0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
145 vues39 pages

Locomotion

Le syllabus du cours sur les organes de locomotion, dispensé par Mme YAO-ACAPOVI à l'Université Félix Houphouët-Boigny, vise à enseigner aux étudiants de Licence 3 les modes de déplacement des animaux en fonction de leur environnement. Le cours couvre les locomotions chez les protozoaires et les métazoaires, en détaillant les différents types d'organes locomoteurs et leur adaptation aux milieux terrestre, aérien et aquatique. À l'issue de ce cours, les étudiants seront capables d'expliquer les modes de locomotion et de distinguer les adaptations morphologiques des animaux selon leur habitat.

Transféré par

yanncoulibaly99
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
145 vues39 pages

Locomotion

Le syllabus du cours sur les organes de locomotion, dispensé par Mme YAO-ACAPOVI à l'Université Félix Houphouët-Boigny, vise à enseigner aux étudiants de Licence 3 les modes de déplacement des animaux en fonction de leur environnement. Le cours couvre les locomotions chez les protozoaires et les métazoaires, en détaillant les différents types d'organes locomoteurs et leur adaptation aux milieux terrestre, aérien et aquatique. À l'issue de ce cours, les étudiants seront capables d'expliquer les modes de locomotion et de distinguer les adaptations morphologiques des animaux selon leur habitat.

Transféré par

yanncoulibaly99
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

ORGANES DE

LOCOMOTION

Mme YAO-ACAPOVI Geneviève Lydie

Maître de conférences

1
SYLLABUS DU COURS SUR LES ORGANES DE LOCOMOTION

Nom et Prénoms de l’Enseignant responsable de l’ECUE : YAO-ACAPOVI Geneviève Lydie

Grade : Maître de conférences

ETABLISSEMENT : UNIVERSITE FELIX HOUPHOUET BOIGNY

UFR : Unité de Formation et de Recherche en Biosciences


(UFR Biosciences)/ Laboratoire de Biologie et Santé
Domaine : Sciences et Technologies
Mention : Sciences de la Vie et de la Terre / ZBA
Grade : L3
Parcours : Enseignement et Formation en SVT
Code UE : SOV2126
Intitulé de l’UE : Structure et organe de la vie de relation
Code ECUE : SOV21261
Intitulé ECUE : Organe de locomotion
SEMESTRE : 6 CREDITS D’EVALUATION : 3
Total Heures: 30 heures CM= 12 heures /TD / TP= 18 heures

I-DESCRIPTION DU COURS
Cet enseignement est dispensé à la fois aux étudiants inscrits en Licence 3 de Biologie Animale
et à ceux inscrits en Licence 3 de SVT de l’Université Félix Houphouët-Boigny. Le cours sur
l’organe de locomotion décrit les modes de déplacement des animaux en rapport avec leurs
milieux de vie (terre, eau, air). Ainsi pour se déplacer, les animaux marchent, courent, sautent,
grimpent, rampent, nagent et volent. Certains ont des pattes, d’autres des nageoires ou des ailes.
L’organisation morphologique et anatomique de l’animal sont en relation avec son mode de
déplacement.

Pré-requis
L’étudiant doit avoir une bonne connaissance
- des notions sur les protozoaires et les métazoaires
- des notions sur les phyla des invertébrés et des vertébrés
- des notions sur les milieux de vie des animaux

II-OBJECTIF GENERAL
Donner aux étudiants de la Licence de Sciences Naturelles, des connaissances sur les modes
de fonctionnement des différents organes de locomotion en fonction du biotope de l’animal.

III-OBJECTIFS EN TERMES DE CONNAISSANCES

3.1. OBJECTIFS EN TERMES DE CONNAISSANCES


A la fin de ce cours, les étudiants seront capables de :
- expliquer de façon simple les principaux modes de locomotion des animaux
- donner les différents types d’organes locomoteurs chez les protozoaires

2
- donner les différents types d’organes locomoteurs chez les métazoaires

3.2. OBJECTIFS EN TERMES DE COMPETENCES


A l’issue de l’enseignement, l'étudiant aura acquis les compétences lui permettant de :
- distinguer la locomotion en milieu terrestre, en milieu aérien, et en milieu aquatique
- expliquer les modifications opérées en fonction du type de locomotion
- avoir les notions théoriques sur la relation entre la structure du squelette des membres
et le mode de déplacement

Mots clés : Organe, locomotion, animaux, biotope, Phylum.

Plan détaillé du cours magistral à dispenser

INTRODUCTION
CHAPITRE I : LOCOMOTION CHEZ LES PROTOZOAIRES
1.1. Les pseudopodes
1.1.1. Les lobopodes
1.1.2. Les filopodes
[Link] réticulopodes
[Link] axopodes
1.2. Cils et flagelles
1.2.1. Le déplacement par les flagelles
[Link]. Structure du flagelle
[Link] Formation du flagelle
[Link]. Mécanisme de fonctionnement du flagelle
*Mouvements simples
- Mouvement de tractelle
- Mouvement de pulselle
* Mouvements complexes
- Cas de Trypanosoma brucei gambiense
-Cas du genre Trichomonas avec l'espèce Trichomonas vaginalis

1.2.2. Le déplacement par les cils


[Link]. Structure et rôle des cils
[Link]. Mécanisme de fonctionnement des cils

* Phase effective

* Phase de recouvrement (ou de récupération)

CHAPITRE II : LOCOMOTION CHEZ LES METAZOAIRES


2.1. DEPLACEMENT EN MILIEU TERRESTRE : LA MARCHE
2.1.1. Cas des invertébrés (Métazoaires triploblastiques coelomates protostomiens)

3
[Link]. Embranchement des Annélides
*Classe des Polychètes
*Classe des Clittelata
** Sous-classe des Oligochètes
Ex : le lombric (Nicodrillusterrestris)
** Sous-classe des Achètes ou Hirudinés
Ex : la Sangsue (Hirudoooffïcinalis)
*Classe des Echiura
*Classe des Pogonophora (Vestimentîfera)

[Link]. Embranchement des Mollusques


- Classe des Polyplacophores ou Chitons
- Classe des Gastéropodes
- Classe des Pélécypodes (Bivalves ou Lamellibranches)
- Classe des Céphalopodes
* Classe des Gastéropodes
* Classe des Céphalopodes

[Link]. Embranchement des Arthropodes


** Sous-embranchement des Eu Arthropodes
- Exosquelette
- Appendices locomoteurs
a. La marche chez les Insectes
* Structure d'une patte d'insecte
* Mécanisme de la marche chez les insectes
b. Le vol chez les Insectes
** Mouvement de vol
c. Les Insectes, en milieu aquatique

2.1.2. Cas des vertébrés (Métazoaires triploblastiques coelomates deuterostomiens)


[Link]. Adaptation du membre chiridien pentadactyle des vertébrés à différents
types de locomotion
[Link]. Autres dispositions du membre chiridien
a. Membre chiridien horizontal
b. Membre chiridien transversal
[Link]. Reptation
* Chez les Reptiles

4
2.2. DEPLACEMENT EN MILIEU AERIEN : LE VOL
2.2.1. Vol chez les Oiseaux
[Link]. Les adaptations
[Link]. Le mécanisme du vol
[Link]. Les Différents types de vol
*Vol ramé
*Le vol plané
2.2.2. Vol chez les autres animaux
[Link]. Chez la chauve-souris
[Link]. Chez les Reptiles volants

2.3. DEPLACEMENT EN MILIEU AQUATIQUE


2.3.1. Cas des poissons
2.3.2. Vie aquatique chez les autres animaux

CONCLUSION

5
INTRODUCTION
La locomotion est un phénomène général chez les animaux. Ils utilisent tous les modes de
déplacement possibles pour explorer les milieux terrestre, aquatique et aérien.
La fonction locomotrice se traduit par un ensemble de mouvements de l’animal qui entraînent
son déplacement. Ces mouvements sont variés et adaptés à des modes de vie distincts, liés à des
milieux aussi différents que l’eau, l’air et la terre. Au cours de leur déplacement, les animaux
doivent être capables, en permanence, de faire face aux modifications de l’environnement, avec
seule finalité, la survie de l’espèce.
Connaître les mécanismes de la locomotion permet de comprendre les origines d'un groupe
animal. La locomotion nécessite toujours un système squelettique transmettant une force
générée par l'activité musculaire.

CHAPITRE I : LOCOMOTION CHEZ LES PROTOZOAIRES

Les protozoaires sont définis comme des animaux microscopiques unicellulaires,


hétérotrophes, incapables de faire la synthèse de leurs aliments organiques à partir de substances
minérales chez lesquels la photosynthèse est impossible. Il existe, chez eux, des organites
structuraux qui permettent de faire leur classification. Leur mode de déplacement dans le
milieu est varié. Cette variété est fonction du degré d'équipement nerveux qui contrôle
les organites mis enjeu. Ainsi, le mouvement orienté permet la recherche de nourriture, d'un
abri, d'un nouvel habitat, d'un partenaire sexuel. On trouve trois types d'appareils
locomoteurs : les pseudopodes, les cils et les flagelles.

1.1. Les pseudopodes


Les pseudopodes sont des expansions cytoplasmiques temporaires pour la locomotion et la
capture des proies (Figure 1). En général, des pseudopodes se rétractent pendant que d'autres se
forment. Ils existent quatre formes de pseudopodes.

* Formation du pseudopode
La formation du pseudopode résulte de l'existence de courants cytoplasmiques. Juste sous la
membrane, on a une zone claire; dans la zone interne, on trouve un endoplasme granuleux
appelé plasmasol. Le plasmagel (ectoplasme) est un gel. Le plasmasol est interne et beaucoup
plus fluide que le plasmagel. Le plasmagel exerce une pression constante sur le plasmasol. Si en
un point de la cellule, le plasmagel est insuffisant, le plasmasol va faire irruption et envahir le
pseudopode en extension. Quand le plasmasol atteint l'extrémité du tube, il fait demi-tour et se
transforme en plasmagel. Très rapidement, à l'extrémité du plasmasol se forme une couche
rétentrice qui arrête le mouvement. Le pseudopode formé permet à l’amibe d’avancer. La vitesse
de déplacement est de 2cm/heure.

6
1.1.1. Les lobopodes
Ce sont des formes de digitation arrondie. Larges et courts, ils contiennent un endoplasme et un
ectoplasme (périphérique). Les protozoaires présentant des lobopodes sont les amibes
polypodiales (plusieurs pseudopodes) et les amibes monopodiales (un pseudopode).

1.1.2. Les filopodes


On trouve des filopodes chez les thécamoebiens (Difflugia sp). Ce sont des pseudopodes fins,
parfois ramifiés mais qui pointent toujours à une extrémité de la cellule. Ils sont incapables de
s'anastomoser.

1.1.3. Les réticulopodes


On les trouve chez les Foraminifères. Ils sont fins, très ramifiés, se rejoignent pour constituer un
réseau ; quelques fois, les réticulopodes de plusieurs cellules peuvent se rejoindre et
donner un réticulum multicellulaire (filet pour piéger les proies). Exemple : Elphidium sp.

1.1.4. Les axopodes


Ce sont des prolongements cytoplasmiques, à disposition rayonnante, où chacun est soutenu
par un filament axial (axonème) caractéristique des actinopodes.

1.2. Cils et flagelles


Les cils et flagelles sont permanents, en position fixe. Selon les cas, on les trouve sur toute la
surface du corps ou localisés. Ils ne sont efficaces qu'en milieu fluide.

1.2.1. Le déplacement par les flagelles


Ce type de locomotion caractérise les flagellés mais il est aussi présent chez les spores et les
microgamètes. Chez les flagellés, il persiste chez les adultes. Les autres formes les perdent (cils
et/ou flagelles) si elles s'enkystent.

[Link]. Structure du flagelle


Cette structure est connue grâce à la microscopie électronique. Le flagelle est formé de 20
fibrilles longitudinales disposées de la façon suivante :
- neuf paires en un cercle concentrique
- une paire centrale
L'ensemble forme un axe enveloppé dans une membrane
NB: Le blépharoplaste, en continuité avec le flagelle, est dépourvu de fibrilles axiales.
L'ensemble (blépharoplaste et flagelle) constitue la cinétide.

[Link] Formation du flagelle


Le flagelle dérive du centrosome. Chez les flagellés, le centrosome se divise en deux

7
granules. L'un demeure le centrosome proprement dit et l'autre qui se spécialise dans la
formation des flagelles et des fibrilles s'appelle le blépharoplaste ou le mastigosome ou
encore le grain basal. Celui-ci reste à la base du ou des flagelles qu'il a engendrés (Figure 2).
Il a la possibilité de se reproduire et chacun de ses descendants peut engendrer d'autres flagelles.
Giardia intestinalis, du sous-phylum des Mastigophora, qui possède plusieurs flagelles, est un
parasite retrouvé dans le duodénum de l’homme.

[Link]. Mécanisme de fonctionnement du flagelle : Mouvements


flagellaires
Par leur souplesse, les flagelles sont capables de réaliser une grande variété de mouvements
rapides ou lents orientés vers l'avant, vers l'arrière ou vers le côté. Ils sont généralement
animés d'un mouvement ondulatoire. On distingue :

*Mouvementssimples
- Mouvement de tractelle
La contraction du flagelle est une ondulation qui commence à la base et qui progresse vers
l'extrémité.
En général, le déplacement du flagelle se fait en avant, et la cellule semble tractée par son
flagelle : c'est un mouvement de tractelle.
- Mouvement de pulselle
Si l'onde d'ondulation va de l'extrémité vers la base du flagelle, la cellule est alors poussée et
c'est un mouvement de pulselle que l'on observe (cas des spermatozoïdes).

* Mouvements complexes
- Cas de Trypanosoma brucei gambiense
Chez Trypanosoma gambiense, responsable de la maladie du sommeil, il y a un seul flagelle
issu du blépharoplaste situé à l'arrière du noyau. Le flagelle est replié le long du corps cellulaire.
Entre la membrane cellulaire et le flagelle,se forment des points d'accolement qui créent une
véritable membrane ondulante. Lorsqu'il se met en mouvement, il tire sur la cellule et provoque
la formation de la membrane ondulante (qui est un prolongement de la membrane
cytoplasmique). L'extrémité du flagelle est libre. Ce sont ses ondulations qui font bouger la
membrane (Figure 3).

- Cas du genre Trichomonas avec l'espèce Trichomonas vaginalis


Cette espèce possède 6 flagelles dont 4 sont orientés vers l'avant et 2 vers l'arrière. Les flagelles
se déplacent par un mouvement rigide vers l'arrière faisant progresser l'animal vers l'avant ;
ensuite ces flagelles sont ramenés de façon souple vers l'avant et ainsi de suite. La succession
de ces mouvements rigides et souples fait progresser l'animal (comme dans le cas de la brasse).

8
1.2.2. Le déplacement par les cils
[Link]. Structure et rôle des cils
Les cils sont des éléments vibratiles courts et fins disposés à la surface du corps des protozoaires.
Leur structure est semblable à celle des flagelles. Leur rôle consiste à protéger le corps du
protozoaire. Cependant, ils peuvent intervenir pour déclencher des mouvements particuliers :
c'est le cas de la paramécie chezqui les cils font progresser les particules alimentaires vers le
péristome (Figure 4).

[Link]. Mécanisme de fonctionnement des cils


Les cils se présentent sous forme de rangées, à la surface du corps. Le battement des cils est
ramé. Ce mouvement se déroule en deux phases: une phase effective et une phase de
recouvrement.

* Phase effective
Cette phase réalise la poussée. Le cil se raidit et se courbe à sa base pour donner un coup de
fouet dans le plan de la rangée. Ce mouvement produit une impulsion. La direction de battement
peut être inversée à tout moment.

* Phase de recouvrement (ou de récupération)


Dans ce cas, le cil retrouve sa position initiale. Il devient flasque et quitte le plan de mouvement
pour se coucher sur le côté : pas de résistance à l'eau. Quand il y a synchronie, tous les cils
battent en même temps: c'est le rythme isochronal. Le plus souvent, le mouvement des cils
est synchronisé avec les ondes locomotrices qui parcourent le corps : c'est la métachronie
ou rythme métachronal. Les cils battent selon une séquence qui commence en un point et se
propage sur le reste de la surface comme une vague.
NB : Autres dispositifs ciliaires
- Les cils buccaux : ils entraînent les aliments vers la bouche.
- Les cils somatiques : ils servent à la locomotion.

9
CHAPITRE II : LOCOMOTION CHEZ LES METAZOAIRES

2.1. DEPLACEMENT EN MILIEU TERRESTRE : LA MARCHE

Le déplacement des animaux sur terre ou sur un substrat solide se traduit par la marche et ses
variantes que sont la course, le saut, le galop et la reptation.
2.1.1. Cas des invertébrés (Métazoaires triploblastiques coelomates
protostomiens)
[Link]. Embranchement des Annélides
Le déplacement par la marche est réalisé grâce à l'utilisation d'un nombre élevé d'appendices.
*Classe des Polychètes
Ils sont caractérisés par la présence de plusieurs soies. Ce sont des animaux marins. Ce sont
les Annélides les plus primitifs. Ils possèdent de nombreuses soies latérales servant au
déplacement.
Chez les polychètes, le déplacement se fait grâce aux parapodes qui sont des expansions
latérales locomotrices sur chaque métamère de la paroi du corps. Ils sont bifurques en deux
rames : l'une dorsale et l'autre ventrale. Chaque rame est soutenue par une épine chitineuse
appelée acicule qui porte un bouquet de soies chitineuses.
- Sur chaque rame, s'insère en outre un appendice sensoriel appelé cirre. Dans le derme, on
distingue une couche externe de muscles circulaires, une couche interne de muscles
longitudinaux et des muscles transversaux obliques servant à mouvoir le parapode.
*Classe des Clittelata
* Sous-classe des Oligochètes
Ex : le lombric (Lumbricus terrestris)
Le vers de terre ou lombric n’a pas de parapodes saillants et ne possède que peu des soies.
Pour ramper, le vers de terre détend les muscles du segment antérieur. Ce qui porte le
prostomium vers l’avant jusqu’à une certaine distance. Ensuite, le prostomium s’accroche par
ses soies et ses muscles se contractent pour raccourcir la région antérieure (Figure 5). Les
différentes parties postérieures, attirées, décrochent à leur tour, leurs soies et sont portées vers
l’avant pour ensuite les fixer au substrat. Cette situation est suivie de la contraction
musculaire qui va attirer les parties qui suivent. Ainsi, les différents mouvements de contraction
et de décontraction qui se propagent vers l’arrière, tirent l’ensemble du corps vers l’avant.

* Sous-classe des Achètes ou Hirudinés (dépourvus de soies)


Exemple: la Sangsue (Hirudo offïcinalis)

La sangsue ne porte aucune soie (Figure 6). Pour se déplacer, elle utilise la ventouse

10
antérieure (céphalique) et la ventouse postérieure. Elle fixe la ventouse postérieure, se
soulève, s’étend et fixe la ventouse antérieure, puis soulève la ventouse postérieure et la ramène
à côté de la ventouse antérieure et ainsi de suite (Figure 7). Ce déplacement est appelé
Arpentage et se retrouve chez certaines chenilles d’insectes.

Métazoaires triploblastiques coelomates protostomiens


[Link]. Embranchement des Mollusques
- Classe des Polyplacophores ou Chitons
- Classe des Gastéropodes
- Classe des Pélécypodes (Bivalves ou Lamellibranches)
- Classe des Céphalopodes

* Classe des Gastéropodes


L’Achatine (Achatina achatina), se déplace par reptation en étalant les deux lobes de son
pied appelé Sole pédieuse (pied). Les fibres musculaires du pied, diversement orientées, se
contractent les unes après les autres, en créant des ondes à peine perceptibles mais qui font
avancer l’animal.
En milieu aquatique, les mollusques sont des animaux très variés par leur aspect extérieur et leur
mode de vie. Un grand nombre habite les mers, les fleuves, les lacs, les mares et les eaux qui
sont terrestres.
Le groupe le plus important est représenté par les Gastéropodes, qui comprennent les
Prosobranches, les Opistobranches, les Pulmonés. En fait les mollusques ne nagent pas. Ils
flottent.
* Classe des Céphalopodes
Les Cephalopodes nagent de façon spectaculaire. Une portion du pied forme sur la face ventrale
entre la tête et l’ouverture palléale un organe très particulier appelé entonnoir. Lorsque
les parois musculaires de la cavité palléale se contractent, les bords de l’ouverture palléale
viennent s’appliquer sur ceux de l’entonnoir.
L’eau contenue dans la cavité se trouve brusquement chassée vers l’avant à travers
l’entonnoir et le corps de l’animal par réaction se trouve lancé vers l’arrière. Tel est le
mécanisme de la nage chez la seiche (Figure 8).

[Link]. Embranchement des Arthropodes


** Sous-embranchement des Eu Arthropodes
Les Mandibulates ou Antennates (Classe des Crustacés, et le groupes des uniramés avec les classes
des insectes et des myriapodes)
Groupedesuniramésaveclesclassesdesinsectesetdesmyriapodes
- Classe des Insectes ou mandibulates hexapodes
- Classe des Myriapodes

11
*Les Chélicérates
Chez les arthropodes, c'est l'exosquelette associé à la musculature qui induit ledéplacement.
Les arthropodes sont plus denses que l'air et leur exosquelette va interagir avecle support. Les
appendices supportent des forces de flexions orthogonales à leuraxe et des forces de torsion
qui agissent dans l'axe de l'appendice.
D'un point de vue physique, la structure qui supporte le mieux ces contraintesest un cylindre
creux.
- Exosquelette
L'exosquelette permet d'avoir des appendices articulés. Ce squelette procure la rigidité
nécessaire au mouvement. Il fournit les points d'appui pour les mouvements de leviers et fournit
des points d'ancrage (fixation) pour les muscles. Les appendices permettent le déplacement de
l'animal sans avoir à utiliser toute la musculature. Chez les insectes ptérygotes, la cuticule
donne les ailes; ce qui permet un déplacement sur de grandes distances. Par exemple, certaines
libellules sont capables de traverser la méditerranée.
La cuticule est formée de trois couches :
-Couche externe ou Epicuticule
-Couche moyenne ou Exocuticule
-La couche interne ou endocuticule

- Appendices locomoteurs
Les articulations des pattes comprennent entre 1 et 3 condyles. Les articulations des pattes ne
permettent que des mouvements de flexion et d'extension : ce sont des mouvements de type
charnière.
Le corps des arthropodes est suspendu entre les appendices. Les muscles quianiment les
appendices sont situés à l'intérieur du corps. La structure estuniforme.
L'appendice est constitué d'une série d'articles qui s'affinent en allant versl'extrémité.
Les articulations fonctionnent chacune comme une charnière mais sont orientéesdans des
plans différents. Ce système permet à l'extrémité de l'appendice de sedéplacer dans toutes les
directions. L'appendice est biramé; il comporte une région basale: le protopodite. Cette région
est constituée de trois articles : le pré-coxa, le coxa et le basis.
On retrouve ces trois articles chez les crustacés mais les insectes ne conserventque le basis qui
sera appelé « la hanche ou coxa». Dans ce cas, on suppose que les deuxarticulations précédentes
se sont intégrées au pleurite.

a. La marche chez les Insectes


La marche implique une rotation axiale de l'appendice, réalisée par l'article basis (hanche). On
distingue quatre phases :
- Elévation de l'appendice ;
- Mouvement vers l'avant ;
- Abaissement ;

12
- Rétraction vers l'arrière du corps (l'extrémité de la patte reste en contact avec le
sol).

L'animal se déplace en avant de ce point fixe.


Chez les insectes, le déplacement se fait avec 3 paires de pattes. C'est pour cette raison que
ces animaux sont appelés les hexapodes.
- La première paire de pattes est portée par le prothorax
- La deuxième paire de pattes est portée par le mésothorax
- La troisième paire de pattes est portée par le métathorax

* Structure d'une patte d'insecte


Une patte d'insecte est formée de 5 articles qui sont : la hanche ou la coxa, le trochanter, le
fémur, le tibia, le tarse (composé de 5 articles) et terminés par des griffes ou des pelotes
adhésives (Figure 9).

* Mécanisme de la marche chez les insectes


Les différents articles des pattes sont mobiles les uns par rapport aux autres. Leurs
mouvements sont commandés par un système de muscles antagonistes. Ainsi, à un muscle
élévateur, s'oppose un muscle abaisseur. La séquence de marche fait qu'il y a toujours trois
pattes en contact avec le sol, formant ainsi un trépied. Le centre de gravité de l'insecte se
projette toujours dans le triangle formé par les extrémités des pattes. Ainsi, l'insecte repose
sur le trépied constitué par la patte antérieure, la patte postérieure d'un même côté et la
patte médiane du côté opposé. L'insecte se déplace donc en zigzag, dans un plan horizontal
(Figure 10).
C'est le jeu des diverses articulations de l'appendice qui maintient le corps à labonne hauteur.
Au stade larvaire, chez beaucoup de larves d’insectes, les mouvements de déplacement
résultent beaucoup plus de la forme du corps que de l’action des pattes et d’autres appendices.
Souvent la cuticule des larves est molle et flexible. Elle ne peut, par elle-même, fournir aux
muscles des points d’appui rigides dont elles ont besoin pour développer l’énergie nécessaire
en vue de déclencher les mouvements. La rigidité du corps est formée par pression interne de
l’hémolymphe qui joue le rôle de pression hydrostatique.
Les larves de Cétoines (Coléoptères) encore appelées vers blancs et de Scarabées possèdent des
pattes, mais elles ne les utilisent pas pour se déplacer. Elles se mettent en position dorsale et
progressent rapidement à l’aide de contractions ondulatoires de tout le corps.

b. Vol chez les Insectes


Dans la classe des Insectes, on distingue deux sous-classes.
- la sous-classe des Aptérygotes (sans ailes) qui sont généralement de petite taille et
amétaboles (sans métamorphoses) ;
- la sous-classe des Ptérygotes qui sont métaboles.
Le nombre d’ailes est soit de une ou deux paires. Les ailes des Insectes sont des expansions
latérales du tégument qui se sont développées entre le tergite et le pleurite du mésothorax. Ces
13
ailes sont le résultat de l’accolement de deux lames tégumentaires. Elles peuvent être nues
comme chez les Coléoptères ou recouvertes de poils comme chez certains Trichoptères ou
encore recouvertes d’écailles comme chez les Papillons.
Les nervures qui soutiennent les ailes ne s’insèrent pas directement sur le Thorax mais par
l’intermédiaire de trois sclérites qui sont les axillaires et les médianes.

*** Mouvement de vol


Chez les Insectes supérieurs, les mouvements des ailes sont dus à des déformations du thorax
produits par la contraction des muscles dorso-ventraux et des muscles longitudinaux. L’action
des muscles provoque des déformations du sclérite, du tergite et du pleurite.

NB : Pleurite : Partie latérale molle et membraneuse d’un segment abdominal.


Sclérite : Partie durcie ou chitinisée de l’exosquelette ou des pièces dérivées de la
paroi du corps, limité par des sutures.
Tergite : Pièce dorsale d’un segment, pièce antérieure : sternite

La fréquence des battements des ailes est de :


- 20 battements/seconde chez les Libellules
- 46 battements/s chez les Hanneton
- 180-333 battements/s chez la Mouche
- 280-310 battements/s chez le Moustique
- 180-230 battements/s chez les Abeilles

c. Les Insectes, en milieu aquatique


En milieu aquatique, certaines espèces d’insectes telles que celles des Collemboles vivent en
très grand nombre à la surface de l’eau, surtout sur les eaux calmes. Leur cuticule hydrofuge les
met à l’abri des noyades, mais leur poids très faible les soumet en même temps aux influences
des moindres coups de vent.
Pour se nourrir à la surface de l’eau, si la cuticule de l’Insecte est hydrofuge, ses pièces
buccales sont hydrophiles et il boit par leur intermédiaire et capture les aliments toujours à l’aide
de ses pièces.
Dans l’eau, certains insectes tels que les Coléoptères, les Hétéroptères, les Diptères aquatiques
se déplacent par la nage. Cette adaptation porte surtout sur les modifications de la
3e paire de pattes et parfois la 2 e paire.
Chez les myriapodes, on distingue les Diplopodes herbivores (mille-pattes) et les
Chilopodes, carnivores (Scolopendre).

Chez les diplopodes, il y a un grand nombre d'appendices courts, chacun entrant vers l'avant
juste après celui qui le précède. Il se forme une onde locomotrice dirigée vers l'avant, qui ne
déplace qu'une patte à la fois. Ce mécanisme ne permet qu'une locomotion très lente car une

14
force assez importante s'exerce vers la patte antérieure pour obtenir une vitesse faible. Ce type
de locomotion convient à ces animaux herbivores qui vivent souvent dans le bois en
décomposition ou dans la terre meuble.

Les chilopodes (prédateurs actifs), doivent être capables d'une grande vitesse de
déplacement. Plus la vitesse augmente, plus le nombre d'appendices en contact avec le sol
diminueet les ondulations du corps s'amplifient. Le but des ondes est d'accroître l'enjambée.
Ce type de locomotion demande une grande dépense énergétique.

Chez les Crustacés et particulièrement chez les crevettes et les Amphipodes, les pattes
abdominales sont modifiées en appendices natatoires appelées pléopodes. Ils servent à la
locomotion de l’animal dans l’eau grâce à leur surface aplatie. La paire terminale natatoire ou
Uropode est élargie et forme un éventail avec le telson (palette natatoire). La queue est en
forme de rame et sert à propulser l’eau par devant.
Quant aux Crustacés décapodes (les crabes et les crevettes), ils ont 5 paires de pattes
locomotrices qu'ils utilisent pour marcher et parfois pour courir. Ils se déplacent latéralement.
La traction est réalisée par les articulations inférieures de l'[Link] crustacés décapodes
ont cinq paires de péréiopodes mais 3 ou 4 servent à la marche. Les autres sont transformés en
pinces.
2.1.2. Cas des vertébrés (Métazoaires triploblastiques coelomates
deutérostomiens)

Du point de vue anatomique les membres sont les organes de [Link] les
vertébrés, ces organes appartiennent à deux types de structures acquises en fonction de
leur milieu de vie:
- le type ptérygien ou nageoire qui assure le déplacement exclusivement dans l'eau
c'est-à-dire dans le cas de la nage.
- le type chiridien ou pentadactyle (de Kheir = main et Daktulos = doigts).

L'apparition du membre chiridien se situe au dévonien supérieur. C'est une étape


fondamentale dans l'histoire des vertébrés car elle rend possible le passage de la vie aquatique
à la vie terrestre. Cela permet la conquête des continents. L'hypothèse la plus vraisemblable
de l'origine de ce membre part de la nageoire basale dichotomique de certains poissons, de ce
type de membre dérivent tous les types de membres des Tétrapodes actuels.

Ce membre est composé de trois segments articulés les uns aux autres et reliés à la colonne
vertébrale par deux ceintures: la ceinture scapulaire (celle du membre supérieur) et la ceinture
pelvienne (celle du membre inférieur). Ces trois segments sont :

- le Stylopode qui comprend un os qu'on peut retrouver dans le bras (humérus) ou dans
la cuisse (fémur). Cet os s'articule grâce au coude ou au genou avec le zeugopode.

- Le Zeugopode qui est composé de deux os qu'on peut retrouver dans l'avant-bras

15
(cubitus ou ulna - radius) ou dans la jambe (tibia - péroné ou fîbula). Ces os
s'articulent avec l'autopode grâce au poignet ou à la cheville.

L'Autopode comprend le basipode (le carpe au niveau du poignet ou le tarse au niveau du cou
de pied), le métapode (le métacarpe au niveau de la main ou le métatarse au niveau du pied) et
l'acropode (les doigts de la main ou les orteils du pied) (Figures 11 a et b).

NB: Au niveau du basipode, on peut trouver un gros os appelé calcaneum ou os talon qui
soutient tout le poids du corps.

[Link]. Adaptation du membre chiridien pentadactyle des vertébrés à


différents types de locomotion
Pour l’adaptation à la course, trois modifications se sont opérées :
- allongement des membres
- relèvement progressif de l'autopode
- réduction du nombre de doigts

a. Allongement des membres


Cet allongement concerne le membre chiridien dressé. Le stylopode et le zeugopode sont
verticaux, l'autopode est à plat (les os de l'autopode reposent sur le sol) : c'est le type
plantigrade (Figures 12 a, b et c).Ce type de membre fait intervenir peu de muscles pour
soulever le poids du corps. La marche est le mode de déplacement chez un certain nombre
d'animaux, notamment les Mammifères. L'homme exécute une marche verticale de même que
l'ours. Quant aux petits mammifères tels que la souris, ils ont une marche croisée. Chez les
grands mammifères, le type de déplacement est appelé amble (Figure 13); dans ce cas
l'animal se déplace en levant en même temps les deux pattes du même côté (exemple du
bœuf, du chameau, de l'éléphant, etc.).

b. Relèvement progressif de l'autopode


Ici, le métapode de l'autopode ne touche plus le sol. La surface portante estréduite. Elle est
généralement assouplie par un coussinet élastique qui rend lamasse silencieuse. Le déplacement
peut être rapide. Les griffes terminales sontrétractiles ; elles demeurent toujours acérées soit
pour grimper aux arbres, soitpour maintenir leurs proies.
Exemple: Les Félidés (chat, chien, lion, panthère).
Ces animaux marchent ou font une semi-course en s'appuyant sur le bout desdoigts : ce sont des
digitigrades.

c. Réduction du nombre de doigts


Cette modification s'observe chez les onguligrades (Figure 14). Il y a deux séries évolutives
parallèles.
lère série : Les Artiodactyles ou Paridigités

Les Artiodactyles (Artiodactyla, du grec artios « pair » et dactylos « doigt ») ou Paridigités (du
16
latin par « pair » et digitus « doigt »), sont un ordre de mammifères placentaires de la
classification classique.
Ce sont des animaux qui ont toujours un nombre pair de doigts (2 ou 4).

* Pour ceux qui ont 4 doigts, c'est le doigt n°l (I) qui a régressé à cause de sanon utilisation. Il
reste alors les doigts II, III, IV et V (Exemple : Hippopotame,Porc).
* Pour ceux qui ont 2 doigts, ce sont les doigts I, II et V qui ont disparu. Il nereste plus que
les doigts III et IV qui peuvent être soudés ensemble pour formerun os unique appelé os
canon (Bœuf, Mouton, Girafe, Chameau, etc.).
Lorsque les membres s'allongent, le centre de gravité de l'animal s'éloigne dusubstrat sur
lequel il repose. La longueur de l'enjambement est un facteuressentiel de la vitesse. Par exemple
la Girafe peut atteindre une vitesse de 50km/h.

2ème série : Les Périssodactyles ou imparidigités


Les Périssodactyles (Perissodactyla) {du grec περισσός, perissόs, « impair » et δάκτυλος,
dactylos, « doigt »} ou Imparidigités (du latin impar « impair » et digitus « doigt ») sont un ordre
de mammifères ongulés possédant un nombre impair de doigts aux membres postérieurs.
Ils possèdent toujours un nombre impair de doigts, soit 1 ou 3 doigts.
* Pour ceux qui ont 3 doigts, les doigts I et V ont disparu ; seuls restent les doigts II, III et IV.
Exemple : Le Rhinocéros.

* Pour ceux qui ont 1 doigt, les doigts I, II, IV et V ont disparu. C'est le cas du cheval dont le
seul doigt est le III. Les autres doigts II et IV sont présents mais atrophiés et portent le nom de
stylet. Ils restent collés au doigt III pour le renforcer et en faire un os canon.

d. Adaptation au saut
Elle porte sur le membre postérieur qui se partage en trois segments presqu’égaux dont les seuls
mouvements sont: flexion - extension. Le fémur est relativement peu allongé. Le tibia s’allonge
et le péroné se réduit à une fine baguette chez le lapin, ou se soude au tibia chez la grenouille.
L’autopode est généralement plantigrade et allongé soit au niveau du tarse chez la grenouille,
soit au niveau du métatarse chez le lapin.
Les membres antérieurs sont réduits chez tous les sauteurs (Lapin, Kangourou, Grenouille…)

[Link]. Autres dispositions du membre chiridien


a. Membre chiridien horizontal
Dans ce cas, le stylopode, le zeugopode et l’autopode sont disposés horizontalement. Les
pattes ne supportent pas le poids de l’animal. Le déplacement du corps est assuré par les
ondulations du corps de l’animal. L’animal peut ramper ou nager (Dauphin).

b. Membre chiridien transversal


Le stylopode est horizontal et le zeugopode vertical. L’autopode est oblique. Ici, le membre peut
17
soulever le corps à la hauteur du zeugopode. Cette disposition ne permet que des déplacements
lents et nécessite une musculature très développée (exemple : les Crocodiliens).

[Link]. Reptation
C’est un mode de déplacement dont l’exécution nécessite le contact d’une bonne partie du corps
avec le substrat. Elle utilise des mouvements d’ensemble placés sous le contrôle d’influx
nerveux coordonnés par le système nerveux central et activés par les muscles.
Certains de ces mouvements sont volontaires alors que d’autres sont exécutés par réflexe.

* Chez les Reptiles


Les Reptiles, les Oiseaux et les Mammifères sont des Amniotes. Parmi les Amniotes, les classes
des Reptiles et des Oiseaux appartiennent à la sous-classe des Sauropsidés qui sont ovipares, et
les œufs, riches en vitellus subissent une segmentation partielle de type discoïdal. Mais les
Reptiles peuvent être définis comme étant des Sauropsidés à température variable, peau sèche,
revêtue d’écailles cornées souvent doublées intérieurement. Les Reptiles actuels ne peuvent
donner qu’une idée sommaire de cette classe qui a connu à l’ère secondaire un développement
considérable (Exemple : Dinosaures, Tyrannosaures. Diplodocus qui sont aquatiques). Les
Reptiles actuels se répartissent en quatre (04) ordres :
- L’ordre des Rhynchocéphales
- L’ordre des Saurophidiens
- L’ordre des chéloniens (Tortues)
- L’ordre des Crocodiliens
Dans l’Ordre des Saurophidiens, on observe une tendance à la réduction des membres qui
peut aller jusqu’à leur disparition complète dans le sous-ordre des Ophidiens (serpents). On
distingue les Lacertiliens (margouillats) qui comprennent les GECKOS, Caméléons, Lézards.
Les Ophidiens forment un groupe très spécialisé : chez eux la ceinture et les membres ont
totalement disparu. Les vertèbres sont nombreuses et peuvent atteindre 300 et sont toutes
semblables et bien articulées les unes aux autres. Toutes, sauf l’atlas, jouent un rôle important
dans la locomotion.
Au cours de son déplacement, le corps du serpent produit des mouvements ondulatoires. Ces
mouvements sont provoqués par la contraction des muscles situés de part et d’autre de la colonne
vertébrale et par la contraction des muscles qui relient les grandes écailles aux côtes. Quand un
groupe de muscles d’un côté se contractent, celui du côté opposé se relâche. Le corps du Serpent
a tendance à se déplacer vers le côté de la contraction musculaire.
Pendant que l’onde se propage vers l’arrière, le corps du serpent prend appui sur le sol dans
chacune des parties grâce aux écailles ventrales et se déplace vers l’avant. La reptation de
type serpent est possible et aisé sur des surfaces pas trop lisses.
Lors d’un déplacement en ligne droite, ce sont les muscles dorso-ventraux qui se contractent
et qui tirent les écailles ventrales vers le haut tandisque les muscles ventraux se contractent pour
tirer le corps vers l’avant. L’onde de contraction se propage vers l’arrière et gagne les groupes
de muscles suivants. La progression du corps résulte du fait que les parties contractées
18
tirent vers elles celles qui leur sont postérieures.

2.2. DEPLACEMENT EN MILIEU AERIEN : LE VOL

De nombreux animaux se déplacent en milieu aérien par vol, exécuté de façon diverses. On
observe le vol chez les Oiseaux, les Insectes, certains Reptiles, certains Mammifères et quelques
Poissons.

2.2.1. Vol chez les Oiseaux


Le vol en général, est caractéristique des Oiseaux. On peut définir les Oiseaux comme étant
les Amniotes couverts de plumes, à T° constante et élevée, aux membres antérieurs transformés
en ailes, à attitude bipède et aux mâchoires inférieures et supérieures transformées
en bec.

[Link]. Les adaptations


Le vol chez les Oiseaux a été possible grâce à de profondes modifications morphologiques,
anatomiques et physiologiques.
La première modification porte sur la forme du corps, le corps est fusiforme (en fuseau)
c'est-à-dire aérodynamique. Il est couvert de plumes ou phanères qui sont des productions des
papilles dermo-épidermiques. Il existe trois sortes de plumes.
- le duvet : Il se présente comme une tige courte du sommet de laquelle s’échappe des
filaments libres ou barbes. A la naissance, l’oisillon n’a que des duvets.
- les tectrices : Ce sont les plumes moyennes sur le corps.
- les pennes : Ce sont les plus grandes plumes. On les appelle Rémiges à l’aile et Rectrices à
la queue. Une penne est formée d’un axe creux dans sa partie inférieure appelée Hampe et plein
dans sa partie supérieure ou distale appelée Rachis. L’endroit où la hampe pénètre dans le corps
est l’ombilic. De part et d’autre du rachis et dans le même plan, s’insèrent des filaments
parallèles entre eux appelés barbes. Les barbes portent à leur tour des filaments plus petits ou
barbules qui sont unies entre elles par des crochets appelés barbicelles. Grâce à ce système
d’accrochage, il est impossible à l’air de traverser la plume. L’ensemble de l’axe va en
s’effilant de la hampe au rachis.

La peau des oiseaux est mince et ne renferme pas de glandes. En fait, il n’en existe qu’une seule
appelée Glande uropygienne. Elle s’ouvre à l’extrémité du Croupion à la base de la queue. Cette
glande sécrète un liquide gras appelé sébum avec lequel l’oiseau lisse son corps. Le sébum est
très important chez les oiseaux aquatiques.

- La 2e modification porte sur les membres antérieurs transformés en ailes c'est-à-dire en organes
de propulsion et de sustentation (Figure 15).

- Le tronc est une boîte solide qui encaisse les efforts rencontrés pendant le vol.

- Les os creux sans moelle deviennent pneumatiques et allègent le poids du corps.

- Les muscles qui font battre les ailes sont insérés sur le sternum mais leurs tendons pénètrent
19
dans un espace laissé au niveau de la ceinture pectorale et s’attachent à l’humérus par le côté
dorsal. Cette disposition au-dessous du centre de gravité du corps facilite l’équilibre naturel sans
occasionner des dépenses d’énergie.

- Les poumons sont formés de tubules et complétés par des sacs aériens qui sont internes et
fonctionnent comme des soufflets.

- Les yeux sont latéraux, allongés antéro-postérieurement, grands, arrondis et munis de 3


paupières : l’une inférieure, l’autre supérieure et la 3e latérale ou nictitante qui se déplace du
coin de l’œil interne ou externe. Les yeux sont très mobiles et donnent une vue panoramique
grâce aux vertèbres cervicales également très mobiles pour assurer les mouvements de la tête.

[Link]. Le mécanisme du vol


Un corps en déplacement, animé d’une certaine vitesse, est continuellement heurté par des
molécules d’air qu’il rencontre. Si sa surface est perpendiculaire à la direction du
déplacement, cela provoque l’apparition, en arrière de ce corps, d’une force de résistance
appelée trainée qui s’oppose au mouvement.
Si le corps est incliné d’un certain angle d’attaque, la pression de l’air à la partie inférieure
du corps tend à augmenter au détriment de la pression qui diminue à la partie supérieure. Le
corps aura tendance à se soulever grâce à l’apparition d’une force appelée Portance. La
trainée et la portance ont une résultante qui est R.
Si l’angle d’attaque, augmente, l’écoulement de l’air autour du corps, au lieu de s’effectuer
sous forme de trajet parallèle, devient alors tourbillonnaire. La trainée augmente au détriment
de la portance. Dès lors, il devient obligatoire d’empêcher ou de réduire au maximum,
l’apparition de ces tourbillons. La solution consiste à créer des fentes qui permettent de contrôler
cet écoulement tourbillonnaire.
Chez les Oiseaux, les fentes sont créées par les rémiges portées par le doigt II et aussi par
l’écartement de l’extrémité des grandes plumes des ailes.

[Link]. Différents types de vol


En général, les Oiseaux pratiquent deux types de vol :
- le vol ramé ou vol battu ou vol propulsé ;
- le vol plané.

*Vol ramé
Il est réalisé lorsque l’oiseau bat les ailes au cours du déplacement dans l’air. Son mécanisme
est très complexe et dépend de nombreux paramètres.
Dans le cas d’une extrême simplicité, il se rapporte au relèvement et à l’abaissement des ailes.
Lors de l’abaissement de l’aile, la main forme avec la direction de l’air un angle  supérieur à
zéro, produisant une grande portance et une forte poussée. Si l’angle devient très grand, les
rémiges du pouce s’écartent pour empêcher la formation de tourbillons.
Lors du relèvement de l’aile du bas vers le haut, la main va revenir dans le sens du
20
mouvement.
La majeure partie de l’effort va être consacrée au repliement de la main et à la rotation des
rémiges en position parallèle pendant que le bras prend un angle d’attaque plus grand.

*Vol plané
Il est plus simple. La surface portante de l’aile agit comme un parachute. La descente est ralentie
par le profil de l’aile. L’angle d’attaque, choisi, permet de parcourir la plus grande distance
horizontale pour une chute verticale faible. Cette aptitude à franchir une distance horizontale est
appelée Finesse.

2.2.2. Vol chez les autres animaux


En dehors des Insectes et des Oiseaux, beaucoup d’autres animaux pratiquent le vol en
utilisant soit les membres antérieurs adaptés au vol, soit d’autres organes développés sur le corps
mais toujours en relation avec le membre antérieur.

[Link]. Chez la chauve-souris


Le vol se pratique par utilisation des membres antérieurs. La patte antérieure a 5 doigts. Le
pouce est normal et libre. Par contre, les quatre autres doigts sont très allongés et reliés entre
eux par une membrane interdigitale appelée Patagium.
Comme chez les Oiseaux, le sternum est doté d’un bréchet pour l’insertion d’une importante
musculature. Les côtés sont peu mobiles et rendent la cage thoracique peu déformable. La
respiration est assurée par les mouvements du diaphragme. La chauve-souris fait un vol battu
sans interruption. Elle ne plane pas (vitesse = 40 km/h).
D’autres animaux possèdent un patagium et pratiquent le vol plané.
Le patagium est soutenu par les deux membres inférieurs et supérieurs et quelques fois par la
queue pour certaines espèces. Ceux qui ont des patagiums allant jusqu’à la queue sont appelés
Dermoptères.
Exemple : Cynocephalus volans
Ces animaux pratiquent le vol plané. Leurs griffes acérées leur permettent de grimper aux arbres
et même à ceux dont l’écorce est relativement lisse. L’animal s’agrippe solidement à l’aide de
ses deux mains à l’écorce, et fait une traction qui élève le reste du corps, de manière à bien
ramener les griffes des pattes postérieures tout près de celles des pattes antérieures. Les écailles
de la queue lui assurent un appui très efficace.

[Link]. Reptiles volants


On a signalé leur présence au secondaire.
Ex : Les Ptérosaures qui tiraient à la fois de l’Oiseau et du Reptile pratiquaient déjà le vol à
l’air secondaire. De nos jours quelques Reptiles sont encore adaptés au vol. Le plus représentatif
est le Lézard volant ou Dragon volant. Les ailes sont des expansions latérales de la peau du
flanc soutenues par les cinq à sept dernières côtés allongées, formant un squelette

21
mobile des ailes. Au repos, les ailes se replient contre le corps ; mais lorsque l’animal prend
son envol, il les déploie et peut aussi passer d’un arbre à un autre situé à peu près à 20m.
Cependant, au fur et à mesure qu’il se rapproche d’un arbre, il perd de l’altitude et doit remonter
sur l’arbre avant de se lancer à nouveau. Ce procédé est également utilisé par les Geckos et les
serpents volants.
Au niveau des Batraciens, ce sont des Rainettes américaines du genre Hyla ainsi que des
grenouilles volantes de Malaisie le genre Rhacopterus, elles se déplacent par saut et sont
capables de se maintenir en l’air grâce à la palmure de leurs doigts.

2.3. DEPLACEMENT EN MILIEU AQUATIQUE

2.3.1. Cas des poissons


De tous les Vertébrés aquatiques, les Poissons sont les mieux adaptés au déplacement dans l’eau.
Cette adaptation se traduit par un certain nombre de modifications morphologiques.
 Le corps est hydrodynamique et effilé vers l’avant et étiré vers l’arrière,
 Les poissons sont également aplatis latéralement : ils sont donc régulièrement souples,
 Certains poissons ont le corps revêtu d’écailles. Ce revêtement se fait d’avant en
arrière,
 En plus des écailles, le corps est recouvert de mucus gluant,
 L’animal ne porte pas d’appendices rigides, donc pas de résistance à la progression,
 Au niveau des masses musculaires, des muscles s’insèrent de part et d’autre de la
colonne vertébrale qui joue le rôle de lame élastique,
 Les échanges gazeux se font à travers les branchies,Tout cela permet aux poissons de
bien vivre dans l’eau.
 Les nageoires se présentent sous différentes formes :
o Les nageoires impaires (caudale-dorsale-anale)
o Les nageoires paires (pectorales et pelviennes)
La nageoire caudale joue un rôle fondamental dans le déplacement du poisson dans l’eau. On
en distingue plusieurs types.
- le type hétéro-cerque
- le type homo-cerque
- le type diphycerque
Les poissons se déplacent par de longues ondulations du corps. Ces ondulations sont provoquées
par des ondes dissymétriques des muscles métamériques qui se propagent d’avant en arrière. A
la nage, le poisson est soumis à 3 forces :
- la résistance à l’avancement,
- la flottabilité qui est due à la poussée verticale qui s’oppose au poids du poisson,
- la force latérale exercée de part et d’autre du corps du poisson.
Toutes ces forces agissent sur son centre de gravité et sont orientées selon trois axes :
- Un axe horizontal allant de la tête à la queue et le poisson se balance de part et d’autre

22
de cet axe en faisant des roulis. Son dos et son ventre descendent alternativement.
- Un axe horizontal qui va de part et d’autre du poisson. Autour de cet axe, la tête et la
queue ont tendance à remonter et à descendre dans un mouvement d’oscillation dans le
sens de la longueur : c’est le Tangage.
- Un axe vertical autour duquel la tête et la queue du poisson balancent alternativement à
gauche et à droite, soumettant ainsi le poisson à un mouvement : appelé l’Embardée.
Dans ces mouvements, les nageoires ont un rôle :
* la nageoire caudale provoque les ondulations,
* les nageoires pectorales assurent une condition d’équilibre horizontale, le maintien de
l’orientation du corps et réduisent en cas de nécessité, la vitesse du déplacement.

* Cette vitesse est variable et dépend généralementpour une espèce donnée de la taille et dela
fréquence de battements de la nageoire caudale.

2.3.2. Vie aquatique chez les autres animaux


Chez les Vertébrés aquatiques autre que les poissons, l’adaptation porte sur la morphologie et
en particulier sur l’anatomie des organes de locomotion.
- Chez les Amphibiens, les doigts sont allongés et réunis par une membrane qui, lorsqu’elle
est tendue sert de rame ou de palette. Au cours de la nage, les mouvements sont synchronisés.
- Chez les Oiseaux et chez les Reptiles qui vivent dans l’eau, la présence de membrane n’est pas
forcément liée à la vie aquatique de l’animal.
- Chez les Mammifères et les Sireniens, les Cétacés, les pattes postérieures n’existent plus.
Les squelettes de la main des Sireniens sont normaux. Les doigts sont réunis par un tissu fibreux
recouvert de peau formant la palette natatoire. Tous ces animaux vivent dans l’eau mais sont
moins adaptés que les poissons.

23
CONCLUSION
La locomotion est une fonction essentielle de l’organisme animal. Étudier la locomotion
des animaux (Protozoaires et Métazoaires) revient à étudier l’adaptation de ces organismes
à leur milieu. Cette fonction constitue, un moyen de répondre à toutes les pressions
susceptibles de s’exercer sur les individus (compétitions, accroissement de prédateurs, baisse
de ressources alimentaires et recherche des partenaires sexuels, changements climatiques,
recherche d’abris, etc.) en mettant en place des stratégies locomotrices (course, marche, vol,
nage, saut, etc.). Les animaux se déplacent pour perpétuer leur espèce.

24
..,
Ill

-- ...k
---- -----
B- Pseudopodes

Figure 1 :Schéma d'un Pseudopode chez l'Amibe


Figure 2 : Formation d’un flagelle
Figure 3 : Schéma d’un Trypanosome vu au microscope électronique

Figure 4 : Schéma d’organisation d’une paramécie, protozoaire, Cilié


Figure 5 : Schéma d’un vers de terre
Figure 6 : Schéma d’une sangsue

Figure 7 : Déplacement d’une sangsue


Figure 8 : Schéma d’une seiche
Figure 9: Schéma d’une patte d’insecte

Figure 10 : La marche chez les insectes


Figure 11 a : Schéma d’un membre Chiridien de vertébrés

Figure 11 b : Schéma d’un membre Chiridien de vertébrés


Figure 11 c : Schéma d’un membre antérieur
Figure 12 a : Adaptation du membre chiridien pentadactyle des vertébrés à différents
types de locomotion
Figure 12 b : Adaptation du membre chiridien pentadactyle des vertébrés / relèvement
progressif de l’Autopode
Figure 12 c : Adaptation du membre chiridien pentadactyle des vertébrés à
différents types de locomotion

Figure 13 : Marche croisée (souris) et marche amble (éléphant)


Série Artiodactyle (membre antérieur gauche)

C : Os du carpe

O.C : Os canon

R : Radius

U : Ulna

Série Périssodactyle (membre antérieur gauche)

C : Os du carpe

R : Radius

U : Ulna

Figure 14 : Réduction du nombre de doigts chez les onguligrades


Figure 15 : Modifications du membre antérieur pour le déplacement en milieu aérien

Vous aimerez peut-être aussi