Un programme pour améliorer l’éducation à Madagascar
Série C - session 2000 : exercice 1 – corrigé
ABC triangle isocèle et rectangle en A. On note par :
I le milieu du segment [ BC ] ;
π
rB la rotation de centre B et d’angle ;
2
π
rC la rotation de centre C et d’angle ;
2
t la translation de vecteur BC ;
g = t o rB et f = rC o g.
1. Méthode complexe : R = ( A ; AB, AC ) repère orthonormé
a. Détermination de zA , zB , zC et zI affixes respectives de A, B, C et I :
zA = 0 zB = 1 , zC = i et zI = 1 + 1 i
2 2
b. Expression complexe de f.
On note T, RB et RC les applications complexes associées respectivement aux transformations
affines t, rB, et rC.
- Expression complexe de rB : z’ = iz + 1 – i
- Expression complexe de t : z’ = z – 1 + i
- Expression complexe de rC : z’ = iz + 1 + i
Par conséquent, l’expression complexe de f est :
z’ = (RC o T o RB) (z)
= (RCoT) [RB (z)]
= (RCoT) [iz + 1 + i]
= RC [T (iz + 1 + i)]
= RC [iz + 1 – i – 1 + i]
= RC (iz)
= i (iz) + 1 + i
=- z + 1 + i
Il s’ensuit que f : z’ = - z + 1 - i
c. Nature de f.
L’expression complexe de f est de la forme z’ = az + b avec a = -1 qui est un nombre réel.
Ainsi, f est une homothétie.
Eléments caractéristiques de f.
- Le rapport de f est k = - 1
- Le centre de f est le point d’affixe z vérifiant z = - z + 1 – i. Ainsi, z = 1 + 1 i .
2 2
Par conséquent, le centre de f n’est autre que le point I.
2. Méthode géométrique :
Un programme pour améliorer l'éducation à Madagascar
a. Caractérisation de g en décomposant t et rB en deux symétries orthogonales.
Soient : - ( D ) la droite passant par B telle que ( D )⊥ BC
- ( δ ) la droite telle que ( δ ) est le transformé de ( D ) par la translation de vecteur
v = 1 BC . Donc, δ = ( IB ).
2
Par conséquent, t = Sδ o SD où Sδ est la réflexion d’axe ( δ ) et SD est la réflexion d’axe (
D ).
π 1 π
Soit ( δ’ ) la droite passant par B telle que (δ’, D ) = x = .
2 2 4
Donc ( δ’ ) = ( AB ) .
Par conséquent, rB = SD o S δ’
Il s’ensuit que g = t o rB = Sδ o SD o SD o S ’ = Sδ o S δ’
De plus, ( δ I δ’ ) = A, par conséquent g est la rotation de centre A et d’angle
π
θ = 2 (δ’ , δ ) = 2 ( δ’, D ) = .
2
b. Caractérisation de f en décomposant g et rC en deux symétries orthogonales.
π π
g étant la rotation de centre A et d’angle et rC la rotation de centre C et d’angle .
2 2
Soient : - ( D1 ) la droite ( AC )
- ( δ1 ) la droite passant par C telle que
π 1 π
(D1, δ1 ) = x = . Donc δ1 = ( BC ). Ainsi, rC = Sδ1 o SD1 où Sδ1 et SD1 sont les réflexions
2 2 4
d’axes respectives ( δ1 ) et ( D1 ).Donc ( δ’ ) = ( AB ) .
Soit ( δ1’ ) la droite passant par A telle que
π 1 π
(δ1’, D1 ) = x = . Donc ( δ1’ ) = δ. Ainsi, g = SD1 o Sδ1’ où Sδ1’est la réflexion d’axe δ1’.
2 2 4
Il s’ensuit que f = rC o g = Sδ1 o S∆1 o SD1 o Sδ1’ = Sδ1 o Sδ1’
De plus ( δ1’ ) I ( δ1 ) = I, par conséquent, f est la rotation de centre I et d’angle
2 ( δ1’, δ1) = 2 ( BC , IA ) = π .
Un programme pour améliorer l'éducation à Madagascar 2
3. S la similitude plane indirecte de centre A avec S (B) = I.
a. Détermination du rapport de S.
2
Le rapport de S est k = AI . Or 2 AI² = AB², donc, 2 AI = 2 AB . Il s’ensuit que k = .
AB 2
b. (C) le cercle de centre A et passant par B et [AI) I (C) = B’. Montrons qu’il existe
une symétrie orthogonale σ d’axe (∆) qui transforme B en B’.
Du fait que B et B’ appartiennent au cercle (C) alors le triangle ABB’ est isocèle. Par
conséquent, la hauteur issue du point A n’est autre que la médiatrice du segment [BB’] .
Soit σ la symétrie orthogonale par rapport à la droite (∆), avec (∆) la hauteur du triangle
ABB’ issue de A, alors, σ (B) = B’.
Déterminons alors l’axe de S.
On a AB’ = AB, donc AI = AI = 2 . Par conséquent, AI = 2 AB' = 2 A σ(B) .
AB ' AB 2 2 2
Il s’ensuit que l’axe de S n’est autre que l’axe de σ ; donc, c’est la hauteur du triangle ABB’ issue
du point A
Un programme pour améliorer l'éducation à Madagascar 3