UNIVERSITÉ SAAD DAHLEB.
BLIDA 1
FACULTÉ DE MÉDECINE
DEPARTEMENT DE MEDECINE
LABORATOIRE DE PARASITOLOGIE-MYCOLOGIE MEDICALE
MICROSPORIDIOSE
Présenté Par :
Pr
INTRODUCTION
PLAN N
HISTOIRE
EPIDEMIOLOGIE N
CLINIQUE
DIAGNOSTIQUE
TRAITEMENT
PROPHYLAXIE
INTRODUCTION
C’est avec la pandémie de SIDA qu’ont
Eucaryotes
émergé les cas de microsporidioses humaines.
Unicellulaires
• Elles comptent parmi les infections opportunistes les plus
fréquentes des sujets infectés par le VIH [Keeling,2009].
Parasites intracellulaire obligatoires
• Actuellement elles sont identifiée de plus en plus fréquemment
chez des patients présentant
Récemment d’autres
reclassés formes
parmi les champignons
d’immunosuppression →Transplantés d’organes solides
Enfants
Sujets âgés
voyageurs
HISTOIRE
1838: les microsporidies furent observées pour la 1ere fois par Naegeli.
•Responsables de lapébrine dans en 1850 → ravages économiques dans
l'industrie du ver à soie
• 1882 : Balbiani proposa le vocable de microsporidie pour désigner
ces micro-organismes se disséminant par des spores très petites.
1922:le premier cas de microsporidiose humaine fut
décrit par Torès au Brésil.
Depuis 1985 date à laquelle le premier cas de
microsporidiose dû à Enterocytozoon bieneusi a été
rapporté chez un sidéen, les publications se sont
multipliées parallèlement au développement du SIDA.
EPIDEMIOLOGIE
TAXONOMIE
Modalité de
division nucléaire
Stades
diplocayotiques
Règne: Champignons Paroi des spores
Homologie
riche des
en chitine
séquences de
gènes codant pour
Plus de 100 genres et près de 1000certaines
espèces différentes ont
protéines
été identifiées, parasitant de nombreux animaux
Seules quelques espèces sont parasites de l’homme , les plus
prévalentes:
Enterocytozoon bieneusi
Encephalitozoon intestinalis
Encephalitozoon hellem
EPIDEMIOLOGIE
ULTRASTRUCTURE
La spore est la forme de développement la plus
caractéristique.
❖ Paroi: constituée par une double enveloppe (exospore
protéique+endospore essentiellement faite de chitine).
❖ L’endospore recouvre la membrane plasmique
délimitant le sporoplasme, élément infectieux formé
par le cytoplasme et un ou deux noyaux.
❖ La spore possède une structure caractéristique, le
filament polaire qui, rigide à la partie antérieure,
s’enroule en un nombre variable de spires occupant les
2/3 postérieurs de la spore.
❖ Polaroplaste entoure la portion rectiligne (manubrium)
du filament polaire qui s’insère au disque d’ancrage
plaqué sous la paroi à l’extrémité antérieure de la
spore.
❖ Une vacuole est visible à la partie postérieure de la
spore.
EPIDEMIOLOGIE
CYCLE EVOLUTIF
Le cycle évolutif des microsporidies se déroule en deux phases :
Une phase proliférative (mérogonie)
Une phase de sporulation (sporogonie)
qui se succèdent à l’intérieur de la même cellule hôte.
EPIDEMIOLOGIE
CYCLE EVOLUTIF
Mérogonie Sporogonie
Cette mérogonie est
La multiplication suivie d’une sporogonie
parasitaire par → sporantes,
division binaire sporoblaste puis spores
va débuter → = Formes infestantes
mérontes éliminée ac les selles
La spore expulse
sonLafilament
spore injecte
polaire qui perfore
directement son
la sporoplasme
mne de cellule
ds
cible et entraine
la cellule hôte.
une augmentation
brutale de la
pression
intrasporale.
EPIDEMIOLOGIE
MODE DE CONTAMINATION
Les spores constituent la forme de dissémination des microsporidies.
Deux modes de contamination sont possibles :
1. Contamination orofécale : Liée à l’ingestion des spores
Soit indirectement : en ingérant de l’eau ou des aliments souillés.
Soit directement: la transmission interhumaine ou zoonotique a été
évoquée dans plusieurs études
2. Contamination par inhalation de spores.
EPIDEMIOLOGIE
RESERVOIRE
L’homme: Les animaux:
•Vu la possibilité du •Encephalitozoon
portage asymptomatique intestinalis:
quel que soit le statut Animaux d’élevage et
immunitaire de l’hôte. de compagnie.
• Enterocytozoon
bieneusi:
Animaux d’élevage et
de compagnie.
Mammifères sauvages.
Oiseaux.
EPIDEMIOLOGIE
REPARTITION GEOGRAPHIQUE
La détection des microsporidies dans les excréments de divers animaux
suggère que ce sont des parasites ubiquitaires, peu spécifiques,
relativement répandus → cosmopolites.
PHYSIOPATHOLOGIE
Bien que la physiopathologie des microsporidioses ne soit, pour l'instant,
qu'imparfaitement comprise, plusieurs facteurs semblent intervenir dans
l'expression de la maladie :
❖ L'espèce infectante,
❖ Le mode d'infection,
❖ L’âge de l’hôte au moment de l'infection,
❖ La qualité de la réponse immunitaire de l’hôte.
PHYSIOPATHOLOGIE
L’espèce infectante
❖ Enterocytozoon
Encephalytozoon bieneusi
hellem: : :
intestinalis
L'espèce de loin de
A la particularité,
différence la àplus fréquente,
partir de son site
Enterocytozoon lesd'infection
bieneusispores
et infectent
au niveaules entérocytes
des
du grêle, entrainant
entérocytes du grele,
d’Encephalytozoon l’altération
d'infecter
intestinalis, deles
la macrophages,
muqueuse hellem
Encephalytozoon intestinale
qui qui se pas
ce n'infecte
permet manifeste
uneles
par l’aplatissement
dissémination
cellules du tube de l’assise
pardigestif.
voie épithéliale
hématogène.
Ce parasite Elle qui a
peut
a été pouretre
donc conséquences
responsable
essentiellement unede
retrouvé à
atrophie
diarrhée villositaire
l'origine de compensée par l’hyperplasie
etkératoconjonctivites.
de cholangiopathies, mais égalementdes cryptes, et la réduction
d'infections
de la surfaceavec,
disséminées d’absorption
notamment,aboutissant à des troubles
une atteinte hydroéléctrolytique
de l' arbre urinaire.
avec une stéatorrhée et une malabsorption, les spores sont ensuite
éliminées dans les selles lors de la desquamation de la muqueuse
intestinale.
Ces microsporidies sont également susceptibles, à partir de l'intestin grêle,
d'infecter les voies biliaires et la vesicule bilaire, entrainant l’apparition
de cholangiopathies et de cholecystites alithiasiques .
PHYSIOPATHOLOGIE
La qualité de la réponse immunitaire de l’hote
Le déficit de l’immunité à médiation cellulaire semble
favoriser la survenue d’une microsporidiose, le nombre de
lymphocytes CD4 chez des patients séropositifs infectés par les
microsporidies n’éxède généralement pas 100/mm3 .
CLINIQUE
Il existe plusieurs microsporidioses selon l’espèce en cause et l’organe cible.
1. La microsporidiose intestinale :
La plus fréquente, 3 especes peuvent causer cette infection:
E.intestinalis , E.bieneusi. Vittaforma corneae
❖ Chez les sujets immunocompétents: Diarrhée spontanément résolutive
❖ Chez les sujets immunodéprimés:
Le symptôme principal est la diarrhée chronique avec selles aqueuses,
non sanglantes, à raison de trois à dix par jour.
Elle est associée à des nausées entraînant une perte d’appétit, des douleurs
abdominales, une perte de poids progressive et, dans les formes les plus graves,
une déshydratation entraînant la cachexie.
Des complications (cholécystite, néphrite, bronchite, sinusite ou rhinite) peuvent
survenir, surtout chez les patients infectés par Encephalitozoon intestinalis.
CLINIQUE
2. Microsporidiose extra-intestinales : sont rares.
❖ Des atteintes neurologiques: 2 cas se manifestant par des convulsions
et la perte de conscience , ont consernaient des enfants et furent
attribués à Encephalitozoon cuniculi .
❖ Atteintes occulaires (kératoconjonctivites)
❖ Atteintes musculaires
❖ Atteintes nasosinusienne
❖ Atteintes brancho-pulmonaire infection disséminée à E.intestinalis
❖ Atteintes de l’arbres urogénitale
DIAGNOSTIC
Taille des
La localisation spores
intracellulaire réduite
Propriétés
tinctoriales
particulières
Détection difficile des microsporidies
❑Les premiers diagnostics: reposaient uniquement sur l’analyse d’une biopsie
intestinale par
• Demeure la technique de référence, permettant
l’identification de l’espèce en cause d’après
Microscopie unl’ultrastructure:la
❑ Actuellement, panel de
configuration nucléaire, la morphologie
techniques réalisables en routine ont été
des spores et du tube polaire, les caractéristiques des
électronique
développées permettant
phases dela développement
recherche de microsporidies dansdeles différents
du parasite, le mode
échantillons biologiques par:
division et l’interface hôte-parasite.
Microscopies optique
• Sa lourdeur élimine son utilisation en routine.
Immunodétection Minimiser le recours à la biopsie intestinale
PCR. + (geste invasif)
• Conserve une place dans le diagnostic,
notamment lorsque l’examen parasitologique des selles
Examen est négatif. Permet l’identification de l’espece en
étudiant les aspects physiopathologiques et des
histologique
modifications architecturales de la muqueuse intestinale
liée à l’infection.
DIAGNOSTIC
MICROSCOPIE OPTIQUE
Technique de Technique de
Technique de
coloration coloration
concentration
spécifique spécifique
3. Techniques de coloration par fuorochromes:
1. sédimentation
La Technique de TRICHROME
à(Uvitex
l’éther 2B, DE
ou laCalcoluor
centrifugation
Les fluorochromes
2. Technique de TRICHROME Microscopie DE WEBER White
optique
WEBER:
des échantillons à différentes vitesses semblent
2MR et Fungiluor)
modifiée par se fixent: électivement
KOKOSKIN sur la
Les spores
améliorer apparaissent
la récupération en rose-brillant
des des
spores.
chitine
Elleun estprésente
meilleuredans la
la paroi
quepale.précédente; spores
lesdes et lui
spores
sur fond verdâtre permet la MEV spores
confèreent
apparaissent un plus
aspect bleudans
brillant
intensément sous sur
lescolorées lumière
La vacuole posterieure transparente est un
différents
ultra-violette.
fond plus clair, mais surtout, le tps de
échantillons coloration
biologiques ,
nettement discernable.
Elles est de de
est reduit réalisation rapide,
mais de lecturepas
ne permet facile.
Incv: Lente +80Qqmin.
Bries ou levures
Cependant, elle s’avère moins spécifique
d’identifier en cas
l’espèce.
peuvent également se colorer en rouge.
de présence d’autres éléments riches en chitine.
DIAGNOSTIC
IMMUNODIAGNOSTIC
Deux anticorps monoclonaux spécifiques de
la classe des IgG dirigés respectivement
contre la paroi des spores d’E.bieneusi
(L’IgG2a anti-exospore d’E. bieneusi) et
d’E. intestinalis (l’IgG1 anti-endospore
d’E.intestinalis) ont été produits et appliqués
à la détection des parasites par IFD dans les
selles de patients infectés.
Elle s’est avérée plus sensible que les
techniques de coloration et aussi
performante que la PCR qui est encore
réservée aux laboratoires spécialisés.
DIAGNOSTIC
BIOLOGIE MOLECULAIRE
❑ La PCR est une technique sensible, spécifique et reproductible qui
permet un diagnostic d’espèce mais qui est toujours réservée aux
laboratoires spécialisés.
❑ Les techniques ciblant les séquences du gènes codant pour la petite
sous-unité ribosomale de l’ARN (ARNr 16S) sont les plus utilisées.
DIAGNOSTIC
TESTS SEROLOGIQUES
Les tests sérologiques (ELISA, IFI, western blot, agglutination directe), ne sont
pas recommandés à l’heure actuelle pour le diagnostic en raison :
1 de l’expression variable des anticorps chez les patients immunodéprimés.
2 de l’impossibilité de différencier une infection aigue d’une infection ancienne,
3 de la prévalence élevée des anticorps dans la population immunocompétente
4 de l’existence de réactions croisées entre les différentes espèces
Toutefois, les analyses sérologiques pourraient s’avérer utiles pour :
dépister les infections subcliniques chez des patients qui sont susceptibles
de les transmettre à des patients à risque
ou chez ceux qui pourraient réactiver l’infection dans des
conditions d’immunodépression.
Le diagnostic des microsporidioses humaine consiste à:
La MEV des spores
microsporidiennes dans les selles et
liquides biologiques/ microscopie
optique
PCR
Identification de l’espèce en cause
Ac spécifiques
Choix du Trt
TRAITEMENT
Si les sujets immunocompétents peuvent guérir spontanément, un
traitement efficace est indispensable pour les patients immunodéprimés
présentant une diarrhée chronique pouvant grever leur pronostic vital.
✔ Albendazole
✔ 400 mg 2 fois par jour
E. intestinalis
✔ Pendant 3 semaine
Fumagiline •
mg/j 60 •
E.bieneusi
Pendant 2 semaine •
PROPHYLAXIE
Il n’y a pas de chimioprophylaxie des microsporidioses.
La prévention repose sur des règles hygièno-diététiques
visant à limiter le risque de contamination interhumaine ou
celui de contamination par des aliments pouvant faire
l’objet d’une contamination fécale.