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Cours de Comptabilite Generale

Le document présente une introduction à la comptabilité générale, soulignant son rôle essentiel dans la gestion des entités économiques. Il aborde les objectifs de la comptabilité, les classifications des entités, ainsi que les fonctions et moyens nécessaires à leur fonctionnement. Enfin, il décrit les relations des entités avec leur environnement économique, incluant les partenaires clés et les objectifs financiers, économiques et sociaux.
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Cours de Comptabilite Generale

Le document présente une introduction à la comptabilité générale, soulignant son rôle essentiel dans la gestion des entités économiques. Il aborde les objectifs de la comptabilité, les classifications des entités, ainsi que les fonctions et moyens nécessaires à leur fonctionnement. Enfin, il décrit les relations des entités avec leur environnement économique, incluant les partenaires clés et les objectifs financiers, économiques et sociaux.
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COMPTABILITE GENERALE

M. GNOPO Daniel, Consultant, Analyste Financier, Chef Comptable et Gestionnaire des Entreprises.
Contacts : 88 34 48 69 / 01 77 54 71
Email : gnopoettiote@[Link]
Facebook : Daniel Gnopo
Whatsapp : 88 34 48 69
SOMMAIRE

INTRODUCTION A LACOMPTABILITE GENERALE..........................................................2

CHAPITRE I : L’ENTITE...........................................................................................................4

CHAPITRE II : ANALYSE DES OPERATIONS DE L’ENTITE (LES FLUX)......................10

CHAPITRE III : LE PATRIMOINE.........................................................................................14

CHAPITRE IV : LE BILAN......................................................................................................16

CHAPITRE V : LE COMPTE DE RESULTAT ET LES SOLDES INTERMEDIAIRES DE


GESTION..................................................................................................................................24

CHAPITRE VI : LE COMPTE ET LE PRINCIPE DE LA PARTIE DOUBLE........................29

CHAPITRE VII : LE SYSTEME COMPTABLE OHADA......................................................34

CHAPITRE VIII : LE SYSTEME CLASSIQUE......................................................................37

CHAPITRE IX : LES OPERATIONS D’ACHAT ET DE VENTE..........................................44

1
INTRODUCTION A LA COMPTABILITE
GENERALE

Selon l’article 1er de l’acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information


financière (AUDCIF) « Toute entité a l’obligation de tenir une comptabilité générale pour
l’information externe et pour son propre usage ». La comptabilisation des opérations
quotidiennes par une entreprise poursuit deux objectifs principaux :
 Tout d’abord, décrire, évaluer et présenter le patrimoine de l’entité, c’est-à-dire la
répartition de ses avoirs et de ses dettes à un moment donné. Le document comptable
regroupant les données relatives au patrimoine d’une entité s’appelle le Bilan.
 Ensuite, permettre à l’entité d’évaluer l’efficacité de son mode de production à partir de
sa capacité à faire des bénéfices, c’est à dire à dégager un résultat positif. Le document
comptable présentant le résultat d’une entité s’appelle le compte de Résultat.

I- LA COMPTABILITE, UN OUTIL ESSENTIELLEMENT DEDIE A LA


FOURNITURE D’INFORMATIONS

La comptabilité est une technique permettant de saisir, d’enregistrer et de classer les données
de bases chiffrées. Elle est destinée à fournir, après traitement approprié, un certain nombre de
renseignement d’ordre juridique et économique aux utilisateurs intéressés. La comptabilité a de
ce fait un rôle fondamental d’informations, que ce soit pour l’entité elle-même, ou pour
différents acteurs externes.

1- L’objectif d’information interne :


La comptabilité fournit des éléments clés d’aide à la décision pour la direction d’une entité.
 à partir du bilan : faire le point sur l’ensemble des biens ou avoirs et des dettes de l’entité,
établir sa capacité d’endettement, sa capacité à honorer ses dettes…
 à partir de son compte de résultat : expliquer et analyser l’origine du résultat de
l’entreprise, analyser la répartition de la Valeur Ajoutée créée par l’entité…
2- L’objectif d’information externe :
Les différents partenaires de l’entité vont s’intéresser à sa comptabilité pour des raisons variées.
 Les fournisseurs : ils veulent avant tout savoir si l’entité est à mesure d’honorer les
dettes contractées auprès d’eux. Ils veulent s’assurer que l’entité a une situation
financière suffisamment solide pour honorer ses engagements à long terme.
 L’Etat : il veut pouvoir contrôler la régularité des comptes pour s’assurer que l’entité
déclare bien le bénéfice réel qu’elle a réalisé.
 Les banques : elles veulent entre autre vérifier la capacité de l’entité à rembourser ses
dettes financières.

2
 Les actionnaires : ils veulent avoir des éléments d’informations pour contrôler la
situation patrimoniale de l’entité, et donc se faire une idée de la juste valorisation des
actions de cette dernière.
 Renseignement d’ordre juridique
Du point de vue juridique, toute opération réalisée par une entité doit laisser une trace écrite.
En saisissant et en enregistrant les informations chiffrées, la comptabilité apparaît comme un
moyen de preuve. Elle permet à l’entité de savoir à tout moment ce qu’elle doit, à qui elle doit
et ce qu’on lui doit.

 Renseignements d’ordre économique


La tenue régulière d’une comptabilité permet à l’entité de fournir à l’Etat, les chiffres lui
permettant d’asseoir une politique économique, en calculant les agrégats tels que : la valeur
ajoutée, le PIB etc… Chaque partenaire de l’entité poursuit des objectifs différents et utilisera
donc des outils différents en fonction des informations qu’il souhaite obtenir.

La comptabilité est une technique qui cherche à décrire sous forme numérique à
l’aide de tableau chiffré en valeurs la situation et l’activité d’une entité. Elle regroupe
ainsi l’ensemble des techniques qui permettent d’aboutir à la constitution des documents
comptables récapitulatifs : les états financiers

La comptabilité peut se décomposer alors en différentes étapes :


L’enregistrement des opérations au journal, l’élaboration des comptes en T (le grand-livre),
l’établissement de la Balance, la présentation du bilan de l’entité à un moment donné la
présentation du compte de résultat de l’entité.

II- OBJECTIFS DE LA COMPTABILITE

Les objectifs à atteindre peuvent être regroupés en trois points :

- la régularité des comptes


- la sincérité des comptes
- l’image fidèle
1. La régularité des comptes
La régularité des comptes est la conformité des informations aux régies et procédures en
vigueurs.
2. la sincérité des comptes
La sincérité des comptes est l’application de bonne foi, des règles et procédures en fonction
de la connaissance que les responsables des comptes doivent normalement avoir de la réalité et
de l’importance des opérations, évènements et situations.

3. L’image fidèle
Il s’agît d’aboutir à une représentation de la réalité de l’entité.

3
CHAPITRE I : L’ENTITE

I- DEFINITION

L’entité est un ensemble organisé de personnes physiques et/ou morales et de biens


corporels et/ou incorporels exerçant une activité économique (activité destinée à fournir des
biens ou services marchands ou non marchands ayant un but lucratif ou non).

II- CLASSIFICATION DES ENTITES

Elle peut se faire en raison de l’origine des capitaux, de la taille, ou selon le secteur d’activité.

A- CLASSIFICATION SELON LA NATURE JURIDIQUE OU L’ORIGINE


DES CAPITAUX
Selon la nature juridique, nous pouvons distinguer les entités privées, publiques et semi-
publiques.

1- Les entités privées


Dans les entités privées, les capitaux proviennent entièrement du privé. Ainsi nous avons :

- les entités individuelles


- les entités sociétaires ou sociétés
NB : depuis l’avènement du traité de l’OHADA, le caractère de l’entité individuelle dépend de
la distinction du patrimoine de l’entrepreneur et du patrimoine de l’entité.

Ainsi une entité est individuelle lorsque son patrimoine est confondu au patrimoine de
l’entrepreneur.

L’entité est qualifiée de société unipersonnelle lorsque son patrimoine est distinct de celui de
l’entrepreneur.

2- Les entités publiques


Une entité est dite publique lorsque les capitaux appartiennent entièrement à l’Etat.

3- Les entités semi-publiques


Une entité est dite semi-publique lorsque les capitaux proviennent en partie du publique et du
privé.

B- CLASSIFICATION SELON LE SECTEUR D’ACTIVITE


Elle se fait en fonction des grands secteurs d’activités que sont : le secteur industriel,
distribution, service et agricole.

4
1- Les entités industrielles
Ces entités transforment les matières premières et consommables en produits finis :
UNILEVER, UNICAO, COSMIVOIRE

2- Les entités de distribution


Une entité est dite de distribution lorsqu’elle revend en l’état, sans transformation les
marchandises achetées

EPICERIES, SUPER MARCHES

3- Les entités agricoles


Les entités agricoles sont celles qui exercent dans le domaine de l’agriculture, de l’élevage et
de la pêche.

4- les entités de prestation de services


Elles sont celles qui vendent des services, c’est le cas de la société orange, d’un jeune coiffeur
etc…

C- CLASSIFICATION SELON LA DIMENSION OU LA TAILLE


Cette classification est très importante car la dimension est en liaison directe avec le type et la
complexité de son organisation.

Cependant il est très difficile d’arrêter un critère selon lequel les entités peuvent être classées
en fonction de leur dimension.

On retient le plus souvent alors :

- Le montant des capitaux


- Le nombre de salarié ou effectif du personnel
- Le chiffre d’affaire.
En tenant compte de ces critères nous pouvons faire la classification suivante :

- Les petites entités


- Les moyennes entités
- Les grandes entités
NB : il est important de relativiser cette classification car elle est fonction du niveau de
développement du pays.

Ainsi une grande entité en Côte d’Ivoire n’est qu’une moyenne entité en France et une toute
petite entité aux U.S.A.

III- LES FONCTIONS DE L’ENTITE

L’entité est organisée en grande fonction. Une fonction peut être définie comme un ensemble
d’actions nécessaires à la réalisation d’un même objectif global.

FAYOL ingénieur français en a distingué six (6) que sont :

5
- la fonction commerciale
- la fonction technique
- la fonction comptable et financière
- la fonction de personnel
- la fonction de sécurité
- la fonction administrative

A- LA FONCTION COMMERCIALE
Elle est divisée en fonction approvisionnement et en fonction distribution.

1- La fonction approvisionnement
Elle peut être définie comme l’ensemble des tâches nécessaires à la recherche de fournisseur,
d’achat et de gestion de stock.

2- La fonction distribution ou vente


Elle est consacrée à la recherche de marchés et de vente des produits de l’entité.

B- LA FONCTION TECHNIQUE
Elle est généralement rencontrée dans les entités industrielles. Elle a pour but de préparer le
travail de transformation, de le faire exécuté et d’en contrôler les résultats.

C- LA FONCTION COMPTABLE ET FINANCIERE


Objet de notre cours, la fonction comptable et financière est chargée de la saisie des
informations chiffrées et de la recherche et de la gestion des capitaux.

D- LA FONCTION DE PERSONNEL
L’ensemble des tâches assignées à cette fonction est la recherche et la gestion des ressources
humaines

E- LA FONCTION DE SECURITE
Cette fonction est chargée de la protection des biens et des hommes au sein de l’entité.

F- LA FONCTION ADMINISTRATIVE
La plus importante selon FAYOL, car toute bonne gestion dépend d’elle. Selon FAYOL, gérer
une entreprise c’est : « prévoir, organiser, commander, coordonner et contrôler »

IV- MOYENS DE L’ENTITE

Pour assurer son fonctionnement, l’entité dispose de moyens financiers, techniques ou matériels
et de moyens humains.

A- LES MOYENS FINANCIERS


Ce sont des ressources financières dont dispose l’entité. Elles se divisent en ressources externes
(emprunts, subventions) et en ressources internes (réserves, bénéfices générés par l’entreprise)

6
B- LES MOYENS MATERIELS OU TECHNIQUES
Ce sont les outils de travail (différents types de matériels : bureau, transport, matériels et
outillages, informatique) et les matières utilisées dans le processus de fabrication.

C- LES MOYENS HUMAINS


C’est l’ensemble du personnel travaillant pour l’entité et ayant en contrepartie une
rémunération.

V- L’ENTITE ET SON ENVIRONNEMENT

Une entité ne constitue pas un système isolé, elle est en relation avec les autres agents
économiques. Ses relations avec les autres agents se traduisent par les échanges de biens, de
service, de monnaie et d’informations. A ce titre, nous pouvons dire que l’entité est un carrefour
d’échanges.

A- LES PARTENAIRES DE L’ENTITE


Les principaux partenaires de l’entité sont : les fournisseurs, les ménages, les clients, l’Etat et
les établissements financiers.

1- Les fournisseurs
C’est l’ensemble des marchés ou centre d’approvisionnement de l’entité.

Sur ces marchés, l’entité se procure : les biens d’équipement nécessaires à ses opérations de
production dans ce cas on parle d’investissement et se procure les marchandises et matières
pour son exploitation.

2- Les ménages
C’est le marché qui fournit la force de travail nécessaire à l’entité. En contrepartie de cette force
0de travail les ménages reçoivent une rémunération appelée communément Salaire.

3- Les clients
C’est l’ensemble des marchés où sont écoulées les marchandises ou les produits finis de l’entité.

4- L’État
Il soutient l’entité en le protégeant et en lui versant des subventions. Mais se fait également
soutenir par l’entité en leur prélevant des impôts et des cotisations sociales.

5- Les établissements financiers


C’est l’ensemble des marchés de capitaux ou ressource financière de l’entité. Ils sont
constitués de banques, des CECP, des mutuelles, des organismes financiers nationaux ou
internationaux.

7
B- SCHEMA DE L’ENTITE DANS SON ENVIRIONNEMENT

Marchandises, biens
Impôts
Fournisseurs Etat
Monnaie

Subvention

Marchandises, produits
Force de travail finis
Ménage Client

Salaire Monnaie
Service, biens
Capitaux RDM
Etablissements Monnaie
Financiers
Remboursement intérêt

VI : LES OBJECTIFS DE L’ENTITE

L’entité définit plusieurs objectifs qu’on peut résumer en objectif financier, économique, social

1- Les objectifs financiers de l’entité

Prioritairement, l’entité cherche à réaliser des profits ou bénéfice. Elle recherche par ce fait à
accroître sa puissance financière et assoir un capital important.

2- Les objectifs économiques

Sur le plan économique, l’entité cherche à dominer par ses produits et services son marché.
Accroitre sa part de marché pour réaliser des chiffres importants. En somme l’entité cherche à
être leader de son domaine.

De plus l’entité cherche la croissance interne et externe.

E0n marge des objectifs financiers et économiques, l’entité peut poursuivre des objectifs
sociaux explicites ou implicites.

3- Les objectifs sociaux

L’entité est avant tout un organisme de distribution de richesses.

8
En effet, à travers ses activités, l’entité crée des emplois contribuant à la réduction du chômage.
Ainsi les employés perçoivent une partie de la richesse créée par l’entité sous forme de salaire.
Elle réduit donc la pauvreté dans les ménages.

Aussi l’entité satisfait les besoins des consommateurs à travers ses prestations et produits.

9
CHAPITRE II : L’ANALYSE DES OPERATIONS
DE L’ENTITE (LES FLUX)

I- GENERALITE

La majorité des opérations d’une entité consiste à échanger avec les autres agents économiques
que sont : les fournisseurs, les clients, l’État, les établissements financiers, les ménages, les
associés.

Prenons comme exemple : Mr KOUASSI qui achète des marchandises à crédit avec Mlle
KOFFI pour un montant de 100 000 F. Mr KOUASSI reçoit les marchandises en provenance
de Mlle KOFFI. En retour, il doit 100 000 à Mlle KOFFI. Nous observons à travers cette
opération deux mouvements de valeur de sens inverse qui peuvent être schématisés comme
suit :

Marchandises 100 000


KOUASSI KOFFI

Créance/Dette 100 000

Ces deux mouvements bilatéraux constituent des flux

II- DEFINITION ET CLASSIFICATION DES FLUX

A- DEFINITION
On appelle flux, les mouvements de biens (achat de marchandises, vente de marchandises) de
monnaie (encaissement, décaissement) et de services (consommation d’électricité, d’eau et de
téléphone).

Ces mouvements peuvent être externes lorsqu’ils mettent en relation 2 agents économiques ou
internes lorsque le mouvement est interne à un agent économique

10
B- CLASSIFICATION DES FLUX
On distingue 2 grandes catégories de flux :

- les flux externes


- les flux internes

1- Les flux externes


Ils sont des mouvements de valeur entre l’entité et un autre agent économique. Ils sont
bilatéraux car ils ont toujours une contrepartie caractéristique des échanges effectués. Les flux
externes se décomposent en plusieurs catégories à savoir :

- les flux dits réels (car portant sur des biens réels)
- les flux quasi réels (car portant sur des services marchand ou des prestations de services
tels que : le transport, le loyer, le téléphone)
- les flux dits financiers (car portant sur des mouvements de monnaie (espèce et valeur
assimilés tel que : chèque, effet de commerce) de créances et dettes qui se
transformerons en monnaie à leur échéance).

NB : La valeur d’un flux réel ou quasi réel a pour contrepartie un flux financier

En conséquence, nous pouvons dire que l’entité apparaît comme un centre d’échanges de flux
réels contre un flux financier.

2- Les flux internes


A l’opposé des flux externes, les flux internes ne concernent que l’entité et correspondent à des
déplacements ou à des transformations de valeur dans l’entité. Ils ne sont pas bilatéraux, ils sont
représentés par une seule flèche.

Exemples : passage d’une matière d’un atelier à l’état suivant. Transfert de fond de la
succursale de Bouaké à la caisse du siège à Abidjan.

III- ANALYSE DES OPERATIONS EN EMPLOIS ET RESSOURCES

A- LA NOTION D’EMPLOIS ET RESSOURCES


L’analyse d’une opération distingue :

- l’origine, la provenance, le point de départ, les moyens qui ont permis la réalisation de
l’opération : c’est la ressource dans l’opération.
- La destination, le point d’arrivé, l’utilisation, ce qu’on obtient, la finalité : c’est
l’emploi de l’opération.

11
Toute opération génère un flux qui doit être analysé en emploi et en ressource, d’où l’égalité
emploi = ressource

Exemple : Mr KONAN vend une machine à 1 000 000 à Mme KB

Travail à faire : analyser l’opération en emploi et en ressource chez Konan et KB sachant


que l’opération est faite à crédit:

B- LES OPERATIONS GENERATRICES DE RESULTATS


Certaines opérations entraînent soit un accroissement de valeurs, soit une diminution de valeur.
On dit que ces opérations engendrent un résultat qui peut être bénéficiaire ou déficitaire.

1- Opération génératrice de résultat déficitaire : Perte


Dans ce cas, l’utilisation d’une ressource ne permet d’obtenir un emploi de valeur inférieur

Exemple : Mr KOUADIO vend à son client Koné des marchandises pour 4 200 000. Ces
marchandises avaient coûté 5 000 000.

Travail à faire : Analyser l’opération en emploi et ressources chez Mr Kouadio

2- Opération génératrice de résultat bénéficiaire : Bénéfice


Dans ce cas, l’utilisation d’une ressource donnée permet d’obtenir un emploi de valeur
supérieur.

Exemple : Koné vend les marchandises achetées chez Kouadio à 5 900 000 au comptant contre
chèque

Travail à faire : Analyser cette opération chez Koné.

IV- TABLEAU RECAPITULATIF DE L’ANALYSE EN EMPLOI ET


RESSOURCE

Si les schémas de flux permettent d’illustrer les mouvements de valeur, ils présentent
l’inconvénient de ne pas faire ressortir les emplois et les ressources.

L’analyse est alors faite pour chaque flux dans un tableau mentionnant la nature de l’emploi et
ressources et les montants. Ce tableau se présente comme suit

Dates Opérations Emplois Ressources

Nature Montant Nature Montant

12
EXERCICE 1

1- Que signifie flux ?


2- Quelle est a différence entre flux réel et flux financier
3- Achat de marchandise à crédit. Vente de produit fini au comptant. Réception d’une
facture. Règlement d’une facture en espèces. Retour de marchandises à un fournisseur,
encaissement d’intérêt bancaire, encaissement loyer par virement bancaire, avance
reçue par chèque, réduction obtenue sur achat, encaissement client par ccp. Quelles sont
les ressources et les emplois dans ces opérations ;

Emplois Ressources

EXERCICE 2

Soit les opérations suivantes réalisées par l’entité TRA au cours du mois de mars 2005.

2 mars : Création de l’entreprise avec un apport de 40 000 000 dont les ¾ déposés en banque et
le reste versé en caisse.

5 mars : Achat de marchandises avec Diby 15 000 000, dont la moitié réglée par chèque et le
1/6 réglé en espèce.

7 mars : Vente d’un lot de marchandises à Konaté 8 000 000. ¼ réglé en espèce. Ce lot de
marchandises avait coûté 5 000 000.

10 mars : Régler en espèce la dette du fournisseur Diby et la facture SODECI pour 400 000

15 mars : Acquisition d’un matériel de fabrication 2 700 000 dont le tiers réglé par chèque (1/3).

Travail à faire : Présenter le tableau d’analyse des opérations en emplois et ressources.

13
CHAPITRE III : LA NOTION DE PATRIMOINE

I- DEFINITION DU PATRIMOINE

Le patrimoine peut se définir comme l’ensemble des biens et des dettes d’une entité. Autrement
dit, le patrimoine représente les avoirs et les engagements de l’entité.

II- DISTINCTION ENTRE BIEN ET DETTE


1- Le bien

Un bien est tout élément dont on détient la propriété. Il s’agit de toute chose susceptible d’être
transformer en argent liquide.

On peut qualifier comme bien : le terrain, les marchandises, la caisse etc.…

2- La dette

Une dette est un engagement à court, moyen ou long terme de laquelle ressortira une dépense.
La dette permet à un moment donné à l’entité d’acquérir des biens.

Exemple : la dette fournisseur, l’emprunt, le bénéfice etc.…

III- PRESENTATION DU PATRIMOINE

BIENS DETTES

Eléments Montant Eléments Montant

Total biens Total dettes

La présentation du patrimoine d’une entité permet de mesurer sa situation nette, c’est-à-dire


dire si l’entité a plus de biens que de dettes ou inversement.

On peut déterminer la situation nette (SN)

SN = Total biens – Total dettes

14
Si les biens sont plus importants que les dettes, on dit que l’entité a une situation nette positive.
Ainsi l’entité peut transformer au moment opportun ses biens pour couvrir ses dettes ou les
rembourser.

Dans le cas contraire, on parle de situation nette négative. Un tel cas laisse croire que l’entité
ne pourra pas rembourser ses dettes si tous les créanciers se présentaient pour réclamer leurs
avoirs.

Cependant une situation nette négative n’est pas nécessairement signe de mauvaise gestion. Un
endettement important peut conduire à une amélioration de la situation financière de l’entité à
condition que la dette soit utilisée dans le bon sens.

Application

Vous disposez des renseignements suivants de l’entité SOMA

Logiciel : 200 000, capital 100 000 000, dette fournisseur 2000 000, créance 50 000 000,
Créditeur divers : 400 000, bâtiment 80 000 000, réserve légale : 2000 000, dette fiscale :
300 000, fonds commercial : 5000 000, titre de placement 700 000, emprunt 50 000 000, ccp
3000 000, banque A : 80 000 000, caisse : 900 000, Banque B : (elle doit 2500 000).

TAF :

1- Présentez le patrimoine de cette entité et déterminez la situation nette du patrimoine.


2- Commentez

15
CHAPITRE IV : LE BILAN

I- GENERALITES

A- DEFINITION

Le bilan est un tableau récapitulatif de la situation patrimoniale d’une entité à un moment donné.

B- STRUCTURE DU BILAN

Le bilan est divisé en deux parties :

- A gauche l’actif qui comporte les emplois (les biens) sous contrôle de l’entité
- A droite le passif qui comporte les ressources (les dettes)
Le bilan se présente schématiquement comme suit

Bilan

Actif Passif

Emplois (biens) Ressources (dettes)

II- LE BILAN SELON LE SYSCOHADA

Selon le SYSCOHADA, le bilan se présente en masses. C’est ainsi que nous avons les masses
de l’actif et les masses du passif.

A- LES MASSES DE L’ACTIF

L’actif est divisé en trois masses :

- l’actif immobilisé
- l’actif circulant
- la Trésorerie-actif
1- L’actif immobilisé
Ce sont les biens durables de l’entité.

Cette masse de l’actif est subdivisée en trois rubriques à savoir :

16
- Les immobilisations incorporelles (le fonds commercial, les logiciels, les brevets, les
licences)
- Les immobilisations corporelles (terrains, bâtiments, matériels, mobiliers….)
- Les immobilisations financières (les avances versées, les dépôts et cautionnements, les
prêts, les titres de participation, les titres immobilisés)

2- L’actif circulant

Cette masse de l’actif est subdivisée en deux rubriques à savoir :

- Les stocks (marchandises, matières premières, produits finis, emballages etc…)


- Les créances et valeurs assimilées (créances client, les effets à recevoir, les avances sur
commandes etc…)

3- Trésorerie-actif

C’est l’ensemble des disponibilités de l’entité. Il s’agit :

- Les valeurs mobilières (titres de placement)


- Valeurs à encaisser (chèques, effets transmis à la banque pour encaissement)
- Les avoirs en banque
- Les avoirs en caisse

B- LES MASSES DU PASSIF

Le passif est subdivisé en quatre grandes masses :

- Les capitaux propres et ressources assimilées


- Les dettes financières et ressources assimilées
- Le passif circulant
- La trésorerie-passif

1- Les capitaux propres et ressources assimilées

C’est l’ensemble des fonds propres de l’entité. Il s’agit du :

- Capital
- Des réserves
- Report à nouveau
- Résultat net
17
- Les subventions etc…

2- Les dettes financières et ressources assimilées

Elles représentent le financement extérieur de l’entité, c’est-à-dire les engagements à long


terme. Ce sont :

- Les emprunts et dettes assimilées


- Dettes de crédit-bail et contrats assimilés
- Les provisions financières pour risques et charges

NB : l’ensemble des capitaux propres et des dettes financières représente les ressources durables
ou stables

3- Le passif circulant

Il représente les dettes à court terme ou le passif à court terme. Il est composé de plusieurs
comptes tel que :

- Fournisseur d’investissement
- Fournisseur d’exploitation
- Dettes sociales et fiscales etc.…

4- La trésorerie-passif

Ce sont les engagements pris auprès des établissements financiers et qui doivent se dénouer
dans un bref délai. Les comptes qui matérialisent cette masse sont :

- Découvert bancaire
- Escompte de crédit ordinaire
- Soldes créditeurs de banque...
NB : les écarts de conversion ne sont pas des masses, mais matérialisent les gains et les pertes
latentes sur les créances et dettes libellées en monnaies étrangères.

18
III. PRESENTATION DU BILAN SYSCOHADA

ACTIF BILAN PASSIF

Actif Immobilisé Ressources durables

-immobilisations incorporelles -Capitaux propres et ressources assimilées

-immobilisations corporelles -Dettes financières et ressources assimilées

-immobilisations financières

Actif Circulant Passif-Circulant

-stocks -Dettes circulantes

-créances

Trésorerie-Actif Trésorerie-Passif

Application 1

Les postes du bilan de la société NANTI-CI, après inventaire, présentent les soldes ci-dessous
en milliers de francs.

Capital : 100 000, bénéfice : 5000, bâtiment : 32 000, titres de participation : 22 000, réserves :
3000, matériel de bureau : 15 000, client : ?, matériel de transport : 21 000, caisse : 15 000,
emprunts : 20 000, banque : 20 000, stock de marchandises : ?, Etat : 4 000, fournisseur : 18 000.

Selon les renseignements fournis par la comptabilité, le bénéfice est égal à 1/3 des clients et le
stock de marchandises 2/3 des clients

Travail à faire : Etablir le Bilan

Application 2

Les informations relatives à la société LEBSON au 31/12/01 sont les suivantes :

- Capital : 100.000.000

- Matériel et outillage : 45.000.000


19
- Emprunt : 40.000.000

- Mobilier de bureau : 27.000.000 :

- Fournisseurs : ?

- Stocks de marchandises : ?

- Clients : ?

- Banque : 5.000.000

- Matériel de transport : 28.000.000

 Travail à Faire : Reconstituer le bilan au 31/12/01 sachant que :

 Les créances représentent le 1/4 de l’actif immobilisé.


 Les stocks de marchandises le 1/5 du capital.

IV-EVOLUTION DU BILAN

Toutes les opérations de l’entité modifient le bilan. Or il n’est pas possible d’établir un bilan
après chaque opération.

C’est pourquoi au cours de l’exercice comptable, il faut enregistrer les différentes opérations
réalisées. Cela permettra l’élaboration du bilan en fin d’exercice.

Certaines opérations affectent le résultat alors que d’autres ne le modifient pas.

Les opérations qui affectent le résultat sont celles qui n’ont pas de contrepartie à l’intérieur du
bilan.

Une relation fondamentale nous permet de déceler le résultat de l’entité à partir du bilan.

Total actif = total passif

Total actif = capital + résultat + autres dettes

Si total actif > total passif on a un bénéfice.

Si total actif < total passif, il y a perte

Le résultat qu’il soit bénéfice ou perte est inscrit toujours au passif du bilan (avec le signe + si
c’est un bénéfice ou avec le signe – si c’est une perte)

20
A- CAS D’UN BENEFICE

Un bénéfice se caractérise par un accroissement de la valeur de l’entité

Le 1er Janvier N la situation active et passive de Vincent grossiste en alimentation se présente


comme suit :

Il est propriétaire : d’une clientèle 4 500 000 ; d’un bâtiment à usage commercial : 8 300 000
et des aménagements intérieurs estimés à 1 200 000 ; de divers matériels de bureau et
informatique 830 000 ; d’un stock de marchandises 5 123 000.

Ses clients lui doivent 2 146 000 ; il a 263 000 déposés en banque et 49 000 d’espèces en caisse.
Il doit 4 000 000 à un établissement financier ; 3 014 000 à ses fournisseurs 156 000 de taxes à
l’état et 241 000 à la CNPS.

La situation au 31 Décembre N est la suivante :


La clientèle a conservé la même valeur.

Les constructions se sont dépréciées, de 2%, les agencements et aménagements de 5%, le


matériel de bureau de 10%.

Le stock de marchandises est estimé à 6 135 000 ; les clients doivent 1 929 000 ; l’avoir en
banque s’élève à 379 000 et les espèces en caisse à 430 000.

Vincent a remboursé 1 000 000 d’emprunt en cours d’année.


Les dettes s’élèvent à 3 269 000 envers les fournisseurs ; 182 000 envers l’état et 293 000 envers
la CNPS.

Travail à faire :

1- Etablir le bilan d’ouverture.


2- Etablir le bilan au 31/12/N en mettant en relief tous les calculs.

B- CAS DE PERTE

Une perte se caractérise par un appauvrissement de l’entité. Pour que l’entité vive longtemps la
perte doit être passagère

Application

Le 1erJanvier N, la situation active et passive de Laurent, industriel en fabrication mécanique,


se présente comme suit :

Il est propriétaire d’un terrain : 9 200 000 F, d’un atelier à usage industriel : 11 400 000F, d’un
bâtiment administratif : 9 380 000 F, de divers matériels industriels : 6 430 000 ; de plusieurs

21
véhicules utilitaires : 4 200 000 ; de matériel de bureau : 1 150 000 ; d’un stock de matières
premières : 7 222 000 ; d’un stock de produits finis : 13 456 000 ; ses clients lui doivent :
8 397 000.

Il doit 17 683 000 à ses fournisseurs ; 1 294 000 de taxes à l’Etat et 2 375 000 de cotisations
sociales.

La situation au 31 Décembre N est la suivante :

Le terrain a conservé la même valeur.

Les ateliers et bâtiments se sont dépréciés de 2%, les matériels industriels et matériels de bureau
de 10%, le camion de 20%. Le stock de matières premières est estimé à 6 983 000 et celui
des produits finis à 12 835 000. Les clients doivent 8 538 000. L’avoir en banque s’élève à
434 000 et les espèces en caisse de 52 000. Les dettes s’élèvent à 17 521 000 envers les
fournisseurs, 1 103 000 envers l’Etat et 2 836 000 envers la CNPS.

Travail à faire :

3- Etablir le bilan d’ouverture.


4- Etablir le bilan au 31/12/N en mettant en relief tous les calculs.

EXERCICE N°1 : CAS BENI

Le bilan de la société BENI comporte les postes suivants au 20-02-2016

- Découvert bancaire : 339 000


- Caisse 93 000
- Capital : 25 000 000
- Clients : 4 587 000
- Créditeur divers 159 000
- Dépôts et cautionnement versés : 150 000
- Construction : 8 500 000
- Emprunt 6 000 000
- Etat 71 000
- Fournisseur d’investissement : 1000 000
- Fournisseur d’exploitation : 4 170 000
- Matériel et outillage : à déterminer
- Matériel de transport 5 753 000
- Mobilier de bureau : 2 500 000
- Titre de placement 3 100 000
- Réserve : 1 600 000
- Marchandise : 1 548 000
- Terrain nu 6 850 000

22
Travail à faire :

1- Déterminez le montant du matériel et outillage


2- Présentez le bilan au 20-02-2016

EXERCICE N°2

Le 20-02-2016, la société BENIWELL a été créée aux deux plateaux COCODY avec un apport
en espèces de 10 000 000 déposé pour 3/5 à la banque le reste est repartie entre la caisse et le
compte ccp pour des valeurs identiques. Elle reçoit en sus un bâtiment d’une valeur de 5000
000.

 Le 21-02 : achat de divers meubles 1000 000 et une camionnette 2 000 000 par virement
bancaire
 22-02 : Elle obtient un prêt de 50 000 000 de sa banque et dépose sur le compte banque
pour 70% et le reste en caisse.
 23-02 : acquisition d’un micro-ordinateur 1500 000 par chèque bancaire
 23-02 : achat à crédit de marchandises au fournisseur YAO 2 500 000

Travail à faire :

1- Calculez le montant du capital


2- Présentez le bilan d’ouverture au 20-02-2016
3- Présentez le bilan après ces opérations

23
CHAPITRE V : LE COMPTE DE RESULTAT ET LES SOLDES
INTERMEDIAIRES DE GESTION

I- GENERALITE

L’article 29 du référentiel SYSCOHADA dispose : le compte de résultat récapitule les produits


et les charges qui font apparaître en cascade les soldes intermédiaires de gestion et, in fine, le
bénéfice net ou la perte nette de l’exercice.

A- DETERMINATION SOMMAIRE DU RESULTAT

L’analyse de l’article 20 nous donne la méthode de calcul du résultat à travers les comptes de
charges et de produits. La formule est la suivante :

Résultat = Produits – Charges

Cette formule permet d’analyser et d’expliquer l’exploitation de l’entité. De façon générale, le


résultat est déterminé dans un compte qui enregistre au débit les charges et au crédit les
produits.

B- APPLICATION

A la fin de l’exercice N, l’entité TIA et fils, nous donne les informations suivantes et vous
demande de déterminer de façon sommaire le résultat de l’exercice.

Achat de marchandises 2 200 000, transport 25 000, service extérieur 5 500 000, impôt et taxe
3 750 000, charges de personnel 8 250 000, frais financiers 300 000, vente de marchandises
48 900 000, produits financiers 800 000

Travail à faire : Déterminer le résultat de l’exercice

24
II- DETERMINATION DU RESULTAT SELON LE SYSCOHADA

Le résultat donne des informations utiles aux chefs d’entité et aux tiers. Il est conçu de manière
à faciliter sa lecture au non comptable. Le résultat est déterminé par des soldes successifs qu’on
appelle des soldes intermédiaires ou significatifs de gestion.
Le SYSCOHADA est particulièrement riche en solde intermédiaire de gestion. Il existe 8 soldes
intermédiaires de gestion divisés en 2 parties. Quatre (4) sont calculés dans la première partie
et quatre (4) dans la deuxième partie.

A- PREMIERE PARTIE DU COMPTE DU RESULTAT

Les soldes intermédiaires calculés dans cette première partie sont :


- Marge commerciale
- La valeur ajoutée (VA)
- L’excédent brut d’exploitation (EBE)
- Le résultat d’exploitation (RE)

1- La marge commerciale

Elle est obtenue en faisant la différence entre la vente de marchandises et la consommation de


marchandises.

Marge commerciale = Vente de m/ses – Achat de m/ses ± ∆° de stock marchandises

Remarque : la ∆° de stock est égale à Stock final moins le stock initial.


La ∆° de stock de marchandises, de matières premières et fournitures liées, autres
approvisionnements vient en élévation des charges si le solde est débiteur et en diminution des
charges si le solde est créditeur, il s’agira donc de faire SI- SF ou – (SF- SI).
S’agissant des ∆° de stock des produits fabriqués ou finis, elles viennent en élévation des
produits. Et si le solde est débiteur, elles viennent en diminution des produits, il s’agira de faire
SF- SI.

2- La valeur ajoutée (VA)

C’est la richesse créée par l’entité du fait de son activité d’exploitation.

25
VA = ∑ (Ventes, Subventions d’exploitation, Productions immobilisées, Variation de
stocks, Autres produits, Transfert de charges d’exploitation) - ∑ (Achats, Variation de
stocks, Transports, Services extérieurs, Impôts et taxes, Autres charges)

3- L’EBE

Il est obtenu en faisant la différence entre la VA et les charges de personnel.

EBE = VA – Charges de personnel

4- Le résultat d’exploitation

Il prend en compte toutes les charges et tous les produits liés à l’exploitation. Il est obtenu en
faisant la différence entre L’EBE + reprise de provision et les dotations aux amortissements et
provision.
Résultat d’exploitation = (EBE + Reprise de provision) – Dotation aux amortissements et
aux provisions

B- DEUXIEME PARTIE DU COMPTE DE RESULTAT

Les soldes intermédiaires calculés dans cette 2ème partie sont :


- Résultat Financier
- Résultat des activités ordinaires
- Résultat HAO
- Résultat net

1- Le résultat financier

Le résultat financier est lié aux activités financières de l’entité. Il est obtenu en faisant la
différence des produits financiers et des charges financières ou frais financiers.

Résultat financier = Produits financiers – Charges financières

26
2- Résultat des activités ordinaires (AO)

C’est le résultat lié à l’activité ordinaire de l’entité. Il est obtenu en faisant la différence entre
les produits AO et las charges AO

Résultat AO = Produits AO – Charges AO


Ou
Résultat AO = Résultat d’exploitation + Résultat financier

3- Résultat des HAO

Il est lié aux opérations occasionnelles que réalise l’entité. Il est obtenu en faisant la différence
entre les produits HAO et les charges HAO.

Résultat HAO = Produits HAO – Charges HAO

4- Le résultat net

C’est le résultat lié à l’activité normale de l’entité. Il tient compte de tous les produits et les
charges, qu’ils soient de l’activité ordinaire ou hors activité ordinaire.

Résultat net = ∑ produits - ∑ charges


Résultat net = Résultat AO + Résultat HAO – (Participation des travailleurs + Impôt sur
le résultat)

Application
Les informations relatives à l’exploitation de l’entité SALIOU pour l’exercice N sont les
suivantes :
Autres achats : 20 000 ; charges de personnel :24 000 000 ; services extérieurs :2 640 000 ;
charges provisionnées d’exploitation :13 500 000 ; achat de marchandises :6 840 000 ; achat de
matière première :39 360 000 ; autres produits d’exploitation :1 440 000 ; frais financiers :
27
3 180 000 ; dotations aux provisions financières : 400 000 ; dotations aux provisions
d’exploitation : 3 480 000 ; impôts et taxes :6 000 000 ; impôt sur les bénéfices : 21 900 000 ;
intérêt de prêt :540 000 ; production immobilisée :1 200 000 ; production stockée :6 600 000
(solde créditeur) ; production vendue :96 120 000 ; produit de cession d’élément d’actif
(HAO) :14 400 000 ; produits divers : 480 000 ; reprise des charges provisionnées
d’exploitation : 11 100 000 ; reprise sur provision d’exploitation : 720 000 ; reprise sur provision
financière :2 640 000 ; subvention d’exploitation reçue : 2 400 000 ; valeur comptable des
éléments d’actif cédés (HAO) : 6 000 000 ; variation de marchandises (solde débiteur) :
240 000 ; variation de stock de matière première (solde créditeur) :1 200 000 ; vente de
marchandises :11 820 000
Travail à faire : Présenter le compte de résultat à travers les soldes intermédiaire de gestion

28
CHAPITRE VI : LE COMPTE ET LE PRINCIPE DE LA PARTIE
DOUBLE

I- LA NOTION DE COMPTE

A- DEFINITION

Un compte est un tableau à deux colonnes dont l’une réservée aux emplois et l’autre aux
ressources.

Par convention, le côté gauche est réservé aux emplois et est appelé Débit.

Le côté droit est réservé aux ressources et est appelé Crédit.

B- LES DIFFERENTS TRACES DE COMPTE

Il existe 4 tracés de compte :

-Le tracé à colonne mariée ou jumelée

-Le tracé à colonne séparée

-Le tracé à colonne mariée avec solde

-Le tracé schématique ou le compte en T

1-Le tracé à colonne séparée

Il se présente comme suit :

Débit Crédit

Dates Libellés Montant Dates Libellés Montant

29
2-Tracé à colonne mariée

Il se présente comme suit :

Montant
Dates Libellés
Débit Crédit

3-Tracé à colonne mariée avec solde

Il se présente comme suit :

Dates Libellés Montants Soldes

Débit Crédit Débiteur Créditeur

4-Tracé schématique ou compte en T

D Nom du compte C

NB : Dans le tracé schématique, il y a ni dates, ni libellés.

II- TERMINOLOGIE

A- Imputation

Imputer un compte, c’est inscrire un montant à son débit ou à son crédit.

L’imputation prend le terme de créditer lorsque l’opération qui concerne le compte entraîne une
inscription au crédit.

30
L’imputation prend le terme de débiter lorsque l’opération qui concerne le compte entraîne
l’inscription au débit.

B- Solde d’un compte

A la fin d’une période (jours, semaines, mois, trimestres, semestres, années), on arrête les
comptes. L’arrêt nécessite, la totalisation des montants au débit et au crédit.

Pour respecter, le principe total emplois = total ressources ; il faut tirer le solde du compte. Tirer
le solde d’un compte, c’est faire la différence entre le total débit et le total crédit. Le solde est
qualifié de débiteur lorsque le total débit >total crédit.

Il est qualifié de créditeur lorsque le total crédit >total débit.

Le solde est nul lorsque total débit = total crédit

Remarque : À l’arrêt d’un compte le solde est mis du côté du plus faible. C’est-à-dire s’il est
créditeur on le met au côté du débit ou s’il est débiteur on le met au côté du crédit

C- Réouverture d’un compte


La réouverture d’un compte consiste à inscrire le solde au début d’une période à sa place
naturellement. C’est-à-dire si le solde était débiteur on l’inscrit au débit et s’il était créditeur on
l’inscrit au crédit.

III- FONCTIONNEMENT DES COMPTES

A- les comptes d’actifs ou les comptes d’emplois


Les comptes d’actifs ou les comptes d’emplois constatent leur augmentation au débit et leur
diminution au crédit

D Compte d’actif C

31
B- Les comptes du passif ou les comptes de ressources

Les comptes du passif constatent leur augmentation au crédit et leur diminution au débit

D Compte de passif C

-
Application

Dans le courant du mois de mars 2006, la société GIA a effectué les opérations suivantes :

03-03-avoir en caisse 700 000

05-03-versement d’espèce en banque 500 000

07-03-achat de marchandises par chèque 300 000

10-03-retrait d’espèce de la banque 100 000

15-03-acquisition d’un mobilier 320 000

Travail à faire :

1- Imputer ces opérations dans les comptes concernés, tracé schématique

2- Présenter le compte caisse, tracé à colonne séparée

3- Présenter le compte banque, tracé à colonne marée avec solde

4- Procéder à la réouverture du compte caisse

IV- LE VIREMENT COMPTABLE

A- DEFINITION
Le virement comptable est le transfert d’un montant du débit d’un compte au débit d’un autre
compte ou du crédit d’un compte au crédit d’un autre compte

B- UTILISATION DU VIREMENT COMPTABLE


Le virement comptable peut être utilisé pour

- corriger ou rectifier les erreurs comptables

32
- pour faire la synthèse
- pour ventiler un compte en plusieurs
- pour procéder au payement sans manipuler des espèces ou sans mouvement de fonds.
Application 1 :

Lors de l’enregistrement d’une opération d’achat de marchandises de 6 000 000, Mr ZIE crédite
le compte du fournisseur Koffi à la place du compte fournisseur Kouamé.

Travail à faire : rectifier cette erreur par la technique du virement comptable

Application 2 :

Dans le bilan de l’entité GOGO, on lit : poste matériel : 42 750 000 ; ce poste matériel est
constitué des postes suivants : Matériel et outillage 15 000 000 ; matériel de transport
20 000 000 ; matériel informatique 5 000 000 ; matériel de bureau 2 750 000

Travail à faire : Grâce à la technique du virement comptable ventiler le compte matériel en


plusieurs comptes.

Application 3 :

A la SIB, Mlle Bamba et Mlle Kanga ont respectivement deux comptes créditeurs de 580 000
et 370 000 ; Mlle Bamba demande à son gestionnaire de compte de virer la somme de 200 000
sur le compte de Mlle kanga.

Travail à faire :

1- Procéder au virement
2- Déterminer la dette de la SIB envers ces deux clients avant et après virement

V- LA RECIPROCITE DES COMPTES

Deux comptes sont réciproques lorsque tenus dans deux comptabilités différentes, ils subissent
les mêmes mouvements mais de façon opposée. C’est-à-dire pour une même opération si l’un
est débité dans une comptabilité l’autre est crédité dans l’autre comptabilité. C’est le cas du
compte achat de marchandises tenu par le client et du compte vente de marchandises tenu par
le fournisseur ; du compte banque tenu par l’entité et du compte de l’entité tenu par la banque.
Du compte fournisseur tenu par le client et du compte client tenu par le fournisseur.

33
CHAPITRE VII : LE SYSTEME COMPTABLE OHADA

Le système comptable OHADA (SYSCOHADA) est le nouveau référentiel comptable qui s’est
substitué au PCI adopté depuis 1973 en Côte d’Ivoire. Le SYSCOHADA est en vigueur depuis
le 1er Janvier 2001 et applicable dans tous les pays membres de l’OHADA (UEMOA et
CEMAC)

I- HISTORIQUE DU NOUVEAU REFERENTIEL (SYSCOHADA)

A- Généralités

Les autorités de l’UEMOA reconnaissant le rôle important que joue la comptabilité dans le
développement et l’intégration économique des Etats de l’union ont décidé de réaliser un
nouveau référentiel comptable commun dénommé SYSCOHADA. Le SYSCOHADA trouve
son fondement d’une part dans la recherche d’information financière fiable et pertinente.
D’autre part dans la nécessité de faire de la comptabilité un outil de développement et
d’intégration économique dans l’espace OHADA.

Or l’on a remarqué que dans les pratiques comptables il y a des divergences d’un pays à un
autre et qui plus est dans un même pays d’une entité à une autre. La comptabilité dans les pays
de l’union était caractérisé par :

- l’hétérogénéité des références comptables


- la pluralité des états financiers
- l’obsolescence des normes comptables
- le secteur productif non appréhendé
- un droit comptable non adapté aux réalités et aux besoins des affaires

1- Les particularités du SYSCOHADA

Le SYSCOHADA a tenu compte de la réalité des économies de la sous-région ainsi que de


l’évolution des pratiques comptables internationales. Il s’est fortement appuyé sur le traité de
l’OHADA (Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires).

Le SYSCOHADA a identifié sept (07) utilisateurs de l’information comptable à savoir :

- l’entité elle-même ;
- les tiers commerçants (clients, fournisseurs) ;

34
- les tiers financiers (associés, banque, BCEAO) ;
- le personnel ;
- l’Etat ;
- la centrale des bilans ;
- les autres partenaires hors OHADA de l’entité (FMI, Banque mondiale).

Le SYSCOHADA dispose de deux (02) systèmes de présentation des états financiers :

 Le système normal appliqué dans les grandes entités (Le bilan, le compte de résultat, le
tableau des flux de trésorerie et les notes annexes)
 Le système minimal de trésorerie appliqué dans les petites entités (Le bilan, le compte
de résultat et les notes annexes)

2- les principes comptables fondamentaux (postulats et conventions)

Le SYSCOHADA a énoncé dix (10) principes fondamentaux qui s’imposent dans la tenue
d’une comptabilité

- La convention de prudence : l’entité doit éviter de donner une vue trop optimiste de la
situation de l’entité. Un gain doit être comptabilisé lorsqu’il est devenu certain. Au
contraire une charge (perte) doit être prise en compte dès lors que son existence est
probable.
- Le postulat de la permanence des méthodes : les règles appliquées au cours des
périodes annuelles successives doivent être fixes afin de permettre la comparaison dans
le temps de l’évolution de l’entité.
- La convention de correspondance bilan d’ouverture / bilan de clôture : le bilan
d’ouverture d’un exercice doit correspondre au bilan de clôture de l’exercice précédent.
- Le postulat de la spécialisation des exercices : la vie de l’entité étant découpée en
périodes appelées exercices à l’issue desquels sont publiés des états financiers annuels,
il faut rattacher à chaque exercice tous les produits et les charges qui le concernent.
- La convention du coût historique : les flux en mouvement économiques réalisés par
l’entité sont enregistrés à leur valeur nominale exprimée en F CFA.
- Le postulat de la comptabilité d’engagement : les effets des transactions et autres
évènements sont pris en compte dès que ces transactions ou évènements se produisent
et non au moment des encaissements ou paiements.
- La convention de régularité et transparence : la comptabilité doit se fonder sur les
règles et procédures éditées par le SYSCOHADA
- La convention de l’importance significative : sont significatifs, tous les éléments
pouvant influencer le jugement que les destinataires peuvent porter sur le patrimoine, la
situation financière et le résultat de l’entité.
- Le postulat de la prééminence de la réalité économique sur l’apparence juridique :
la réalité économique prime sur l’apparence juridique. Il est donc possible d’inscrire au

35
bilan des biens détenus dans le cadre de contrat de crédit-bail et de réserve de propriété,
d’inscrire dans les charges de personnel le coût des services fournis par le personnel
extérieur, non lié à l’entité par le contrat de travail.
- Le postulat de l’entité : l’entité est considérée comme une personne morale ou un
groupe autonome distinct de ses propriétaires et de ses partenaires économiques. Ce sont
les transactions de l’entité et non celles des propriétaires qui sont prises en compte dans
les états financiers de l’entité.

Le SYSCOHADA offre également un plan comptable permettant la facilité d’enregistrement


des opérations effectuées par l’entité.

II- LE PRINCIPE DE NUMERATION DES COMPTES DANS LE


SYSCOHADA

1- Les classes des comptes

Le SYSCOHADA a retenu neuf (09) classes de comptes avec les codes de 1 à 9. Cette
codification des comptes entre dans le champ de la normalisation impérative à l’exception de
la classe 9 qui est d’une application facultative.

a- Les comptes de la comptabilité générale

Il s’agit des comptes de la classe 1 à 8.

- Les classes de 1 à 5 se rapportent au bilan et suivent la ventilation ci-après :


 Classe 1 : comptes de ressources durables (créditeurs)
 Classe 2 : comptes d’actifs immobilisés (débiteurs)
 Classe 3 : comptes de stocks (débiteurs)
 Classe 4 : comptes de tiers (débiteurs ou créditeurs)
 Classe 5 : comptes de trésorerie (débiteurs ou créditeurs)
- les classes 6 et 7 comportent les comptes de gestion des activités ordinaires
 Classe 6 : compte de charges des activités ordinaires (débiteurs)
 Classe 7 : compte de produits des activités ordinaires (créditeurs)
- La classe 8 est relative aux comptes de charges hors activités ordinaires et de produits
hors activités ordinaires.

36
CHAPITRE VIII : LE SYSTEME CLASSIQUE

I- SCHEMA GENERALE DU SYSTEME CLASSIQUE

Pièces Comptables

Travail

Quotidien

Journal

Grand livre

Travail

Périodique Balance

37
II- LES ELEMENTS CONSTITUTIFS DU SYSTEME CLASSIQUE

Le système classique est constitué des documents ou pièces comptables et des livres
comptables.

A- LES DOCUMENTS OU PIECES COMPTABLES

Les documents comptables servent de support aux enregistrements. Aucune écriture comptable
(enregistrement) ne peut être passée sans être justifiée par une pièce ou document comptable.
Les pièces comptables peuvent être internes, c’est le cas des bulletins de salaire, facture de
vente, déclarations fiscales, etc…

Elles peuvent être externes : c’est le cas des quittances, des factures d’achats, des avis de débit
et de crédit.

B- LES LIVRES COMPTABLES

Ce sont des livres dont la tenue a été rendue obligatoire par le SYSCOHADA. Il s’agit du livre
journal ou journal, du grand livre et de la balance.

1- Le livre journal
a- Définition

C’est un livre comptable obligatoire dans lequel sont enregistrées de façon chronologique les
opérations réalisées par l’entité.

Il doit être tenu sans blanc, sans rature et sans surcharge. De plus, il doit être côté et paraphé
par le greffe du tribunal de commerce.

Il doit être conservé pendant au moins 10 ans car c’est un moyen de preuve en cas de conflit
entre agents économiques.

38
b- Présentation du livre journal

Remarques :

1) lorsque plusieurs opérations sont enregistrées le même jour, la date n’est plus mentionné
à partir de la 2ème opération ; elle est remplacé par l’expression dito = d°
2) en bas de page du journal ; on totalise le débit et le crédit précédé de la mention
« reporter » ou « totaux à reporter ». ces totaux sont repris sur la page suivante précédé
de la mention « report » ou « report à nouveau ».
3) il est strictement interdit de couper un article de journal ; c’est-à-dire mettre la partie
débit sur une page et la partie crédit sur une autre.

c- Les corrections d’erreurs


Il arrive parfois que le comptable :

-Au lieu de débiter (ou créditer) un compte, le crédite (ou le débite) : c’est une erreur
d’imputation.

- Au lieu de débiter (ou de créditer) un compte d’un montant, il le débite (ou le crédite) d’un
autre montant : c’est une erreur de chiffrage.

Dans ces 2 cas le SYSCOHADA préconise la méthode du complément à zéro pour effectuer
les corrections. C'est-à-dire on passe la même écriture erronée en faisant précéder les montants
d’un signe négatif.

- Ou oublie d’enregistrer une opération : c’est une erreur d’omission.

Dans ce cas à la date de constatation de l’omission, le comptable enregistre l’opération omise


et porte au niveau du libellé explicatif de l’opération la mention « omission »

Application :

L’entité APKESSE a effectué durant le mois de novembre des opérations suivantes :

2 / 11 : Achat de marchandises à crédit chez le fournisseur OKCA 14 000 000

3 / 11 : Vente de marchandises en espèce au client lady 500 000, ces marchandises avaient coûté
420 000

39
11 / 11 : Vente de marchandises à crédit au client Banka 1 900 000.

15 /11 : Versement d’espèce en banque 200 000

19 / 11 : Achat de marchandises en espèce 2 000 000

20 / 11 : Vente de marchandises contre espèces 1 500 000, ces marchandises avaient coûté
1 100 000

Travail à faire : Enregistrer ces opérations chez l’entité AKPESSE

2- Le grand livre

a- définition

Le grand livre est l’ensemble des comptes ouvert par une entité sur une période donnée. Il est
l’organe essentiel de la comptabilité de l’entité. Il permet de faire un regroupement du journal
à la balance.

b- Les formes de grands livres

Le grand livre a pris tour à tour la forme d’un registre à feuillet cousu d’où son nom de grand
livre de feuillet mobile et la mémoire d’un matériel informatique.

Application (reprendre l’application précédente)

Présentons le grand livre de l’entité AKPESSE

3- La balance

a- Définition

La balance est un tableau récapitulatif de l’ensemble des opérations réalisées par une entité sur
une période. Elle permet de vérifier le principe de la partie double. Elle est un moyen de contrôle
pour les dirigeants de l’entité ; car elle permet d’avoir les soldes des différents comptes.

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b- Présentation de la balance traditionnelle ou balance à 4 colonnes

N° de
Intitulés Montant Montant Solde
comptes

Débit Crédit Débiteur Créditeur

Total D = C Débiteur = Créditeur

c- La balance à 6 colonnes

La balance à 4 colonnes présente quelques inconvénients, notamment l’amalgame des soldes


en début de période et des mouvements de la période. Pour éviter ces amalgames, le
SYSCOHADA a préconisé la balance à 6 colonnes. Elle se présente comme suit :

N° Intitulés
Solde en début Mouvement Solde en fin
comptes

Débiteur Créditeur Débit Crédit Débiteur Créditeur

Total d = c D = C d’ = c’

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EXERCICE 1 Le bilan de la Société SOXI se présente comme suite au 01/01/N.

ACTIF MONTANTS PASSIF MONTANTS

Bâtiments 20.000.000 Capital 70.000.000

Matériel & outillage 5.000.000 Emprunt 20.000.000

Mobilier de bureau 1.000.000 Fournisseur 5.000.000

Matériel de transport 15.000.000

Marchandises 10.000.000

Banque 40.000.000

Caisse 4.000.000

TOTAL 95.000.000 TOTAL 95.000.000

 Les opérations réalisées au cours du mois de Janvier N sont :

2/01/ N Achat à crédit de marchandises : 8.500.000

8/01/ N Vente à crédit de marchandises : 7.250.000

10/01/N Acquisition d’une machine-outil à crédit 6.000.000

15/01/N Règlement de factures CIE 125.000

20/01/N Découverte de 2 faux billets de 10.000 F dans la caisse

25/01/N Encaissement facture en espèces 100.000

26/01/N Règlement facture par chèque 500.000

28/01/N Destruction d’une machine – outil 850.000

30/01/N Versement espèces en banque 1.000.000

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Travail à faire :

1- Enregistrer les opérations au journal de l’entité


2- Présenter la balance à 6 colonnes
3- Présenter le bilan au 31/01/N

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CHAPITRE IX : LES OPERATIONS D’ACHAT ET DE VENTE

I- GENERALITE

La vie d’une entité est basée sur les opérations d’achat et de vente. Toutes ces opérations sont
accompagnées de plusieurs pièces comptables ou documents commerciaux tels que : le bon de
commande, de livraison, l’accusé de réception, la facture, le reçu, le chèque, la lettre de change,
le billet à ordre etc….Parmi ces documents, c’est la facture qui est l’élément de preuve des
opérations d’achat et de vente.

II- LES FACTURES

On distingue en général deux sortes de factures à savoir : la facture de "DOIT" ou facture


d’origine et la facture d’ "AVOIR" ou facture rectificative ou encore note de crédit.

A- la facture de "DOIT"
1-Présentation de la facture normalisée proposée par la DGI

En cas de litige, les tribunaux d’Abidjan sont compétents.

2-Les réductions accordées sur une facture de « DOIT »

Il s’agit en général des réductions à caractère commercial et des réductions à caractère


financier.

2.1-Les réductions à caractère commercial

Ce sont le rabais, la remise et la ristourne. Les réductions se calculent toujours par cascade
(l’une après l’autre). Seul le dernier net commercial est enregistré chez le fournisseur au crédit
du compte 701 achat de marchandises et chez le client au débit du compte 601 achat de
marchandises

Rabais :………………………………………………………………………………………

Remise :………………………………………………………………………………………

Ristourne :…………………………………………………………………………………….

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2.2- Les réductions à caractère financier

Il s’agit essentiellement de l’escompte de règlement. En effet l’escompte de règlement est


accordé aux clients qui payent leurs dettes par anticipation. Cet escompte peut être conditionné
(escompte si paiement sous huitaine). Dans ce dernier cas il n’est pas calculé sur la facture mais,
accordé au client au moment du règlement.

3-Les majorations portées sur une facture de « DOIT »

Il s’agit de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) dont le taux est de 18% du montant hors taxe,
de l’Acompte d’Impôt sur le Revenu du Secteur Informel (AIRSI) dont le taux est de 5% calculé
sur le montant TTC, des frais de transport, des frais d’emballages et d’autres frais pouvant
grever une facture.

B- La facture d’ « AVOIR »

1- Présentation

La présentation de la facture d’Avoir est identique à celle de Doit, il suffit de remplacer la


mention « DOIT » par « AVOIR ». Elle est également émise par le fournisseur.

2- Définition

C’est un écrit par lequel le fournisseur reconnaît devoir une certaine somme à son client par la
suite d’un retour de marchandises ou d’une réduction accordée hors facture.

3- Cas de retour de marchandises

Pour présenter une facture d’Avoir relative à un retour de marchandises, on prend le montant
brut du retour et on se réfère à la facture de Doit pour déduire les rabais, remise, ristourne et
l’escompte à accorder et ajouter la TVA et l’AIRSI relatifs au retour de marchandises.

4- Cas des réductions hors factures

Contrairement à la facture de Doit, les rabais, remise, ristourne, accordés hors facture
s’enregistrent. Les réductions sont calculées sur le net commercial des marchandises conservées
par le client.

Pour l’escompte accordé hors facture, il peut s’agir d’un escompte direct (cas de paiement
anticipé) ou d’un escompte récupéré (cas de retour de marchandises)

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III- LA COMPTABILISATION DES FACTURES

A- Enregistrement d’une facture de « « Doit » »

Pour enregistrer une facture on commence toujours par le dernier net commercial.

Le plan d’enregistrement chez le fournisseur et chez le client se présente de la façon


suivante quand on a une facture complète

Application

L’entité " EVRA " a réalisé les opérations suivantes au cours de la première quinzaine du mois
de Novembre.

02 / 11- Chèque n° 231 pour avance sur commande adressée au fournisseur " BONTE", montant
500.000 F.

06 / 11- Facture n° 002 reçu du fournisseur "BONTE " comportant les éléments suivants : MB :
3.000.000 HT, rabais 5%, escompte 2%, port avancé 200.000, TVA 18 %, avance 500 000 F.

NB : Coût d’achat des marchandises vendues par le fournisseur BONTE : 1.950.000.

08 / 11- Adresser un chèque n° 234 au fournisseur " BONTE " en règlement de notre dette.

TAF : Enregistrer au journal classique dans les deux comptabilités en inventaire permanent.

B – Enregistrement d’une facture d’" AVOIR "

1- Cas de retour de marchandises

Pour enregistrer une facture d’Avoir relative à un retour de marchandises, on utilise les mêmes
comptes que sur la facture de Doit mais cette fois-ci en les faisant jouer dans le sens contraire,
sauf les comptes de transport qui feront l’objet d’une étude particulière. Le Schéma
d’écriture est le suivant:

Chez le fournisseur et Chez le client

 Remarque : Les frais de transport sur le retour de marchandises sont le plus souvent à la
charge du fournisseur.

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2- Cas des réductions hors factures

a- Les réductions commerciales

Les réductions à caractère commercial accordées hors factures peuvent être identifiables ou non
à une facture de " DOIT ".

♦Lorsqu’elles sont identifiables à une facture de " DOIT ", le plan d’enregistrement est le
suivant :

Chez le fournisseur et Chez le client

♦ Lorsqu’elles ne sont pas identifiables à une facture de Doit, on dit qu’elles sont non ventilées.

Pour l’enregistrement chez le fournisseur il n’y a aucun changement par rapport au premier
tandis que chez le client le compte 6019 ‘’ RRR non ventilés’’ est utilisé en lieu et place du
compte 601.

b- Les réductions financières

L’escompte de règlement est enregistré de la façon suivante :

Chez le fournisseur et Chez le client

NB : Les documents suivants ne sont pas à enregistrer :

*devis,* pro forma, *les relevés de factures, *les bons de commande, de livraison, de
réception, *les bordereaux de versement.

APPLICATION

L’entité ‘’REFLET’’ a effectué les opérations suivantes avec son client ‘’BONGENRE’’ :

05/04- Facture n° 005 adressé au client MB ? Remise 5% et 10% escompte 2% sous huitaine,
port facturé 200 000 F HT.

Total des réductions commerciales : 725 000, TVA 18%

07/ 04- ‘’BONGENRE’’ retourne une partie des marchandises dont le montant brut est de
1.200.000 F. Port à la charge du fournisseur : 100 000 F mais payé par le client ‘’BONGENRE’’

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08/04- Facture d’ ‘’Avoir’’ n° AV006 relative au retour du 07/04.

12/04- Chèque n° 300 reçu de ‘’REFLET’’ pour le règlement de sa dette

TAF : Enregistrer chez le fournisseur et chez le client les différentes opérations.

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