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Atlas des tumeurs épithéliales cutanées : Aspects cliniques,
dermoscopiques et histopathologiques.
Auteurs :
• KHARMOUDI Hala : Résidente en dermatologie.
• RAIS Hanane : Professeur, chef de service d’anatomie pathologique de l’hôpital Arrazi-
CHU Mohammed VI de Marrakech.
Contributeurs :
• AMAL Said :Professeur, chef de service de dermatologie de l’hôpital Arrazi-CHU
Mohammed VI de Marrakech.
• HOCAR Ouafa : Professeur de dermatologie de l’hôpital Arrazi-CHU Mohammed VI de
Marrakech.
• ABOUDOURIB Maryem : Professeur de dermatologie de l’hôpital Arrazi-CHU
Mohammed VI de Marrakech.
• OUAZZANI Meryem : Professeur Assistante en anatomie pathologique de l’hôpital
Arrazi-CHU Mohammed VI de Marrakech.
Affiliation :
• Faculté de médecine et de pharmacie de marrakech
• Université Cadi Ayyad
• CHU Mohammed VI de Marrakech
• Laboratoire morphoscience - UCA
Ce document est à visée éducative didactique
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Table des matières
• Introduction
• Rappels anatomiques et histologiques
• Classification OMS 2018 des tumeurs kératinocytaires
• Tumeurs bénignes kératinocytaires
o Verrue vulgaire
o Verrues plantaires et palmaires
o Verrue plane
o Kératose séborrhéique
o Kératose lichénoïde
o Acanthome à cellules claires
o Acanthome à grandes cellules
o Kératoacanthome
o Lentigo solaire
• Lésions précancéreuses kératinocytaires
o Kératose actinique (sous-types)
o Kératose arsénicale
o Kératose induite par PUVA
o Carcinome épidermoïde in situ (maladie de Bowen)
• Carcinomes basocellulaires (CBC)
o CBC superficiel
o CBC nodulaire
o CBC micronodulaire
o CBC infiltrant
o CBC sclérodermiforme / morphéiforme
o CBC basosquameux
o CBC avec stroma malin (forme sarcomatoïde)
o CBC avec différenciation annexielle
o CBC fibroepithélial
• Carcinomes épidermoïdes cutanés (SCC)
o SCC verruqueux
o SCC acantholytique
o SCC lymphoépithélial
o SCC à cellules claires
o SCC fusocellulaire
• Carcinome neuroendocrine cutané
o Carcinome à cellules de Merkel
• Bibliographie
o Références utilisées
o Ressources complémentaires en ligne (PathPresenter, WHO…)
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Introduction
Les tumeurs épithéliales cutanées représentent un groupe hétérogène de lésions allant des proliférations
bénignes aux carcinomes malins. En raison de leur fréquence, de leur diversité histologique et de leurs
implications thérapeutiques, leur reconnaissance précise constitue un enjeu majeur en dermatopathologie.
Cet atlas a été conçu comme un outil pédagogique à destination des étudiants, résidents en
anatomopathologie, en dermatologie, et des praticiens souhaitant renforcer leurs connaissances sur ces
tumeurs. Il vise à illustrer, de manière structurée et accessible, les principales entités tumorales d’origine
kératinocytaire en combinant données cliniques, histopathologiques et iconographiques.
Chaque entité est présentée sous forme de fiche synthétique incluant :
• une description clinique typique,
• les données dermoscopiques.
• l’aspect histologique caractéristique avec des clichés annotés,
• les diagnostics différentiels à envisager,
• et les principaux éléments pronostiques.
L’atlas s’appuie sur les recommandations de la classification OMS 2018 des tumeurs de la peau, tout en
intégrant les formes rares ou atypiques d’intérêt diagnostique.
L’approche choisie, à la fois visuelle et analytique, permet un apprentissage progressif, renforcé par des
outils de synthèse en fin d’ouvrage (tableaux comparatifs, arbres décisionnels). Ce document a été élaboré
à partir de sources académiques actualisées, de cas cliniques documentés.
Nous espérons que cet atlas contribuera à améliorer la compréhension, la reconnaissance et le
raisonnement diagnostique des tumeurs épithéliales cutanées.
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Rappels anatomiques et histologiques de la peau
La peau est un organe vital, interface entre le milieu intérieur et l’environnement. Elle joue un rôle de
barrière, de thermorégulation, de perception sensorielle et de défense immunitaire. Elle est
classiquement composée de trois couches principales : l’épiderme, le derme et l’hypoderme, auxquelles
s’associent des annexes cutanées (glandes, poils, ongles).
1. L’épiderme
L’épiderme est un épithélium pavimenteux stratifié kératinisé, dépourvu de vascularisation. Il est
essentiellement constitué de kératinocytes (80 %), organisés en quatre couches histologiques de la
profondeur vers la surface :
• Couche basale : cellules cubiques à cylindriques, en contact avec la jonction dermo-épidermique,
responsables de la prolifération cellulaire (cellules souches, amplificatrices, post-mitotiques).
• Couche spineuse : cellules polygonales interconnectées par des desmosomes, visibles au
microscope optique.
• Couche granuleuse : kératinocytes contenant des grains de kératohyaline.
• Couche cornée : couches de cornéocytes anucléés, assurant la fonction barrière.
Parmi les autres cellules de l’épiderme, on retrouve :
• Les mélanocytes, producteurs de mélanine, situés dans la couche basale.
• Les cellules de Langerhans, cellules dendritiques présentatrices d’antigènes (CD1a+).
• Les cellules de Merkel, neuroépithéliales, impliquées dans la mécano-réception.
Figure 1: Shema Illustratif de l'epiderme
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2. Le derme
Le derme est un tissu conjonctif vascularisé et innervé, subdivisé en deux zones :
• Le derme papillaire (superficiel) : tissu conjonctif lâche, riche en capillaires, fibres élastiques,
cellules immunitaires.
• Le derme réticulaire (profond) : tissu conjonctif dense, riche en faisceaux de collagène épais et
annexes cutanées (follicules pilo-sébacés, glandes sudoripares).
Il contient également les fibroblastes, cellules principales productrices de la matrice extracellulaire, ainsi
que des cellules immunitaires résidentes.
3. L’hypoderme
L’hypoderme est constitué de lobules de tissu adipeux séparés par des septas conjonctifs. Il assure un
rôle de réserve énergétique, d’isolant thermique et de protection mécanique. Il héberge également les
structures vasculaires et nerveuses profondes.
Figure 2 Schema illustratif du derme et de l'hypoderme
4. Les annexes cutanées
Elles incluent :
• Les glandes sudoripares eccrines (thermorégulation)
• Les glandes sudoripares apocrines (zones génitales, axillaires)
• Les glandes sébacées (sécrétion de sébum, annexées aux follicules pileux)
• Les phanères (poils, ongles)
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Classification des tumeurs kératinocytaires selon l’OMS 2018
Tumeurs kératinocytaires
Tumeurs bénignes
• Verrue vulgaire
• Verrue plantaire/palmaire
• Verrue plane
• Kératose séborrhéique
• Lentigo solaire
• Kératose lichénoïde
• Acanthome à cellules claires
• Acanthome à grandes cellules
Lésions précancéreuses
• Kératose actinique (± sous-types)
• Kératose arsénicale
• Kératose induite par PUVA
• Carcinome épidermoïde in situ (Maladie de Bowen)
Tumeurs malignes
Carcinomes basocellulaires (CBC)
• CBC superficiel
• CBC nodulaire
• CBC micronodulaire
• CBC infiltrant
• CBC sclérodermiforme
• CBC basosquameux
• CBC à différenciation annexielle
• CBC avec stroma malin
• CBC fibroepithélial
Carcinomes épidermoïdes (SCC)
• CE verruqueux
• CE acantholytique
• CE fusocellulaire
• CE lymphoépithélial
• CE à cellules claires
Autre tumeur maligne d’origine cutanée
• Carcinome à cellules de Merkel (neuroendocrine)
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Figure 3 Diagramme classifiant les verrues.
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Figure 4 Classification des tumeurs benignes keratinocytaires
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Verrue vulgaire
Figure 5 Aspect clinique et dermoscopique d'une verrue vulgaire
Figure 6 Aspect Histopathologique de Verrue Vulgaire
• Étiologie : HPV 1, 2, 4 (± autres).
• Âge : Enfant, adulte jeune.
• Facteurs de risque : Immunodépression, contact direct, traumatismes.
• Localisation : Mains, doigts, genoux, visage.
• Clinique : Papules kératosiques verruqueuses ± filiformes ou en corne.
• Dermoscopie : papules hyperkératosiques avec points noirs (capillaires thrombotiques) et
papillomatose en doigt de gant sans réseau pigmentaire.
• Histopathologie : Hyperkératose, papillomatose, koïlocytes, capillaires dilatés.
• Pronostic : Bonne évolution, régression fréquente, rare transformation maligne.
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Verrue plantaire/palmaire
Figure 7 Aspect clinique et dermoscopique de verrue palmo-plantaire
Figure 8 Aspect Histopathologique de Verrue plantaire
• Étiologie : HPV 1 (myrméciale), 2/4 (mosaïque).
• Facteurs de risque : Piscines, douches publiques, immunodépression.
• Localisation : Paumes, plantes.
• Clinique : Douloureuse, myrméciale avec points noirs, mosaïque confluente.
• Dermoscopie : lésion hyperkératosique déprimée, avec points noirs (capillaires thrombotiques) et
interruption des lignes dermatoglyphiques.
• Histologie : Acanthose, hyperkératose, koïlocytes, croissance endophytique.
• Pronostic : Régression fréquente, rarement carcinome verruqueux
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Verrue plane
Figure 9 Aspect clinique de verrues planes du cou
Figure 10 Aspect histopathologique de verrue plane
• Étiologie : HPV 3, 10, 28.
• Facteurs de risque : VIH, immunosuppression.
• Localisation : Visage, mains, jambes.
• Clinique : Papules plates, multiples, lisses, koebnerisation fréquente
• Dermoscopie : petites papules lisses, couleur chair à brunâtre, avec réseau pigmentaire flou et
fine pigmentation périphérique.
• Histolopathogie : Orthokératose, koïlocytes superficiels, œil de hibou.
• Pronostic : Régression dans 60 %, formes persistantes possibles.
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Kératose séborrhéique
Figure 11 Aspect Clinique et dermoscopique d'une KS unique du front
Figure 12 Aspect clinique du signe de Leser Trelat
Figure 13 Aspect histopathologique d'une KS
• Étiologie : Prolifération bénigne liée à l’âge, mutations FGFR3, PIK3CA…
• Âge : Très fréquente après 50 ans.
• Facteurs de risque : Âge, UV, inflammation chronique.
• Localisation : Tronc, visage, plis (jamais paumes, plantes, muqueuses).
• Clinique : Papules/plaque brunâtres à noirâtres, aspect “collé” ; formes “stucco” blanches sur
jambes ; Leser-Trélat si apparition brutale.
• Dermoscopie : plaque verruqueuse bien délimitée, surface grasse ou squameuse, avec structures
en crêtes cérébriformes et pseudo-comédons.
• Histologie : Kératinocytes basaloïdes, kystes cornés, hyperkératose ± sous-types.
• Pronostic : Bénin, sans transformation maligne.
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Kératose lichénoïde
Figure 14 Aspect clinique et dermoscopique d'une keratose lichenoide
Figure 15 Aspect histopathologique d'une keratose lichenoide
• Étiologie : Dérive d’une kératose séborrhéique ou lentigo ; mutations FGFR3, HRAS…
• Âge : Adulte d’âge moyen à âgé, surtout femme.
• Facteurs de risque : Inflammation chronique, photovieillissement.
• Localisation : Tronc, membres (rare visage).
• Clinique : Macule ou plaque unique, brunâtre/érythémateuse, légèrement squameuse.
• Dermoscopie : petite lésion squameuse ou croûteuse, souvent érythémateuse, avec
vascularisation en points et collier périphérique de desquamation.
• Histologie : Hyperkératose, inflammation lichénoïde, vacuolisation basale, apoptose.
• Pronostic : Bénin, sans transformation.
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Acanthome à cellules claires
Figure 16 Aspect Clinique et dermoscopique d'un acanthome a cellules claires
Figure 17 Aspect histopathologique d'un acanthome a cellules claires
• Étiologie : Inconnue ; origine inflammatoire ou néoplasique discutée.
• Âge : Adulte d’âge moyen à avancé.
• Facteurs de risque : Inconnus ; parfois associé à psoriasis.
• Localisation : Membres inférieurs (surtout).
• Clinique : Nodule/papule unique bien limité, érythémateux/brun, parfois polypoïde.
• Dermoscopie : lésion bien limitée, érythémateuse ou brunâtre, avec vaisseaux en « points »
ou en « cheveux bouclés » sur fond rose, parfois squames centrales.
• Histologie : Kératinocytes clairs riches en glycogène (PAS+), parakératose, neutrophiles,
inflammation superficielle.
• Pronostic : Lésion strictement bénigne.
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Acanthome à grandes cellules
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Figure 18 Aspect Clinique d'un acanthome a grandes cellules
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Figure 19 Aspect histopathologique d'un acanthome a grandes cellules
• Étiologie : Prolifération kératinocytaire liée aux UV.
• Âge : Sujet âgé à peau claire.
• Localisation : Visage, bras (zones photo-exposées).
• Clinique : Macule brune, bien limitée, <10 mm.
• Dermoscopie : plaque érythémateuse bien limitée avec surface lisse ou kératosique, vaisseaux
ponctués ou glomérulaires sur fond rouge homogène.
• Histologie : Acanthose légère, kératinocytes volumineux sans atypie, hyperpigmentation basale.
• Différentiel : Kératose actinique, lentigo malin.
• Pronostic : Lésion bénigne.
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Kératoacanthome
Figure 20 Aspect clinique et dermoscopique d'un keratoacanthome
Figure 21 Aspect Anatomopathologique d'un keratoacanthome
• Étiologie : UV, HPV, immunosuppression, BRAF inhibiteurs, Muir-Torre, XP.
• Âge/Localisation : Adulte, peau pileuse (visage, membres).
• Clinique : Nodule en dôme, kératine centrale, croissance rapide → stabilisation → possible
régression.
• Dermoscopie : nodule central kératosique avec collerette périphérique, vaisseaux arborisés
irréguliers et fond érythémateux.
• Histologie : Croissance symétrique, kératinisation tricholémmale, parakératose, pas d’atypies
franches.
• Pronostic : Bénin, autolimité ; mais diagnostic parfois difficile (confusion avec SCC).
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Lentigo solaire
Figure 22 Aspect clinique et dermoscopique d'un lentigo solaire
Figure 23 Aspect histopathologique d'un lentigo solaire
• Étiologie : Hyperplasie kératinocytaire et mélanocytaire induite par UV.
• Âge : Fréquent dès la quarantaine (surtout peaux claires).
• Facteurs de risque : Exposition solaire chronique.
• Localisation : Zones photo-exposées (visage, mains, avant-bras).
• Clinique : Macule brune, plane, bien limitée (“tache d’encre”).
• Dermoscopie : macule brun clair à bord flou, avec réseau pigmentaire en nid d’abeille et
pseudoréticule irrégulier.
• Histologie : Crêtes épidermiques allongées, pigmentation basale.
• Pronostic : Lésion strictement bénigne.
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Figure 24 Diagramme Illustrany les lesions pre-cancereuses
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Kératose actinique
Figure 25 Aspect clinique et dermoscopique d'une KA
Figure 26 Aspect histopathologique d'une KA
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Lésion néoplasique intraépidermique fréquente, liée à l’exposition cumulative aux UV, représentant une
dysplasie squameuse partielle.
• Sous-types : proliférative, hypertrophique, lichénoïde, atrophique, acantholytique, pigmentée.
• Localisation : Zones photo-exposées (visage, cuir chevelu, mains, avant-bras, lèvres).
• Clinique : Plaques érythémateuses squameuses de 2–10 mm, souvent multiples sur peau
photovieillie.
• Dermoscopie : taches rouges ou brunes avec pseudoréticule blanc, kératine adhérente et
vaisseaux glomérulaires ou en « cheveux bouclés ».
• Épidémiologie : Très fréquente chez les sujets âgés à peau claire.
• Facteurs de risque : UVB, immunodépression chronique, susceptibilité génétique.
• Histologie : Dysplasie kératinocytaire basale ± spinocellulaire, parakératose, élastose solaire.
• Pronostic : Peut régresser, rester stable ou évoluer vers un carcinome épidermoïde invasif.
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Kératose arsénicale
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Figure 27 Aspect Clinique d'une keratose arsenicale
11
Figure 28 Aspect Histopathologique d'une keratose arsenicale
Lésion cutanée secondaire à une exposition chronique à l’arsenic, à potentiel précancéreux.
• Localisation : Paumes, plantes, parfois tronc.
• Clinique : Papules hyperkératosiques jaunâtres, hyperpigmentation diffuse ou en gouttelettes.
• Dermoscopie : lésion hyperkératosique palmoplantaire avec kératine compacte, pigmentation
en mottes et vascularisation ponctuée ou glomérulaire.
• Épidémiologie : Rare dans les pays développés ; fréquente dans zones à eau contaminée.
• Facteurs de risque : Exposition environnementale, médicamenteuse ou professionnelle à
l’arsenic.
• Histologie : Hyperkératose, acanthose, papillomatose, dysplasie squameuse partielle.
• Pronostic : Évolution possible vers un carcinome épidermoïde invasif.
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Kératose induite par PUVA
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Figure 29 Aspect clinique d'une keratose induite par PUVA
12
Figure 30 Aspect histopathologique d'une keratose induite par PUVA
Lésion cutanée hyperkératosique secondaire à un traitement prolongé par psoralène + UVA.
• Localisation : Tronc, cuisses — zones traitées par PUVA mais non photo-exposées.
• Clinique : Papules multiples verruqueuses et squameuses, base large, 2–10 mm.
• Dermoscopie : pseudoréseau pigmenté irrégulier, granules bruns, mottes pigmentées et fond
érythémateux.
• Épidémiologie : Patients traités longtemps par PUVA (psoriasis, etc.).
• Facteurs de risque : Dose cumulative de PUVA.
• Histologie : Hyperkératose, papillomatose, acanthose, dysplasie kératinocytaire focale.
• Pronostic : Risque augmenté de carcinome épidermoïde, plus rarement de CBC.
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Carcinome épidermoïde in situ (Maladie de Bowen)
Figure 31 Aspect clinique de Bowen de la verge
Figure 32 Aspect histopathologique de la maladie de Bowen
Lésion précancéreuse intraépidermique représentant une forme précoce de SCC.
• Localisation : Zones exposées (visage, mains, jambes) ou non (tronc, organes génitaux,
périunguéal).
• Clinique : Plaque érythémateuse unique ou multiple, squameuse ou verruqueuse, lentement
évolutive.
• Dermoscopie : fond érythémateux homogène avec vaisseaux glomérulaires regroupés, écailles
superficielles et parfois pigmentation en mottes ou pseudoréseau atypique.
• Épidémiologie : Sujet âgé à peau claire ; plus fréquent chez les transplantés, exposés à l’arsenic
ou au PUVA.
• Histologie : Dysplasie complète de l’épiderme, atypies nucléaires, perte de maturation, atteinte
des annexes.
• Pronostic : Risque de progression vers un SCC invasif estimé à 3–5 %.
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Figure 33 Diagramme Illustrant les sous-types de CBC
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CBC superficiel
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Figure 34 Aspect clinique et dermoscopique d'un CBC superficiel
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Figure 35 Aspect histopathologique d'un CBC superficiel
Forme multifocale épidermique de CBC.
• Âge : Adulte, zones photo-exposées.
• Localisation : Tronc, membres.
• Clinique : Plaque érythémateuse annulaire, squameuse, bords perlés.
• Dermoscopie : fines arborisations, érosion, zones rouges en nappe, plages hypopigmentées et
structures en feuilles d’érable.
• Histologie : Lobules basaloïdes superficiels, palissade périphérique, fentes stromales.
• Facteurs de risque : Phototype clair, UV, antécédents personnels.
• Pronostic : Faible risque, bon pronostic post-exérèse.
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CBC nodulaire
Figure 36 Aspect clinique et dermoscopique d'un CBC nodulaire
Figure 37 Aspect histopathologique d'un CBC nodulaire
CBC le plus fréquent.
• Âge : Sujet âgé.
• Localisation : Tête, cou.
• Clinique : Nodule rose perlé, souvent ulcéré ou pigmenté ; vaisseaux arboriformes.
• Dermoscopie : vaisseaux arborisés larges, ulcération centrale, translucidité, globules bleu-gris et
foyers pigmentés.
• Histologie : Nodules basaloïdes bien circonscrits, apoptose centrale, fentes stromales.
• Pronostic : Très bon, récidive rare après exérèse.
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CBC micronodulaire
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Figure 38 Aspect Clinique d'un CBC micronodulaire
14
Figure 39 Aspect Histopathologique d'un CBC micronodulaire
Variante infiltrante à petits amas cellulaires.
• Âge : Sujet âgé.
• Localisation : Tête, cou.
• Clinique : Nodule ulcéré, semblable au nodulaire.
• Dermoscopie : vaisseaux arborisés fins, zones blanches cicatricielles, pigment discret ; dermoscopie
souvent pauvre.
• Histologie : Nodules infiltrants, croissance tentaculaire, atteinte périnerveuse possible.
• Pronostic : Haut risque de récidive locale.
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CBC infiltrant
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Figure 40 Aspect Clinique et dermoscopique d'un CBC superficiel
15
Figure 41 Aspect histopathologique d'un CBC superficiel
Variante agressive à croissance profonde.
• Âge : Sujet âgé.
• Localisation : Tête, cou.
• Clinique : Plaque rosée ulcérée, aspect cicatriciel.
• Dermoscopie : structure blanchâtre mal définie, vaisseaux fins peu ramifiés, parfois ulcération ou
cicatrice centrale.
• Histologie : Amas allongés infiltrant le derme, invasion périnerveuse.
• Pronostic : Risque élevé de récidive, nécessite marges larges.
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CBC sclérodermiforme (morphéiforme)
16
Figure 42 Aspect clinique et dermoscopique d'un CBC sclerodermiforme
16
Figure 43 Aspect histopathologique d'un CBC sclerodermiforme
16
Forme très infiltrante à stroma scléreux.
• Localisation : Tête, cou.
• Clinique : Plaque mal délimitée, aspect cicatriciel.
• Dermoscopie : fond blanc nacré homogène, vaisseaux linéaires peu nombreux, aspect fibreux ;
dermoscopie peu spécifique.
• Histologie : Cordons fins dans un stroma collagénique, périnervie fréquente.
• Pronostic : Haut risque local, traitement chirurgical avec marges impératif.
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= CBC basosquameux
17
Figure 44 Aspect clinique et dermoscopique d'un CBC basosquameux
17
Figure 45 Aspect histopathologique de CBC basosquameux
Tumeur mixte BCC + SCC.
• Âge : Homme âgé.
• Localisation : Tête, cou.
• Clinique : Nodule/papule ulcérée ; signes mixtes BCC/SCC.
• Dermoscopie : signes mixtes BCC/SCC : vaisseaux arborisés + glomérulaires, érosion, kératine
centrale, zones blanches structurées.
• Histologie : Zones basaloïdes + kératinisation squameuse, périnervie fréquente.
• Pronostic : Agressif, récidives fréquentes, potentiel métastatique.
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CBC à différenciation sarcomatoide :
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Figure 46 Aspect clinique d'un CBC a differenciation sarcomatoide
18
Figure 47 Aspect histopathologique d'un CBC a differenciation sarcomatoide
• Localisation : Zones photo-exposées (tête, membres, abdomen) chez l’homme âgé.
• Clinique : Nodule exophytique à croissance rapide, souvent ulcéré (taille moyenne : 28 mm).
• Dermoscopie : fond érythémateux asymétrique, vaisseaux polymorphes (arborisés + atypiques), zones
blanches, kératine focale — aspect parfois trompeur
• Histologie :
• Nodules de CBC.
• Stroma malin sarcomatoïde (ostéo-, chondro-, rhabdomyo-…).
• Souvent sans marquage kératinique.
• Pathogénie : Différenciation mésenchymateuse à partir du CBC.
• Différentiel : Carcinosarcome, sarcome cutané, CBC classique.
• Pronostic : Similaire aux CBC classiques de même taille.
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CBC à différenciation annexielle
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Figure 48 Aspect clinique d'un CBC a differenciation annexielle
19
Figure 49 Aspect histopathologique d'un CBC a differenciation annexielle
Variante de CBC avec différenciation folliculaire, sébacée ou apocrine.
• Localisation : Zones périoculaires.
• Clinique : Papule/nodule parfois ulcéré.
• Dermoscopie : dermoscopie peu spécifique, éléments classiques du CBC avec parfois zones lobulées ou
structures tubulaires évoquant une différenciation glandulaire.
• Histologie :
o Folliculaire : cellules fantômes, kératine gris-bleu.
o Sébacée : sébocytes matures.
o Apocrine : canaux avec sécrétion en décapitation.
• Différentiel : Pilomatrical carcinoma, trichoépithéliome, sébacéome.
• Pronostic : Identique aux CBC classiques.
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CBC fibroepithélial (Pinkus tumour)
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Figure 50 Aspect clinique et dermoscopique d'une tumeur de Pinkus
Figure 51 Aspect histopathologique d'une tumeur de pinkus
Forme rare, cordons anastomosés dans stroma fibroblastique.
• Localisation : Tronc, hanches, dos.
• Clinique : Nodule exophytique, chair ou pigmenté, polype fibroépithélial.
• Dermoscopie : réseau délicat de lignes serpentine-like, vaisseaux en peigne ou en buisson, zones
blanches interfolliculaires et fond rose pâle.
• Histologie : Cordons basaloïdes issus de l’épiderme, stroma fibroblastique.
• Pronostic : Faible risque, exérèse standard suffisante.
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Figure 52 Diagramme Illustrabt les different sous types des carcinomes epidermoides
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CE verruqueux
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Figure 53 Aspect clinique et dermoscopique d'une tumeur de Lowenstein
21
21
Figure 54 Aspect histopathologique d'un CE verruqueux
CE bien différencié, souvent HPV, irritation chronique.
• Âge : > 60 ans.
• Localisation : Muqueuses, paumes, plantes, cicatrices.
• Clinique : Plaques kératosiques ou excroissances condylomateuses.
• Dermoscopie : surface papillomateuse blanchâtre avec kératine compacte, vaisseaux ponctués ou
glomérulaires périphériques, fond érythémateux.
• Histologie : Architecture ondulante, pas d’atypie majeure, longues digitations.
• Pronostic : Bonne évolution si exérèse complète. Contre-indication à la radiothérapie.
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CE acantholytique
22
Figure 55 Aspect clinique d'un CE acantholytique
22
22
Figure 56 Aspect histopathologique d'un CE acantholytique
CE avec perte de cohésion intercellulaire.
• Âge : Sujet âgé, transplantés.
• Localisation : Tête, cou, tronc, extrémités.
• Clinique : Lésion nodulaire/ulcérée.
• Dermoscopie: surface érythémateuse ou kératosique, zones ulcérées, vaisseaux glomérulaires ou
en cheveux bouclés dispersés, dermoscopie non spécifique.
• Histologie : Acantholyse créant des pseudolumens glandulaires.
• Pronostic : Controversé, mais souvent similaire aux SCC classiques.
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CE lymphoépithélial
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Figure 57 Aspect histopathologique d'un CE lymphoepithelial
CE peu différencié avec infiltrat lymphoplasmocytaire.
• Localisation : Tête, cou.
• Clinique : Masse rapidement croissante.
• Dermoscopie: plaque ou nodule érythémateux peu spécifique, dermoscopie pauvre, parfois fond
rosé avec vascularisation discrète.
• Histologie : Îlots tumoraux peu différenciés, entourés de lymphocytes.
• Pronostic : Bon si exérèse complète.
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CE à cellules claires
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Figure 58 Aspect histopathologique d'un CE a cellules claires
Vacuolisation cytoplasmique ; critères : ≥25 % de cellules claires.
• Localisation : Tête, cou.
• Clinique : Indistinct des SCC classiques.
• Dermoscopie: lésion nodulaire ou ulcéro-végétante, kératine focale, zones blanches luisantes et
vascularisation polymorphe.
• Histologie : Cellules à cytoplasme clair, vacuoles uniloculaires.
• Pronostic : Équivalent aux SCC conventionnels.
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CE fusocellulaire
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Figure 59 Aspect histopathologique d'un CE fusocellulaire
CE avec Perte de différenciation malpighienne.
• Âge : >70 ans, homme blanc.
• Localisation : Tête, cou, thorax, muqueuses.
• Clinique : Tumeur exophytique, hémorragique, croissance rapide.
• Dermoscopie: aspect dermoscopique trompeur, zones amélaniques ou pigmentées, vaisseaux
atypiques irréguliers sur fond rouge-blanc.
• Histologie : Cellules fusiformes, invasion profonde, peu/pas de kératinisation.
• Pronostic : Très agressif, métastases fréquentes, mortalité élevée.
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Tumeurs Neuroendocrines
Carcinome à cellules de Merkel
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Figure 60 Aspect clinique d'un carcinome a cellules de Merkel
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Figure 61 Aspect Histopathologique d'un carcinome a cellules de Merkel
• Étiologie : Virus polyomavirus (MCV), UV, immunodépression.
• Âge : Sujet âgé (>75 ans), peau claire.
• Localisation : Tête, cou, extrémités (zones photo-exposées).
• Clinique : Nodule violacé ou chair, ferme, croissance rapide.
• Dermoscopie: nodule rouge-violacé, fond homogène, vaisseaux linéaires ou arborisés peu
ramifiés, parfois “milky-red areas”, dermoscopie peu spécifique mais évocatrice.
• Histologie : Petites cellules rondes, chromatinées (“salt & pepper”), mitoses fréquentes.
• Pronostic : Agressif. Survie à 5 ans faible si métastases.
• Traitement : Chirurgie + radiothérapie ± immunothérapie.
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NB : Toutes les figures portant le logo des services de dermatologie et d’anatomie pathologique de l’Hôpital Arrazi de marrakech
(HAR) proviennent de ces deux services.
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