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Guide Revision CDII

Le guide aborde les interfaces de matériaux, soulignant l'importance de la compatibilité chimique et des joints pour prévenir les défaillances structurelles. Il traite également des barrières de l'enveloppe, des joints de mouvement et de l'importance d'un séquencement rigoureux dans la construction pour garantir la durabilité et la qualité des ouvrages. Une attention particulière aux détails et à l'organisation des tâches est essentielle pour éviter des coûts supplémentaires et des problèmes structurels.

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Le guide aborde les interfaces de matériaux, soulignant l'importance de la compatibilité chimique et des joints pour prévenir les défaillances structurelles. Il traite également des barrières de l'enveloppe, des joints de mouvement et de l'importance d'un séquencement rigoureux dans la construction pour garantir la durabilité et la qualité des ouvrages. Une attention particulière aux détails et à l'organisation des tâches est essentielle pour éviter des coûts supplémentaires et des problèmes structurels.

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Guide de Révision – Construction & Durabilité

Interfaces de Matériaux & Compatibilité


• Lorsque deux matériaux différents se rencontrent, on parle d’« interface ». À cet
endroit, les propriétés mécaniques, thermiques ou chimiques divergent souvent.
Mal gérées, ces discontinuités deviennent le maillon faible d’un ouvrage.
• Bois sur béton : le bois agit comme une éponge et absorbe l’humidité résiduelle du
béton, gonflant et entraînant déformations ou attaques fongiques. Un rupteur
capillaire, une ventilation ou un film PE sont indispensables.
• Les pathologies courantes aux interfaces incluent : fissures localisées, infiltrations
d’eau et défaillances structurelles lorsque les charges ne se répartissent plus
uniformément.
• L’analogie LEGO & Play‑Doh illustre l’incompatibilité de rigidité : associer un
matériau très rigide à un matériau souple génère des contraintes locales et
provoque la fissuration.
• Choisir des matériaux chimiquement compatibles (pH, sels, solvants) évite réactions
galvanique, efflorescences et décollement de revêtements.
• Sous l’effet de la chaleur, l’acier se dilate davantage que le verre ; sans joint souple,
la pression peut fendre le vitrage. Utiliser joints néoprène ou spiders.
• La condensation interstitielle apparaît quand la vapeur d’eau migre puis se
condense dans la paroi. Le pare‑vapeur bien positionné et une ventilation de la lame
d’air préviennent ce phénomène.
• Solins métalliques et membranes continues protègent les interfaces contre l’eau et
les agents agressifs, guidant l’eau hors du détail.
• La qualité insuffisante d’un matériau est rarement le facteur déterminant ; c’est
plutôt la jonction mal conçue entre matériaux qui compromet la durabilité.
• La rouille (Fe + O₂ + H₂O → Fe₂O₃) illustre la réactivité de l’acier non protégé :
gonflement, fissuration du béton d’enrobage et accélération de la défaillance.

Barrières de l’enveloppe
• La barrière à l’eau bloque l’infiltration des pluies battantes et des eaux de
ruissellement. Elle doit être continue du soubassement à la toiture et raccordée
correctement aux ouvertures.
• Tyvek est un pare‑pluie qui laisse passer la vapeur d’eau tout en arrêtant les gouttes
liquides – idéal pour murs respirants.
• Le pare‑air limite les fuites d’air parasites, réduisant les pertes d’énergie et
améliorant le confort intérieur.
• Parmi les pare‑vapeur efficaces : laine de verre kraft, feuilles de polyéthylène. Leur
rôle est de réduire la diffusion de vapeur vers l’isolant froid.
• La barrière thermique – l’isolant – s’oppose au flux de chaleur. Plus la résistance R =
e / λ est élevée, meilleure est la performance.
• Maîtriser humidité et température améliore la qualité de l’air intérieur, réduit les
moisissures et garantit le confort hygro‑thermique.
• Les membranes en feuilles se posent en recouvrement façon bardeaux
(« shingle‑style ») : l’eau s’écoule vers l’extérieur sans pénétrer la paroi.
• Les membranes fluides forment un film monolithique sans joint, supprimant les
points faibles, mais elles exigent un contrôle d’épaisseur précis.
• Les ouvertures (fenêtres, portes) sont des points sensibles ; une étanchéité soignée
de leur périmètre est essentielle pour bloquer air et eau.
• Chaque climat requiert une stratégie adaptée : pare‑vapeur côté intérieur en climat
froid, stratégie inversée en zone chaude et humide.

Joints et mouvement des matériaux


• Les joints de mouvement absorbent dilatations et contractions thermiques, évitant
ainsi les contraintes internes dans l’ouvrage.
• Les joints de séparation désolidarisent deux éléments pour qu’ils bougent
indépendamment – ils constituent une catégorie de joints d’isolement.
• Dans les murs en maçonnerie, un joint de contrôle tous les 6 m environ limite les
fissures inesthétiques et non maîtrisées.
• Dans les assemblages métalliques, les trous de boulons oblongues permettent un
léger glissement contrôlé durant la dilatation.
• Omettre tout joint dans une grande dalle béton provoque une fissuration aléatoire
rappelant un lit de rivière.
• Phénomène marquant : la Tour Eiffel s’élève d’environ 15 cm l’été sous l’effet de la
dilatation métallique.
• Pour assembler le verre, cadres périphériques, fixations araignée et profils en U
offrent souplesse, sécurité et transfert de charge maîtrisé.
• Un joint mal conçu est comparable à une ponctuation mal placée : il peut « casser le
récit » architectural et structurel.
• Les joints de dilatation/contraction fournissent un jeu indispensable pour
accommoder les variations dimensionnelles des matériaux.
• Dans le béton frais, scier les joints de contrôle dans les 12 h suivant le coulage évite
les fissures aléatoires.

Séquencement constructif et organisation


• Un séquencement rigoureux organise les tâches afin qu’aucune phase n’endommage
la précédente ou n’entrave la suivante.
• La construction débute par la structure porteuse : fondations, colonnes, poutres. Ce
socle garantit la stabilité avant d’accueillir d’autres corps d’état.
• Installer les réseaux bruts MEP (plomberie, CVC, électricité) avant la fermeture des
cloisons assure leur accessibilité et évite des percements ultérieurs.
• Les principes clés de planification : structure d’abord, coordination constante avec
les MEP, finitions en dernier.
• Ordre toiture recommandé : structure primaire → étanchéité → isolation →
revêtement final.
• Placer un câblage avant les finitions entraîne souvent des reprises coûteuses lorsque
des modifications surviennent.
• Éviter les reprises (rework) est la source principale d’économie – elles peuvent
représenter jusqu’à 10 % du budget lorsqu’elles ne sont pas maîtrisées.
• Poser le bardage avant la membrane d’étanchéité piège l’humidité derrière le
revêtement et détériore la paroi.
• L’absence de séquencement conduit à des défaillances structurelles, des reprises et
une baisse générale de la qualité.
• Un séquencement soigné est un pivot organisationnel déterminant pour la réussite
technique et économique d’un projet.

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