0 et Il fn — glloo —> 0, on déduit II fn — flloo —+ 0,
cu
et done fy, —> f
3) Par définition de f, puisque g est continue, f est de classe C! et f’
° ire Soient / un intervalle de R, non vide et non réduit & un point,
et (fn |] —> E)nen une suite d’applications,
* pour tout nde N, fy est C! sur /
si | ¢ (idm converge localement uniformément sur /
vers une application notée g
© il existe xo € J tel que (fn (%o))n converge dans E
* (fu) converge localement uniformément sur /,
vers une application notée f
alors
Sy festC! sur/
° fi=e.
Exercice
© @1.17 Montrer que lasuite | fy: [-l: ]—> R . formée d’applications de classe C!,
so fest
nent
converge uniformément vers une application qui n'est pas de classe C!14
Chapitre 4 Suites et séries d'applications
4.2 Séries d’applications
On appelle série d’applications tout couple ((fn)nexs (Sn)nen) formé d’une suite
d’applications (fn : X —> E)nen, ol X est un ensemble non vide, et de la suite
n
(Sn)nen définie par: Vn EN, Sy = > fe
=
La série d'applications ((fn)nens(Sn)nen) est notée fn (ou D0 fu.
am as
ou Be: X — E) (ou: Doon X —>» E)) lorsque l’on veut rappeler
les ensembles de départ et d’arrivée des fr.
Pour 1 € N, Sy s'appelle la n®"* somme partielle de la série) fn
0
Le méme vocabulaire est utilisé pour une série) fn, d’indice «de départ» no,
ism
no EN.
4.2.1 Convergences
Soit )"(fn : X —> E) une série d’ applications.
0
Définition 1 Onditque ) » fn converge simplement (sur X)sict seulement si
m0
la suite (S,,)n-0 des sommes partielles converge simplement (sur X), c’est-2-dire
si et sculement si, pour chaque x de X, Ia série > fn(x) converge dans E.
30
Si ¥ est une partie de X, on dit que }° fn converge simplement sur Y si ct
seulement si) fn|y converge eer sur Y, c’est-&-dire si et seulement si,
pour chaque vie Y, ¥> fu) converge dans E.
On appelle quelquefois ensemble (ou : domaine) de convergence simple de
Y fn Pensemble des x de X tels que SY falx) converge.
120 m0
© Définition 2 Soit J fn une série d’applications; on suppose que x fn
0
converge simplement sur X.
* On appelle, pour chaque n de N, reste d’ordre n l'application Ry : X —> E
+
co
définie par: Vx EX, Rax)= >> fia).
kant42 Séries d'applications
$00
* On appelle somme de la série ) > fy l'application, notée ) fy, définie de X
nO n=
toe $00
dans E par: Wx € X, (= i) = Ye in.
cf =
Remarques :
1) La notion de reste d’ ordre n d'une série d’ applications n’a de signification que lorsque
cette série d’ applications converge simplement.
2) Avec les notations précédentes, si > fn converge simplement, on a :
130
te0
WnEN, Sn+Rn=) fe
cad
* Définition 3 On dit que )\ fn converge absolument (sur X) si et seulement
n30
si, pour chaque x de X, > lI fn(&)II converge (dans R).
30
Remarque :Y* fn converge absolument si et seulement si) "|| fall converge simplement,
sO 0
ot on a noté | ful] application || fall : X —> R
xe ICOM
On veillera A ne pas confondre l’application || f,|| et le réel || falloo- En pratique, E est le
plus souvent K et la norme || - || est alors | - | (valeur absolue ou module); dans ce cas, > fn
Font
converge absolument si et seulement si ) > |x| converge simplement, oi | fn| est l’application
ms
lfal:X —> BR . Cestde 18 que vient le terme de «convergence absolue>. .
xe [fl
Si ¥ estune partic de X, on dit que > fy converge absolumentsur Y si et seulement
m0
si > fnly converge absolument (sur Y), c'est-a
oO
x de Y¥, }~ Il fa(x)|] converge (dans R).
nO
dire si et seulement si, pour chaque
On appelle quelquefois ensemble (ou : domaine) de convergence absolue de > fn
sO
ensemble des x de X tels que || fu(x)Il converge.
10Chapitre 4 Suites et séries d'applications
© Définition 4 On dit que) fn converge uniformément (sur X) si et seule-
0
ment si la suite (Sj,)n20 des sommes partielles converge uniformément (sur X).
Remarque : On montre facilement que, si) fn et ) > &n Convergent uniformément sur X
et sid € Kest fixé, alors) \(Afn + gn) converge uniformément sur X. .
Si ¥ est une partie de X, on dit que > fn converge uniformément sur Y si et
seulement si) ful) converge uniformément (sur Y).
7
Hest clair que, si) > fy converge uniformément sur ¥ et si Z CY, alors DY fi converge
uniformément sur Z.
| Proposition 1.) > fn converge uniformément sur X si et seulement si :
nO
la série) fn converge simplement sur X
nO
la suite (Ry)ns0 des restes converge uniformément vers 0 sur X.
Preuve :
1) Supposons que > fn converge uniformément. Alors (5, )n=0 converge uniformément,
ron
done simplement.
En notant $ la limite (simple et uniforme) de (Sp)n20, ona done: Wx € X, Sq(x) ——> S(x).
Comme, pour chaque x de X, Sy(x) est la n°" somme partielle de la série ) > f(x) (@ termes
=
‘ensuit que, pour tout x de X, la série} f(x) converge et a pour somme S(x).
Ea}
dans E), i
$0
Ainsi, J” fn converge simplement (sur X) et) fn
= n=
cu cu
Comme S$, ——> S,et que (¥n EN, Rn = 5 — Sy), on déduit : Ry — 0.
2) Réciproquement, supposons que * fn converge simplement et que (Rn)n>o converge
$0
tuniformément vers 0. Notons 5 =) fn
n=
cu
Comme (Wn € N, Sy = S—Rn),on déduit 5, —> S,etdone > fy converge uniformément.
aoe no42 Séries d'applications
¢| Proposition2 Si > fn converge uniformément sur X, alors ( fn )n converge
uniformément vers 0 sur X.
Preuve :
Puisque Sy ——> S,ona: fy = Sy —
Remarques
1)Si ~ Jn converge uniformément, alors les fy, sont bornées & partir d’un certain rang,
ell fnlloo => 0.
2) Par contraposition, si || fnlloo —-> 0, alors > fy, ne converge pas uniformément.
wee a
| Théoréme (CNS de Cauchy de convergence uniforme d’une série
applications)
Pour que > fy converge uniformément sur X, il faut et il suffit que :
0
Ve > 0, IN €N, ¥(p.q) € NP, Vx € X,
4
N fi] 0 des sommes partielles, en remarquant
4
Sy - Sp= YO fe
ptt
* Définition Onditque > ~ f, converge normalement (sur X) siet seulement
nO
Wn eN, (n>N => fy € B(X; E))
s'il existe N € N tel que > II falloo converge.
n2N
Rappelons que B(X; E) désigne l'ensemble des applications bornées de X dans E
cf. Tome 3, 2.1.4 p. 103).
Remarque : On montre facilement que, si) fn et > gn Convergent normalement sur X
et sid © Kest fixé, alors ) (fn + gn) converge normalement sur X .
Si ¥ est une partie de X, on dit que )~ fy converge normalement sur Y si et
seulement si fn|y Converge normalement (sur Y).
y
7Chapitre 4 Suites et séries d'applications
Hest clair que, si) fr converge normalement sur ¥ et si ZC Y, alors Y fa converge
normalement sur Z. .
Remarque : Pour que )* fn converge normalement sur X, il faut et il suffit qu'il existe
=
N € Netune suite (un)n>n & termes dans Ry. tels que:
Wn >NWx EX, [fall Sun
uy converge
oe
| Théoréme
Vif CA
Vif cn aa SS SY fC.s
: Sy Lh CU. A
m0
(oii on a abrégé convergences normale, absolue, uniforme, simple en C.N.,C.A.,C.U.,
C.S. respectivement).
Preuve:
1) Supposons que > fx converge normalement. Il existe alors N € N tel que :
Fond va >N, fx €B(X; E)
DY Mfalloo converge.
Comme, pour tout x de X, | fa )II < Il falloo-0n déduit que, pourchaque x de X, 5° Il fn(x)ll
converge, done }~ fy converge absolument, et ainsi)” fn converge absolument,
ow =
2) Si )> fn converge absolument, alors, pour tout x de X, Yl Fa@II converge et donc
red mo
Y fala) converge (cf. Tome 3, 3.3.1 Théoréme p. 195; E est complet puisque # est un
K-evn de dimension finie, cf. Tome 3, 1.4.2 Théor¢me | p. 63).
3) Supposons que ) > fn converge normalement.
co
Yn >N, fy €B(X; E)
Hexiste N EN tel que: } J || falleo converge
ON
On vient de voir que ) > fn converge simplement. Pour tout (n.x) de N x X tel quen > N,
=
ona alors, en notant Ry, le reste d'ordre n :
420 $0 40
URN] YS KO] < DO WAEOIS DP Mlleo-
kent komt kent
Ry € B(X; E)
c i vneN, x
‘eci montre a WRnlloo < D2 UN felloo
keh42 Séries applications 18
Par définition du reste d’ ordre n de la série numérique convergente ~ [I felloos on a
Sw
$00
YE Ifilloo —+ 0, et done | Rnlloo — 0.
kanth moe noo
D'aprés la Proposition 1 p. 16, on conclut que ) * fn converge uniformément.
=
4) On a dgja vu que, si) > fy converge uniformément, alors ) * fy converge simplement
rod m0
(cf. Proposition I p. 16). .
Plan sommaire pour I’étude d’une série d’applications
Il_s'agit d’étudier, sur un exemple donné, les convergences d’une série d’applications
YOU : X —> E). On peut proposer le plan suivant, qu'il sera parfois nécessaire de
30
compléter :
Lf, converge-telle
20°" simplement ?
oy Lon
_—
f, converge-t-elle — Remplacer X par
n>0" normalement ? ensemble Y de convergence
simple de x, ty
5) ns
y
Est-ce que
© Ff, converge normalement, lin 0
n>0 " donc uniformément, im! S00 oe
absolument, simplement >
Zon ne
30
converge pas
= f,, converge uniformément,
30°" done simplement
Dans le cas oit il n'y pas convergence normale ou uniforme de J > fr sur X, on indiquera
0
des parties de X sur lesquelles il y ait convergence normale ou uniforme.20 —Chapitre 4 —_—_Suites et séries d'applications
EXEMPLES =
1) Etude de 7° fns fn? R— RB
Ziff Bin
Pour tout n de N, fy est bornée et {1 fulloo = ; converge, on en déduit que
Y fn converge normalement sur R, donc uniformément, absolument, simplement,
=
2) Etude de) fn» fn Ry > R
nO asi
xe nto
+ Convergence simple.
Pour x € RY fixé, ) > fa(x) converge carn? f(x) = mdx2etV™ + 0)
neo moo
Et) fn(0) converge & I’évidence. Done DY fn converge simplement sur By.
= fod
+ Convergence normale
Pourn € N* fixé, fy est de classe C! sur Ry et
WreRy. f(x) =nx(2—xJn)e~
fie) |O + 0 =
Sn) A™.
0 0
Ainsi, fy est bornée et || fnlloo = fn (
Comme JI frlloo diverge, J fn ne converge pas normalement sur Ry.
n30 no
2
Soit a € RY; ilexiste N € N* tel que = < a, et ona alors
Wa >N, Wn loo = Sup | fn) = fla),
la;-+ool rela: +o0l
Comme )~ fa(a) converge (cf. convergence simple), on en déduit que Dia
= Fos
converge normalement sur [a : +ool.4.2 ‘Séries d'applications 21
+ Convergence uniforme
Puisque (pour n > 1) IIfulloo = rd 0, > fa ne converge pas uniformément
at
sur Ry. (cf. Proposition 2 p. 17). Pour tout a de RY, )~ fy converge uniformément
Fad
sur (a; ++00[, puisque ) * fy, converge normalement sur [a; -+oof.
=o
3) Btude de) fn. fn: Ry —> R
+ Convergence simple
1 1 1
ssa zoe = converge, donc
ne noo WE Aan
Pour x € RY fixé,
Y fal) converge. D'autre part, »D, fu(0) diverge.
i
Ainsi, )~ fn converge simplement sur J0; -+o0[. On considére dorénavant, a la place
ast
de fn, l'appl
ion Ri, — BR encore notée fy
xR fnlx)
+= Convergence normale
Pour n € N* fixé, fy est bornée et || frlloo = Sup | fa(x)| = —. Comme Y
xeWstool a
diverge, on conclut : ) * fy ne converge pas normalement sur JO; +oo[.
wt
Pour a €10; +001 fixé, IIfn|, | loo = Sup I fu(x)] = fula) et a)
ta: Foo) xela-tool
converge (cf. convergence simple), done * fn converge normalement sur ia oof.
st
+ Convergence uniforme
1
—— 0. Nous allons étudier la suite (Rn)n des restes.
n noo
Pour tout (n,x) de N*x]0; +00[, ona
x Te?
kart
On a deja vu: [I falloo
1 n
2d FRR 7 Ingen
Sit
$0
Ac
kent
IRn(e)t
1
© 2+ BnPx?”
1
En particulier : ¥n € N*, Ry (:) > 75 Ceci montre [Rp llso A> 0, et done
an rs
YS Jn ne converge pas uniformément sur JO; +00.
=
Diautre part, pour tout a > 0 fixé, }* fx converge uniformément sur [a; +oo[,
=
puisque > fy converge normalement sur [a; +00].Chapitre 4 _Suites et séries d'applications
4) Bude de} fas fn !Ry > R
= . x
xR (ly in(t + at)
+ Convergence simple
Soit x € Ry. fixé; on obtient le développement asymptotique
fax = UV" +@( ).
n(l+x) 10
converge (cf. Tome 3, 3.3.2 Exemple p. 198) et la série
1
7) converge absolument. Done ) fn converge simplement sur Ry
nt
+ Convergence absolue
1
Pour tout x fixé de RY [fn()1 ~ RES >oet » 5 diverge, done Dy Ifcol
diverge. Ainsi, l'ensemble de convergence absolue de ) ~ fy est {0}.
nt
+ Convergence normale
Puisque la convergence normale entraine la convergence absolue, ) » fy ne converge
normalement que sur {0}
= Convergence uniforme
Pour x € Ry fixé, la série J fy (x) relbve du TSCSA (cf. Tome 3, 3.3.2 Théoreme
=
p. 198) puisqu’elle est alternée et que (| fn(x)I)n>1 décroit et tend vers 0. On a done
(cf. 3.4.2. 3) Proposition p. 215) :
$0
Yn EN Wx Re, (Rn =| D> fed] < Lari l
tt
L’étude des variations de | fy41| montre :
Wrtilleo = 5°
Ainsi, Ry est bornée pour tout n de N*, et || Rn lle ——> 0.
Finalement, ) ° fn converge uniformément sur Ry.
at42 ‘Séries d'applications 2
© @.2.1 Etudier (convergences simple, absolue, normale, uniforme) les séries d'applications > fn
suivantes :
I
Df RR fie) = Ge" + (1-9), nel
v
b) fn: RR, ult) =xe™, 220
©) fn (0: 1] > By fn) = 07(07" — x74), 2 30
d) fy: Ry R falx) = x77, 30
nx’
e) fn: Ry —> R, IO = n20
D fa (0; 1] — RB, fale) = 20
R R, = c n>0
fi R SR f= roe 0?
1
W) fo: Ry —> Rf =]
0
D fa: R—>R, IQ) = el
x ok
D fn: RR, Sala) = th — ai nel
Wf Rr aR fol = CED not
2
cen
Dt fy: RR fale) =
my" SR, fy) = —— 2
my" fy RR. Rf) = Taian ">
an _ ens .
fi R—R l= em?
Of RR filty=—. ned
yr
P) fa: R— R, tr) = nol
Wf Re SR, fe) = a,” 2.
(ex) $2). ay24 —Chapitre4_—_—_Suites et séries c'applications
étudier les convergences (simple, absolue,
© @.2.2 Pour les séries d'applications > fy suivantes,
normale, uniforme), et calculer leurs sommes
pte
ase"?
4) fy: RR, fale) =
Bf: RAN SR, f= Goma?!
fy: €-UC, ful) = N >
)fx©-U In) = eqn?
© @.2.3 Onnote fy 10: +oo[— R, pourn > |
xo net
$s
4) Etudier les convergences de) fr b) On note S la somme : S(x) = J fal)
a at
1
Montrer Six) ~ =
xoot F
© @.2M Onnote fy Ry > R pourn > 0.
xr Min (te.
nie
te 7
4a) Etudier les convergences de > fn b)Montrer: Wx € RY. |S> fal(x)| < 7
n =
© G25 Soient (an)ncn une suite complexe telle que (Yn € N, dq] < 1) et, pourn € N,
fx RC
x agen
$20 p
4) Etudier la convergence simple de > fa.) Montrer:¥x €R, | fn()] < rat
a =o
© @.2.6 a) Etudier les convergences de > fn» oUt fr Ry —> R
nal nx!
7 Tae
toe
b) On note S = J” fn; montrer S(x) —> +00.
ai er
© @.2.7 a) Etudier les convergences de) fn, 0 fn Ry —> R
= p>
“> Pa)
+b) On note S = > fn’ S est-elle dérivable en 0 & droite?
at
© @.2.8 a) Etudier les convergences de J fn, 08 fy:R—>R
20 xe ert
4) On note S = fn; déterminer la partie principale de S(x) lorsque x —> O*
m=42 Séries d'applications 25
© @.2.9 a) Etudier les convergences de) fn, Oi fn: 11; +00[— R.
SS cm
nx +(-1)"
te
'b) On note § = > fy; former le développement asymptotique de (x) a ta précision + torsque
wt x
en
x —> +00. On utilisera )°
=
"i In2, of. 5.5.3 4) Rem. p. 69.
© 4,
10° a) Etudier les convergences de J fn. ol fy :Ry —> R
71 ere eht
Onnote $= > fn-
i
b)* Déterminer la partie principale de S(x) lorsque x tend vers +00.
es
rn, tome 3,0. 32.17 ¢)
¢ ser Ia formule de Wallis, § ——
}) Calculer S(1) (utiliser la for le Wallis, Ty DPOn ED aw? 2
p. 191),
© @.2.11° a) Etudier les convergences de ) > fr, 0 fn :R, —> R
Rae
ex 1
4) On note $= fy montrer Sx) —> 5
ay ard
© G22 Soient / un intervalle de R, )~ fy une série d’applications de dans R, croissantes (resp.
0
convexes) convergeant simplement sur /. Montrer que > fy est croissante (resp. convexe) sur /
© @.2.13 Fonction ¢ de Riemann
On note E(x)
ye pour x €]1; +00[ (ef. exercice 4.2.1 0) p. 23) et T(x) = pour
a=
x €]0; +ool (ef. exercice 4.2.1 p) p. 23). Montrer : Wx €]1; +o0f, T(x) = 2!“ = Hea),
Be DHE en!
© 4.2414 Onnote, pourn € N' Sa et Ty =) ee
a) Montrer S, ——> In2_ et —F
bb) Montrer que les séries (Sy —1n2) et > (Tn
oI on
.
) comerget et aur urs sommes.
© AZAS Soit (ay)y>1 une suite réelle telle que }\n*a} converge. Montrer que la série
=
applications > fy définie par fy :R —> R converge normalement,
Ca X +> dy Sinn26
Chapitre 4 Suites et séries d'applications
4.2.2 Convergence uniforme et limite
On garde ici les notations de 4.1.2 p. 8.
| Théerame Soienta ¢ X, ) “(fn : X —> E) une série dapplications.
nO
© pour tout n de N, fy admet une limite fy en a
Si} © S7 fa converge uniformément sur X
or)
© Son converge dans E
nS 30
alors, en notant $= > fa: 4% Sadmet une limite ena
n=0
+00
tims =o In.
7 n=0
Preuve :
Il suffit @’appliquer le Théoreme de 4.1.2 p. 8 a la suite (Sy)n>0 des sommes partielles,
Sn =D fe
&
Remarque : La troisitme partie de la conclusion du Théoréme peut s’exprimer par :
$00 $00 “$00
on permute lim et )°: im (E a) = ¥ (tim In(x))-
wimg 24's 2 Aum
4.2.3 Convergence uniforme et continuité
Dans ce § 4.2.3, X désigne une partie non vide d'un K-evn de dimension finie F.
| Théordme Soienta € X,Y (fn : X —> E) une série dapplications.
a0
+ > fn converge uniformément sur X |>
* pour tout n de N, fy est continue en a
Si
n30
$00
alors) * fn est continue en a.
n=O42 Séries d'applications 27
Preuve
Il suffit d'appliquer le Théoréme de 4.1.3 p. 9 2 la suite (S,)y20 des sommes partielles,
i= fe
i=
Remarque : Par contraposition, le Théoréme précédent permet dans certains exemples, de
moniter la non-convergence uniforme. Par exemple, fn. 04 fn :R—> R._ , converge
nl x
° Ty
simplement sur R, mais non uniformément sur R car chaque fn est continue en 0 et la somme
S n'est pas continue en 0 puisque :
$2
Weer, Si)=)>
no
—_—*__
(+32)"
| Coroll
ire 1 Soit ) (fn : X —> E) une série d’applications,
130
* pour tout 1 de N, fy est continue sur X
Si je > fn converge uniformément sur X
n30
$00
alors) fry est continue sur X .
n=0
Comme lors de l'étude des suites d’applications p. 10, il arrive souvent qu'il n'y ait pas
convergence uniforme de )~ fy sur X, mais qu'il y ait convergence uniforme sur certaines,
a0
parties de X. D’oi la définition suivante.
© Définition Soi ) “(fn : X —> E) une série «applications
m0
On dit que > fy converge localement uniformément sur X si et seulement si
no
DY Jn converge uniformément sur toute partie compacte de X.
m0
| Corottaire 2 Soient / un intervalle de R, ) (fn : 1 —> E) une série
m0
applications.
# pour tout n de N, fy est continue sur J
Si) © 7 fi converge localement uniformément sur I |
150
+00
alors) > fy est continue sur I.
n=28
Chapitre 4 Suites et séries d'applications
% 42.16 Onnote, pourn €N, fr: (Ry)? + R
Le
Ty
Gy)
4) Déterminer ensemble D de convergence simple de Y~ fy.
0
+b) Montrer que la somme $ = ) > fy est continue sur D.
=
© @.2.17 a) Etudier les convergences de > fn, 00 fy! Ry, —> R On note S
nel kro In(l + nx)
b) Montrer que S est continue sur JI; +00f,
) Montrer : S(t) —> +00.
© B.2AB a)Soity:R— Rdéfinie par: WER, y(t) =i) +¢- BO).
Etudier et représenter graphiquement y. Montrer que g est 2-lipschitzienne.
i ginx)
n ENF on note fy :R —> RVapplication défi WER, filt)=
b) Pourn € N*, on note fy: R ‘application définie par ER hi = sas
ee
Etudierles convergences de > fy. Montrerquelasomme $=) ° f, estcontinueet 2-lipsctitzienne.
a at
n cb"
° a tudier wergences de_ fn» fn —
4.2.19 a) Etudier les convergences de) fn, 00 fn iz €C aa
+b) Montrer que la somme S = > fy est continue sur U = C ~ 2.
© G,2.20 Soit ¢:R, —> R une application continue, décroissante, telle que lim g = 0.
On note, pourn € N, fy :R+ —> R
Rl) gintO)
4) et) Soit x € R,.; montrer que les sommes partielles de la série) fy (x) sont majorées par
0
By
> e(p), a partir d'un certain rang
af
8) En déduire que f,, converge simplement sur Ry.
a
On note $: Ry —> R
rE moo
=o
b) Etablir que S est croissante sur Ry.
c)Montrer: Vx € Ry, S(x + 1) ~ S(x) = g(x),
dd) a) Montrer que, pour tout a de Rs, > fn converge uniformément sur (0: a].
) En déduire que S est continue sur Ry
e)Déterminer ensemble des applications y:R, —> Rtellesque: ¥x € Ry.e(x+l)—p(x) = g(x).
Exprimer $ lorsque g sR, — B.
xroe™42 Séries d'applications
© @.2.24° Fonction ¢ de Riemann
Pour x €]1; +oo[, on note ¢(x) =) z (cf. exercice 4.2.1 0) p. 23).
=
@)Montrer: ¢(x)— 1 ~ 2-*
by' Pour x € RY, on note r= f
1
@) Etablir: Wx El; tool, £¢
B)En déduire: (x — 1)¢(x) —> 1
© @.2.22° Fonction de Van der Waerden
1
x si0eres
Soit@ : R —+ RI'application |-périodique telle que: Vx € (0; 1]. go(x) =
1
x sigexcl
Pour n € N, on note p, : R —> R I'application définie par: Vx ER, g(x) = 4-"y(4"x).
Montrer que ) * gn est continue sur R et n'est dérivable en aucun point de R.
Ea
4.2.4 Convergence uniforme et intégration
| Théorsme Soient (a,b) € R°, tel que a < b, et ) (fn : [a; 6] — E) une
a0
série d’applications.
* pour tout de N, fn est continue sur [a; b]
Si) + > fa converge uniformément sur (a; 6]
+00
. >» fn est continue sur [a; b]
nao
b
alors { + r(f sneer) converge dans E
nzo \Ya
b [+00 +00 pb
-f (Es) de =] fale) de
a \n=0
= Ja
Preuve :
Il suffit d'appliquer le Théoréme de 4.1.4 p. 11 la suite (Sq)n>0 des sommes partielles,Chapitre 4 Suites et séries d'applications
Remarque : La troisi¢me partie de la conclusion du Théortme peut s'exprimer ainsi
$00
i
on permute fot Yo.
EXEMPLE :
te pe
Montrer: vxeR, So fo rear
* Lal .
Soit x € R fixé, Considérons la série d’ applications > fn définie par: fy : |0; x] — R.
n> ten!
i
nt
eltlixt"
Comme (» EN, IIfalloo < ) et que re converge, on déduit que fi
converge normalement, donc uniformément, sur |0; x|. D'aprés le théoreme précédent, la
“$0 x
somme 5” fn est continue sur |0; x], la série numérique Y |] fa ar converge, et :
= aodo
Ef na [' (Emo) af
(§ ‘) x
a = a= [ evel dr =
n} A
cf. Tome 1, 3.3 p. 65 et Tome 2, 8.2 p. 3.
Remarque: I se peut, dans d’assez nombreux exemples, qu’on puisse «permuter» les deux
symboles f a a sans qu'il y ait convergence uniforme. Soit ) (fn : fa; 6] —> E)
une sétie applications continues sur [a:b] et convergeant simplement sur {a; bl. Notons
S= x ‘fi et supposons S continue sur [a; 6]. Alors, pour tout n de N, Ry est continue sur
lable:
[sou -[' (3 400) + a) a= 3-(f sires) + fata
» 27 pb b
Si f Ra (x) dx —> 0, alors H(f finer) —> f S(x) dx et ainsi
ls moe A noo JS
a $2 po » » (42
rf ‘fe(x) dx converge et : Y/ fila) ox = f separ = f (Ea) ax
ms
b $00
On pourra retenir, schématiquement que, pour pouvoir permuter f et ) > il suffit de montrer
a
que Vintégrale du reste tend vers 0 quand n tend vers ’infini
L’application de cette remarque est plus fine que celle du Th. p. 29, car il se peut que
a cu
f Ra (x) dx ——> O sans que Ry ——> 0.
Cette remarque s’applique aussi lorsque les intégrales sont généralisées.42 Séries d'applications 34
EXEMPLE :
en
Montrer: Va > 0, > :
Sanat
On remarque d’abord: Vx € (0; IL, =Se eae
Considérons la série d’ applications )° fn, oi fx [0; 1] —> R .Cette série DY fa converge
3 we (ox Eat
simplement sur [0; 1[. Pour tout (7.x) de N x (0; If, ona:
Fs
aye
mo= Yo f= Lee yen.
kort
Pour tout de N, Ry est continue sur (0; I{ et prolongeable par continuité en 1, done
H
f Rn(x) dx existe (intégrale généralisée en 1), et
hv
1 1 ant) 1 1
If aC) | f arc f xAt0) dy = —_—__ ___ 0,
A Jo 1+x4 A a(n+1)+1 100
1
Done S° f (—x*)" dx converge et :
de Eph ger aymentt a $88 aye
J) T+xe Lio «=¥] an+1 lesen
Exercices
© 4.2.23 Démontrer
+50 ge
a) | x(x Ine ~ 1) dx = YY
f
oo renee 1 oo
of ioe = Lain (a,b) € (Ri)
+20 cosax n+l
of Ee Lew agree 1832 Chapitre4 —_Suites et séries d'applications
© B22 Soit (fy! Ry —> B) une série d' applications telle que
=
1) Pour tout n de N, fy est continue sur Ry
DWNEN, fy 20
0
3) Pour tout n de N, Vintégrale f fa (x) dx converge
i
4) Pour tout a de R,, > fn converge uniformément sur [0; a]
too
5) La série > f fale) dx converge.
Sh
On note $= J* fy. Montrer que [converge et que
ln
L (S40) dx =>(f~ 00a)
4.2.5 Convergence uniforme et dérivation
Dans ce § 4.2.5, / désigne un intervalle de R, non vide et non réduit & un point, et (a,b) un
couple de réels tel que a E) une série d’applications.
a0
pour tout n de N, fy est de classe C! sur [a; b)
+ 0 Ai converge uniformément sur [a b]
Si 10 ;
il existe xo € [a; b] tel que ) > fu(xo) converge dans E
i
DY fi converge uniformément sur [a; b]
130
$00
alors 4° > fn est de classe C! sur [a; b]
=
+00 ' +00
(= in) yh
w= tb
Preuve :
Il suffit d’appliquer le Théoréme de 4.1.5 p. 12 2 la suite (S,.)n20 des sommes partielles, en
remarquant que les 5, sont de classe C! sur {a; b] et que: Wn EN, S, = D> fi
=