divers procédés de traitement de
la boue de la station d’épuration.
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Chapitre I Etude bibliographique
Références bibliographiques
A.B.D. Ramdani, (2011). Biodégradation du résidu endogène de boues activées, thèse
de doctorat,Université de Montréal.
A. Bouamrane, D. Chahidi ELOuazzani, L. Tiruta Barna, K. Mansouri, (2014).
Valorisation des boues de papeterie comme matières premières secondaires dans les
mortiers de ciment Portland : incidence des conditions d’incinération sur la résistance
mécanique des mortiers (Valorization of paper mill sludge as a partial replacement of
Portland cement in mortar: the impact of incineration conditions on the strength of
mortars), J. Mater. Environ. Sci. 5 (2), 605-614.
Ademe, (1999). L'incinération des déchets et la santé publique : bilan des connaissances
récentes et évaluation du risque, SFSP.
Ademe, (1999). Situation du recyclage agricole des boues d'épuration urbaines en
Europe et dans divers autres pays du monde, Ademe édition, Paris.
A. Damien,(2013) .Guide du traitement des déchets, dunod, Paris.
Ademe, (2001). Les boues chaulées des stations d'épuration municipales: production,
qualité et valeur agronomique, Ademe édition, Paris.
D.D. Mara,(1980). Sewage treatment in hot climates. Ed.John willey and sons.
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Chapitre I Etude bibliographique
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Chapitre I Etude bibliographique
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Chapitre II
Matériels et méthodes
Chapitre II Matériels et méthodes
II.1. Introduction
II.2. Problématiques
En fonction des critères clés qui permettront de savoir quelle filière répondra le mieux
à nos priorités et nos objectifs :
Tout d'abord le domaine d'applicabilité du procédé donne une présélection de tous les
procédés envisageables à partir des caractéristiques principales des boues les critères d'entrée :
-Les quantités annuelles des boues;
-La teneur en matière sèche ;
-La matière organique ;
-Valorisation agricole envisageable (contraintes réglementaires et normes) ;
-État de stabilisation ou hygiénisation ;
Ensuite d'autres aspects sont pris en compte des boues (minimalisation des coûts et des
risques économiques, gestion du risque sanitaire, minimisation des impacts
environnementaux, problèmes spécifiques liés à la composition des boues pour un procédé
donné, limitations des procédés, …).
Pour prendre la caractérisation détaillée des boues afin de déterminer leurs caractéristiques
physico-chimiques est obligatoire. Dans cet égard, leur analyse est envisagée.
Cette analyse a été faite sur deux types de boues : une boue fraiche qui a été récupérée juste
après le traitement des eaux, une deuxième qui est stockée pendant huit ans dans les lits du
séchage.
Ces deux boues ont été prélevées afin de pouvoir suivre l'évolution de leurs caractéristiques
physico-chimiques et pouvoir ainsi noter les changements dans leur état et la possibilité de
leur valorisation.
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Chapitre II Matériels et méthodes
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Chapitre II Matériels et méthodes
II.4.Principe de fonctionnement
Le principe de fonctionnement des eaux usées arrivent dans une cuve en béton
équipée par des pompes électrique immergées.
Un panier de protection retient les gros déchets pour protéger les pompes.
Plusieurs flotteurs vont régulariser le niveau d’eau dans la cuve, la remontée les flotteurs met
en route les pompes, ces derniers sont munis de ventilateurs :
Une échelle permet de descendre dans la cuve.
L’alimentation électrique se trouve à l’extérieur de l’installation.
Un tampon de fermeture assure la sécurité du dispositif.
Les eaux usées vont alors être aspirées et transférées par des tuyaux verticaux.
Eau épurée
Eau Traitement Traitement
Dégrillage Dessablage Déshuilage Primaire Secondaire
USée
Boue
Epaississement
Traitement
Evacuation
Des boues Epandage ou
Conditionnement
décharge
Fumées
Déshydratation
Incinération
Cendres
Figure II.2 : Schéma du processus de traitement des eaux usées dans la STEP de Sour
el ghouzlane (Bouira).
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Chapitre II Matériels et méthodes
Les boues étudiées dans ce travail proviennent de la STEP qui se situe au niveau Sour
el ghouzlane (Bouira). Il s’agit d’une station de traitement par boues activées à faible charge.
Les prélèvements ont été effectués manuellement et sont mis dans des boites en
plastique pour la caractérisation. Les boues déshydratées sont recueillies à la sortie de
la bande presseuse et le deuxième échantillon est prélevé du lit de séchage phase finale
du traitement de boues on l’appelle boue du lit de séchage (BLS).
L’échantillonnage a été effectué manuellement à l’aide d’une pelle et un récipient en plastique
Les échantillons composites de boues sont collectés, puis séchés dans une étuve
pendant 24 heures à 105°C puis broyés dans un mortier.
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Chapitre II Matériels et méthodes
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Chapitre II Matériels et méthodes
Figure II.5 : Aspect visuel des boues du lit de séchage séchées et calcinées.
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Chapitre II Matériels et méthodes
Le taux d’humidité est déterminé par dessiccation dans une étuve maintenue à 105°C
jusqu’à ce que la masse devienne constante. La différence de masse correspond au taux
d’humidité et le résidu représente la teneur en matière sèche de l’échantillon (siccité).
Pour déterminer le taux d’humidité, une prise d’échantillon d’une masse de 5 g, soit m0
à l’aide d’une balance de marque Nahita avec précision de 0.0001 g, est mise dans un creuset
en porcelaine préalablement sèche et taré p0, ensuite l’ensemble (m0 + m1) est placé dans une
étuve de marque BINDER à 105°C jusqu’à l’obtention d’une masse m2 constante. La capsule
est pesée après refroidissement dans un dessiccateur soit le poids obtenu est m0. Le taux
d’humidité est calculé selon l’expression suivante :
Taux d’humidité (%)= [[(m1- m0) – (m2 -m0)]/ (m1 - m0)] x 100 …. (II.1)
• m0: masse de la capsule vide ;
• m1: masse de la capsule + masse des boues ;
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Chapitre II Matériels et méthodes
• m2 : masse de la capsule + masse des boues après séchage à l’étuve à 105°c pendant
2h.
II.7.1.4. Teneur en matière sèche (MS) et en eau
On a déterminé la masse volumique apparente (ρa), la masse volumique réelle
(ρr) et la porosité (ε).
La masse volumique apparente d’un échantillon correspond à la masse volumique d’un
volume de matériau pris en tas y compris tous les vides.
La masse volumique apparente est calculée selon la norme NF ISO 11272 par la mesure de
la masse de l’échantillon sec contenu dans une éprouvette de 10 ml. Les valeurs sont obtenues
par la relation suivante :
ρa = mr − m0/ V ………… (II.2)
La masse volumique réelle est le rapport de la masse par le volume occupé par
le solide. Sa détermination se fait à l’aide un pycnomètre à eau conformément à la norme NF
ISO 11508. Le principe de mesure repose sur la détermination de la différence de masse entre
le volume de l’échantillon sec étudié et celui d’un fluide inerte (l’eau) dans lequel
il est immergé.
Un échantillon sec de masse comprise entre 1 et 2 g est pesé et introduit dans un pycnomètre
à demi plein d’eau. Le remplissage est complété avec de l’eau distillée et le pycnomètre
est pesé. Enfin le pycnomètre est vidé, rempli seulement l’eau distillée puis pesé.
La masse volumique réelle est exprimée par l’équation suivante :
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Chapitre II Matériels et méthodes
m1: masse du la capsule avec l’échantillon après séchage dans l’étuve à 105°C pendant 2h;
m2 : masse du la capsule avec l’échantillon après 2h de chauffage à 550 °C.
II.7.2.2.Analyses chimiques en éléments traces métalliques (ETM)
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Chapitre II Matériels et méthodes
Le rayonnement infrarouge (IR) fut découvert en 1800 par Frédéric Wilhelm Herschel.
Ces radiations localisées au-delà des longueurs sont situées entre la région du spectre visible
et des ondes hertziennes. Le domaine infrarouge s’étend de 0,8 µm à 1000 µm.
Il est arbitrairement divisé en 3 catégories, le proche infrarouge (0,8 à 2,5 µm soit
12500-4000 cm-1), le moyen infrarouge (2,5 à 25 µm soit 4000-400 cm-1) et le lointain
infrarouge (25 à 1000 µm soit 400-10 cm-1).
Cette technique d’analyse qualitative permet d’identifier les fonctions chimiques,
principalement organiques et les éléments mal cristallisés.
La spectrométrie d’absorption atomique à flamme est une méthode qui permet de doser
essentiellement les métaux en solution. Cette méthode d’analyse élémentaire impose que la
mesure soit faite à partir d’une analyse (élément à doser) transformé à l’état d’atomes libres.
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Chapitre II Matériels et méthodes
L’échantillon est porté à une température de 2000 à 3000 degrés pour que les combinaisons
chimiques dans lesquelles les éléments sont engagés soient détruites. La spectrométrie
d’absorption atomique est basée sur la théorie de la quantification de l’énergie de l’atome.
Le dispositif expérimental utilisé en absorption atomique se compose d'une source, la lampe
à cathode creuse, d'un brûleur et un nébuliseur, d'un monochromateur et d'un détecteur relié
à un amplificateur et un dispositif d'acquisition.
La perte au feu est mesurée sur des échantillons de boues, préalablement séchés
à 105°C pendant 2h et broyés, introduits dans un four à moufle à 1200°C pendant 1 heure.
La pesée avant et après calcination permet de déterminer la perte au feu exprimée en
pourcentage.
m1: masse de la capsule avec l’échantillon après séchage dans l’étuve à 105°C pendant 2h ;
m2 : masse de la capsule avec l’échantillon après 1h dans le four à 1100 °C ;
mboue: masse de l’échantillon utilisé.
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Chapitre II Matériels et méthodes
Références bibliographiques
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Chapitre III
Résultats et discussion
Chapitre III Résultats et discussions
III.1. Introduction
Dans le présent chapitre sont exposés les résultats des différents essais expérimentaux
physico-chimiques , relatifs à la caractérisation des boues générées au niveau de la STEP de
Sour el ghouzlane (Bouira). L’objectif est d’obtenir une meilleure connaissance des propriétés
de ce type de et déchet et de recueillir un maximum d’informations utiles permettant de leur
identifier un traitement adéquat.
D’après les résultats représentés dans le tableau III.1, les boues déshydratées et celles du
lit de séchage ont un pH neutre.
La conductivité électrique est un bon indicateur de la concentration des sels solubles
dans l’échantillon. Les mesures présentées sur le tableau III.1 montrent que la boue déshydratée
présente des valeurs de conductivité électrique relativement faibles. Ce qui indique que
la concentration des sels solubles est basse. Cependant après séchage des boues à 105°C ces
valeurs deviennent plus importantes allant de 2,03 mS/cm pour la boue déshydraté et 0,91
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Chapitre III Résultats et discussions
mS/cm pour la boue du lit de séchage ce qui est en accord avec est les résultats trouvés pour
les boues sèches étudiées par (Dusza et al, 2009) [0,1 - 4,3 mS/cm].
On constate aussi que la boue déshydratée contient un taux d’humidité beaucoup plus
élevé à celui de la boue du lit de séchage, ce qui peut être explique par le fait que aux boues du
lit de séchage sont exposées à une longue période d’ensoleillement surtout avec le climat semi-
aride de Bouira qui accélère le phénomène d’évaporation et augmente la siccité ou bien
la quantité de la matière sèche de la boue.
La teneur en matières volatiles permet d’indiquer le taux de matière organique contenu
dans l’échantillon considéré. C’est un paramètre qui peut influer sur le maintien des polluants
et notamment des métaux lourds. En effet la rétention de ces derniers est favorisée par une
teneur élevée en matières volatiles (Durand, 2003 ; F. Benoudjit, 2016). De plus
la détermination de la proportion de la matière organique est primordiale pour une valorisation
des boues dans les matériaux de construction.
D’après le tableau III.1 nous constatons des teneurs faibles en matière volatile pour
la boue déshydratée et boue du lit de séchage respectivement est l’ordre15.89 et 12.15mS/cm.
Ce paramètre nous renseigne sur l’exo-thermicité en incinération. En effet, la diminution de
la teneur en matière organique augmente le degré de stabilité des boues et facilite leur
épaississement ou leur déshydratation mais diminue leur exo-thermicité. Par contre,
l’augmentation de la teneur en matière organique des échantillons engendre augmentation leur
pouvoir calorifique jusqu’à 16500KJ/kg (E. Guibelin, 2000). Ceci est avantageux pour
la valorisation énergétique par incinération des boues.
Nous constatons aussi, une grande teneur en matière minérale dans la boue de lit séchage près
de 48,76% par apport à la boue de déshydratation qui est près de 10%.
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Chapitre III Résultats et discussions
Tableau III. 2 : Concentrations en métaux lourds des boues fraiches et des boues du lit de
séchage de la station d’épuration Sour el ghozlane
Pour préserver les teneurs naturelles du sol en éléments traces métalliques lors de
l’utilisation de boues en agriculture de règlementation ont été mises en place et les valeurs
limites dans les effluents solides et liquides sont consignées dans le tableau III.2.
L’examen des analyses effectuées concernant les métaux lourds sur les échantillons de
boues de la STEP, ne révèlent pas aucune indication (menace de toxicité) par rapport aux
normes (G. Miquel, 2003 ; M.S. Metahri, 2012).
L’utilisation de ces boues sur le sol serait avantageuse, car elle permet de lui apporter
des quantités non négligeables en matières organiques et minérales (Ca, Mg, K, P).
Tableau III.3 : Teneurs et flux des éléments traces métalliques pour boues et pour sols (Adem,
1999)
Constituants Valeur limites dans les Valeur limites dans les sols
boues (mg/Kg MS) (mg/Kg MS)
Cd 20 2
Cr 1000 150
Cu 1000 100
Hg 10 1
Ni 3000 300
Pb 20 2
Zn 3000 300
30
Chapitre III Résultats et discussions
Les cendres sont issues de l’incinération (à différentes températures : 500, 600, 700,
800, 900, 1000et 1100°C) de la boue fraiche et la boue du lit de séchage. Pour calculer la perte
31
Chapitre III Résultats et discussions
au feu de la boue à différentes températures, nous avons utilisé l’équation II.6. Le tableau III.4
montre les résultats de ces calculs.
Tableau III. 4 : Résultats de la perte au feu des boues incinérées à différentes températures
Selon Wang et al, (2012) une haute teneur en matière organique supérieure à 40%
indique que les boues fraiches et les boues du lit de sèches étudiées sont riches en matière
organique et leur combustion est une source de production d’énergie qui peut être récupérée.
Ceci constitue une bonne alternative dans le domaine du développement durable et qui permet
une réduction du volume de ce déchet.
Les mesures des masses volumiques apparentes et réelles ainsi que des porosités
relatives aux échantillons en poudres de boues sont reportées sur le tableau III.5.
Tableau III.5 : Mesures des masses volumiques et des porosités des boues
Les masses volumiques apparentes 1g/cm3 pour la boue fraiche et 1, 092g/cm3 pour
la boue du lit de séchage et les masses volumiques réelles 1, 196 g/cm3 pour la boue fraiche,
1,314 g/cm3 pour la boue du lit de séchage. Ces masses volumiques relativement faibles sont
probablement dues à la présence de matière organique dans les boues séchées à 105C°.
La légère différence de ces valeurs entre les deux boues est probablement due à la différence
32
Chapitre III Résultats et discussions
de composition des échantillons étudiés. Sur la base des masses volumiques obtenues, les
porosités des boues calculées s’avèrent importantes et varient entre 16 % pour la boue fraiche,
à16, 9% pour la boue du lit de séchage.
III. 7. Analyse des cendres par Spectrométrie Infrarouge à transformée de Fourier (IR)
Selon la figure III.1 les spectres IR obtenus pour la boue du lit de séchage séchée
à 105°C, calcinée à 600°C et 800°C indiquent la présence des bandes de vibrations analogues.
En effet, les bandes situées à 476 et 1015 cm-1 ont été attribuée selon la littérature (A. Banerjee,
2009), à la vibration des liaisons dans les oxydes Métal-Oxygène (M-O) dont le pic de
vibration devient intense de plus en plus lorsque la température de calcination augmente. Les
bandes observées à 1234 et 1398 cm-1 caractéristiques de la vibration des liaisons dans les
carbonates CO3-2 de la calcite (A. Bouamrane, 2014) et celle observée à 2282 cm-1 caractérise
la présence des vibrations d’élongation des groupements CO2 provenant probablement de l’air.
En plus de ces bandes, la bande de vibration situées à 2908 est attribuée selon la littérature (A.
Bouamrane, 2014) à la vibration des liaisons dans la cellulose (C12H20O10) et la lignine
[C6H4(OCH3) C3H6O]n qui sont des matières organiques, les bandes observées à 3651 et 3846
cm-1 indiquent la présence des groupements –OH isolés et/ou terminaux.
Il est très important de signaler ici que la bande de vibration située à 2908 cm-1 n’a pas
été apparue sur les spectres de la boue du lit de séchage calcinée à 600°C et 800°C et ceci
à cause de la combustion de la matière organique à ces deux températures.
De plus ; l’augmentation de l’intensité des pics de vibration relatifs aux oxydes avec
la calcination de
la boue du lit de séchage (vers 476 et 1015 cm-1), nous informe sur une éventuelle valorisation
de la cendre cette boue dans le domaine de l’élaboration des matériaux.
33
Chapitre III Résultats et discussions
120
Absorbance units
90
3846,88
60 2282,42
1398,79
476,12
30 1015,41
3651,14 1234,78
0
2908,08
W aven um bre cm -1
Les spectres IR-TF figure III. 1 obtenus pour la boue déshydratée séchée à 105°C, calcinée
à 600°C et 800° présentent relativement les mêmes bandes d’absorption que la boue du lit de
séchage à l’exception de la bande observé entre 3000 et 3600 cm-1 qui est une bande large
et ceci chose logique vu le taux d’humidité qui existe dans cette dernière.
34
Chapitre III Résultats et discussions
80
Absorbance units
60
40
20
4 0 00 35 0 0 3 00 0 2 5 00 2000 15 0 0 1 0 00 50 0
W a v en u m b er cm -1
III. 7. Conclusion
Les quantités des boues produites sont en augmentation continue suite à la réglementation
relative aux normes de rejet des eaux usées, qui exige un traitement de plus en plus poussé. Par
ailleurs, leur élimination constitue un enjeu national qui doit faire face à des problèmes de plus
en plus aigus en raison de l’évolution des législations. L’un des principaux problèmes
est la présence de métaux qui réduit les voies d’élimination et impose des contraintes
supplémentaires en termes d’exploitation et des risques sanitaires et environnementaux.
Nous avons caractérisé les boues résiduaires de la STEP Sour el Ghozlane (Bouira).
Les résultats ont montré que les concentrations en métaux lourds sont inferieurs aux normes
requises ; par conséquent elles présentent aucune limite ou nuisance pour utilisation agricole.
35
Chapitre III Résultats et discussions
Références bibliographiques
36
Chapitre III Résultats et discussions
V. C., Farmer,(1963). Invited review: Infrared spectroscopy in clay mineral studies. Clay
Minerals, 7, 1968, 373-387.
37
Conclusion
Conclusion générale
Les boues sont très riches en matière organique (50 à 70 % de la matière sèche), ce qui
favorise la prolifération de microorganismes qui se multiplient et décomposent la matière
organique. En absence d'une aération suffisante, la décomposition libère des composés
organiques nauséabonds, ainsi que des gaz à effet de serre (gaz carbonique, méthane, . . .etc.).
36
Conclusion générale
La valorisation des boues de STEP Sour el ghouzlane est encouragée d'après ces
premières analyses, mais elle nécessite d'autres analyses plus détaillées pour les boues ainsi
que pour les sols de culture. Il faut trouver des solutions en ce qui concerne les contraintes
réglementaires et juridiques qui par la quasi-absence d'une loi encadrant la gestion des boues
de STEP en général et des textes fixant les modalités de leur utilisation dans tout domaine
risque d'être la plus grande contrainte devant cette valorisation. En plus de ces contraintes, il
ya les contraintes techniques et économiques qui exigent un matériel et des techniques
spécifiques pour pouvoir suivre les changements des caractéristiques de ces boues durant le
temps et en fonction de plusieurs facteurs.
L’analyse par la FTIR des cendres issues de l’incinération des boues du lit de
séchage et des boues déshydratés à différentes températures, a révélé la présence de phases
différentes lorsqu’on passe d’une température d’incinération à une autre, ceci est bien clair
par la décomposition de la calcite en CO2 et CaO qui se combine avec d’autres phases pour
former de nouvelles phases à partir de 800°C.
Perspectives
Réaliser des analyses DRX, fluorescence X, microbiologique et parasitologique de
ces boues.
Effectuer des analyses des sols afin de fixer les conseils de fertilisation.
37
Annexe
Ce tableau présente les paramètres physico –chimiques des boues. Chaque analyse a été
effectuée (trois fois) pour la boue fraiche et la boue de lit de séchage. Les valeurs de chaque
essai, ainsi que leur valeur moyenne sont portées comme suit :
Courbes d’étalonnages
1/ Une solution on dissous de nickel d’une concentration 2,2ppm a été préparée par
dissolution l0, 0495g de NiNO3 dans 100ml d’eau distillée. Ensuite, des dilutions ont été
faites pour obtenir deux autres solutions de concentrations 1,2 et 1 ppm.
2/ Une solution on dissous de plomb d’une concentration 3 ppm a été préparée par dissolution
0.0146 g pb SO4 dans 100ml d’eau distillée. Ensuite, des dilutions ont été faites pour obtenir
deux autres solutions de concentrations de 2et 1 ppm.
Annexe
Ni
0,15
0,14
0,13
0,12
Absorbance (%)
0,11
0,10
0,09
0,08
0,07
0,06
1,0 1,2 1,4 1,6 1,8 2,0 2,2
Conc (ppm)
Pb
0,18
0,16
0,14
Absorbance (%)
0,12
0,10
0,08
0,06
0,04
0,02
0,00
Conc (ppm)