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Cours Entrepreneuriat

Ce document présente un cours sur l'entrepreneuriat, abordant la culture entrepreneuriale en Côte d'Ivoire, les formalités de création d'entreprise, l'élaboration de projets et le financement. Il souligne les défis auxquels font face les PME, notamment les obstacles institutionnels, technologiques, commerciaux et fonciers. Le document propose également une liste des causes d'échecs des PME et les remèdes possibles pour surmonter ces difficultés.

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Cours Entrepreneuriat

Ce document présente un cours sur l'entrepreneuriat, abordant la culture entrepreneuriale en Côte d'Ivoire, les formalités de création d'entreprise, l'élaboration de projets et le financement. Il souligne les défis auxquels font face les PME, notamment les obstacles institutionnels, technologiques, commerciaux et fonciers. Le document propose également une liste des causes d'échecs des PME et les remèdes possibles pour surmonter ces difficultés.

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SOMMAIRE

INTRODUCTION GENERALE………………………………………………………….. P2

PARTIE I : SENSIBILISATION A LA CULTURE ENTREPRENEURIALE……….. P3


CHAPITRE 1 : L’ENVIRONNEMENT DES ENTREPRISES EN COTE D’IVOIRE……..P3
CHAPITRE 2 : L’ENTREPRENEUR……………………………………………………....P11
CHAPITRE 3 : DE L’IDEE AU PROJET D’ENTREPRISE……………………………….P14

PARTIE II : LES FORMALITES DE CONSTITUTION D’UNE ENTREPRISE


INDIVIDUELLE ET D’UNE SOCIETE....................................................P17
CHAPITRE 1 : LES CRITERES DE CHOIX DE LA FORME D’ENTREPRISE………...P17
CHAPITRE 2 : LES ETAPES POUR LA CREATION D’UNE ENTREPRISE
INDIVIDUELLE…………………………………………………………...P21
CHAPITRE 3 : LES ETAPES POUR LA CREATION D’UNE SOCIETE (SA, SARL).P22

PARTIE III : LES PRINCIPALES ETAPES D’ELABORATION D’UN PROJET


D’ENTREPRISE………………………………………………………….P24
CHAPITRE 1 : ETUDE DE MARCHE ET STRATEGIES COMMERCIALES…………P24
CHAPITRE 2 : ETUDE TECHNIQUE ET ORGANISATIONNELLE…………………..P28
CHAPITRE 3 : ETUDE COMPTABLE ET FINANCIERE………………………………P32

PARTIE IV : LE PLAN D’AFFAIRES ET LE FINANCEMENT DU PROJET…….P45


CHAPITRE 1 : PRESENTATION D’UN MODELE DE PLAN D’AFFAIRE………...P45
CHAPITRE 2 : LA RECHERCHE DE FINANCEMENT………………………………...P46

CAS PRATIQUE : ……………………………………………………………………...P47

TEMOIGNAGES :………………………………………………………………………..P48

BLOCK-NOTES : ………………………………………………………………………..P50

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INTRODUCTION GENERALE

Le but de ce cours est de développer des compétences et des attitudes d’entrepreneur. En tant que futurs
diplômés, vous vous posez déjà un certain nombre de questions sur votre avenir :
Aurais-je un emploi à la fin de ma formation ?
Pourrais-je gagner décemment ma vie ?
Pourrais-je créer ma propre entreprise ?
De plus en plus de jeunes créent leur emploi à la fin de leurs études. Ces jeunes réalisent ainsi leur
rêve de pratiquer un métier qui les passionne.
D’autres jeunes parviennent à obtenir des emplois dans des entreprises locales où ils pourront
participer à leur croissance. Dans un cas comme dans l’autre, seuls les meilleurs réussiront.
Les entreprises font face à de plus en plus de concurrence. Elles sont devenues très exigeantes dans
l’embauche de leurs employés.
Vous voulez décrochez un emploi dans une entreprise ? Alors sachez que les employeurs
recherchent des jeunes :
Qui sont compétents,
Qui communiquent bien,
Qui sont autonomes et font preuve d’initiative,
Qui ont à cœur le bien de l’entreprise comme s’ils en étaient les propriétaires.
Vous voulez vous lancer dans les affaires ? Si vous avez bien saisi ce que recherchent les employeurs,
vous comprendriez que se former au métier d’entrepreneur est aussi important pour des jeunes qui
désirent obtenir des emplois auprès de bonnes entreprises que pour ceux qui veulent se lancer dans les
affaires.
On constate que de plus en plus de personnes veulent se lancer en affaires. Plusieurs raisons
expliquent ce phénomène :
La crise économique a obligé plusieurs entreprises à procéder à des compressions de personnel et
l’Etat a aussi réduit le nombre de recrutement.
Le nombre de diplômés est rendu tel que la compétition pour le peu de postes disponibles est grande.
Forcement de nombreux diplômés se retrouvent sans emploi.
Etre entrepreneur implique une certaine indépendance, indépendance que l’on n’a pas comme
employé d’une entreprise dirigée par quelqu’un d’autre.
Il existe plusieurs exemples d’entrepreneurs qui ont gagné plus d’argent, dans des délais plus courts,
que leurs amis employés.
Il faut être conscient que les débuts pour un entrepreneur sont très difficiles. Les moyens financiers ne se
trouvent pas facilement. Pour réussir en affaires, il faut consacrer beaucoup d’heurs de travail à son
entreprise et y investir toute sa compétence. Sans le travail il n’est pas possible de réussir.
Que vous décidez d’être employé ou de diriger votre propre entreprise, vous devez acquérir des
compétences et des attitudes d’entrepreneur.
La balle est dans votre camp. Préparez votre avenir. Mettez-y l’effort et vous serez récompensez.

Entrepreneuriat
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PARTIE I : SENSIBILISATION A LA CULTURE ENTREPRENEURIALE

CHAPITRE 1 : L’ENVIRONNEMENT DES ENTREPRISES EN COTE D’IVOIRE

1- L’ENTREPRISE
Dans le cadre de la formation à l’entrepreneuriat, nous retiendrons les définitions suivantes
pour désigner l’entreprise.
- L’entreprise désigne toute activité génératrice de revenu (le projet) aussi petite soit elle.
- L’entreprise est une combinaison de ressources humaines, matérielles et financières
produisant des biens ou services vendus sur le marché pour satisfaire les besoins de la
population et procurer un profit.

N-B : L’activité exercée ne doit pas être prohibée par la loi.

2- LES PRINCIPAUX TYPES D’ENTREPRISE


Dans le cadre de notre formation, nous retiendrons les critères suivants :

a- Le critère économique
On a les classifications suivantes :

- Selon la taille :
 La grande entreprise :
Emploie plus de 200 personnes et réalise un chiffre d’affaire hors taxe supérieur à
1 milliard.

 La moyenne entreprise :
Emploie moins de 200 personnes et réalise un chiffre d’affaire hors taxes compris
entre 150 millions et 1 milliard.

 Petite entreprise :
Emploie au moins 50 personnes et réalise un chiffre d’affaire hors taxe compris
entre 30 millions F CFA et 150 millions F CFA.

 La micro-entreprise :
Emploie 10 personnes au moins et réalise un chiffre d’affaire hors taxe inferieur
ou égal à 30 millions F CFA.
C’est une entreprise de très petite taille avec un problème réduit d’employés.
Quelquefois un seul employé ; le chef qui fait toutes les tâches. Elle est facile à
créer car son capital est très petit et demande moins d’effort. Les micro-entreprises
sont très nombreuses car elles se multiplient par effet d’imitation.

- Le type d’opération accomplie :


Entrepreneuriat
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 L’entreprise agricole : elle une production naturelle et soumise aux variations
climatiques.
 L’entreprise industrielle : appelée simplement manufacture ou industrie dont
l’activité est la transformation des mat. 1ere en produit finis. Exemple : le chocolat
est obtenu à partir de la transformation des fèves de cacao.

 Les entreprises commerciales : elles vendent en l’état des produits manufacturés


ou agricoles à la population. Exemple : Sococé, Diallo boutique, Nancyshop
(vente de pagne et de mèches).

 Les entreprises prestataires de services : leur production est immatérielle. Ce


sont : prestation d’ingénierie, communication, transport, loisir, réparation, etc.

 Les établissements de crédits : leurs prestations sont principalement financières :


gestion des fonds des clients, opérations de crédits, etc.

- Selon la nature de l’activité :


On regroupe les activités en trois grands secteurs d’activité. Ce sont :
 Le secteur primaire : regroupe les entreprises du domaine de l’agriculture, la
pèche, l’élevage et les mines.
 Le secteur secondaire : les industries c'est-à-dire la transformation de matières
premières en produits finis.
 Le secteur tertiaire : regroupe les entreprises commerciales et prestataires de
service.
 Le secteur quaternaire : comprend les entreprises exerçant dans le domaine des
technologies de l’information et de la communication.

b- Le critère juridique
Dans le cadre de cette formation, nous retiendrons seulement l’entreprise de type
privé. Il prend en compte la forme juridique et le principe de constitution.

- Selon la forme juridique


 L’entreprise individuelle :
Elle est dite entreprise individuelle si elle appartient à une seule personne.

 La société :
Elle est appelée entreprise sociétaire ou société si elle appartient à un groupe
d’individus.

N-B : les entreprises sociétaires seront mieux détaillées dans le chapitre : le critère de choix des
formes d’entreprise.

- Selon le principe de constitution


 L’entreprise formelle
C’est elle qui est constituée suite aux démarches légales et administratives. Elle est
donc reconnue par l’Etat.

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 L’entreprise informelle
Contrairement à l’entreprise formelle, elle est clandestine c'est-à-dire qu’elle n’a
pas de constitution légale donc non reconnue par l’Etat.

N-B : Chaque situation présente des avantages et des inconvénients.

3- DIFFICULTES RENCONTREES PAR LES PME


Selon les conclusions d’une enquête menée auprès des entrepreneurs, l’environnement socio-
économique, institutionnel et technique des PME/PMI ivoirienne malgré les efforts et moyens
consentis par l’Etat, présente de nombreux obstacles dans plusieurs obstacles domaines.

a- Sur le plan institutionnel


Le cadre institutionnel est, dans l’ensemble, jugé relativement lourd. Le cadre juridique,
en partie hérité de la colonisation, n’a pas encore subit les transformations nécessaires
pour devenir un stimulant dans le processus de création et de fonctionnement des PME.

b- Sur le plan technologique


La dépendance vis-à-vis de l’extérieur est très forte et sera encore à cause du retard pris
par le pays dans le développement des technologies nouvelles. Le problème,
actuellement, est plutôt de maitriser cette dépendance en informant les créateurs
d’entreprise sur les coûts, les conditions d’utilisation, les sources possibles, la
maintenance, les pièces détachées, l’expertise nécessaire et l’accès aux marchés.

c- Sur le plan commercial


Les PME doivent affronter la concurrence des grandes entreprises traditionnelles mais
aussi celle des artisans et du secteur informel. Elles doivent lutter à armes inégales avec
d’une part les grandes entreprises à direction étrangère ayant des réseaux de relations bien
établies et contrôlant la plus grande partie des marchés et d’autre part, avec le secteur
informel dont les prix défient toute concurrence surtout pour des produits importés qui
arrivent à pénétrer massivement en fraude sur le territoire.
Aussi, la politique commerciale des PME est orientée, souvent, non pas sur les marchés
porteurs à moyen et long terme, mais sur des opportunités immédiates et apparentes.
L’impact d’une telle politique commerciale demeure ainsi très limité.

d- Sur le plan foncier


Les banques, en dépit des volontés affichées d’aider les PME, opèrent tout de même dans un
cadre réglementaire rigide et strict. Leur prudence excessive a abouti assez souvent à
l’inutilisation de lignes de crédit spécialement affectées aux PME. Cependant, cette prudence
ne les empêche pas d’accorder des prêts à des personnes non méritantes ou à des projets non
viables.

4- LISTES DES OBSTACLES A LA CREATION D’UNE ENTREPRISE


Des experts africains du domaine de la PME ont recensé 110 freins et obstacles listés dans le
tableau des pages suivantes. La connaissance des obstacles à la création d’entreprise, en vue
de proposer les solutions appropriées, nécessite d’identifier chaque obstacle par rapport à son
origine :
EV : l’environnement
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ET : l’entreprise
ER : le créateur

Les solutions préconisées, mais non encore précisées à ce stade, seront soit :

I : Information
F : Formation
S : Sensibilisation

EXERCICE : LES PRINCIPALES CAUSES D’ECHECS DES PME-PMI

CAUSES Origine des Remèdes


contraintes
1 Opposition familiale sur l’idée de création EV ET ER I F S
2 Appréhension du créateur vis-à-vis du risque
3 Responsabilités sociales trop lourdes
4 Non maitrise des procédures administratives
5 Inaccessibilité a l’information
6 Tabous et interdits culturels (liés à une caste)
7 Choix idéologiques et politique du pays
8 Monopole de l’Etat
9 Manque d’information du créateur
10 Manque du savoir-faire du créateur
11 Analphabétisme
12 Complexité des procédures administratives
13 Manque de confiance dans les conseillers
14 Absence de conseillers professionnels
15 Incompétence de son conseiller
16 Insuffisance de moyens financiers
17 Etat de santé précaire du créateur
18 Découragement du créateur
19 Disponibilité et fiabilité des informations
20 On ne sait pas ce que l’on cherche
21 On s’adresse à des amateurs
22 Coût élevé des cabinets privés de gestion
23 Absence de connaissance des fournisseurs de
technologie
24 Méconnaissance des caractéristiques du produit
25 Méconnaissance du processus de production ou des
possibilités de production
26 Méconnaissance des normes liées au produit

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27 Difficultés à définir un cahier des charges
28 Incompétence des fournisseurs de technologies
29 Difficultés à obtenir des factures proforma
30 Long délai d’obtention de l’information
31 Difficultés à définir clairement l’information que l’on
cherche
32 Difficultés à définir une localisation adéquate
33 Difficultés à trouver une localisation adéquate (voies
d’accès, viabilité, communication)
34 Difficultés à décrire correctement les postes de travail
35 Difficultés à définir le profil adéquat pour occuper les
postes
36 Difficulté à obtenir un plan de formation
37 Non maitrise des techniques financières et comptables
38 Ignorance des sources et mécanismes de financement
39 Méconnaissance de l’importance de gestion
40 Manque de culture managériale
41 Méconnaissance de la fiscalité et des cotisations
sociales
42 Méconnaissance du code des investissements
43 Main d’œuvre qualifiée non disponible
44 Promoteur non disponible
45 Conflits d’intérêts entre les associés
46 Pressions familiales et culturelles
47 Difficultés à trouver des associés techniques
48 Difficultés à pourvoir les postes
49 Manque de confiance en soi du créateur
50 Mauvaise présentation du dossier de création
51 Incapacité à persuader
52 Insuffisance de l’apport personnel
53 Manque de soutien de la famille
54 Faiblesse des relations d’affaires
55 Faiblesse des garanties
56 Ignorance des critères d’appréciation des bailleurs de
fond
57 Difficultés à trouver des associés financiers
58 Isolement (refus d’ouverture du capital)
59 Désintérêts des banques pour ce type de projets
60 Défaillance et insuffisance du système bancaire

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61 Corruption
62 Endettement du promoteur
63 Existence de monopoles
64 Non prise en compte des variations climatiques
65 Difficultés d’obtention de lettre de crédit
documentaire
66 Longs délais d’approvisionnement
67 Modalités de transport de technologie (royalties)
68 Sous-estimation des procédures de transit et de
dédouanement
69 Manque de personnels qualifiés pour le montage et le
test des équipements
70 Tracasseries administratives
71 Longueur et lourdeur des procédures d’affectation
d’un emplacement
72 Non disponibilité de l’équipement
73 Coût élevé des équipements importés
74 Utilisation des équipements importés
75 Retard de livraison des équipements
76 Insuffisance de la formation du personnel
77 Syndicalisation du personnel
78 Politisation des syndicats
79 Conflits sociaux
80 Absence ou insuffisance de conventions collectives
81 Insuffisance ou absence de maintenance
82 Non maitrise des équipements, du processus
83 Indisponibilité des pièces de rechange
84 Inadaptation de la technologie aux conditions
climatiques
85 Non maitrise des approvisionnements
86 Sous-utilisation des équipements (sur équipement)
87 Implantation inadéquate d’une ligne de fabrication
88 Financement non disponible à temps
89 Confusion des patrimoines
90 Délais de remboursement courts
91 Suspension des décaissements par la banque
92 Vols/détournements
93 Suspension du crédit fournisseurs
94 Difficultés de recouvrement des créances clients

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95 Longs délais de recouvrement des créances auprès de
l’état
96 Gestion inefficace de la trésorerie
97 Difficultés d’accès au crédit court terme
98 Styles de gestion inadaptés
99 Non maitrise des problèmes liés à la montée en
charge
100 Mauvaise évaluation des taches
101 Textes règlementaires à l’étude
102 Fiscalité inadéquate
103 Gestion inefficace de l’information
104 Conjoncture défavorable
105 Manque d’agressivité commerciale
106 Faiblesse de la promotion des ventes
107 Non adaptation des produits aux besoins des clients
108 Non maitrise de circuit de distribution
109 Choix inadéquats des circuits de distribution
110 Non-respect des éléments contenus dans le dossier
d’entreprise

5- LA POLITIQUE DE L’EMPLOI EN COTE D’IVOIRE


La disponibilité et l’offre d’emploi (rémunéré ou auto-emploi) se présente sous différents
aspects selon les périodes. Ainsi :

- Dans la période coloniale et début de l’indépendance


Les premières entreprises voient le jour et offrent des emplois rémunérés avec l’installation des
entreprises coloniales JAG, CFAO, Scierie JACOB, etc.
A cette période, l’Etat pour mettre en place son fonctionnement, offre des emplois par la voie de
l’administration générale et l’enseignement (ENA, CAFOP, ENS, …)

- A partir de 1970 – 1980 :


L’Etat devient le plus gros employeur en prenant surtout la première place dans
l’entrepreneuriat. En effet, l’Etat ivoirien a créé à cette période beaucoup de sociétés d’Etat :
SODERIZ, Chaine PAC, AGRIPAC, BNDA, etc.

- A partir des années 1980 – 2000 :


La crise frappe la Cote d’Ivoire à l’instar de nombreux pays africains et avec les plans
d’ajustement structurels (PAS) a lui imposé par le FMI, l’Etat se désengage pour faire belle
place à l’initiative privée.
Les fonds sociaux aidant, on assiste à la création de nombreux PME dans tous les domaines
surtout écoles (primaire, collège et supérieur), infirmerie privées, élevage, transport etc., les
privatisations.
Tout ceci fait monter le privé comme premier employeur.

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- En ce début de 21e siècle :
L’Etat remonte en surface avec l’octroi de plus de 5000/an dans les secteurs (armée,
gendarmerie, enseignement) pour réduire son retard ou son déficit. Malgré l’effort des
entreprises privées et de l’Etat, l’offre d’emploi reste toujours
insignifiante à cause de la forte croissance démographique (surtout les diplômés) d’une part et la
crise politico-militaro-économique et l’inadaptation formation-emploi d’autre part.
Cependant, on assiste à l’émergence de nombreuses micro-entreprises dues aux initiatives de la
jeunesse, et des femmes.
L’auto-emploi s’impose pour résorber le chômage car l’Etat peut former tout le monde mais ne
peut employer tout le monde.

Entrepreneuriat
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CHAPITRE 2 : L’ENTREPRENEUR

1. NOTION SUR L’ENTREPRENEURIAT

1.1. L’entrepreneuriat
L’Entrepreneuriat (ou, selon une orthographe un peu moins courante, entreprenariat) est notamment
l’action de créer de la richesse et/ou de l'emploi par la création ou la reprise d'une entreprise.

1.2. L’intrapreneuriat
L’intrapreneuriat est un phénomène qui pousse les employés à entreprendre quelque chose à l’intérieur
de leur entreprise.
L’objectif est d’éveiller le potentiel entrepreneurial de chaque employé afin qu’il exerce, non pas en
créant sa propre entreprise, mais plutôt en apportant de nouvelles idées et des innovations à l’intérieur de
l’entreprise qui l’emploie.

2. IDENTIFICATION DES MOTIVATIONS EN ENTREPRENEURIAT


Les motivations sont les raisons qui poussent une personne à se lancer en affaires. Elles sont de plusieurs
ordres :
Le désir de créer son propre emploi,
Avoir une opportunité d’affaires,
Le désir de prendre son indépendance,
L’impossibilité de trouver un emploi,
La volonté d’accroître son revenu,
La volonté de mettre à profit son expérience,
La volonté pour certains de faire fructifier l’argent dont il dispose.

3. LES DIFFERENTES ETAPES DE CREATION D’UNE ENTREPRISE


Pour créer une entreprise, il y a quatre étapes à respecter :
Etape1 : il s’agit de déterminer l’idée d’entreprise
Etape 2 : il s’agit de collecter des informations grâce à l’étude de marché et de rédigez un plan d’affaires.
Etape 3 : il s’agit d’organiser l’entreprise c’est-à-dire de la mettre sur pieds.
Etape 4 : il s’agit de débuter le fonctionnement de l’entreprise.

4- L’ENTREPRENEUR

4.1- Définition
Le Petit Robert donne trois définitions du mot « entrepreneur »:
La première définition fait référence à l’acte d’entreprendre: « est entrepreneur » celui qui
entreprend quelque chose.

La seconde voit dans l’entrepreneur «une personne qui se charge de l’exécution d’un
travail ».

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La troisième, dans une perspective économique, est entrepreneur «toute personne qui
dirige une entreprise pour son propre compte, et qui met en œuvre les divers facteurs de
production (agents naturels, capital, travail), en vue de vendre des produits ou des
services ».

4.2- Principales caractéristiques entrepreneuriales


• Désir d’accomplissement
• Recherche du pouvoir
• L’autonomie
• La confiance en soi
• Haut niveau d’énergie et de dynamisme
• Persévérance malgré les obstacles
• Tolérance au stress
• Capable de faire face à la concurrence
• Personne orientée vers l’action
• Innovateur
• Capacité de concevoir des projets, de conceptualiser et de se projeter dans l’avenir.

4.3- Les voies possibles pour devenir entrepreneur


Plusieurs raisons obligent certaines personnes à devenir entrepreneur. Mais pour quelqu’un qui a fait le
choix de l’être, de multiples façons de se lancer à ses comptes s’offre à lui :
Créer une nouvelle entreprise,
Acheter une entreprise existante,
Fabriquer en sous-traitance pour une grande entreprise,
S’impliquer dans l’entreprise familiale,
Se regrouper à plusieurs pour créer une coopérative de travailleurs,

4.4- L’entrepreneur de demain


L’entrepreneur de demain doit :
Démontrer d’une forte capacité d’adaptation,
Posséder une solide formation de base,
Etre à la fine pointe de la technologie,
Posséder une grande capacité d’innovation et de créativité,
Etre bon communicateur.

EXERCICE : TEST DE PROFIL ENTREPRENEURIAL D’YVON GASSE


Pour chaque question, encerclez le chiffre à la réponse qui s’applique le mieux à votre cas :
- « 1 », signifie que vous êtes tout à fait d’accord ;
- « 2 », vous êtes d’accord ;
- « 3 », un peu d’accord ;
- « 4 », vous êtes en désaccord ;
- « 5 », vous êtes en total désaccord.

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Quand vous aurez répondu aux 25 questions, calculez vos réponses pour découvrir vos résultats et en
apprendre un peu plus sur votre personne.
Alors avez-vous le profil ?

No QUESTIONS REPONSES
1 J’aime faire des choses qui donnent rapidement des résultats 1 2 3 4 5
2 Je préfère travailler avec des amis plutôt qu’avec des spécialistes plus 1 2 3 4 5
compétents, mais que je ne connaitrais pas
3 Je suis plutôt effrayé par les difficultés et la complexité des situations 1 2 3 4 5
4 Je me perçois en tant que généraliste (polyvalent) plutôt que spécialiste 1 2 3 4 5
5 Pour moi, les échecs sont des occasions d’apprendre 1 2 3 4 5
6 Derrière toute réussite, il y a un chanceux 1 2 3 4 5
7 Je suis un touche-à-tout et j’aime mettre la main à la pate 1 2 3 4 5
8 Je préfère laisser les responsabilités aj ceux qui sont mus par la gloire 1 2 3 4 5
9 Je peux me mettre dans la peau de mes interlocuteurs, voir comment ils 1 2 3 4 5
pensent
10 Je suis constamment à l’affût des occasions d’affaires qui pourraient 1 2 3 4 5
surgir inopinément
11 Je sens que mon potentiel et mon énergie sont actuellement sous- 1 2 3 4 5
exploités
12 Je n’aimerais pas mettre en jeu ma position sociale en prenant des 1 2 3 4 5
risques indus
13 Dans ma jeunesse, j’ai eu des activités qui m’ont fait gagner des sous, 1 2 3 4 5
par exemple distribuer des journaux ou des circulaires
14 J’ai toujours tendance aj rechercher l’approbation des mon entourage 1 2 3 4 5
15 J’aime me surpasser constamment 1 2 3 4 5
16 J’aime rester inoccupé ou rêveur à certains moments de la journée 1 2 3 4 5
17 Je suis en général très intéressé par l’incertitude et l’ambigüité de 1 2 3 4 5
certaines situations
18 Je constate que j’ai tendance à assumer la responsabilité de beaucoup de 1 2 3 4 5
choses dans la vie
19 Pour moi, les changements sont porteurs d’occasions à saisir 1 2 3 4 5
20 Ma façon de travailler est rigoureuse, si bien que l’intuition y trouve 1 2 3 4 5
peu de place
21 Je ne suis pas constamment à la recherche d’importants défis à relever 1 2 3 4 5
22 Je me considère comme un gros travailleur 1 2 3 4 5
23 Je suis de ceux qui prennent des risques calculés 1 2 3 4 5
24 Les changements ne me rebutent pas et je sais m’y adapter 1 2 3 4 5
25 Je suis un optimiste 1 2 3 4 5

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CHAPITRE 3 : DE L’IDEE AU PROJET D’ENTREPRISE

1. LA NOTION D’IDEE

1.1. Définition de l’idée


L’idée est la représentation d’une chose dans l’esprit. L’idée peut être une pensée, une création, une
invention ou une conception.
Dans notre contexte, l’idée est un produit ou un service destiné à satisfaire un besoin exprimé ou latent, à
compléter la satisfaction d’un besoin existant et insuffisamment satisfait.

1.2. De l’idée à l’opportunité d’affaires


Il n’y a pas de bonnes idées en soi, mais des idées qui peuvent être opportunément développées en
affaires par des personnes qui les ont conçues. A ce stade, l’initiative entrepreneuriale dépend des acquis,
de l’expérience, de la compétence de celui qui en prend l’initiative et de l’originalité de l’idée (une idée
qui apporte un plus).
Si l’idée est innovante c’est-à-dire qu’elle apporte quelque chose de nouveau, alors il convient de prendre
un certain nombre de précautions de manière à pouvoir la protéger et à prouver que l’on est bien à
l’origine de cette idée.

2. COMMENT ARRETER UNE IDEE D’ENTREPRISE ?

2.1. Les sources d’une idée d’entreprise


La question que se pose tout créateur potentiel d’entreprise, c’est de savoir où trouver la bonne idée.
L’idée peut se trouver de différentes manières. Elle peut provenir de plusieurs sources :
L’observation : il s’agit d’observer la vie économique, le milieu du travail, d’habitation et la vie
quotidienne.
L’imitation servile : il s’agit de faire ce qui existe déjà soit parce que le marché visé est en plein
essor, soit parce l’efficacité des entreprises existantes laisse à désirer.
Les voyages d’affaires : il s’agit d’effectuer des voyages de prospection industrielle ou commerciale
et de revenir de ces voyages avec des idées déjà exploitées certes, mais qui sont nouvelles pour le
pays ou dans votre ville.
L’import-substitution : il s’agit tout simplement de fabriquer localement un produit jusque là
importé.
La sous-traitance : il s’agit de fabriquer un composant du produit d’une autre entreprise.
La transformation du métier en entreprise : il s’agit de transformer tout simplement votre métier de
tous les jours en une entreprise pour vous-même.
La sollicitation d’idées : il s’agit de demander à ses parents, amis, collègues de travail de vous
donner des idées.
La connexion sur internet : il s’agit de profiter des nouvelles technologies pour rechercher des
idées.

2.2. L’évaluation et la sélection d’idées


Pour qu’elle soit bonne, toute idée doit avoir un certain nombre de caractéristiques. Ainsi, elle doit :
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Permettre de satisfaire un besoin inconscient, non satisfait ou insuffisamment satisfait.
Correspondre à un besoin solvable c’est-à-dire qu’il y a des gens qui éprouvent le besoin et qui sont
prêts à le satisfaire moyennant le paiement d’un prix.
Apporter un plus c’est-à-dire qu’elle dit constituer une innovation totale ou partielle.
Etre économiquement et financièrement acceptable c’est-à-dire que l’idée doit être réalisable à un
coût raisonnable et supportable, à un niveau de risque calculé et accepté, à un niveau de rentabilité
satisfaisante.
Étant donné que les idées sont nombreuses, il s’agira pour le candidat créateur, de les tester pour ne
retenir que la meilleure c’est-à-dire celle qui remplit les caractéristiques énumérées ci-dessus. Pour cela,
il doit entreprendre une étude de marché (étude quantitative et qualitative) pour collecter un certain
nombre d’informations. Il doit également se poser un certain nombre de questions dont les réponses
seront déterminantes pour la suite de sa démarche vers la création d’entreprise, à savoir :
Quels plus je peux apporter du point de vue de la qualité, quantité, prix, distribution, délais ?
Existe-t-il des produits concurrents à proximité ?
Combien je peux gagner au démarrage ? Dans un an ? Dans deux ou trois ans ?
Combien d’argent faut-il pour réaliser ce projet ?

3. L’IDENTIFICATION DU PROJET D’ENTREPRISE


Le projet est une idée portant sur un sujet, une activité que l’on envisage de mettre en œuvre. Chaque
promoteur doit faire le choix de son projet d’entreprise en tenant compte soit, de ses acquis ou de son
expérience professionnelle, soit de sa compétence dans une discipline donnée. Pour chaque projet choisi,
le promoteur doit être capable d’apporter son originalité.

4- LA PROTECTION DE L’IDEE D’ENTREPRISE

4.1- Définition
C’est un ensemble de moyen que la loi met a la disposition des créateurs, des auteurs et autres
inventeurs pour leurs donner le droit d’être propriétaire de leurs création et protéger leurs idées contre
tout type d’exploitation non autorisé.

4.2- Les conditions de protection d’une idée


Pour qu’une idée soit protégée :
- elle doit être nouvelle ;
- elle ne doit avoir jamais été divulguée ;
- elle est susceptible d’être mise en œuvre facilement par un homme du métier ;
- elle doit être pratique et utile.

4.3- Les éléments de protection légale


- Le brevet d’invention : c’est un document délivré par un ou plusieurs Etats à toute
personne qui a mis au point un produit nouveau, à travers lequel celle-ci peut l’exploiter ( le
vendre, le louer etc.) pendant une période donnée.

- La marque : c’est un élément composé de mots, de signes, logos ou dessins qui servent à
identifier un produit commercial

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- Le droit d’auteur : c’est le droit que possède un auteur sur son œuvre original qui est
fixé sur un support.

4.5- Les organismes de protection des idées


- Le BURIDA : Le Bureau Ivoirien des Droits d’auteur ;
- L’O.I.P.I : L’office Ivoirienne pour la protection Industrielle ;
- L’O.A.P.I : Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle.

4. LE DIAGNOSTIC PERSONNEL DU FUTUR ENTREPRENEUR


Après le choix du projet, le futur promoteur doit identifier ses forces et ses faiblesses par rapport à son
projet. Pour cela, il doit pratiquer le test d’auto-évaluation (voir document annexe).
Lorsque le futur promoteur connaît ses forces, il lui restera à corriger ses faiblesses c’est-à-dire à corriger
les habiletés et les connaissances qui lui manquent pour être prêt à devenir un entrepreneur.

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PARTIE II : LES FORMALITES DE CONSTITUTION D’UNE ENTREPRISE
INDIVIDUELLE ET D’UNE SOCIETE

CHAPITRE 1 : LES CRITERES DE CHOIX DE LA FORME D’ENTREPRISE

1- L’ENTREPRISE INDIVIDUELLE

1.1- Définition
L’entreprise individuelle ou en nom personnel est une entreprise dont la création n’exige pas la rédaction
d’un statut.

1.2- Effets

 Avantages
Le propriétaire est son propre patron. Il fournit à la fois le capital, le travail et la gestion. Les formalités
de constitution de l’entreprise sont parfois simplifiées. Il suffit simplement d’une immatriculation au
registre de commerce et du crédit mobilier, d’un numéro de compte contribuable pour fonctionner.

 Inconvénients
En cas d’échec, la responsabilité du propriétaire est indéfinie c’est-à-dire qu’il est responsable des dettes
de l’entreprise sur l’ensemble de ses biens car il n’y a pas de séparation entre le patrimoine de
l’entreprise et celui de l’entrepreneur. Le propriétaire, en raison de cette forme juridique, éprouve des
difficultés à obtenir des crédits auprès des banques car elles sont réticentes. Le propriétaire d’une
entreprise individuelle n’est pas salarié et ne bénéficie d’aucune couverture sociale. Il n’est donc pas
protéger en cas de chômage.

2- LES ENTREPRISES SOCIETAIRES

2.1- La société à responsabilité limitée (SARL)

2.1.1- Définition
La société à responsabilité limitée appartient à des personnes physiques ou morales appelés associés.
Pour constituer une SARL, il faut au moins deux associés et disposer d’un capital minimum de 1 000 000
FCFA. Le capital social est divisé en parts sociales dont la valeur nominale ne peut être inférieure à cinq
mille francs CFA.

2.1.2- Effets

 Avantages
La SARL est constituée généralement par un petit nombre de personnes qui se connaissent plus ou
moins. En contrepartie des apports des associés pour la constitution de l’entreprise, ils reçoivent des parts
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sociales. La responsabilité des associés en cas de dettes, est limitée au montant de leurs apports. La
gestion des SARL est confiée à un ou plusieurs gérants, associés ou non. Ils sont salariés de l’entreprise
et bénéficie des avantages sociaux.

 Inconvénients
Le capital social est entièrement libéré à la constitution de l’entreprise. Obligation de nommer un
commissaire aux apports dès lors que la valeur de l’apport en nature est supérieure à cinq millions. La
SARL est assujettie au régime normal d’impôts sur le bénéfice industriel et commercial (BIC).

2.2- La société anonyme (SA)

2.2.1- Définition
La société anonyme est une société dans laquelle les actionnaires ne sont responsables des dettes sociales
qu’à concurrence de leurs apports et les droits des actionnaires sont représentés par des actions. Le
capital social d’une SA est fixé à 10 000 000 FCFA.

2.2.2- Effets

 Avantages
Parmi les avantages qu’offre la SA, nous pouvons en retenir quatre (4) :
- les capitaux importants exigés pour la création de la SA constituent un gage pour les
créanciers en cas de difficultés financières ;
- la gestion de la SA est contrôlée à la fois par les actionnaires eux-mêmes à travers les
Assemblées Générales (AG) et par les commissaires aux comptes. Ce qui permet de
déceler aisément les éventuels détournements de fonds ;
- les actions étant anonymes, leur cession à un actionnaire ou à un tiers étranger à la société
se fait facilement sans risque d’affecter la stabilité de la société ;
- la responsabilité des associés étant limitée à leurs apports, deux époux peuvent être
actionnaires de la SA sans que cela ne mette en périls le patrimoine familial

 Inconvénients
- La SA est réservée aux grands projets qui demandent des capitaux importants
- La constitution de cette société requiert au minimum la réunion de 7 actionnaires.
- Elle a une structure assez lourde.
- La SA doit désigner un commissaire aux comptes.

2.3- La société en nom collectif (SNC)

2.3.1- Définition
La société en nom collectif (SNC) est une société dans laquelle tous les associés sont commerçants
et répondent indéfiniment et solidairement des dettes sociales.

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 Un associé est indéfiniment responsable des dettes sociales signifie qu’il est tenu des dettes de
la société au-delà de ses apports ou bien jusqu’à concurrence et de ses apports et de ses biens
personnels.
 Un associé est solidairement responsable des dettes sociales veut dire qu’il est tenu à l’égard
du créancier de la totalité de la dette.

2.3.2- Effets

 Avantages
Au nombre des avantages qu’offre la société en nom collectif, on peut citer :
- le fait que les associés répondent indéfiniment et solidairement des dettes sociales
constitue une véritable garantie pour les créanciers ;
- le caractère plus ou moins difficilement transmissible des apports (parts sociales)
contribue à la stabilité de la société ;
- le fait qu’un capital minimum ou maximum n’est exigé pour sa constitution facilite la
création de ce type de société ;
- le nombre restreint des associés favorise la circulation de l’information et rend moins
compliquée la gestion de la SNC ;
- le fait que deux époux ne puissent pas être associés d’une SNC est une garantie pour la
sauvegarde d’une partie du patrimoine familial ;...

 Inconvénients
- L'associé minoritaire qui ne détiendrait que 1 part sur 100, est responsable de la totalité de
la dette sociale sur tout son patrimoine. Si ce même associé est marié sous un régime de
communauté, tous les biens de cette communauté répondent des dettes de la société.
- L'insolvabilité d'un associé ne gène pas les créanciers : il suffit qu'un seul des associés soit
solvable. Cette constatation prend toute sa gravité dans les nombreux cas de SNC
constituées entre un pharmacien en exercice proche de sa retraite, qui "décroche"
progressivement en prenant un jeune associé, le plus souvent peu fortuné et fortement
endetté (cas de la transmission du Senior au Junior)
- Tous les associés engageront la société en cas de faute professionnelle emportant la mise
en jeu de la responsabilité délictuelle et donc la mise en cause de la société.

2.4- La société en commandite simple (SCS)


La société en commandite simple (SCS) est celle dans laquelle coexistent un ou plusieurs associés
(commandités ou associés commandités) qui sont des commerçants, tenus indéfiniment et
solidairement des dettes sociales avec un ou plusieurs associés (commanditaires ou associés
commanditaires ou associés en commandite) n’ayant pas la capacité commerciale et qui ne sont
tenus des dettes sociales que dans la limite de leurs apports.

Les commandités ont le même statut que les associés de la société en nom collectif (SNC).

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La commandite simple obéit aux règles générales qui régissent les sociétés de personnes quant à sa
constitution, à son fonctionnement et à sa dissolution.

 Avantages
On a entre autres avantages :
- La possibilité offerte à deux époux d’en être associés grâce à la catégorisation de ses
membres (commandités et commanditaires) n’affecte pas tout le patrimoine familial ;
- La SCS offre l’opportunité aux mineurs, aux majeurs incapables et aux interdits qui n’ont
pas la capacité commerciale d’être associés commanditaires ;
- La non exigence d’un minimum de capital rend aisée la création de ce type de société ; à
l’instar de la SNC, la SCS jouit d’une certaine stabilité grâce à l’incessibilité des parts
sociales des associés commandités ;...

 Inconvénients
La SCS comporte aussi quelques inconvénients :
- La responsabilité solidaire des associés ;
- Les documents commerciaux doivent faire mention de la SCS ;
- La faillite de la société entraîne la faillite des associés ;
- Si l'un des commanditaires se comporte comme un commandité et/ou exerce des actes de
gestion, il sera alors considéré comme commandité et responsable solidairement et
indéfiniment.

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CHAPITRE 2 : LES ETAPES POUR LA CREATION D’UNE ENTREPRISE
INDIVIDUELLE

1- DEFINITION : FORMALITES ADMINISTRATIVES


Les formalités administratives consistent à entreprendre un certain nombre de démarches pour
obtenir des documents qui établissent la reconnaissance légale de la forme d’entreprise.

Les formalités administratives de constitution d’une entreprise varient suivant la forme juridique
choisie. Elles sont très simples pour l’entreprise individuelle, tandis qu’elles sont plus longue et
plus couteuses pour les entreprises collective ou sociétés (la SARL, la SA, et la coopérative).

En fonction de la forme de l’entreprise, nous indiquerons les endroits, les structures et les pièces
à fournir pour l’obtention des documents.
Le tableau synoptique ci-dessous décrit les formalités constitutives pour chacune des
principales formes juridiques d’entreprise.

2- LES DEMARCHES ET FORMALITES ADMINISTRATIVES POUR LA


CREATION D’UNE ENTREPRISE INDIVIDUELLE
Elles se résument en trois étapes essentielles :

Etapes Démarches à effectuer services et administration Résultats


concernés
Etape 1 Immatriculation au greffe du tribunal du Un numéro d’inscription au
registre de commerce commerce registre de commerce, preuve
(RC) de son existence légale
Etape 2 Déclaration Fiscale Centre des impôts de la zone 3- Un numéro de compte
d’Existence (DFE) d’implantation de contribuable
l’entreprise 4- Le régime d’imposition
Etape 3 Déclaration Direction régionale ou à 5- Un numéro
(inscription) à la l’agence CNPS du lieu d’immatriculation
CNPS d’implantation de 6- la protection sociale pour
l’entreprise le propriétaire de
l’entreprise et ses
employés

Ces documents confèrent à la nouvelle entreprise une existence légale et, de ce fait, elle peut
librement fonctionner.

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CHAPITRE 3 : LES ETAPES POUR LA CREATION D’UNE SOCIETE (SA, SARL)

1- SITUATION
Les formalités administratives pour les créations de sociétés sont plus contraignantes et
complexes que celle des entreprises individuelles.

2- ETAPES ADMINISTRATIVES DE CREATION D’UNE SARL ET D’UNE SA

Etape Démarches Objectifs et résultats


s
1 Elaboration, rédaction des statuts de 1- Lors de la réunion de tous les associés ou
la société et nomination des organes actionnaires, ceux-ci élaborent les statuts et
dirigeants souscrivent aux parts sociale ;

2- Les statuts, le procès verbale (PV) de la réunion des


associés ou des actionnaires sont rédigés ;

3- La liste des associés ou actionnaires avec le nombre


de parts ou d’actions souscrites par chacun est
établie ;

4- Le gérant ou le président, le directeur général, les


membres du conseil d’administration sont désignés
ou élus.

2 Ouverture d’un compte bancaire Le promoteur ouvre un compte d’entreprise dans une
banque commerciale de son choix.
1- Se fait à Abidjan, à la direction de l’enregistrement
3 Enregistrement des statuts et du timbre à la cité administrative, Tour E, 3ème
étage ;
2- Six exemplaires originaux des statuts.

Se fait au greffe du tribunal du lieu de siège de la


4 Dépôt des statuts au greffe du tribunal société. Un récépissé de dépôt et un certificat de dépôt
de commerce des statuts sont délivrés.

1- Se fait à la préfecture pour les imprimés


5 Immatriculation de la société au administratifs ;
Registre de Commerce 2- Au greffe du tribunal du commerce pour
l’inscription, un numéro d’inscription est attribué,
preuve de l’existence légale.
6 Publication de l’avis de création dans Se fait dans un journal d’annonce légale de type
un journal d’annonces légales fraternité Matin qui est habilité à publier ce type
d’annonces.
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7 Légalisation de l’avis de création Trois copies conformes de l’avis de publication à la
mairie.
Se fait au centre des impôts de la zone d’implantation
8 Inscription à la Direction Générale de l’entreprise pour remplir le formulaire de
des Impôts déclaration d’existence, en vue d’obtenir :
 Un numéro de compte contribuable ;
 Le régime d’imposition de la société.
Se fait au centre des impôts de la zone d’implantation
9 Obtention de l’attestation de patente, de l’entreprise qui achemine la demande d’attestation à
d’impôt sur les salaires et de revenus. la DGI.
10 Déclaration des salariés à divers organismes sociaux :
à la CNPS ;
à l’AGEPE ;
à l’AGEFOP ;
au FDFP.

PARTIE III : LES PRINCIPALES ETAPES D’ELABORATION D’UN


PROJET D’ENTREPRISE

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CHAPITRE 1 : ETUDE DE MARCHE ET STRATEGIES COMMERCIALES

1- ETUDE DE MARCHE

1.1- Définition
L’étude de marché est l’acte par lequel on élabore et on met en route une stratégie de collecte et
de traitement des informations relatives à l’offre et à la demande. Il porte généralement sur le
produit ou le service, le marché, la demande et la concurrence.

1.2- Les Objectifs de l’étude de marché


Une étude correctement menée permet en particulier :
De s’assurer de l’existence d’un marché pour le produit dont la commercialisation est
envisagée,
De connaitre l’évolution générale du marché,
D’apprécier la situation en ce qui concerne la demande,
D’évaluer l’offre et l’étude des caractéristiques, des avantages et inconvénients, des prix, des
produits identiques ou similaires offerts par le concurrent.

2. LES DIFFERENTES PHASES DE L’ETUDE DE MARCHE


Une étude de marché comprend trois (03) phases, ce sont :

2.1- L’étude exploratoire du marché de la profession et de l’environnement


Il s’agit d’une phase de défrichage visant à recueillir les informations utiles et disponibles sur le
marché et la profession.

2.2- L’étude de l’offre : la concurrence


Elle regroupe l’ensemble des informations qui permettent de caractériser la concurrence et les
produits offerts à la clientèle.
Dans l’étude de l’offre, le créateur examine :
- Les entreprises concurrentes ; de façon à avoir des idées précises sur :
 Le nombre de ces entreprises,
 Leur politique commerciale et leur technique de commercialisation ;
 Leurs chiffres d’affaires ;
 Leurs parts de marché ;
 Leurs images de marque, notoriété.

- Les caractéristiques techniques et commerciales des produits offerts sur le marché :


 Leurs prix ;
 Leurs performances ;
 Les possibilités d’utilisation ;
 Leur facilité d’entretien ;
 Leur esthétique (design) ;

2.3- l’étude de la demande : la consommation et la clientèle potentielle

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L’étude de la demande a pour but d’identifier, de cerner et d’évaluer avec plus de précisions les
besoins du marché. Elle repose sur l’association de deux techniques : La technique des
entretiens (enquête qualitative) et la technique des questionnaires (enquête quantitative).

2.3.1- L’enquête qualitative


La technique des entretiens est plus spécialement orientée sur les aspects qualitatifs du projet :
 Les études des besoins et des attentes des clients ;
 L’étude des attitudes et des motivations de la clientèle ;
 L’étude des habitudes de consommation ou d’utilisation du produit ;
 L’étude du processus d’achat ;
 L’étude de l’identification de la clientèle ;

2.3.2- L’enquête quantitative


Cette technique constitue le moyen d’investigation le plus utilisé en recherche de marketing.
Il s’agit d’une procédure qui s’appuie sur les méthodes statistiques, et qui permet d’extrapoler à
l’ensemble d’une population donnée les résultats obtenus sur un échantillon représentatif de
cette population.

2.4- Le Produit
Le produit ou service représente tout ce qui peut-être proposer à un consommateur dans le cadre
de l’offre et de la demande.
Pour le promoteur, il est donc utile de savoir quoi proposé ? A quel besoin doit répondre ce
produit ou service ?

3- LES STRATEGIES COMMERCIALES


La stratégie commerciale est la planification et la mise en œuvre des moyens commerciaux
qui vont permettre à l’entreprise d’atteindre les objectifs qu’elle s’est fixé.

Le plan d’action commerciale ou ‘’Marketing Mix’’ ou encore plan de ‘’Marchéage’’ est le


complément de l’étude de marché. Il aide à définir la politique à mener en matière de produit,
prix, communication et force de vente.

3.1- La politique de produit


Le produit doit suivre l’évolution et les exigences du marché auquel il doit s’adapter
constamment.
La politique de produit doit prendre en compte :
Le positionnement du produit c'est-à-dire différencier le produit de ceux de la concurrence ;
La gamme de produit offert par l’entreprise ;
La politique commerciale et les produits de la concurrence ;
Les réactions des consommateurs et des distributeurs de l’entreprise ;
Etc.

3.2- La politique de prix


La fixation des prix est fondamentale dans la stratégie d’une entreprise. Elle influence ses
résultats commerciaux et sa rentabilité.
Pour fixer ses prix, le promoteur doit tenir compte de la relation classique existant entre la

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demande et le prix (élasticité de la demande, prix acceptable, prix psychologique) du coût de
revient du produit et surtout des prix pratiqués par la concurrence.

Aussi peut-il adopter l’une des stratégies suivantes en fonction des objectifs qu’il se fixe :
 Une stratégie de pénétration du marché : elle consiste à fixer un prix plus bas que
celui de la concurrence. Cela se fait lorsque l’entreprise a un objectif de croissance
c'est-à-dire lorsqu’elle veut acquérir une part de marché qu’elle s’est préalablement
fixée.

 Une stratégie d’écrémage du marché : Elle consiste à pratiquer un prix supérieur à


celui de la concurrence. Cela se fait lorsque l’entreprise se fixe un objectif de rentabilité
élevée. Cette stratégie n’est recommandable pour une entreprise en création.

 Une stratégie d’alignement : Elle consiste pour l’entreprise à fixer un prix qui s’insère
dans la fourchette des prix pratiqués par la concurrence. Cela se fait lorsque l’entreprise a
un objectif de sécurité.

3.3- La politique de distribution


Le circuit de distribution est l’itinéraire par lequel le produit est acheminé d’un point de
production à un point de vente.

Le réseau de distribution est l’ensemble des personnes physiques ou morales qui concourent à
vente d’un bien ou d’un service depuis le producteur jusqu’au consommateur.
Dans le cadre de sa politique de distribution, le créateur est souvent confronté à l’alternative
suivante :
Assurer la distribution lui-même, ce qui présente l’avantage d’un circuit (sans intermédiaires)
et d’une meilleure maîtrise de la situation.

Passer par des intermédiaires ; cette solution permet une meilleure approche du marché, mais
le contrôle de la situation est difficile.

En période, de démarrage, le créateur doit s’efforcer de limiter le nombre des intermédiaires à


un minimum.
Le créateur aura le choix entre plusieurs stratégies :
Une stratégie de large diffusion, comportant de nombreux points ventes ;
Une stratégie sélective faisant appel à un nombre restreint de points de vente ;
Une stratégie sélective reposant sur des détaillants spécialisés (cette stratégie permet
d’éviter la concurrence et peut, à la limite, être assurée par l’entreprise elle-même).

3.4- La politique de communication


Un ‘’savoir faire’’ sera toujours de portée limitée s’il n’est pas complété par un ’’faire
savoir’’.
La communication dans l’entreprise comprend tous les signaux émis en direction de son
environnement ; afin de donner des informations sur l’ensemble des biens et services qu’elle
produit.
En dehors du « bouche à oreille », la politique de communication comprend :
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 La publicité-médias, qui cherche à attirer le consommateur vers le produit ;
 les relations publiques, qui visent surtout à promouvoir à terme une image favorable de
l’entreprise.
 La promotion des ventes, qui contrairement à la publicité cherche à pousser le produit
vers le client par la mise en œuvre de techniques diverses, telles que les avantages consentis sur
le produit (carte de fidélité, offre gratuite, remboursement, etc.)

4- LA FORCE DE VENTE
La force de vente, constitue un vecteur de communication fondamentale de toute entreprise.
La force de vente doit être présente et convenablement gérée, quelle que soit la taille et la nature
des produits commercialisé.
Les actions ou fonctions qui lui sont intimement liées, telles que :
La prospection,
L’argument,
La démonstration,
La négociation,
La conclusion de la vente,
L’établissement d’un contrat,
L’encaissement,
Le suivi du client et du retour d’informations,
Le service après vente.
L’importance des effectifs, leurs niveaux de qualification requis, et les modes d’organisations
des forces de vente varient en fonction de la taille et de la nature de l’activité des entreprises.
La force de vente d’une entreprise est généralement constituée par :
Un ou plusieurs agents d’encadrements, Directeur, responsable des ventes,
Un ou plusieurs représentants ;
Un ou plusieurs agents technico-commerciaux ;
Des vendeurs

CHAPITRE 2 : ETUDE TECHNIQUE ET ORGANISATIONNELLE

1- L’ETUDE TECHNIQUE
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1.1- La description du processus de production
Le processus de production doit permettre à l’entreprise, d’être plus concurrentiel et de s’adapter
à son environnement.
La production pour un bien va de la conception à la constitution de ce bien. L’entrepreneur
devra donc réaliser un prototype du produit puis organiser les différentes tâches au sein de son
unité de production afin d’éviter le problème de rupture et d’approvisionnement.
Il pourra passer de la technique à l’automatisation, puis de l’automatisation à la robotisation.
Ces mutations technologiques auront pour but de permettre la croissance de l’entreprise d’où la
rendre plus concurrentiel.

1.2- L’emplacement de l’entreprise


C’est le lieu ou s’exerce l’activité de l’entreprise (le siège social peut se trouver à un autre
endroit). Le choix de l’implantation peut dans certains cas, avoir une influence très importante
sur le fonctionnement de l’entreprise et sur sa rentabilité. C’est notamment le cas des entreprises
commerciales, pour lesquelles la zone d’attraction ou de chalandise et le nombre de clients
potentiels sont en relation étroite avec le lieu de l’entreprise.
L’emplacement de l’entreprise devra donc tenir compte :
− de la situation de l’entreprise par rapport à la concentration de la clientèle ;
− de la situation de l’entreprise par rapport aux sources d’approvisionnements ;
− des voies et facilités d’accès ;
− du marché de travail dans la région (quantité et qualité de la main d’œuvre) ;
− de la qualité de vie dans la région d’implantation etc. ;
− des avantages (aides, exonérations, primes, subventions, etc.) accordés et offerts aux
entreprises nouvelles qui s’installent dans la région d’implantation.

1.3- Les équipements


La nature et le coût des investissements ou immobilisations matériels ou techniques varient
considérablement en fonction de l’activité et de la taille de l’entreprise. Lorsqu’il s’agit d’une
entreprise à caractère industriel, le choix des matériels de production et des technologies
utilisées est déterminant. Dans ce dernier cas, le choix du matériel résulte de la prise en
considération des paramètres suivant :
− Performance du matériel ;
− Coût d’acquisition du matériel ;
− Technologie utilisée ;
− Degré d’actualisation ;
− Capacité de production ;
− Prévisions de ventes de l’entreprise et évolutions des ventes dans le temps (les besoins
de fabrication se déduisant des prévisions de ventes) ;
− Matériels d’occasions disponibles ;
− Possibilité financière de l’entreprise ;
Quelque soit le matériel utilisé, le créateur doit avoir un objectif, celui de l’utilisation optimale
du matériel et des équipements.
Ces investissements concernent pour l’essentiel :
− Les terrains ;
− Les constructions (ensemble des bâtiments) ;
− Les machines ;
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− Les équipements et moyens de productions ;
− Les matériels roulants ;
− Les matériels informatiques et de bureau.
Pour l’acquisition du matériel et des infrastructures, l’entrepreneur devra choisir soit l’option de
l’achat ; de la location ou du crédit-bail.
En période de démarrage d’activité, la recherche de solutions permettant de minimiser le
montant des frais fixes de l’entreprise, dans le but de réduire les risques, doit être au centre des
préoccupations du créateur.

 La location de matériels permettant d’éliminer le problème de financement représente


un avantage évident au plan de la trésorerie. En outre, cette solution peut se révéler
favorable pour l’entreprise dans la mesure où elle augmente la souplesse résultant d’un
changement plus facile du matériel.
Toutefois, il y a lieu de prendre toutes les précautions dans la rédaction et le choix des termes du
contrat de location.

 La solution achat présente, en revanche, l’avantage de laisser une plus grande liberté de
choix à l’entreprise.
Mais elle a aussi des inconvénients :
− La rigidité due aux difficultés (ou à l’impossibilité) de changer rapidement le matériel,
lorsque l’achat est réalisé ;
− L’immobilisation de capitaux stables (capitaux qui peuvent être importants);
− L’importance de frais fixes, lorsque l’entreprise a recours à l’emprunt pour financer
l’investissement.

 La solution « crédit-bail » peut se présenter comme un moyen terme entre les deux
options précédentes.

1.4- Les ressources humaines

1.4.1- Le recrutement des ressources humaines


De tous les moyens qui composent une entreprise, ses ressources humaines sont sans contexte le
plus important. Car c’est sur elle que repose l’utilisation rationnelle et optimale de tous les
autres moyens.
La détermination et le choix de la valeur, des compétences et de la complémentarité du
personnel de l’entreprise conditionnent son succès.

Aussi, il est clair que pour un recrutement la description et l’analyse du contenu des emplois et
leurs évaluations s’imposent comme un préalable.
C’est sur la base de ces emplois, de l’expérience que l’on a pu acquérir sur eux, des niveaux de
qualifications requis que seront déterminés les profils de compétence des personnes à recruter et
les effectifs correspondants.

1.4.2. La motivation des ressources humaines


Un recrutement méticuleux a permis de doter votre entreprise de ressources humaines très
compétentes. Toutefois, cette ressource humaine à laquelle vous mettez tous vos espoirs, pour
un rendement élevé peut vous décevoir. Cela, tout simplement parce ce qu’elle est démotivée.
Entrepreneuriat
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Aussi, il est important pour l’entrepreneur de savoir comment faire pour amener l’employé à
donner le meilleur de lui ?

Motiver la ressource humaine en d’autres termes l’amener à s’employer dans les activités de
plein gré en donnant le meilleur de lui-même est une des stratégies préconisées dans le cadre de
la haute performance. (Voir la théorie de Maslow)

2. LA STRUCTURE ET L’ORGANISATION

2.1- La structure
Au plan structurel, l’entrepreneur devra décliner, la nature de son projet, le secteur d’activité
dans lequel il voudra insérer son entreprise, le nom de l’entreprise, son sigle (si possible), la
forme juridique de son entreprise, sa localisation et son adresse.
Tous ces éléments permettront d’identifier avec exactitude l’entreprise et montrer son
existence physique.

2.2- L’Organisation
L’aspect cohérence et synchronisation perceptible de l’entreprise, résulte de la « magie » de son
organisation fonctionnelle. Cette organisation peut être schématisée par un organigramme. La
construction de l’organigramme fait appel aux notions de découpage et de hiérarchie.

2.2.1- La notion de découpage


L’entreprise est un système subdivisé en plusieurs secteurs d’activités. Cette subdivision encore
appelée découpage peut être par fonction, par produit ou encore par région. Toutefois, dans le
découpage, il n’y a pas de schéma standard encore moins de dénomination standard.
S’agissant des différentes unités fonctionnelles. Seulement, leur nombre est fonction de la taille
de l’entreprise.

2.2.2- La notion d’hiérarchie


A chaque responsable de structure fonctionnelle est affecté des employés qui doivent l’aider
dans l’accomplissement de sa mission : les subordonnés.
Exemple : Un responsable financier aura besoin d’un chef comptable, un comptable et si
possible une caissière.
L’organisation fait de l’entreprise un système d’éléments intégrés. Une mise en harmonie qui
tient, non seulement, du découpage et de la hiérarchie mais aussi et surtout du pouvoir, de la
responsabilité et de l’autorité.

2.2.3- La notion d’autorité


Selon le petit Larousse, l’autorité, C’est le pouvoir de commander, de prendre des décisions et
de se faire obéir. Ainsi, l’autorité que l’entrepreneur aura sur ses employés va conditionner le
résultat qu’il attend d’eux.

2.2.4- La notion de la responsabilité


Etre responsable d’une tâche consiste à avoir l’obligation de la mener à bien et en temps
opportun. Dés lors que vous avez opté pour l’entrepreneuriat, vous vous donnez la responsabilité

Entrepreneuriat
50
d’atteindre les objectifs que ressort votre plan d’affaire.

CHAPITRE 3 : ETUDE COMPTABLE ET FINANCIERE

1- ETUDE COMPTABLE
Entrepreneuriat
50
1.1- Le plan comptable
Le Système Comptable OHADA est le référentiel comptable initié par l’OHADA à destination
des pays de l’UEMOA.
Le système comptable OHADA a été créé en vue :
 D’harmoniser les pratiques comptables dans la sous-région
 D’adapter le modèle comptable des entreprises aux normes internationales
 D’alimenter la centrale des bilans en informations comptables pertinentes et sûres.
 D’inciter les operateurs économiques du secteur informel à tenir une comptabilité
régulière.

1.2- Définition du plan comptable


Le plan comptable d’une entreprise est la liste des comptes utilisés par cette dernière. Il doit être
conforme aux exigences du Système Comptable OHADA.

1.3- Cadre comptable

1.3.1- Numérotation
Le plan comptable Système Comptable OHADA repose sur une numérotation décimale ou les
chiffres codifiant un compte se lisent à partir de la gauche.
- Le premier chiffre représente la classe (1 à 9)
- Les deux premiers chiffres représentent les comptes principaux
- Les trois premiers chiffres représentent les comptes divisionnaires
- Les quatre premiers chiffres représentent les sous-comptes.

Exemple : 2441 : Matériel de bureau

2 la classe immobilisation
24 le compte principal matériel
244 le compte divisionnaire matériel et mobilier
2441 le sous-compte matériel de bureau

1.3.2- Classes

Classes
Comptes de Classe 1 : Comptes de ressources durables (10 : capital ; 16 : emprunt ; 11 :
bilan de 1 à 5 réserves)

Entrepreneuriat
50
Classe 2 : Comptes d’actif immobilisé (22 : terrains ; 23 : bâtiments ; 24 :
matériel)
Classe 3 : Comptes de stock (31 : marchandises ; 32 : matières premières ;
36 : produits)
Classe 4 : Comptes de tiers (40 : fournisseurs ; 41 : clients ; 44 : état)
Classe 5 : Comptes de trésorerie (521 : banque ; 571 Caisse ; 531 : CCP)
Comptes de Classe 6 : Comptes de charges (A. O.) (601 : achat de marchandises, 61
gestion 6, 7, 8 transport ; 64 : impôts et taxes)
Classe 7 : Comptes de produits des A. O. (701 : vente de marchandises ;
706 : service vendu)
Classe 8 : Comptes des autres charges et des autres produits (HAO)
Comptes de la Classe 9 : * Comptes de la comptabilité analytique
comptabilité * Engagement hors bilan.
analytique

2- COMPTE DE RÉSULTAT (voir cours « comptes de gestion »)

- TABLEAU DE COMPTES DE RESULTAT (OU TABLEAU NORMAL)

Exercice N Exercice
CHARGES N+1

Charges d’exploitation :
60 Achats de marchandises
Variation de stock de marchandise
Achat de mat.1ères et autres approvisionnements
Variation de stock
61 62 Autres achats et charges externes
63 Impôts, taxes et versement assimilés
64 Salaires et traitements
Charges sociales
68 Dotations aux amortissements et provisions
- sur immobilisations
- sur actif circulant
- pour risques et charges
65 Autres charges
Total 1 :
66
Charges financières :
686 Dotations aux amortissements et provisions
Intérêts et charges assimilées
Différences négatives de change
Charges nettes sur cession de VMP

Entrepreneuriat
50
Total 2 :
67
Charges exceptionnelles :
- sur opération de gestion
- sur opération de capital
687 Dotations aux amortissements et provisions
Total 3 :
69 Participation des salariés aux fruits de l’expansion
(4)
Impôts sur les bénéfices (5)

Total des charges (1+2+3+4+5)


Solde créditeur (bénéfice)

Total Général

Exercice N Exercice
PRODUITS N+1

Produits d’exploitation :
70 Ventes de marchandises
Production vendue

Sous total A : montant net du chiffre d’affaire


71
72 Production stockée
73 Production immobilisée
74 Subvention d’exploitation
78 Reprise sur amortissements et provisions
Transferts de charges
75 Autres produits

Sous total B :
Total 1 (A + B):
76
Produits financiers :
786 De participations
D’autres Valeurs mobilières et créances de l’actif
immobilisé
Autres intérêts et produits assimilés
Reprises sur provisions et transferts de charges
Différence positive de change

Entrepreneuriat
50
Produit net sur cession de VMP
Total 2 :
77
Produits exceptionnels :
- sur opération de gestion
- sur opération de capital
787 Reprises sur provisions et transferts de charges
Total 3 :

Total des produits (1+2+3)


Solde débiteur (perte)

Total Général

3- LES AMORTISSEMENTS

3.1- Définition
L’amortissement est la constatation comptable obligatoire de la dépréciation irréversible subie
sur la valeur de certaines immobilisations au cours du temps.

3.2- Terminologie

3.2.1- Valeur d’origine (V.O.)


Elle représente la valeur d’entrée du bien dans le patrimoine de l’entreprise. Elle sert de base de
calcul de l’amortissement. Elle correspond au prix d’acquisition de l’immobilisation HT
augmenté des frais accessoires. Donc, la valeur d’origine est le coût d’acquisition.
Coutj d’acquisition = prix d’acquisition + frais accessoires (transport, douane, installation . . .)
Remarque : la valeur amortissable des immobilisations est la valeur HT, cependant elle est
égale à la valeur TTC lorsque le bien n’est pas déductible de TVA.

3.2.2- Le taux (T)


C’est le pourcentage de perte de valeur estimée pour une année. Il s’obtient en divisant 1 par la
durée probable d’utilisation de l’immobilisation notée n.
Taux = 1/n ; avec la durée n est en année

Exemple : Un matériel acquis pour une durée de 10 ans, calculez le taux d’amortissement.

Réponse :

3.2.3- Annuité d’amortissement


C’est le montant d’amortissement pratiqué à la fin d’un exercice donné :
- Si la durée est en jour, on a : A = (V.O. HT x T x n) / (360 x 100)
- Si la durée est en mois, on a : A = (V.O. HT x T x n) / (12 x 100)

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- Si la durée est en année, on a : A = (V.O. HT x T x n) / (1 x 100)

3.2.4- Valeur comptable nette (VCN)


C’est la différence entre la valeur d’origine et la total des amortissements pratiqués (ou cumul
des amortissements).
On a : VCN = V.O. – Cumul des amortissements pratiqués
La VCN est la valeur nette de l’immobilisation après déduction des amortissements, elle diffère
de la valeur vénale qui quant à elle, représente la valeur à laquelle l’immobilisation peut être
vendue sur le marché des biens et des services.

3.2.5- Rôle de l’amortissement


L’amortissement constate la dépréciation des immobilisations de l’actif et régularise le bilan.
L’absence d’amortissement conduirait à un bilan inexact, donc l’actif serait surestimé et le
résultat faussé (bénéfice fictif ou perte ignorée).
Il permet à l’entreprise de maintenir intact son capital. Il a un rôle d’autofinancement car ajouté
au résultat et aux provisions, ils constituent le cash-flow ou capacité d’autofinancement.
Les fonds retenus permettront de renouveler les immobilisations lorsque celles-ci deviennent
inutilisables ou caduques ou tout simplement par remplacement des anciens matériels par
d’autres plus modernes et performants.

3.3- Calculs

3.3.1- Amortissement linéaire ou constant

- Principe
Dans ce procédé d’amortissement, le montant de l’amortissement annuel est égal au quotient de
la valeur d’origine par la durée d’utilisation probable exprimée en année.
Lorsque le bien est acquis dans le courant de l’exercice, le premier et le dernier amortissement
sont calculés au prorata temporis c'est-à-dire proportionnellement au temps passé dans
l’entreprise.

- Plan d’amortissement
Les calculs d’amortissement sont rassemblés, en principe, dans un tableau résumé établi dès
l’acquisition de l’immobilisation, qui permet à la fin de chaque exercice de passer les écritures
comptables de l’amortissement :
Le plan d’amortissement se présente comme suit :

Nom du matériel : Date d’acquisition :


Valeur d’origine : Durée d’utilisation :
Mode d’amortissement : Taux linéaire :
Exercice Période Valeur d’origine Annuité Cumul d’amortiss. Valeur Comptable Nette
(VCN)
N ……… ………………. ……… ………………….. …………………………
N+1 ……… ………………. ……… ………………….. …………………………
…… ……… ………………. ……… ………………….. …………………………

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Exercice : Acquisition en début d’exercice
Le 01/01/2000, LOKO acquiert un matériel informatique (YSTAL WORD) à 1 500 000 F HT
pour une durée de 5 ans.
T.A.F : Présentez son plan d’amortissement.

Exercice : Acquisition en cours d’exercice


Le 01/09/2010, LOKO acquiert un matériel à 1 500 000 F HT pour une durée de 5 ans.
T.A.F : Présentez son plan d’amortissement.

3.3.2- Amortissement accéléré

- Domaine d’application
L’amortissement accéléré ne se pratique que sur les matériels et outillages acquis neufs.
Sont donc exclus les biens acquis d’occasion. Ces matériels et outillages doivent être utilisés,
exclusivement pour les opérations industrielles de fabrication, de manutention, de transport ou
d’exploitation agricole ayant une durée d’utilisation supérieure à cinq (5) ans.

- Principe
Il consiste à doubler les premiers douze mois calculés d’après leur durée d’utilisation normale et
répartir la valeur restante à amortir sur un nombre d’année égal à la durée normale restante
diminuée d’une année.

- Plan d’amortissement
Le plan d’amortissement de l’amortissement accéléré diffère de celui de l’amortissement
linéaire. El se présente comme suit :

Nom du matériel : Date d’acquisition :


Valeur d’origine : Durée d’utilisation :
Mode d’amortissement : Taux linéaire : Taux accéléré :
Exercice Période V.O. Annuité Cumul V.N.F. Annuité Amortissement
d’amortiss linéaire dérogatoire : 151
. Dotation Reprise
851 861
N ……… …… ……… ………… …… ……. ……… ……..
N+1 ……… …… ……… ………… …… ……. ……… ……..
…… ……… …… ……… ………… …… ……. ……… ……..

Exercice : Acquisition en début d’exercice


CBCG a acquis un tracteur neuf à 17 500 000 F le 01/01/2010, amortissable en mode accéléré
sur 8 ans.
T.A.F : Présentez son plan d’amortissement.

Exercice : Acquisition en cours d’exercice


CBCG a acquis un tracteur neuf aj 10 000 000 F le 01/04/2010, amortissable en mode accelere
sur 8 ans.
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T.A.F : Présentez son plan d’amortissement

4- ETUDE FINANCIERE
Cette partie regroupe l'ensemble des éléments permettant d'analyser le bilan d'une entreprise.

4.1- L’analyse du bilan


Le bilan d'une entreprise se présente sous la forme d'un tableau récapitulatif en deux
parties décrivant la situation patrimoniale d'une entreprise à un moment donné exprimée
en terme d'emplois (à l'actif) et de ressources (au passif).

Le passif du bilan (partie droite) représente l'ensemble des ressources financières dont dispose
une entreprise mais qui constitue de fait l'ensemble des dettes et obligations contractées par
l'entreprise auprès de créanciers extérieurs (actionnaires, institutions financières, fournisseurs...).
Le contenu du passif de l'entreprise est présenté en fonction du critère d'exigibilité croissante.

L'actif du bilan (partie gauche) représente l'ensemble des biens (immobilisations, stocks...) et
droits (créances clients...) détenus par l'entreprise et nécessaires à son activité. Les éléments
contenus dans l'actif du bilan sont présentés selon le critère de liquidité croissante.

4.1.1- Lecture simple du bilan


On définit le bilan comme étant le reflet, à un moment donné, de la situation patrimoniale d’une
entreprise.
La lecture d’un bilan doit donc tenir compte du fait que les dettes d’une entreprise n’ont pas
toutes la même échéance.

4.1.2- Le passif d’un bilan


Le passif d’un bilan regroupe l’ensemble des dettes qu’à une entreprise envers ces différents
partenaires.
Ce qui importe ici, c’est de pouvoir estimer à quelles échéances ces dettes vont arriver à leur
terme. En effet, si un débiteur ne peut honorer ces dettes, un défaut de paiement sera constaté
qui conduira le débiteur à être mis en cessation de paiement. Autant que leur montant, le
moment où une dette sera exigible (lorsqu’elle arrive à échéance) est un élément clé de toute
analyse du bilan d’une entreprise.

Bien évidemment, le souci premier d’un entrepreneur est de connaître le montant de ces dettes à
court terme (c'est-à-dire à moins d’un an) qui seront à honorer en priorité.
Nous présentons ici les principales dettes de l’entreprise.

Le compte courant créditeur : si votre compte 521 est créditeur, cela signifie que vous avez un
solde négatif auprès de votre établissement de crédit. Cette situation de découvert correspond en
fait à un crédit à court terme que vous a octroyé votre établissement de crédit. Il vous faut donc
le solder le plus vite possible (en général dans le mois suivant).

Les dettes fournisseurs : le solde créditeur du compte 401 d’une entreprise représente
l’ensemble des dettes que celle-ci a contracté auprès de ces fournisseurs (481 pour les

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50
fournisseurs d’immobilisation). Il est en effet fréquent que dans le cadre d’un achat, le
fournisseur vous accorde un délai pour payer. Ce délai est en moyenne de 90 jours.

Les emprunts auprès des établissements de crédit : (compte 16) ils sont d’échéance variable
qui est déterminée lorsque l’entreprise contracte l’emprunt mais pour l’ensemble, leur échéance
est supérieure à 1 an.

Les capitaux de l’entreprise : (compte 10) l’entreprise, à sa création, ou lors d’augmentations


de capital, a en échange de part de capital (actions) obtenus des moyens financiers de la part de
ses actionnaires. Hors, ceux-ci, lors par exemple de la dissolution de la société, pourront être en
droit de réclamer la restitution de ce capital. Voilà pourquoi, le capital d’une entreprise est en
fait une dette que celle-ci a contractée auprès de ces actionnaires. Mais, cette échéance est très
lointaine puisqu’elle suppose la cessation d’activité de la part de l’entreprise. L’absence
d’échéance certaines justifie que l’entreprise ne considère pas ces apports de capitaux comme
des dettes, mais comme du capital.

En conséquence, le passif d’une entreprise se présente en termes d’exigibilité croissante de haut


en bas.
- En haut du passif, nous retrouvons les dettes dont l’échéance est la plus éloignée dans le
temps.
- Au bas du passif, nous trouvons les dettes exigibles en premier.
Soit sommairement :

Passif du bilan
Capital 101
Dettes à moyen et long terme
16
Dettes fournisseurs
401 / 481
Compte courant créditeur
521

4.1.3- L’actif du bilan


Pour honorer ces dettes, l’entreprise dispose d’actifs plus ou moins liquides qui sont
regroupés dans la partie Actif du bilan.
La nature de ces actifs est très variable. Certains actifs sont constitués d’avoirs liquides (pièces,
billets, fonds déposés sur le compte d’une banque) c’est à dire d’avoir immédiatement
mobilisables par l’entreprise et d’avoir très peu liquides (un terrain, un bâtiment…) qui ont
certes de la valeur, mais ne peuvent être convertis rapidement en liquidités (nécessité de procédé
à une vente par exemple, ce qui peut prendre des mois).
Face à des dettes dont l’échéance est courte, l’entreprise doit donc disposer d’actifs liquides.
L’actif du bilan est donc structuré autour de cette notion de liquidité croissante.

 La caisse : (compte 571) est l’élément le plus liquide plus qu’il comprend les pièces et
billets détenus par la société.

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50
 Les soldes débiteurs en banque : (compte 521) correspondent aux avoirs déposés par
l’entreprise sur ces comptes bancaires. Ces avoirs sont presque liquides. Ils sont débiteurs
car ils correspondent aux soldes envoyés par la banque dans ses relevés de compte. Or, de
l’argent reçu par la banque constitue pour cette dernière des sommes qu’elle devra
rembourser à son propriétaire (ici, l’entreprise) à un moment ou à un autre.

 Les valeurs mobilières de placement : sont assez facilement transformables en liquidité


par cession sur les marchés financiers.

 Les créances clients : (compte 411) de même qu’une entreprise a bénéficié de délais de
paiement auprès de ces fournisseurs, elle a pu accorder des délais de paiement à ces
clients. Ceux-ci sont en moyenne de 90 jours. Ils représentent donc des sommes que
l’entreprise peut utiliser rapidement (notamment par le biais de l’escompte).

 Les stocks et en-cours : sont des éléments d’actifs qui ne sont pas immédiatement
cessibles par l’entreprise. Leur liquidité est donc bien moindre que les autres éléments
d’actif vu précédemment.

 Les immobilisations :(comptes de classe 2) constituent les éléments d’actif les moins
liquides pour une entreprise, entre autre, parce qu’elles sont indispensables à son activité.
De plus, céder ce genre d’actif nécessite souvent des procédures longues et complexes.

En conséquence, l’actif d’une entreprise se présente en termes de liquidité croissante de haut en


bas.
- En haut de l’actif, nous retrouvons les éléments les moins rapidement transformables en
liquidités.
- Au bas de l’actif, nous trouvons les actifs liquides ou très facilement mobilisables.
Soit sommairement :

Actif du bilan
Immobilisations
2..
Stocks et en-cours
3..
Créances clients
411
Trésorerie
5..

4.1.4- La comparaison actif / passif


On peut donc maintenant mettre en relation l’actif et le passif d’une entreprise.
Actif du bilan Passif du bilan
Immobilisations Capital
2.. 101
Stocks et en-cours Dettes à moyen et long terme
3.. 16
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Créances clients Dettes fournisseurs
411 401 / 481
Trésorerie active Trésorerie passive
530 / 521 / 50. 521

Une lecture rapide du bilan permet donc déjà de faire une première étude de la situation
financière d’une entreprise. La mise en parallèle des éléments de l’actif et du passif nous fournit
une idée de la capacité d’une entreprise à honorer ses dettes. Si la trésorerie d’une entreprise ne
paraît pas suffisante pour faire face aux échéances les plus courtes, celle-ci a de fortes chances
de se retrouver en situation de cessation de paiement.

4.1.5- LE FONDS DE ROULEMENT

a- Introduction
La première étape dans l'analyse de la situation financière d'une entreprise passe par la
détermination du Fond de roulement de l'entreprise.

b- La notion de Fond de Roulement


Les besoins et ressources financières de l'entreprise à long terme :
Lorsqu'une entreprise se crée, elle doit tout d'abord procéder à des investissements lourds pour
acquérir l'ensemble des immobilisations indispensables à son activité.
Le fond de roulement représente donc l'excédent des ressources stables sur le total des dépenses
d'investissement d'une entreprise.

c- Détermination du fond de roulement


L'élaboration du bilan fonctionnel permet de regrouper l'ensemble des dépenses et des
ressources à long terme de l'entreprise :

 au passif du bilan :
- les capitaux propres ;
- les amortissements et provisions constitués par l'entreprise dans le but de renouveler ces
immobilisations ;
- les provisions pour risques et charges ;
- les dettes financières stables (dettes financières hors concours bancaires).

 à l’actif du bilan :
- les actifs immobilisés qui sont évalués à leur valeur brute pour tenir compte du coût réel
de leur acquisition sans tenir compte des amortissements déjà réalisés par l'entreprise. On
distingue les immobilisations selon leur nature (incorporelles, corporelles ou financières).
d'où :
Fond de roulement = Ressources stables - emplois stables.
ou d'un point de vue comptable :
Fond de roulement = capitaux permanents - actif immobilisé

Soit en termes de bilan fonctionnel :


Actif Passif
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50
Actif immobilisé : Capitaux permanents
(valeurs brutes) dont :
dont : - capitaux propres
- immobilisations corporelles - amortissements et provisions
- immobilisations incorporelles - dettes financières à long terme
- immobilisations financières
Fonds de Roulement

d- Interprétation économique
Trois cas de figure peuvent se présenter :

 Le Fond de roulement est positif


Dans ce cas, les ressources stables de l'entreprise sont supérieures à l'actif immobilisé constitué,
c'est à dire que les ressources stables couvrent les besoins à long terme de l'entreprise.
L'équilibre financier est donc respecté et l'entreprise dispose grâce au fond de roulement d'un
excédent de ressources stables qui lui permettra de financer ses autres besoins de financement à
court terme.

 Le Fond de roulement est nul


Dans ce cas, les ressources stables de l'entreprise sont égales à l'actif immobilisé constitué, c'est
à dire que les ressources stables couvrent les besoins à long terme de l'entreprise.
Mais, même si l'équilibre de l'entreprise semble atteint, celle ci ne dispose d'aucun excédent de
ressources à long terme pour financer son cycle d'exploitation ce qui rend son équilibre financier
précaire.

 Le fond de roulement est négatif


Dans ce cas, les ressources stables de l'entreprise sont inférieures à l'actif immobilisé constitué,
c'est à dire que les ressources stables ne couvrent pas les besoins à long terme de l'entreprise. La
règle prudentielle de l'équilibre financier n'est donc pas respectée. Elle doit donc financer une
partie de ses emplois à long terme à l'aide de ressources à court terme ce qui lui fait courir un
risque important d'insolvabilité. Une telle situation entraîne généralement une action rapide de la
part de l'entreprise pour accroître ses ressources à long terme et retrouver un fond de roulement
excédentaire.

4.1.6- LE BESOIN EN FONDS DE ROULEMENT

a- Définition
Le fond de roulement constitue un excédent de ressources stables qui va permettre de financer
une partie des besoins à court terme de l'entreprise appelés autrement besoins en fond de
roulement.

b- La notion de Besoin en fonds de roulement


Le besoin en fonds de roulements résulte donc des décalages temporels entre les
décaissements et les encaissements des flux liés à l'activité de production de l'entreprise.

c- Détermination du besoin en fonds de roulement


Entrepreneuriat
50
BFR = Emplois d'exploitation- Ressources d'exploitation.

Ou d'un point de vue comptable :

BFR = actif circulant - passif circulant

Soit en termes de bilan fonctionnel :


Actif Passif
Actif circulant : Passif circulant :
dont : dont :
- stocks. - dettes fournisseurs.
- créances clients. - dettes fiscales et sociales.
- Autres dettes d'exploitation.
Besoin en fonds de roulement
d- Interprétation économique
Trois cas de figure peuvent se présenter :

 le besoin en fonds de roulement est positif :


Dans ce cas, les emplois d'exploitation de l'entreprise sont supérieurs aux ressources
d'exploitation. L'entreprise doit donc financer ces besoins à court terme soit à l'aide de son
excédent de ressources à long terme (Fond de roulement), soit à l'aide de ressources financières
complémentaires à court terme (concours bancaires...).

 le besoin en fonds de roulement est nul :


Dans ce cas, les emplois d'exploitation de l'entreprise sont égaux aux ressources d'exploitation,
L'entreprise n'a donc pas de besoin d'exploitation à financer puisque le passif circulant suffit à
financer l'actif circulant.

 le fond de roulement est négatif :


Dans ce cas, les emplois d'exploitation de l'entreprise sont supérieurs aux ressources
d'exploitation, L'entreprise n'a donc pas de besoin d'exploitation à financer puisque le passif
circulant excède les besoins de financement de son actif d'exploitation.
L'entreprise n'a donc pas besoin d'utiliser ses excédents de ressources à long terme (Fond de
roulement) pour financer d'éventuels besoins à court terme.
Dans tous les cas, les besoins éventuels de financement du cycle d'exploitation pour une
entreprise dépendront en grande partie de son pouvoir de négociation qui lui permet d'agir sur le
montant de ses créances clients ou de ses dettes fournisseurs.

4.2- EXERCICE
Soit le bilan simplifié suivant des comptes d’une entreprise.
Actif Montants Passif Montants

Actifs immobilisés 100 Capitaux 120


Stocks 25 permanents
Créances d’exploitation 35 Dette 40

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50
Valeurs mobilières de placement2 d’exploitation
Valeurs disponibles Dettes diverses 3
1 Banques 5

TOTAL 168 TOTAL 168

TAF :
1- Calculez le FR par le haut et le bas du bilan,
1- Calculez le BFR,
2- Calculez la trésorerie,
3- Commentez le BFR et le FR

PARTIE IV : LE PLAN D’AFFAIRES ET LE FINANCEMENT DU PROJET

CHAPITRE 1 : PRESENTATION D’UN MODELE DE PLAN D’AFFAIRE

MODELE CONFEGES DU MINISTERE DE LA JEUNESSE ET DES SPORTS DE CI

Entrepreneuriat
50
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

(VOIR POLYCOPE)

CHAPITRE 2 : LA RECHERCHE DE FINANCEMENT

Il n’est pas toujours évident qu’un promoteur arrive à débourser des fonds nécessaires au
démarrage de son projet. Pour ce faire, il doit se procurer des ressources financières
complémentaires.

1- LES SOURCES DE FINANCEMENTS


Entrepreneuriat
50
Elles sont nombreuses et diverses. On peut citer :
- les moyens personnels
- les dons et legs
- les prêts informels (prêt acquis chez un ami)
- les subventions et appuis institutionnels
- le recours à un associé
- le crédit commercial
- les banques

2- LES CONDITIONS D’OBTENTIONS D’UN PRET AU PRES D’UNE BANQUE


Pour obtenir un prêt bancaire, le promoteur devra constituer un dossier de financement, puis être
interviewer et enfin présenter l’étude du projet et les sûretés.

2.1- Le dossier de financement


Il est généralement constitué des éléments suivants :
- une demande manuscrite de crédit ;
- Le statut juridique (pour les sociétés) ou le CV (pour une entreprise personnelle) ;
- L’autorisation d’intervention et /ou teste d’agrément assorti des avantages fiscaux ;
- Le plan d’affaire.

- Les documents comptables si le promoteur exerce déjà une activité.

2.2- L’interview du promoteur


Elle consiste à mieux faire connaître la personnalité et à évaluer la capacité du promoteur à gérer
son affaire. Il s’agit aussi d’obtenir des indications sur le montant et la répartition du capital.

2.3- L’étude du projet


Il s’agit de voir si l’étude de marché est satisfaisante et donne à espérer pour l’entreprise. Puis
regarder la rentabilité de l’affaire.

2.4- Les sûretés


Elles sont exigées lorsque l’importance des risques envisagés le commande. Elles sont de deux
ordres :
- les sûretés personnelles : elles reposent sur le patrimoine d’une personne ;
- les sûretés réelles : elles se portent sur des biens tangibles (mobilier, immobilier etc.).

CAS PRATIQUE : ELABORE TON BUSINESS PLAN EN SUIVANT LE MODELE DU


CHAPITRE 1 DE LA PARTIE IV ET EN S’APPUYANT SUR LES
CONNAISSANCES DU COURS

Entrepreneuriat
50
TEMOIGNAGE 1

Monsieur TOURE DIGBEU, propriétaire d’EIBATP, Entreprise Ivoirienne de bâtiment et


de travaux publics.

EIBATP Entreprise Ivoirienne de Bâtiment et de Travaux publics a été créée en 1993. C’est une
entreprise qui construit des immeubles, des usines et des routes.
Entrepreneuriat
50
M. Touré possédait une bonne expérience dans ce secteur. Il a d’ailleurs fait des études
d’ingénieur de conception dans le domaine des travaux publics. Il a travaillé plusieurs années
aux grands travaux. Il a lancé son entreprise avec l’appui de son épouse et d’amis entrepreneurs
qui lui ont avancé des équipements et des fournitures à crédit.

La devise de M. Touré est qu’il faut aimer ce que l’on fait. « Je consacre plus de 12 heures par
jour à mon entreprise, dit-il, il faut donc aimer ce que l’on fait ».
Malheureusement, cela est plus difficile pour la famille. Papa n’est pas souvent à la maison.
Levé très tôt, de retour très tard le soir, ses enfants sont plusieurs jours sans le voir.

Il est très fier d’avoir son fils qui travaille dans l’entreprise. C’est lui qui dirige les chantiers. Il a
embauché d’autres enfants qu’il forme au métier de plombier et d’électricien afin qu’ils
travaillent eux aussi dans l’entreprise familiale et, qui sait, se lancent un jour eux-mêmes en
affaires.

Pour M. Touré, la réussite exige de respecter les principes suivants :


1- Ne pas confondre bénéfice et chiffre d’affaires.
2- Les avances reçues sur les contrats obtenus doivent servir à l’achèvement des travaux et
non pas à se procurer la voiture dernier cri ou à bambocher dans les bars.
3- Il choisir ses employés avec soins. Les collaborateurs doivent être des personnes fiables,
honnêtes, débrouillardes et qui ont à cœur le succès de l’entreprise.
4- Il faut bien gérer le fonds de roulement ; négocier des conditions de crédit avec les
fournisseurs et se faire payer les montants dus par les clients.

M. Touré nous a donné un dernier conseil pour toi :

Sois patients, travaille avec passion


Et choisi tes marches en fonction de ce que tu peux faire

TEMOIGNAGE 2

Mme Yoro Albertine,


Propriétaire de ALBERTINE COUTURE à Koumassi

ALBERTINE COUTURE existe depuis 18 ans. Après avoir opéré un atelier de confection de
vêtements de travail ayant comme clients plusieurs des grandes sociétés d’Abidjan,
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ALBERTINE COUTURE s’oriente maintenant vers la formation de couturières. Son école peut
accueillir plus de 300 élèves.

Mme Albertine s’est lancée immédiatement après avoir complété sa formation en France où elle
faisait le ménage dans les maisons pour payer ses études et accumuler un capital pour ouvrir son
entreprise. A son retour, après avoir acheté son équipement, il lui restait 10 000 FCFA en poche.
Elle a acheté des tissus au marché et a confectionné des blouses qu’elle vendait de maison en
maison, visitant les bureaux, les marchés, etc. Elle a pu graduellement amasser un petit capital et
s’installer.
L’embauche d’un ouvrier a changé la vocation de son entreprise. Cet employé lui a suggéré
d’exploiter le créneau des vêtements de travail. Bien qu’elle n’y connaissait rien, elle est allée
rencontrée les responsables des sociétés pour leur proposer ses services. Elle réussit à
convaincre un responsable, qui était insatisfait de la qualité des vêtements qu’il se procurait pour
ses employés, de lui donner un petit contrat de 10 tenues. Elle lui livra les 10 tenues ayant la
qualité exigée dans le délai promis. Cette entreprise devint un client fidèle d’ALBERTINE
COUTURE.

Il est difficile de concilier la vie d’entrepreneur et la vie de famille. Mme Yoro se rappelle ses
débuts où elle passait une semaine à l’atelier sans aller à la maison. Ses enfants et son mari lui
apportaient le repas et lui donnaient un coup de main le Week end pour compléter le travail à
faire ; les enfants coupaient le fil et monsieur faisait le repassage.

Aujourd’hui, ayant bien formé ses employés, Mme Yoro a un horaire de travail normal, sauf
dans les périodes de janvier à mars où le boulot ne manque pas.

La principale difficulté dans la couture est que le travail bien fait n’est pas bien payé. Il faut
savoir compter et surveiller les frais pour survivre.

Mme Yoro a 4 conseils pour toi, futur entrepreneur :

1- Tu n’as pas besoin de grands moyens pour démarrer si tu suis son exemple.
2- Sois courageux et fonce. N’aie pas peur d’aller rencontrer les clients potentiels.
3- Il faut beaucoup de travail. Ne soit pas paresseux.
4- Se regrouper, voila sa devise : s’associer avec des collègues pour se payer un équipement,
un local ou un service que l’on ne peut pas avoir.

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