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Calcul Fondations Last Version

Le document traite des fondations superficielles, expliquant leur rôle dans le transfert des charges des constructions au sol. Il décrit les types de fondations, les méthodes de construction, ainsi que les principes de calcul de la capacité portante et des états limites. Enfin, il aborde les exigences normatives selon l'Eurocode 7 pour la justification des ouvrages géotechniques.

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Calcul Fondations Last Version

Le document traite des fondations superficielles, expliquant leur rôle dans le transfert des charges des constructions au sol. Il décrit les types de fondations, les méthodes de construction, ainsi que les principes de calcul de la capacité portante et des états limites. Enfin, il aborde les exigences normatives selon l'Eurocode 7 pour la justification des ouvrages géotechniques.

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Fondations

superficielles

Capacité portante
Pr Makhaly Ba,
UFR Sciences de l’Ingénieur
Université de Thiès (Sénégal)
Introduction – Définitions

SUPERSTRUCTURE

Murs et baies
Plafond
Charpente
Couverture

INFRASTRUCTURE
Sol
Semelles
Soubassement
Dallage
VRD
Introduction – Définitions
Le rôle des fondations
• Les fondations transfèrent au terrain toutes les charges
descendant des constructions :
• forces (verticales, horizontales, inclinées),
• moments.
Ces charges sont appliquées sur des surfaces de contact et
souvent évaluées sous forme de contraintes moyennes (sur une
bande, un rectangle, un cercle, un cône, un cylindre).

• Les charges sont équilibrées par la réaction du massif de


sol ou roche. Cette réaction est associée à une déformation,
qui dépend de la déformabilité du terrain et de la variation locale
des contraintes en chaque point du massif.

• Les fondations sont conçues et dimensionnées pour limiter les


déformations de la construction à des valeurs admissibles.
Les charges sur les fondations

Surface chargée

Murs
Poteaux
Grandes structures

Le silo de Transcona

Un réservoir à hydrocarbures
Les structures centrales puis les étages accrochés à ces structures
Les charges appliquées aux fondations sont déterminées par la structure.
Le sol répond aux demandes de la structure.

Une structure classique en maçonnerie

STRUCTURE

FONDATIONS

L’équilibre des différentes parties de la construction crée des forces


horizontales en plus des forces verticales dues à la pesanteur. De ce
fait, les charges qui descendent vers les fondations par les murs sont
en général inclinées et excentrées.
Les charges peuvent être transmises de différentes façons au terrain.

Transfert direct sous la structure Transfert par un radier


Les charges peuvent être transmises de différentes façons au terrain.

Transfert local sous la structure, Transfert par un radier reposant


par l’intermédiaire de pieux sur des pieux courts
1- Décapage de la terre végétale

2- Fouille en rigole 3- Béton de propreté


Méthodes de construction des fondations

Fondations superficielles et radiers


Une excavation de forme adaptée, un fond plat et propre, un coffrage, des
armatures et du béton (ou autres procédés).
? Béton de propreté
Coffrage+ Coulage de béton

Ferraillage-Enrobage
FONDATIONS: Soubassement

FONDATIONS : Types des Semelles

Poteau Mur porteur

Semelle isolée Semelle continue Semelle flottante


FONDATIONS:
Semelle continue+ Soubassement
FONDATIONS: Semelle isolée + poteau
Protection - Ferraillage
FONDATIONS : Drainage
DALLAGE
DALLAGE: type de dallage

Dallage sur blocage: Dallage porté :


Sur terre-plein sur vide sanitaire ou sur sous-sol
Introduction – Définitions

Classification des fondations


Introduction – Définitions

• Largeur d'une semelle : B


• Longueur d'une semelle : L
• Hauteur d'encastrement : D
• Ancrage de la semelle : h
• Radiers et dallages
Introduction – Définitions
Classification des fondations d’après le DTU 13.1.

D/B < 6
D<3m

Classification des fondations De/B < 1,5


d’après : Fascicule 62 titre V
Règles techniques de conception
et de calcul des fondations des De = Hauteur d'encastrement
ouvrages de génie civil équivalente
Géométrie des fondations
Les systèmes de transmission des charges aux terrains sont variés.

Semelle Radier

Pieu Barrette

Fondations
Fondations semi- Fondations
superficielles profondes profondes
Introduction – Définitions
Caractéristiques des fondations
superficielles
Différents types
filante si L/B>5
de semelles

Carré L
Rectangle
Cercle
B
Semelle sous Semelle filante Semelle filante
poteau isolé sous mur sous poteaux
Caractéristiques des fondations
superficielles

Radier

Si les calculs donnent une surface de semelle supérieure


à la moitié de l’aire de fondation radier (plus économique)
Radier
Rupture et capacité portante

Q q'd qd
charge
par unité
0,2.B de surface
D Q
0,4.B
B.L
B
sol compact
0,6.B

sol peu
0,8.B

tassement
compact
capacités portantes

pression ou contrainte maximale que le sol peut


supporter avant la rupture.
Rupture et capacité portante
Rupture et capacité portante

Zone I : Il se forme sous la base de la


semelle un poinçon rigide qui s'enfonce
dans le sol en le refoulant de part et
d'autre jusqu'à la surface.

Zone II : Le sol de ces parties est


complètement plastifié et il est refoulé
vers la surface.
Déplacements et cisaillement importants
→ rupture généralisée

Zone III : Les zones externes ne sont


soumises qu'à des contraintes beaucoup
plus faibles qui ne le mettent pas en
rupture.
Formule historique de Terzaghi
La pression (contrainte) moyenne limite sous la
fondation est la somme de 3 pressions de rupture :

due à la butée du sol,


due à la surcharge q = g.D
due à la cohésion du sol C.
La pression (contrainte) moyenne limite qu (ou
capacité portante) est donnée par la relation :

B
qu g . .N g g .D.N q C.N c
2
Ng, Nq et Nc sont les facteurs de capacité portante.
Ils sont sans dimension et ne dépendent que de f.
Facteurs de capacité portante

B
qu g . .N g g .D.N q C.N c
2

« terme de « terme de « terme de


profondeur » surface » cohésion »

facteur Ng facteur Nq facteur Nc

2 f .tgf Nq 1
Nq tg .e Nc
4 2 tgf

abaques – tableaux - figures


Rupture et capacité portante

Calculs justificatifs conduits suivant la théorie des états limites

• Sont distingués :

- les états limites ultimes (ELU) au-delà desquels il y a risque de rupture ;


- les états limites de service (ELS) au-delà desquels l’ouvrage ne serait plus
susceptible de remplir sa fonction (par exemple déformations excessives).

• Justification de la structure : doit être envisagée pour différentes


situations parmi lesquelles:

- les situations en cours de construction


- les situations en cours d’exploitation
- les situations accidentelles, telles que les séismes
Combinaisons d’actions pour le calcul aux états limites

Pour les fondations d’ouvrages, on distingue les actions suivantes :

Actions permanentes G (Gmax action défavorable et Gmin action favorable) : poids


propre, poids du sol, retrait, fluage

Actions dues à l’eau : Gw forces hydrostatique (poussée d’Archimède) ou Fw


dynamique (courant en rivière et mer) : poussée d’Archimède, effet hydrodynamique
des courants sur les appuis en rivière ou en mer

Actions éventuelles de poussées latérales Gsp

Actions éventuelles de frottement négatif Gsn

Actions variables Q (Q1k action de base et Qik action d’accompagnement) : charges


d’exploitation et dus aux effets climatiques (vent, neige…),

Actions accidentelles FA : séisme, vent extrême, choc, explosion, feu…


Quelques aspects de l’Eurocode 7
NF P 94-261 (Eurocode 7):

Catégories géotechniques
Justification des ouvrages
Action géotechnique
Valeurs caractéristiques des paramètres géotechniques
États-limites ultimes
Les ELU Fondamentaux
Catégories géotechniques
• Catégorie 1
• ouvrages petits et simples (conditions de terrain connus et simples)
• risques négligeables

fondations superficielles ; fondations sur radiers ; fondations sur pieux ; murs et autres
• Catégorie 2 ouvrages de soutènement retenant du sol ou de l’eau ; excavations ; piles et culées de
• ouvrages courants ponts ; remblais et terrassements ; ancrages et autres systèmes de tirants ; tunnels dans
les roches dures non fracturées, sans conditions spéciales d’étanchéité ou autres
• pas de risques anormaux exigences.

• pas de conditions de terrain et de charges inhabituelles

les ouvrages très grands ou inhabituels ; les ouvrages impliquant des


• Catégorie 3 (ni 1, ni 2) risques anormaux ou des conditions de terrain ou de chargement
inusuelles ou exceptionnellement difficiles ; les ouvrages construits dans
• ouvrages très grands et inhabituels des zones très sismiques, etc.
• risques anormaux (séisme), conditions de terrain et de charges exceptionnels….
Justification des ouvrages

EN1997-1 Section 2 : Base du calcul géotechnique article 2.1 (4) -


Exigences de calcul

(4) Il convient de vérifier les états-limites par l’une ou plusieurs des


procédures suivantes :
- l’utilisation de calculs
- l’adoption de méthodes prescriptibles
- des modèles expérimentaux et des essais de
chargement
- une méthode observationnelle
Action géotechnique
Action géotechnique
( EN 1997-1 article [Link]
Définitions ) Poids des terres

action transmise à la
structure par le sol, les Poussée de la surcharge

remblais, l’eau libre ou


l’eau souterraine Poussée des terres

La justification d’un ouvrage géotechnique


selon l’Eurocode 7 nécessite de définir des
actions et des résistances et de les comparer
en considérant des coefficients partiels qui Fondations :
vont venir multiplier les actions et diviser les - Charges ver cale supportées → ac ons
résistances. - Réac on du sol → résistance
Action géotechnique
Classification des actions ( EN 1997-1 article 4.1.1)

(1)P Les actions doivent être classées de la manière suivante en


fonction de leur variation dans le temps :

— les actions permanentes (G), par exemple poids propre des structures,
équipements fixes et revêtements de chaussée, et actions indirectes provoquées
par un retrait et des tassements différentiels ;

— les actions variables (Q), par exemple les charges d’exploitation sur planchers,
poutres et toits des bâtiments, les actions du vent ou les charges de la neige ;

— les actions accidentelles (A), par exemple les explosions ou les chocs de
véhicules.
Valeurs caractéristiques des paramètres
géotechniques ( EN 1997-1, § [Link] )

(2)P La valeur caractéristique d’un paramètre géotechnique sera une estimation


prudente de la valeur affectant l’état-limite considéré.

(9) Si des méthodes statistiques sont utilisées pour sélectionner les valeurs
caractéristiques des propriétés des terrains, il convient que ces méthodes
fassent la distinction entre les échantillons locaux et régionaux et qu’elles
permettent d’utiliser la connaissance à priori des propriétés de terrains
analogues.

(10) Si des méthodes statistiques sont utilisées, il convient que la valeur


caractéristique soit obtenue de telle manière que la probabilité d’une valeur
plus mauvaise pour l’état-limite considéré ne soit pas plus grande que 5%.
…. des paramètres géotechniques
EN 1997-1, § [Link]
(2)P La valeur caractéristique d’un paramètre géotechnique sera une
estimation prudente de la valeur affectant l’état-limite considéré.
Valeurs mesurées
Valeur dérivée : Valeur d’un Valeurs dérivées
paramètre géotechnique
valeur caractéristique (Xk ou R) :
déduite de résultats d’essais
Valeurs Valeurs Valeurs de calculs valeur d'une propriété de
par analyse théorique, caractéristiques matériau ou de produit, ayant
moyennes Xm
corrélation ou de façon Xd = Xk / gM une probabilité donnée de ne
empirique. Valeurs Xb < Xk < Xm pas être atteinte lors d'une
basses Xb hypothétique série d'essais
Géotechnique illimitée. Cette valeur
+ correspond généralement à un
Géotechnique Hydrogéologie fractile spécifié de la distribution
+ +
Hydrogéologie Etat-limite statistique supposée de la
+ propriété concernée du matériau
Méthode de calcul ou du produit.
…. des paramètres géotechniques
…. des paramètres géotechniques
A partir d’un ensemble de N valeurs Xi (supposées suivre une loi normale ou dont le
logarithme suit une loi normale Y = ln(Xi)) dont la moyenne est Xm, l’écart-type
mesuré s et l’écart-type réel s, ces relations sont les suivantes :

Pour une estimation prudente de la moyenne Xm;f (c’est-à-dire une estimation de la


moyenne avec un niveau de confiance de 95 %) :
,
- ; avec où , est le fractile à 5 % de la loi
normale centrée réduite;

,
- ; avec où , est le fractile à 5 % de la loi
de Student à N-1 degrés de liberté ;
…. des paramètres géotechniques
Pour une de la valeur la plus faible Xf (c’est-à-dire le fractile à 5 % ) :

,
- avec

,
- avec

Valeurs de kn pour la valeur caractéristique de 5 %

Vx : coefficient de variation

EC0 Section D72, page 64


Autres méthodes: Exemple de la droite des moindres carrés
Valeurs caractéristiques des résistances
• Plus complexe

• Inclut à la fois la fois la variabilité spatiale des propriétés du terrain et la


dispersion du modèle de calcul

• Etalonnage du modèle de calcul avec des essais expérimentaux

• Cette situation se rencontre uniquement pour les semelles et les pieux quand des
essais de chargement ont lieu

• Introduction de facteurs de corrélation pour définir les valeurs caractéristiques


pour le calcul de la portance des fondations superficielles et profondes

𝑅 : Valeur moyenne
𝜉 𝑅 : Valeur minimale
𝑅 ; 𝜉 : Valeur calculée
Etats-limites ultimes ( EN 1997-1, article [Link] )
6.4.1 Généralités
(1) P Les états-limites ultimes suivants EQU :perte d’équilibre statique de la
doivent être vérifiés lorsqu’il y a lieu : structure ou du terrain
STR : rupture interne ou déformation
EQUILIBRE (EQU) excessive des éléments
constituant la structure
STRUCTURE (STR) GEO :rupture ou déformation
excessive du terrain
GEOTECHNIQUE (GEO) UPL : rupture par soulèvement dû à
des forces verticales
SOULEVEMENT (UPL)
HYD : rupture causée par les
gradients hydrauliques dans le
HYDRAULIQUE (HYD) terrain
Etats-limites ultimes ( EN 1997-1, article [Link] )

EQU :perte d’équilibre statique de la


structure ou du terrain
STR : rupture interne ou déformation
excessive des éléments
constituant la structure
GEO :rupture ou déformation
excessive du terrain
UPL : rupture par soulèvement dû à
des forces verticales
HYD : rupture causée par les
gradients hydrauliques dans le
terrain
Les ELU Fondamentaux
EN 1990 : Bases de calcul des structures

A1.3.1 Valeurs de calcul des actions dans les


situations de projet durables et transitoires

(5) Il convient de vérifier le dimensionnement des


éléments structuraux (semelles, pieux, murs de
soubassement, etc.) (STR) soumis à des actions
géotechniques, et la résistance du terrain (GEO,
voir 6.4.1), en utilisant l'une des trois approches
suivantes complétées, pour les actions
géotechniques et les résistances, par l’EN 1997 :
Approches : 1 – 2 – 3
Les États-limites ( EN 1997-1, article [Link].4 )
Ens. A1 Ens. A2
Approches Combinaisons Action (g F) Symbole (actions (actions
structurelles) géotechniques)
Permanente
A1 “+” M1 “+” R1 Défavorable1 gG 1,35 1,10
1 Favorable2 gG 1,00 1,00
A2 “+” M2 “+” R1
Variable
2 A1 “+” M1 “+” R2
Défavorable gQ 1,50 1,30
3 A1 ou A2 “+” M2 “+” R3 Favorable gQ 0 0

1 Destabilisante ; 2 Stabilisante

Paramètre de sol (g M ) Symbole Ens. M1 Ens. M2


Équilibres Résist. au cisaillement g 1,00 1,25
STR & GEO Cohésion drainée gc’ 1,00 1,25
Cohésion non drainée gcu 1,00 1,40
Résist. non confinée gqu 1,00 1,40
Masse volumique gg 1,00 1,00

Résistance (g R ) Symbole Ens. R1 Ens. R2 Ens. R3


Portance gRv 1,00 1,4 1,00
Fondations
Glissement gRh 1,00 1,1 1,00 superficielles
Les États-limites ( EN 1997-1, article [Link].4 )
Calcul des fondations
Les méthodes de calcul diffèrent par type de fondation, mais aussi
suivant la façon dont on a déterminé les propriétés mécaniques des
sols ou roches. De ce fait, elles peuvent varier d’un pays à l’autre.

Fondations
superficielles et radiers Essais de laboratoire
Nature, c et , cu, g
Charges statiques et
dynamiques, vibrations

Fondations Essais en place


profondes Nature, EM, pLM, qc, fs, g
Charges statiques et
dynamiques, vibrations
Capacité portante : Essai laboratoire c et φ
Capacité portante : Essai laboratoire c et φ
NF P 94 – 261
Conditions drainées

B'
qnet c'.N c .sc .ic .bc q '.N q .sq .iq .bq g '. .N g .sg .ig .bg -q'0
2

q’ est la pression effective uniforme appliquée au sol autour de la semelle,


q’0 est la pression effective à la base de la fondation après travaux,
g’ poids volumique effectif du sol sous la fondation,
B’ est la largeur réduite de la fondation,
c’ est la cohésion effective du sol,
Nc, Nq et Ng sont les facteurs de capacité portante,
sc, sq et sg sont les facteurs de forme,
ic, iq et ig sont les facteurs d’inclinaison de la charge,
bc, bq et bg sont les facteurs d’inclinaison de la base de la fondation,
Capacité portante : Essai laboratoire c et φ
NF P 94 – 261
Conditions drainées
Capacité portante : Essai laboratoire c et φ
NF P 94 – 261
Conditions drainées

𝟐 + 𝑩 /𝑳′
𝒎 = 𝒎𝑩 =
𝟏 + 𝑩 /𝑳′
𝟐 + 𝑳 /𝑩′
𝒎 = 𝒎𝑩 =
𝟏 + 𝑳 /𝑩′
Capacité portante : Essai laboratoire c et φ
NF P 94 – 261
Conditions non drainées
Eurocode 7 Terme de surface ou Terme de profondeur Terme de cohésion
gravité Ng Nq Nc Méthode de Meyerhof
Ng 2 N q 1 tan Nq exp tan tan 2 Nc N q 1 cot
4 2
Valeurs de (deg) Ng (deg) Nq (deg) Nc
Ng, Nq, Nc 0 0 0 1 0 5,1
5 0,11 5 1,6 5 6,5
10 0,50 10 2,5 10 8,3
15 1,60 15 3,9 15 11,0
20 4,60 20 6,4 20 14,8
25 9 25 10,7 25 20,7
30 20 30 18,4 30 30,1
35 45 35 33,3 35 46,1
40 106 40 64,2 40 75,3
45 268 45 134,9 45 133,9
Forme(1) B' B' sq Nq 1
sg 1 0 ,3 sq 1 sin ' sc
c’, ’ L' L' Nq 1
Profondeur (pas de formule) (pas de formule) (pas de formule)
Inclinaison H
m 1
H
m 1 iq
de la charge ig 1 iq 1 ic iq
(2) V A' c' cot ' V A' c' cot ' Nc tan '

Inclinaison 2 2 1 bq
de la semelle bg 1 tan ' bq 1 tan ' bc bq
N c tan '
Talus (pas de formule) (pas de formule) (pas de formule)
Excentrement Réduction de B de 2eB Réduction de B de 2eB Réduction de B de 2eB
Réduction de L de 2eL Réduction de L de 2eL Réduction de L de 2eL
Effet de la profondeur de la nappe phréatique
Effet de la profondeur de la nappe phréatique

Dans le terme de profondeur g est


remplacé par g’
Effet de la profondeur de la nappe phréatique
Application 1

On considère une semelle carrée de 2 m de côté, encastrée de 0,5m dans le sol.


Elle repose sur une couche de sable de caractéristiques g = 18 kN/m3, c’ = 0 et
ϕ'=35 degrés. Le toit de la nappe est au niveau de la base de la fondation.

1. Calculer la force verticale centrée maximale que l'on peut appliquer à la


fondation (sans coefficient de sécurité).

2. Que se passe-t-il si la charge reste verticale mais est excentrée de 0,5 m vers
le milieu d'un côté ?

3. Que se passe-t-il si la charge est centrée mais inclinée de 10 degrés par


rapport à la verticale ?

4. Que se passe-t-il si la charge est inclinée de 10 degrés et excentrée de 0,5 m


vers le milieu d'un des côtés ?
Cas particulier de sol constitué par une bicouche

• Si H/B < 1,5 : tout se passe comme si la semelle se repose sur (2),
• Si H/B > 3,5 : tout se passe comme si la semelle se repose sur la couche (1),
• Si 1,5 < H/B < 3,5 ; on adopte une semelle fictive de largeur B’ et on prend en compte la couche (2).
D’après la figure B’ = B + H.

Vérifier la portance d’une fondation


posée sur le toit de la couche molle et
ayant pour largeur celle qui est obtenue Couche 1

en supposant une diffusion avec la


profondeur de la contrainte à 1 pour 2 Couche 2
ou avec un angle de 30°. Si la couche
porteuse a une épaisseur H, la largeur
de la semelle fictive est alors B + H dans
le cas de la diffusion à 1 pour 2.
Méthode dite de la « semelle fictive »
Capacité portante : Essai pressiométrique
Capacité portante : Essai pressiométrique
mesure volume
mesure de pression déformation
de volume

DV

pression
contrainte
source de Dp
pression Pression limite pl
sonde
Dp
Module Em
DV
pressiométrique
V
Capacité portante : Essai pressiométrique
Capacité portante : Essai pressiométrique
volume
déformation
Pour chaque niveau
on calcul la pression
limite nette :

pression p l* pl p0
contrainte

Pression limite pl

p0 est la contrainte totale


horizontale au niveau considéré.
Capacité portante : Essai pressiométrique
Capacité portante : Essai pressiométrique
NF P 94-261 (Eurocode 7):

Calcul de la contrainte associée à la résistance nette du terrain :

Calcul de la pression limite ple*:

Si le terrain est homogène


Capacité portante : Essai pressiométrique
NF P 94-261 (Eurocode 7):

Calcul de la contrainte associée à la résistance nette du terrain :

Calcul de la pression limite ple*:

Si le terrain est hétérogène

𝒏 Calculée comme la moyenne géométrique des pressions limites


𝒏
∗ nettes mesurées jusqu’à une profondeur hr sous la base de la
𝒍𝒆 𝒍;𝒌;𝒊
fondation.
𝒊 𝟏
Capacité portante : Essai pressiométrique
NF P 94-261 (Eurocode 7):

Détermination de hr :

A l’ELS : 𝒓

A l’ELU : en fonction de la géométrie de la fondation et de l’excentricité de la


charge

Pour les fondations filantes de largeur B :

𝒓
Capacité portante : Essai pressiométrique
NF P 94-261 (Eurocode 7):

Détermination de hr :

Pour les fondations circulaires de diamètre B :

Pour les fondations rectangulaires de largeur B et de longueur L :

𝑳 𝑩
𝒓

𝑳 𝑩
𝒓 𝑩 𝑳
Capacité portante : Essai pressiométrique
NF P 94-261 (Eurocode 7):

Calcul de kp : Facteur de portance pressiométrique

Pour les fondations filantes (B/L = 0) ou carrées (B/L = 1) :


𝑫
𝒆 𝒄 𝒆
𝑩 𝒑𝟎 𝑩
𝒑; 𝑳

Avec a, b, c et kp0 définis dans le tableau suivant :

Pour les fondations rectangulaires :

𝑩 𝑩 𝑩
𝒑; 𝑳 𝒑; 𝑳 𝟎 𝒑; 𝑳 𝟏
Capacité portante : Essai pressiométrique
NF P 94-261 (Eurocode 7): Calcul de kp :

Catégorie de sol – Courbe de variation du Expression de kp


facteur de portance a b c kp0
Semelle filante – Q1 0,2 0,02 1,3 0,8
Argiles et limons
Semelle carrée – Q2 0,3 0,02 1,5 0,8
Semelle filante – Q3 0,3 0,05 2 1
Sables et graves
Semelle carrée – Q4 0,22 0,18 5 1

Semelle filante – Q5 0,28 0,22 2,8 0,8


Craies
Semelle carrée – Q6 0,35 0,31 3 0,8
Marnes et marno- Semelle filante – Q7 0,2 0,2 3 0,8
calcaires
Roches altérées Semelle carrée – Q8 0,2 0,3 3 0,8
Capacité portante : Essai pressiométrique
NF P 94-261 (Eurocode 7):

Calcul de De :

Avec d = 0 sauf couches très mauvaises en surface, sauf si


on souhaite ne pas tenir compte de couches de sol
superficielles, de mauvaises caractéristiques.
Capacité portante : Essai pressiométrique
NF P 94-261 (Eurocode 7):

Calcul du coefficient minorateur idb : d


b

d
Capacité portante : Essai pressiométrique
NF P 94-261 (Eurocode 7):
d

Calcul du coefficient minorateur idb :


Capacité portante : Essai pressiométrique
NF P 94-261 (Eurocode 7):

Calcul du coefficient minorateur idb :


Capacité portante : Essai pressiométrique
NF P 94-261 (Eurocode 7): Calcul du coefficient minorateur idb :
Capacité portante : Essai pressiométrique
NF P 94-261 (Eurocode 7):

Calcul du coefficient minorateur idb :


Capacité portante : Principes de justification
NF P 94-261 (Eurocode 7):

Vérification :

Vd : valeur de calcul de la force verticale appliquée à la fondation (descente de


; charge verticale à l’ELU fondamental et/ou accidentel) calculée avec l’approche 2
R0 (=A*q0) : le poids du volume de sol constitué du volume de la fondation sous le
;
terrain après travaux et des sols compris entre la fondation et le terrain après
; travaux
Rv : Résistance nette du terrain
A : aire de la base de la fondation superficielle
; ; ; ie : coefficient réducteur lié à l’excentrement e de la charge
qnet : contrainte de rupture nette à la base de la fondation
gr;v : coefficient partiel gérant l’état limite considéré
; ; ;
gr;v;d : coefficient de modèle lié à la méthode (pl, qc, etc,…)
Capacité portante : Principes de justification
NF P 94-261 (Eurocode 7):

Vérification :
Synthèse des coefficients partiels à utiliser pour la justification de la
portance d’une fondation superficielle

gr;v
ELU situations ELS combinaisons gr;v;d
ELU situations
durables et quasi permanente,
accidentelles
transitoires fréquente et rare
Modèles de calcul
basés sur pLM, qc 1,2
et cU 1,4 (valeur
1,2 2,3
conforme à l’EC7-1)
Modèles de calcul
2,0
basés sur c et f
Capacité portante : Essai pressiométrique
NF P 94-261 (Eurocode 7):

Vérification : Calcul du terme réducteur d’excentrement (pour le calcul de la surface effective)

Type de semelle Relation à utiliser


Filante A’ = Aie = 𝐴 1 − 2 = LB 1 − 2 = 𝐿𝐵′

A’ = Aie = 𝐴 2 − 1−

Circulaire = 𝜋𝑅 2 − 1−

𝐵′ = 𝐴′ et 𝐿′ = 𝐴′

Rectangulaire A’ = Aie = 𝐴 1 − 2 1−2 = 𝐵 − 2𝑒 𝐿 − 2𝑒 = 𝐵 𝐿′


Capacité portante : Principes de justification
NF P 94-261 (Eurocode 7):

Vérification : Vérifications à mener pour la justification de l’excentrement du chargement

Semelle filante Semelle circulaire Semelle rectangulaire


ELU 2𝑒 2𝑒 1
2𝑒 1 2𝑒 3
1− ≥ 1− ≥ 1− 1− ≥
Situations durables et 𝐵 15 𝐵 40 𝐵 𝐿 15
transitoires
ELS 2𝑒 1 2𝑒 9 2𝑒 2𝑒 1
1− ≥ 1− ≥ 1− 1− ≥
𝐵 2 𝐵 16 𝐵 𝐿 2
caractéristique
2𝑒 2 2𝑒 9 2𝑒 2𝑒 1
ELS fréquent 1− ≥ 1− ≥ 1− 1− ≥
𝐵 3 𝐵 16 𝐵 𝐿 2

ELS 2𝑒 2 2𝑒 9 2𝑒 2𝑒 1
1− ≥ 1− ≥ 1− 1− ≥
𝐵 3 𝐵 16 𝐵 𝐿 2
quasi-permanent
Capacité portante : Principes de justification
NF P 94-261 (Eurocode 7):

Vérification :

ELU de glissement

Hd : valeur de calcul de la force horizontale (ou parallèle à la base de la fondation)


appliquée à la fondation superficielle

Rh;d : valeur de calcul de la résistance au glissement à la base de la fondation;


Rp;d : valeur de calcul de la résistance frontale de la fondation
Capacité portante : Principes de justification
NF P 94-261 (Eurocode 7):

Vérification :

Valeurs des coefficients partiels


ELU de glissement
Vérifications à mener ELU situations
ELU situations
durables et
accidentelles
transitoires
Conditions non 1
𝑅 ; = 𝑚𝑖𝑛 𝐴𝑐 ; ; 0,4𝑉 𝛾 = 1,1 𝛾 = 1,0
Résistance au drainées 𝛾 ; 𝛾 ; ;
; ;
et et
glissement Conditions 𝑉 tan 𝛿 ;
𝑅 ; = 𝛾 ; ; = 1,1 𝛾 ; ; = 1,1
drainées 𝛾 ; 𝛾 ; ;
𝑅 ;
Résistance frontale 𝑅 ; = 𝛾 ; = 1,4 𝛾 ; = 1,1
𝛾 ;
𝑅 ;
Résistance latérale 𝑅 ; = 𝛾 ; = 1,1 𝛾 ; = 1,0
𝛾 ;
Application 2

• Calculer la valeur de calcul Rv;d de la fondation sous la semelle filante dans


les deux cas :
• La nappe est au niveau (a).
• La nappe est au niveau (b).

NB : L’angle de frottement interne du sol est 30°


Application 3

• Une semelle filante de 1 m de largeur repose sur une argile saturée.


Déterminer la valeur de calcul Rv;d de de la fondation à court et à long
terme.

Semelle filante sur une argile saturée.


Application 4

• Sur un sol très compact, on construit à 1,60 m de profondeur une semelle


filante de largeur B = 2 m produisant une charge Q = 250 kN/ml, inclinée de
12° et excentrée de 30 cm.
• Examiner la justification de cette fondation à court et à long terme.

Semelle filante avec charge excentrée et inclinée


Application 5

• On se propose d’étudier le cas d’une


semelle rectangulaire sur sol fin saturé
dont les caractéristiques sont données ci-
après :

Vérifier la portance à court et à long terme


Essai pénétromètrique statique
Il donne la résistance de pointe qc en fonction de
la profondeur.
Qc

Ac
Essai pénétromètrique statique
Il donne la résistance de pointe qc en fonction de
la profondeur.
Qc Qc (effort de pointe)

i=1 Qc3 Qc2 Qc4

i=2

i=3

Ac
i=4
Z (profondeur)

Q ci
q ci
Ac
Capacité portante : Essai pénétromètrique statique
NF P 94-261 :
Capacité portante : Essai pénétromètrique statique
NF P 94-261 :
Capacité portante : Essai pénétromètrique statique
NF P 94-261 :
Capacité portante : Essai pénétromètrique statique
NF P 94-261 :
Capacité portante : Essai pénétromètrique statique
NF P 94-261 :
Capacité portante : Essai pénétromètrique statique
Bowles
Capacité portante : SPT
Capacité portante : SPT
Classement des sols selon différents critères
Fondations
superficielles

Tassements

Pr Makhaly Ba,
UFR Sciences de l’Ingénieur
Université de Thiès (Sénégal)
Détermination des tassements

Calcul du tassement par les résultats de l'essai


Oedométrique

Calcul des contraintes


Détermination de l'amplitude s0
Détermination de l'amplitude s1

Calcul du tassement par les résultats des essais in situ

Calcul du tassement par la raideur des sols


Calcul du tassement par les résultats de l'essai œdométriques
Tassement : Essai pressiométrique
Fascicule 62 Titre V
Tableaux annexes (méthode pressiométrique)
Facteurs de forme λc, λd, pour le calcul du tassement des fondations superficielles

L/B circulaire carré 2 3 5 20


d 1 1,12 1,53 1,78 2,14 2,65
c 1 1,1 1,2 1,3 1,4 1,5

Type de terrain Description EM/pLM

tourbe 1

surconsolidée > 16 1
Valeurs du facteur argile normalement consolidée 9 – 16 0,67
remaniée 7–9 0,5
rhéologique α pour
les fondations surconsolidé > 14 0,67
limon
superficielles normalement consolidé 5 – 14 0,5
> 12 0,5
sable
5 – 12 0,33
> 10 0,33
sable et gravier
6 – 10 0,25
très fissurée 0,33
roche non altérée 0,5
altérée 0,67
Tassement : Essai pressiométrique
Fascicule 62 Titre V
Tassement : Essai pressiométrique
Fascicule 62 Titre V
Tassement : Essai pressiométrique
NF 94-261 (Eurocode 7)

; ;

;
Tassement : Essai pressiométrique
Prise en compte d’une couche molle
Lorsqu’une couche molle est définie, les caractéristiques pressiométriques saisies à l’intérieur de cette
couche sont ignorées pour le calcul des tassements. Elles sont remplacées par des valeurs interpolées
linéairement.

On ajoute en revanche au tassement total un tassement Sm , tassement spécifique de la couche molle.


Tassement : Essai pressiométrique
Prise en compte d’une couche molle
Tassement : Essai au pénétromètre statique
Méthode de NF P 94-261 :
Tassement : Essai au pénétromètre statique
Méthode de NF P 94-261 :
Tassement : Essai au pénétromètre statique
Méthode de NF P 94-261 :
Tassements fondées sur la déformation
unidimensionnel des sols NF P 94-261
Tassement : Essais œdométriques
Calcul du tassement final
Tassement : Essais œdométriques
Calcul du
tassement final
Tassement : Essais œdométriques
Calcul du
tassement final
Application 6
Application 6
Application 7
Une maison de trois niveaux a une surface au sol de 100 m2 (10 m x10 m). On admet que la pression moyenne
équivalente à chaque niveau est de 10 kPa. Le bâtiment possède cinq murs porteurs de 10 m de longueur chacun
(murs périphériques et un mur transversal situé au milieu du bâtiment). Le bâtiment est construit sur une couche de
10 m d’épaisseur de sol argilo-limoneux sur-consolidé, ayant un poids volumique de 19 kN/m3, une cohésion c'=20
kPa et un angle de frottement interne de 23 degrés. Un essai œdométrique réalisé sur le sol donne les paramètres
suivants σ’p= 350 kPa, e0 = 1, Cs = 0,02 et Cc = 0,3.

1. Quelle est la pression moyenne sous les fondations superficielles des murs (assimilées à des semelles filantes de
largeur 0,6 m) ?

2. Calculer la portance du sol sous les semelles selon qu'elles sont placées à 0,5 m, 1 m ou 1,5 m de profondeur,
dans un sol sans nappe. À partir de quelle profondeur obtient-on une portance suffisante (coefficient de sécurité
de 3) ?

3. Que se passe-t-il si le niveau de la nappe dans le sol monte jusqu'au niveau de la base des fondations ?

4. Calculer maintenant la capacité portante avec la méthode pressiométrique en prenant pLM = 0,45 MPa et EM = 8
MPa.

5. Comparer les valeurs de tassement déterminées selon les méthodes œdométrique et pressiométrique.

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