0 évaluation 0% ont trouvé ce document utile (0 vote) 23 vues 6 pages Fiche Inconscient
Le document traite de l'inconscient, en présentant des définitions et des distinctions entre l'inconscient psychique de Freud et l'inconscient cognitif de Bergson. Il aborde également les débats sur la scientificité de l'inconscient, en opposant les thèses de Freud et Popper, ainsi que les implications de l'inconscient sur la liberté et la responsabilité humaine. Enfin, il souligne l'importance de comprendre les concepts de conscience et d'inconscient dans l'étude de la philosophie.
Titre et description améliorés par l'IA
Copyright
© © All Rights Reserved
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF ou lisez en ligne sur Scribd
Accéder aux éléments précédents Accéder aux éléments suivants
Enregistrer Fiche-Inconscient pour plus tard
L'inconscient BY
Définitions importantes :
L'inconscient : De maniére générale, V’inconscient désigne
Pensemble des mécanismes mentaux dont nous n’avons pas
conscience.
LInconscient psychique est un concept de Freud. Ce
psychanalyste et médecin fait Vhypothése qu’il y a une partie de
notre esprit qui est inconscient et qui « contient » tous nos désirs et
pulsions refoulées par le Surmoi.
Liinconscient cognitif désigne le fait que nous ne sommes pas
conscient de tout ce que nous faisons ou pensons c’est-a-dire que
certains de nos actes sont fait de maniére automatique. C’est de cette
forme d'inconscient dont parle Bergson. Cet inconscient est de plus
en plus admis par les scientifiques.
Distinction conceptuelle utile :
Subjectif/Objectif :
Objectif : Est objectif ce qui ne dépend pas de mon point de vue
4}
particulier. Tout le monde peut donc étre d’accord sur ce récit ou
jugement car il rend compte du fait de maniére neutre.
Subjectif : Est subjectif ce qui dépend de la conscience du sujet.
Cela dépend de mon point de vue et mon jugement sera donc
partial.
© AppRENDRE La PHILOSOPHIEProblémes et théses essentielles :
Définition utile :
Science : Ensemble de connaissances relatives 4 un domaine
déterminé et vérifiées en suivant des critéres précis permettant
d'arriver 4 des connaissances objectives.
—> Oui, car il y a des preuves de l'inconscient
Freud, autrichien fondateur de la psychanalyse, 19¢-20e,
Thése: L'Inconscient est une hypothése scientifique
Il est difficile d'envisager une science ou une connaissance de l'inconscient
car, par définition, l'inconscient est ce qui n'est pas connu de nous. Dés
lors, comment pourrions-nous avoir une connaissance et de surcroit une
science de l'inconscient ? Cela semble difficile. Pourtant, Freud défend
que l'hypothése de l'inconscient est un hypothése scientifique. D'abord,
cette hypothése permet d'expliquer des phénoménes qui n'étaient pas
expliqués jusqu'ici. Par exemple, des cas de troubles physiques sans cause
physique apparente qui sont expliqués par un conflit inconscient. Cette
hypothése serait donc cohérente avec des faits et pourrait donner une
explication. Par ailleurs, Freud soutient qu'il y a une preuve par les effets
de l'existence de l'inconscient car si la psychanalyse guérit des malades,
cela prouve qu'elle a des effets positifs sur I'inconscient et donc que
linconscient existe.
« On nous conteste de tous cétés le droit d'admettre un psychique inconscient et
de travailler scientifiquement avec cette hypothése. Nous pouvons répondre a cela
que I'hypothése de l'inconscient est nécessaire et légitime, et que nous possédons
de multiples preuves de I'existence de l'inconscient. Elle est nécessaire, parce que
les données de la conscience sont extrémement lacunaires ; aussi bien chez
l'homme sain que chez le malade, et il se produit fréquemment des actes
psychiques qui, pour étre expliqués, présupposent d'autres actes qui, eux, ne
bénéficient pas du témoignage de la conscience. (...) Et stil s'avére de plus que
nous pouvons fonder sur I'hypothése de I'inconscient une pratique couronnée de
succés, par laquelle nous influengons, conformément 4 un but donné, le cours de
processus conscients, nous aurons acquis, avec ce succés, une preuve
incontestablement de l'existence de ce dont nous avons fait I'hypothése. »
Freud, Métapsychologie—> Non, car la psychanalyse n'est pas scientifique
Thése: L'inconscient n'est pas une hypothése scientifique
Popper est un épistémologue, il réfléchic donc notamment sur ce qui fait qu'une
science est bien une science. Dans le cas de la psychanalyse et de I'inconscient, il
affirme que cela ne peut pas étre un objet de connaissance scientifique car
I'hypothése de l'inconscient ne peut pas étre réfutée. Cela peut paraitre surprenant
mais, pour Popper, une hypothése scientifique ne peut jamais étre définitivement
prouvée notamment a cause du probléme de l'induction (cf fiche science), ¢a n'est
donc pas la preuve qui est le crittre pour parler de science, mais la possibilité de
réfuter I'hypothése. En effet, si une hypothése n'est pas réfutable, c'est qu'elle ne peut
pas faire l'objet d'une expérience rigoureuse. Popper congoit trois moments dans la
démarche scientifique: l'observation des faits, la formulation d'une hypothése et
l'expérimentation. Ce troisisme moment peut valider ou invalider cette hypothése.
Les énoncés scientifiques sont donc susceptibles d'étre réfutés. Dans le cas de
l'Inconscient de Freud, il affirme que ¢a n'est pas une hypothése scientifique car, par
exemple, I'hypothése du complexe d’cedipe ne peut pas étre testée. Si une personne
dit qu'elle n'a jamais fait de complexe d’cedipe, le psychanalyste peut simplement dire
quelle I'a refoulé. Ainsi, la tentative de réfutation du complexe d’cedipe se transforme
en validation de la théorie freudienne.
D'une maniére générale, toute personne qui veut défendre que l'inconscient n'existe
pas ou que telle ou telle pulsion n'est pas présente dans son inconscient peut se voir
répondre qu'elle n'en a pas conscience car elle I'a refoulé. Ainsi, rien ne peut réfuter
l'hypothése de l'inconscient. C'est pourquoi il ne s'agit pas d'une science pour
Popper.—> Non, !'inconscient est compatible avec la liberté
Thése: Nous restons libres quand nous avons conscience
Pour Bergson, I'inconscient est ce qui, en nous, prend en charge tous ce
qui devient habituel ou automatique. Ce sont donc les pensées ou actions
que nous faisons sans en avoir conscience et donc sans les choisir. Mais,
nous restons libres néanmoins car, d'une part, quand nous devons faire
un choix important alors nous sommes conscient, d'autre part, méme
une habitude devenue inconsciente a d'abord commencé avec un choix
conscient. Enfin, le fait que nous puissions faire des choses "en mode
automatique" nous libére du temps et de I'énergie pour faire autre chose.
« Qu’artive-t-il quand une de nos actions cesse d’étre spontanée pour devenir
automatique ? La conscience s’en retire. Dans l'apprentissage d’un exercice, par
Renn et eret arte nee nn creer errenieye erie ieeeen ena a
nous exécutons, parce qu’il vient de nous, parce qu’il résulte d’une décision et
implique un choix ; puis, 4 mesure que ces mouvements s’enchainent davantage
entre eux et se déterminent plus mécaniquement les uns les autres, nous
dispensant ainsi de nous décider et de choisir, la conscience que nous en avons
diminue et disparait. »
Bergson, L’Energie spirituelle
—> Oui, notre inconscient nous détermine.
Thése: "Le moi n'est pas maitre dans sa propre maison"
Freud fait 'hypothése de l'Inconscient 4 la fin du XIXe siécle. Il fait ainsi
Vhypothése qu’une partie de lesprit humaine reste inconsciente et que tout
étre humain, qu’il soit sain ou malade, a des désirs, pensées, chocs qui sont
refoulées dans I'Inconscient si ceux-ci sont en contradiction avec la morale
ou émotionnellement intolérables. Il s'agirait donc d'une partie de l’esprit
humain qui resterait secréte pour le Sujet lui-méme. Cette hypothése de
Freud fait scandale et provoque le rejet d'une grande partie des médecins
de son époque car elle remet en question l’idée que les étres humains sont
capables de maitriser leurs pensées. Avec I"hypothése de l’inconscient, il
faut admettre que nous ne sommes pas totalement maitre de notre esprit,
une partie nous échappe et nous ne sommes pas conscients de tout.
5—> Oui, dire qu'on ne s'est pas rendu compte est une excuse
Thése: L'homme fait facilement preuve de mauvaise foi
Pour Sartre, I'homme est libre, tous les choix qu'il fait son libre (cf fiche
liberté). Il considére, 4 ce titre, que quelqu'un qui dit pour s'excuser qu'il
ne "s'est pas rendu compte" ou "n'était pas conscience de ses actes", se
trouve des excuses. Un sentiment violent ou une passion comme la colére
qui altérent notre jugement ne nous rendent pas moins responsables, selon
lui. Mais il est plus facile de faire preuve de mauvaise foi et de se trouver
des excuses.
« L'existentialiste ne croit pas 4 la puissance de la passion. Il ne pensera
jamais qu'une belle passion est un torrent dévastateur qui conduit
fatalement l'homme 4 certains actes, et qui, par conséquent, est une excuse.
Il pense que I'homme est responsable de sa passion. (...) Si nous avons
défini la situation de l'homme comme un choix libre, sans excuses et sans
secours, tout homme qui se réfugie derriére I'excuse de ses passions, tout
homme qui invente un déterminisme est un homme de mauvaise foi. ».
Sartre L'existentialisme est un humanisme
—> Non, si le discernement est aboli, la personne
n'est pas considérée comme responsable
Etre responsable, c'est étre capable de répondre de ses actes. Cela suppose donc que
l'on en ait eu conscience. Si on n'a pas conscience ou connaissance de ce qu'on a fait
on ne peut pas expliquer ce qu'on a fait et pourquoi. C'est pourquoi le code pénal
prévoit de ne pas punir dans certains cas.
«N'est pas pénalement responsable la personne qui était atteinte, au moment des
faits, d'un trouble psychique ou neuropsychique ayant aboli son discernement ou le
contréle de ses actes. La personne qui était atteinte, au moment des faits, d'un
trouble psychique ou neuropsychique ayant altéré son discernement ou entravé le
contréle de ses actes demeure punissable. Toutefois, la juridiction tient compte de
cette circonstance lorsqu'elle détermine la peine et en fixe le régime. Si est encourue
une peine privative de liberté, celle-ci est réduite du tiers ou, en cas de crime puni
de la réclusion criminelle ou de la détention criminelle 4 perpétuité, est ramenée
trente ans. »
Article 122-1 du Code pénalComment bien utiliser cette fiche ?
* Je vous conseille de connaitre les définitions, elles vous permettront de bien
comprendre les sujets sur l'inconscient et vous aideront 4 trouver un plan
* Une bonne maniére de réviser votre cours consiste 4 avoir en téte les grands
problémes possibles et 4 vous demander quel auteur répondrait plutét oui ou
plutét non. C'est pourquoi vous avez ci-dessus les problémes les plus
classiques sur l'inconscient.
* Les théses que j'ai sélectionné dans cette fiche sont les plus classiques et bien
évidemment ces théses peuvent étre utilisées pour traiter également d'autres
sujets.
Remarque importante :
Les sujets dans lesquels vous trouvez la notion de conscience nécessite souvent
également de traiter de l'inconscient, ce sont deux notions trés liées.
© APPRENDRE LA PHILOSOPHIE 5
Vous aimerez peut-être aussi