ÉVALUATION
CLASSE : Première
VOIE : ☒ Générale ☐ Technologique ☐ Toutes voies (LV)
ENSEIGNEMENT : Enseignement scientifique
sans enseignement de mathématiques spécifique
DURÉE DE L’ÉPREUVE : 2 h
Niveaux visés (LV) : ø
Axes de programme : ø
CALCULATRICE AUTORISÉE : ☒Oui ☐ Non
DICTIONNAIRE AUTORISÉ : ☐Oui ☒ Non
☐ Ce sujet contient des parties à rendre par le candidat avec sa copie. De ce fait, il ne peut être
dupliqué et doit être imprimé pour chaque candidat afin d’assurer ensuite sa bonne numérisation.
☐ Ce sujet intègre des éléments en couleur. S’il est choisi par l’équipe pédagogique, il est
nécessaire que chaque élève dispose d’une impression en couleur.
☐ Ce sujet contient des pièces jointes de type audio ou vidéo qu’il faudra télécharger et jouer le
jour de l’épreuve.
Nombre total de pages : 15
Le candidat traite seulement deux exercices, de son choix,
parmi les trois qui sont proposés dans ce sujet.
Il indique son choix en début de copie.
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Exercice 1 – Niveau première
Thème « Son, musique et audition »
L’oreille et l’audition
Sur 10 points
L’audition joue un rôle primordial dans les interactions sociales. L’oreille est l’organe
sensoriel de l’audition, dont on étudiera tout d’abord le fonctionnement avant
d’envisager la prévention d’un traumatisme acoustique.
Partie 1 – L’oreille et son fonctionnement
Document 1 – L’oreille humaine
Figure A – Schéma anatomique de l’oreille humaine et détail de l’organisation de la
cochée déduite d’une coupe transversale effectuée au niveau de la double flèche noire
Sources : https://fr.wikibooks.org/wiki/Neurosciences/L%27audition
et https://fr.wikipedia.org/wiki/Organe_de_Corti
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1- Recopier les phrases suivantes en les complétant par l’une des propositions
parmi les quatre proposées ci-dessous.
• L’oreille externe permet de :
a- canaliser les sons du milieu extérieur directement à l’oreille interne.
b- canaliser les sons du tympan vers le milieu extérieur.
c- canaliser les sons du milieu extérieur vers le tympan.
d- d’atténuer les ondes sonores.
• L’oreille moyenne est constituée :
a- de cellules ciliées
b- d’osselets qui activent directement le nerf auditif.
c- d’osselets qui atténuent les ondes sonores.
d- d’osselets qui amplifient les ondes sonores.
• Dans l’oreille interne, les vibrations sonores perçues par les cils des cellules
ciliées sont :
a- acheminées au cerveau sous la forme d’ondes sonores.
b- transformées en messages nerveux, qui se propagent jusqu’aux aires
cérébrales spécialisées.
c- acheminées au cerveau sous une forme moléculaire.
d- directement analysées au niveau de l’oreille interne, ce qui permet
l’audition.
Partie 2 – La prévention d’un traumatisme acoustique
Pour prévenir le risque lié aux sur-stimulations sonores, il existe des protections
auditives de nature différente selon leur type d’utilisation.
On peut distinguer, par exemple, deux catégories de bouchons d'oreilles qui
permettent de s’isoler du bruit :
– les bouchons en mousse, généralement jetables ;
– les bouchons moulés en silicone, fabriqués sur mesure et nécessitant la prise
d'empreinte du conduit auditif. Ils sont lavables à l'eau et se conservent
plusieurs années.
L’atténuation des sons par un bouchon est égale à la diminution du niveau d’intensité
sonore perçu par l’oreille en présence du bouchon. Un fabricant fournit les courbes
d'atténuation en fonction de la fréquence du son pour les deux types de bouchons
(document 2).
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Document 2 – Courbes d’atténuation du son correspondant aux deux types
de bouchons
Figure B – Niveau sonore (en dBA) dû à un bouchon en fonction de la fréquence de
l’onde (Hz) qui le traverse
Source : https://fr.wikibooks.org/wiki/Neurosciences/L%27audition.
Un musicien qui pratique régulièrement un instrument tel que la batterie ou la guitare
électrique a besoin d’une atténuation du niveau sonore. Cependant, cette atténuation
ne doit pas dépasser 25 dB afin qu’il entende suffisamment.
2- À l’aide du document 2, indiquer pour chaque bouchon si cette condition est
respectée. Justifier.
3- En utilisant le document 2, indiquer si un bouchon en mousse atténue davantage
les sons aigus ou les sons graves. Justifier en s’appuyant sur des valeurs.
Afin de comparer la qualité acoustique des deux types de bouchons, on a enregistré
le son émis par une guitare, ainsi que les sons obtenus après passage à travers les
deux types de bouchons. Le document 3 présente les résultats obtenus.
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Document 3 – Spectres du son émis par une guitare et des sons restitués
après passage à travers les deux types de bouchons
L’amplitude relative est le rapport entre
une amplitude et une amplitude de
référence, ici celle de la fréquence
fondamentale.
Figure B – Spectre correspondant au mi4
joué par la guitare
Figure C – Spectre du mi4 restitué après passage par un bouchon en mousse
(gauche) ou moulé en silicone (droite)
Source : Auteur
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4- À partir du document 3, indiquer en justifiant le raisonnement, lequel des deux
types de bouchons, en mousse ou en silicone, modifie le moins le timbre du son
perçu.
Une exposition prolongée à un niveau d’intensité sonore de 85 dB est nocive pour
l'oreille humaine. Durant un concert de rock, un guitariste est situé à 10,0 mètres d’une
enceinte délivrant une puissance sonore de 10,0 watts.
Document 4 – Puissance, intensité et niveau sonore
L’intensité sonore 𝐼 est la puissance 𝑃 de la vibration sonore reçue par unité de
surface 𝑆 :
!
𝐼= Avec : 𝑃 en watt (W) ; 𝑆 en m! ; 𝐼 en W. m"!
"
Pour une intensité sonore 𝐼 donnée, le niveau sonore 𝐿 exprimé en décibels (dB)
est déterminé par la formule :
#
𝐿 = 10 × log (# ) Avec : 𝐿 en décibels (dB) ; 𝐼 en W. m"!
!
𝐼$ est l’intensité correspondant au seuil d’audibilité : 𝐼$ = 10"%! W. m"! .
Par souci de simplification, on suppose que l’onde sonore produite par l’enceinte se
propage de manière équivalente dans toutes les directions autour d’elle. La
puissance sonore est alors répartie sur des surfaces de forme sphérique.
5- À l’aide du document 4, calculer l’intensité sonore à l’endroit où se trouve le
guitariste.
Donnée :
Surface 𝑆 d’une sphère de rayon 𝑑, 𝑆 = 4 × 𝜋 × 𝑑 ! .
6- À l’aide du document 4, montrer que le niveau sonore reçu par ce guitariste est
proche de 100 dB.
Ce guitariste désire préserver son audition tout en préservant une bonne qualité
sonore.
7- À partir de l’étude des documents 2 et 3, indiquer quel type de bouchons choisir
et argumenter ce choix.
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Exercice 2 – Niveau première
Thème « Une longue histoire de la matière »
Mise en évidence des échanges cellulaires par marquage radioactif
Sur 10 points
Les molécules organiques sont constituées de différents atomes, dont l’atome de
carbone. Dans les techniques de marquages radioactifs, les scientifiques peuvent
synthétiser, en laboratoire, des molécules contenant des atomes radioactifs. Grâce à
ce procédé, on peut détecter la présence et les mouvements de ces molécules
radioactives au sein de la cellule ainsi qu’entre la cellule et son environnement.
L’objectif est de comprendre l’utilisation d’un marquage radioactif pour déterminer
l’action d’une substance, la cytochalasine, sur les échanges entre la Levure
(Champignon unicellulaire) et son environnement.
Partie 1 – Marquage radioactif du glucose
Document 1 – Courbe de décroissance radioactive du carbone 11
12000
Nombre de noyaux de carbone 11
10000
8000
6000
4000
2000
0
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200
Temps (min)
Source personnelle
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Document 2 – Courbe de décroissance radioactive du carbone 14
12000
Nombre de noyaux de carbone
10000
8000
6000
14
4000
2000
0
0 5000 10000 15000 20000 25000 30000 35000
Temps (années)
Source personnelle
1- À partir des documents 1 et 2, expliquer la démarche qui permet de déterminer
graphiquement les demi-vies du 11C et du 14C et donner leurs valeurs.
2- Un nombre initial de 10 000 noyaux de 14C est présent dans un échantillon de
glucose marqué au 14C. Calculer, en expliquant le raisonnement, le nombre de
noyaux de 14C restants au bout de quatre demi-vies.
3- À partir du document 2, déterminer la durée nécessaire pour obtenir un nombre
de noyaux de 14C égal à 40 % du nombre initial. Expliquer la démarche retenue.
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Partie 2 – Utilisation du glucose radioactif et compréhension du mode d’action
de la cytochalasine B
Afin de comprendre le mode d’action de la cytochalasine B sur la Levure
Saccharomyces cerevisiae, qui est un organisme unicellulaire, des molécules de
glucose sont marquées au carbone 14 (document 3).
Document 3 – Observation de Saccharomyces cerevisiae et schéma
d’interprétation de la membrane plasmique
La photographie de Saccharomyces cerevisiae ci-dessous présente les différentes
structures qui la composent avec un schéma interprétatif d’une portion de la
membrane plasmique.
Légendes :
CW = Paroi ; Mb =
Membrane plasmique ; N
= Noyau ; V = vacuole ;
M = Mitochondries ; Cp =
Cytoplasme.
Source : photographie modifiée d’après Frankl, Andri et al. “Electron microscopy for
ultrastructural analysis and protein localization in Saccharomyces cerevisiae.” Microbial
Cell 2 (2015). Schéma d’après https://smart.servier.com/
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Afin de comprendre le rôle des transporteurs GLUT présents dans la membrane des
Levures, des expériences sont réalisées en présence de 14C-glucose. Les résultats
sont présentés dans le document 4.
Document 4 – Absorption du glucose marqué au carbone 14 par des cellules
Des cellules dont les membranes contiennent des transporteurs GLUT fonctionnels
sont cultivées dans un milieu contenant du glucose marqué radioactivement
au 14C. La quantité de glucose marqué au 14C absorbée par la cellule est ensuite
déterminée. Les résultats sont présentés dans le tableau ci-dessous.
Temps (minutes) 0 1 2 6 10
Quantité de glucose
marqué au 14C absorbée
par la cellule (en unités
0 1,8 2,2 2,5 2,7
arbitraires)
Dans le cas d’une inactivation des transporteurs GLUT, l’absorption de glucose
marqué au 14C est très fortement inhibée.
Des résultats similaires sont observés chez la Levure.
Source : d’après Lundgaard, I., Li, B., Xie, L. et al. Direct neuronal glucose uptake heralds
activity-dependent increases in cerebral metabolism. Nat Commun 6, 6807 (2015).
4- Montrer, à partir des documents 3 et 4, que la Levure est en interaction avec son
milieu grâce à des structures spécifiques qui seront nommées.
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Document 5 – Absorption par des cellules de glucose marqué au 14C, en
présence de cytochalasine B
Des cellules sont cultivées dans un milieu en présence de glucose marqué au 14C
et soit, en présence de cytochalasine B, soit en son absence. La quantité de
glucose marqué au 14C absorbée par la cellule, en un temps donné, est déterminée.
Les résultats sont présentés dans la figure ci-dessous. Des résultats similaires sont
obtenus sur des Levures.
Source : d’après Lundgaard, I., Li, B., Xie, L. et al. Direct neuronal glucose uptake heralds
activity-dependent increases in cerebral metabolism. Nat Commun 6, 6807 (2015).
5- À partir des informations tirées du document 5 et des connaissances, indiquer les
effets de la cytochalasine B sur les Levures et justifier son utilisation
commerciale comme antifongique (substance permettant de tuer les
Champignons).
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Exercice 3 – Niveau première
Thème « La Terre, un astre singulier »
Histoire de l’âge de la Terre
Sur 10 points
On se propose de comprendre de quelle manière on peut connaître l’âge de la Terre.
Partie 1 – La radioactivité des roches, un outil de datation
Document 1 – Principe de la datation absolue
Pour dater de manière absolue les roches, on utilise le principe de décroissance
radioactive : au cours du temps, des éléments pères radioactifs se désintègrent en
éléments fils, comme représenté ci-dessous
Éléments pères
16 Éléments fils
Nombre d’ atomes père
12
08
04
Temps (en
T1/2 2xT1/2 3xT1/2 4xT1/2 millions d’années)
T2
Décroissance des atomes pères en fonction du temps
Source : d’après le Livre scolaire
1- Le temps de demi-vie (ou période radioactive T1/2) correspond à la durée
écoulée lorsqu’une certaine quantité d'éléments pères est désintégrée. À partir
du graphique du document 1, dire quelle est la proportion d’éléments pères
désintégrée à T1/2.
2- Calculer le pourcentage d’éléments pères encore présents à t = 4xT1/2. Vous
détaillerez votre calcul.
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3- À partir des données du document 1, dire si le taux de désintégration des
éléments pères (nombre de noyaux pères disparaissant par unité de temps)
est constant avec le temps.
Partie 2 – Donner un âge à la Terre : datation sur les météorites et sur les
roches terrestres
Pour donner un âge à la Terre, C. Patterson s’appuie sur le « modèle de formation
par accrétion » qui admet que les météorites se sont formées en même temps que
les planètes du système solaire. En 1955, C. Patterson, met au point une méthode
de datation basée sur la mesure des rapports isotopiques du Plomb (Pb). Les deux
éléments 207Pb et 206Pb sont issus de la désintégration de l’Uranium (U). L’isotope
204 du plomb est stable et va servir de référence.
Les rapports isotopiques mesurés sur des météorites permettent de tracer une droite
nommée “isochrone”.
Document 2 – La méthode de Clair Patterson
La droite isochrone obtenue par C. Patterson est représentée ci-dessous. Les
points correspondent aux rapports isotopiques mesurés sur des météorites. Ces
points sont alignés sur une même droite car ils représentent des échantillons de
même âge. Le coefficient directeur “m” de cette droite est directement lié à l'âge
des météorites.
2a – La droite isochrone de C. Patterson
207
Pb
40
204 Le coefficient directeur
Pb
35 “m” est donné par la
relation:
30
25 Droite isochrone
20
avec A (xA;yA) et B (xB;yB)
15 deux points appartenant
à la droite.
10 206
Pb
5 204
Pb
5 10 15 20 25 30 35 40 45 50
Droite isochrone obtenue par Patterson sur des échantillons de météorites.
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2b – Graphique représentant un géochronomètre
En utilisant le géochronomètre ci-dessous, il est possible de déterminer
graphiquement l’âge d’une roche ou d’un ensemble de roches de même âge grâce
à la valeur du coefficient directeur « m » de la droite isochrone.
Âge de la roche (en
4 4,2 4,4 4,6 4,8 5 milliards d’années)
Source : D’après http://acces.ens-lyon.fr/
1- À partir du document 2, déterminer l’âge des météorites en appliquant la
méthode de Patterson. Faire apparaître tous les calculs et les étapes du
raisonnement.
Document 3 – Zircon de Jack Hills en Australie, daté à 4.4 Milliards d’années
La plupart des roches terrestres anciennes ont disparu à cause de l’érosion et de
la tectonique des plaques. Quelques-uns des minéraux qu’elles contiennent,
appelés zircons, présentent une résistance importante. Les zircons sont les plus
anciens minéraux retrouvés sur Terre.
Source : FuturaSciences
2- Comparer l’âge du zircon de Jack Hills avec l’âge de la Terre établi grâce à la
méthode de Patterson, puis expliquer en quoi il est plus fiable de dater la
formation de la Terre à l’aide de mesures réalisées sur des météorites plutôt
qu’en utilisant des roches terrestres.
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Partie 3 – Histoire de l’âge de la Terre
Document 4 – âge estimé de la Terre en fonction des années
Le graphique ci-dessous représente les âges donnés à la Terre par quelques
auteurs au cours de notre Histoire.
Source : Le livre scolaire
3- En utilisant les données du document 4 et vos connaissances, commentez
brièvement la proposition suivante : « les théories scientifiques ne sont que
des théories, elles peuvent toujours changer ». Préciser en particulier
comment la communauté scientifique procède pour valider une théorie.
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