0.
Introduction
0.1. Présentation, choix et intérêt du sujet
Cette recherche qui porte sur l’analyse de la croissance économique en RDC est intéressante
sur le plan macroéconomique, car la finalité de toute politique économique est l’amélioration
du bien-être de la population.
L’amélioration du bien-être de la population passe nécessairement par la stabilité de prix de
biens. Dans cette étude, nous menons une analyse dans le sens de comprendre les produits qui
sont à la base de la croissance d’un pays.
Pour cela, ce travail nous présente un intérêt double :
V Sur le plan théorique, notre travail sera un apport modeste sur le phénomène de la
croissance où le sujet est d’actualité. De plus, ce travail ouvrira des pistes de recherche pour
en savoir plus sur la problématique de la croissance économique de notre pays.
V Sur le plan pratique, ce travail voudrait exhorter l’économiste congolais à mettre l’accent
sur la croissance économique qui se fonde sur l’évolution contre toutes formes des
détournements de fonds auxquels elle fait face, surtout à l’égard de revenus de la production
et la transformation de biens qui font parties des secteurs qui subissent des temps à autres les
détournements dirigés contre la croissance économique.
Voilà pourquoi il sera important pour nous d’utiliser certaines méthodes et techniques pour
aboutir à la bonne réalisation de ces intérêts.
1. PROBLEMATIQUE
Tout travail scientifique repose sur un problème qui se pose dans la société. Ainsi, la
croissance économique est une préoccupation principale des pays en voie de développement
en général et de la R.D.C en particulier.
La croissance vise essentiellement l’amélioration de condition de vise des individus en leur
procurant plus des biens et services. Le capital ou bien la quantité de capital, de travail ou
encore la productivité et l’innovation sont là les facteurs classiques qui amènent l’évolution
des mesures de l’accroissement de la production économique. Les déterminants de la
croissance économique sont principalement du côté de l’offre globale. On peut les regrouper
en deux grandes catégories : ceux relatifs à un accroissement de la quantité de facteurs de
production employés, et ceux relatifs à un accroissement de la productivité de facteurs de
production employés1.4(*)
Après avoir atteint 9,5% en 2014 contre 8,5% réalisés en 2013, la croissance économique de
la RDC a connu un ralentissement progressif jusqu’à 2,4% en 2016 suite à la baisse des cours
des produits de base avant de reprendre une allure modérée depuis 2017, c’est-à-dire 3,7% en
2017 et 5,8% en 2018. Et cette croissance économique est déterminée par les richesses
naturelles, l’environnement extérieur, la population et l’innovation2.
Les études sur l’évolution de la croissance économique ont montré que les augmentations de
productivités réelles des produits de base peuvent s’expliquer en grande partie par les
variations des productions réelles puisque la plupart des pays en développement tirent
l’essentiel de leurs recettes de l’exportation des produits de base, parfois un seul produit.
Un pays qui souhaite obtenir une croissance soutenue et durable doit augmenter son potentiel
de production à long terme. Cela correspond à un déplacement vers la droite de la courbe
d’offre globale. L’élément principal pour obtenir une croissance à long terme est donc une
amélioration de la productivité du travail, laquelle dépend, à son tour, de deux facteurs : la
croissance du stock de capital utilisé par les travailleurs et les progrès technologiques 3.
Le premier facteur pouvant nécessiter l’intervention de l’Etat, est la quantité réduite de
produits sur la production annuelle des biens échangeables et dans ce cas, les chocs extérieurs
engendrent de changements prononcés de la croissance. Et ceci peut se répercuter sur le prix
faisant que l’économie dévie de la fourchette.
1
J. SLOMAN et A. WRID, Principes d’économie, Paris, Pearson France, 2013, P. 611
2
[Link]/évolution économique consulté le 09/02/2025 à 0h04
3
J. SLOMAN et A. WRID, [Link]. p.595
Ce travail se propose de faire une analyse sur la croissance économique de la RDC de 2015 à
2018.
La croissance économique de la République Démocratique du Congo est en grande partie
soutenue par les secteurs primaires, secondaires et tertiaires.
De ce qui précède, deux interrogations méritent d’être soulevées dans cette étude :
Quels sont les principaux secteurs qui soutiennent la croissance économique de la
RDC durant la période sous études ?
Et comment la croissance économique de la RDC a-t-elle évolué pendant notre
période en étude ?
Objectifs de la recherche
L’objectif général de cette étude est de trouver les leviers sur lesquels l’on pourrait actionner
pour garantir une croissance soutenue au Burkina Faso. Il s’agit spécifiquement :
Ü d’apprécier les relations entres les facteurs retenus et l’évolution du PIB ;
Ü de formuler des politiques économiques pour soutenir la croissance.
Pour ce faire, il siérait de tester les hypothèses(H) suivantes :
H1 : la stabilité macroéconomique influe positivement sur la croissance,
H2 : l’investissement agit positivement sur la croissance économique,
H3 : le développement financier est favorable à la croissance économique.
7. DELIMITATION DU SUJET
Notre travail qui étudie l’évolution de la croissance économique se situe dans le domaine de
l’économie rurale et monétaire qui traite des questions du pays ; étant donné que ces questions
sont nombreuses pour un pays, nous avons délimité notre travail dans le temps et dans
l’espace :
· Délimitation spatiale : notre étude a été menée en RDC ;
· Délimitation temporelle : notre recherche a été effectuée pendant une période allant de 2015
à 2018, soit 4 ans.
8. CANEVAS
Pour atteindre les objectifs fixés dans ce travail, nous l’avons subdivisé, hormis l’introduction
et la conclusion générales, en trois chapitres :
· Le premier est consacré à la revue de la littérature sur la croissance économique, où nous
avons défini les concepts de base de notre travail ;
· Le deuxième est axé sur l’état de lieu de la croissance économique ;
· Le troisième se focalise sur l’analyse de la croissance économique en RDC.
INTRODUCTION GENERALE1
L’économie mondiale a progressé à un rythme modéré, estimé à 2,6% en 2014. La reprise est
entravée par de nouveaux problèmes, dont un certain nombre de chocs inattendus, tels que
l’intensification des conflits géopolitiques dans différentes régions du monde. Dans la plupart
des pays, le produit intérieur brut (PIB) a diminué sensiblement par rapport aux niveaux
d’avant la crise, ce qui laisse présager d’une faible croissance économique à long terme.
Un pays comme le Sénégal n’est pas une exception à la règle. Puisque l’Etat a pour objectif
de réaliser le bien-être collectif, il convient que les décideurs de la politique économique
prennent des mesures avantageuses à la croissance économique. La réalisation de la
croissance est un objectif de la politique économique qui se définit comme l’ensemble des
interventions prises par les administrations publiques sur l’activité économique pour atteindre
des objectifs dont la croissance.
Le Sénégal connait des problèmes de la croissance économique et ceci a des conséquences sur
le développement économique du pays. Entre 1960 et 1980, le taux de croissance du PIB se
fixait à environ 2,3% en moyenne annuelle. De 1980 à 1993, la croissance annuelle moyenne
de l’économie est estimée à environ 2,7% par an, en dessous du taux de croissance
démographique (2,9% l’an sur la période). Cette faible croissance s’est traduite par une baisse
des revenus réels par tête et de l’emploi ainsi que par une augmentation des inégalités.
Pour faire face à cette montée des déséquilibres, le Sénégal a élaboré et mis en œuvre un
Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP) couvrant la période 2003 à 2005.
Les résultats obtenus sur cette période ont été jugés satisfaisants avec une croissance
économique qui s’est maintenue sur une pente positive avec une moyenne annuelle d’environ
5% (6,7% en 2003 après le ralentissement de 2002, 5,6% en 2004 et 6,1% en 2005). Les
rapports d’avancement 2003 et 2004 du DSRP ont fait état d’importants progrès dans la mise
en œuvre de la stratégie dans les secteurs prioritaires du DSRP. Beaucoup d’efforts entrepris
sur la période, justifient en partie, l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE
renforcée en avril 2004, le passage du Sénégal au club de Paris, l’éligibilité du Sénégal au
Millénium Challenge Account (MCA) et tout récemment en 2005 l’admission du Sénégal à
l’initiative du G 8 d’annulation de la dette.
1 Toutes les données statistiques de l’introduction générale sont tirées de l’ANSD
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Le Sénégal a élaboré son second DSRP en vue de réduire la pauvreté de moitié à l’horizon
2015, et d’atteindre les Objectifs du Millénium pour le Développement (OMD). A la suite de
la dévaluation du franc CFA en janvier 1994, l’économie Sénégalaise a renoué d’avec la
croissance, le PIB réel ayant crû de plus de 5% par an en moyenne entre 1995 et 2001.
En effet depuis 2005, des chocs répétés ont contribué à réduire la croissance du revenu par
habitant à un niveau à peine plus élevé que le taux de croissance de la population. L’enquête
auprès des ménages de 2011 indique que la pauvreté a diminué de seulement 1,8 point de
pourcentage à 46,7%, et, en réalité, le nombre de personnes pauvres a augmenté. Cependant,
alors que l’inégalité reste modérée, les disparités géographiques restent assez prononcées. Le
coefficient de Gini de l’inégalité est estimé à 38, inférieur à la moyenne de 42 en Afrique sub-
saharienne.
En 2013, le PIB du Sénégal a enregistré une croissance de 3,5%. Elle n’a pas beaucoup
changé par rapport à 2012 ; exprimant une baisse dans la production des céréales dans le
secteur industriel. Les services restent le moteur de l’économie.
Les exportations ont stagné en 2013, dû à une baisse des quatre principaux produits
d’exportation (l’acide phosphorique, l’or, le ciment et le poisson). Le tourisme qui reste la
plus grande source de devises étrangères, a également connu des difficultés.
Une conformité de l’exécution budgétaire, avec un déficit budgétaire qui est tombé à 5,5% du
PIB. Une réduction des dépenses publiques entrainée par une insuffisance des recettes.
En 2014 une croissance économique de 4,3% est enregistrée. Ce redémarrage de l’activité
économique est essentiellement dû au redressement de la croissance du secteur primaire qui a
atteint 2,7% contre 0,5% l’année précédente, et au raffermissement du secteur secondaire avec
5,2%, après 5,1% en 2013. En contrepartie, elle est limitée par le ralentissement du secteur
tertiaire qui a perdu 0,5 point de croissance pour ressortir à 4,1% sous l’effet de la perte de
vigueur des services, des Postes et Télécommunications et de l’impact de l’épidémie d’Ebola
sur les activités d’hébergement, de restauration et de transport aérien.
Une consolidation fiscale s’est poursuivie en 2014 avec une réduction de déficit budgétaire de
5,5% en 2013 à 5,2% en 2014. Tandis que, la masse salariale, plus particulièrement les
indemnités, devient de plus en plus importante, et les budgets de 2014 et 2015 ne reflètent pas
toujours les priorités annoncées par le gouvernement.
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Dans le long terme, l’économie du Sénégal fait ressortir une certaine perte de dynamisme
enregistrée depuis 2005. Ceci est, en partie, causé par les chocs extérieurs mais également par
des investissements inefficaces et par l’absence de réformes.
En février 2014, lors de la réunion du groupe consultatif de Paris, le président Macky Sall
avait lancé une nouvelle stratégie de croissance appelée Plan Sénégal Emergent (PSE),
d’abord auprès des bailleurs de fonds traditionnels, puis auprès des investisseurs privés.
Le Plan Sénégal Emergent a pour objectif de rompre avec cette tendance. Le fait qu’il mette
l’accent sur la croissance économique est salué. Toutefois, ses ambitions pourraient ne pas
correspondre avec les ressources disponibles et, selon toute vraisemblance, son succès
dépendra de l’accélération des réformes et de l’adhésion massive du secteur privé.
Notre objectif est de déterminer les déterminants de la croissance économique au Sénégal. De
ce fait, l’étude de la croissance économique est justifiée par la nécessité de comprendre
comment par un ensemble d’actions harmonieuses et concertées, le Sénégal peut améliorer de
manière soutenue, le niveau de vie de sa population ou se libérer de l’ornière de la pauvreté.
Une identification des déterminants et une bonne compréhension de leurs interactions
devraient permettre de bien concevoir une politique de croissance.
Les objectifs spécifiques de l’étude sont :
Identifier les facteurs déterminants de la croissance économique au Sénégal ; > et
analyser leurs effets à travers une analyse économétrique.
Les hypothèses de la présente étude ont été formulées comme suit :
L’investissement a un impact positif sur la croissance économique ;
L’inflation a un effet négatif à court terme et positif à long terme ;
Le taux de couverture agit positivement sur la croissance économique du Sénégal ;
La productivité globale des facteurs agit positivement sur la croissance économique du
Sénégal.
Le présent mémoire comporte trois chapitres :
Le premier chapitre est consacré à la revue littéraire de la croissance économique en illustrant
les théories de quelques grands économistes. Parmi les théories étudiées, nous avons celles de
Joseph Schumpeter, de Harrod-Domar et de Solow. Quelques nouvelles théories de la
croissance sont passées en revue avant d’examiner quelques études empiriques portant sur la
croissance économique.
Le second chapitre fait l’étude sur la situation économique du Sénégal en analysant sa
croissance économique et d’expliquer les limites du modèle économique Sénégalais avant de
terminer sur les évolutions récentes du PIB.
Le troisième chapitre porte sur l’étude économétrique des déterminants de la croissance
économique du Sénégal. Ce chapitre abordera la méthodologie, l’analyse des résultats des
tests, la validation des hypothèses avant de suggérer quelques recommandations.